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Archives de Tag: l’euro

Roland Hureaux – D’une crise à l’autre : l’euro , la mondialisation ..

 
 

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François Asselineau : « Quel que soit le président élu, l’Euro finira par exploser ! »

François Asselineau, candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) à la présidentielle, invité de franceinfo mercredi 12 avril, prédit « l’explosion de l’euro quel que soit le président élu »

 
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Publié par le 14 avril 2017 dans général

 

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Jacques Sapir – L’Euro à l’origine de la crise de l’Union Européenne

 
 

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Présidentielles en France : comme tous les candidats tournent autour du pot …. concernant l’UE, l’Euro et l’OTAN

Déjà beaucoup de discussions tournent autour du fameux article 50 du traité de Lisbonne concernant combien de temps il faut se faire pigeonner par Bruxelles avant de quitter cette escroquerie d’Union Européenne (traité postérieur au non français au référendum de 2005, donc que nous n’avons à priori aucune obligation de respecter !!!).

Nous avons même d’éminents énarques qui, se prenant pour des juristes spécialistes autant en droit constitutionnel qu’en droit commercial, certains briguant même la plus haute fonction de l’état, celle qui permet d’aller frétiller du goujon rue du Cirque et de faire bombarder des pays loin de nos frontières, nous ont pondu des romans fleuves d’explications, toutes plus emberlificotées les unes que les autres !

Le meilleur est, dans toutes leurs élucubrations, la polémique sur „comment déclencher l’article 50 qui permet au bout de deux ans de pouvoir prétendre enfin obtenir le droit de sortir d’un truc dans lequel nous n’avons pas voulu entrer” …

Alors en fouinant un peu, j’ai trouvé un point de vue bien plus ancien et auquel j’adhère totalement :

Charles de Gaulle, dans « C’était de Gaulle », tome 2, Alain Peyrefitte :

„C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu au cas ou il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça ».

… c’est sa conclusion qui est importante „ce sont des histoires de juristes et de diplomates” …. sous entendu pas d’énarques !!!

Je vais prendre un exemple qui vaut ce qu’il vaut, en partant du principe de „parallélité”, à savoir  que le peuple de France est le propriétaire, Sarközy l’intermédiaire et l’acheteur est Bruxelles :

Je prête ma voiture à un voisin en lui disant « elle n’est pas à vendre », et lui décide de la vendre à un Bruxellois en signant à ma place …. il commet un acte illégal car il n’a pas l’autorisation de vendre, et le Bruxellois également car il accepte sa signature tout en sachant qu’elle n’est pas validée par le propriétaire et appose sa propre signature … et en plus chaque année je donne par son intermédiaire de l’argent au Bruxellois pour entretenir ma voiture et lui entretient aussi celle des autres …

Alors j’attends un candidat qui va dire ouvertement „on dégage et point barre !!!” .. et qui ensuite va demander le remboursement des sommes indument versées (entre ce que nous versons à Bruxelles et ce que nous percevons en retour, nous perdons 8 milliards d’euros chaque année) et poursuivre en justice l’intermédiaire, qui n’en est plus à une casserole près…

On pourra également se poser la question de la responsabilité individuelle des parlementaires qui ont contresigné ce forfait et se sont assis sur le résultat d’un référendum ( sur ce lien vous avez la liste des parlementaires qui se sont fourvoyés dans cette affaire http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp )

En ce qui concerne la sortie de l’Euro, c’est aussi un beau serpent de mer …

Nous avons une monnaie prétendue unique, l’Euro, sauf que cette monnaie est battue avec des signes distinctifs pour chaque pays, il y a donc l’Euro-Franc, l’Euro-Lire, l’Euro-Mark, etc …

Quel intérêt d’entamer une procédure d’abandon de cette monnaie? Il suffit de faire fonctionner la planche à billets et créer un maximum d’Euro-Franc, et si ça gêne les autres, ce sera leur problème, pas le nôtre !!! Et si ça crée de l’inflation chez eux, ce sera aussi leur problème, pas le nôtre !!!

Une petite précision, l’existence d’un Etat se prouve aussi par son pouvoir à „battre monnaie”, si nous perdons ce pouvoir, nous ne sommes plus un Etat …

Quand à l’OTAN, quel intérêt pour notre pays à faire partie de cette assemblée de généraux guerroyeurs et dont certains représentent des pays totalement impuissants?

Pour protéger les frontières du Luxembourg et créer des états croupions comme le Kosovo ?

