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Archives de Tag: l’euro

La Turquie veut abandonner l’euro et le dollar pour commercer avec la Russie en devises nationales

Tous ceux qui chroniquent la “dédollarisation” et la “désaméricanisation” de l’économie mondiale ne peuvent qu’attirer l’attention du plus grand nombre sur la poursuite et l’extension de ce mouvement qui est aussi créé par les Américains eux-mêmes.

En effet, avec leurs lois sur l’extraterritorialité, tous ceux qui commercent avec des dollars ou avec un ressortissant américain même à l’étranger tombent sous le coup des lois fédérales US et des sanctions monumentales qu’ils imposent.

Conséquence, tous les pays qui veulent pouvoir être indépendants dans leurs choix bilatéraux avec d’autres sont obligés de se passer du dollar.

C’est ce que fait la Turquie, en rajoutant en plus dans la poubelle monétaire l’euro, dans la mesure où les relations ne sont pas au beau fixe.

Comme vous pouvez également le voir, nous sommes inscrits dans un processus de longue durée en ce qui concerne le système monétaire international.

La Turquie ne cesse pas toutes ses transactions en dollars. Seulement certaines avec certains pays. Une nuance de grande taille.

Charles SANNAT

Ankara souhaite passer à la devise nationale dans ses échanges bilatéraux, notamment avec la Russie, a déclaré le ministre turc de l’Économie, Nihat Zeybekci.

La Turquie prévoit de développer son commerce en devises nationales avec la Russie, l’Iran et la Chine, a affirmé Nihat Zeybekci, le ministre turc de l’Économie.

« Dans cinq ans, le monde aura profondément changé et il faut être prêt à passer au commerce dans la devise nationale. Ce qui ne fera que profiter à toutes les parties […] Une telle décision est conforme aux intérêts de n’importe quel pays, que ce soit la Russie, l’Iran, la Turquie, la Chine ou le Japon », a indiqué Nihat Zeybekci lors d’une interview donnée à l’agence de presse turque Anadolu.

Aujourd’hui, le monde considère comme des devises de réserve essentiellement le dollar et l’euro. Seuls 15 % des échanges commerciaux de la Turquie sont effectués en devise nationale, a-t-il poursuivi.

« Il importe de faire de la devise nationale une devise de réserve. Si de 1,5 % à 4 % du déficit des opérations de commerce extérieur sont comblés grâce à la devise nationale, la nécessité de drainer des financements étrangers disparaîtra. En outre, on se tournera vers le marché intérieur, ce qui permettra également d’éliminer l’influence négative des oscillations des cours », a fait remarquer Nihat Zeybekci.

Il a affirmé que son pays créerait des conditions propices au commerce en devises nationales avec les grands partenaires commerciaux de la Turquie, notamment en roubles russes, en rials iraniens et en riyals saoudiens.
Lors d’une interview accordée précédemment à Sputnik, Nihat Zeybekci avait noté que l’objectif était de porter le chiffre d’affaires des échanges réciproques à 100 milliards de dollars (90 mds EUR).

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Publié par le 3 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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L’Espagne menace l’euro, à moins que la Catalogne plie

indépendance

Tandis que l’Union européenne observe la situation avec incrédulité, une menace lointaine s’est subitement développée jusqu’à poser un risque de crise existentielle. C’est encore plus insoluble que le Brexit, et certainement plus dangereux.

Les événements volcaniques qui se développent jour après jour en Catalogne menacent le projet européen à sa base. Ils posent une menace directe pour l’intégrité de l’union monétaire.

L’ancien premier ministre français Manuel Valls, le fils d’un peintre catalan bien connu, a averti que si le vote interdit concernant l’indépendance devait avoir lieu et déboucher sur la sécession de la Catalogne, ce serait la fin de l’Europe en tant que projet d’importance.

Ceux qui sont assez vieux pour se souvenir de la guerre d’indépendance espagnole ne peuvent que frémir à la vision des foules aux 4 coins de l’Espagne qui applaudissent les unités de la Guardia Civil alors qu’elles prennent le chemin de la Catalogne, encouragés par des « allez vous en occuper ».

À l’heure actuelle, 14 officiels de haut rang de la Catalogne ont été arrêtés. Il y a eu des raids sur le Generalitat catalan, dont la présidence, le ministère de l’Économie et le bureau des affaires étrangères.

