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L’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans

Un enfant regarde un dessin animé sur une tablette.
Serge Tisseron: il faut alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les jeunes enfants. – © LEON NEAL – AFP

Une polémique qui n’est pas neuve vient d’être relancée en France par une enquête publiée par le Figaro. La conclusion d’un médecin est que les bébés et les enfants élevés à la tablette et au smartphone présentent des comportements « ressemblant à des symptômes autistiques « . Plutôt que de paniquer, mieux vaut adopter quelques règles.

L’enquête évoque rien moins que l’explosion des troubles chez les tout-petits surexposés aux écrans. Le médecin prend en exemple un petit garçon qui, familiarisé à la tablette numérique dès ses 18 mois, refuse désormais de se mettre à table, ou de s’endormir s’il n’a pas son écran sous le nez. Et depuis son arrivée en maternelle, il ne répond pas à son prénom et regardait dans le vide.

Troubles d’apprentissage et difficultés à fixer le visage d’autrui

Nous avons contacté Serge Tisseron, psychiatre réputé pour sa théorie  » 3, 6, 9, 12  »  (voir infra) sur les enfants confrontés à l’écran. Il a rencontré, mardi, les auteurs de l’enquête. Et s’il se dit en accord avec certains constats, il l’est moins sur la stratégie à mener.  » Il faut alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les jeunes enfants. Cela peut effectivement causer des troubles d’apprentissage et entraîner des difficultés à fixer le visage d’autrui.  Mais est-ce de l’autisme ou du pseudo-autisme? Je l’ignore. On constate qu’il suffit d’arrêter l’accès à la télévision pour supprimer les symptômes. »

Mais alors que l’auteur de l’enquête croit dans la nécessité de  » culpabiliser les parents « , selon Serge Tisseron, lui assure que tous les programmes ‘antitélé’ ont toujours échoué:  » En général, ces enfants regardent la télévision avec leurs parents. Ce qu’il faut, ce sont des programmes sociaux pour aider les parents« .  Sa conclusion est d’ailleurs optimiste :  » Une fois arrivé à l’âge scolaire, l’enfant tire un bénéfice de l’usage des écrans.  »

Rappeler la règle du 3, 6, 9, 12

En Belgique, Yapaka connaît bien le problème. Cet organisme de la Fédération Wallonie-Bruxelles est responsable de la prévention de la maltraitance à l’égard des enfants.

Pour Claire-Anne Sevrin. Directrice de Yapaka, il est important, pour les parents, de maîtriser les écrans et d’accompagner les enfants dans leur rencontre avec ces fenêtres virtuelles en fonction de leur stade développement. Elle rappelle la règle du 3, 6, 9, 12 popularisée par le psychiatre français Serge Tisseron et largement partagée par les professionnels de l’enfance. La règle est facile à retenir : pas d’écran avant 3 ans, pas de console de jeu avant 6 ans, pas d’internet seul avant 9 ans et pas de réseau social avant 12 ans.

La vraie vie pour mieux gérer l’existence virtuelle

 » Il ne faut pas diaboliser les écrans, mais avant 3 ans un enfant doit faire sa propre expérience de la vie avant de découvrir les écrans. Tout le temps qu’il passe devant une télévision est soustrait au temps qu’il passe à apprendre à toucher des matières, à taper sur une boîte en plastique et à être acteur du monde qui l’entoure. Il doit profiter de ces quelques années pour développer ses cinq sens « . Un écran en fait un simple spectateur. Ce qui lui fait rater son développement avant 3 ans. Le site de Yapaka est sans ambiguïté : « A l’heure où les écrans captivent les plus jeunes par leur praticité, leur instantanéité et leur aspect ludique, une utilisation de ceux-ci, avant 3 ans, peut interférer négativement dans le développement des enfants« .

C’est la raison qui doit inciter à ne pas laisser jouer les enfants de moins de six ans avec des consoles de jeux. « Tout le temps qu’il passe devant une console, il ne le consacre pas au développement de son intelligence sensori-motrice. »

Ce n’est pas un problème de technologie

Et c’est toujours la même réflexion qui milite pour ne pas laisser les moins de 12 ans, seuls devant des réseaux sociaux. Il est important de créer des relations réelles avant de se créer une vie virtuelle, explique Claire-Anne Sevrin par un exemple :  » On ne lâche pas un enfant de 12 ans dans une ville qu’il ne connaît pas s’il n’a pas appris à trouver son chemin ou à lire une carte « .