Un peu de sérieux, la France possède le plus grand domaine maritime de la planète, elle possède des forces spéciales capables d’intervenir partout sans aucune aide extérieure, sa force de dissuasion existe et ce sont les Français qui l’ont financée … serions nous une entreprise humanitaire? Et en prime depuis là encore „sarko l’américain” nous sommes dirigés par des militaires étrangers !!! Il faut sortir de ce machin et redonner à notre armée son rôle fondamental: protéger l’intégrité territoriale de notre pays … ce qui est quand même plus noble et correct que d’aller bombarder Belgrade pour ensuite couvrir l’emprisonnement du président Milosevic, le voir décéder en prison pour ensuite qu’il soit blanchi, post mortem, de toute accusation …

En bref: l’UE, on s’assied dessus, l’OTAN on la quitte et l’Euro on le fait fonctionner comme Euro-Franc!

Source

 
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Publié par le 6 avril 2017 dans général, Politique, société

 

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L’Italie ne veut plus de l’Euro : Beppe Grillo largement en tête dans les sondages

Sondages :  « Le M5S devance le PD » – ‘’5 points gagnés (32,3%) après la scission entre le PD et le MDP’’ (Corriere della Sera). 

Des sondages récents montrent que les politiciens italiens qui soutiennent la zone euro et l’ UE se sont effondrés.

Les sondages pro-européens sont très susceptibles d’être de pire en pire alors que le parti PD de Matteo Renzi se fragmente de plus en plus.

Il n’est plus impossible que le Mouvement eurosceptique Cinq étoiles de Beppe Grillo (M5S) parvienne à la majorité absolue lors des prochaines élections . Toutefois, notez qu’il faut 40% pour obtenir une « majorité ».

Le Financial Times rapporte que l’Italie est en désamour avec l’ Europe :

Les étrangers sous-estiment souvent la capacité de l’Italie à éviter la calamité. Cela dit, les enjeux sont plus grands aujourd’hui qu’en 1992. Les solutions peuvent se révéler plus difficile à trouver. La raison réside dans les contextes européens et méditerranéens radicalement différents dans lequel se trouve l’Italie.

Certains des défis de l’ Italie contemporaine semblent similaires à ceux du début des années 1990. Le système des partis est de nouveau en fragments. Le Parti démocratique (PD) de centre-gauche s’est divisé le mois dernier. La droite est divisée. Le parti d’opposition le plus populaire est le mouvement anti-establishment Cinq étoiles. Depuis Novembre 2011 quatre premiers ministres ont pris le pouvoir non pas parce que les électeurs les ont choisis, mais à cause d’une situation d’ urgence financière, les partis se chamaillant entre factions, et échouant à mettre en place une réforme constitutionnelle.

Matteo Renzi, l’ancien 1er ministre et chef du PD, a subi un coup ce mois-ci quand il est apparu que Tiziano Renzi, son père et Luca Lotti, un proche allié politique, ont été poursuivit dans une enquête judiciaire pour un trafic suspecté des marchés publics.

La comparaison la plus inquiétante entre 1992 et nos jours concerne l’économie italienne, qui devrait cette année être la plus faible croissance de la zone euro. La dette publique est de plus de 132 pour cent du produit intérieur brut. Le chômage est près de 12 pour cent; les taux de chômage chez les jeunes est de plus de 37 pour cent.

En conséquence, les politiciens italiens questionnent de plus en plus  le bien-fondé de l’adhésion à la zone euro. Tout comme les électeurs italiens. Dans un sondage Eurobaromètre publié en Décembre, 47 pour cent pensent que l’euro « est une mauvaise chose » pour leur pays et seulement 41 pour cent « une bonne chose ». Ceci est la grande différence avec il y a 25 ans.

Tant que la gauche ou la droite modérée gouverne l’Italie, il peut être possible de contenir ce désenchantement vis à vis de l’UE et de l’euro. Mais les fissures du PD sont le dernier signe que le système du parti craque sous la pression. Le Mouvement Cinq étoiles attend dans les starters.

Le suicide du PD

Par courriel, Eurointelligence a commenté les coûts du suicide du PD de Matteo Renzi :

Nous avons prévenu depuis un certain temps – les partis politiques qui se préoccupent de leurs divisions internes sont électoralement voués à l’ échec .

Le Mouvement Cinq étoiles est maintenant à seulement 6 points loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner lui – même – en supposant que la présente loi électorale concernant la Chambre des députés constitue la base d’un nouveau système électoral pour le Sénat aussi.

