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Archives de Tag: L’or physique

Une économie mondiale submergée

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De nombreux marchés émergents se transforment aujourd’hui en marchés submergés. Les économies, les monnaies et les marchés boursiers de nombreux pays sont en train de s’effondrer.

La monnaie est souvent le meilleur indicateur de la santé économique d’un pays. Observez le plongeon des six devises suivantes :

 

 

CONTAGION DE LA CRISE MONÉTAIRE

L’effondrement des monnaies se propage comme un feu de forêt. La forte inflation et l’hyperinflation frappent un pays après l’autre. Voici d’autres pays où la devise s’est effondrée en 2018 : Soudan -61%, Angola -39%, Liberia -18% et Inde -12%. La liste est longue. Au moins 15 autres pays ont vu leur monnaie perdre 10%, ou plus, par rapport au dollar en 2018.

DÉBUT DE BAISSES DES ACTIONS À L’ÉCHELLE MONDIALE

Plusieurs grandes places boursières nous indiquent que l’économie mondiale est en train d’amorcer un marché baissier séculaire : -25% en Chine en 2018, -20% au Brésil, -23% en Turquie, -16% en Italie, -15% en Espagne, -10% en Allemagne, -10% au Royaume-Uni. Les actions des marchés émergents ont chuté de 20 %.

Les pays BRIC – Brésil, Russie, Inde et Chine – représentent 40 % de la population mondiale et ont un PIB de 20 000 milliards $. Par conséquent, la faiblesse de ces économies est un signe inquiétant pour l’avenir. L’ampleur du ralentissement n’est évidemment pas la même qu’au Venezuela ou en Argentine, mais cela montre bien que l’économie mondiale commence à s’effilocher.

LE DÉSASTRE DE LA DETTE ÉMERGENTE LIBELLÉE EN DOLLARS

Le ralentissement économique ne serait pas si grave si le monde n’était pas endetté jusqu’au cou. Les économies occidentales ont des dettes qu’elles ne pourront jamais rembourser, mais c’est encore pire pour les marchés submergés, car leur croissance a été financée en grande partie avec de la dette en dollars US.

La dette des marchés submergés était de 8 000 milliards $ en 2000 et s’élève désormais à près de 50 000 milliards $.

La part de cette dette libellée en dollars a connu une croissance exponentielle et, comme la plupart des monnaies de ces pays sont en forte baisse par rapport au billet vert, ils risquent de faire défaut sur leurs dettes dans les prochaines années. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, les dettes libellées en dollars ont été multipliées par 5-10. Les monnaies de ces pays continueront de baisser jusqu’à ne valoir quasiment plus rien.

 

 

ARGENTINE : TAUX D’INTÉRÊT DE 60%

Si nous jetons un coup d’œil rapide à l’Argentine, nous pouvons voir ce qui attend les marchés émergents, mais aussi l’Occident. Avec une inflation élevée et un effondrement du peso de 50% cette année, l’Argentine a relevé ses taux d’intérêt à 60%.

 

 

Personne ne peut assumer des taux d’intérêt de 60%, en particulier un pays lourdement endetté. Des taux aussi élevés sont une folie et vont rapidement tuer le patient si cela continue.

Le message ne peut être plus clair : Une dette en croissance exponentielle et totalement disproportionnée par rapport à la croissance du PIB finira par entraîner un effondrement de la monnaie, puis un défaut. Le monde pourrait être confronté à une défaillance de l’Argentine. C’est déjà arrivé plusieurs fois. Même chose avec l’économie vénézuélienne. Même s’il y a un effondrement total de l’économie et de la société, cela n’aura pas de conséquences mondiales.

FAIRE DES MONTAGNES D’UNE TAUPINIÈRE

Comme c’est souvent le cas, les problèmes commencent à la périphérie. Ce que nous voyons aujourd’hui ne sont pas les uniques répercussions d’un problème localisé. Les taupinières surgissent de pays en pays et vont bientôt atteindre l’Occident.

 

 

LA PATIENCE – UNE VERTU PERDUE

Il y a quelques années, on m’a demandé quelle est la chose la plus importante que j’ai apprise au cours de ma longue carrière dans les affaires. J’ai répondu « la patience ». Lorsqu’on est jeune, tout doit arriver rapidement. La gratification instantanée fait partie de la culture actuelle, la plupart des gens étant impatients et dénués de principes. C’est la même chose pour les jeunes et les vieux. Personne ne peut s’asseoir une seconde sans sortir son iPhone. Les téléphones portables sont les cigarettes d’aujourd’hui, sans eux les gens deviennent anxieux et nerveux. Mais malheureusement, cela ne les calme pas, au contraire.

Pire encore, lorsque les jeunes se réunissent, ils préfèrent communiquer avec le reste du monde sur Instagram ou Snapchat plutôt que de parler avec leurs amis assis à côté d’eux. Et quiconque envoie un courrier électronique ou un message attend une réponse rapide. Auparavant, lorsque vous envoyiez une lettre à quelqu’un de l’autre côté de l’Atlantique, il fallait attendre plusieurs semaines avant d’avoir une réponse. À bien des égards, la qualité de vie était meilleure qu’aujourd’hui. Mais l’évolution technologique ne cesse de s’accélérer.

LES ROBOTS ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE NOUS RENDRONT-ILS INUTILES ?

Les robots et l’intelligence artificielle (IA) prennent progressivement le contrôle de tout. Je me souviens de Sir Clive, l’inventeur du premier ordinateur grand public à moins de 100£ en 1980, qui disait déjà à l’époque que les machines seraient un jour plus intelligentes que les êtres humains. Il avait raison, comme nous le voyons aujourd’hui avec l’IA. Il a également déclaré que les ordinateurs prendront le contrôle de nos vies, rendant les humains inutiles. Pour lui, la seule différence entre les humains et les ordinateurs était que les humains ont une âme. Et encore, il y croyait à moitié.