Mais pour la directrice de Yapaka, ce n’est pas un problème de technologie.  » C’est plutôt une manière de se comporter face à la technologie. Face à une personne virtuelle, va-t-on la harceler, l’injurier ou plutôt faire montre d’empathie ? C’est l’accompagnement des parents qui permet de faire la différence « .

Enfin, Serge Tisseron veut rassurer les parents accros aux nouvelles technologies et qui veulent en faire profiter leurs enfants :  » Votre enfant ne sera jamais en retard en matière de nouvelles technologies. S’il vit loin des écrans, il rattrapera très vite les compétences acquises par d’autres.  »

L’autre victime de l’usage d’un écran est le temps: regarder une tablette, une télé ou un smartphone est atrocement chronophage. Qui oserait prétendre le contraire?

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Les 5 chiffres qui montrent l’explosion du bio en France

En l'espace d'une dizaine d'années, le bio s'est installé dans les cuisines et le quotidien des Français.

En l’espace d’une dizaine d’années, le bio s’est installé dans les cuisines et le quotidien des Français. Preuve de ce succès, l’Agence Bio, un groupement d’intérêt public français qui effectue chaque année un état des lieux du secteur, a qualifié 2016 «d’historique». Si l’engouement de la part des consommateurs est fort, celui des agriculteurs l’est tout autant. Nombre d’entre eux se sont tournés vers cette culture plus respectueuse de l’environnement.

Tour d’horizon des principaux chiffres du secteur:

• 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires

En 2016, les consommateurs de l’Hexagone ont dépensé 7 milliards d’euros pour acheter des aliments labellisés sans produits phytosanitaires ni OGM, un record. Ce chiffre marque un bond de 20% par rapport à la consommation de l’année précédente, qui s’élevait à 5,76 milliards d’euros. Depuis 2007 – lorsque l’Agence Bio enregistrait un chiffre d’affaire de 2 milliards d’euros – le secteur a connu une croissance de 278%.

• 47.185 opérateurs bio

Cette année encore, le nombre d’acteurs de la filière a augmenté. On compte désormais sur tout le territoire français plus de 47.185 opérateurs. Dans le détail, on dénombre 32.326 exploitants agricoles bio et 14.859 personnes qui travaillent dans la transformation et la distribution de produits bio, ce qui représente une évolution de l’ordre de 12% en l’espace d’un an. D’après Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio, l’augmentation des exploitation biologiques est notamment dû à un «effet de voisinage». Lorsqu’un agriculteur fait le pari du bio, ses voisins peuvent se laisser eux aussi tenter par cette pratique qui peut s’avérer moins couteuse.

En 2016, la région Occitanie comptait 7227 exploitants agricoles, soit 20% des producteurs bio Français, suivie par la région Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine qui en comptaient chacune entre 4700 et 4800.

• 5,7% de la surface agricole française

Fin 2016, les surfaces engagées en agriculture biologique étaient estimées à 1,54 million d’hectares. «Cette croissance, de l’ordre de +16 % en un an, est le résultat des nombreux engagements dans l’année qui portent les surfaces en conversion au-delà de 470.000 ha, dont au moins 250.000 ha en 1ère année de conversion. Fin 2016, 5,7 % de la surface agricole utile française était ainsi conduits selon le cahier de charge de l’agriculture biologique», peut-on ainsi lire dans le rapport du groupement d’intérêt public.

• 3e pays Européen du nombre d’hectares agricole bio

En 2015, 11 millions d’hectares étaient alloués à l’agriculture biologique ou en cours de conversion, en Europe. Ce qui représente 6,2% de la superficie agricole utilisée (SAU) totale de l’Union européenne (UE). D’après les données d’Eurostat, la superficie consacrée à l’agriculture biologique a augmenté de presque deux millions d’hectares, depuis 2010. Avec ses 1,33 d’hectares bio en 2015, la France arrivait en troisième position des pays européens.

En revanche, seule ombre au tableau, avec 4.9% du territoire agricole alloué au bio, la France arrive en 18e position des pays de l’UE… Elle est donc loin derrière l’Autriche, la Suède ou l’Estonie qui ont consacré au Bio respectivement 20.3%, 17.1% et 15.7% de leur surface agricole utile.