Sur la question qui nous intéresse le plus – l’avenir de l’Italie dans l’UE et dans la zone euro en particulier – l’image est encore plus sombre. Les deux seuls partis qui soutiennent sans réserve l’adhésion de l’ Italie à la zone euro sont le PD et le nouveau centre droit. Forza Italia ,qui est en train de jouer avec l’idée d’une monnaie parallèle, tandis que le Mouvement Cinq étoiles a promis un référendum consultatif sur l’avenir de l’Italie dans l’euro. Bien que ce référendum ne peut légalement pas mettre fin à l’adhésion de l’ Italie dans la zone euro, il enverrait un signal dévastateur pour le monde extérieur.

Le Mouvement Cinq étoiles a sa propre part de scandales – par exemple concernant le nouveau gouvernement municipal à Rome .Le parti est dans un état interne de guerre quant au candidat à présenter pour les élections municipales à Gênes. Mais rien de tout cela ne semble avoir une impact sur ce parti.

Notre conclusion est que le Mouvement Cinq étoiles est rationnel dans sa stratégie d’éviter les alliances avec d’autres partis, car cette approche est payante électoralement. Avec cette stratégie en place, ils gagneront une majorité suffisante (plus de 40%) soit lors des prochaines élections, ou celle d’après.

Sondages italiens

Eurointelligence fait référence à un sondage spécifique .

Cependant, le soutien au PD est clairement sur le déclin.

Jetons un coup d’ oeil à tous les récents sondages électoraux italiens :

Selon Nando Pagnoncelli concernant le sondage Ipsos PA pour le Corriere della Sera « Le M5S n’a jamais été aussi haut dans les intentions de vote : 32,3%, le PD est distancié de plus de 5 points » : « Des changements importants ressortent de ce sondage, après des mois de stabilité : le PD perd des points, suite à sa scission interne et à la naissance du Mouvement démocrate et progressiste (qui reste à 3%), le M5S consolide sa place au premier rang dans les intentions de vote des Italiens. Le M5S atteint donc son pourcentage le plus élevé : 32,3% (+1,4% par rapport au précédent sondage), le PD à 26,8%, puis viennent la Ligue du nord (12,8%) et Forza Italia (12,7%). Le scénario tripolaire se confirme donc, mais l’avantage du M5S sur le PD est plus fort ».

Dans un seul sondage depuis le 9 Mars (ce qui est clairement aberrant) le parti PD de Matteo Renzi arrive en tête . De plus, le PD n’a pas encore explosé en miettes dans les sondages (la scission n’est pas encore apparente), mais il le fera .

Le parti M5s est à « 6 points loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner lui-même », comme le note EuroIntelligence, et une coalition de partis eurosceptiques totalisant plus de 50% est facilement à portée de main.

Le Soutien aux M5S (Five Star Movement) + Fi (Forza Italia) + LN (Lega Nord), soit tous les partis eurosceptiques, totalise 54,5% dans le sondage le plus récent.

Forza Italia est le parti de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi.

Le 9 Mars, Bloomberg titrait Berlusconi : un homme, une interdiction, et son plan pour restaurer la livre .

Si les élections avaient  lieu aujourd’hui, les partis eurosceptiques attendraient facilement  non seulement le seuil de 40%, mais un seuil des 50% aussi.

Est ce que les partis eurosceptiques se mettraient d’accord pour former une coalition est une autre affaire, mais je soupçonne qu’ils le feraient, surtout si l’alternative était un gouvernement minoritaire dirigé par le PD.

Avec Zero Hedge

 
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Publié par le 23 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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« Effrayant ! La BCE n’existe déjà plus ! L’euro est déjà mort !! »

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Vous allez mieux comprendre ce papier : La Bundesbank craint une explosion de l’euro , la France est le malade de l’Europe, Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures »

Nous arrivons à la fin de cette Europe, comme je le rapporte régulièrement (cf dernièrement ce papier : Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro

Autre preuve de ce mouvement en cours, la Bundesbank accélère dernièrement le rapatriement de ses réserves d’or, les deuxièmes au monde. 

De plus, après avoir admis pour la 1ère fois qu’un pays peut sortir de l’euro en expliquant la modalite –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-il affirmé dans une lettre à deux députés européens italiens – Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures » .

Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures » (prétexte – «la balance des risques concernant la croissance s’est améliorée » !!!) : normal, l’Europe telle que nous la connaissons explose en ce moment même . Et quand à la BCE , il est possible qu’elle soit bientôt démantelée, car elle devient « inutile » , de fait .