Malheureusement, la patience est une vertu qui disparaît de nos vies. La plupart des investissements se font à court terme. Mais Warren Buffet nous a démontré que les placements à long terme, basés sur la valeur, peuvent être une réussite. Donc, en attendant que l’intelligence artificielle contrôle nos vies et prenne toutes nos décisions en matière d’investissements, la patience restera une vertu essentielle.

L’OR – UNE AUBAINE EN 2000 ET UNE AUBAINE AUJOURD’HUI

À la fin des années 1990, j’ai considéré que les risques dans l’économie mondiale devenaient très dangereux. Après l’effondrement de 80% des valeurs technologiques en 2000-2002, le risque restait élevé en raison de la dette et des produits dérivés. Le prix de l’or ne reflétait pas encore ce risque et, après une correction de 20 ans par rapport au sommet de 850 $ atteint en 1980, l’or avait touché un plus bas à 250 $ en 1999 et n’était toujours qu’à 300 $ au début de 2002. Nous avons sauté sur l’opportunité, d’autant plus que l’or semblait sur le point de se retourner. Pour réussir un investissement, il ne faut pas acheter en même temps que tout le monde, comme l’or à 800 $ en 1979 ou le Nasdaq à la fin 1999. Chaque fois que les médias commencent à couvrir une classe d’actifs en première page, alors le risque est déjà bien plus élevé. Le meilleur moment pour acheter est lorsqu’un actif est mal aimé et sous-évalué, comme l’or en 2002.

L’or a ensuite amorcé une tendance haussière de six ans jusqu’à atteindre un sommet temporaire à 1 030 $ en 2008. Le second sommet intermédiaire a été touché en septembre 2011, à 1 930 $. L’or s’est ensuite maintenu entre 1 600 $ et 1 750 $, avant de descendre à 1 200 $ en 2013. L’or se déplace dans cette fourchette depuis cinq ans.

Notre vision du risque mondial et du rôle de l’or comme protection n’a pas changé. Évidemment, nous n’avons pas liquidé nos métaux précieux. Nous attendons patiemment depuis plusieurs années. Les raisons de détenir de l’or en 2002 n’ont pas changé. Au contraire, depuis 2006, le risque a augmenté exponentiellement avec l’explosion de la dette et des bulles d’actifs. Si nous ajoutons à cela les dérivés, les retraites et les passifs non capitalisés, le risque total s’élève désormais à des quadrillions de dollars.

Il y a encore plus de raisons d’acheter de l’or aujourd’hui qu’en 2002. Mais les prix de l’or et de l’argent ne reflètent pas ce risque. Le sentiment est semblable à ce qu’il était en 2002. L’or et l’argent sont de nouveau mal aimés et sous-évalués. C’est donc le moment idéal pour acquérir de l’or et de l’argent à des fins de préservation du patrimoine.

LES PROBLÈMES SE DÉPLACERONT VERS LE CENTRE

Pour comprendre ce qui se profile, revenons à la périphérie pour voir ce qui a déjà frappé certains pays. La dépréciation de la monnaie n’est qu’une partie de l’équation. L’autre élément est bien sûr la façon dont l’or révèle la mauvaise gestion du pays et protège contre une perte totale de richesse.

 

 

Le Venezuela, où la monnaie n’a plus aucune valeur, est un cas désespéré. Avec un prix de l’or à 300 millions de bolivars, les vénézuéliens qui possèdent un peu d’or depuis le début de l’année ou, encore mieux, depuis des années, se retrouvent en bien meilleure posture que le reste de la population.

En détenant de l’or et de l’argent physique, vous n’assurez pas seulement votre patrimoine contre la destruction de la monnaie papier, mais aussi contre un éventuel renflouement ou un effondrement du système bancaire.

Nous avons actuellement un certain nombre de signes avant-coureurs provenant du monde entier. Les années sombres ont déjà commencé en périphérie et se déplaceront rapidement vers le centre. Certains marchés boursiers, comme aux États-Unis, sont encore proches de leur sommet. Fondamentalement, les marchés en bulle peuvent s’effondrer à tout moment.

Les signaux techniques indiquent qu’un krach est imminent. Pareil pour l’or et l’argent. Ils s’apprêtent à reprendre leur tendance haussière à long terme et à monter significativement.

Ces mouvements peuvent se déclencher du jour au lendemain. S’ils sont retardés pendant une courte période, cela ne changera rien. L’économie mondiale se retournera et les conséquences seront dramatiques.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 24 septembre 2018 dans général, or et argent métal, International, économie

 

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Von Greyerz – « L’automne 2018 sera capital pour l’économie mondiale, les marchés et la politique »

Graphique du cours de l'or en données 4 heures

Le cours de l’or stagne autour de 1200 $, il évolue « latéralement » comme on dit . Mais pour le moment la baisse est enrayée, il n’a pas baissé malgré la publication d’un trés bon rapport NFP (rapport mensuel de l’emploi américain) L’or attend un signal pour aller dans un sens où l’autre à court terme – La parution des données liées à l’inflation US jeudi pourrait orienter le prix … Il doit passer au dessus de 1218 $ pour se relancer . En attendant voici von gruyere, et c’est vrai que sur le long terme le dollar ne cesse de s’effondrer face à l’or, nous ne sommes que dans un minuscule répit à l’échelle du temps, j’ai déjà montré des graph remontant très loin . D’ailleurs je le constate souvent ici, le règne du papier dollar touche à sa fin, on va bientôt changer de paradigme monétaire. Et on en voit les prémisses avec de plus en plus de pays qui cherchent une alternative au dollar, qui n’est pas étranger à la débâcle des devises émergentes, voir un effondrement monétaire dans certains pays (où l’or explose) . Pour le moment, les politiques menées aux US créent en effet un effondrement de la masse monétaire mondiale, c’est ce qu’on voit avec le dollar qui monte, car il y en a moins en circulation. Donc à ce rythme il y a de grosses bulles qui vont exploser …  Z 

L’automne 2018 sera capital pour l’économie mondiale, les marchés et la politique.