Les officiels qui se préparent au vote ont été interrogés. La Guardia Civil a été déployée pour saisir les bulletins de vote et pour empêcher la tenue du référendum, si nécessaire par des moyens coercitifs.

Les forces de sécurité catalanes, les Mossos d’Esquadra, ont déclaré aux autorités espagnoles qu’elles ne suivraient pas l’ordre de fermer les bureaux de vote si cela devait conduire à des troubles civils. Leur premier devoir est de maintenir la cohésion catalane, la « convivència ciutadana ». Il s’agit de désobéissance, un peu comme la mutinerie de Curragh de l’armée britannique de mars 1914.

Le gouvernement de Mariano Rajoy insiste sur le fait que la Guardia Civil est envoyée afin de préserver l’ordre constitutionnel et l’intégralité inviolable de l’Espagne.

Les leaders de la Catalogne qualifient cette décision de répression dangereuse et peu judicieuse qui risque de déraper. « Nous n’oublierons jamais ce qui est arrivé. Nous n’oublierons jamais cette agression, ce déni d’opinion, » a déclaré Carles Puigdemont, le leader catalan. Le contraste avec le référendum écossais de 2014 est évident.

Les marchés doivent encore réagir à ce bras de fer, même si le ministre des Finances espagnoles, Luis de Guindos, a averti ouvertement que la Catalogne sera victime de paupérisation brutale si elle poursuit ses efforts. Il affirme que la région serait victime d’un effondrement de son PIB de 25 à 30 %, du doublement du taux de chômage et d’une dévaluation de jusqu’à 50 % après son exclusion de la zone euro.

Il s’agit d’une menace, et non d’une prévision. Un tel effondrement n’arriverait que si l’Espagne choisissait de mener la vie dure à l’État catalan : en fermant ses frontières économiques, en utilisant son droit de veto à Bruxelles pour s’assurer que la Catalogne ne puisse rejoindre l’UE ou rester dans l’union monétaire, ou encore en bloquant l’accession de la Catalogne à des entités internationales telles que le FMI.

Le problème d’une telle stratégie pour l’Espagne, c’est qu’elle se tirerait une balle dans le pied en l’appliquant. La Catalogne est la région la plus riche et la plus dynamique d’Espagne, avec le Pays basque, qui représente près d’un 5e du PIB espagnol.

Un tel scénario déboucherait sur un détricotage partiel de la zone euro, ce qui rouvrirait la boîte de Pandore. Le statut de la dette souveraine espagnole serait un point d’interrogation. Pourquoi les Catalans devraient-ils porter leur partie du fardeau en cas de boycott ?

Les marchés devraient donc partir du principe que la dette du royaume ne serait plus de 99 % du PIB, mais plutôt d’environ 120 %. Ce fardeau devrait être porté par une société devenue plus pauvre qui se retrouverait forcément dans une situation économique encore plus difficile.

La banque d’Espagne a minimisé la crise ce jeudi, en affirmant que des taux en hausse sur la dette espagnole étaient la seule menace si les tensions devaient s’exacerber. « Cela affecterait initialement la note de l’Espagne, pour ensuite s’étendre aux taux, » a-t-elle déclaré. Jusqu’à présent, le silence des agences de notation est assourdissant.

Ce n’est pas aux étrangers d’arbitrer ce contentieux historique empreint d’émotion, gravé dans la mythologie, des blessures de Franquismo à celles des Journées de Mai jusqu’à aujourd’hui. Les nationalistes catalans font remonter à 1714 la date du péché originel, lorsque Philippe V fit abolir leurs institutions pour imposer les lois castillanes, et l’absolutisme, par la conquête.

Ce qui semble clair, c’est que Monsieur Rajoy et son Parti Populaire ont déclenché une réaction catalane violente en bloquant la décentralisation étendue qui avait déjà été acceptée par le gouvernement socialiste précédent. Les Catalans veulent un arrangement sur le modèle basque, avec leur propre budget et leur propre politique fiscale.

Monsieur Rajoy a ensuite exploité la crise bancaire de la zone euro pour essayer de casser le pouvoir des régions, en forçant la Catalogne à demander une aide d’urgence de 5 milliards alors qu’elle est un contributeur net au budget de l’État espagnol. Il se réfugie depuis dans le légalisme technique.

