RSS

Archives de Tag: l’once

Thomson Reuters GFMS anticipe une hausse de l’or jusqu’à 1500 $ l’once

lingots d'or pur

Il est évident que si rien ne se passe la courbe des taux va continuer à se tendre, ce qui  devrait envoyer l’or sur la lune car les banques centrales devront se mettre en porte à faux et réagir pour éviter un effondrement (dans un 1er temps). La dédollarisation qui explique le découplage entre les taux qui montent et le dollar qui baisse va aussi soutenir l’or dans les années à venir : les matières 1eres sont parmi les rares actifs extrêmement sous évalués qui ne sont pas dans une bulle, c’est là où il faut absolument être présent, surtout dans le contexte actuel . L’or et l’argent ne pourront que monter de façon substantielle et exploser à la hausse … Z 

Dans leurs perspectives 2018, les analystes de Thomson Reuters GFMS anticipent une hausse de l’or jusqu’à 1500 $ l’once au cours de cette année, sur fond de crainte du retour de l’inflation. Cela propulserait le métal jaune à des niveaux que l’on n’a plus connus depuis avril 2013.

D’après Thomson Reuters, cette hausse pourrait être alimentée par des craintes de voir les États-Unis répudier l’ALÉNA. L’ALÉNA est bien sûr l’accord de libre-échange nord-américain, un accord commercial que les États-Unis ont conclu avec le Canada et le Mexique, qui sont 2e et 3e au classement de ses partenaires commerciaux les plus importants.

L’administration Trump a déjà imposé des droits de douane sur le bois canadien. Il a également augmenté récemment les droits de douane sur les importations de panneaux solaires et de machines à laver. Ces mesures sont inflationnistes. Il en va de même pour la réforme fiscale fraîchement adoptée, qui a poussé des sociétés comme Walmart et Starbucks à augmenter leur salaire minimum.

Mais si l’administration américaine devait se retirer de l’ALÉNA, comme le président Trump l’a suggéré à plusieurs reprises, les prix des biens de consommation et des services seraient déstabilisés à la hausse.

Anticipant cela, les investisseurs pourraient considérer d’augmenter leur exposition a l’or, qui a pour caractéristique historique de très bien se comporter durant les périodes de hausse de l’inflation.

L’or a permis de protéger les patrimoines, et de les apprécier, durant les périodes de progression de l’inflation.

Le graphique ci-dessous, fourni gracieusement par le World Gold Council, indique que le rendement annuel moyen de l’or s’est élevé à 15 % durant les années ayant enregistré une inflation d’au moins 3 % entre 1970 et 2017. En termes réels (ajustés à l’inflation), le rendement fut en réalité d’environ 8 %. Cela reste néanmoins supérieur à la moyenne des années affichant une inflation inférieure.

D’après le WGC, « le rendement de l’or fut supérieur à la progression du CPI en raison de ses nombreuses sources de demande. Le métal jaune ne sert pas uniquement à préserver son pouvoir d’achat, mais à l’augmenter ».

Posséder 5 à 10 % de son patrimoine en or et en actions minières, donc, permet de minimiser ses pertes sur d’autres classes d’actifs.

La faiblesse du dollar soutient également les prix de l’or

Les droits de douane et la hausse des salaires ne sont pas les seuls facteurs qui poussent les investisseurs vers l’or. La faiblesse du dollar par rapport aux autres devises est également un paramètre très important.

Durant ces dernières semaines, le billet vert a vu sa valeur plonger. Il s’est notamment replié de plus d’un pour cent rien que mercredi dernier, pour connaître sa baisse quotidienne la plus importante des 10 derniers mois. Cet événement fut la conséquence des commentaires du secrétaire au Trésor Mnuchin prononcés durant le forum économique mondial de Davos. Il a déclaré qu’un dollar plus faible « est bon pour nous en ce qui concerne le commerce et les opportunités ». Le dollar avait déjà vacillé de façon similaire en avril 2017 lorsque le président Trump avait déclaré que la devise américaine « devenait trop forte ». Peu de temps après, elle tombait en dessous de sa moyenne mobile à 200 jours.

suite et fin

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le 8 février 2018 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Quand les « cyclistes » voient l’or à 9000 $ l’once en 2020

Gold Price Prediction for September 5, 2016

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci dessus, on a un bon niveau de soutient au niveau des 1300 $ .  L’or a rebondit en réaction aux chiffres décevants sur le marché du travail américain. Le marché de l’or est très sensible aux choix inhérents aux taux d’intérêt  américain, et d’après les dernières nouvelles, le consensus pour une hausse des taux s’éloigne de plus en plus … 

Nous n’aurons pas à attendre la prochaine réunion de la FED pour voir l’or et l’argent tenter d’enfoncer le niveau supérieur.  Meme si d’ici là les MP devraient rester sous une relative pression .