Nous assistons actuellement au dernier « Hourra » pour les actions, les obligations, le dollar et la plupart des marchés d’actifs.

L’économie mondiale est en sursis depuis la crise de 2006-2009. Le système financier aurait dû s’effondrer à ce moment-là. Mais le patient mourant a été maintenu artificiellement en vie, grâce à l’aide des banques centrales. Abaisser les taux d’intérêt à zéro ou en territoire négatif, et imprimer suffisamment d’argent pour doubler la dette mondiale, semble avoir résolu le problème. Mais au lieu de sauver le monde d’un effondrement économique, la croissance de la dette et des bulles d’actifs a créé un système présentant un risque exponentiellement plus élevé.

LES PROBLÈMES COMMENCENT À LA PÉRIPHÉRIE – PAYS « TVA » (TURQUIE, VENEZUELA, ARGENTINE)

Nous voici donc à « l’aube de la destruction ». Les mesures bidons prises par les gouvernements et les banques centrales n’ont pas sauvé le monde, comme le croient les keynésiens, mais ont plutôt créé une bulle encore plus grande qui est sur le point d’éclater. Guérir un monde malade par les mêmes moyens que ceux qui ont initialement causé la maladie était, dès le départ, voué à l’échec.

Le type de problèmes que le monde connaîtra commencent généralement à la périphérie. Plusieurs feux de forêts se sont déclenchés au niveau local et se propageront jusqu’au cœur de l’économie mondiale.

Prenons l’exemple des pays « TVA ». Je ne parle pas de la taxe sur la valeur ajoutée, mais de la Turquie, du Venezuela et de l’Argentine. Les déficits, les dettes et l’effondrement des monnaies sont des signaux d’alerte typiques et ceux-ci sont présents à des degrés divers dans tous ces pays. Comme toujours, l’or est le meilleur et unique indicateur pour révéler ces problèmes. Comme le montre le graphique ci-dessous, l’or en Bolivars vénézuéliens continue d’augmenter exponentiellement. Depuis mai 2018, le prix de l’or a été multiplié par 23 000, soit une hausse de 2,3 millions %.

 

 

En Argentine, où l’on passe d’une crise à l’autre, l’or a gagné 14 500 % depuis le début du siècle. Depuis décembre 2017, le cours de l’or en pesos a augmenté de 74%.

Enfin, en lire turque, l’or est en hausse de 26% depuis mai 2018 et de 3 500% depuis 2000.

Pas étonnant que les gouvernements du monde entier détestent l’or. Parce que l’or révèle leurs actions trompeuses qui détruisent l’économie et la monnaie.

Il y a des manipulations flagrantes dans de nombreux domaines, comme la fausse monnaie créée à partir de rien, l’or papier, les fake news, les fausses politiques et les faux gouvernements.

Les pays « TVA » ne sont qu’un exemple, mais un exemple très important. Parce qu’ils donnent le signal qu’une crise mondiale a débuté. La plupart des pays émergents se trouvent dans la même situation. Au cours des prochains mois, les marchés émergents chuteront l’un après l’autre.

L’EUROPE EST EN FAILLITE

La situation est la même en Occident. L’Europe est en faillite totale. L’élite de l’UE tente désespérément de retenir un ensemble de nations disparates par la contrainte, associée à l’octroi de dettes à toute nation qui menace de quitter l’UE ou l’euro. La Grèce et l’Italie auraient dû quitter l’UE depuis longtemps, introduire leur propre monnaie dévaluée et faire défaut sur leurs dettes. Mais ils ont été stoppés par Bruxelles. Maintenant, ils tomberont avec le reste de l’UE. Le peuple britannique a voté pour quitter l’UE, mais Bruxelles utilise tous les moyens pour empêcher cela.

Un ensemble artificiel de nations avec des personnes, des cultures, des histoires, des ambitions, des systèmes financiers, des taux de croissance, etc. très différents était voué à l’échec. Le fait que ce mélange de pays soit gouverné depuis Bruxelles, par une élite non élue et non redevable, ne fait qu’empirer les choses.

Le système suisse avec la démocratie directe et le pouvoir du peuple, ainsi que la répartition du pouvoir au sein des cantons (États locaux), est beaucoup plus efficace.

LA DETTE AMÉRICAINE A DOUBLÉ, PASSANT DE 21 000 MILLIARDS $ À 42 000 MILLIARDS $

Le monde pourrait probablement faire face aux problèmes des marchés émergents et de l’Europe si la plus grande économie mondiale, les États-Unis, était saine. Mais malheureusement, c’est loin d’être le cas. La plus grande économie est aussi la plus malade. La dette fédérale double tous les 8 ans, ce qui laise présager une dette de 40 000 milliards $ de dollars d’ici 2025. Je suis conscient que ce chiffre dépasse largement les prévisions officielles, mais pourquoi y prêter attention alors qu’elles ont toujours été erronées. Les problèmes économiques, combinés à une crise financière, conduiront à l’impression monétaire illimitée et à une hausse des taux d’intérêt. Ainsi, il n’est pas impossible que la dette fédérale américaine dépasse les 100 000 milliards $ en 2025, surtout si la bulle des produits dérivés éclate.