• 9 Français sur 10 ont consommé bio en 2016

Le succès du bio ne serait évidemment pas le même sans le consommateur. Les chiffres le prouvent: les Français se soucient de plus en plus de ce qu’ils trouvent dans leurs assiettes. D’après le Baromètre de l’agence Bio et du CSA, près de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits biologiques au cours des 12 derniers mois. Et ils sont 7 sur 10 à en consommer une fois par mois. Ils achètent, par ordre de préférence, des fruits et légumes, du lait et des produits laitiers, des œufs, des produits d’épicerie – notamment des pâtes, du riz et des céréales -, puis de la viande.

Cette tendance doit évidemment beaucoup à l’engouement de la grande distribution pour ce marché lucratif mais aussi à la création et au développement d’enseignes spécialisées. Par exemple, le groupement coopératif Biocoop a enregistré en 2016 une croissance de 25% de ses ventes et 950 millions d’euros de chiffre d’affaire.

Source et infographies

 
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Publié par le 30 avril 2017 dans Climat - Environnement, général, Santé - nutrition

 

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La France au bord de l’explosion – « Un climat de quasi-guerre civile » : François Fillon « contre » Bernard Cazeneuve

François Fillon a contre-attaqué après l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre, en déclarant que la France est en situation de « quasi guerre civile ».

Apres Chevènement qui évoque le risque d’une « guerre civile » en France , le Premier ministre et le candidat des Républicains se sont écharpés par médias interposés, dimanche et lundi. En cause – les violences qui émaillent la campagne électorale : il y a un combat interne dans l’UMPS, visant à disqualifier Fillon . 

L’ UMPS qui cherche à éliminer le FN au passage (Le Pen a explosé dans les sondages)

D’un coté nous avons le choc des civilisation entre français de différentes confessions via le FN . De l’autre un choc interne entre Français tout court via l’UMPS . L’élite verrouille de tous les cotés .

La campagne présidentielle en France risque d’être houleuse . L’élection en soi risque fort d’être décisive (pour l’Europe aussi)

Ce pourrait être un énorme électrochoc qui déclencherait une guerre civile – espérons que non . 

L’affaire Fillon a mis le feu aux poudres, et ce dernier a utilisé les mots qui font mal .

La France est au bord de l’explosion .

« Un climat de quasi-guerre civile » : François Fillon « contre » Bernard Cazeneuve 

Le Premier ministre contre l’un de ses prédécesseurs. Bernard Cazeneuve et François Fillon se sont affrontés, lundi 27 février, par médias interposés, sur la situation sécuritaire du pays et la campagne électorale.

Acte 1 : Fillon juge que la campagne se déroule dans « un climat de quasi-guerre civile »

Tout commence dimanche 26 février. Dans un communiqué, François Fillon accuse le gouvernement de laisser « se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile » qui perturbe la campagne électorale. Le candidat Les Républicains cite plusieurs incidents : un meeting d’Emmanuel Macron « perturbé » à Toulon (Var) il y a quelques jours, les manifestations contre la venue de Marine Le Pen à Nantes ce week-end, ainsi que les concerts de casseroles qui accompagnent ses propres déplacements depuis le début de l’affaire Penelope« Tous les jours, une poignée de manifestants d’extrême gauche viennent perturber mes déplacements », déplore-t-il.

« Le garde des Sceaux nous a expliqué, dans la presse, qu’il fallait laisser la justice travailler, relève François Fillon, après l’ouverture vendredi d’une information judiciaire sur les soupçons d’emplois fictifs visant sa famille. Mais il faut aussi que le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des élections. Et qu’il fasse respecter l’Etat de droit. »

Acte 2 : Cazeneuve estime que ces propos « ne sont pas responsables »

La réponse ne s’est pas fait attendre. Après avoir laissé son ministre de l’Intérieur réagir dans la soirée de dimanche, Bernard Cazeneuve a pris le relais, lundi matin, en marge d’un déplacement au Salon de l’agriculture. « La politique appelle, y compris pendant une période électorale, une dignité, une hauteur de vue et une exigence de vérité, a déclaré le Premier ministre, avant de glisser : Je peux comprendre que certains candidats soient tentés de dissimuler derrière des polémiques une difficulté à faire campagne. »

« Il faut faire attention aux termes que l’on emploie, a insisté Bernard Cazeneuve. Employer le terme de ‘quasi-guerre civile’ quand on est un responsable politique éminent, et qu’on sait quel est le niveau de mobilisation des forces de sécurité dans notre pays, ça n’est tout simplement pas responsable. » « Nous n’acceptons aucune violence à l’encontre d’aucun candidat », a dit le Premier ministre, souhaitant « rétablir la vérité, par-delà les polémiques qui correspondent franchement à un abaissement du débat public. »