On peut également critiquer les nationalistes catalans pour leur volonté de passer en force avec un référendum interdit par la cour constitutionnelle, ce qui crée un climat de division entre les partisans et les opposants à l’indépendance. Cependant, ils ont été grandement provoqués. La réponse agressive de Monsieur Rajoy a été depuis tellement inepte qu’il a peut-être créé une majorité pour l’indépendance qui n’existait pas avant. Le problème de l’UE est qu’elle est prisonnière de rigidités légales. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a dû soutenir Monsieur Rajoy et l’ordre constitutionnel espagnol parce que c’est ainsi que le système européen fonctionne. Ce qui fait de Bruxelles, aux yeux des Catalans, un complice des abus.

Le maire de Barcelone Ada Colau, un adversaire de la sécession, a lancé un appel à l’Union européenne afin qu’elle « défende les droits fondamentaux des citoyens catalans face à la vague de répression de l’État espagnol ».

« L’Europe ne peut pas se permettre d’adopter une position passive sur le dossier catalan, vu que les événements qui ont lieu à Barcelone affectent aussi bien Paris, Madrid, Bruxelles que Berlin, » a écrit dans le Guardian.

Article d’Ambrose Evans-Pritchard, publié le 28 septembre 2017 sur le site du Telegraph.

suite et fin

 
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Publié par le 29 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Interview de Charles Gave : L’or, l’euro, les risques pour les épargnants et investisseurs

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “Des Lions menés par des ânes” où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faîtes rien” (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l’IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal. Il est aussi le président du think tank libéral Institut des Libertés, qu’il a fondé en 2012.

 

Fabrice Drouin Ristori : Bonjour M. Gave, merci d’avoir accepté de répondre à cette interview.

Mes questions concernent principalement les risques que vous identifiez, à l’heure actuelle, comme pouvant impacter les épargnants et investisseurs, ainsi que vos recommandations pour s’en protéger.

Commençons par les risques ; quels sont ceux que vous identifiez comme majeurs pour les épargnants et investisseurs européens ?

Charles Gave : Ne nous voilons pas la face : nous sommes dans une période sans précédent historique. Si le taux d’intérêt est là pour nous protéger de « l’incertitude du futur », alors avoir des taux d’intérêt négatifs veut dire que le futur est plus « certain » que le présent, ce qui est philosophiquement idiot. Nous sommes dans une période où l’illogisme domine, et donc demander de prévoir ce qu’il va se passer et qui est en danger est logiquement impossible.

 

Fabrice Drouin Ristori : Que pensez-vous de la situation bancaire en Europe ? Doit-on se préoccuper de la solidité des banques et des différentes mesures prises par l’Europe pour éventuellement saisir les fonds des épargnants ? Pensez-vous que nos dirigeants iront au bout de cette logique en cas de crise ?

Charles Gave : Les banques européennes sont dans une situation désespérée et les gouvernements feront tout ce qui est en leur pouvoir pour les maintenir à flot. Il faut garder le minimum de cash dans les banques, car le cash sera saisi. Les titres et les OPVCM seront beaucoup plus difficiles à saisir. Et il vaut mieux avoir son cash en euro dans une banque à Londres ou à Genève qu’en France ou en Italie.

 

Fabrice Drouin Ristori : Les assurances-vie vous semblent-elles un placement sûr dans ce contexte ?

Charles Gave : Tout dépend du sous-jacent. Si le sous-jacent est constitué d’obligations françaises, italiennes ou espagnoles, on peut craindre le pire. Si le sous-jacent est constitué de belles actions internationales, rien à craindre.

 

Fabrice Drouin Ristori : Pensez-vous que l’euro puisse survivre encore longtemps sous sa forme actuelle, et quelles seraient les conséquences de son éclatement éventuel pour les épargnants ?

Charles Gave : Les économies européennes, et en particulier celles de la France et de l’Allemagne, ne cessent de diverger. Tout système qui diverge finit toujours par exploser. Le jour où l’euro disparaît, l’Allemagne fait faillite et ce, d’autant plus, que son industrie est totalement orientée vers les voitures, dont la demande va s’effondrer dans les 10 ans qui viennent. Par contre, l’Europe du sud connaîtra un boom sans précédent.

 

Fabrice Drouin Ristori : Dans un article publié par votre société de conseil Gavekal, disponible sur Zerohedge, vous recommandez désormais l’investissement dans l’or (entre autres). Pouvez-vous nous en expliquer la logique, notamment géopolitique au regard de ce que la Chine est en train de mettre en place ?

