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L’euro a survécu à son drame existentiel, mais la France reste ingouvernable

vin de France et Kermit

Le défi de 2017 de Marine Le Pen est mort. Emmanuel Macron n’aura aucune peine à dresser un cordon sanitaire afin de tenir l’extrême droite en respect durant le second tour de l’élection présidentielle française.

La menace existentielle pesant sur l’union monétaire européenne est donc pour le moment écartée. Les marchés ont instantanément capitalisé sur le sursis. L’écart entre les obligations françaises et allemandes sur 10 ans est retombé à son niveau « pré-populisme » à seulement 40 points de base.

Mais la fête pourrait être de courte durée. « La France sera très difficile à gouverner », a déclaré Éric Dor, de l’IESEG de Lille (école de commerce).

« On pourrait assister à la balkanisation de l’Assemblée nationale. Personne ne sait si Macron aura une majorité en état de fonctionner. La crainte est de voir la France perdre à nouveau cinq ans », a-t-il déclaré.

Rares sont ceux qui remettent en cause la grande habileté de Monsieur Macron, qui a réussi à se vendre en tant qu’élément extérieur du système malgré le fait qu’il soit un produit de l’ENA, une institution d’élite, un ancien banquier de chez Rothschild ou encore le protégé du même haut dirigeant socialiste qui est à la tête de la France depuis 2012.

Il a remporté 24 % des suffrages grâce à une plate-forme qui poursuit grosso modo l’agenda politique et les réflexes européistes d’une présidence Hollande II, dans sa seconde phase réformiste, mais qui devra diriger un pays dans lequel les trois quarts de l’électorat ne souhaitent pas cette politique. Rassembler une coalition tactique pour battre Marine Le Pen le 7 mai est le cadet de ses soucis.

La France est divisée par des clivages profonds : sur l’Europe, les migrants, l’islam, l’importance et le rôle de l’État, le commerce et les présumés ravages du capitalisme sauvage.

Environ 48 % de l’électorat a voté pour des mouvements allant de la gauche dure à la droite dure, qui rejettent fondamentalement l’Union européenne dans sa structure actuelle, avec notamment le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui s’est adjugé 1,7 million de votes avec une plate-forme purement anti-européenne.

Cinq ans auparavant, la même constellation avait remporté seulement 30 % des suffrages. Ceux qui affirment que cette élection valide l’idéologie européenne ignorent étrangement ces tendances.

5 % de l’électorat s’est positionné en faveur de la purge thatchérienne proposée par François Fillon, le conservatisme catholique et son évocation de Vercingétorix qui en appelait à la France ancestrale.

« La division entre le nouvel establishment de Macron et les populistes non représentés devrait être une source constante d’instabilité », a déclaré Jonathan Fenby, responsable de la recherche politique européenne chez TS Lombard.

« Le grand syndicat CGT va devenir plus militant, il sera dans les rues à la moindre tentative de réformer les conventions collectives », a-t-il déclaré. (…)

La vraie question est de savoir s’il pourra vraiment bouleverser le paysage politique et construire une coalition assez forte pour faire passer les réformes qui furent entravées durant les 20 dernières décennies, même lorsque le président était soutenu par des partis bien disciplinés. (…)

Gilles Moëc, de Bank of America, a déclaré que l’attention des investisseurs va désormais se détourner des sondages quotidiens pour se pencher sur la question plus essentielle de savoir ce que cette élection signifie pour le futur de l’Union monétaire.

« Nous pensons que la survie de la zone euro dépend de la capacité de la France et de l’Allemagne à s’accorder sur la seconde étape de la construction européenne, qui inclurait une forme d’union fiscale », a-t-il déclaré…

Monsieur Macron souhaite restaurer la crédibilité française via des réformes du Code du travail, à savoir l’instauration de la « flexicurité » nordique plutôt que les méthodes allemandes de compression des salaires menant à la paupérisation de 2003 et 2004.

Suite et fin

 
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Publié par le 28 avril 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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« Le deuxième tour est un référendum pour ou contre l’euro !! » L’édito de Charles SANNAT

[titre article pour referencement]

C’est un très bon article de La Tribune, dont vous trouverez le lien source tout en bas de ce billet comme il est d’usage, sur lequel je souhaite revenir. Voilà l’essentiel :

« «Un référendum sur l’Europe» : c’est ainsi que Pierre Moscovici a présenté lundi le deuxième tour de l’élection présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron. En apportant, sans surprise, son soutien au candidat de En Marche !, le commissaire européen en charge de l’euro et prédécesseur d’Emmanuel Macron au ministère français de l’Économie, concède également que s’il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu’il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro. »

Cette affirmation de Moscovici n’est pas fausse et la stratégie du système bien-pensant et européiste-mondialiste va consister justement à axer la campagne sur le « pour » l’Europe de la paix (gnagnagnagna) incarnée par Macron en opposition à l’Europe des nations portée par Marine Le Pen.