L’EFFONDREMENT DES INFRASTRUCTURES

La tragédie du pont de Gênes, que j’ai personnellement traversé trois jours avant l’accident, met en lumière le sous-investissement dans les infrastructures (et aussi la vie éphémère). L’Italie va maintenant débourser 80 milliards €, qu’ils n’ont pas, pour améliorer les infrastructures du pays. En parcourant l’Italie, vous réaliserez que c’est une goutte d’eau dans l’océan. La plupart des pays ont longtemps négligé les investissements en infrastructures. Aux États-Unis, par exemple, l’American Association of Civil Engineers estime que 5 000 milliards $ devront être injectés d’ici 2025 pour réparer les routes, ponts, barrages et autres infrastructures. Encore 5 000 milliards $ qui seront imprimés de nulle part.

DERNIER HOURRAH

La crise mondiale ayant déjà commencé, nous pourrions assister à un effondrement des marchés, des bulles d’actifs et des devises à tout moment. Avant cela, un dernier « Hourra » est possible, avec une ultime montée de certains marchés boursiers et un renforcement temporaire du dollar.

La tendance à long terme du dollar est claire. En termes réels, c’est-à-dire l’or, le dollar a baissé de plus de 98 % depuis la création de la Fed en 1913 et de 80 % depuis 1999.

La devise américaine est déjà sur le chemin de la perdition, mais la prochaine phase se déroulera plus vite qu’on ne peut l’imaginer.

 

 

« Le temps est venu pour la Russie de se débarrasser enfin du dollar américain », a déclaré récemment le Vice-ministre russe des Affaires étrangères. Il a ajouté : « Dieu merci, c’est ce qui se produit et nous allons accélérer ce processus ».

La Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran et bien d’autres pays sont déterminés à commercer dans leur propre monnaie ainsi qu’en or. Cela précipitera la chute du dollar. Mais la raison principale pour laquelle le dollar achèvera bientôt son mouvement vers ZERO entamé il y a une centaine d’années est l’état désastreux de l’économie américaine, tel que mentionné ci-dessus.

Alors que nous arrivons au terme d’un long marché haussier créé de toutes pièces, nous entrerons bientôt dans les « années sombres » que j’ai décrites il y a quelques années. Difficile d’imaginer que les pouvoirs en place aient réussi à tromper le monde pendant une décennie. Mais cette fois-ci, leurs mesures « anti-panique », qui incluent l’impression monétaire massive et des taux d’intérêt plus bas, ne fonctionneront pas.

Le monde découvrera que la monnaie imprimée ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite, ou que les entrées électroniques appelées « monnaie » peuvent disparaître aussi rapidement qu’elles ont été créées.

LES IGNORANTS ET LES SAGES DE L’EST

Alors que l’Occident a plus ou moins discrètement réduit ses avoirs en or, l’Est continue d’en accumuler autant que possible à prix d’aubaine. La plupart des banques centrales ont vendu ou loué une grande partie de leur or sur le marché. Cet or est ensuite acheté par la Chine, l’Inde ou la Russie via l’intermédiaire des banques d’investissement. Évidemment, ces pays de l’Est demandent la livraison physique de l’or plutôt que de le laisser à Londres ou à New York. Lorsque vous possédez de l’or, vous devez avoir un contrôle direct dessus.

 

 

 

L’OR DES BANQUES CENTRALES OCCIDENTALES VENDU OU LOUÉ CLANDESTINEMENT SE RETROUVE À L’EST

Le graphique ci-dessous montre comment les banques centrales et les banques d’investissement laissent filer leur or. La Suisse raffine environ 70% de l’or mondial. Comme vous pouvez le voir dans le graphique, ils importent depuis différentes sources. Assez curieusement, en juillet 2018, la plus grosse importation venait du Royaume-Uni, avec 67 tonnes. Le Royaume-Uni n’est pas un pays producteur d’or. Ce sont plutôt les barres de 400 onces des banques centrales occidentales qui ont été achetées par la Chine, l’Inde ou la Russie. Les barres sont envoyées aux raffineries suisses pour être refondues en lingots de 1 kg, puis expédiées aux acheteurs de l’Est. Les importations de la Suisse révèlent souvent que le Royaume-Uni est un exportateur important. C’est clairement la preuve que les banques centrales ocidentales réduisent en permanence leurs réserves d’or.

 

 

Il est donc probable que les avoirs réels des États-Unis (8 000 tonnes), de l’Allemagne (3,3 tonnes), ou du FMI (2,8 tonnes), soient bien inférieurs aux chiffres officiels. Ils ne récupéreront jamais ce qui a été loué sur le marché. Tout ce qu’ils détiennent, c’est une reconnaissance de dette pour l’or émise par une banque d’investissement. Cette reconnaissance de dette ne pourra jamais être honorée puisqu’il n’y aura plus d’or physique disponible. Et s’il en restait, ce serait à un prix 10, 20 ou 100 fois supérieur au prix actuel.

COMEX ET BANQUES D’INVESTISSEMENT PROCHES DE L’EXPLOSION

Lors la prochaine phase des marchés de l’or et de l’argent, les banques LBMA et le COMEX vont exploser et ne pourront pas honorer leurs engagements qui représentent au moins 500 fois l’or physique disponible.

Comme expliqué dans mon article précédent, le prix de l’or devrait être d’au moins 16 000 $ sur la base du sommet de 850 $ de 1980, ajusté en fonction de l’inflation. Selon les calculs de Jim Sinclair et Bill Holter, l’or pourrait même atteindre 87 000 $ ou 174 000 $.

Ces prix peuvent sembler fantaisistes, mais il faut comprendre que lorsque les marchés manipulés de l’or et de l’argent exploseront, il n’y aura pas de prix, ou pas d’offre d’or ou d’argent, puisque les négociants n’auront plus de métaux physiques.