Charles Gave : Les autorités chinoises se rendent compte que la situation actuelle est sans doute intenable et qu’une crise financière nous guette peut-être. Du coup, elles font monter en puissance aussi vite qu’elles le peuvent le yuan comme monnaie internationale de paiement. Si un pays comme l’Arabie Saoudite, par exemple, avait des excédents de yuan : comme le yuan n’est pas convertible directement, la Chine offrirait d’en échanger contre la valeur en or, dont la Chine est le plus gros producteur mondial.

En cas de crise, la zone asiatique sera la zone de stabilité, alors que le reste du monde connaîtra d’extraordinaires soubresauts.

C’est une façon fort habile de réintroduire l’or dans le système des paiements internationaux.

C’est potentiellement une bonne nouvelle pour l’or, mais surtout pour les mines d’or, qui bénéficieraient énormément d’une stabilité durable du prix du métal jaune.

 

Fabrice Drouin Ristori : Anticipez-vous un changement majeur de système monétaire dans les 5-10 années à venir ?

Charles Gave : Le vrai danger est sans doute qu’un certain nombre de pays, surtout en Europe, risquent d’avoir à réintroduire le contrôle des changes, voire des spoliations pures et simples.

Dans cet esprit, il faut privilégier les placements dans les pays où l’état de droit règne, c’est-à-dire dans des pays où la Reine d’Angleterre figure sur le billet de banque (GB, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande). Seuls ces pays sont juridiquement sûrs.

 

Fabrice Drouin Ristori : Quelles mesures doit prendre la France pour récupérer son indépendance monétaire, et économique et se préparer au mieux au changement de paradigme vers un monde multipolaire ?

Charles Gave : Une monnaie s’appuie sur une nation. L’Europe n’est pas une nation et, donc, l’euro n’est pas une monnaie.

La France, ayant perdu sa souveraineté monétaire, n’a plus ni souveraineté budgétaire ni souveraineté sur sa constitution, ni sur qui peut ou ne peut pas vivre en France.

Aucun progrès à espérer tant que l’euro sera présent. Perdre sa souveraineté monétaire, c’est perdre sa souveraineté partout.

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Publié par le 27 septembre 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Trois des quatre partis politiques d’Italie veulent désormais une nouvelle monnaie parallèle à l’Euro

Dans le but de faire appel au sentiment croissant anti-euro en Italie , trois des plus grands partis politiques d’Italie veulent une double monnaie .

Les principaux partis d’opposition de l’Italie demandent l’introduction d’une monnaie parallèle à l’euro, ce qui, selon eux, stimulera la croissance et les emplois.

Trois des quatre plus grands partis du pays – le mouvement cinq étoiles, la Ligue du Nord et l’ancien Forza Italia, du Premier ministre Silvio Berlusconi – ont proposé d’introduire une nouvelle monnaie à la suite d’une élection prévue pour l’année prochaine.

Les propositions pour une monnaie parallèle ont remplacé les appels précédents des partis d’opposition pour laisser complètement l’euro.

En s’installant sur le créneau d’une double monnaie, les analystes disent que les parties espèrent faire appel au sentiment anti euro dans le pays tout en évitant, pour l’instant, le bouleversement d’une sortie directe.

Un sondage mené par l’agence Winpoll en mars a montré que seulement la moitié des Italiens soutenaient l’euro.

À l’émergence de l’élection, et avec des sondages d’opinion montrant actuellement un parlement incertain, seul le parti démocratique au pouvoir ne propose pas de modifications à la mise en place actuelle de l’euro.

Élection générale suivante

 La prochaine élection générale italienne se tiendra au plus tard le 20 mai 2018.

Prenons un exemple , celui du parti de Silvio Berlusconi , qui a créé des remous sur les marchés avec sont projet de monnaie parallèle … :

L’ancien président du conseil Silvio Berlusconi, qui espère reconquérir le pouvoir avec son parti Forza Italia, soutient l’introduction d’une monnaie parallèle aux côtés de l’euro.

Les rendements de la dette publique italienne se sont tendus mardi et leur écart avec la dette allemande a atteint un plus haut de cinq semaines en réponse à des propositions d’introduction dans la péninsule d’une monnaie parallèle à l’euro à l’approche des élections générales. Le rendement des emprunts d’Etat à 10 ans a gagné huit points de base (pdb) pour s’établir à 2,11%, un plus haut de trois semaines, et enregistrer sa plus forte progression journalière en un mois.

