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Archives de Tag: L’or

Morgan Stanley utilise… l’or pour déterminer la vraie valeur du dollar

lingotins d'or

Mais enfin, je pensais que l’or ne servait à rien !! Sauf que c’est le seul véritable moyen de mesurer la valeur d’une monnaie, qui d’ailleurs finisse toujours par se déprécier avec le temps et ne plus rien valoir par rapport au métal jaune . L’or est la seule vraie monnaie . Z

Pardon ? Voilà que le stratégiste en chef « marchés actions américains » de Morgan Stanley nous dit que le CPI étant manipulé, il s’agit d’un indicateur inutile. Sa banque utilise donc le cours de l’or pour déterminer la véritable valeur du dollar. Il s’agit d’une nouvelle significative.

Alors que les marchés actions retiennent leur souffle dans l’attente de la publication des chiffres approuvés par le gouvernement, il est assez rare et donc fascinant de voir une grande banque dénoncer en plein jour la FED. (…) Elle a écrit :

« Tandis que nous prévoyons un plus haut cyclique pour les marchés actions américains cette année, nous voulons affirmer clairement que nous pensons également que nous sommes toujours au milieu d’un marché haussier séculaire. Il s’agit d’une distinction importante à faire car les marchés baissiers cycliques qui ont lieu au sein des marchés haussiers cycliques sont moins significatifs. Lorsqu’on analyse ces 100 dernières années, nous pensons qu’il est très clair que nous avons connu 3 grands marchés baissiers séculaires et seulement 2 grands marchés haussiers séculaires. Nous nous trouvons actuellement au milieu du 3e. Les dates des 3 grands marchés baissiers séculaires sont 1929-1942 (Grande dépression), 1967-1980 (stagflation) et 2000-2011 (stagnation séculaire). Nous avons déterminé ces périodes en exploitant le prix du S&P 500 ajusté à l’inflation et à la dépréciation du dollar. Autrement dit, il s’agit de la valeur réelle du S&P 500. »

C’est alors que l’analyste de Morgan Stanley écrit quelque chose digne d’un « gold bug » à moitié fou, d’un fanatique de ShadowStats : ignorez le calcul dysfonctionnel du CPI (un argument que nous avons développé à de maintes reprises par le passé) pour le substituer par le cours de l’or. Nous citons :

« En raison des nombreuses critiques et changements de méthodologie du calcul de l’indice des prix à la consommation en tant qu’indicateur de l’inflation, nous utilisons le cours de l’or en guise d’indicateur fiable de la véritable valeur du dollar sur une longue période. »

suite et fin

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Publié par le 18 avril 2018 dans général, or et argent métal

 

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Olivier Delamarche : « Attention, vous avez aujourd’hui les chinois qui achètent absolument tout l’Or qui se présente à eux ! »

 
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Publié par le 9 avril 2018 dans économie, général, International

 

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Goldman Sachs voit l’or « surperformer », sur fond de crainte de correction des marchés

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Hé bien il serait temps que l’or se réveille ! Ce n’est pas possible il va bien décoller un jour !! Toutefois le métal jaune continue tout de même sa marche haussière si on prend un peu de hauteur . Des niveaux de résistance importants ont été franchis ces derniers temps, même si ensuite on a un pull back aux dernières nouvelles ….. Z 

Pour la première fois depuis plus de cinq ans, la banque d’investissement américaine est optimiste pour les prix du métal jaune. Selon les analystes de Goldman, les signes de hausse de l’inflation et le risque accru d’une correction sur les marchés boursiers devraient soutenir les prix de l’or.

« Notre équipe dédiée aux matières premières croit que l’écart entre les prix de l’or et les taux américains va perdurer », ont déclaré des analystes de Goldman Sachs, avec en tête Eugene King, dans une note de recherche publiée lundi.

« Selon les données empiriques des six derniers cycles de resserrement, on voit que l’or a surperformé à quatre reprises suite aux hausses de taux », ont ajouté les analystes.

PRÉVISION « CONTRE-INTUITIVE » POUR L’OR

La semaine dernière, la Réserve fédérale a relevé ses taux directeurs d’un quart de point, comme largement anticipé, dans une fourchette de 1,50% à 1,75%. Jerome Powell, qui présidait sa première réunion de politique monétaire, a laissé entendre que la banque centrale pourrait adopter une conduite plus agressive à l’avenir.

La Fed a maintenu sa prévision de deux autres hausses de taux en 2018 alors que le marché avait spéculé sur un éventuel changement à quatre hausses en tout cette année. Elle a, en revanche, porté ses anticipations à trois hausses de taux en 2019, contre deux attendues auparavant. La banque centrale prévoit deux autres relèvements en 2020.

Même si les analystes de Goldman Sachs ont admis que leurs prévisions haussières pour l’or pouvaient sembler « contre-intuitives », ils estiment que les données des derniers cycles de resserrement permettent d’être optimiste pour les prix des métaux précieux.

L’or se négociait à 1 347,92 $ l’once à 13h40, heure de Londres, après avoir atteint son plus haut niveau depuis la mi-février, plus tôt dans la session.

 

Source originale: CNBC

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Publié par le 28 mars 2018 dans général, or et argent métal

 

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L’or est-il encore une valeur refuge ?