J’ai toujours été un partisan des cycles sur le marché des MP, car c’est ce qui se passe et ce qu’on constate : c’est un marché cyclique . Le dernier cycle qui avait commencé à 270 $ avait mené mené l’or à 1920 $ l’once .

Le cycle qui s’amorce a commencé à 1050 $ l’année dernière, et dieu sait où il se terminera . Certainement dans une « bulle de l’or » . Sachant que le plus gros de la montée dans un marché haussier se déroule aux derniers stades de ce marché . (ça suit une courbe parabolique) 

Voici des précisions :

Parmi les analystes qui prévoient une augmentation prochaine des cours de l’or, il en est qui ne jurent que par les graphiques, les courbes ainsi que la récurrence des cycles. Et pour ces experts dont certains ont pignon sur rue au point d’être régulièrement invités à développer leurs théories dans les médias, le schéma actuel suivrait rigoureusement une ligne prédéterminée qui devrait amener l’or au voisinage des 4500 dollars l’once, voire 9000 (!) d’ici 4 ou 5 ans.

La hausse prochaine des cours de l’or étant plus que vraisemblable au regard du contexte économique mondial actuel, les partisans de la théorie des cycles (que je me permets d’appeler affectueusement les « cyclistes ») considèrent surtout qu’elle s’inscrirait dans une tendance parfaitement identifiée, un cycle récurrent sur la base duquel la situation actuelle apparaîtrait parfaitement cohérente. Ainsi, pour ces spécialistes, indépendamment des raisons concrètes qui pourraient pousser les cours de l’or à la hausse, il serait d’ores et déjà possible de prédire le prix du métal précieux juste en regardant la courbe de l’or des 40 ou 50 dernières années.

Un raisonnement simple… ou simpliste

Pour bien comprendre le raisonnement employé, voici un exemple d’analyse cyclique parmi les plus simples (simplistes ?) que l’on peut trouver sur différents sites et blogs spécialisés.

Oublions alors tous les éléments actuels susceptibles d’influer à plus ou moins long terme sur les cours de l’or et concentrons-nous uniquement sur la courbe représentant la valeur de l’once d’or depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En cherchant bien, on peut effectivement s’apercevoir qu’il y a une sorte de récurrence dans le motif, comme une forme qui se répète, une succession de cycles dont les deux derniers nous ramènent respectivement aux années 70-80 ainsi qu’à la première décennie du XXIe siècle.

Premier cycle : alors que depuis des temps immémoriaux le cours de l’or suivait son petit bonhomme de chemin avec une indéfectible régularité, en sa qualité d’étalon de toute richesse dans le monde, voilà qu’il commence à s’agiter à l’aube des années 70 après que le dollar l’eut supplanté comme valeur de référence. Premier choc pétrolier, les économies vacillent, le dollar essuie son baptême du feu et on voit l’or amorcer une progression jamais vue jusqu’alors. Il passe de 120 dollars l’once en 1975 à 850 dollars en 1980, soit 600% de progression en moins de 5 ans ! Les marchés s’étonnent mais reprennent finalement le dessus. Et, après une brève réplique en 81, les cours de l’or redescendent rapidement pour se stabiliser les années suivantes autour de 50% du pic de 1980.

Le deuxième cycle majeur clairement identifiable débute en 2000, et bizarrement, il semble suivre exactement le même schéma que le précédent. Souvenez-vous, en 2000-2001, l’effet conjoint de l’explosion de la bulle internet et du terrorisme international — qui prend une nouvelle dimension avec la destruction des Twin Towers à New York — ébranle l’économie internationale et le dollar en première ligne. Immédiatement l’or connaît une brutale remontée qui durera 10 ans. De 270 dollars l’once en 2001, il atteindra la valeur record de 1920 dollars en décembre 2011. Là encore, plus de 600% d’augmentation ! Et comme au cycle précédent, après un bref sursaut en 2012, les cours redescendent pour se stabiliser aux alentours de 1100 dollars l’once, soit un peu plus de 50% du plafond.

Quand l’histoire semble se répéter

Aujourd’hui, la situation semble se répéter depuis le début de l’année 2016, avec l’or qui avoisine désormais les 1300 dollars l’once, dans une dynamique qui rappelle furieusement la première phase des cycles précédents. Si bien que les partisans de la théorie des cycles sont nombreux à anticiper déjà les cours futurs en suivant tout simplement le schéma qu’ils devinent sous les variations de ces 40 dernières années. Ainsi, les plus « raisonnables » envisagent une progression constante jusqu’à 2000 dollars l’once d’ici fin 2017. Puis, en fonction d’éventuels troubles qui se profilent au plan international (troubles financiers, mais également « stratégiques », sociaux, économiques…), le rythme de progression pourrait bien s’accentuer pour atteindre 4300 à 4500 dollars l’once aux alentours de 2020-2022.

Pour d’autres « experts », en revanche, les cours de l’or pourraient bien exploser beaucoup plus vite qu’on ne le pense et grimper de façon nettement plus « verticale » en suivant la règle des « +600% » pour atteindre 9000 dollars au début des années 2020 !