« Effrayant ! La BCE n’existe déjà plus ! L’euro est déjà mort  !! »

Face à de nombreux messages disant que personne n’en parle a part « Reuters » (qui reste une Agence assez connue pour les ignares), que c’est « faux », blablablabla, je vous propose d’aller directement vous « farcir » ici et en version originale aussi bien le communiqué de presse de la Banque de France elle-même, que le rapport d’activité complet 2016 de la BDF qui vient justement de sortir. Vous y trouverez tous les détails en long en large et en travers. Oui ce qui est dit dans cet article est entièrement VRAI et PROUVE!!! Je ne peux pas faire mieux que la Banque de France comme « source », j’espère que personne ne m’en voudra de ne pas pouvoir montrer le JT de TF1… 

Communiqué de Presse ici

Rapport d’activité complet ici

Ce que je vais vous dire peut sembler très complexe, compliqué, voire même pour certains édifiant, pour ne pas dire « hallucinant », pourtant c’est la stricte vérité et les choses sont bien plus simples qu’elles n’y paraissent sous des terminologies confuses et des mots obscurs.

On peut résumer la situation actuelle de la manière suivante : la BCE n’existe plus de fait, et elle ne pourra jamais sauver l’euro. Maintenant expliquons et décryptons cette affirmation ensemble.

La BCE n’existe plus ! Elle a transféré une grosse partie au SEBC

Je cite ici ce que vous pouvez trouver sur le site de la BCE elle-même concernant son propre fonctionnement.

« La Banque centrale européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne constituent le fondement juridique de la politique monétaire unique. En vertu des statuts, la BCE et le Système européen de banques centrales (SEBC) ont été institués le 1er juin 1998. La BCE est placée au cœur de l’Eurosystème et du SEBC. Conjointement, la BCE et les banques centrales nationales accomplissent les missions qui leur ont été conférées. La BCE, en vertu du droit public international, est dotée de la personnalité juridique.

Le Système européen de banques centrales

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Le SEBC est composé de la BCE et des banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l’UE qu’ils aient ou non adopté l’euro.

L’Eurosystème

Il comprend la BCE et les BCN des pays ayant adopté l’euro. L’Eurosystème coexistera avec le SEBC tant qu’il y aura des États membres de l’UE ne faisant pas partie de la zone euro. »

Bien, maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons.

Source ici 

Souvenez-vous, la Banque centrale allemande provisionne pour 22 milliards d’euros !!

Le 24 février dernier, je revenais sur cette information hallucinante où la Bundesbank, ce qui reste de la Banque centrale allemande, annonçait une provision de 22 milliards d’euros, ce qui est considérable, en indiquant que ces pertes étaient liées aux obligations pourries détenues dans son portefeuille en raison de la politique menée par la BCE.

« Il est normal de demander (…) quand on lèvera le pied de la pédale de la politique monétaire », a déclaré le président de l’institution, Jens Weidmann, en présentant le rapport annuel. « Notamment parce qu’une mesure essentielle de la mise en œuvre de la politique monétaire ultra-accommodante est l’achat à grande échelle d’obligations d’État, ce sur quoi, vous le savez, je suis très critique. »

La Banque centrale allemande vient de provisionner 22 milliards d’euros ahahahahahahahahah !

« Les provisions ont ainsi atteint 21,9 milliards d’euros fin 2016 contre 19,6 milliards fin 2015.

Pour l’instant, néanmoins, la Banque centrale allemande dégage des profits sur son portefeuille d’obligations. Ironie de l’histoire, ces bénéfices proviennent principalement des obligations émises par des pays en difficulté comme la Grèce, qui offrent des rendements élevés, acquis entre 2010 et 2012, pendant la crise de la dette, malgré l’opposition de la Buba. »

Mais ce n’est pas tout. Maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons !

Bénéfice net en hausse de 58 % pour la Banque de France

Voici qu’hier, un petit article très discret du Figaro revenait sur cette dépêche Reuters elle aussi extraordinaire.

« La Banque de France a annoncé lundi avoir dégagé un bénéfice net de 3,52 milliards d’euros en 2016, en hausse de 58 % par rapport à 2015. Cette hausse reflète une progression de 7 % du produit net des activités de la banque, à 7,7 milliards d’euros, et une baisse de 2,2 % de ses dépenses, précise-t-elle dans un communiqué.