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Je ne suis pas d’accord avec tout dans ce papier, on a en effet un vrai changement fondamental avec la fin de l’argent gratuit et la remontée des taux d’intérêts …  Je pense aussi que ce « flash crash » qui est du à un retournement de tendance qui se manifeste de plus en plus mais qui ne date pas du 7 février j’en conviens, est en fait ce qui signale le début de la fin de cette économie de la bulle, et le prochain vrai krash à venir … L’or a tout de même réagi et est passé au dessus des 1350 $ pour le moment, niveau clef qu’il testait depuis un certain temps . Z 

Devant l’apparent manque de réaction de l’or face au mini-krach boursier du début du mois de février, certains analystes financiers remettent désormais en question le statut du métal précieux en tant que valeur-refuge. Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Récemment, nous tentions à travers un article dédié à la brutale correction des marchés survenue au début du mois d’expliquer l’absence de mouvement haussier sur le cours des métaux précieux, tel qu’on aurait pu s’attendre à l’observer au regard des modèles standard. D’autres en ont déduit que l’or avait perdu son rôle de contre-feu face aux décrochages de la bourse. Voici quelques informations complémentaires qui permettent de comprendre à quel point cette déduction n’est pas fondée.

Un krach qui n’en était pas vraiment un…

Rappelons tout d’abord que l’or ne répond pas nécessairement aux fluctuations de la bourse lorsque celles-ci n’ont pas de cause réellement systémique. Une correction, même brutale, survenant après une longue période d’euphorie débridée et plus ou moins déconnectée de la réalité économique, cela reste du domaine de l’ajustement mécanique, sans réel changement des conditions sous jacentes. Juste un simple retour sur Terre.

Il faut également garder à l’esprit qu’une bonne partie de la baisse des valeurs boursières de ces derniers jours est essentiellement liée à la prise de bénéfices de tous ceux qui se sont réjouis de la hausse continue tout au long de l’année 2017. En soi, ce n’est pas une mauvaise nouvelle, et encore moins le reflet d’une catastrophe financière ou économique. Les investisseurs ont gagné de l’argent, ils n’avaient pas de raison de partir se réfugier vers l’or pour sauver les meubles (rappelons également que l’une des raisons d’être de l’or d’investissement c’est de pouvoir sécuriser un patrimoine en cas de difficultés économiques sur les marchés traditionnels).

Un mode de trading largement en cause

De la même façon, outre l’envie de certains investisseurs de réaliser une plus-value substantielle après une longue période de gains, la nature même du trading tel qu’il est effectué explique la baisse sévère des indices boursiers d’il y a dix jours.

En effet, plus de la moitié des mouvements de valeurs réalisés quotidiennement sur les différentes places boursières du monde, et plus spécifiquement sur Wall Street, ne sont plus d’origine humaine. Dit autrement, les traders humains sont désormais challengés (et bientôt supplantés) par des machines, des algorithmes numériques qui font du “high frequency trading” à l’échelle de la milliseconde (pour ne pas dire de la microseconde).

Et ces ordinateurs, ces programmes informatiques qui tendent de plus en plus à se rapprocher d’une hypothétique intelligence artificielle, analysent, compilent et décortiquent des centaines de scénarios, des milliers de sources d’informations et des millions de données par seconde pour prendre des décisions avec la froideur qui les caractérisent.

Une cause mal comprise par un marché fortement automatisé

Ainsi, après l’annonce de la hausse des salaires aux États-Unis, susceptible d’inciter la FED à accélérer son programme de hausse de taux, le marché a subitement craint un retour de l’inflation dans des proportions moins favorables que ce qu’on attendait.

Sauf que ce marché, justement, ce ne sont pas les investisseurs privés dont la capitalisation cumulée ne suffirait pas à expliquer des fluctuations de 5 ou 10% en quelques heures. Ce ne sont pas non plus les investisseurs institutionnels, qui ont certes les moyens de faire bouger les lignes de manière significative, mais qui prennent davantage le temps de la réflexion et savent rester à la fois dans la mesure (une hausse des salaires reste malgré tout une donnée économique positive) ainsi que dans le respect des règles prudentielles qui leur sont imposées.

Il ne reste plus que ces fameux opérateurs virtuels à base de silicone et de lignes de code, mus par la seule logique statistique et qui manipulent des milliards de dollars ou d’euros chaque seconde en brassant un creuset de big data économiques et financières à une échelle désormais inaccessible aux êtres humains.

Une réaction des marchés injustifiée qui n’appellait pas de mouvements massifs en faveur de l’or

Par conséquent, en plus d’être inattendue, voire imprévisible, une telle réaction des marchés a pu surprendre la plupart des acteurs (on parle ici des acteurs faits de chairs et d’émotions). En outre, entre ceux qui auront pris leurs bénéfices et ceux qui n’auront pas perçu de différence notable dans la situation économique pouvant justifier un repli prudent vers les valeurs refuges, il est normal que personne ne se soit rué sur l’or.

Peut-on dès lors en déduire que l’or n’est plus une valeur refuge ? Bien sûr que non. Le fait de savoir nager ne dispense pas de porter un gilet de sauvetage lorsqu’on part en mer. Car c’est justement là le principal argument en faveur de l’or : il s’agit d’une sécurité, d’une garantie contre des retournements de tendance susceptibles plus ou moins durables susceptibles de pénaliser fortement un patrimoine investi.