Quel que soit les niveaux qu’atteindront l’or et l’argent, les cours actuels de 1 200 $ et 14,80 $ sont totalement ridicules.

OR ET ARGENT = ASSURANCE VIE

Détenir de l’or physique à des fins de protection du patrimoine est un secret bien gardé. Tout comme un Vénézuélien pourrait sauver la vie de sa famille avec de l’or, il en sera de même pour les occidentaux qui achètent aujourd’hui. Mais personne n’achète. Même ceux qui en ont conscience attendent de voir si l’or et l’argent vont baisser.

Croyez-moi, attendre une baisse des prix est la pire erreur à faire. Car lorsque les prix exploseront, la plupart des gens vont rater le bateau. Ils seront alors privés de la protection dont ils ont tant besoin.

Aux prix actuels, l’or physique est l’assurance-vie la moins chère que l’on puisse se procurer. Rappelez-vous que les métaux précieux ne sont pas un investissement, mais la forme ultime de préservation du patrimoine.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 14 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Le Venezuela va émettre des certificats adossés à des lingots d’or pour relancer l’épargne

Quand l’argent papier ne vaut plus rien, il reste toujours la vrai monnaie : L’or . 

Nicolas Maduro a indiqué que le Venezuela commencerait à vendre des certificats adossés à des lingots d’or comme mécanisme d’épargne, et ce, dès le mois prochain.

Les certificats, soutenus par 1.5 et 2.5 grammes d’or, sont principalement destinés aux retraités pour leur permettre d’assurer la valeur de leurs économies. Le reste de la population pourra aussi acquérir ces lingoticos afin de débloquer des lignes de crédit pour l’achat d’une voiture, d’un bien immobilier ou le développement d’une entreprise.

Les détenteurs de ces obligations ne recevront pas de véritables lingots mais des certificats électroniques, valides pour une période d’un an. L’or physique sera conservé dans les coffres de la banque centrale. À l’expiration du certificat, l’épargnant obtiendra la valeur future, garantie en or.

« Nous allons économiser en or, parce que l’or que nous amenons de la Guayana appartient au peuple. Et je vais le lui rendre », a déclaré le président vénézuélien lors d’une allocution télévisée.

L’or est un moyen plus stable que la devise nationale pour préserver l’épargne et le pouvoir d’achat des Vénézuéliens, alors que l’inflation dans la nation socialiste atteindra 1 000 0000 % d’ici la fin 2018, selon les dernières projections du FMI.

« Personne ne pourra me dire que l’or perd de la valeur », a affirmé Nicolas Maduro. « Nous avons trouvé la formule pour avancer vers le socialisme, l’égalité et le développement des forces productives nationales », a t-il ajouté.

Le Venezuela fait face à la plus grave crise économique de son histoire. La chute du bolivar paralyse tout le pays, provoquant de graves pénuries de biens de première nécessité et un exode de ses citoyens vers les pays voisins.

Plus tôt ce mois-ci, le Venezuela a dévalué sa monnaie de 95% et a augmenté le salaire minimum de plus de 3 000 %. Des mesures accompagnées par la mise en circulation de nouveaux billets avec cinq zéros en moins. C’est la deuxième fois qu’une telle mesure est mise en œuvre au cours de la dernière décennie, afin de « faciliter les transactions financières » et « protéger » le bolivar.

À partir du 11 septembre 2018, les certificats d’or seront vendus aux alentours de 3 500 et 5 800 bolivars souverains l’unité, selon le poids.

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Publié par le 30 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Simone Wapler : “Parlons un peu d’or, pour changer”

Pendant ce temps des pays comme la Russie ne cessent d’accroître leurs réserves d’or. En juillet dernier, la Banque centrale Russe a acquis 26,1 tonnes, ce qui est un record absolu de cette année . Z

La récente chute de l’or intrigue. Elle montre que la confiance dans le dollar reste encore solide mais tout peut changer rapidement.

Au dernier fixing, l’or vaut 1 192,60 $ l’once. Remettons les choses en perspective.

Nous affectionnons l’or (et le bitcoin) parce que c’est une monnaie « anti-système ».

Le système monétaire actuel repose sur du crédit disponible en quantité illimitée à un taux d’intérêt forcé à la baisse. Il ne tient que parce que la plupart des gens pensent que les crédits seront remboursés, y compris par les générations futures dans le cas des emprunts d’Etat.

Au contraire, l’or est disponible en quantité limitée. Lorsque la confiance a disparu, lorsqu’on ne veut plus faire crédit, l’or sert de monnaie ultime. C’est à ce moment là qu’il redevient précieux. C’est pour cela que malgré toutes leurs folies, les banquiers centraux en conservent encore./br>
La baisse récente de l’or dont le cours est exprimé en dollar prouve que les gens ont toujours confiance dans le dollar. Les taux d’intérêt en dollar ont récemment remonté et même si l’inflation aux Etats-Unis n’est pas négligeable, le dollar s’est apprécié par rapport aux autres monnaies.

Ajoutons aussi une composante saisonnière. C’est la saison des achats d’or en Asie or la baisse des monnaies des pays émergents qui renchérit le métal jaune freine les ardeurs.

Bref, malgré des taux d’intérêt réels (taux d’intérêt diminué du taux d’inflation) légèrement négatifs à court terme, le dollar est encore préféré à l’or. Le dernier chiffre d’inflation aux Etats-Unis est à 2,90 %. Un bon du Trésor à 1 an rapporte 2,42%, un bon du Trésor à 2 ans rapporte 2,64% et un bon du Trésor à 10 ans rapporte 2,96%. Donc, si vous avez une monnaie qui se déprécie par rapport au dollar, stocker votre argent en prenant un bon du Trésor à 10 ans vous rapporte 0,06% alors que l’or ne vous rapporte rien.