Au-delà des tensions géopolitiques et de la perspective d’un ralentissement des achats d’actifs de la Banque centrale européenne, des analystes ont attribué les dégagements sur la dette italienne à des informations de presse selon lesquelles l’ancien président du conseil Silvio Berlusconi, qui espère reconquérir le pouvoir avec son parti Forza Italia, soutient l’introduction d’une monnaie parallèle aux côtés de l’euro.

Le projet a renforcé les inquiétudes des investisseurs sur le rejet de la monnaie unique européenne par une proportion croissante de la population en Italie où des élections générales doivendes histoires comme celles-là retiennent de plus en plus l’attention. »t se dérouler le 23 mai 2018 au plus tard.

« Des histoires comme celles-là retiennent de plus en plus l’attention »

« Des gens font référence à cet article dans lequel Berlusconi a développé son idée d’une monnaie parallèle », a dit Benjamin Schroeder, stratégiste sur les taux chez ING. « Ce n’est pas une idée nouvelle mais ce que l’on voit c’est que certains commencent à se positionner en vue des élections italiennes et des histoires comme celles-là retiennent de plus en plus l’attention. »

L’idée d’une monnaie parallèle en Italie pourrait aussi être un moyen pour Silvio Berlusconi de trouver un terrain d’entente avec de possibles alliés politiques comme la Ligue du Nord, parti anti-immigration, ou la formation d’extrême-droite Frères d’Italie-Alliance nationale, a dit Lorenzo Codogno, professeur invité à la London School of Economics.

« En fait les trois formations doivent se réunir dans les prochains jours pour décider d’une plateforme commune », a-t-il ajouté. « Politiquement, ce serait une étape importante dans la mise en ordre de bataille du centre-droit en vue des prochaines élections générales. » L’écart de rendement à 10 ans avec l’Allemagne s’est élargi à 170 points de base, un plus haut de cinq semaines, alors qu’il avait touché un plus bas de l’année à 152 pdb ce mois-ci.

(Avec Reuters)

 
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Publié par le 12 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Victoire capitale de l’or qui franchit une résistance pluriannuelle, l’argent dans le sillage, l’euro monte face au dollar …

Je commence par le métal jaune, qui est un indicateur infaillible sur l’état de l’économie mondiale – Comme l’explique trado, l’or a enfin franchit une résistance pluriannuelle qui était tenace , confirmant la tendance haussière du metal jaune sur le long terme depuis le plus bas de fin 2015 . 

La Corée du Nord devrait soutenir le cours de l’or

Un regain de tension pourrait venir chahuter les marchés en ce début de semaine. Le dirigeant Nord-Coréen Kim Jung Un a annoncé avoir réalisé un nouveau test souterrain de la bombe à hydrogène en précisant que cet essai était un succès.

La bombe à hydrogène est réputée bien plus puissante que la bombe atomique, dont nous connaissons déjà la triste puissance dévastatrice.

Le dirigeant Nord-Coréen multiplie les essais de tirs de missiles balistiques et nucléaires afin de maitriser cette technologie lui permettant d’être respecté et craint par les Etats-Unis. En effet Kim Jung Un ne semble que peu se soucier des sanctions internationales et intensifie son programme militaire.

Donald Trump a réagi dimanche après-midi sur Twitter condamnant fermement ce nouvel essai sans pour autant menacer à nouveau la Corée du Nord et son dirigeant directement. En revanche le Tweet du président Américain laisse présager de nouvelles sanctions contre le régime voir une avancée de troupes militaires vers le pays.

Après avoir annoncé la semaine dernière que « le dialogue avec la Corée du Nord n’était pas la solution » le président Américain a précisé hier dans tweet que « une politique d’apaisement ne fonctionne pas, ils ne comprennent qu’une chose ! ».

Avec peu de publications économiques de premier ordre dans la journée les investisseurs devraient surveiller attentivement ces tensions géopolitiques et pourraient se tourner vers les valeurs refuges tel que l’or, le Franc suisse ou le Yen.

La Corée du Nord devrait soutenir le cours de l’or

Graphique du cours de l’or en journalier par Vincent Boy. Twitter : @VincentBoy_IG

La cours de l’or à reprit une forte tendance haussière depuis la validation du franchissement de la résistance majeure 2017 à 1296$. Le cours du métal jaune devrait rapidement franchir la prochaine résistance située à 1343 avant de venir tester le range situé à 1352 -1358 dollars l’once.