L’or est une sécurité à long terme contre des problèmes durables

Or, une sécurité fonctionne en cas de danger avéré. Une alarme à incendie ne s’active que lorsqu’il y a, au minimum, de la fumée. Ici, le danger existe bel et bien, mais il ne date pas du 7 février 2018. Il est beaucoup plus ancien et prend de l’ampleur chaque jour qui passe. De fait, les investisseurs prudents ont normalement pris la mesure du problème depuis au moins aussi longtemps, et devraient avoir commencé à se positionner sur l’or de manière progressive, régulière, afin de lisser les éventuels mouvements de cours épisodiques.

Il n’y a pas eu de risque nouveau survenu brusquement le 7 février dernier, et donc aucune raison de renforcer tout aussi brutalement les positions en métaux précieux. Il s’agissait surtout d’un nouvel effet de la dégradation profonde des marchés financiers traditionnels, un phénomène désormais bien connu des investisseurs prudents et responsables qui n’ont pas attendu cette crise (et qui n’attendront pas davantage la prochaine) pour protéger une partie de leur patrimoine dans les valeurs refuges que sont l’or et les métaux précieux.

Car on n’attend pas d’être en plein orage pour installer un paratonnerre…

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Publié par le 16 février 2018 dans général, or et argent métal

 

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Le Bitcoin signale-t-il le début du krach ? Qu’en pense l’or ?

Je pense définitivement que nous sommes au début de la fin, l’apocalypse financière se profile, ce que nous voyons ce sont fondamentalement les prémisses. D’aprés moi la prédiction ummite est hyper pertinente, j’en reparlerai : un effondrement entre 2019 et 2022 me parait trés plausible . Mais vu que 2 factions de l’élite s’affrontent dont une qui veut l’effondrement le plus vite possible, il se peut que ce soit en 2018 mais ça me parait un peu tôt …. Incroyable cette prédiction ummite sur twitter quand même, désolé d’en parler dans un papier d’économie « sérieux » mais la coïncidence est trop fabuleuse !!! Z 

La chute du bitcoin marque-t-elle le début d’une nouvelle crise financière ? Quoi qu’il advienne, l’or semble aujourd’hui un placement très raisonnable.

Tout a commencé avec le bitcoin

Peut-être que si nous sommes au début du grand krach, nous lirons bientôt dans les médias : « tout a commencé avec le bitcoin »…

L’essor du bitcoin marque à la fois la folie spéculative qui règne 10 ans après la crise financière de 2008 et la défiance grandissante du public à l’égard des manoeuvres des banquiers centraux.

Le bitcoin est – selon moi – non pas une monnaie, mais un réseau de transaction libre et ouvert dont la promesse est de ne pas être pollué par les banques centrales.

Avec l’instauration de monnaies fiduciaires sans lien avec l’or ou l’argent, tout est devenu dette. Votre « argent » en banque n’est qu’une reconnaissance de dette de la banque à votre égard. Transférer de l’argent en bitcoin revient donc à adhérer à un club de gens solvables (chacun paye ses bitcoins comptant) qui souhaitent effectuer des transactions entre eux sans que les unités de comptes utilisées dépendent des caprices d’une banque centrale.

Il s’agit de ma version du bitcoin. Mais la plupart des gens qui se sont récemment rués sur cette monnaie virtuelle on simplement vu que « ça montait » et par conséquent ils voulaient « en être ».

Effet domino: bitcoin, actions, obligations

La baisse du bitcoin a été suivie d’une chute des marchés actions. Le tout sur fond de chute lente des obligations (lorsque les taux montent les obligations baissent).

Est-ce le début du grand krach et d’une nouvelle crise financière ? Nous savons que tout est trop cher et que tout est bulle : actions, obligations, immobilier. Mais ce n’est pas une raison suffisante. Cela fait longtemps que tout est trop cher, probablement depuis 2015. Depuis trois ans, tous ces actifs trop chers n’ont pas cessé de le devenir encore plus.

Mon collègue britannique Nick Hubble se penche sur une batteries d’indicateurs et ce qu’ils peuvent nous indiquer de la situation présente. Il conclut que la meilleure façon de rester investi est d’acheter ce qui aujourd’hui n’est pas cher.

Ce qui m’amène à l’or.

L’or: un bitcoin matériel et tangible

L’or est à la fois un bitcoin matériel et tangible. Ceux qui ont de l’or sont solvables car ils possèdent un actif financier qui n’est pas de la dette.

L’or n’est pas cher…

Voici un graphique montrant l’évolution de l’or (en jaune) de l’argent (en gris) et des indices Dow Jones (en bleu) et S&P 500 (en rouge).

J’ai choisi exprès un graphique de très long terme qui commence en 1970, sachant que le dollar a été décroché de l’or en août 1971. C’est à cette date que nous avons basculé dans le créditisme. Un système où la monnaie est devenue du crédit (et donc de la dette).

Source : http://longtermtrends.net/stocks-vs-gold-comparison/

 

Mais le fait est que, depuis 2000 ou 2008, l’or a mieux performé que les actions. L’or peut réellement être un placement, même s’il n’est rien d’autre qu’un morceau de métal qui ne rapporte pas de rendement.

L’or ne souffre pas des hausses de taux de la Fed

Il faut bien comprendre la nature de l’environnement dans lequel l’or grimpe. Parce que ces conditions sont sur le point de se répéter. Voici un graphique de Bloomberg. Il vous montre que le prix de l’or a réagi à la hausse à chaque relèvement des taux d’intérêt au cours de ces dernières années.

Intuitivement, cela paraît bizarre. Lorsque la Fed augmente ses taux directeurs, elle réduit la masse de crédit qui rentre dans le système.

