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Archives de Tag: l’inflation

Les incertitudes liées à l’inflation pourraient bien profiter à l’or

[titre article pour referencement]

L’étroite relation entre inflation et cours de l’or risque bien une fois de plus de favoriser le métal précieux face à la fragilité d’une reprise économique basée sur un retour à la croissance à la fois artificiel et biaisé.

On l’a longtemps subie, et puis on a fini par la faire disparaître. Mais étrangement, elle a commencé à manquer à notre économie et, depuis quelques années, on cherche à la retrouver. Elle, c’est l’inflation, et il se pourrait bien qu’avec le retour (timide) de la croissance et une baisse relative du chômage, on finisse par la faire repartir en France. Mais sera-t-elle à la hauteur des attentes ? Et, plus important encore, saura-t-on seulement la maîtriser ? Avec en arrière plan des conséquences non négligeables (et plutôt positives) pour les cours de l’or en 2018.

Les attentes théoriques du quantitative easing

Grâce à (ou à cause de) la politique menée par la Banque Centrale Européenne depuis quelques années, visant à saturer l’économie de liquidités monétaires (quantitative easing), tout est mis en place pour favoriser un retour de l’inflation en France : on injecte de la monnaie qui doit, à terme, permettre le financement de nouveaux développements industriels et commerciaux, lesquels sont censés alors fluidifier le marché de l’emploi en facilitant les recrutements de la part d’employeurs redevenus confiants en l’avenir.

Objectif : accompagner, voire susciter une croissance économique qui se traduira à terme par plus d’argent dans les poches des citoyens (re)devenus consommateurs, lesquels contribueront à leur tour à faire fonctionner la machine commerciale et industrielle. La BCE crée l’élan, l’impulsion initiale, et les acteurs économiques font le reste en entretenant le mécanisme.

Une réalité qui se heurte aux dysfonctionnement du système français

Théoriquement, l’idée est séduisante, mais en pratique c’est déjà plus compliqué.

D’abord, la masse d’argent nécessaire qu’il aura fallu injecter dans l’économie Française pour voir enfin notre croissance décoller au-delà de 1,5% est bien supérieure à ce qui était prévu. Pour preuve, ça fait bien longtemps que la plupart de nos voisins européens ont atteint des niveaux plus confortables pour moins cher. Ce qui peut laisser entendre au passage que notre appareil économique, commercial et même financier est grippé, mal configuré, obsolète même, puisqu’il n’a pas su profiter à plein d’un apport massif de ce qui était pourtant censé lui manquer le plus.

C’est un peu comme si on avait alimenté un moteur en carburant et qu’on se rendait compte qu’il n’avait pas été huilé depuis des lustres, qu’il était perclus de fuites et que l’essentiel de ce qu’on lui injectait se perdait à l’extérieur. Ici, l’extérieur, c’est par exemple les importations qui excèdent chroniquement les exportations, nous laissant chaque année avec un déficit commercial record par rapport au millésime précédent.

Mais ce sont aussi les “détournements” de cette manne financière au profit de certaines catégories seulement d’entreprises ou d’individus, comme pour mieux souligner les effets pervers d’une politique économique et sociale entretenue depuis des décennies et dont la vocation semble être de creuser les inégalités au lieu de les résorber. Le tout au détriment d’une classe moyenne qui aurait pu justement être la mieux placée pour soutenir cette économie réanimée par la BCE.

Un résultat toutefois atteint… mais sans effet notable

Quoi qu’il en soit, à force d’insister et en dépit des fuites qu’on ne prend toujours pas la peine de résorber, il semblerait qu’on soit parvenus à induire un élan de croissance dont on suppose qu’elle atteindra éventuellement 2% en 2018.

Ce taux n’est pas anodin, car on considère que c’est celui à partir duquel l’économie commence à être “rentable”, qu’elle crée de l’emploi et qu’elle peut même relancer la dynamique industrielle et commerciale. L’ennui, c’est que cette règle est de moins en moins pertinente, en raison du fait notamment que les marchés sont devenus mondiaux et que notre économie souffreteuse est désormais confrontée à celle de pays qui affichent sans effort des taux 3 ou 4 fois supérieurs, en particulier par leur propension à inonder le monde de leurs productions bon marché et de qualité souvent médiocre.

Des pays qui ne trouvent plus de concurrence chez nous puisque, bien souvent, nous avons abandonné ces mêmes productions pour leur en confier la responsabilité il y a des années, dans une vision de rentabilité à court terme que nous payons au prix fort aujourd’hui.