En conclusion, on peut sourire à l’évocation de ces méthodes prédictives, mais on peut également souligner que l’économie en elle-même est cyclique et que, bien souvent, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ou, tout au moins, que les « schémas » ont fortement tendance à se répéter. D’ailleurs, la plupart des traders parient sur les cours futurs en fonction, non pas de la réalité des faits économiques, mais le plus souvent en suivant des modèles mathématiques pré-établis.

Par conséquent, rien ne dit que l’or n’atteindra pas les 9000 dollars l’once un jour ou l’autre, ou même qu’il ne dépassera pas la barre symbolique des 10000 dollars. Et d’ailleurs, il y arrivera forcément, surtout si les marchés mettent enfin un terme à cette aberration que constituent les ETF. Mais, dans l’état actuel des choses, et surtout en tenant compte de manière plus rationnelle des éléments conjoncturels qui font l’économie d’aujourd’hui, un tel cours ne devrait pas être atteint avant la décennie 2040-2050 au mieux… à condition bien sûr que le dollar existe toujours à ce moment-là.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 5 septembre 2016 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Stephen Leeb: Hathaway a raison, le cours de l’Or va monter en flèche… entre 10.000 et 20.000 dollars l’once

Hathaway Is Right, The Price Of Gold Will Skyrocket…To $10,000 – $20,000

Dans quelques années quand il n’y aura plus d’or, et que le prix de l’or sera de cet ordre avec plusieurs zéro – vous repenserez à moi . Et à comment j’ai enseigné sans relâche au public de ne pas se laisser distraire – que l’or était la seule et unique vrai monnaie, et que le reste n’était que du papier sans valeur . Aucun Blog n’en parlait il y a 3 ans . Maintenant c’est un sujet mainstream qu’abordent tous les médias alternatifs .  Je n’ai absolument pas la prétention de dire que c’est grâce à nous, mais on y a fortement contribué .

——————————————————————————————-

Aujourd’hui, Stephen Leeb, l’un des plus grands gérants de la planète vient d’expliquer à kingworldnews que John Hathaway a raison d’affirmer que le cours de l’or va monter en flèche.

Stephen Leeb est une autorité reconnue sur les marchés financiers, par rapport aux tendances macroéconomiques et aux matières premières, en particulier le pétrole et les métaux précieux.

Stephen Leeb est également président et gérant de Leeb Capital Management.

Eric King: “Stephen, je sais que vous avez eu l’occasion de lire l’interview de John Hathaway sur kingworldnews. nous aimerions connaître votre opinion sur ce qu’a dit John…”

Stephen Leeb: “John a parfaitement raison. Eric, je pense que les gens n’apprécient pas réellement la quantité d’Or qu’il y a dans le monde. Si l’on prend en compte l’intégralité de tout l’or physique qui existe sur la planète, cela représente environ 7.000 milliards de dollars…

Cela peut paraître beaucoup, mais si l’on considère que la moitié se trouve sous la forme de bijoux, et qu’une grande partie est détenue par les banques centrales, cela laisse très peu d’Or disponible pour les ETF et à des fins de placement.

Ainsi, lorsque les conditions que John a décrit lors de sa dernière interview seront réunies, je vous souhaiterai alors, bonne chance pour trouver de l’or physique. Il a tout fait raison de dire que l’Or va crever le plafond lorsque cette ruée vers l’or physique se matérialisera.

Qui l’a déjà compris ? Les Chinois, les Russes et les Indiens… Les Chinois sont d’ailleurs en train de construire actuellement de nouvelles chambres fortes pour abriter leurs achats d’Or massifs.

Donc, les investisseurs doivent acheter de l’or physique tant qu’il reste à des niveaux abordables. Les investisseurs pourraient également vouloir investir dans des sociétés minières de haute qualité pour se prémunir d’une situation confiscatoire de l’Or comme ce qu’il s’était passé sous la présidence de Franklin D. Roosevelt. Mais le plus important pour les investisseurs est qu’il doivent comprendre qu’il y a une quantité minuscule d’Or disponible à l’achat.

Eric, si l’on cherche à anticiper le cours de l’Or alors que nous voyons une pénurie de matières premières à l’avenir, l’or va prendre énormément de valeur. Nous allons voir des cours de 10.000, 15.000, 20.000 dollars. Mais peu importe que ce scénario ait lieu, nous allons assister à une augmentation importante du cours de l’Or. Pour les banques centrales et les gouvernements, Il est trop tard pour empêcher cela.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 avril 2016 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

L’or retrouve peu à peu de son brillant : UBS voit l’or à 3300 dollars l’once !

Les prix de l'once d'or ont inversé leur tendance depuis le début janvier et sont repartis à la hausse.

Les prix de l’once d’or ont inversé leur tendance depuis le début janvier et sont repartis à la hausse.Image: Keystone

Certains mouvements et autres analyses ont ramené des investisseurs sur le marché de l’or depuis le début de l’année. Mercredi, les stocks d’or éligible sur le Comex, la bourse des métaux à New York, ont chuté de 73% en une seule journée.