Or : un marché haussier qui ne fait que commencer

Le marché haussier de l’or ne fait que commencer. Et peut-être qu’une poussée d’inflation commence à se former, comme dans la période 1970-1980. A cette époque, les taux d’intérêt montaient mais en retard sur l’inflation. Des rendements nets négatifs (le rendement d’un placement quelconque diminué de l’inflation) ont alors poussé les gens à se réfugier dans l’or.

Krach ou pas, l’or (et l’argent) à moyen terme semble donc une très bonne option aujourd’hui.

En achetant de l’or maintenant :

  • vous suivez la grande règle : vous achetez pas cher pour pouvoir revendre plus cher ;
  • vous vous protégerez contre un éventuel krach obligataire et monétaire ;
  • vous vous protégerez contre une éventuelle poussée d’inflation.

Si nous sommes au début du krach, l’or pourrait connaître un recul car les investisseurs professionnels qui en ont peuvent être contraints de le vendre pour éponger leurs pertes.

Cependant, ces mêmes investisseurs en ont beaucoup moins qu’en 2008. Ils n’ont pas acheté un actif qui baisse depuis 2012. Donc les ventes et le recul seront bien plus limités que lors de la crise de 2008.

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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Sisyphe échouera, mais l’or grimpera

Bienvenue en 2018 – une année qui sera l’aboutissement d’au moins 105 ans de mauvaise gestion du système financier occidental par les gouvernements, les banquiers centraux et l’élite.

2018 sera une année de forte volatilité sur de nombreux marchés. Les actions sont maintenant en phase de fusion, et avant que les principaux marchés se retournent à la baisse dans la plupart des pays, nous sommes susceptibles d’assister à des mouvements d’épuisement final importants. L’année sera aussi marquée par une hausse de l’inflation beaucoup plus rapide que prévu. Cela inclura des taux d’intérêt plus élevés, des prix bien plus élevés pour les produits de base, comme la nourriture et le pétrole, ainsi qu’une baisse du dollar. Et plusieurs métaux de base vont se renforcer. Les métaux précieux ont terminé une correction de 2-3 ans en 2015 et reprennent maintenant leur mouvement vers de nouveaux sommets. J’en parlerai plus loin.

Depuis un siècle, une élite imprudente contrôle le système pour son profit personnel, et a ainsi accumulé une richesse extraordinaire. Les gens ordinaires pensent en avoir bénéficié en détenant ces choses matérielles que la plupart d’entre eux ne pouvaient pas se permettre, qu’il s’agisse d’une maison, d’une voiture, d’un ordi ou d’un iPhone… et tout cela à crédit, bien sûr.

Tandis que l’élite possède la plupart des actifs, les gens ordinaires détiennent la dette. Non seulement leur propre dette, mais aussi le fardeau de la dette publique que les gouvernements irresponsables ont accumulé, en y incluant les passifs non capitalisés comme les retraites et les soins médicaux. Lorsque le système financier s’effondrera, ce sont les gens ordinaires qui en souffriront le plus.

LE ROCHER DE SISYPHE DE 2 QUADRILLIONS $

Nous avons assisté à un siècle d’augmentation de la dette, qui est passée de presque zéro $ à 240 000 milliards $. La dette mondiale a doublé depuis le début de la Grande crise financière, en 2006. Cela a entraîné des bulles d’actifs et des surévaluations jamais vues de l’histoire. Si l’on inclut les passifs non capitalisés et les produits dérivés, le fardeau total s’élève à quadrillions $.

C’est cela, l’énorme tâche sisyphéenne à laquelle le monde sera confronté dans les années à venir. Même si les banques centrales et l’élite semblent inconscients, elles ne peuvent évidemment pas ignorer l’ampleur gigantesque du problème.

Nous savons que ces passifs ne pourront jamais être réglés – 2006-2009 n’était qu’une répétition générale. À la dernière minute, les banques centrales ont orchestré un vaste programme de sauvetage qui comprenait une réduction des taux d’intérêt, de l’impression monétaire, des garanties, des injections de liquidité, et qui permettait aux banques de valoriser la dette toxique à maturité. Ces mesures ont temporairement retardé l’inévitable effondrement. Il est peu probable qu’elles fonctionnent la prochaine fois, mais étant donné qu’il reste peu d’options aux banques centrales, elles essaieront encore la même chose. Mais, cette fois-ci, elles échoueront.

CRYPTO $, CRYPTO €, CRYPTO £

Dans mon article de mi-décembre, j’ai parlé d’une nouvelle monnaie mondiale, le Phoenix, basée sur la technologie blockchain, et de la probabilité que les gouvernements introduisent un tel système. Cela permettrait d’étouffer le fait que la monnaie fiduciaire ne vaut rien. La nouvelle « monnaie », basée sur la technologie blockchain, aurait une fausse valeur qui la rendrait difficile à rattacher à « l’ancienne » monnaie. La même chose s’est produite lorsque l’euro a été créé. De plus, tout comme les crypto-monnaies existantes, sa valeur serait massivement gonflée par la manipulation, ainsi que par la demande d’un public crédule. Les gouvernements utiliseraient cette nouvelle crypto-monnaie pour détourner l’attention du problème insoluble de la dette mondiale.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney, vient de déclarer que la BoE envisage sérieusement l’introduction d’une crypto-monnaie officielle en 2018, et qu’elle est en discussion avec d’autres banques centrales à ce sujet. La BoE travaille sur ce projet depuis 2015. La technologie aurait été testée de manière satisfaisante à l’été 2017. Il a déclaré : « Il s’agit d’une application très intéressante qui pourrait avoir une influence bénéfique sur la stabilité financière et l’efficacité. » Il a aussi dit : « Nous y travaillons. » Cela n’a évidemment rien à voir avec la stabilité financière puisqu’une autre monnaie fiduciaire, cette fois électronique, ne peut que très temporairement dissimuler que le monde est en faillite.