Revenons à la courbe d’évolution de l’or depuis 10 ans. Un paroxysme de méfiance concernant le système monétaire a été atteint en 2011. C’était à la fois la « crise de la dette en euro » et le moment où la Fed se livrait à une création monétaire sans vergogne depuis novembre 2010 (date du premier quantitative easingou QE).

Finalement, l’incendie de la « crise de la dette en euro » a été noyé sous les liquidités de la BCE et les QE de la Fed n’ont semé de l’inflation que dans la sphère financière, gonflant les prix de tous les actifs financiers mais pas les salaires ni les prix.

La confiance a été partiellement restaurée. Partiellement, car l’or n’est cependant pas revenu à son niveau de pré-crise (environ 800 $ l’once) et encore mois à son niveau de pré-crise de 2008 (200 $ l’once).

Quand la confiance sera-t-elle à nouveau sapée ?

Pour que la méfiance revienne enflammer le cours de l’or il faudrait que :

  • La Fed revienne sur son opération de resserrement monétaire et lâche à nouveau les taux (ce que souhaite Donald Trump)
  • Les taux d’intérêt réels aux Etats-Unis deviennent très négatifs en raison d’une remontée de l’inflation
  • Soudainement, les amateurs de dollar décident que les déficits américains deviennent insoutenables

Il y a là-dedans plus de psychologie que de technique.

Dans toutes les désastreuses expériences monétaires, l’inflation monétaire précède l’inflation des prix. Le passage de l’une à l’autre, la transmission, se fait lorsque les gens – au lieu de stocker la monnaie en surplus ou de « l’investir » dans des actifs dont les prix leur apparaissent tout-à-coup excessifs – décident de la dépenser. Alors, l’incendie de l’inflation des prix se propage rapidement.

Aujourd’hui, on peut seulement constater qu’en janvier 2016, un point bas des matières premières et de l’or a été touché. Depuis, la confiance n’est plus ce qu’elle était puisque l’or a remonté, malgré le resserrement monétaire de la Fed. Mais le prix de l’assurance anti-inflation qu’est l’or reste encore très raisonnable.

L’or comme le bitcoin sont disponibles en quantité limitée et ne dépendent pas de manipulations des banques centrales. Aujourd’hui, l’or est un des rares actifs dont le prix ne soit pas soufflé par la bulle de tout. Ceci suffit à le rendre attractif. L’or est redevenu un investissement contrarien, c’est-à-dire injustement délaissé.

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Publié par le 24 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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Or, argent… Pourquoi les métaux précieux ont chuté sur les marchés cet été

Graphique XAU/USD (Or) H4

Mi-août l’once d’or a touché un plus bas niveau depuis janvier 2017, à 1.160,27 dollars.

Comme prévu on a eu une accélération baissière sur l’or qui est descendu jusque 1160 $ avant de remonter vers 1200 $ , un niveau de résistance important, et là on a eu une vague de vente, ce qui signifie que pour le moment la baisse n’est pas terminée. On cherche toujours les raisons de cette baisse, voici quelques  pistes …. Mais pour le moment , l’or est sorti de son marché haussier à moyen terme, pas bon du tout . Sur le long terme il reste un peu de marge, mais pas beaucoup : c’est simple, l’or ne doit pas baisser sous son plus bas de 2015 (1050 $) . Si 1160 $ devient un support à long terme par exemple, ça ira . Je vais suivre ça de prés, mais c’est incroyable qu’avec tout ce qui se passe dans le monde, l’or baisse . Je pense que ça cache quelque chose : la marée qui se retire avant le tsunami ?? … Z 

Mi-août l’once d’or a touché son plus bas niveau depuis janvier 2017 entraînant dans son sillage certains métaux précieux comme l’argent et le platine. Explications sur ce décrochage surprise.

Le décrochage estival du cours des métaux précieux semble avoir pris de court la plupart des analystes. « La violence et l’ampleur de cette baisse nous ont surpris » observe Benjamin Louvet gérant matières premières chez OFI AM. Un avis partagé par les analystes de Commerzbank qui s’étonnent que l’or, par exemple, n’ait « pas joué son rôle de valeur refuge » dans cette période de forte instabilité géopolitique. Symbole de cette chute du cours des métaux précieux : le 17 août, l’once d’or a touché un plus bas niveau depuis janvier 2017, à 1.160,27 dollars – il est depuis légèrement remonté à 1.190 dollars. De leurs côtés, l’argent et le platine, ont également décroché sévèrement. L’argent est ainsi tombé à 14,34 dollars, son plus bas niveau depuis février 2016 et le platine à 755,46 dollars, un niveau plus vu depuis octobre 2008. Comment expliquer ces mouvements baissiers ? Voici trois raisons qui peuvent justifier ces pertes.

1. La baisse de la demande chinoise liée à la dépréciation du yuan

Conséquence de la guerre commerciale engagée par Donald Trump, Pékin a décidé de laisser se déprécier sa monnaie – environ 8% depuis mai – pour riposter à la politique de taxation des importations mise en place par l’administration Trump. « La Chine étant le plus gros acheteur d’or au niveau mondial, ce facteur a sans conteste freiné l’appétit de l’Empire du Milieu pour le métal jaune » analyse Benjamin Louvet. La corrélation entre le yuan et l’or est en effet à ce titre assez frappante.

Pour Benjamin Louvet, la baisse du cours de l’once d’or peut aussi s’expliquer par des mouvements spéculatifs. « Nous ne pouvons également exclure, compte tenu des mesures prises par le gouvernement chinois pour limiter la spéculation sur la monnaie chinoise (augmentation des dépôts) et de la corrélation entre le métal jaune et le yuan, qu’un certain nombre de spéculateurs aient utilisé l’once d’or comme un proxy pour jouer la baisse de la monnaie chinoise ».