Plus de 200’000 onces sont sortis des coffres de Brinks, HSBC ou encore de Scotia Mocatta. Il restait à peine 74’000 onces d’or livrable, soit 2,3 tonnes.

Signe du regain d’intérêt pour la «relique barbare», comme la dénommait l’économiste John Maynard Keynes, l’once d’or avait franchi le jour précédent à la hausse la résistance à 1110 dollars et Scotia Mocatta anticipe déjà un test à 1136 dollars.

Les Hedge Funds s’y mettent

Ces mouvements interviennent alors que Bloomberg annonçait en début de semaine que les fonds d’investissement alternaltifs (Hedge Funds) ont plus que doublé leurs positions nettes longues. L’agence américaine explique ce retour en grâce par les turbulences sur les marchés d’actions qui ont coûté 15’000 milliards autour du globe et les incertitudes concernant le pétrole, le Moyen-Orient ou encore la Chine.

«Je crois que les gens étudient désormais très attentivement les positions risquées qu’ils ont accumulées sur d’autres marchés», a estimé George Milling-Stanley, responsable des investissements sur l’or chez State Street Global Advisors.

UBS voit l’or à 3300 dollars l’once

Rien que pour le mois de janvier, l’once a signé sa meilleure performance mensuelle sur un an, les investisseurs ayant déjà placé plus d’un milliard dans les Exchange Traded Funds (ETF) en métaux précieux. Quant aux Exchange Traded Products (ETP), leurs volumes ont atteint les 1500 tonnes, leur niveau de novembre 2015.

Ces faits donnent du poids à une étude récente d’UBS, selon laquelle les prix de l’or vont continuer de grimper jusqu’à atteindre 3300 dollars l’once! La banque anticipe une inflation comparable à celle des années 70 qui s’accompagnera d’une chute du dollar.

D’autres ne sont pas aussi optimistes mais jugent qu’un cours à 1700 dollars serait justifié, compte tenu des turbulences actuelles sur les marchés.

(nxp)

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 janvier 2016 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

La Fed et la Grèce poussent l’once vers 1.200 dollars

« La russie achète de l’or pour se diversifier » selon Nabiullina la gouverneur de la banque centrale Russe, et car la Russie « préfère l’or au dollar ou à l’euro », ainsi que parce que « d’autres pays ont des réserves d’or plus importantes que nous » (ZH)

La Fed et la Grèce poussent l’once vers 1.200 dollars :

Hier soir s’est terminé un comité de politique monétaire très attendu de la part de la Fed, qui s’était réservé la possibilité de relever ses taux. Mais elle ne l’a pas fait. Au contraire, puisque la banque centrale américaine a surtout ramené sa prévision de croissance du PIB américain pour 2015 de 2,3-2,7% (en mars) à 1,8-2%. Soit un abaissement de 24% en milieu de fourchette en l’espace de seulement trois mois.

Ce qui tend à décaler et/ou à réduire l’intensité du durcissement monétaire américain qui s’annonce. C’est là un élément favorable à l’or, dans la mesure où la perspective de voir les taux d’intérêt remonter pèse sur l’once, et inversement.

‘L’idée générale est la suivante : l’économie (américaine) se dirige dans la bonne direction à une cadence suffisante pour justifier une hausse des taux qui, cela étant, n’interviendra qu’à vitesse réduite. Ce qui est favorable à la prise de risque et donc négatif pour le dollar’, estiment les opérateurs de changes de Société Générale.

D’où la hausse de l’euro contre le dollar constatée ce midi, ce qui tire vers le haut le prix de l’once en dollars. La hausse en euros, plus réduite, peut être éventuellement attribuée à la persistance du risque grec. Cet après-midi en effet, les ministres de Finances de la zone euro (soit l’Eurogroupe) se réuniront à Luxembourg à ce propos.

‘Le temps commence à manquer pour que la Grèce puisse rembourser le FMI, et si les discussions portent davantage sur un traitement ordonné de ce défaut de paiement, les marchés devraient réagir’, prévient-on chez Trustnet Direct.

Donc, le marché de l’or a été soutenu par la question grecque qui provoque beaucoup de nervosité (et qui pourrait beaucoup aider l’or), et par la FED qui ira plus doucement que ce qui était prévu dans son calendrier de la hausse de taux , les analystes tablent sur 2 hausses des taux symboliques d’un quart de point d’ici fin d’année : si effectivement cette remontée a bien lieu dans un contexte économique anémique (ou pire, réellement récessionniste) , comme le suppose le consensus, à partir de un demi point (0.5 %) ça devrait commencer à faire mal  (et catalyser un QE 4) :

Une projection très suivie par les marchés, « la carte des points » ou « dot-plot » montre que les participants au FOMC ont abaissé leur prévision indicative du rythme d’évolution des taux. Les taux d’intérêt devraient ainsi se situer entre 0,25 % et 1 % d’ici la fin de l’année, estiment quasiment tous les participants. Une courte majorité de 10 participants prévoient que les taux se situeront entre 0,5 % et 1 %, ce qui sous-entend que le FOMC pourrait relever deux fois les taux d’ici fin 2015 à raison d’un tour de vis d’un quart de point à chaque fois. L’interprétation de ces projections est limitée, car tous les participants ne votent pas sur la politique monétaire et que ces indications sont anonymes.