Par la suite, le RSI arrivant de nouveau dans la zone de sur achat pourrait faire corriger le cours de l’or.

Pendant ce temps L’euro gagnait face au dollar lundi alors que le ton monte entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, faisant donc bondir l’or à son plus haut depuis septembre 2016 et profitant aux autres valeurs refuge.

L’or a donc ainsi atteint vers 07H00 GMT 1.340,15 dollars, à son plus haut niveau depuis septembre 2016, quand l’incertitude avant les élections américaines de novembre laissaient les marchés sur leur garde. Le yen et le franc suisse s’inscrivaient également en nette hausse. « La situation est trop instable pour que les investisseurs aient une vision claire, et ils préfèrent les actifs les plus sûrs », a résumé Naeem Aslam, analyste chez Think Markets. « Les marchés ont été renforcés dans leur prudence, née vendredi de chiffres de l’emploi moins forts que prévu aux Etats-Unis », ont précisé les analystes de Société Générale.

Avec des créations d’emplois moins bonnes que prévu, avec 156.000 emplois créés, et des salaires stables, il est moins probable que la Réserve fédérale américaine (Fed) doive relever ses taux directeurs pour éviter la surchauffe à l’économie américaine. Comme une hausse des taux de la Fed profite au billet vert, les perspectives de plus de prudence de la part de l’institution pèsent sur le dollar.

Les analystes attendaient par ailleurs la prochaine réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui se tiendra jeudi. « Les cambistes sont de plus en plus nerveux avant cette réunion. L’euro a fortement grimpé ces derniers mois, ce qui pourrait conduire la BCE à se montrer particulièrement prudente » car la vigueur de la monnaie unique pénalise les pays exportateurs, a noté Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

Alors que l’économie européenne commence à se reprendre, les investisseurs attendent désormais que la BCE commence à normaliser sa politique monétaire très accommodante. « Les attentes du marché sont désormais pour une annonce en octobre sur le futur du programme de rachat d’actifs. Mais ce plan ne pourra pas être présenté dans son intégralité avant décembre, selon Bloomberg », a souligné Ipek Ozkardeskaya.

C’est moins évident pour l’argent, qui est à la traine comme souvent ces dernières années. Mais les marchés de l’or et de l’argent sont fortement liés, et l’argent suit souvent le cours de l’or, parfois à retardement …

 
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Publié par le 4 septembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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L’euro a survécu à son drame existentiel, mais la France reste ingouvernable

vin de France et Kermit

Le défi de 2017 de Marine Le Pen est mort. Emmanuel Macron n’aura aucune peine à dresser un cordon sanitaire afin de tenir l’extrême droite en respect durant le second tour de l’élection présidentielle française.

La menace existentielle pesant sur l’union monétaire européenne est donc pour le moment écartée. Les marchés ont instantanément capitalisé sur le sursis. L’écart entre les obligations françaises et allemandes sur 10 ans est retombé à son niveau « pré-populisme » à seulement 40 points de base.

Mais la fête pourrait être de courte durée. « La France sera très difficile à gouverner », a déclaré Éric Dor, de l’IESEG de Lille (école de commerce).

« On pourrait assister à la balkanisation de l’Assemblée nationale. Personne ne sait si Macron aura une majorité en état de fonctionner. La crainte est de voir la France perdre à nouveau cinq ans », a-t-il déclaré.

Rares sont ceux qui remettent en cause la grande habileté de Monsieur Macron, qui a réussi à se vendre en tant qu’élément extérieur du système malgré le fait qu’il soit un produit de l’ENA, une institution d’élite, un ancien banquier de chez Rothschild ou encore le protégé du même haut dirigeant socialiste qui est à la tête de la France depuis 2012.

Il a remporté 24 % des suffrages grâce à une plate-forme qui poursuit grosso modo l’agenda politique et les réflexes européistes d’une présidence Hollande II, dans sa seconde phase réformiste, mais qui devra diriger un pays dans lequel les trois quarts de l’électorat ne souhaitent pas cette politique. Rassembler une coalition tactique pour battre Marine Le Pen le 7 mai est le cadet de ses soucis.

La France est divisée par des clivages profonds : sur l’Europe, les migrants, l’islam, l’importance et le rôle de l’État, le commerce et les présumés ravages du capitalisme sauvage.