Une mauvaise affectation des résultats de la croissance

Alors certes, les entreprises françaises recommencent à investir, mais surtout dans le digital et les dispositifs d’optimisation numérique, pas forcément dans l’appareil productif lui-même. Quant aux embauches, c’est vrai qu’elles repartent timidement à la hausse, mais principalement dans les métiers du conseil, de l’accompagnement et du développement numérique, et pas réellement dans la main d’œuvre spécialisée nécessaire à une relance d’une productivité efficace et d’une compétitivité réelle sur les marchés des biens et services.

Une inflation qui risque bien de ne pas avoir les effets escomptés

Par conséquent, en dépit d’une inflation qui “remonte”, celle-ci affecte surtout les rares secteurs où nous pouvons encore prétendre à une certaine compétitivité. C’est à dire ceux pour lesquels nous n’avons pas encore été dépassés par les pays à bas coût de production pour une qualité similaire, mais aussi les secteurs que la transformation numérique ou l’automatisation n’aura pas encore affectés. Autant dire qu’en dehors du luxe et de certains domaines ultra pointus que nous partageons avec nos partenaires européens (comme l’aéronautique par exemple), cela ne laisse pas beaucoup de secteurs où nous pouvons encore faire la différence.

Car pour tous ceux-là nous sommes aujourd’hui dans la situation d’un pays qui propose des produits de moyenne gamme à des prix excessifs. De fait, cette inflation qu’on appelait de nos vœux depuis des années risque fort de ne jamais se traduire en hausses de prix justifiables capables de tirer toute l’économie vers le haut. Et finalement, il n’y a plus réellement que les actifs financiers qui risquent de voir leur cours s’apprécier, tout en étant de moins en moins corrélés à l’économie traditionnelle, celle du terrain, celle des gens…

Une dépendance trop forte aux économies en perdition

Imaginons toutefois que cette croissance puisse durer, voire s’étendre à toute l’économie française à un moment ou à un autre. Il est fort probable que nous restions malgré tout très dépendant de pays plus puissants qui vont nous imposer leur tempo, à commencer par les États-Unis dont la devise sert (encore) d’étalon à l’économie mondialisée dans laquelle nous baignons désormais. Ou du moins dans laquelle nous tentons de surnager sans trop boire la tasse…

Néanmoins, cela n’aura pas forcément que des inconvénients, en particulier du côté des valeurs-refuges. Ainsi l’or pourrait bien connaître un nouveau pic aux alentours de 1600 dollars l’once, en raison notamment d’une faiblesse chronique de la devise américaine alimentée par le déclin progressif (mais inéluctable) de l’influence US face à de nouvelles forces qui apparaissent à l’Est. Rappelons tout de même que la Chine reste le premier détenteur de la dette américaine, et que ce pays qui devrait prochainement passer en tête des puissances économiques du monde est en train de s’allier avec la Russie pour briser définitivement l’hégémonie du dollar et contrôler un pourcentage non négligeable des transactions internationales hors de l’influence du billet vert, notamment pour un grand nombre de matières premières indispensables à l’économie mondiale.

Dans ce cas, continuer à dépendre de marchés financiers d’une économie étrangère elle-même menacée risque fort de ne pas jouer en notre faveur.

Un rallye sur l’or prévisible à court ou moyen terme

Là encore, l’or et les autres valeurs-refuges pourraient permettre aux investisseurs avisés de compenser l’érosion plus ou moins brutale qui pourrait affecter leurs avoirs traditionnels. Selon Michael Kramer, gérant d’un portefeuille en pleine croissance sur des marchés contrariants, “si l’inflation continuait à augmenter, elle pourrait alimenter un rallye sur l’or, et contribuer ainsi à accélérer le cours du métal précieux“. D’ailleurs, si la baisse du dollar se poursuit (et de nombreux signes semblent confirmer cette hypothèse), la vitesse de sa dépréciation devrait donner un bon aperçu de la progression à venir de l’ordont les cours sont généralement inversement proportionnels.

Ainsi, toujours d’après Kramer, l’or est récemment reparti brusquement à la hausse à la faveur d’un certain nombre de facteurs économiques propres aux USA, mais aussi en raison d’un regain de tension stratégique entre les USA et la Corée du Nord, entre les USA et la Russie (sur la question de la Syrie notamment) ainsi qu’entre les USA et la Chine (sur des questions principalement commerciales mais qui pourraient vite dégénérer compte tenu des intérêts colossaux qui sont en jeu). Le seuil fondamental des 1350 dollars l’once pourrait alors être cassé, après une longue période de baisse dont cette valeur constitue le plafond. Et si cette cassure se produisait, alors le prix de l’or pourrait clairement s’envoler vers les $1600 l’once, au moins aussi vite qu’il avait fait le chemin inverse en 2013 en l’absence de résistance technique puisque personne ne s’en inquiète réellement.