L’institution a décidé d’autre part de maintenir à huit milliards d’euros l’encours de son fonds pour risques généraux qu’elle avait augmenté de 500 millions un an plus tôt, ce qui avait pesé sur le résultat de 2015.

La hausse des revenus est liée à celle de la taille des encours au bilan, qui passent de 710 à 855 milliards sur l’année, en raison des rachats d’actifs opérés pour le compte de la Banque centrale européenne dans le cadre de sa politique monétaire.

Depuis 2015, la Banque de France indique avoir racheté 313 milliards d’euros d’actifs au titre de ces différents programmes.

Elle souligne que la croissance de son bilan « est effectuée avec des actifs de première qualité, principalement des titres souverains français, sans dégradation du profil de risque. »

« Il n’est en conséquence pas nécessaire de poursuivre le renforcement du fonds pour risques généraux, qui reste stable à huit milliards d’euros.

La Banque de France indique encore que, comme chaque année, l’essentiel de son bénéfice net sera reversé à l’État sous forme d’impôt et de dividende, soit un montant total de 4,5 milliards au titre de l’exercice 2016. »

Si vous avez bien suivi, alors vous avez compris que la Bundesbank a passé des provisions sur ces monceaux de créances pourries qu’elle a dans son bilan, mais pas la Banque de France. Sans doute parce que nous sommes bien meilleurs que les Allemands… ou nettement moins prudents, au choix !

Si vous suivez toujours, vous avez bien lu que la Banque de France à principalement racheté pour 313 milliards de dette souveraine… française !

Source ici Le Figaro

Donc vous devez comprendre que la BCE n’existe plus dans les faits, chaque banque centrale achète ses propres dettes !

Retenez bien ce que je viens de dire car les implications sont considérables.

La BCE en elle-même n’existe presque plus et ne fonctionne plus. C’est le SEBC (repensez à ce que vous avez lu au tout début de cet article) à savoir le Système européen des banques centrales (SEBC) qui en réalité a pris le relais de la BCE.

Désormais, au moment où vous lisez ces lignes, nous avons la preuve, vous avez la preuve ici, dans cet article, sources à l’appui, que chaque banque centrale rachète les propres dettes souveraines de son pays respectif… Cela veut dire qu’il n’y a plus rien de commun. Cela veut dire aussi, que le SEBC, la BCE prépare sans le dire le retour aux monnaies nationales, ou chaque pays devra gérer sa propre dette! Dans les faits, chaque pays gère à nouveau sa propre dette et c’est à ce prix que nous avons l’illusion que l’euro fonctionne encore…

Vous devez prendre conscience que nous sommes là dans une situation inverse à celle de la construction d’une zone monétaire.

Vous faites en réalité face à la destruction de la zone euro et de la BCE.

Vous assistez à la déconstruction de l’euro, là, maintenant, sous vos yeux.

Vous avez toutes les preuves en main.

L’euro ne survivra pas et vous devez prendre vos dispositions.

Ceux qui le souhaitent peuvent télécharger mon rapport spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse » ici. Vous pouvez également vous abonner à ma lettre STRATÉGIES pour les 12 prochains mois et vous aurez en prime accès à mon rapport spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse ». Plus de renseignements ici.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous

Une grosse news rapportée ici en effet, chapeau bas à Charles SANNAT pour l’avoir remarquée et comprise.  Toutefois, rien d’extraordinaire pour nos lecteurs qui sont habitués à du très lourd.

Au passage, L’inflation de la zone euro a bondi à un plus haut de quatre ans le mois dernier, dépassant la cible de la BCE :

 
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Publié par le 15 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro)

Les choses vont très vite, il s’est passé beaucoup de choses en à peine un mois . D’abord, une fois élu et intronisé, Donald Trump a annoncé un changement « radical » de doctrine face à l’Europe , déstabilisant les élites du vieux continent. Au même moment, Schäuble a mis un coup de pression exhortant la BCE à relever ses taux . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoyait un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe » : les Allemands, qui avaient déjà cette idée derrière la tête avant l’élection de Trump – veulent créer leur propre Euro-zone .  

Ensuite, dans la continuité Mario Draghi avait validé et l’élite Européenne en panique a entamé « le Processus » à Davos  . Mario Draghi avait admis pour la 1ère fois qu’un pays pouvait sortir de l’euro et il a même expliqué comment –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-affirmé . Dans la foulée, le ministre italien des Finances avait déclaré que le problème de l’Europe c’est l’euro . Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en était pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il avait affirmé à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» , en appelant à «prendre au sérieux le populisme». 