Acte 3 : Fillon persiste et parle de « far west »

En déplacement à Meaux (Seine-et-Marne) pour une visite consacrée à la sécurité, François Fillon a répété ses critiques quelques minutes plus tard. « J’ai déjà alerté Bernard Cazeneuve plusieurs fois sur la passivité du gouvernement face à ces violences. Passivité en Seine-Saint-Denis ces dernières semaines, passivité à Paris quand des lycées ont été bloqués il y a quelques jours », a-t-il dit.

« Bernard Cazeneuve appelle à la responsabilité… La responsabilité, c’est la sienne. C’est celle de veiller à ce que l’élection présidentielle se déroule dans un climat de sérénité. C’est un enjeu démocratique. Les Français doivent pouvoir débattre des projets, choisir leur candidat, dans un climat qui ne peut pas être un climat de violence, a-t-il ajouté. Les événements qui se sont produits à Nantes samedi et dimanche sont inacceptables. Je combats le Front national de toutes mes forces, mais je ne peux pas accepter que des autocars soient pris d’assaut sur l’autoroute comme si on était au far west. » Un car de militants FN a été attaqué à coups de barres de fer sur la route entre Rennes et Nantes, dimanche.

Yannick Jadot : « Monsieur Fillon et madame Le Pen devraient disparaître de la scène politique ! »

 
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Publié par le 27 février 2017 dans général, International, Politique, société

 

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Qu’est ce qui a bien pu causer l’explosion de cette fusée ?

Insolite – Plus tôt cette semaine une fusée Falcon 9 space X d’ Elon Musk éclata en flammes quelques moments avant un lancement d’essai entraînant une perte financière et technologique massive pour l’entreprise avec beaucoup de questionnement concernant la sécurité et la fiabilité du programme spatial du secteur privé.

La question est : à quoi est du l’explosion ? 

Un moteur de fusée défectueux qui a créé une étincelle provoquant l’explosion brutale de l’ensemble du système , ou serait ce tout autre chose …

En effet, quand on regarde bien les images, il y a un objet qui apparaît juste avant l’explosion …

Certains pensent que c’est un engin secret ou un OVNI qui a tiré à coup de laser sur la fusée .

A vous de choisir comme toujours … 

 
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Publié par le 8 septembre 2016 dans général, Insolite

 

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Pierre Jovanovic : “On vit les derniers soubresauts avant l’explosion finale de l’économie !”

 
 

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Le Ministre italien de l’Intérieur nous met en garde contre un « risque d’effondrement du système » suite à l’explosion du nombre de réfugiés !

24hGold - Crise des réfugiés :...

Selon le Président autrichien, l’Europe pourrait accueillir 50 millions de migrants :

Le président autrichien Heinz Fischer a déclaré que l’Europe pourrait accueillir jusqu’à 50 millions de réfugiés, si elle suivait l’exemple de l’Autriche qui a accueilli sur son territoire environ 80.000 réfugiés, soit 1% de sa population.

Un afflux massif créé par les élites occidentales et Européennes avec l’aide de la Turquie, qui cherchent volontairement à faire « effondrer le système » .

Impossible ? Lisez ce papier :

Énorme / Exclusif – Wikileaks révèle le plan du FMI de « provoquer un événement de crédit en Grèce et de déstabiliser l’Europe » !!!

Ou encore celui ci :

Incroyable révélation par l’Ancien patron de la Banque d’Angleterre (Mervyn King) : La dépression européenne était un acte « volontaire » des élites 

Ou relisez ce qu’a révélé  le stratège de la Banque AIG Bernard Connolly en 2008 dans « Qu’est – ce que l’ Europe veut  » :

 Utiliser les problèmes mondiaux comme excuses pour étendre son pouvoir :

  • les questions environnementales : accroître le contrôle sur les pays membres ; c’est une vision avancée de la gouvernance mondiale

  • terrorisme : utiliser une excuse pour un plus grand contrôle sur la police et les questions judiciaires; accroître l’ étendue de la surveillance

  • crise financière mondiale : tuer deux oiseaux (marché libre, les économies anglo-saxonnes) avec une pierre ( à l’ échelle européenne de réglementation ; ce sont des tentatives de gouvernance financière mondiale)

  • UEM :créer une crise pour forcer l’ introduction d’un « gouvernement économique européen »

     

L’ordre par le Chaos ….