Et même sans les tensions géopolitiques précédemment citées, l’inflation continue de remonter dans l’économie américaine, les prix du pétrole augmentent et le dollar américain continue de s’affaiblir face aux autres devises notamment. Là encore, d’un strict point de vue mécanique d’économie fondamentale, l’or ne pourrait qu’en bénéficier.

Quelles conséquences pour l”économie française ?

Et en France alors ? Deux options s’affrontent et il ne faudra sans doute pas attendre bien longtemps avant que l’une des deux ne l’emporte sur l’autre.

  • Soit l’inflation se maintient péniblement aux alentours des 1,8 à 2% par an, mais les réserves structurelles du pays en matière de potentiel industrielou de marge de progression économique sont aujourd’hui désespérément insuffisantes, car tout notre arsenal productif a été depuis longtemps bradé à l’autre bout du monde dans le but à la fois méprisant et prétentieux de se débarrasser des industries du passé tout en visant l’excellence des industries d’avenir. Avec l’absence de succès que nous constatons aujourd’hui : l’argent gagné par les agent économiques sert surtout à alimenter l’économie productives des pays étrangers (une sorte de répartition à l’échelle internationale, si on veut).
  • Soit l’inflation se poursuit en interne, se traduisant principalement par deshausses de prix des produits locaux, induisant naturellement une appétence accrue pour les produits d’importation moins cher. Cela obligera probablement les autorités à prendre des mesures conservatrices pour éviter une hémorragie financière définitive en faveur de ces mêmes économies exportatrices à faible coût (quotas, barrières douanières, surtaxation à l’import, etc) comme autant de blocages visant à rendre les productions extérieures moins attrayantes, mais sans pour autant permettre aux acteurs économiques locaux de bénéficier des fruits de la production interne, devenue trop onéreuse et sans débouchés extérieurs susceptibles de faire un peu retomber la pression des prix.

Bref, une nouvelle crise pourrait se faire jour, avec comme conséquence un resserrement drastique de la consommation et de l’investissement, en faveur au mieux de l’épargne (mais surtout sur des actifs éloignés des marchés traditionnels, ce qui nous ramène une fois encore vers l’or), au pire de l’exode des capitaux et de leurs détenteurs vers des cieux économiquement et fiscalement plus cléments.

En clair, le retour de l’inflation pourrait également devenir une sorte de victoire à la Pyrrus et faire encore descendre la France dans le classement des économies du monde, elles qui est déjà sur le point de céder cette année sa 5e place à l’Inde.

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Publié par le 19 janvier 2018 dans général, or et argent métal

 

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L’inflation sous-jacente accélère aux États-Unis.

 

C’est un article de l’Agefi qui alerte sur le fait que l’inflation sous-jacente augmente aux États-Unis.

“L’inflation sous-jacente a enregistré en décembre aux États-Unis sa plus forte progression en 11 mois, sur fond de hausse des coûts du logement et de la santé. L’indice des prix à la consommation (CPI) hors éléments volatils comme l’alimentation et l’énergie a augmenté de 0,3 % le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail. La progression sur un an a atteint 1,8 % en décembre, contre 1,7 % le mois précédent. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à des hausses de 0,2 % sur un mois et 1,7 % sur un an du core CPI.”

En gros, l’inflation sous-jacente c’est ce qui reste dans l’inflation une fois que l’on a retiré tout ce qui avait une fâcheuse tendance à toujours monter, comme les prix de l’essence ou de la nourriture.

L’idée c’est de dire que quand l’inflation sous-jacente augmente enfin, c’est qu’il y a vraiment de l’inflation…

Tout le monde semble trouver cela super, mais j’ai une opinion un peu différente.

L’inflation c’est bien quand les salaires peuvent évoluer dans la même direction et augmenter. Une inflation sans augmentation de salaire, cela ravage le pouvoir d’achat des gens et peut évidemment créer les conditions d’une prochaine crise.

Charles SANNAT

Source AGEFI ici

 
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Publié par le 18 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Dingue ! La FED calcule l’inflation autrement et découvre qu’il y a… de l’inflation !!!