Mi février, nous avons appris que selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » En effet , Ted Malloch, l’ambassadeur proposé par Trump à l’Union européenne, avait jeté le doute sur la survie de la zone euro et demandé à Athènes de revenir à la drachme.

Dans Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe , je résumais , expliquant que suite à l’élection de Trump, un nouveau monde était en train de naître . Avec une nouvelle Europe qui est d’ores et déjà en gestation .

Maintenant, on apprend que les Pays Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’Euro

Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

Charles SANNAT résume :

Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

Donc dans tous les cas, c’en est terminé de cette Europe qui est en train de littéralement exploser – question de temps, et le mouvement s’accélère vite , très vite !

Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe. Les banques centrales de la zone euro sont-elles encore solvables ?

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous propose en exclusivité pour vous, mes chers lecteurs, un article du très brillant journaliste Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres dont vous savez que j’apprécie très grandement la qualité du travail et… les informations !!

Ambrose Evans-Pritchard est le journaliste certainement le mieux informé d’Europe sur l’Europe et ses vicissitudes. Suivre ce qu’il dit dans les colonnes du Telegraph est plutôt une bonne idée.

Je ne me suis pas foulé. Son titre, c’est le mien. En clair, le titre de cet article c’est le sien, et il juge que nous sommes rentrés dans une crise existentielle pour l’euro. Encore une fois, et comme pour mon édito d’hier, vous remarquerez le silence assourdissant des médias censés nous informer.

Il s’intéresse à un sujet complexe « Target 2 » et sous cet acronyme barbare se cache en réalité un système de compensation des flux financiers entre pays européens. Bref, en réalité, et on ne vous le dit pas, la situation est grave. Très grave. Préparez-vous à assister à l’explosion dans le pire des cas et au détricotage de la zone euro dans le meilleur des cas.

Ce n’est pas de la fiction.

Cela se passe maintenant.

Cela se passe actuellement.

D’énormes dettes sont en train d’être transférées, en catimini, de banques privées et de fonds d’investissement vers les épaules des contribuables du sud de l’Europe.

Il s’agit d’une variante du tragique épisode grec mais cette fois à bien plus grande échelle et avec des conséquences systémiques mondiales.

Notre pays, la France, est évidemment concerné.

Hier, je publiais et j’ai laissé volontairement cet édito dans l’édition d’aujourd’hui un article sur l’enquête que les Pays-Bas lançaient pour savoir s’il fallait quitter l’euro et comment le faire.

Je laisse la parole à Ambrose Evans-Pritchard, traduit en exclusivité pour vous !!

Il n’y a eu aucune décision démocratique d’aucun parlement pour le transfert de ces dettes, qui approchent rapidement le trillion d’euros. Elles sont l’effet secondaire non-désiré du QE de la BCE, qui a dégénéré en une voie de secours pour la fuite des capitaux des pays du Club Med vers l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Cette « socialisation du risque » a lieu furtivement, en tant qu’effet mécanique du système de paiement de la BCE Target 2. Si une fronde politique en France ou en Italie déclenche une crise existentielle de l’euro dans les mois à venir, les citoyens des pays créditeurs comme débiteurs de la zone euro découvriront avec horreur ce qu’on leur a fait.

Un tel risque est plausible. Alors que j’écris ce papier, quatre articles sur cinq du fil du quotidien français financier Les Échos abordent des scénarios de désintégration de l’euro. Je n’ai pas souvenir d’un tel débat ouvert dans la presse continentale, à aucun moment du projet de l’euro.

Comme toujours, les marchés de la dette sont le baromètre du stress. Les taux sur les obligations allemandes à deux ans ont atteint un plus bas historique de -0,92 % mercredi, signe que quelque chose de très curieux est en train d’avoir lieu. « Les sonnettes d’alarme résonnent à nouveau. Nos données indiquent de sérieuses fuites des capitaux vers les valeurs refuges allemandes. On se croirait comme au début de la crise de la zone euro en 2011 », a déclaré Simon Derrick de BNY Mellon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système Target2 est conçu pour ajuster automatiquement les comptes des branches de la famille des banques centrales de la BCE, qui se corrige tout seul avec chaque entrée et sortie. En réalité, il est devenu un rideau de dissimulation de flux chroniques de capitaux à sens unique.