A cette baisse du yuan il convient aussi de mentionner celle de la roupie indienne, l’Inde étant le second marché pour le métal jaune. La roupie a ainsi atteint ce mois-ci son plus bas niveau historique contre le dollar. « D’une manière plus générale, le dollar s’est réapprécié face à l’ensemble des devises émergentes, ce qui pénalise fortement la capacité d’achat de ces marchés sur les biens libellés en dollars. Or, parmi les principaux acheteurs de métal jaune se trouvent certains des principaux pays émergents : la Chine, nous l’avons dit, mais également l’Inde et, dans une moindre mesure, la Turquie (sixième pays en termes de volume d’achat en 2017, selon les chiffres de Thomson Reuters GFMS) ».

2. Effet report sur la livre turque

Les analystes de Commerzbank avancent une autre explication pour justifier cette baisse des cours. « Le rebond de la livre turque et l’appétit pour le risque qui en a résulté sont probablement une des raisons pour laquelle l’or n’est pas demandé » arguent-ils, citant également l’annonce de futures négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis à la fin du mois. Lors de périodes fastes, les investisseurs ont en effet tendance à privilégier les actifs risqués mais qui offrent de meilleurs rendements que l’or. Après s’être effondrée les 10 et 13 août, bousculant les marchés et alimentant les craintes de contagion, la livre turque a partiellement récupéré de ses pertes en milieu de semaine dernière, avant de baisser de nouveau face au dollar vendredi.

Les tensions entre la Turquie et les Etats-Unis, en partie à l’origine de la récente crise de la devise, se sont récemment accrues. Jeudi, le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a menacé Ankara de sanctions supplémentaires, après le doublement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, si Washington n’obtenait pas la libération du pasteur Andrew Brunson. Ce à quoi la Turquie a répondu vendredi qu’elle n’hésiterait pas à répliquer tout en refusant une nouvelle fois de lever l’assignation à résidence de M. Brunson, alimentant la prudence des investisseurs. Mais « étonnamment, l’or a été incapable de bénéficier de son statut de valeur refuge », a souligné Lukman Otunuga, analyste pour FXTM.

« L’escalade des tensions politiques entre les Etats-Unis et la Russie, l’Iran et la Turquie ont échoué à stimuler la demande (du métal précieux) alors que les investisseurs tablent sur un dollar fort », ont ajouté les analystes de Phillip Futures. L’or, comme de nombreuses autres matières premières, est libellé en billet vert. Un renchérissement de celui-ci rend ainsi le métal jaune plus cher pour les investisseurs utilisant d’autres devises.

3. La hausse des taux américains

Élément plus structurant que les deux premiers, la hausse des taux américains tend également à détourner les investisseurs de la relique barbare. Le cours de l’or a d’ailleurs touché son plancher au moment même où Jérôme Powell, le patron de la Fed, confirmait la hausse programmée des taux américains. A cela s’ajoute le fait que l’or, qui ne rapporte aucun intérêt, est mal en point face à des marchés d’actions où les dividendes ne cessent de s’apprécier. »Pourquoi acheter des métaux précieux, qui n’apportent pas de rendement, quand on peut avoir des actions? », s’interrogeaient par exemple récemment les analystes de BNP Paribas.

 
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Publié par le 23 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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Voici ce qui pourrait arriver si le papier-monnaie perdait sa valeur

Dollar und Euro

Claudio Grass, conseiller indépendant en matière de métaux précieux et ambassadeur du Ludwig von Mises Institute, installé à Auburn en Alabama, a confié dans une interview accordée à RT que le monde allait inévitablement plonger dans une crise financière et que l’or et l’argent allaient refaire surface en tant qu’argent réel.

«Les gens, surtout en Occident, ont oublié que le papier-monnaie était un simple titre de propriété pour une certaine quantité d’or ou d’argent. Aujourd’hui, le papier-monnaie n’est rien d’autre qu’un titre de créance. Ce n’est rien de plus que des garanties: la promesse de l’ancienne génération que la génération future remboursera sa dette par le biais des impôts et de l’inflation», a indiqué à RT Claudio Grass.

Pour donner du poids à ses propos, l’analyste a cité les exemples de l’Iran, du Venezuela et de la Turquie, dont les devises se sont effondrées face au dollar américain, et des gens qui se sont en conséquence précipités pour acheter de l’or et d’autres métaux précieux.

«La hausse du prix de l’or est le baromètre qui montre qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le système. Quand le prix de l’or augmente, la dernière personne sur Terre comprend qu’il y a un problème économique», a-t-il souligné.
«Personnellement, je ne doute pas que la prochaine crise ne sera pas régionale, mais mondiale. Tous les marchés sont manipulés, du marché des obligations au marché boursier et immobilier. Ce que l’on peut dire avec certitude de l’or et de l’argent, c’est que même si le prix peut baisser à court terme avec un renforcement du dollar américain, cela ne fait que préparer une prochaine hausse», a ajouté M.Grass.

L’analyste note que le papier-monnaie perd de sa valeur lorsque les gouvernements en impriment davantage, ce qui crée toutefois quelques gagnants, mais beaucoup plus de perdants. Cela ne fera que créer un plus grand mécontentement parmi la population, en ajoutant plus de pression sur la monnaie fiduciaire.

«La monnaie fiduciaire n’est soutenue que par la confiance dans les institutions, qui font maintenant face à une crise historique, à tous les niveaux. Comme de plus en plus de citoyens, surtout en Occident, commencent à se poser des questions et à chercher des solutions alternatives, je pense que la monnaie fiduciaire et peut-être le système monétaire actuel finira par succomber sous cette pression», a-t-il conclu.