24hGold - Dingue ! La FED calc...

Bien sur que lorsqu’on parle d’inflation, tout dépend de la façon dont on la calcule, et ça a beaucoup changé ces dernières années .  Les chiffres de l’inflation qu’on nous met sous le nez excluent la nourriture et l’énergie . Ça n’a donc  que trés peu de sens car la nourriture et l’énergie, c’est principalement ce qui nous intéresse !!  Dans ces conditions ça ne reflète pas la réalité de l’augmentation du « prix de la vie » pour nous, pauvres sans dents . La Fed peut bien changer une fois de plus sa façon de la calculer, pour nous ça ne veut rien dire car c’est totalement déconnecté de notre réalité . C’est une mesure technicienne . Z 

C’est un article de l’agence de presse financière américaine de référence Bloomberg qui est passé particulièrement inaperçu alors que son importance macroéconomique est tout de même assez considérable pour que nous prenions le temps de nous y arrêter le temps d’un édito. Même si les fêtes de fin d’année approchent et que de plus en plus parmi vous vont vaquer à leurs préparatifs.

Cet article parle de l’inflation, mais pas de n’importe quelle façon. La FED a en effet mis en place un nouveau mode de calcul de l’inflation, et vous savez quoi ?

En fonction de la façon dont on la compte, il y en a… ou pas !

Cela dit, vous m’auriez demandé, je vous l’aurais dit, et puis vous auriez demandé à Pierre, Paul, Jacques, ce qui peut inclure également madame Michu, ils vous auraient tous dit la même chose : “Ben évidemment qu’il y a de l’inflation.”

“Il y a plus de 20 ans, l’ancien président de la FED, Alan Greenspan, posait une question importante : quels sont les prix importants pour la conduite de la politique monétaire ? Personne n’a jamais proposé de réponse cohérente, même si les récessions de 2001 et 2008-2009 étaient principalement dues à une forte correction des prix des actifs (l’inverse de l’inflation donc, NDLR).

Une nouvelle jauge d’inflation sous-jacente, ou UIG, créée par le personnel de la FED de New York pourrait finalement apporter la réponse. Sa mesure de l’inflation à grande échelle comprend les prix à la consommation et à la production, les prix des produits de base et les prix des actifs réels et financiers. Le personnel de la FED de New York a conclu que la nouvelle jauge d’inflation détecte les points de retournement cycliques de l’inflation sous-jacente et a un meilleur historique que les séries de prix à la consommation.

Selon les dernières données, l’inflation a atteint près de 3 % au cours des 12 derniers mois, contre 1,8 % pour l’indice des prix à la consommation et 1,8 % pour les prix à la consommation de base, qui excluent les aliments et l’énergie. Étant donné que l’indice UIG général progresse de 100 points de base au-dessus de l’IPC, il indique que les prix des actifs sont élevés, persistants et reflètent une politique monétaire trop facile.

L’UIG transmet trois messages importants aux décideurs politiques :

1/ Les craintes obsessionnelles d’une inflation trop faible à l’échelle de l’économie sont malavisées ;
2/ Les mesures de relance monétaire n’étaient pas nécessaires ces dernières années ;
3/ La voie vers la normalisation des taux officiels est trop lente et le niveau prévu est trop bas.

Le professeur Martin Feldstein, de l’Université Harvard, a déclaré dans un récent commentaire du Wall Street Journal : “La combinaison de l’immobilier surévalué et des actions trop chères a fragilisé le secteur financier et mis en péril l’ensemble de l’économie. Si les décideurs politiques ne tiennent pas compte de ses conseils, les chances d’un autre krach et d’un autre cycle baissier des actifs seront élevées – et cette fois, ils n’auront pas les mécanismes de défense qu’ils avaient après l’éclatement des bulles boursières et immobilières.”

Traduction : on fait n’importe quoi !

Enfin, soyons honnêtes, nous ne faisons pas n’importe quoi, disons que nous ne savons pas trop ce que nous faisons, et que nous n’avons pas les bons outils pour prendre les bonnes décisions et avoir de meilleures chances de faire des choses pertinentes.

Pourquoi ?

Parce que l’idéologie a remplacé partout le pragmatisme.

Quand on vous parle d’inflation… on exclut les produits de l’énergie, les produits alimentaires, ou encore en grande partie l’immobilier alors que ces 3 éléments sont en réalité essentiels pour connaître l’inflation. La réalité c’est que depuis presque 20 ans, plus personne n’a voulu mesurer l’inflation pour mieux ruiner les peuples et casser les liens entre demandes d’augmentations de salaires ET augmentation des prix !