Mais elles montrent globalement une évolution plus douce des taux par rapport aux projections similaires de mars. Plus aucun membre de la Fed ne table sur des taux au-dessus de 1 % cette année alors qu’ils étaient encore quatre en mars .

Gold in USD - 1 Week

Un belle cassure par le haut 

Voici plus par adrian Ash :

Surprise (?) de la Fed concernant les taux d’intérêt

Plus bas pour plus longtemps, si ce n’est à zéro pour toujours.

Surprise, surprise de la part de la Réserve fédérale américaine ce mercredi.

C’est ce que l’on penserait si on observait aujourd’hui les marchés financiers.

Les actions sont en baisse, le dollar a coulé et les obligations d’état se rétablissent un peu partout dans le monde.

Mais vraiment, la décision et le communiqué d’hier par la Fed étaient aussi choquant qu’une autre arnaque aux métaux précieux… visant des retraités… en Floride (comme celle-ci, par exemple).

Ne faisant rien pour les taux, et ce pendant 79 mois de suite, la Fed a aussi fait allusion à une hausse de ceux-ci pour bientôt. Oui Môsieur !

Pour la fin de l’année en fait. Faites attention ! Peut-être.

Mais l’équipe dirigeante de la Fed a aussi revu à la baisse leurs prévisions de plus long terme à savoir où seront les taux à Noël… pendant 2016… et au-delà.

Voyez par vous-même en comparant les prévisions faites en juin 2014 avec celles de juin 2015.

La Fed avait tort avant, bien sûr. Mais alors qu’elle insiste sur le fait de ramener l’inflation vers l’objectif annuel des 2,0%, elle pense aussi que les taux d’intérêt resteront de plus en plus bas.

Septembre est maintenant la prochaine date butoir pour la première hausse. Est-ce que quelqu’un sera choqué si cela ne se faisait pas ?

« Plus bas pendant plus longtemps » commence à ressembler à « Zéro pour toujours ».

A la recherche d’un retour, n’importe quel retour, il est peu surprenant que lesinvestisseurs sur les marchés boursiers achètent d’abord, et posent des questions sur les modèles économiques et les profits plus tard ?

Une telle exubérance ne s’est jamais bien terminée pour la masse des investisseurs mais seulement pour les promoteurs des actions se retirant de la flottaison.

Cette fois-ci, cependant, la pile de dette à régler nécessaire pour pousser les prix des actions à la hausse est beaucoup plus large qu’en 2000 ou 2008.

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 juin 2015 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Jim Willie – 13 raisons pour lesquelles l’or atteindra 5000 dollars l’once

En novembre 2003, avant que les Hat Trick Letters ne soient lancées, un article séminal était publié énonçant les 25 raisons pour lesquelles le prix de l’or devrait grimper. Il fut mis à jour plus tard, aux alentours de 2008, et quelques raisons supplémentaires y furent ajoutées. Compte tenu des phénomènes extrêmes que nous avons traversés au cours de ces derniers mois, la situation a complètement changé. La crise s’est développée en 2008 après l’effondrement de LehmanBrothers, la nationalisation de Fannie Mae et le soutien national d’AIG. Au cours de ces derniers mois, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de crise permanente et de tension constante, largement reconnue comme étant quelque chose de plus sérieux, de plus dangereux et de plus risqué.

Les transformations capables de marquer un retournement de l’environnement global de la monnaie, du système bancaire et de l’or sont très nombreuses. Observées collectivement, elles sont époustouflantes. La nouvelle norme est une crise profonde et constante sans aucune résolution et l’absence de désir de régler quoi que ce soit. La structure bancaire refuse d’endurer les liquidations. Elle finira par ne plus avoir le choix. Le sentiment d’urgence et de détresse et le risque accru d’effondrement systémique sont les conséquences de multiples développements que sont principalement :

  • Les taux d’intérêts zéro et le quantitative easing à l’infini (ou hyperinflation monétaire discontinue)
  • Un GOFO négatif et backwardation des contrats à terme
  • Le Printemps Arabe et l’instabilité au Proche-Orient et en Afrique du Nord
  • Les projets de bail-ins ou de confiscation des comptes en banque Occidentaux
  • Les attaques mensuelles sur le marché de l’or
  • L’épuisement des coffres du COMEX
  • L’exposition des produits dérivés comme point faible du secteur bancaire
  • La pression constante d’intervention et le support artificiel des marchés financiers
  • Les solutions de Draghi déclarées invalides
  • Les dettes et déficits non résolus en Europe du Sud
  • Les dysfonctions des dépenses du gouvernement des Etats-Unis
  • L’infiltration des nations Occidentales par les infrastructures de swap du yuan Chinois
  • Les réunions anti-G20 avec les swaps d’or comme projet clé
  • La naissance de la zone d’échanges EurAsienne
  • La révélation de l’espionnage de grande échelle par les services secrets