Il est clair que les banques centrales, comme j’en ai discuté dans mon dernier article, sont déjà sur le coup depuis un certain temps et voient dans les cryptos officielles une solution au problème de la dette mondiale, ainsi qu’un moyen parfait de contrôler l’argent. À travers la manipulation, elles peuvent créer facilement des quantités illimitées de crypto-monnaies et en faire monter la valeur. Elles peuvent aussi totalement contrôler l’argent des particuliers et leurs transactions. C’est le système Big Brother parfait, une autre tentative effrayante de sévèrement limiter l’argent et la liberté des individus.

Il est fort probable que les gouvernements occidentaux tenteront d’introduire un système de crypto-monnaie dans les prochianes années. On pourrait voir naître une USCrypto, une EUCrypto, une RUCrypto, etc. Il est également possible qu’il y ait une DTSCrypto (Droits de tirage spéciaux).

LA CHINE ET LA RUSSIE ONT DES PLANS DIFFÉRENTS

Mais il y aura plusieurs obstacles, vu qu’il est extrêmement improbable que des pays comme la Russie et la Chine acceptent une crypto-monnaie américaine, européenne ou britannique. Ces pays comprennent que ces nouvelles cryptos seront tout autant sans valeur que les devises qu’elles remplaceraient. La Chine et la Russie ont un plan différent. Elles vont introduire une (crypto) monnaie adossée sur l’or et le pétrole qui sera bien supérieure, et de loin, à toute nouvelle monnaie que l’Occident produirait. Avec cette devise, la Chine et la Russie deviendront les puissances économiques dominantes, tandis que l’Occident déclinera.

Ces changements majeurs dans les tendances économiques ne se produisent pas du jour au lendemain, mais sur une longue période. Néanmoins, 2018 sera probablement une année importante qui marquera le début de la fin du plus récent – mais certainement pas du dernier – système financier corrompu, qui dure depuis 105 ans.

FUSION BOURSIÈRE

 

Sur pratiquement tous les critères, les actions sont massivement surévaluées, et constituent un marché d’investissement très dangereux. Mais cela n’empêchera pas les bourses d’atteindre des sommets encore plus vertigineux, avant de s’effondrer. Les actions mondiales ont été évaluées à 25 000 milliards $ en 2008. Aujourd’hui, elles sont à 80 000 milliards $. Atteindront-elles 100 000 milliards $ avant l’effondrement ?

Depuis le creux de 2009, les actions sont clairement stimulées par l’expansion massive de la dette. Le crédit aux investisseurs et la dette sur marge sont maintenant à des extrêmes historiques et bien pires qu’en 2000 et 2007, comme le montre le graphique ci-dessous.

 

 

Le ratio dette américaine/PIB est passé de 30% en 1980 à plus de 100% aujourd’hui.

 

 

Les valeurs basées sur le cours des actions par rapport aux ventes, ainsi que sur le cours des actions par rapport à la valeur comptable, sont maintenant à des sommets historiques, comme le montrent les graphiques ci-dessous.

 

LES MATIÈRES PREMIÈRES PRÊTES À BONDIR

Les matières premières, par rapport aux actions, sont à des plus bas historiques et prêtes à se retourner de manière significative.

 

 

Les matières premières à court terme ont déjà entamé le mouvement haussier :

 

 

La Chine absorbe un pourcentage important de nombreuses matières premières – 50-70% de la production mondiale de charbon, et près de 50% de l’aluminium, du nickel, du zinc, du cuivre, du minerai de fer et du plomb :

 

 

LE DOLLAR US

Le dollar est dans une tendance baissière depuis 300 ans. Si l’on exclut la Guerre civile américaine, la chute a débuté après la création de la Réserve fédérale, avant de s’accélérer dans les années 1930. Après 1971, quand Nixon a aboli l’étalon or, le dollar s’est littéralement effondré. Au cours des 105 dernières années, le dollar a perdu 99% par rapport à la seule monnaie qui a survécu à travers l’histoire, c’est-à-dire l’or.

 

 

Le rallye du dollar entamé en 2008 a atteint son sommet en novembre 2016, tout de suite après l’élection de Donald Trump. À date, le dollar est en baisse d’un peu plus de 12% par rapport à ce niveau. La chute devrait s’accélérer en 2018. À moyen terme, l’indice du dollar atteindra 70, mais la cible, à terme, devrait être le niveau 40, soit une baisse supplémentaire de 56% par rapport à aujourd’hui. Rappellez-vous que nous mesurons le dollar par rapport à un panier de devises de pacotille qui déclinent toutes en termes réels, avec le dollar. C’est juste que le dollar chutera plus rapidement que les autres monnaies fiduciaires, dans cette course vers le bas.

INDICE DU DOLLAR 2016-2018

TAUX D’INTÉRÊT

Les bons du Trésor à 10 ans ont connu un plus bas en 2012, et ensuite un double-bas en 2016. Le plus bas de 2016 a révelé une divergence haussière sur les indicateurs de momentum, ce qui indique un changement de tendance.