Il n’y a pas d’inflation ! Pourquoi demander une augmentation.

Et pourtant, vous savez quoi ? Les prix montent. Moins vite que certaines années, mais ils montent, infiniment plus vite que le pouvoir d’achat des ménages qui, lui, s’effondre sous l’œil complice d’élites mondiales, globalistes, qui trahissent les peuples depuis bien trop longtemps.

Petit message personnel : pour les fêtes, n’hésitez pas à offrir l’abonnement gratuit à la lettre d’information Insolentiae à vos proches, et si vous manquez d’idées cadeaux pour Noël, sachez qu’un abonnement à la lettre STRATÉGIES peut être une idée originale et sympathique !!! Merci mes amis.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

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Publié par le 19 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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La vérité sur l’inflation

inflation des prix par poste

Visual Capitalist propose son « graphique de la semaine ». Les données économiques y sont présentées de telle manière que nous percevons souvent l’inflation comme un chiffre particulier, représentant une augmentation générale des prix.

Par exemple, il pourrait être indiqué que la croissance du PIB nominal a été de 3 % et que l’inflation a été de 2 %. Dès lors que l’inflation représente une hausse du niveau des prix, nous sommes enclins à la soustraire du taux du PIB nominal, afin d’obtenir le taux de croissance réel, s’élevant dans ce cas à 1 %.

Mais en réalité, les changements des prix ne concernent pas tous les produits et services de façon aussi uniforme et simpliste. Dans l’exemple ci-dessus, les prix de tous les produits n’augmentent pas de 2 % : il s’agit en effet d’une moyenne. Il existe réellement un spectre complet de l’évolution des prix : certains produits voient leur prix chuter, tandis que d’autres produits voient leur prix évoluer à la hausse.

Quand l’inflation est constatée, la question est donc : qu’est-ce qui devient réellement plus cher ?

Le « graphique de la semaine » se penche sur l’évolution des prix des biens de consommation depuis 1996, en utilisant les données fournies par Mark J. Perry du « Carpe Diem blog » de l’AEI.

> L’augmentation moyenne des prix est de 55 % au cours des 20 dernières années, comme le montre l’IPC (l’Indice des Prix à la Consommation). Sur cette période, les prix des sous-catégories individuelles témoignent pour leur part d’une variance beaucoup plus large.

> Les bonnes nouvelles ? Les prix relatifs à la technologie sont généralement de plus en plus bas : les logiciels informatiques, les téléviseurs, les sans-fil et les nouvelles voitures ont tous baissé en termes de prix par rapport à l’IPC. Les vêtements, les jouets et les meubles sont également beaucoup plus abordables qu’ils ne l’étaient 20 ans auparavant.

> Qu’en est-il des mauvaises nouvelles ? Eh bien, la plupart des éléments ci-dessus ne sont pas ceux qui importent vraiment pour la plupart d’entre nous. Les choses dont nous avons réellement besoin pour vivre une vie saine et fructueuse – à savoir l’éducation, la nourriture, la santé, les domaines de la petite enfance et le logement – affichent toutes une hausse des prix.

Les frais de scolarité ont grimpé de 197 % et les prix des manuels scolaires ont plus que triplé, allant jusqu’à 207 % d’augmentation depuis 1996.

Suite et fin 

Voici l’évolution en France , en 2010 :

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En 2014 :

En 2015 :

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Publié par le 8 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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La fin de la Grande Expérience et le retour de l’inflation

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Normaliser et arrêter la grande expérience monétaire à laquelle nous sommes soumis depuis 2008 ou bien passer à l’étape suivante : monétisation des dettes, helicopter money et QE du peuple ? L’inflation est au coin du bois.

Si la nécessité est mère de l’invention, la crise de 2008 a engendré l’invention du siècle.

QE, ZIRP, NIRP et la moitié des lettres de l’alphabet ont été incorporées dans le Projet Manhattan de l’économie monétaire. L’invention a “fonctionné” si on la considère avec bienveillance. A présent que le marché a atteint des sommets records, il souhaiterait revenir à la normale — ou du moins à son niveau d’avant 2008.