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Publié par le 21 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Turquie : ce qu’il faut retenir de la crise… et de la place de l’or

« Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C’est une lutte nationale ». La déclaration du président turc Erdogan, vendredi, n’est pas passée inaperçue. Le pays traverse actuellement une crise majeure. Le métal précieux peut-il être une solution quand la devise nationale perd sa valeur ?

Une crise financière sur fond de bras de fer

Depuis le début de l’année, la livre turque a fondu. Elle a perdu près de 40 % de sa valeur face au dollar et à l’euro. Et en fin de semaine dernière, elle a encore dégringolé lorsque le président américain a annoncé le doublement des taxes de douanes sur l’acier et l’aluminium. Nouvelle escalade dans le bras de fer économique qui oppose Trump et le gouvernement turc… et une réponse du président Erdogan qui ne s’est pas fait attendre. Le même jour, il demandait à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la livre turque. Et pas uniquement leurs devises étrangères : leur or également. « Si vous avez des dollars, des euros ou de l’or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques », a-t-il demandé, évoquant une « lutte nationale ».

Après les craintes de guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine, entre les Etats-Unis et l’Iran, il semble donc bien que ce soit la Turquie la première frappée. Est-ce qu’il faut y voir un nouveau signal d’alerte sur l’économie mondiale… ou bien l’un des premiers rouages qui se grippe ? J’en parlais il y a quelques jours justement : les scénarios « dans le vert » ne peuvent pas durer. Un jour ou l’autre, la machine s’enraye !

Et c’est justement la situation vécue actuellement par la Turquie. Les positions économiques d’Ankara inquiètent les spécialistes, la livre décroche. Sur fond de crise diplomatique entre la Turquie et les Etats-Unis, le président Trump assène un nouveau coup sur l’acier et l’aluminium… et la livre turque dégringole encore plus. Déjà mise à mal depuis quelques années, l’économie turque ne semble plus maîtriser son inflation.

Dans la série des scénarios catastrophe, on n’est donc pas loin d’une nouvelle étape. Les équilibres commerciaux sont une nouvelle fois bouleversés. Et les spectres des crises majeures vécues par Chypre ou par la Grèce sont bien visibles.

L’or turc peut-il rétablir un certain équilibre ?

Pour les Chypriotes et les Grecs, les récentes crises majeures ont eu un impact immédiat et très visible sur le quotidien des particuliers : inflation majeure, perte de pouvoir d’achat, bankrun et manque de cash. En appelant les Turcs à changer immédiatement leurs devises fortes ainsi que leur or, Erdogan semble vouloir inverser la tendance tant que c’est encore possible. Parmi les mesures annoncées aujourd’hui, Ankara a également évoqué que la banque centrale turque avait « révisé les taux de réserves obligatoires pour les banque, dans le but d’éviter tout problème de liquidités ». « Environ 10 milliards de livres, 6 milliards de dollars et l’équivalent de 3 milliards en or de liquidités seraient fournis au système financier », annonce ainsi le Monde dans un article ce lundi. 

Une autre information est peut-être passée inaperçue il y a quelques semaines… mais elle prend tout son sens en ce moment. En juin, la Turquie a évacué son or jusque là laissé dans les coffres-forts de la Réserve fédérale américaine. Au total, 28,6 tonnes du métal précieux ont quitté le sol américain pour être stockées à Londres et en Suisse, même si les lieux exacts ainsi que le nombre de tonnes n’ont pas été confirmés officiellement.

« Ces dernières années, la banque centrale turque a été l’une des plus grosses acheteuses d’or », rappelle aussi l’article des Echos.fr en juin. Avec un double objectif : d’abord diversifier les réserves de change d’Ankara, mais aussi s’affranchir du dollar. Selon les chiffres du World Gold Council, les stocks du pays atteignaient au début de l’été 236 tonnes, soit près de 10% de ses réserves de change. Et 358 tonnes d’or des banques commerciales turques sont aussi conservées par la banque centrale…

« De l’or sous l’oreiller » : en Turquie, ce n’est pas un vain mot

Si Erdogan a appelé les Turcs à échanger l’or caché sous les oreillers, c’est aussi parce que ces réserves personnelles sont une réalité dans le pays. Selon le World Gold Council, le pays est même le quatrième plus important consommateur d’or au monde, avec une moyenne de 81 tonnes d’or achetées par les ménages. En 2015, le Conseil mondial de l’or estimait à 3500 tonnes le volume conservé en sécurité par les Turcs. Et c’est certainement là le fameux « oreiller » réclamé en fin de semaine dernière par le président Erdogan.

Mieux comprendre la place de l'or en Turquie - World Gold Council

L’or est déjà un rouage important du système financier turc. Les particuliers l’utilisent pour protéger leur épargne, et ils sont d’ailleurs incités à le faire (et on en parle d’ailleurs dans ce dossier). « Des générations d’épargnants turcs se sont tournés vers l’or pour se protéger contre les ravages de l’inflation et pour se prémunir face à la faiblesse de leur monnaie », estiment ainsi les analystes du World Gold Council. Les banques commerciales aussi utilisent l’or pour soutenir l’économie du pays : depuis 2012, elles sont déjà mises à contribution par le gouvernement. Le pays a aussi mis l’accent sur sa propre extraction aurifère, alors que les réserves d’or souterraines sont estimées à 840 tonnes.

Le cas de la Turquie le montre bien. Oui, le métal précieux peut être une solution quand la devise nationale perd de sa valeur. Et ce n’est d’ailleurs pas anodin si certaines banques centrales rapatrient leur or aux premiers signes de crise économique ou géopolitique. C’est une solution évidente pour les particuliers aussi. Encore faut-il éviter une situation extrême où le gouvernement décide de faire main basse sur les réserves en or de ses citoyens !

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