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Le Ministre italien de l’Intérieur, Angelino Alfano, nous met en garde contre un « risque d’effondrement du système » suite à une hausse de 80% au premier trimestre de cette année du nombre de réfugiés arrivés en Italie depuis la mer Méditerranée par rapport à l’année dernière.  

Alfano s’inquiète de la possibilité de voir les Syriens désireux de partir pour l’Europe prendre la mer depuis la Lybie pour une traversée plus hasardeuse encore de la Méditerranée vers l’Italie.

« Combien de dizaines de milliers de personnes est-il possible d’accueillir chaque année ? Sans retours possibles, il faut soit organiser de véritables prisons, soit laisser le système s’effondrer. Nul besoin d’un prophète pour nous donner une vision d’avenir. »

Les coûts sont sur le point de flamber. Alfano cherche à signer des accords avec les nations africaines et offre des aides économiques à certains pays en échange du rapatriement de leurs citoyens. Voici une image qui explique toute la situation.

La crise des réfugiés en une seule image

24hGold - Crise des réfugiés :...

Business Insider, septembre 2015.

Combien coûteront les grillages, les murs, les transports par bateau ou par avion, le renforcement de la sécurité, les contrôles frontaliers, les prisons, le crime, les centres de rétention et les pots-de-vin envoyés à des pays étranger pour accepter le retour de réfugiés ?

L’Italie cherche une solution à la grecque

Voici un extrait d’un article du Financial Times intitulé Italy Pleads for Greek-Style Push to Return its Migrants :

Lors d’une interview avec le FT, Angelino Alfano, le Ministre italien de l’intérieur, a décrété que l’Union européenne devrait signer des accords avec des nations africaines, qui sont les pays d’origine d’une vaste majorité des migrants arrivant en Italie, et offrir des aides financières en échange du retour de leurs citoyens et d’une réduction des nouveaux afflux.

La requête de M. Alfano reflète la nervosité de Rome face à la crise des réfugiés suite à la hausse de 80% du nombre de migrants arrivés en Italie par la mer Méditerranée au premier trimestre de cette année par rapport à 2015.

Si cette hausse se poursuivait au printemps et au cours des mois d’été, le nombre de nouveaux migrants pourrait battre le record de 170.000 enregistré en 2014, et représenter un véritable problème politique pour le gouvernement centriste de gauche de Mattea Renzi.

« Si les Syriens ne souhaitent pas rester en Turquie mais veulent toutefois arriver en Europe, ils tenteront d’y parvenir depuis la Lybie. Nous n’avons pas de preuves que c’est ce qui se passe, mais nous suivons la situation de près.

Les migrants clandestins doivent résider dans des camps desquels ils ne peuvent pas s’échapper. Combien de dizaines de milliers de personnes est-il possible d’accueillir chaque année ? Sans retours possibles, il faut soit organiser de véritables prisons, soit laisser le système s’effondrer. Nul besoin d’un prophète pour nous donner une vision d’avenir. »

Analyse de coûts

Il semblerait qu’un prophète soit nécessaire, puisqu’Angela Merkel ne semble toujours pas comprendre la réalité de la situation. Et j’attends encore de voir quiconque publier une analyse du coût de la situation.

Les nouveaux projets proposés, et ce qui se passe

  • La Grèce renverra les nouveaux réfugiés vers la Turquie.
  • La Turquie prendra à son tour un de ces réfugiés sur quatre pour l’envoyer en Allemagne.
  • La Turquie expulse actuellement des réfugiés vers la Syrie, une action en violation des lois internationales.
  • Dans l’espoir de pouvoir atteindre l’Europe, de plus en plus de réfugiés partiront de la Lybie pour arriver en Italie plutôt qu’en Grèce.
  • L’Italie renverra ces réfugiés vers la Turquie, où ils seront inclus dans le projet existant d’échange à hauteur d’un pour un établi avec l’Allemagne.
  • L’Italie renverra les non-Syriens vers la Tunisie, la Libye et l’Egypte après avoir offert des fonds à ces pays.
  • Dans un effort de disperser les réfugiés, des aides financières devront être offertes à une dizaine de pays.