Le monde entier a changé avec l’argent, le système bancaire, les investissements, et les règles qui gouvernent la richesse. Hat Trick Letter ne se soucie pas de la loi ou de la politique, mais des problèmes qui affectent le dollar, les devises, les obligations, les systèmes bancaires, le commerce et les métaux précieux. Aucune analyse sérieuse de l’or et l’argent ne peut être faite sans que soient pris en compte ces autres concepts. Ils sont tous liés les uns aux autres.

PENURIE

Les facteurs suivants justifient tous une hausse future du prix de l’or jusqu’à plus de 5000 dollars par once. Le prix de l’argent augmentera quant à lui de plusieurs multiples du pourcentage d’augmentation du prix de l’or. La pénurie d’argent est évidente aux yeux des analystes et des experts, si ce n’est ceux qui travaillent pour les banques. La pénurie d’or est plus subtile, parce que des milliers de tonnes de métal ont été prêtées illégalement, ce qui a entraîné des double-comptages et des comptes manquants sur les rapports. L’exemple le plus flagrant est le bilan des réserves d’or des Etats-Unis, listées comme étant de l’or déposé dans des coffres, et qui se traduisent en réalité par du métal qui se trouve peut-être dans des gisements appartenant à Barrick Gold, plusieurs kilomètres au cœur de massifs montagneux.

LES FACTEURS DU PRIX DE L’OR

1.      Effondrement des taux d’intérêts et dommages causés par un TNX en hausse

La baleine Londonienne que sont les bureaux de JPM est responsable de leur publicité. Les swaps de taux d’intérêt sont un mécanisme utilisé pour contrôler les taux d’intérêts, notamment ceux de longue maturité. Ils sont un mécanisme complexe. Une demande finale est créée artificiellement. Morgan Stanley a été la prostituée de Wall Street des années durant, exécutant les swaps de taux d’intérêt et générant des ralliements sur les obligations du Trésor à partir de rien. L’effet de levier de ce mécanisme est de 50 à 100 :1. Les petites fluctuations du rendement des obligations (de 30 à 50 points de base) peuvent causer d’importantes distorsions. Nous avons enregistré, depuis le mois de mai, un mouvement de 130 points sur le rendement des obligations sur dix ans. De grosses collisions de produits dérivés contre une dizaine de baleines sont à prévoir. La réserve de valeur la plus sûre est l’or physique.

2.     Renversement du carry trade des obligations et effet de convexité sur le TNX

Depuis 2009, le directeur de la Fed Ben Bernanke a encouragé les grosses banques Américaines à remplir leurs bilans grâce à des carry trade bénéficiant d’importants effets de levier. Elles ont emprunté de l’argent gratuit à près de 0%, qu’elles ont ensuite investi sur les obligations du trésor sur 10 ans. Les excès de réserves de la Fed, tirés des profits sur les carry trade, ont permis de détourner les regards de son insolvabilité. Avec la hausse des rendements des obligations, les dommages sont conséquents, et les pertes approchent des niveaux catastrophiques (dont on ne nous dit rien). Ces pertes sont amplifiées par les effets de levier. Les grosses banques Américaines se débarrassent aussi vite qu’elles peuvent de leur carrytrade sur les obligations du Trésor, dont l’effet de levier repose sur des contrats à terme. L’argent gratuit a été converti en pertes. Le meilleur investissement est l’or physique.

3.     Echanges indirects : obligations qui retournent à l’émetteur et progression des infrastructures Orientales, inflation finalement importée après trente ans d’exportation

Pour un nombre accru de projets, le paiement entre deux partis se fait en obligations. C’est vrai pour les acquisitions de Rosneft et les achats d’actifs Africains, ainsi que pour un certain nombre de projets de moindre importance. La liquidation de la société Brésilienne OGX se fera plus ou moins de la même manière. Les obligations sont ensuite converties en cash par le parti qui vend les actifs. Les obligations sont retournées à l’émetteur, généralement une banque de New York ou de Londres. L’inflation exportée par le gouvernement des Etats-Unis a jusqu’alors évité toute conséquence directe sur l’inflation des prix au sein de l’économie Américaine, puisque les Etats-Unis ont toujours exporté de la dette. Trente ans plus tard, alors qu’elle retourne aux Etats-Unis, cette inflation est une véritable bombe à retardement. Le prix de l’or répondra à l’abandon des obligations Américaines et à l’augmentation de leurs rendements, et à l’inflation des prix causée par la dévaluation du dollar. La seule protection contre l’inflation sera l’or physique.