Les investisseurs privés vendent à la BCE les obligations italiennes ou portugaises qu’ils possèdent, en empochant un bénéfice, et redéploient le produit de la vente dans des fonds mutuels en Allemagne ou au Luxembourg. « Cela montre simplement que l’union monétaire est doucement en train de se désintégrer malgré les meilleurs efforts de Mario Draghi », a déclaré un ancien gouverneur de la BCE.

« CELA MONTRE SIMPLEMENT QUE L’UNION MONÉTAIRE EST DOUCEMENT EN TRAIN DE SE DÉSINTÉGRER MALGRÉ LES MEILLEURS EFFORTS DE MARIO DRAGHI » – UN ANCIEN GOUVERNEUR DE LA BCE

Rien que la Banque centrale italienne doit désormais une somme record de 364 milliards d’euros à la BCE, 22 % du PIB italien, et le montant ne cesse de grimper. Mediobanca estime que 220 milliards d’euros ont quitté l’Italie depuis le lancement du QE de la BCE. Les sorties de capitaux correspondent presque à l’euro près aux achats d’obligations de la BCE.

Le professeur Marcello Minenna, de l’université Bocconi de Milan, a déclaré que le basculement implicite du risque privé vers le secteur public, largement ignoré dans les médias italiens, fait courir à la banque centrale italienne le risque de la faillite si l’euro se désintègre ou si l’Italie se fait bouter de l’union monétaire. « Franchement, ces montants deviennent impayables » a-t-il déclaré.

Les déséquilibres Target2 sous le système de la BCE

déséquilibres target2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant des années, la BCE a affirmé que ces déséquilibres Target2 sont une fiction de comptabilité qui n’a pas d’importance dans une union monétaire. Plus maintenant. Mario Draghi a écrit une lettre aux députés européens italiens en janvier, les avertissant que la dette devra être « remboursée totalement » si l’Italie sortait de l’euro et restaurait la lire.

Il s’agit d’un message fort. Monsieur Draghi l’a écrit noir sur blanc, confirmant ainsi que les en-cours Target2 sont extrêmement sérieux, tout comme les critiques l’affirment depuis le début. D’une certaine manière, il a révélé que la dette publique italienne est significativement plus élevée que les chiffres officiels. La Banca d’Italia a des actifs de compensation, mais ceux-ci seraient fortement dévalués.

Les dettes Target2 de l’Espagne s’élèvent à 328 milliards de dollars, presque 30 % du PIB. Celles du Portugal et de la Grèce à 72 milliards chacune. Toutes les banques centrales de ces pays sont soit insolvables, ou dangereusement près de l’être si ces dettes se cristallisent.

Willem Buiter, de Citigroup, affirme que les banques centrales au sein de la structure inachevée de la zone euro ne sont pas vraiment des banques centrales. Il s’agit plus de comités de devise. Elles peuvent faire faillite, et plusieurs feront probablement banqueroute. En bref, elles ne sont pas « une contrepartie crédible » pour le reste du système euro.

Il est étonnant que les agences de notation refusent toujours de considérer les en-cours Target2 en tant que dettes réelles, même après la lettre de Draghi et malgré le risque politique qui coule de source. Elles ne peuvent peut-être pas le faire vu qu’elles sont régulées par les autorités européennes, et de temps en temps sujettes au harcèlement judiciaire de pays qui n’apprécient guère leurs verdicts. Quelle que soit la cause de cette tolérance, elle pourrait leur revenir à la figure un jour.

De l’autre côté du grand livre comptable, la Bundesbank a accumulé des crédits Target2 de 796 milliards d’euros. Le Luxembourg de 187 milliards, reflétant son statut de plate-forme financière. Cela représente environ 350 % du PIB du minuscule Duché, ainsi que 14 fois son budget annuel.

Mais que se passera-t-il si l’euro éclate ? On peut supposer qu’il y aurait un tsunami de flux de capitaux bien avant le moment fatidique, poussant les déséquilibres Target2 vers les 1,5 trillion. M. Buiter affirme que la BCE devrait alors couper le robinet aux banques centrales « irrémédiablement insolvables » afin de se protéger.

La réaction en chaîne commencerait avec un défaut du sud envers la BCE, qui en retour aurait du mal à assumer ses obligations Target2 envers le nord du bloc, si elle devait encore être une institution en état de fonctionnement arrivée à ce point. La BCE ne dispose d’aucune entité souveraine pour la soutenir. Il s’agit d’une orpheline.

Les banques centrales d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg perdraient une partie de leurs crédits Target2. Mais elles devraient, en contrepartie, légalement rembourser des banques de leur juridiction. Simplement parce que c’est la méthode utilisée par les banques centrales créditrices pour stériliser les flux entrants Target2.