Selon les termes du Premier Ministre britannique Theresa May :

“Si la politique monétaire de taux d’intérêt très bas et d’assouplissement quantitatif a fourni le traitement d’urgence nécessaire au moment de la crise, nous devons reconnaître qu’il a eu des effets secondaires négatifs. Les gens qui possédaient des actifs sont devenus plus riches, les gens qui n’en avaient pas ont souffert. Un changement doit avoir lieu et nous allons le mettre en oeuvre.”

Les bilans des banques centrales ont explosé, passant de 6 000 milliards de dollars avant la crise à 18 000 milliards aujourd’hui. Or les savants fous ne peuvent désinventer la bombe atomique monétaire qu’ils ont créée.

Assainir leurs bilans provoquerait quasi certainement une détonation financière sans commune mesure avec celle de 2008.

La solution ? Adair Turner, ancien président de la Financial Services Authority, appelle à un état de “monétisation permanente.”

La dette ne disparaît jamais. Elle est là pour de bon. Simplement, le gouvernement en possède la plus grande partie.

Selon Sir Turner :

“Il n’y a pas besoin de réduire les bilans des banques centrales. Ils pourraient rester excessivement volumineux en permanence… Les économies avancées font face à un endettement qui ne peut être réduit simplement au moyen d’un mélange d’austérité, de patience et de croissance. Or, si une banque centrale détient la dette de son propre gouvernement, il n’existe plus aucune dette publique nette. Le gouvernement possède la banque centrale, de sorte que la dette est envers lui-même.”

Helicopter money,” essentiellement. Pas loin au-dessus de nos têtes…

“La monétisation permanente est peut-être inévitable,” confirme Jean-Michel Paul, fondateur et président d’Acheron Capital, “étant donné les risques et les difficultés de défaire l’accrétion d’actifs qui s’est mis en place sous le QE.”

“Le reconnaître cela change l’image de la dette nationale” ajoute-t-il en poursuivant :

“Les gouvernements pourraient engager des relances budgétaires supérieurs à ceux initialement prévu. Un programme de relance à grande échelle centré sur les infrastructures et la promotion du capital humain déclencherait sans doute une reprise économique mondiale. Cela permettrait que les bénéfices du QE reviennent à toute la société plutôt qu’aux quelques propriétaires d’actifs financiers.”

Mais la “monétisation permanente” touche à une autre invention, une invention avec une histoire plus riche et… combustible. Cette invention, c’est le feu.

Elle consacre l’utilisation de la planche à billets au profit du gouvernement. Autant donner un briquet et un bidon de kérosène à un petit voyou.

Comme l’admet lui-même M. Paul, “Tout l’objectif des banques centrales indépendantes était d’empêcher les gouvernements d’utiliser la politique monétaire pour financer leurs dépenses ou leur dette, ce qu’on appelle le financement monétaire.”

Jim Rickards avertit : tôt ou tard, les gouvernements auront leur inflation. Donnez-leur les clés de la banque et gare à vous.

Comme le reconnaît Turner lui-même :

Lorsque l’inflation reviendra à ses niveaux cibles, la monétisation de la dette pourrait être inutilement et dangereusement stimulante… Si nous reconnaissons ouvertement que l’effacement, ou la monétisation, de la dette est possible, les responsables politiques pourraient vouloir le faire tout le temps et en excès, pas seulement dans les circonstances qui le rendent approprié. Dans l’histoire, l’expérience de la République de Weimar en Allemagne ou celle du Zimbabwe aujourd’hui illustre ce danger.

L’Allemagne de Weimar. Le Zimbabwe. De nombreuses preuves laissent à penser que l’inflation revient aux “niveaux cibles” auxquels Turner fait référence. Le Fed elle-même a récemment admis que “les dépenses de consommation personnelles semblent fortement augmenter au troisième trimestre.”

Bank of America Merrill Lynch affirme que l’inflation arrive — et plus vite qu’on ne le pense :

“Nous pensons qu’améliorer la croissance économique et qu’un élargissement de la politique pour inclure le stimulus budgétaire entraînera une hausse de l’inflation dans les mois à venir, dépassant les attentes des marchés.”

Pour l’instant tout est calme. Mais selon Jim Rickards, le monde peut passer tout d’un coup de la déflation à l’inflation, prenant tout le monde par surprise :

“L’inflation peut réellement échapper très soudainement à tout contrôle. Si cela arrive, ce sera très rapide. Nous la verrons passer de 2% à 3%, puis sauter d’un coup à 6%, puis à 9% ou 10%.

Vous serez alors bien content de posséder de l’or — si tant est que vous en possédiez.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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Publié par le 3 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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L’inflation prête à s’échapper du tube

inflation

La Fed joue à un jeu très dangereux depuis 2013 : elle a maintenu les taux trop bas, trop longtemps.