Faire peur, obtenir un résultat pour Macron de plus de 60 % et en conclure donc que ce n’est pas seulement un référendum pour l’Europe mais un plébiscite !!

Pour autant, et même si nous avons déjà commencé à avoir droit aux éléments de discours d’usage sur « les générations futures », « nous devons léguer la paix à nos enfants », ou encore « l’Europe c’est la paix depuis 70 ans », sans oublier les « sans l’euro ce serait la misère, l’enfer, et la damnation éternelle », toute cette manipulation et cette propagande n’exonéreront pas les dirigeants présents et futurs – qui seront exactement les mêmes, car Macron va juste diriger avec les mêmes socialistes que Hollande et une petite touche de Bayrou qui ne représente plus grand-chose au centre si ce n’est une tête d’affiche – de faire face aux problèmes majeurs qu’affronte l’Europe.

Et d’ailleurs, même le journal La Tribune (qui je vous rassure ne roule pas pour le FN) se pose la question de la façon suivante.

Zone euro : les questions auxquelles Emmanuel Macron devra répondre

« S’il est élu, Emmanuel Macron, tout pro-Européen qu’il est, devra faire des propositions pour préciser la position de son pays sur les changements à apporter au fonctionnement de la zone euro.

S’il est élu président, la négociation qui attend le leader d’En Marche ! dans les mois à venir s’annonce particulièrement difficile car l’espace politique européen pour réformer la zone euro n’est pas à la mesure des appels au changement ou des critiques exprimées dimanche par les Français.

Or le sujet ne divise pas seulement en France, mais un peu partout ailleurs en Europe. Et surtout, il met face à face les gouvernements nationaux et les institutions européennes. »

Quel sera donc le projet européen de Macron ? On le connaît pour le moment c’est du genre « je veux une Europe qui rassure, je veux une Europe qui protège, je veux une Europe du bonheur et tous ensemble, oui mes amis, tous ensemble, osons le printemps car c’est notre projet »…

Bon, une fois ces inepties prononcées plusieurs fois à la télé, le président Macron risque d’apparaître pour ce qu’il est, à savoir « tout nu » en terme d’idées et de projets.

Le cœur du problème de l’avenir de l’Europe ? Vers le saut fédéral ou le retour aux nations !!

« Force est de constater que, côté français, la capacité de proposition a reculé ces dernières années, conséquence implicite de la faiblesse budgétaire du pays. En 2012, Jean Pisani-Ferry, l’actuel conseiller économique d’Emmanuel Macron, qui dirigeait à l’époque un think-tank bruxellois, rappelait dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde les trois options sur la table :

  • la constitution d’un budget ad hoc avec des ressources propres;
  • un mécanisme de stabilisation sans ressources propres mais auquel les pays contribueraient et feraient appel successivement, selon leurs besoins ;
  • et enfin une capacité d’endettement supplémentaire, à travers des eurobonds.

Or comme le rappelle très justement La Tribune, « on imagine mal l’Allemagne s’engager aujourd’hui sur la voie d’un super-budget, pas plus que les pays qui, comme la France, l’Espagne et l’Italie, continuent de flirter avec les seuils de déficit ou d’endettement du Pacte de stabilité européen. L’idée des «eurobonds» est pour l’instant écartée. L’adversaire social-démocrate d’Angela Merkel, Martin Schulz, qui s’était dit favorable à ces obligations européennes quand il présidait le Parlement européen, s’est bien gardé de remettre cette idée sur la table depuis qu’il s’est lancé dans la course à la chancellerie. Et les travaux de la Commission européenne sur des «safe bonds», destinés à faciliter le refinancement des pays en difficulté, sont menés pour le moins dans une très grande discrétion, car peu du goût de Berlin ».

S’il n’y a pas de possibilité d’aller vers plus d’Europe pour rendre fonctionnel et techniquement viable le fonctionnement actuel des institutions européennes, alors nous serons contraints, par la force des choses, d’aller vers de moins en moins d’Europe et de privilégier évidemment l’échelon national qui d’ailleurs reste le seul susceptible d’assurer réellement un fonctionnement démocratique.

Quelle est donc la représentativité pour un français du Parlement européen ? Aucune bien évidemment !

La campagne du second tour risque de se jouer sur les enjeux de la politique européenne

L’Europe va mal parce que les divergences entre les économies sont une réalité trop niée.

L’Europe va mal parce que l’euro, sa monnaie, est dysfonctionnel.

L’Europe va mal parce qu’il n’y a pas de gouvernance commune et cohérente.

L’Europe va mal parce que le projet européen est entre deux eaux, et que sur le chemin de plus d’intégration, à un moment, il va falloir choisir entre abandonner toute sa souveraineté – ou ce qu’il en reste – ou la reprendre en totalité.

Nous sommes collectivement au milieu du gué.