Il est maintenant clair que la tendance à la hausse des taux est intacte. Dans les 3-5 années à venir, les taux seront probablement au moins aussi élevés que dans les années 1970, ce qui signifie au-dessus de 15%.

 

LA TENDANCE À LA HAUSSE DE L’OR S’ACCÉLÉRERA EN 2018

L’or, en dollars US, a connu un plus bas en 1999 et a grimpé pendant 12 années consécutives entre 2001 et 2011. Après une chute de trois ans, l’or a finalement atteint son plus bas en 2015. La tendance haussière entamée en 2015 a été lente, mais elle s’accélérera en 2018.

L’or, en euros, a connu une tendance haussière de 14 ans entre 1999 et 2012, mais il n’a baissé que pendant un an et a atteint son plus bas niveau en 2013. Comme l’or en dollars, la tendance haussière de l’or en euros a été lente, mais elle devrait fortement s’accélérer en 2018.

 

 

 

La demande pour l’or des pays de la Route de la soie continue sans relâche. Entre 1995 et 2017, la Chine, l’Inde, la Russie et la Turquie ont acheté plus de 35 000 tonnes. La tendance s’est accélérée depuis 2009, alors que la Chine a réalisé que le système financier occidental, basé sur les monnaies fiduciaires, ne survivrait probablement pas. L’Ouest vend de l’or, mais la Chine, elle, a accumulé 16 000 tonnes d’or depuis 2009.

 

 

La demande de la Route de la soie depuis 2009 a été considérablement plus élevée que la production aurifère annuelle. Avec la demande du reste du monde, les achats d’or de ces dernières neuf années ont épuisé les stocks d’or, y compris ceux des banques centrales occidentales, qui seraient nettement inférieurs aux chiffres officiels.

Seule la manipulation de l’or-papier a maintenu le prix de l’or aux niveaux actuels. L’or et les ETF échangés sur le COMEX entre les banques de négoce d’or et autres faux marchés n’ont rien à voir avec le métal jaune. C’est une fausse image qui se dissipera dans l’obscurité lorsque ces marchés échoueront.

L’année 2018 sera probablement une année charnière pour les marchés financiers. Des déficits budgétaires et commerciaux toujours plus élevés, des dettes en hausse constante, des taux d’intérêt maintenus artificiellement bas, de l’impression monétaire et de la fausse monnaie font tous partie de l’économie d’alchimie que le monde expérimente depuis cent ans. L’alchimie est une forme de sorcellerie. L’élite, depuis un siècle, semble posséder des pouvoirs magiques puisqu’elle a réussi à défier les lois de la natureMais cela va maintenant prendre fin, parce qu’ils ne réussiront pas à tromper tout le monde, tout le temps. Au bout du compte, le poids de la dette étouffera l’économie mondiale. Comme je l’ai dit au début, 2018 devrait être le début de la fin de cette période extraordinaire de l’histoire du monde.

La plupart des investisseurs, malheureusement, restent convaincus que cette période durera à jamais, avec les actions et les cryptos qui s’envolent vers de nouveaux sommets. Peu d’entre eux réalisent que nous approchons la fin de la plus grosse bulle de l’histoire.

Pour les quelques-uns qui comprennent l’importance vitale de la préservation de richesse, c’est le moment de posséder de l’or physique et de l’argent, ainsi que quelques actions aurifères. L’or et l’argent, dans les années à venir, atteindront des niveaux difficiles à imaginer. Mais il ne faut pas détenir les métaux précieux en vue de gains potentiels majeurs, mais comme une assurance contre les risques sans précédent dans l’histoire du monde.

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Publié par le 22 janvier 2018 dans général, or et argent métal

 

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Le bitcoin : l’arme secrète des banques pour tuer l’or ?

[titre article pour referencement]

Il est évident que les élites ont la main sur un outil si important que le BTC depuis le début . On a même déjà évoqué sa création par l’état profond étasunien, mais je pense que ça va bien plus haut . C’est que le BTC a diverse utilités, notamment celle de remplacer l’or comme valeur refuge et de préparer le public à la dématérialisation de la monnaie (fin du cash) .  Entre autres .. Z . 

Selon certains économistes, l’engouement pour le bitcoin aurait été favorisé par le milieu bancaire pour écarter l’or et l’argent face aux différentes crises de ces 10 dernières années.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui pensent que le bitcoin a attiré tous les investisseurs qui, normalement auraient dû se tourner vers les métaux précieux pour contrecarrer les manipulations des banques et reprendre la main sur leur capital. Franchement, y voir une coïncidence au sortir de la plus grosse crise financière de ces 50 dernières années semble bien naïf. Évidemment, le phénomène bitcoin n’est pas né du hasard et le timing apparaît particulièrement bien tombé pour permettre une reconstitution rapide des centaines de milliards de dollars-dettes perdus dans la bataille des subprimes.

Des faits troublants

On pourrait s’étonner par exemple qu’à l’heure où plus rien ni personne ne saurait rester masqué grâce à l’interconnexion de tous les réseaux à travers le globe, on n’arrive toujours pas à savoir précisément qui a inventé le bitcoin. On pourrait également trouver curieux que la NSA se retrouve impliquée à un moment ou à un autre du processus, même si on a tenté de faire oublier ce détail. Pour rappel, un rapport très complet publié par l’agence en 1997 et intitulé « How to make a mint : The cryptography of anonymous electronic cash » détaillerait tout l’écosystème du Bitcoin en allant même jusqu’à évoquer les risques de blanchiment d’argent. Je vous laisse trier le bon grain de l’ivraie autour de cette histoire grâce à notre ami Google qui en sait de toute façon bien moins que ce qu’on aimerait qu’il nous en dise.