Observez ce qui suit : L’inflation Core évolue au-dessus de l’objectif de 2% de la Fed depuis maintenant 11 mois. Core signifie qu’on retire l’alimentation et l’énergie. C’est le chiffre qui est le plus surveillé par la Fed. Cette inflation est aussi appelée “déflateur” car elle sert à “corriger de l’inflation” les grandes statistiques dont on nous abreuve.

inflation

L’indice des prix à la consommation Sticky Cpi est au-dessus des 2% depuis avril 2014 ! Le Sticky Cpi, ou inflation “collante”, est calculé par la Fed d’Atlanta : il s’agit de prix peu flexibles qui sont “lents à réagir”.

inflation

Ceci est le plus GROS problème auquel est aujourd’hui confrontée la planète finance. Si l’inflation est là, cela signifie que la Fed “s’est plantée” en beauté (même selon ses critères habituels) et qu’elle sera obligée de relever agressivement ses taux par la suite.

C’est exactement ce qu’il s’est produit en 1937.

L’inflation des années 30 en ligne de mire

De 1930 à 1937, les Etats-Unis ont vécu la Dépression (tout comme nous en subissons une depuis 2008 et jusqu’à ce jour).

Dans les années 1930, la Fed a géré cette situation en imprimant une quantité d’argent insensé et en élargissant son bilan de 300%, jusqu’à ce qu’il atteigne 23% du PIB. (Or depuis 2008, la Fed a élargi son bilan de 450% ; il atteint aujourd’hui 25% du PIB).

L’inflation a fini par augmenter : à l’aube de 1937, le taux d’inflation était à 3,6%.

inflation

Alors, la Fed a été forcée de relever les taux d’intérêt dans un contexte économique extrêmement faible.

Résultat, l’économie est entrée dans une grave récession (la croissance du PIB a chuté de huit points, de +5,1% à -3,3% en un an seulement) et le marché actions a été divisé par deux.

S&P500

En mai 2015 déjà, je disais que la Fed reproduisait exactement la même erreur. Les marchés confirment désormais que j’avais raison. La Fed a pris trop de retard : l’inflation est déjà là.

En m’appuyant sur ce que je viens de dire, je pense que le dollar US va dégringoler et que l’euro va s’envoler.

Les graphiques laissent entendre que, pour les marchés, c’est désormais probablement le scénario de base.

La Fed a laissé l’inflation sortir du tube de dentifrice… Les actifs risqués seront les premiers à en profiter, jusqu’à ce que la Fed soit contrainte et forcée de relever agressivement ses taux pour calmer le jeu. Quand et comment la Fed procédera, je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’il sera bien trop tard…

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Publié par le 13 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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L’inflation est déjà là, l’or le sait, et la Fed aussi

Comme on peut le voir dans le graphique ci dessus le tendance est redevenue baissière pour l’or , à trés court terme . Le dollar a repris un peu de vigueur suite à la  com de la FED qui laisse entrevoir que la Banque centrale US montera ses taux directeurs cet été car bien évidemment, »l’économie reprend » (une « normalisation » qui est largement pricé dans le prix du métal jaune). Mais nous avons un solide support qui a fait ses preuves autour des 1200 $ .  

L’or (le roi de la monnaie) et le dollar (le roi de l’argent fiat) sont dans une corrélation inverse dans 70 % du temps, comme en ce moment :

L’excès (historique) d’impression monétaire, la dette, mène inéluctablement à la destruction de la valeur des devises , à l’inflation puis l’hyperinflation – Seul l’or peut éteindre la dette.  Z .

L’inflation est déjà là, l’or le sait, et la Fed aussi :

Depuis 2007, les banques centrales du monde ont collectivement injecté plus de 14 trillions de dollars dans le système financier. Pour remettre ce chiffre dans son contexte, sachez qu’il représente 17% du PIB global.

Nous n’avions encore jamais, au cours de l’Histoire, été témoins d’une telle création monétaire. La scène est désormais dressée pour une gigantesque vague d’inflation qui viendra ravager le système financier. Les premiers signes sont là… pas dans les données officielles des gouvernements, mais dans la manière dont ceux qui gèrent les entreprises du monde se comportent aujourd’hui.

Les gens ont tendance à croire que lorsque frappe l’inflation, les prix doivent grimper. C’est vrai, mais une hausse des prix peut se manifester de multiples manières. Les entreprises ne se contentent pas de faire grimper les prix en termes nominaux, de peur de voir baisser leurs volumes de ventes.

Elles ont donc recours à un certain nombre de stratégies pour maintenir leurs marges de profit sans qu’en souffrent leurs ventes. L’une de ces stratégies est de laisser une partie de leurs paquets vide, et de vendre moins de produit pour le même prix (une hausse de prix cachée).

Les producteurs de biens alimentaires, comme les politiciens qui discutent aujourd’hui de réformes de la santé, ont une solution au problème de l’obésité : nourrir les Américains de beaucoup d’air chaud. Cet air chaud n’est pas qu’une figure de style pour les sociétés qui vendent des produits emballés, comme Post Food de Ralcorp Holdings, ou encore les succursales de Pepsi Co, Frito-Lay et Quaker.

Pour beaucoup de produits emballés, au moins 50% du contenu n’est rien d’autre que de l’espace vide, a récemment révélé l’enquête d’une association de consommateurs, Consumer Reports. Et nous, consommateurs, achetons de l’air chaque jour.

Source: Daily Finance

Une autre tactique à laquelle ont recours les corporations est de vendre de plus petits paquets pour le même prix (vendre moins, pour plus cher = une hausse de prix).

Les sociétés américaines réduisent le contenu de leurs paquets à mesure que les prix des biens alimentaires augmentent

De grosses sociétés alimentaires ont récemment annoncé qu’elles feraient grimper les prix imposés aux détaillants sur les marchandises. Une barre de chocolat coûtera bientôt un peu plus cher. Hershey a annoncé la semaine dernière une hausse de 10% du prix d’une majorité de ses sucreries.

Bien évidemment, une hausse directe de prix pousserait les consommateurs à acheter moins d’un produit particulier ou à se tourner vers d’autres marques moins chères. C’est pourquoi dans de nombreux cas, les sociétés optent pour une autre solution : elles maintiennent leurs prix, tout en diminuant le contenu de leurs paquets. Elles récupèrent ainsi la hausse du prix de leurs produits, et espèrent que les consommateurs ne se rendront pas compte qu’ils obtiennent moins, pour le même prix.

Source: Daily Finance

Peut-être la politique la plus scandaleuse employée par les sociétés qui cherchent à dissimuler leurs hausses de prix est-elle le remplacement d’ingrédients de qualité par des ingrédients de moindre qualité ou moins chers. Un grand nom du café l’a fait il y a seulement quelques années.

Selon Reuters, un grand nombre de marques américaines ont secrètement modifié leurs mélanges de café. Bien qu’une majorité des vendeurs de cafés considèrent leurs mélanges comme étant leur secret commercial et refusent de déclarer ce qu’elles y mettent, des preuves circonstancielles et directes suggèrent qu’elles substituent désormais des grains Robusta de moindre qualité pour leurs grains Arabica, dégradant ainsi la qualité de nos cafés.

Au moins un torréfacteur a admis le faire. En novembre, Massimo Zanetti USA, qui torréfie le café vendu par Chock full o’Nuts et Hills Bros., a publiquement confirmé avoir augmenté son utilisation de Robusta de 25% cette année.

Pourquoi ? Ne soyez pas surpris de l’apprendre : pour des raisons de prix.

L’année dernière, une pénurie de grains de café Arabica a fait flamber les prix jusqu’à 6,6 dollars le kilo – 4 dollars de plus que ce que coûte du café Robusta. Au cours de ces cinq dernières années, le café Arabica a eu tendance à coûter 1,5 dollar de plus au kilo que le Robusta. Ces dernières semaines, la tendance s’est renversée, le prix des grains Arabica ayant atteint seulement 1,30 dollar de plus que celui des grains Robusta.

Source: Daily Finance

En termes simples, l’inflation est déjà parmi nous, bien qu’elle ne se soit pas encore présentée sous forme de hausses de prix. Nous payons plus, pour obtenir mois. Il ne sera qu’une question de temps avant que la situation devienne vraiment hors de contrôle.

L’inflation de base est déjà supérieure à 2%… à une heure où les prix des produits essentiels sont au plus bas sur 19 ans. Une hausse du pétrole et des autres marchandises forcera l’inflation de base à la hausse.

La Fed est prise au piège. L’inflation est de retour. Et l’or et les investissements qui y sont liés exploseront à la hausse ces prochaines semaines.

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Publié par le 30 mai 2016 dans économie, général, or et argent métal

 

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