4.     Bail-ins et confiscations de comptes privés

Les confiscations faites par les banques de Chypre ont donné l’exemple au système bancaire Occidental. Les bail-ins ne pourront en aucun cas résoudre la solvabilité des grosses banques, dont les pertes dérivées sont 50 à 100 fois plus importantes que les comptes privés et les dépôts. Lorsque les Etats-Unis et l’Europe Occidentale, ainsi que la Grande-Bretagne, imposeront des confiscations de quelque pourcentage que ce soit, la furie et la panique seront palpables. Les gens réaliseront que les fonds privés détenus auprès de banques corrompues et insolvables ne sont pas en sécurité. Ils retireront leur argent des banques, ou ce qu’il en restera, et se tourneront vers l’or. La réserve de valeur ultime est l’or physique.

5.     La chute de l’empire des Saoudiens et la perte du pétrodollar face à l’avancée de la Natural Gas Coop

Les Saoudiens ont quelque chose de spécial du fait même de leur position de commande à l’OPEP, et de leur surplus de balance commerciale tiré du recyclage d’obligations du Trésor, d’actions bancaires Américaines et de biens immobiliers Américains. Le régime Saoudien a été déstabilisé par certain nombre de facteurs. Notons particulièrement l’inflation des prix (plus précisément des biens alimentaires), le manque de réformes dû aux lois Islamiques, l’appropriation et le vol perpétré par les princes, la chute des surplus nationaux sur le secteur pétrolier et certains problèmes de succession de pouvoir. Le roi Abdullah serait sorti du coma, mais sa condition reste incertaine. Le paiement du pétrole en dollars ne pourra durer indéfiniment. L’OPEP lui-même pourrait se trouver être la prochaine victime du printemps Arabe et se tourner vers d’autres devises. La montée en puissance de la Natural Gas Coop est le plus important phénomène géopolitique lié à l’énergie dont nous avons été témoins depuis des décennies. Il est intégralement lié à la construction de pipelines, et se trouve au cœur de conflits et de controverse. A mesure que le pétrodollar sombrera dans l’oubli, le vrai standard qu’est l’or refera son apparition. Les Arabes, dont les Saoudiens, et notamment les producteurs de pétrole du Golfe Persique, se jetterons sur l’or avec passion une fois qu’ils se débarrasseront de leurs obligations Américaines et rendront hommage à leur nouveau protecteur, la Chine, et à la Russie qui lui emboitera le pas. La forme de richesse majoritairement détenue par les Arabes a des siècles durant été l’or physique.

A suivre…

source

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 20 février 2015 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

L’or en dessous des 1000 dollars l’once à la fin de l’année 2014 ? Or : Trop de « relique barbare » à la BNS

Lingots. L’initiative «Sauvez l’or de la Suisse» laisse cinq ans à la Banque nationale pour doubler son stock. (Reuters)

Aujourd’hui je vous propose 2 papiers avec lesquels je ne suis pas d’accord : l’or est dans une tendance baissière certes, mais de là a arriver à 1000e avant fin 2014, c’est abuser , l’or pour l’instant ne plonge pas , il résiste bien ; N’oublions pas non plus que dans moins de 30 jours TOUT peut basculer avec la suisse . Enfin, quand l’or et l’argent descendent comme ça , on a toujours les oiseaux de mauvaise augure qui viennent crier sur les toits que l’or sera à 1000  $ et l’argent à 10 $ ; De toutes façon l’or montera à long terme, tout ça n’est que du « bruit » de court terme, et on peut faire de l’argent à la hausse comme à la baisse pour ceux qui le tradent, ce que je ne conseil pas aux non initiés ; Z .

L’or en dessous des 1000 dollars l’once à la fin de l’année 2014 ?

(Easybourse.com) Ce lundi, le cours de l’once d’or enregistre une correction de 0,31% à 1169,70 dollars l’once. Pour certains experts spécialisés sur les matières premières, la probabilité que le prix du métal jaune descende sous les 1000 dollars l’once d’ici la fin de l’année est élevée.

L’or a enregistré son premier repli mensuel de l’année 2014 la semaine dernière après être descendu à 1160,50 dollars l’once, son plus bas prix depuis juillet 2010.

En cause l’appréciation continue du dollar dans la foulée de l’annonce de la Fedmercredi 29 octobre de mettre un terme à son programme d’achat d’actifs et de considérer un relèvement de ses taux directeurs prochainement.

Plusieurs signaux négatifs se multiplient pour la matière première.  Le volume sur les contrats à terme sur l’or est particulièrement important, supérieur de 25% à la moyenne des 100 derniers jours.
Les encours des ETF investis surl’or ont diminué à un plus bas niveau de cinq ans la semaine dernière. La position nette acheteuse sur les futures et options sur l’or s’est également réduite.