Un pays n’est visible nulle part dans ces projets. Arabie Saoudite, où es-tu ?*

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Publié par le 6 avril 2016 dans général, International, Politique, société

 

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Avion russe abattu par la Turquie : qui pourra encore maîtriser l’étincelle capable de déclencher l’explosion globale du Moyen-Orient et des alliances de l’Occident ?

Selon sputnik citant le vice ministre grec de la défense :  « L’escalade autour du Su-24 menace l’équilibre mondial » :

La poursuite de l’escalade de la tension autour de l’avion russe abattu par la Turquie met en danger l’équilibre des forces dans le monde, a déclaré à Sputnik le premier vice-ministre grec de la Défense Dimitris Vitsas.

« La Grèce suit l’évolution de la situation avec intérêt et émoi, car nous comprenons bien que la poursuite de l’escalade de la tension menace l’équilibre des forces au niveau global », a-t-il dit

Tirer sur des pilotes désarmés ? « Autodéfense », estime Washington … Le Département d’Etat américain estime que tirer sur des pilotes sans armes est un acte d’autodéfense.

Dans un autre développement on apprend que les Turcs sont sur les dents, 18 chasseurs turcs patrouillent le long de la frontière avec la Syrie 

Par ailleurs, selon les données de l’agence gouvernementale turque Anatolie, le commandement militaire a déployé  20 chars supplémentaires à la frontière turco-syrienne dans la province de Hatay.

La situation pourrait vite échapper à tout contrôle :

Le 24 novembre, l’armée turque a abattu un avion de combat russe, car celui-ci aurait violé l’espace territorial du pays. En tant que membre de l’organisation, la Turquie a sollicité une réunion extraordinaire de l’OTAN à ce sujet, alors que Vladimir Poutine a déclaré que les conséquences seraient « sérieuses ».

Que peut-on attendre d’une telle situation ? Pour les grands acteurs, les alliances d’hier sont-elles encore « tenables » dans un tel contexte ?

Fabrice Balanche : Lorsqu’on regarde le tracé radar de l’avion russe fournit par les turcs, on voit -selon les Turcs- qu’il est bien entré dans l’espace aérien turc. Cet espace qui représente un bec de canard inséré dans la Syrie, fait environ deux kilomètres, et au vu de la vitesse de l’avion, ce dernier a dû pénétrer une seconde dans l’espace aérien turc. Cela suppose que les Turcs attendaient l’avion, ils avaient connaissance de son plan de vol, et savaient que l’avion n’avait pas d’autre choix que de traverser leur espace aérien.

On peut même se poser la question de savoir si l’avion a bien été abattu en territoire turc.

En octobre déjà les Russes ont violé l’espace aérien Turc, mais à ce moment ils étaient rentrés 20 km à l’intérieur de la Turquie. Aujourd’hui, c’est une réaction très agressive de l’armée turque, qui ne vient pas forcément d’Erdogan d’ailleurs.L’armée turque ne le supporte pas et ils ont pu prendre la décision d’abattre l’avion russe sans aval politique.

Les deux pilotes s’étaient éjectés et ils ont été tués par des rebelles syriens soutenus pas la Turquie : un fait qui jette un vrai froid entre les deux pays. Vladimir Poutine est furieux, il parle de coup de poignard dans le dos : l’affaire est très sérieuse.

Les américains et les européens sont embarrassés, d’ailleurs les américains se sont tout de suite justifiés pour se détacher de cet événement. En France et en Europe, la Turquie agace, car on sait ses relations dangereuses avec Daesh, ses frontières poreuses…

La Turquie est membre de l’OTAN, et est on obligé de conserver une certaine solidarité. Elle cherche à nous entrainer dans la création d’un no-fly zone au nord de la Syrie, mais on a toujours refusé et je pense que cela ne va pas changer. Je vois mal François Hollande s’allier avec la Turquie, alors qu’on sait que les terroristes du 13 novembre sont passés par ce pays.

L’OTAN risque de faire une déclaration de principe pour dire que la Turquie a raison de défendre son espace aérien, mais ensuite on va lui dire de se calmer, et lui rappeler que l’objectif c’est Daesh.

Cyrille Bret : cet événement est un révélateur plus qu’un tournant dans la crise syrienne.

Il souligne que la Syrie, Etat largement failli, est bien plus que le lieu d’affrontement entre l’Occident et l’Islam ou entre les Etats et le terrorisme. C’est le champ de bataille où se rencontrent, armes à la main, plusieurs zones d’influence, plusieurs puissances régionales et mondiales et plusieurs acteurs sub-étatiques. La stratégie turque et l’intervention russe obéissent à des logiques propres, qui sont largement incompatibles : la Turquie de l’AKP cherche à renforcer le sunnisme politique, à protéger les minorités turcophones, à renverser le pouvoir alaouite et à juguler le retour de l’Iran. La Russie, elle vise à préserver son allié de toujours, le régime al-Assad, à profiter de la résurgence de l’axe chiite et à protéger ses installations militaires qui sont à un jet de pierre de la frontière turque. La rivalité séculaire – depuis l’expansion impériale russe vers le sud sous l’impulsion de Catherine II – entre la Sublime Porte et la Troisième Rome (Moscou) s’exprime une nouvelle fois.

C’est l’illustration du fait que les coalitions anti-Daech resteront structurellement plurielles et même rivales : l’OTAN et les Etats-Unis ont des intérêts que la Russie et l’Iran ne peuvent partager ; la France et les Européens ont des priorités (anti-terrorisme, crise migratoire) que ne partagent évidemment pas les Russes. Ce que j’annonçais dès le 16 novembre 2015 se confirme ici : le front anti-Daech ne peut être que tactique et provisoire. Il ne peut pas déboucher sur un rapprochement stratégique entre parties prenantes de la crise.

La suite de la crise syrienne sera donc sans doute marquée par une alternance entre phases de relative unité (le front uni contre Daech) et des phases de tensions entre partenaires (les dissensions locales).

Alors que François Hollande rencontre un par un les membres du conseil de sécurité dans le courant de la semaine, avec une visite prévue jeudi avec Vladimir Poutine, l’agenda pourrait-il s’en trouver modifié ? La France peut-elle toujours concilier une coopération militaire avec la Russie, alors qu’elle fait partie de l’OTAN dont la Turquie est membre ?

Florent Parmentier : Pour résumer, l’OTAN est une organisation dont l’origine remonte à la Guerre froide, et qui s’est réinvesti dans la défense de la sécurité sur le continent européen et en Amérique du Nord. La Turquie fait partie des Etats fondateurs, et le maintien de cette organisation a suscité de nombreuses crispations en Russie depuis la fin de l’URSS. Mobiliser l’OTAN n’est donc pas neutre, l’OSCE aurait pu constituer un cadre plus acceptable pour régler le présent différend. Du fait du veto russe, porter l’affaire à l’ONU ne serait pas d’un grand secours pour la Turquie.

Dans le cas présent, un doute existe à cette heure pour savoir si l’avion a été abattu au-dessus du territoire turc ou du territoire syrien. Toutefois, il est évident que la Russie n’a pas agressé la Turquie : l’avion ciblait très vraisemblablement des objectifs syriens. Par conséquent, l’article 5, qui stipule qu’une attaque armée contre l’un des Etats la composant sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, ne peut être utilisé. Il est à voir ce que la Turquie entend avancer au sein de l’OTAN, mais son rôle est trouble dans le conflit en Syrie, puisque ce pays constitue un débouché économique essentiel pour Daech (pétrole, antiquités, etc.).

Dans cette histoire, il convient de rappeler que c’est la France qui a été attaquée – et non la Turquie –,  et il est à parier que Paris ne peut abandonner son intérêt qui est d’établir une grande coalition contre Daech, allant des Etats-Unis à la Russie. La Turquie peut choisir de ne pas participer à cet effort, mais son comportement risque d’agacer plusieurs chancelleries. Il convient donc d’aller au-delà d’un incident grave mais dont la portée est limitée ; c’est notamment la position de l’américain Richard Haas, président de l’influentCouncil on Foreign Relations.

Fabrice Balanche : Aujourd’hui François Hollande est à Washington pour demander de l’aide en termes de renseignement pour pouvoir mieux frapper Daesh. Barack Obama n’a pas envie de s’investir plus que cela pour le moment.  L’état major français est en discussion avec l’état major russe pour se coordonner. Le porte-avion Clémenceau est positionné en face de la Syrie, et les Français utilisent les informations russes.  Après le 13 novembre on aurait pu demander à la Turquie sa base de données pour frapper Daesh, mais on ne l’a pas fait car on ne veut pas être dépendants des turcs : nous n’avons pas confiance. Pendant le sommet du G20, Erdogan a montré sa solidarité à la France, mais il n’a pas proposé à la France d’utiliser cette base de données. Les seuls à l’avoir fait sont les Britanniques qui nous accordent l’utilisation des bases qu’ils ont à Chypres par exemple. La Turquie est membre de l’OTAN mais elle pose problème. Pour François Hollande c’est compliqué de dire qu’il souhaite une grande alliance avec les Russes pour combattre Daesh et avoir dans le même temps un pays membre de l’OTAN qui abat les avions russes.