Enfin, on pourrait s’interroger sur l’engouement premier des institutions bancaires et politiques pour ce qui aurait au contraire dû, au mieux les laisser indifférent, au pire les inquiéter.

Des autorités étrangement favorables… au début

Ainsi, alors que l’économiste reconnu Milton Friedman appelait lui-même de ses vœux la création d’une monnaie virtuelle permettant de réaliser destransactions anonymes sur Internet (en gros, la porte ouverte au cyber-crime organisé), on voit apparaître dès le mois d’octobre 2012 (en pleine crise de l’euro) un rapport de la Banque Centrale Européenne sur les monnaies virtuelles qui compare finalement le bitcoin au cash en n’y voyant ni plus ni moins d’avantages ou d’inconvénients.

De leur côté, les Américains ne sont pas en reste et, en octobre 2013, quelques jours à peine après que l’Allemagne a octroyé au bitcoin le statut officiel de monnaie privée, Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale des États-Unis, adresse une lettre à un comité du Sénat dans laquelle il présente le Bitcoin comme un système de paiement rapide, sûr et efficient. En novembre de la même année, la FED en remet une couche en accompagnant cette fois ses avis positifs par l’aval du Département Américain de la Justice qui qualifie alors le bitcoin de monnaie « légitime ».

Un peu trop gros…

Je crois que c’est là que le poisson est devenu trop gros. Ils en ont trop fait pour qu’on ne les soupçonne pas d’avoir été plus ou moins impliqués dans la création de ce nouveau monstre financier dont le fonctionnement cumulait tous les excès du capitalisme spéculatif le plus pur, et il a bien fallu qu’ils fassent machine arrière.

Car, au lieu de créer la confiance, tout cet enthousiasme bon enfant a surtout fini par éveiller la méfiance. Et après avoir bien progressé durant 3 ou 4 ans, les cours du bitcoin ont commencé à accuser le coup. Et certains “crypto-activistes” se sont dit que l’intérêt des pouvoirs publics allait forcément se transformer un jour ou l’autre en appétit et que ce beau projet libertaire allait, comme tous les autres, finir sous la domination des institutions financières classiques.

Mais au fait, quel aurait été l’intérêt des institutions financières pour le bitcoin ? On a souvent dit que le bitcoin et l’or répondaient à des mécanismes similaires et qu’ils avaient également tendance à se comporter plus ou moins de la même façon. En économie, on a même été jusqu’à qualifier le bitcoin de “monnaie pseudo métallique” : rareté, quantité finie, difficulté d’obtention (par “minage” même si ça ne signifie pas exactement la même chose dans les deux cas), etc. Or, selon certains experts de l’investissement, cette comparaison est un non-sens, car s’il y a bien une chose qui pourrait faire exploser le bitcoin, c’est bien un retour en grâce des métaux précieux.

Banques et Bitcoin, même combat contre l’or

En effet, d’un côté on a une monnaie virtuelle, sans contrepartie physique, sans aucune matière sous-jacente et donc susceptible d’être réduite à néant en quelques clics. De l’autre côté, on a une monnaie physique, universellement reconnue, dotée d’une valeur intrinsèque historique, incontestable, parfaitement convertible et dont même les banques centrales constituent des stocks considérables en guise de réserves de valeur. Si cette dernière “monnaie” devait tout à coup être présentée avec autant de qualités et de complaisance que les institutions financières modernes en ont mis pour vanter les mérites du bitcoin, il est évident qu’entre acheter une pseudo devise numérique impalpable, susceptible de disparaître à la première coupure de courant, et de bonnes et belles pièces d’or ou d’argent, inaltérables, éternelles et universellement convertibles, les investisseurs auraient vite fait de choisir. Et pas forcément en faveur du bitcoin.

Seulement voilà, l’or et l’argent, les banques n’en veulent plus car ils mettent à mal leur belle mécanique de monnaie-dette mise en place depuis plus de 40 ans maintenant par les Américains. Et étrangement, ce sont ces mêmes métaux précieux qui, en étant subitement prisés par les investisseurs ou les épargnants pourraient reléguer les crypto-devises au rang de curiosités amusantes permettant au mieux à quelques geeks de s’échanger des artefacts virtuels sur des jeux en réseau.

Bitcoin et banquiers ont donc bien le même ennemi: l’or. On comprend mieux alors l’intérêt des banques à booster les cyber-monnaies à leur démarrage pour mieux écraser les métaux précieux. De là à imaginer qu’elles aient pu, à un niveau ou un autre, influer sur leur création, je laisse cette supposition à ceux qui voudront s’amuser à décortiquer d’éventuels nouveaux complots.

Réactions des premiers acteurs du marché de l’or

Toujours est-il que cet engouement pour les bitcoins et consorts n’a pas été du goût de tout le monde. À commencer par les Chinois qui, eux en revanche, aimeraient bien mettre à mal l’hégémonie du dollar et, grâce à leur position de leader sur le marché de l’or, placer ce dernier comme alternative crédible à un éventuel futur nouveau système monétaire international. De fait, dès le 5 décembre 2013, la Banque centrale de Chine annonce qu’elle incite les institutions financières et bancaires du pays à ne pas utiliser le bitcoin. Et quand le régime chinois “incite”, ça sonne un peu comme une interdiction à laquelle il serait prudent de ne pas déroger…

Dans la foulée, l’Inde (autre gros acteur du marché de l’or) s’émeut également et publiquement de la forte poussée des cours de la crypto-monnaie et même la Banque de France (dont on commence à l’époque à dire qu’elle se rapproche de plus en plus des intérêts Russes et Chinois face à un Oncle Sam de plus en plus dominateur) publie également une note assez hostile au Bitcoin. Alors qu’elle n’était pas si inquiète que cela quelques mois auparavant.

Première conséquence, les cours du bitcoin s’effondrent et évoluent désormais entre 400 et 500 dollars après avoir valu plus du double quelques semaines auparavant. Mais ce n’est que temporaire et la vraie carrière de rebelle du bitcoin ne fait que commencer. Lâchée officiellement par de plus en plus d’États et de gros acteurs politiques et économiques mondiaux, la crypto-devise redore son blason de monnaie libre et indépendante. Sa valeur repart à la hausse et, cette fois, plus rien ou presque ne l’arrêtera jusqu’à atteindre près de 20000 dollars3 ans plus tard.

L’or a perdu une bataille, mais le bitcoin n’a pas gagné la guerre

C’est clair, jamais l’or ne pourra rivaliser avec de telles performances. Les banquiers sont satisfaits, rassurés et, en dépit de tout le mal qu’ils ont pu dire de cette vilaine crypto-devise depuis 2014, les voilà presque réconciliés avec le bitcoin, au point qu’il en viennent désormais à créer de nouveaux instruments financiers destinés à faire entrer la monnaie virtuelle dans l’économie mondiale par la grande porte : les marchés boursiers !

Entre-temps, on a inventé les ICO (des levées de fonds équivalant à plusieurs millions de dollars à base de bitcoins… qui restent néanmoins interdites en Chine), de nombreux États (dont la France) ont autorisé les transactions en bitcoin, idem pour de grosses entreprises au nombre desquelles on trouve même Microsoft, Dell ou Apple qui ont accepté d’échanger de vrais produits manufacturés contre une monnaie complètement dématérialisée. Sans oublier toutes ces institutions et ces sociétés qui proposent désormais de vendre de l’immobilier ou même des métaux précieux contre du bitcoin.

Oui, vous avez bien lu, de l’or et de l’argent contre des bitcoins ! En France, on trouve déjà le Comptoir de Change Opéra (CCO) qui propose lingots, onces et pièces d’or et d’argent contre bitcoins, mais nos voisins Suisses qu’on imaginait plus cartésiens semblent eux avoir carrément perdu la tête face à la crypto-devise puisque vous pouvez désormais acheter des lingots et des pièces en or et en argent contre des bitcoins chez Lingot Swiss, bitcoincommodities.com, jmbullion.com, bitgild.com, amagimetals.com, etc. Je vous épargne toutes les autres plateformes internationales similaires dont la stratégie revient en fait àéchanger de vraies richesses contre des fausses.

Le début de la fin pour le bitcoin ?

Là encore, seuls ceux qui possèdent un nombre suffisant de bitcoins seront en mesure de les convertir en métaux précieux (ou en d’autres biens qualifiés de valeurs refuges comme de la joaillerie, des œuvres d’art, voire de l’immobilier à terme). Mais, au final, que pensez-vous qu’il va alors se passer ?

Les anciens millionnaires en bitcoins qui seront devenus millionnaires en or, en argent, en œuvres d’art ou même en immobilier, vont-ils se contenter des rendements faméliques qu’on leur consent actuellement sur la base de leur nouveau patrimoine ? Vont-il accepter d’être taxés, voire surtaxés, sans chercher par un moyen ou par un autre à redynamiser le marché des biens physiques qui constituent désormais leur nouvelle fortune ?

Car, qu’ils soient millionnaires en bitcoin ou en euros, Bercy a bien prévenu les Français : toute plus-value, même virtuelle devra être imposée. Et la détention d’un compte en bitcoin entrera de plein droit dans le patrimoine de son propriétaire. Idem pour les transactions : les gains tirés de la vente de bitcoins seront soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) si les transactions sont occasionnelles, mais constitueront une activité professionnelle taxée comme telle dès lors que les transactions deviendront régulières. Enfin, les dons de bitcoins seront soumis aux droits de mutation à titre gratuit et, là encore, donneront lieu à une imposition adaptée.

Donc, quitte à se retrouver de toute manière sous le giron fiscal de l’État, sans doute est-il plus raisonnable de disposer de vraies richesses tangibles, comme l’or et les métaux précieux qui ont toujours servi de valeurs-refuges.

Pour l’instant, les marchés boursiers sont en hausse, même si on ne sait plus trop pourquoi. Mais il suffit qu’une mauvaise conjoncture fasse redescendre les indices pour que, à l’instar de ce qui s’est passé entre 2009 et 2011, les investisseurs se remettent à se couvrir pour limiter leurs pertes. La question est alors simple : vont-ils se précipiter vers les bitcoins dont ils ne pourront sans doute jamais faire autre chose que de les échanger entre eux tant que les systèmes informatiques le leur permettront, ou bien vont-ils revenir vers les actifs tangibles qui ont toujours permis aux individus de traverser TOUTES les crises de l’histoire : l’or, l’argent et l’immobilier ?

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Publié par le 3 janvier 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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