Simplifions avec un exemple : la banque centrale du Luxembourg devrait subitement 350 % de son PIB à des contreparties privées, impliquant des obligations émises sous des termes juridiques variés et principalement libellées en euros. Le pays pourrait essayer d’imprimer des francs luxembourgeois et voir si cela fonctionne.

Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch attribuent toutes un solide AAA au Luxembourg, bien sûr, mais cela ne fait que démontrer les dangers de l’emprise intellectuelle et idéologique.

Que l’édifice de l’union économique et monétaire européenne soit bâti sur du sable n’avait aucune importance tant que le projet donnait l’impression d’être inévitable. Aujourd’hui, c’est important. La candidate jurant de restaurer le franc français est donnée gagnante à trois contre 1 à la présidentielle de mai.

Ce qui est frappant n’est pas le bon de 28 % en un sondage du Front National de Marine Le Pen, mais le fait qu’elle a réduit l’écart à 44:56 en cas de finale contre l’ancien Premier ministre François Fillon.

L’institut de sondage Elabe affirme n’avoir jamais vu de tels chiffres en faveur de Madame Le Pen. Environ 44 % des ouvriers affirment qu’ils voteront pour elle, montrant à quel point elle a envahi les bastions industriels du parti socialiste. Le plafond de verre se fissure.

Le joker est que la gauche divisée française pourrait mettre de côté ses différends amers et se rassembler derrière le candidat socialiste Benoît Hamon et son projet ultra radical, lui garantissant ainsi une finale contre Madame Le Pen. Les Français se retrouveraient face à un choix entre la gauche dure et la droite dure, deux factions bien décidées à détruire l’ordre établi. Ce duel serait trop serré pour se risquer à des pronostics.

Tout peut arriver dans les mois à venir en France, ainsi qu’en Italie, où le parti démocratique est en train de s’entre-déchirer. Le président du parti, Matteo Renzi, qualifie la mutinerie de « cadeau pour Beppe Grillo », dont le mouvement eurosceptique Cinq Etoiles mène la danse dans les sondages italiens, avec 31 % des intentions de vote.

À l’heure actuelle, quatre partis italiens possédant la moitié des sièges du parlement flirtent avec un retour de la lire et se rapprochent d’une alliance de circonstance.

Tout cela a lieu alors que les marchés commencent à se faire du mouron concernant la baisse des achats d’obligations de la BCE. Plus les données économiques de la zone euro s’améliorent, pire c’est, alors que les pressions grimpent en Allemagne pour mettre un terme au QE.

La question de savoir si l’Italie peut survivre à la perte du bouclier offert par la BCE est ouverte. Mediobanca affirme que le Trésor italien doit lever ou faire rouler 200 milliards d’euros par an alors que Francfort est quasi le seul acheteur.

La Grèce pourrait être contrainte à la soumission en cas de crise. Il s’agit d’un petit pays, psychologiquement vulnérable, coincé entre la périphérie des Balkans et la Turquie. Les montants sont trop petits pour vraiment importer.

C’est la France et l’Italie qui menacent de soumettre l’expérience de l’euro à l’épreuve du feu. Si le système s’effondre, les dettes Target2 deviendront trop réelles et cela ne s’arrêtera pas là. Des trillions de contrats de dette seront remis en question.

Il s’agit d’une bien plus grande menace à la City de Londres et aux interconnexions bancaires de Square Mile que le sujet secondaire du clearing en euros, ou n’importe laquelle des prises de tête gérables découlant du Brexit. D’ailleurs, dans un tel scénario, qui parlerait encore du Brexit ?

Fin de l’article et de la traduction anglaise. Vous avez la source comme à chaque fois tout en bas en annexe.

Que dois-je faire?

Vous préparer et préparer votre patrimoine ! Cela peut sembler fou, mais non, l’euro peut ne pas être éternel. Oui l’euro peut mourir en quelques heures. Oui vous pouvez être ruiné dans un laps de temps aussi court, et non, mes amis, le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à la frontière ! Il a bien déclenché, chez nous, une épidémie de cancers plus ou moins graves et les conséquences aujourd’hui se font encore sentir.

Franchement, lorsque j’ai écrit le mois dernier mon dossier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse », je ne pensais pas que l’actualité deviendrait aussi brûlante sur le sujet. Pourtant, c’est le cas.

Personne, ni vous ni moi, l’avons choisi.

Nous le subissons.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
1 commentaire

Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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