En quoi cette nouvelle donne est-elle susceptible de modifier la situation sur le terrain ? Entre les différents acteurs en Syrie, et les différents pays de la région, quel est le potentiel de déstabilisation régionale d’une montée en puissance de la tension entre Russie et Turquie ?

Cyrille Bret : L’élément nouveau est moins le grave différend militaire entre Russie et Turquie que la série d’attentats attribués à Daech, au-dessus du Sinaï, à Beyrouth, à Paris peut-être au Mali et en Tunisie. Avec le passage de ce que j’ai appelé une « étatisation de la terreur », Daech pose un défi considérable aux puissances régionales. Les efforts du président Hollande vont tous dans le même sens : coordonner des actions militaires qui manquent d’efficacité faute d’appréciation commune de la menace. Autrement dit, les réponses militaires manquent d’efficacité car elles ne sont coordonnées ni dans les cibles à frapper, ni dans les zones à libérer, ni dans les règles d’engagement ni dans les standards d’interopérabilité entre équipements militaires.

Les coalitions actuellement rivales – et peut-être regroupées grâce aux efforts français – sont aujourd’hui une tour de Babel où personne ne parle la même langue ni ne vise le même but.

Les tensions latentes entre rivaux régionaux réduiront durablement l’efficacité et la rapidité de la réaction contre Daech.

Fabrice Balanche : On risque une augmentation des combats dans le nord de la Syrie. L’avion en question était en train de nettoyer la frontière syrienne des groupes rebelles,  les Turkmènes protégés par Ankara. L’objectif des Rrusses est de fermer ce bout de frontière pour venir à bout des deux fiefs rebelles qui se trouvent à l’est de Lattaquié, et qui menacent ainsi le déploiement militaire à Lattaquié.

Tant que la frontière turque est ouverte, les rebelles peuvent être ravitaillés par la Turquie et c’est pour ça que les Russes essaient de fermer la frontière.

Suite à cet événement, je pense que les Russes vont s’éloigner un peu de la frontière de peur de se faire abattre un autre avion. En revanche, ils vont amener de l’artillerie pour viser ses fiefs, voire peut être envoyer l’infanterie pour faire le travail à la place des avions.

Dans un second temps, les Russes vont armés le PKK et les groupes kurdes en Syrie et en Turquie de manière à relancer la guerre civile en Turquie. En Syrie, l’objectif des Kurdes et d’avoir un territoire continu, hors il reste un territoire kurde qui est séparé du Kurdistan c’est la région au nord ouest d’Alep, il y a 100 km de territoire qui est sous le contrôle essentiellement de Daesh et c’est par là que les terroristes qui agissent en France passent. Moscou va fournir les moyens aux Kurdes pour récupérer ce territoire.

L’armée turque n’a pas envie d’aller en Syrie pour le moment, surtout qu’elle n’aura aucun soutien. Aujourd’hui aucun pays européens, et surtout la France, ne pourraient soutenir une intervention turque en Syrie.

Quel est le risque de voir la lutte contre Daech passer au second plan ?

Fabrice Balanche : Si la lutte contre Daesh passait au second plan, on continuerait à voir l’EI prospérer et reprendre du terrain. Cependant ce n’est pas une hypothèse très envisageable au vue des attentats de Paris. Tout le jeu de la Turquie est de faire en sorte que la lutte contre Daesh ne passe pas au second plan.

Florent Parmentier :  la France a longtemps soutenu que le maintien au pouvoir de Bachar al-Assad constituait un formidable levier de recrutement pour Daech, et qu’à ce titre il devait partir, au contraire de la Russie qui faisait de lui le seul garant de l’ordre à Damas.

Depuis le 13 novembre, la priorité française ne souffre aucune contestation : notre ennemi premier, c’est Daech, et notre mission est de créer une vaste coalition internationale. François Hollande a gardé de meilleurs rapports avec la Turquie que son prédécesseur : s’il doit effectuer un voyage supplémentaire, il le fera probablement. Il reste à avoir cependant s’il pourra faire sortir la Turquie de l’ambiguïté que certains lui prêtent parmi les observateurs…

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