Société Générale et Goldman Sachs font partie des banques internationales qui tablent sur une dépréciation supplémentaire du prix du métal jaune.
Les chances de voir le cours de l’once descendre sous les 1000 dollars ont augmenté au regard de la baisse du cours du pétrole qui suppose une inflationfaible sur une période prolongée, soutient Michael Haiugh, responsable de la recherche sur les matières premières chez SG.
Jeffrey Currie, expert chez GS s’attend à un prix de l’or à 1050 dollars l’once à la fin de l’année.

Victor Thianpiriya, analyste spécialisé sur les matières premières chez Australia and New Zealand Banking Group se veut un peu plus optimiste voit l’or toucher 1180 dollars fin décembre et à 1200 dollars pour la majeure partie de l’année 2015.

La baisse du cours de l’or a été exacerbée par la décision prise par la Banque centrale du Japon le 31 octobre d’élargir son programme d’achat d’actifs de 80 000 milliards de yens par an, contre un précédent montant situé entre 60 et 70 000 milliards de yens.

Contrairement à 2013, le déclin du prix de l’or n’a pas été limité par les achats de la Chine. Celle-ci s’était portée largement acquéreuse d’or sur le marché physique l’année dernière ce qui avait permis de soutenir le cours de la matière première. Cette année, tel n’est pas vraiment le cas.

I.H. – http://www.easybourse.com/bourse/international/article/29114/lor-en-dessous-des-1000-dollars-lonce-a-la-fin-de-lannee-2014-.html

L'or en dessous des 1000 dollars l'once à la fin de l'année 2014 ?

Or : Trop de « relique barbare » à la BNS

Par essence, l’or ne produit rien, ne rapporte rien, ne verse aucun dividende ni intérêt. Sa seule qualité, c’est d’être une réserve de valeur, la plus ancienne qui soit. Mais risquée, vu les amples variations de son prix. John Maynard Keynes, l’un des plus grands économistes du XXe siècle, l’un des inspirateurs des années de prospérité d’après-guerre, le qualifiait dédaigneusement de « relique barbare ».

C’est pourtant de ce métal jaune improductif que l’on risque de remplir les coffres de la Banque nationale suisse. Il suffit, pour cela, que le peuple accepte fin novembre une initiative lancée par l’UDC et ses amis. Ce texte exige que la BNS détienne au minimum 20% de ses actifs en métal jaune. Vu la taille monumentale que ces derniers ont prise ces dernières années pour protéger l’économie suisse de la crise financière, on imagine les montagnes d’or qu’il faudrait accumuler.

En toute inutilité. L’or n’est plus le garant de la solidité de la monnaie d’un pays. Et ceci depuis des décennies. Ce rôle s’est définitivement arrêté le 15 août 1971 lorsque le président américain de l’époque Richard Nixon décidait de découpler le dollar par rapport à l’or. Depuis lors, le billet vert fluctue, entraînant toutes les autres devises, dont le franc suisse. Du reste, on ne parle plus aujourd’hui de la valeur de la monnaie par rapport au métal jaune, mais au contraire, du prix de ce dernier libellé en francs, euros, dollars, etc. Les rôles se sont donc inversés.

L’initiative sur l’or tente de répondre à une angoisse bien légitime née des grands bouleversements provoqués par la crise financière. Lorsque les banques centrales, à commencer par la Fed américaine, ont entrepris de déverser des milliers de milliards sur leurs économies sonnées, les esprits se sont alarmés : qu’est-ce qui nous garantit que notre argent vaudra autant demain qu’aujourd’hui ? Ne va-ton pas plonger dans une hyperinflation, avec des prix échappant à tout contrôle ? L’or, en comparaison, est alors passé pour la valeur refuge par excellence.

Pas pour longtemps. C’est tout le contraire de ces craintes qui s’est passé. Les monnaies n’ont pas perdu leur valeur. Le franc et l’euro sont montés, suivi aujourd’hui par le dollar. Au contraire, l’or a subi un krach au printemps 2013 qui lui a fait perdre plus de 20% de son prix. Et cela risque de durer si les économies occidentales plongent dans la déflation (spirale de baisse des prix), comme le craignent maints experts.

Pour résumer, la solidité d’une économie n’a pas grand-chose à voir avec le stock d’or détenu dans les coffres de la banque centrale. Elle s’appuie sur de nombreux autres facteurs, comme la solidité et la compétitivité de ses entreprises, de son cadre légal, de ses institutions et de sa capacité à répondre efficacement aux crises. Autant de points où la Suisse s’est illustrée ces dernières années.

Bourrer les coffres de la BNS avec de l’or ne servirait donc à rien, sauf à rassurer quelques esprits. Au contraire, cette fantaisie risquerait de coûter fort cher à la banque centrale, et donc au pays dans son ensemble.

http://www.hebdo.ch/les-blogs/genier-yves-r%C3%A9dacteur-lhebdo/or-trop-de-%C2%AB%C2%A0relique-barbare%C2%A0%C2%BB-%C3%A0-la-bns

 
2 Commentaires

Publié par le 4 novembre 2014 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :