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Archives de Tag: l’euro

« Effrayant ! La BCE n’existe déjà plus ! L’euro est déjà mort !! »

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Vous allez mieux comprendre ce papier : La Bundesbank craint une explosion de l’euro , la France est le malade de l’Europe, Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures »

Nous arrivons à la fin de cette Europe, comme je le rapporte régulièrement (cf dernièrement ce papier : Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro

Autre preuve de ce mouvement en cours, la Bundesbank accélère dernièrement le rapatriement de ses réserves d’or, les deuxièmes au monde. 

De plus, après avoir admis pour la 1ère fois qu’un pays peut sortir de l’euro en expliquant la modalite –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-il affirmé dans une lettre à deux députés européens italiens – Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures » .

Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures » (prétexte – «la balance des risques concernant la croissance s’est améliorée » !!!) : normal, l’Europe telle que nous la connaissons explose en ce moment même . Et quand à la BCE , il est possible qu’elle soit bientôt démantelée, car elle devient « inutile » , de fait .

« Effrayant ! La BCE n’existe déjà plus ! L’euro est déjà mort  !! »

Face à de nombreux messages disant que personne n’en parle a part « Reuters » (qui reste une Agence assez connue pour les ignares), que c’est « faux », blablablabla, je vous propose d’aller directement vous « farcir » ici et en version originale aussi bien le communiqué de presse de la Banque de France elle-même, que le rapport d’activité complet 2016 de la BDF qui vient justement de sortir. Vous y trouverez tous les détails en long en large et en travers. Oui ce qui est dit dans cet article est entièrement VRAI et PROUVE!!! Je ne peux pas faire mieux que la Banque de France comme « source », j’espère que personne ne m’en voudra de ne pas pouvoir montrer le JT de TF1… 

Communiqué de Presse ici

Rapport d’activité complet ici

Ce que je vais vous dire peut sembler très complexe, compliqué, voire même pour certains édifiant, pour ne pas dire « hallucinant », pourtant c’est la stricte vérité et les choses sont bien plus simples qu’elles n’y paraissent sous des terminologies confuses et des mots obscurs.

On peut résumer la situation actuelle de la manière suivante : la BCE n’existe plus de fait, et elle ne pourra jamais sauver l’euro. Maintenant expliquons et décryptons cette affirmation ensemble.

La BCE n’existe plus ! Elle a transféré une grosse partie au SEBC

Je cite ici ce que vous pouvez trouver sur le site de la BCE elle-même concernant son propre fonctionnement.

« La Banque centrale européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne constituent le fondement juridique de la politique monétaire unique. En vertu des statuts, la BCE et le Système européen de banques centrales (SEBC) ont été institués le 1er juin 1998. La BCE est placée au cœur de l’Eurosystème et du SEBC. Conjointement, la BCE et les banques centrales nationales accomplissent les missions qui leur ont été conférées. La BCE, en vertu du droit public international, est dotée de la personnalité juridique.

Le Système européen de banques centrales

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Le SEBC est composé de la BCE et des banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l’UE qu’ils aient ou non adopté l’euro.

L’Eurosystème

Il comprend la BCE et les BCN des pays ayant adopté l’euro. L’Eurosystème coexistera avec le SEBC tant qu’il y aura des États membres de l’UE ne faisant pas partie de la zone euro. »

Bien, maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons.

Source ici 

Souvenez-vous, la Banque centrale allemande provisionne pour 22 milliards d’euros !!

Le 24 février dernier, je revenais sur cette information hallucinante où la Bundesbank, ce qui reste de la Banque centrale allemande, annonçait une provision de 22 milliards d’euros, ce qui est considérable, en indiquant que ces pertes étaient liées aux obligations pourries détenues dans son portefeuille en raison de la politique menée par la BCE.

« Il est normal de demander (…) quand on lèvera le pied de la pédale de la politique monétaire », a déclaré le président de l’institution, Jens Weidmann, en présentant le rapport annuel. « Notamment parce qu’une mesure essentielle de la mise en œuvre de la politique monétaire ultra-accommodante est l’achat à grande échelle d’obligations d’État, ce sur quoi, vous le savez, je suis très critique. »

La Banque centrale allemande vient de provisionner 22 milliards d’euros ahahahahahahahahah !

« Les provisions ont ainsi atteint 21,9 milliards d’euros fin 2016 contre 19,6 milliards fin 2015.

Pour l’instant, néanmoins, la Banque centrale allemande dégage des profits sur son portefeuille d’obligations. Ironie de l’histoire, ces bénéfices proviennent principalement des obligations émises par des pays en difficulté comme la Grèce, qui offrent des rendements élevés, acquis entre 2010 et 2012, pendant la crise de la dette, malgré l’opposition de la Buba. »

Mais ce n’est pas tout. Maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons !

Bénéfice net en hausse de 58 % pour la Banque de France

Voici qu’hier, un petit article très discret du Figaro revenait sur cette dépêche Reuters elle aussi extraordinaire.

« La Banque de France a annoncé lundi avoir dégagé un bénéfice net de 3,52 milliards d’euros en 2016, en hausse de 58 % par rapport à 2015. Cette hausse reflète une progression de 7 % du produit net des activités de la banque, à 7,7 milliards d’euros, et une baisse de 2,2 % de ses dépenses, précise-t-elle dans un communiqué.

L’institution a décidé d’autre part de maintenir à huit milliards d’euros l’encours de son fonds pour risques généraux qu’elle avait augmenté de 500 millions un an plus tôt, ce qui avait pesé sur le résultat de 2015.

La hausse des revenus est liée à celle de la taille des encours au bilan, qui passent de 710 à 855 milliards sur l’année, en raison des rachats d’actifs opérés pour le compte de la Banque centrale européenne dans le cadre de sa politique monétaire.

Depuis 2015, la Banque de France indique avoir racheté 313 milliards d’euros d’actifs au titre de ces différents programmes.

Elle souligne que la croissance de son bilan « est effectuée avec des actifs de première qualité, principalement des titres souverains français, sans dégradation du profil de risque. »

« Il n’est en conséquence pas nécessaire de poursuivre le renforcement du fonds pour risques généraux, qui reste stable à huit milliards d’euros.

La Banque de France indique encore que, comme chaque année, l’essentiel de son bénéfice net sera reversé à l’État sous forme d’impôt et de dividende, soit un montant total de 4,5 milliards au titre de l’exercice 2016. »

Si vous avez bien suivi, alors vous avez compris que la Bundesbank a passé des provisions sur ces monceaux de créances pourries qu’elle a dans son bilan, mais pas la Banque de France. Sans doute parce que nous sommes bien meilleurs que les Allemands… ou nettement moins prudents, au choix !

Si vous suivez toujours, vous avez bien lu que la Banque de France à principalement racheté pour 313 milliards de dette souveraine… française !

Source ici Le Figaro

Donc vous devez comprendre que la BCE n’existe plus dans les faits, chaque banque centrale achète ses propres dettes !

Retenez bien ce que je viens de dire car les implications sont considérables.

La BCE en elle-même n’existe presque plus et ne fonctionne plus. C’est le SEBC (repensez à ce que vous avez lu au tout début de cet article) à savoir le Système européen des banques centrales (SEBC) qui en réalité a pris le relais de la BCE.

Désormais, au moment où vous lisez ces lignes, nous avons la preuve, vous avez la preuve ici, dans cet article, sources à l’appui, que chaque banque centrale rachète les propres dettes souveraines de son pays respectif… Cela veut dire qu’il n’y a plus rien de commun. Cela veut dire aussi, que le SEBC, la BCE prépare sans le dire le retour aux monnaies nationales, ou chaque pays devra gérer sa propre dette! Dans les faits, chaque pays gère à nouveau sa propre dette et c’est à ce prix que nous avons l’illusion que l’euro fonctionne encore…

Vous devez prendre conscience que nous sommes là dans une situation inverse à celle de la construction d’une zone monétaire.

Vous faites en réalité face à la destruction de la zone euro et de la BCE.

Vous assistez à la déconstruction de l’euro, là, maintenant, sous vos yeux.

Vous avez toutes les preuves en main.

L’euro ne survivra pas et vous devez prendre vos dispositions.

Ceux qui le souhaitent peuvent télécharger mon rapport spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse » ici. Vous pouvez également vous abonner à ma lettre STRATÉGIES pour les 12 prochains mois et vous aurez en prime accès à mon rapport spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse ». Plus de renseignements ici.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous

Une grosse news rapportée ici en effet, chapeau bas à Charles SANNAT pour l’avoir remarquée et comprise.  Toutefois, rien d’extraordinaire pour nos lecteurs qui sont habitués à du très lourd.

Au passage, L’inflation de la zone euro a bondi à un plus haut de quatre ans le mois dernier, dépassant la cible de la BCE :

 
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Publié par le 15 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro)

Les choses vont très vite, il s’est passé beaucoup de choses en à peine un mois . D’abord, une fois élu et intronisé, Donald Trump a annoncé un changement « radical » de doctrine face à l’Europe , déstabilisant les élites du vieux continent. Au même moment, Schäuble a mis un coup de pression exhortant la BCE à relever ses taux . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoyait un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe » : les Allemands, qui avaient déjà cette idée derrière la tête avant l’élection de Trump – veulent créer leur propre Euro-zone .  

Ensuite, dans la continuité Mario Draghi avait validé et l’élite Européenne en panique a entamé « le Processus » à Davos  . Mario Draghi avait admis pour la 1ère fois qu’un pays pouvait sortir de l’euro et il a même expliqué comment –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-affirmé . Dans la foulée, le ministre italien des Finances avait déclaré que le problème de l’Europe c’est l’euro . Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en était pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il avait affirmé à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» , en appelant à «prendre au sérieux le populisme». 

Mi février, nous avons appris que selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » En effet , Ted Malloch, l’ambassadeur proposé par Trump à l’Union européenne, avait jeté le doute sur la survie de la zone euro et demandé à Athènes de revenir à la drachme.

Dans Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe , je résumais , expliquant que suite à l’élection de Trump, un nouveau monde était en train de naître . Avec une nouvelle Europe qui est d’ores et déjà en gestation .

Maintenant, on apprend que les Pays Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’Euro

Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

Charles SANNAT résume :

Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

Donc dans tous les cas, c’en est terminé de cette Europe qui est en train de littéralement exploser – question de temps, et le mouvement s’accélère vite , très vite !

Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe. Les banques centrales de la zone euro sont-elles encore solvables ?

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous propose en exclusivité pour vous, mes chers lecteurs, un article du très brillant journaliste Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres dont vous savez que j’apprécie très grandement la qualité du travail et… les informations !!

Ambrose Evans-Pritchard est le journaliste certainement le mieux informé d’Europe sur l’Europe et ses vicissitudes. Suivre ce qu’il dit dans les colonnes du Telegraph est plutôt une bonne idée.

Je ne me suis pas foulé. Son titre, c’est le mien. En clair, le titre de cet article c’est le sien, et il juge que nous sommes rentrés dans une crise existentielle pour l’euro. Encore une fois, et comme pour mon édito d’hier, vous remarquerez le silence assourdissant des médias censés nous informer.

Il s’intéresse à un sujet complexe « Target 2 » et sous cet acronyme barbare se cache en réalité un système de compensation des flux financiers entre pays européens. Bref, en réalité, et on ne vous le dit pas, la situation est grave. Très grave. Préparez-vous à assister à l’explosion dans le pire des cas et au détricotage de la zone euro dans le meilleur des cas.

Ce n’est pas de la fiction.

Cela se passe maintenant.

Cela se passe actuellement.

D’énormes dettes sont en train d’être transférées, en catimini, de banques privées et de fonds d’investissement vers les épaules des contribuables du sud de l’Europe.

Il s’agit d’une variante du tragique épisode grec mais cette fois à bien plus grande échelle et avec des conséquences systémiques mondiales.

Notre pays, la France, est évidemment concerné.

Hier, je publiais et j’ai laissé volontairement cet édito dans l’édition d’aujourd’hui un article sur l’enquête que les Pays-Bas lançaient pour savoir s’il fallait quitter l’euro et comment le faire.

Je laisse la parole à Ambrose Evans-Pritchard, traduit en exclusivité pour vous !!

Il n’y a eu aucune décision démocratique d’aucun parlement pour le transfert de ces dettes, qui approchent rapidement le trillion d’euros. Elles sont l’effet secondaire non-désiré du QE de la BCE, qui a dégénéré en une voie de secours pour la fuite des capitaux des pays du Club Med vers l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Cette « socialisation du risque » a lieu furtivement, en tant qu’effet mécanique du système de paiement de la BCE Target 2. Si une fronde politique en France ou en Italie déclenche une crise existentielle de l’euro dans les mois à venir, les citoyens des pays créditeurs comme débiteurs de la zone euro découvriront avec horreur ce qu’on leur a fait.

Un tel risque est plausible. Alors que j’écris ce papier, quatre articles sur cinq du fil du quotidien français financier Les Échos abordent des scénarios de désintégration de l’euro. Je n’ai pas souvenir d’un tel débat ouvert dans la presse continentale, à aucun moment du projet de l’euro.

Comme toujours, les marchés de la dette sont le baromètre du stress. Les taux sur les obligations allemandes à deux ans ont atteint un plus bas historique de -0,92 % mercredi, signe que quelque chose de très curieux est en train d’avoir lieu. « Les sonnettes d’alarme résonnent à nouveau. Nos données indiquent de sérieuses fuites des capitaux vers les valeurs refuges allemandes. On se croirait comme au début de la crise de la zone euro en 2011 », a déclaré Simon Derrick de BNY Mellon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système Target2 est conçu pour ajuster automatiquement les comptes des branches de la famille des banques centrales de la BCE, qui se corrige tout seul avec chaque entrée et sortie. En réalité, il est devenu un rideau de dissimulation de flux chroniques de capitaux à sens unique.

Les investisseurs privés vendent à la BCE les obligations italiennes ou portugaises qu’ils possèdent, en empochant un bénéfice, et redéploient le produit de la vente dans des fonds mutuels en Allemagne ou au Luxembourg. « Cela montre simplement que l’union monétaire est doucement en train de se désintégrer malgré les meilleurs efforts de Mario Draghi », a déclaré un ancien gouverneur de la BCE.

« CELA MONTRE SIMPLEMENT QUE L’UNION MONÉTAIRE EST DOUCEMENT EN TRAIN DE SE DÉSINTÉGRER MALGRÉ LES MEILLEURS EFFORTS DE MARIO DRAGHI » – UN ANCIEN GOUVERNEUR DE LA BCE

Rien que la Banque centrale italienne doit désormais une somme record de 364 milliards d’euros à la BCE, 22 % du PIB italien, et le montant ne cesse de grimper. Mediobanca estime que 220 milliards d’euros ont quitté l’Italie depuis le lancement du QE de la BCE. Les sorties de capitaux correspondent presque à l’euro près aux achats d’obligations de la BCE.

Le professeur Marcello Minenna, de l’université Bocconi de Milan, a déclaré que le basculement implicite du risque privé vers le secteur public, largement ignoré dans les médias italiens, fait courir à la banque centrale italienne le risque de la faillite si l’euro se désintègre ou si l’Italie se fait bouter de l’union monétaire. « Franchement, ces montants deviennent impayables » a-t-il déclaré.

Les déséquilibres Target2 sous le système de la BCE

déséquilibres target2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant des années, la BCE a affirmé que ces déséquilibres Target2 sont une fiction de comptabilité qui n’a pas d’importance dans une union monétaire. Plus maintenant. Mario Draghi a écrit une lettre aux députés européens italiens en janvier, les avertissant que la dette devra être « remboursée totalement » si l’Italie sortait de l’euro et restaurait la lire.

Il s’agit d’un message fort. Monsieur Draghi l’a écrit noir sur blanc, confirmant ainsi que les en-cours Target2 sont extrêmement sérieux, tout comme les critiques l’affirment depuis le début. D’une certaine manière, il a révélé que la dette publique italienne est significativement plus élevée que les chiffres officiels. La Banca d’Italia a des actifs de compensation, mais ceux-ci seraient fortement dévalués.

Les dettes Target2 de l’Espagne s’élèvent à 328 milliards de dollars, presque 30 % du PIB. Celles du Portugal et de la Grèce à 72 milliards chacune. Toutes les banques centrales de ces pays sont soit insolvables, ou dangereusement près de l’être si ces dettes se cristallisent.

Willem Buiter, de Citigroup, affirme que les banques centrales au sein de la structure inachevée de la zone euro ne sont pas vraiment des banques centrales. Il s’agit plus de comités de devise. Elles peuvent faire faillite, et plusieurs feront probablement banqueroute. En bref, elles ne sont pas « une contrepartie crédible » pour le reste du système euro.

Il est étonnant que les agences de notation refusent toujours de considérer les en-cours Target2 en tant que dettes réelles, même après la lettre de Draghi et malgré le risque politique qui coule de source. Elles ne peuvent peut-être pas le faire vu qu’elles sont régulées par les autorités européennes, et de temps en temps sujettes au harcèlement judiciaire de pays qui n’apprécient guère leurs verdicts. Quelle que soit la cause de cette tolérance, elle pourrait leur revenir à la figure un jour.

De l’autre côté du grand livre comptable, la Bundesbank a accumulé des crédits Target2 de 796 milliards d’euros. Le Luxembourg de 187 milliards, reflétant son statut de plate-forme financière. Cela représente environ 350 % du PIB du minuscule Duché, ainsi que 14 fois son budget annuel.

Mais que se passera-t-il si l’euro éclate ? On peut supposer qu’il y aurait un tsunami de flux de capitaux bien avant le moment fatidique, poussant les déséquilibres Target2 vers les 1,5 trillion. M. Buiter affirme que la BCE devrait alors couper le robinet aux banques centrales « irrémédiablement insolvables » afin de se protéger.

La réaction en chaîne commencerait avec un défaut du sud envers la BCE, qui en retour aurait du mal à assumer ses obligations Target2 envers le nord du bloc, si elle devait encore être une institution en état de fonctionnement arrivée à ce point. La BCE ne dispose d’aucune entité souveraine pour la soutenir. Il s’agit d’une orpheline.

Les banques centrales d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg perdraient une partie de leurs crédits Target2. Mais elles devraient, en contrepartie, légalement rembourser des banques de leur juridiction. Simplement parce que c’est la méthode utilisée par les banques centrales créditrices pour stériliser les flux entrants Target2.

Simplifions avec un exemple : la banque centrale du Luxembourg devrait subitement 350 % de son PIB à des contreparties privées, impliquant des obligations émises sous des termes juridiques variés et principalement libellées en euros. Le pays pourrait essayer d’imprimer des francs luxembourgeois et voir si cela fonctionne.

Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch attribuent toutes un solide AAA au Luxembourg, bien sûr, mais cela ne fait que démontrer les dangers de l’emprise intellectuelle et idéologique.

Que l’édifice de l’union économique et monétaire européenne soit bâti sur du sable n’avait aucune importance tant que le projet donnait l’impression d’être inévitable. Aujourd’hui, c’est important. La candidate jurant de restaurer le franc français est donnée gagnante à trois contre 1 à la présidentielle de mai.

Ce qui est frappant n’est pas le bon de 28 % en un sondage du Front National de Marine Le Pen, mais le fait qu’elle a réduit l’écart à 44:56 en cas de finale contre l’ancien Premier ministre François Fillon.

L’institut de sondage Elabe affirme n’avoir jamais vu de tels chiffres en faveur de Madame Le Pen. Environ 44 % des ouvriers affirment qu’ils voteront pour elle, montrant à quel point elle a envahi les bastions industriels du parti socialiste. Le plafond de verre se fissure.

Le joker est que la gauche divisée française pourrait mettre de côté ses différends amers et se rassembler derrière le candidat socialiste Benoît Hamon et son projet ultra radical, lui garantissant ainsi une finale contre Madame Le Pen. Les Français se retrouveraient face à un choix entre la gauche dure et la droite dure, deux factions bien décidées à détruire l’ordre établi. Ce duel serait trop serré pour se risquer à des pronostics.

Tout peut arriver dans les mois à venir en France, ainsi qu’en Italie, où le parti démocratique est en train de s’entre-déchirer. Le président du parti, Matteo Renzi, qualifie la mutinerie de « cadeau pour Beppe Grillo », dont le mouvement eurosceptique Cinq Etoiles mène la danse dans les sondages italiens, avec 31 % des intentions de vote.

À l’heure actuelle, quatre partis italiens possédant la moitié des sièges du parlement flirtent avec un retour de la lire et se rapprochent d’une alliance de circonstance.

Tout cela a lieu alors que les marchés commencent à se faire du mouron concernant la baisse des achats d’obligations de la BCE. Plus les données économiques de la zone euro s’améliorent, pire c’est, alors que les pressions grimpent en Allemagne pour mettre un terme au QE.

La question de savoir si l’Italie peut survivre à la perte du bouclier offert par la BCE est ouverte. Mediobanca affirme que le Trésor italien doit lever ou faire rouler 200 milliards d’euros par an alors que Francfort est quasi le seul acheteur.

La Grèce pourrait être contrainte à la soumission en cas de crise. Il s’agit d’un petit pays, psychologiquement vulnérable, coincé entre la périphérie des Balkans et la Turquie. Les montants sont trop petits pour vraiment importer.

C’est la France et l’Italie qui menacent de soumettre l’expérience de l’euro à l’épreuve du feu. Si le système s’effondre, les dettes Target2 deviendront trop réelles et cela ne s’arrêtera pas là. Des trillions de contrats de dette seront remis en question.

Il s’agit d’une bien plus grande menace à la City de Londres et aux interconnexions bancaires de Square Mile que le sujet secondaire du clearing en euros, ou n’importe laquelle des prises de tête gérables découlant du Brexit. D’ailleurs, dans un tel scénario, qui parlerait encore du Brexit ?

Fin de l’article et de la traduction anglaise. Vous avez la source comme à chaque fois tout en bas en annexe.

Que dois-je faire?

Vous préparer et préparer votre patrimoine ! Cela peut sembler fou, mais non, l’euro peut ne pas être éternel. Oui l’euro peut mourir en quelques heures. Oui vous pouvez être ruiné dans un laps de temps aussi court, et non, mes amis, le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à la frontière ! Il a bien déclenché, chez nous, une épidémie de cancers plus ou moins graves et les conséquences aujourd’hui se font encore sentir.

Franchement, lorsque j’ai écrit le mois dernier mon dossier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse », je ne pensais pas que l’actualité deviendrait aussi brûlante sur le sujet. Pourtant, c’est le cas.

Personne, ni vous ni moi, l’avons choisi.

Nous le subissons.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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Les crises financières à répétition sont inévitables, voici pourquoi …

L’indice CRB (matière 1eres) est au même niveau qu’en 1973 (on voit bien la corrélation avec le marché des MP) .- le risque d’inflation est énorme 

Les excès de liquidité sont à l’origine de l’instabilité financière . La réduction de l’instabilité financière, passe par la réduction de l’offre de monnaie (la liquidité en circulation), mais comme les Banques Centrales n’oseront jamais le faire pour ne pas être à l’origine d’une crise financière très grave, l’instabilité financière devient irréversible. 

Les crises financières à répétition sont inévitables, voici pourquoi 

On peut facilement accuser les défenseurs de l’or, et plus globalement les adeptes de l’école autrichienne, d’être systématiquement pessimistes et d’annoncer en permanence de futurs krachs financiers. Inconsolables de la disparition de l’étalon-or, ils vitupèrent sans relâche contre les planches à billets des banques centrales et des lourdes menaces qu’elles font peser sur la monnaie. Le risque existe, certes, de se complaire à annoncer l’apocalypse, de se figer dans une posture.

Mais parfois ces craintes sont confirmées par des analyses provenant d’autres horizons intellectuels, et il ne faut alors pas bouder son plaisir. C’est le cas avec cette étude du service de la recherche de la banque Natixis, intitulée « L’instabilité financière est irréversible« , qui corrobore en tous points les critiques formulées dans ces colonnes et quelques (rares) autres.

Par « instabilité financière », on nomme ici des excès d’endettement suivis de crises de désendettement, des bulles sur les prix des actifs suivies de leur explosion, de la taille croissante des flux de capitaux internationaux qui causent une variabilité excessive des taux de change. Et toutes ces convulsions sont directement liées, selon Natixis, à « l’excès de création monétaire par les banques centrales ». Merci pour cette confirmation.

La base monétaire ou « monnaie banque centrale », c’est-à-dire la monnaie créée directement par la banque centrale, est passée, dans les pays de l’OCDE, de 10% du PIB en 2008 à 35% fin 2016 ! Et rien ne semble arrêter cette hausse vertigineuse enclenchée lors de la crise des subprimes.

Lorsqu’une banque centrale achète un actif financier à un agent économique et le paye avec de la monnaie qu’elle crée alors ex nihilo, cet agent peut faire un libre usage de cette monnaie : acheter des actifs financiers (actions, obligations, crédit…) ou immobiliers. Cette monnaie créée sans contrepartie fait alors artificiellement gonfler les cours de ces actifs, jusqu’au décrochage qui ne manque pas de survenir un jour ou l’autre. « Plus cette quantité de monnaie créée par les banques centrales est de grande taille, plus ces achats-ventes des différents actifs sont aussi de grande taille, et plus l’instabilité financière est forte, » avertit justement l’étude.

Et rien n’arrêtera cette fuite en avant puisque, comme l’indique l’étude : « pour réduire l’instabilité financière, il faudrait donc réduire l’offre de monnaie (la liquidité en circulation), mais les banques centrales n’oseront jamais le faire avec le risque que la contraction de la liquidité provoque une crise financière très grave. » Traduisons cette « crise financière très grave » : ce serait cette fois des faillites bancaires massives et la perte de la confiance dans la monnaie elle-même, la fin du système financier tel que nous le connaissons. Autant s’accommoder de crises moins graves, même si elles sont à répétition.

L’étude conclut ainsi que « l’excès de liquidité et l’instabilité financière qui l’accompagne sont donc irréversibles : il y aura d’autres crises financières, et il faut donc réfléchir à la gestion des crises à défaut de réfléchir à la prévention des crises. » Justement, la gestion des crises financières, ça nous connaît : nous savons que l’actif optimal pour s’en protéger est l’or physique, bien sûr, on ne va pas se répéter. Une mention manquante, cependant, dans l’étude de la banque Natixis : on lui mettra donc 19/20.

L’incertitude (face à l’avenir) Mondiale est à un paroxysme : nous sommes sur le point d’avoir une volatilité des marchés et des turbulences inouïes :

 
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Publié par le 17 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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Selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » ..

Vidéo – Pour Artus, le problème de l’euro c’est que ça ne marche pas

Suite logique – Alors que la Grèce traverse une crise économique plus longue que celle de la Grande Dépression, le pays se dirige vers son quatrième plan de sauvetage.

En plus des craintes d’un Grexit (souhaité par de nombreuses voix, en Grèce comme à l’étranger), Ted Malloch, l’ambassadeur proposé par Trump à l’Union européenne, jette le doute sur la survie de la zone euro et demande à Athènes de revenir à la drachme.

Une fois de plus la fin de l’Euro et de l’UE tel qu’on la connait approche à grands pas … (cf dernièrement :  Fin de l’Euro : Mario Draghi valide et l’élite Européenne en panique entame « le Processus » à Davos)

L’élection en France cette année sera probablement fatale, quel que soit celui qui sera élu (par exemple et comme je l’ai reporté – Marine Le Pen s’aligne et affine déjà Sa « stratégie » de sortie de l’Euro)

Selon ZeroHedge :

Comme nous l’avons déjà noté, et ce pour la énième fois, le FMI a averti que la Grèce ne serait pas en mesure d’atteindre les objectifs fiscaux fixés par ses créditeurs. Une fois de plus, le FMI a insisté sur le fait qu’il ne fera pas partie d’une « troïka », à moins que les objectifs fixés à la Grèce soient réalistes. L’histoire nous porte à croire que le FMI se pliera aux exigences de l’Allemagne pour s’accorder sur un plan bâclé censé une fois de plus remettre la Grèce sur les bons rails. Cela fait des années que ce cirque continue, de grâce…

Quelques jours seulement après avoir été accusé de « malveillance scandaleuse » envers l’UE pour avoir publiquement déclaré qu’elle « a besoin d’être un peu dressée », le Guardian a rapporté que le candidat de Trump, Ted Malloch, a déclaré mercredi que la zone euro dans sa forme actuelle a peu de chances de durer plus de 18 mois :

« La question de la survie de la zone euro est clairement à l’agenda », a-t-il déclaré à la chaîne TV grecque Skai dans un talk-show de fin de soirée. « Nous avons eu la sortie de l’Union européenne de la Grande-Bretagne, il y a des élections dans d’autres pays européens, donc je pense qu’il s’agit de quelque chose qui sera déterminé au cours de l’année prochaine, d’ici un an et demi.

Pourquoi la Grèce est-elle encore au bord du précipice ? Il y a une furieuse impression de déjà vu, quand cela va-t-il s’arrêter ? Je pense que, cette fois, les chances de voir la Grèce sortir de son initiative de l’euro sont plus grandes. »

Malloch, homme d’affaires s’étant clairement positionné en faveur du Brexit, doit encore être confirmé à son poste d’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne. Il a déclaré être tout à fait d’accord avec le tweet de Trump de 2012 affirmant que la Grèce devrait retourner à la drachme.

« Je pense que Trump avait raison. Je dirais que cela aurait dû être fait il y a 4 ans, cela aurait été probablement plus facile ou plus simple à l’époque », a-t-il déclaré au présentateur principal de l’émission, Alexis Papahelas.

Malloch a déclaré : « J’ai voyagé en Grèce, rencontré beaucoup de Grecs, j’ai des amis universitaires qui vivent en Grèce et ils disent que ces plans d’austérité font énormément de tort au peuple grec, que la situation est tout simplement intenable. Il faut se demander si ce qui les attend demain peut être pire que la situation actuelle. »

« La plus grosse inconnue n’était pas une sortie de la zone euro, mais l’éventuel chaos engendré par l’adoption d’une nouvelle monnaie par la Grèce », a-t-il déclaré.

« Si le FMI ne participe pas à un prochain plan de sauvetage qui n’inclut pas l’effacement d’une partie de la dette, et c’est ce qu’il dit, nous aurons alors plus ou moins un blocage avec les créditeurs de la zone euro », a dit Malloch, ajoutant qu’il était impératif que les États membres de l’UE acceptent l’annulation d’une partie substantielle de l’énorme dette publique grecque.

« Maintenant, nous savons que tout cela met principalement la pression sur l’Allemagne, qui reste opposée à toute action de ce type, donc je pense que cela suggère que la Grèce pourrait devoir couper le cordon en sortant de la zone euro », a-t-il déclaré.

(Traduit par Charles SANNAT)

 
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Publié par le 13 février 2017 dans général, International, Politique

 

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L’Euro se dirige vers la parité avec le dollar ! Sommes-nous à la veille d’un chaos ?

L’effondrement de l’euro s’accélère, et il semble que nous pourrions assister à une crise financière européenne majeure dès le début de l’année 2017.

Le jeudi 15 décembre 2016, le cours de la devise EUR/USD avait chuté jusqu’à 1,0366 dollars avant de finir par rebondir légèrement. Cela représente la plus faible valorisation de l’euro par rapport au dollar américain depuis Janvier 2003. Rappelez-vous que cela fait presque 6 ans maintenant que j’alerte régulièrement sur le fait que l’euro se dirige vers la parité avec le dollar américain. Lorsque la devise EUR/USD se négociait à 1,40 dollars, cela semblait un peu fou, mais je n’avais pas changé d’avis pour autant. Je continuais à avertir les gens sur le fait que l’euro allait s’affaiblir considérablement face au dollar américain. Voici d’ailleurs cet exemple qui date de mars 2015: « Combien de fois l’ai-je dit ? L’euro va vers des plus bas historiques. Il va se diriger vers la parité avec le dollar américain, puis il finira par tomber sous cette parité. » Nous y sommes presque, et une fois que aurons atteint cette fameuse parité, n’importe quel problème majeur pourrait éclater en europe.

Depuis des années, beaucoup d’experts qui rédigent des articles sur nos futurs problèmes économiques, proclament la mort imminente du dollar américain.

Mais moi, j’ai toujours adopté une approche différente. J’ai toujours soutenu que l’effondrement de l’euro arriverait d’abord, et que la mort du dollar américain interviendrait un peu plus tard.

Du coup, beaucoup de gens ont voulu se débarrasser de tous leurs dollars en prévision de la crise à venir, mais c’est une énorme erreur.

Tout d’abord, tout le monde doit posséder un fonds d’urgence (de l’argent que l’on met de côté) pour pouvoir parer à au moins six mois de dépenses. On ne sait jamais ce qui peut arriver, vous pouvez perdre votre emploi, avoir un problème de santé voire être confronté à n’importe quel imprévu.

Deuxièmement, détenir de l’argent aura énormément d’importance dans les premières phases de cette crise à venir. Ensuite, plus tard, le dollar américain perdra rapidement de sa valeur, mais au début, il sera utile d’avoir d’importantes liquidités disponibles.

La plupart des gens aux Etats-Unis pensent qu’un dollar fort est une excellente nouvelle et que c’est de bon augure pour la future présidence de Donald Trump.

Mais en réalité, un dollar trop fort est une très mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale.

Pour les Etats-Unis, un dollar fort impacte ses exportations et cela a tendance à faire baisser son PIB.

Pour le reste du monde, un dollar fort rend plus coûteux le fait d’emprunter de l’argent. Le boom économique auquel nous avons assisté après la dernière crise financière dans les pays en développement a été alimenté par des montagnes de dollars qui ont été empruntés à des taux d’intérêt extrêmement bas. Mais maintenant, le dollar américain n’arrête pas de progresser et les taux d’intérêt s’envolent, ce qui commence à poser de sérieux problèmes.

Il faut maintenant beaucoup d’argent dans la devise du pays pour rembourser ces prêts libellés en dollars qui ont été contractés sur les marchés émergents durant la période d’euphorie post-crise financière. Si le dollar américain continue d’augmenter, nous allons voir un nombre impressionnant de faillites, et actuellement, un resserrement du crédit semble inévitable dans de nombreuses régions du monde.

Bien sûr, ce qu’il faudra surveiller de près au cours des prochaines semaines, c’est la crise qui enfle rapidement en Italie. L’Italie, c’est la 8ème plus importante économie de la planète, et son système bancaire est en train d’imploser complètement sous nos yeux.

En réalité, la 3ème plus grande banque italienne menace de faire faillite à tout moment, et selon Reuters cela pourrait déclencher « une crise bancaire et politique bien plus importante en Italie »…

L’Etat italien est prêt à injecter 15 milliards d’euros dans Banca Monte dei Paschi di Siena et dans d’autres établissements en difficulté, ont déclaré des sources jeudi, alors même que la troisième banque de la péninsule a lancé un plan de recapitalisation privé auquel peu croient.

La plus ancienne banque au monde encore en activité a jusqu’au 31 décembre pour lever cinq milliards d’euros d’argent frais. Un échec menacerait sa survie et pourrait déclencher une crise de grande ampleur en Italie.

Pour éviter cela, l’Etat est disposé à mettre la main à la poche non seulement pour l’établissement toscan mais aussi pour d’autres, ont expliqué deux sources proches du dossier.

 

Tout ceci est d’autant plus grave que la dépression économique fait toujours rage en Grèce.

La Grèce est tout simplement la 44ème plus importante économie au monde, et nous voyons constamment toutes les difficultés que rencontre l’Europe pour essayer de la renflouer.

Alors, que fera le reste de l’Europe lorsque l’effondrement financier éclatera en Italie ?

Ici aux Etats-Unis, très peu de gens s’intéressent à la « crise financière mondiale » actuellement, parce qu’on est toujours dans l’euphorie post-élection et la plupart des gens sont sur un petit nuage et voit l’avenir avec confiance. Pour comprendre ce que je viens d’expliquer, il suffit de prendre en compte les trois points suivants tirés d’un article de Bloomberg

# 1 « L’indice de confiance des constructeurs et promoteurs immobiliers américains a grimpé en flèche et vient d’atteindre un sommet de 11 ans en Décembre, et ce malgré la hausse importante des rendements obligataires depuis l’élection. »

# 2 « L’indice confiance des consommateurs de l’Université du Michigan a également poursuivi sa tendance haussière post-élection, passant à ainsi 98 points. Pour le calculer, environ 500 personnes sont interrogées sur leur vision de l’avenir économique à court et moyen terme (1 an et 5 ans) ainsi que sur leurs finances personnelles. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, cet indice vient de toucher un niveau jamais atteint depuis 2009. »

# 3 « L’indice d’optimisme de la fédération patronale du travail indépendant (National Federation of Independent Business) vient d’afficher en novembre sa plus forte hausse depuis 2009 en ayant atteint 98,4 points. Interrogés après le 8 novembre 2016, les patrons de petites entreprises s’attendent à une amélioration de la conjoncture économique ce qui explique les articles positifs actuellement ».

Espérons cette période d’euphorie se poursuive encore.

Mais sachez qu’elle ne durera pas éternellement.

Comme je l’ai déjà expliqué à maintes reprises, la crise qui se profile frappera d’abord l’Europe, et les États-Unis seront impactés peu de temps après.

L’élément clé qu’il faut surveiller et qui nous permettra de savoir si nous sommes proche ou pas de cet événement, c’est l’euro. Une fois que l’Euro aura atteint la parité avec le dollar, les problèmes pourraient commencer à s’accélérer significativement.

Source: theeconomiccollapseblog via BB

 
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Publié par le 26 décembre 2016 dans général

 

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«L’Euro est une erreur» : l’UE se dirige vers la faillite selon le Nobel d’économie 2016

Symbole fort, de l’Union européenne, l’euro n’est pas une monnaie forte selon l’économiste britannique Oliver Hart, prix Nobel d’économie 2016. Dans un article sur Euractiv, un site de propagande de l’Ue, il a déclaré que la monnaie unique d’Europe est « une erreur ».

Le Nobel d’économie pense que la conception de cette monnaie a été faussée et prévient que si rien n’est fait dans l’urgence pour corriger le tir, l’Union européenne connaîtra « la faillite ». Professeur à l’université de Harvard, Oliver Hart explique qu’en raison de la nature disparate de l’Ue avec l’ensemble des Etats qui la constituent, l’Union ne peut faire long feu.

Pour lui, si l’Union n’est pas en mesure de prendre des mesures radicales qui s’imposent, abandonner la monnaie unique ne devrait pas être un drame. L’économiste britannique a toujours une position pessimiste sur l’avenir de la monnaie unique dont il n’a de cesse de dire qu’elle est vouée à s‘effondrer.

Pour le Nobel d’économie, l’euro est « une erreur », via Euractiv :

Si l’Union européenne veut survivre et prospérer, elle devrait lancer un processus de décentralisation et laisser les États décider davantage, estime Oliver Hart, prix Nobel d’économie. Un article d’EurActiv Espagne.

Le 9 décembre, Oliver Hart et son collègue Bengt Holmström ont reçu le prix Nobel sur leurs travaux sur la théorie des contrats, qui va de la privatisation aux salaires des PDG.

Pour l’économiste britannique, Bruxelles a été trop loin et le mot d’ordre de la politique européenne devrait à présent être « décentralisation ». Si l’UE abandonne sa tendance à la centralisation, elle pourrait survivre et prospérer, autrement, elle pourrait courir à sa perte, estime-t-il.

Ce professeur d’Harvard insiste également sur le manque d’« homogénéité » entre les États membres, exclut que l’UE soit considérée comme une entité unique. Il qualifie donc d’« erreur » la tentative de créer une union unique.

Les inquiétudes des États membres quant à la centralisation des pouvoirs et du processus de décision devraient donc, selon Oliver Hart, être réglées en rendant des compétences aux capitales.

Le prix Nobel admet cependant que l’UE doit garder le contrôle de « certains domaines importants », comme le libre-échange ou la libre circulation des travailleurs. Cette dernière idée lui plait personnellement, assure-t-il, ajoutant qu’il « comprend néanmoins les inquiétudes politiques qui l’entourent ».

Bengt Holmström a également indiqué que l’UE devait « redéfinir ses priorités, limiter ses activités et son élan réglementaire, afin de se concentrer sur ce qui peut être fait dans des domaines essentiels ».

Cet économiste finlandais, qui enseigne à l’institut de technologie du Massachusetts (MIT), a déclaré que Bruxelles devrait réaménager son système de gouvernance et ses règles de base, afin de les rendre « plus claires et plus simples ».

Oliver Hart considère également que « l’euro était une erreur », une opinion qu’il défend depuis l’introduction de la monnaie unique. Il trouve donc que l’UE devrait abandonner sa monnaie, et que Londres a été « très maline » de ne pas y adhérer.

L’économiste est par ailleurs critique des projets de Donald Trump, et s’inquiète notamment de la politique de déréglementation financière prévue par le futur président.

 
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Publié par le 13 décembre 2016 dans économie, général, International, Politique

 

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Référendum en Italie : ciao l’euro !

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Depuis 2011, j’explique que la solution la plus élégante et la plus efficiente économiquement serait que nos amis allemands sortent les premiers de la zone euro.

Ceux qui veulent en savoir plus peuvent relire cet article « Messieurs les Allemands, sortez les premiers » ici.

Je ne retire toujours rien à cette analyse, car si demain les Allemands sortaient de la zone euro (ce qui n’est pas de leur intérêt tant l’euro leur permet de siphonner toute l’économie européenne), leur futur nouveau mark serait une monnaie de qualité, et l’euro certes très affaibli permettrait aux pays du Sud une dislocation de la zone euro tout en douceur et nettement plus progressive.

Ce qui est certain c’est qu’il faudra tout faire ou presque afin d’éviter une explosion de l’euro qui génèrerait très probablement un moment de chaos difficile à passer.

Charles SANNAT

Le récent référendum en Italie pourrait constituer un premier pas vers l’abandon de la monnaie unique dans ce pays.

Après le référendum en Italie qui a entraîné la démission du Premier ministre italien Matteo Renzi, le cours de l’euro a chuté à son plus bas depuis 18 mois.

Le départ du chef du gouvernement italien ouvre la voie aux eurosceptiques dont les voix se font de plus en plus entendre aux quatre coins du continent. L’avenir de la monnaie européenne commune suscite également de nombreuses questions.

Un référendum cinq étoiles

Les Italiens ont dit non aux propositions de changements de la structure étatique formulées par Matteo Renzi. Selon le premier ministre, ses initiatives — qui consistaient notamment à modifier le rôle du parlement pour le rendre plus pratique pour l’exécutif — auraient permis d’économiser jusqu’à 500 millions d’euros par an, ainsi que d’accélérer le processus d’adoption des lois.

Cependant, ce flirt avec les électeurs n’a rien donné : 60 % des votants se sont prononcés contre la politique de Renzi, qui a annoncé sa démission.

Le départ de Renzi ouvre la voie aux partis d’opposition qui prônent la sortie de l’UE, dont le Mouvement 5 étoiles et la Ligue du Nord.

Ces forces politiques profitent de la grogne croissante des électeurs face à la stagnation économique et à la vague de dizaines de milliers de migrants en provenance d’Afrique.

Un référendum pour la sortie de l’UE pourrait parfaitement être la prochaine étape.

Pour l’instant, c’est les Allemands qui paient  

« Il ne faut pas seulement analyser les résultats du référendum italien en tant que tels mais également dans le contexte des événements qui l’ont précédé », estime Sergueï Khestanov, conseiller à la macroéconomie du directeur général de la société de courtage Otkrytie.

Il souligne que dans la plupart des pays développés, on n’a pas constaté de réelle amélioration du niveau de vie depuis 15 ans : « Cela concerne aussi bien l’Europe occidentale que les USA.

La colère qui monte s’exprime dans le soutien, par les électeurs, de décisions opposées à l’establishment en place. C’est arrivé au Royaume-Uni où la population a voté pour le Brexit.

C’est également arrivé aux États-Unis où la course présidentielle a été remportée par le candidat « hors système » Donald Trump ».

« La principale tendance est que les citoyens de différents pays expriment leur mécontentement.

Nous assisterons très probablement au remplacement du parti au pouvoir en France, l’avenir de la CDU en Allemagne, parti de la chancelière Angela Merkel, est remis en question.

Tout cela montre que des tendances centrifuges viennent remplacer les tendances centripètes », estime l’expert. Le résultat du référendum italien est une nouvelle bataille remportée par les forces centrifuges mais la fracture n’est pas encore actée.

L’octroi d’une nouvelle tranche d’aide économique à l’Italie suffirait à compliquer les manœuvres des eurosceptiques. Pour la zone euro, les élections en Allemagne seront décisives car ce pays est le dernier bastion de l’eurocentrisme.

Si l’alliance CDU-CSU perdait, la balance pourrait pencher de l’autre côté. « L’Allemagne joue le rôle de sac à billets de l’UE.

En cas d’apparition de problèmes dans les pays de l’UE, Berlin les atténue avec son aide financière. Ce fut le cas, par exemple, pendant la crise de la dette dans le sud de l’Europe autour de la Grèce », analyse Sergueï Khestanov.

Si le processus centrifuge était fluide et contrôlable, il serait possible d’éviter de nombreux troubles aussi bien pour certaines économies que pour le marché monétaire.

L’UE est parfaitement capable d’initier et de gérer la sortie de pays à l’économie relativement faible (les fameux PIGS — Portugal, Italie, Grèce, Espagne) et mal intégrés à l’Europe unie en raison de différences considérables de niveau de développement.

Cependant, pour l’instant, les élites européennes ne sont pas prêtes à mener cette « désintégration fluide », ce qui rend plus plausible le scénario lié à l’arrivée au pouvoir des eurosceptiques en France et en Allemagne. Ils saboteraient l’octroi d’une aide aux pays du sud de l’Europe et stimuleraient ainsi les processus centrifuges sur le continent.

La monnaie contre l’UE

« À en juger par la dynamique actuelle, le marché monétaire soutient l’euroscepticisme. De cette manière le marché évalue les perspectives de la zone euro, voire de l’intégration européenne dans l’ensemble », note Sergueï Khestanov. D’après l’expert, il est possible que l’an prochain un euro vaille un dollar, un niveau historique.

Si en août 2016 le cours rouble-euro atteignait 75 roubles, il a baissé jusqu’à 68 roubles aujourd’hui. Quant au cours dollar-euro, la monnaie européenne a atteint son record (1,15 dollar pour 1 euro) en avril 2016, avant une chute en octobre-novembre.

Le dollar s’avère être la monnaie la plus forte aujourd’hui et étant donné que cette monnaie et le pétrole sont en antiphase, le renforcement du dollar est une mauvaise nouvelle pour les marchés des matières premières.

Si, au final, les forces centrifuges prenaient le pouvoir en Europe et que d’ici là on comprenait définitivement que l’Opep, qui a décidé de réduire la production pétrolière, était incapable de se tenir à sa décision, l’effet négatif ne ferait que s’accentuer. Avec toutes les conséquences que cela implique pour les pays dépendants du pétrole.

Source ici

 
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Publié par le 8 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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