Environ 48 % de l’électorat a voté pour des mouvements allant de la gauche dure à la droite dure, qui rejettent fondamentalement l’Union européenne dans sa structure actuelle, avec notamment le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui s’est adjugé 1,7 million de votes avec une plate-forme purement anti-européenne.

Cinq ans auparavant, la même constellation avait remporté seulement 30 % des suffrages. Ceux qui affirment que cette élection valide l’idéologie européenne ignorent étrangement ces tendances.

5 % de l’électorat s’est positionné en faveur de la purge thatchérienne proposée par François Fillon, le conservatisme catholique et son évocation de Vercingétorix qui en appelait à la France ancestrale.

« La division entre le nouvel establishment de Macron et les populistes non représentés devrait être une source constante d’instabilité », a déclaré Jonathan Fenby, responsable de la recherche politique européenne chez TS Lombard.

« Le grand syndicat CGT va devenir plus militant, il sera dans les rues à la moindre tentative de réformer les conventions collectives », a-t-il déclaré. (…)

La vraie question est de savoir s’il pourra vraiment bouleverser le paysage politique et construire une coalition assez forte pour faire passer les réformes qui furent entravées durant les 20 dernières décennies, même lorsque le président était soutenu par des partis bien disciplinés. (…)

Gilles Moëc, de Bank of America, a déclaré que l’attention des investisseurs va désormais se détourner des sondages quotidiens pour se pencher sur la question plus essentielle de savoir ce que cette élection signifie pour le futur de l’Union monétaire.

« Nous pensons que la survie de la zone euro dépend de la capacité de la France et de l’Allemagne à s’accorder sur la seconde étape de la construction européenne, qui inclurait une forme d’union fiscale », a-t-il déclaré…

Monsieur Macron souhaite restaurer la crédibilité française via des réformes du Code du travail, à savoir l’instauration de la « flexicurité » nordique plutôt que les méthodes allemandes de compression des salaires menant à la paupérisation de 2003 et 2004.

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Publié par le 28 avril 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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« Le deuxième tour est un référendum pour ou contre l’euro !! » L’édito de Charles SANNAT

[titre article pour referencement]

C’est un très bon article de La Tribune, dont vous trouverez le lien source tout en bas de ce billet comme il est d’usage, sur lequel je souhaite revenir. Voilà l’essentiel :

« «Un référendum sur l’Europe» : c’est ainsi que Pierre Moscovici a présenté lundi le deuxième tour de l’élection présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron. En apportant, sans surprise, son soutien au candidat de En Marche !, le commissaire européen en charge de l’euro et prédécesseur d’Emmanuel Macron au ministère français de l’Économie, concède également que s’il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu’il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro. »

Cette affirmation de Moscovici n’est pas fausse et la stratégie du système bien-pensant et européiste-mondialiste va consister justement à axer la campagne sur le « pour » l’Europe de la paix (gnagnagnagna) incarnée par Macron en opposition à l’Europe des nations portée par Marine Le Pen.

Faire peur, obtenir un résultat pour Macron de plus de 60 % et en conclure donc que ce n’est pas seulement un référendum pour l’Europe mais un plébiscite !!

Pour autant, et même si nous avons déjà commencé à avoir droit aux éléments de discours d’usage sur « les générations futures », « nous devons léguer la paix à nos enfants », ou encore « l’Europe c’est la paix depuis 70 ans », sans oublier les « sans l’euro ce serait la misère, l’enfer, et la damnation éternelle », toute cette manipulation et cette propagande n’exonéreront pas les dirigeants présents et futurs – qui seront exactement les mêmes, car Macron va juste diriger avec les mêmes socialistes que Hollande et une petite touche de Bayrou qui ne représente plus grand-chose au centre si ce n’est une tête d’affiche – de faire face aux problèmes majeurs qu’affronte l’Europe.

Et d’ailleurs, même le journal La Tribune (qui je vous rassure ne roule pas pour le FN) se pose la question de la façon suivante.

Zone euro : les questions auxquelles Emmanuel Macron devra répondre

« S’il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu’il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro.

S’il est élu président, la négociation qui attend le leader d’En Marche ! dans les mois à venir s’annonce particulièrement difficile car l’espace politique européen pour réformer la zone euro n’est pas à la mesure des appels au changement ou des critiques exprimées dimanche par les Français.

Or le sujet ne divise pas seulement en France, mais un peu partout ailleurs en Europe. Et surtout, il met face à face les gouvernements nationaux et les institutions européennes. »

Quel sera donc le projet européen de Macron ? On le connaît pour le moment c’est du genre « je veux une Europe qui rassure, je veux une Europe qui protège, je veux une Europe du bonheur et tous ensemble, oui mes amis, tous ensemble, osons le printemps car c’est notre projet »…

Bon, une fois ces inepties prononcées plusieurs fois à la télé, le président Macron risque d’apparaître pour ce qu’il est, à savoir « tout nu » en terme d’idées et de projets.

Le cœur du problème de l’avenir de l’Europe ? Vers le saut fédéral ou le retour aux nations !!

« Force est de constater que, côté français, la capacité de proposition a reculé ces dernières années, conséquence implicite de la faiblesse budgétaire du pays. En 2012, Jean Pisani-Ferry, l’actuel conseiller économique d’Emmanuel Macron, qui dirigeait à l’époque un think-tank bruxellois, rappelait dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde les trois options sur la table :

  • la constitution d’un budget ad hoc avec des ressources propres;
  • un mécanisme de stabilisation sans ressources propres mais auquel les pays contribueraient et feraient appel successivement, selon leurs besoins ;
  • et enfin une capacité d’endettement supplémentaire, à travers des eurobonds.

Or comme le rappelle très justement La Tribune, « on imagine mal l’Allemagne s’engager aujourd’hui sur la voie d’un super-budget, pas plus que les pays qui, comme la France, l’Espagne et l’Italie, continuent de flirter avec les seuils de déficit ou d’endettement du Pacte de stabilité européen. L’idée des «eurobonds» est pour l’instant écartée. L’adversaire social-démocrate d’Angela Merkel, Martin Schulz, qui s’était dit favorable à ces obligations européennes quand il présidait le Parlement européen, s’est bien gardé de remettre cette idée sur la table depuis qu’il s’est lancé dans la course à la chancellerie. Et les travaux de la Commission européenne sur des «safe bonds», destinés à faciliter le refinancement des pays en difficulté, sont menés pour le moins dans une très grande discrétion, car peu du goût de Berlin ».

S’il n’y a pas de possibilité d’aller vers plus d’Europe pour rendre fonctionnel et techniquement viable le fonctionnement actuel des institutions européennes, alors nous serons contraints, par la force des choses, d’aller vers de moins en moins d’Europe et de privilégier évidemment l’échelon national qui d’ailleurs reste le seul susceptible d’assurer réellement un fonctionnement démocratique.

Quelle est donc la représentativité pour un français du Parlement européen ? Aucune bien évidemment !

La campagne du second tour risque de se jouer sur les enjeux de la politique européenne

L’Europe va mal parce que les divergences entre les économies sont une réalité trop niée.

L’Europe va mal parce que l’euro, sa monnaie, est dysfonctionnel.

L’Europe va mal parce qu’il n’y a pas de gouvernance commune et cohérente.

L’Europe va mal parce que le projet européen est entre deux eaux, et que sur le chemin de plus d’intégration, à un moment, il va falloir choisir entre abandonner toute sa souveraineté – ou ce qu’il en reste – ou la reprendre en totalité.

Nous sommes collectivement au milieu du gué.

Nous devrions faire un choix politique historique, avec un débat démocratique exemplaire.

Ce débat nous a été ôté.

Le système tentera d’expliquer que la victoire de Macron, c’est la victoire de l’idée européenne. Que les Français veulent encore plus d’Europe.

Une chose est sûre : le temps presse. « Si rien ne bouge, il n’y a plus de zone euro dans dix ans », avait déclaré Emmanuel Macron au Figaro en septembre 2015. Avant d’ajouter : « L’absence de proposition est un choix : c’est la sortie de la zone euro »…

Macron le sait. Beaucoup parmi nous le savent aussi. Nous sommes à la croisée des chemins et tout peut arriver.

Celles et ceux qui veulent se préparer à ces temps difficiles peuvent s’abonner à ma lettre STRATEGIES. Vous aurez ainsi accès aussi à toutes les archives, et aux rapports spéciaux concernant la manière de survivre à l’explosion de la zone euro, ou encore celui consacré à l’Assurance vie au Luxembourg, etc, etc!! Plus de renseignements ici

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source La Tribune ici

 
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Publié par le 26 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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