Nous devrions faire un choix politique historique, avec un débat démocratique exemplaire.

Ce débat nous a été ôté.

Le système tentera d’expliquer que la victoire de Macron, c’est la victoire de l’idée européenne. Que les Français veulent encore plus d’Europe.

Une chose est sûre : le temps presse. « Si rien ne bouge, il n’y a plus de zone euro dans dix ans », avait déclaré Emmanuel Macron au Figaro en septembre 2015. Avant d’ajouter : « L’absence de proposition est un choix : c’est la sortie de la zone euro »…

Macron le sait. Beaucoup parmi nous le savent aussi. Nous sommes à la croisée des chemins et tout peut arriver.

Celles et ceux qui veulent se préparer à ces temps difficiles peuvent s’abonner à ma lettre STRATEGIES. Vous aurez ainsi accès aussi à toutes les archives, et aux rapports spéciaux concernant la manière de survivre à l’explosion de la zone euro, ou encore celui consacré à l’Assurance vie au Luxembourg, etc, etc!! Plus de renseignements ici

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source La Tribune ici

 
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Publié par le 26 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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Roland Hureaux – D’une crise à l’autre : l’euro , la mondialisation ..

 
 

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François Asselineau : « Quel que soit le président élu, l’Euro finira par exploser ! »

François Asselineau, candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) à la présidentielle, invité de franceinfo mercredi 12 avril, prédit « l’explosion de l’euro quel que soit le président élu »

 
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Publié par le 14 avril 2017 dans général

 

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Jacques Sapir – L’Euro à l’origine de la crise de l’Union Européenne

 
 

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Présidentielles en France : comme tous les candidats tournent autour du pot …. concernant l’UE, l’Euro et l’OTAN

Déjà beaucoup de discussions tournent autour du fameux article 50 du traité de Lisbonne concernant combien de temps il faut se faire pigeonner par Bruxelles avant de quitter cette escroquerie d’Union Européenne (traité postérieur au non français au référendum de 2005, donc que nous n’avons à priori aucune obligation de respecter !!!).

Nous avons même d’éminents énarques qui, se prenant pour des juristes spécialistes autant en droit constitutionnel qu’en droit commercial, certains briguant même la plus haute fonction de l’état, celle qui permet d’aller frétiller du goujon rue du Cirque et de faire bombarder des pays loin de nos frontières, nous ont pondu des romans fleuves d’explications, toutes plus emberlificotées les unes que les autres !

Le meilleur est, dans toutes leurs élucubrations, la polémique sur „comment déclencher l’article 50 qui permet au bout de deux ans de pouvoir prétendre enfin obtenir le droit de sortir d’un truc dans lequel nous n’avons pas voulu entrer” …

Alors en fouinant un peu, j’ai trouvé un point de vue bien plus ancien et auquel j’adhère totalement :

Charles de Gaulle, dans « C’était de Gaulle », tome 2, Alain Peyrefitte :

„C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu au cas ou il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça ».

… c’est sa conclusion qui est importante „ce sont des histoires de juristes et de diplomates” …. sous entendu pas d’énarques !!!

Je vais prendre un exemple qui vaut ce qu’il vaut, en partant du principe de „parallélité”, à savoir  que le peuple de France est le propriétaire, Sarközy l’intermédiaire et l’acheteur est Bruxelles :

Je prête ma voiture à un voisin en lui disant « elle n’est pas à vendre », et lui décide de la vendre à un Bruxellois en signant à ma place …. il commet un acte illégal car il n’a pas l’autorisation de vendre, et le Bruxellois également car il accepte sa signature tout en sachant qu’elle n’est pas validée par le propriétaire et appose sa propre signature … et en plus chaque année je donne par son intermédiaire de l’argent au Bruxellois pour entretenir ma voiture et lui entretient aussi celle des autres …

Alors j’attends un candidat qui va dire ouvertement „on dégage et point barre !!!” .. et qui ensuite va demander le remboursement des sommes indument versées (entre ce que nous versons à Bruxelles et ce que nous percevons en retour, nous perdons 8 milliards d’euros chaque année) et poursuivre en justice l’intermédiaire, qui n’en est plus à une casserole près…

On pourra également se poser la question de la responsabilité individuelle des parlementaires qui ont contresigné ce forfait et se sont assis sur le résultat d’un référendum ( sur ce lien vous avez la liste des parlementaires qui se sont fourvoyés dans cette affaire http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp )

En ce qui concerne la sortie de l’Euro, c’est aussi un beau serpent de mer …

Nous avons une monnaie prétendue unique, l’Euro, sauf que cette monnaie est battue avec des signes distinctifs pour chaque pays, il y a donc l’Euro-Franc, l’Euro-Lire, l’Euro-Mark, etc …

Quel intérêt d’entamer une procédure d’abandon de cette monnaie? Il suffit de faire fonctionner la planche à billets et créer un maximum d’Euro-Franc, et si ça gêne les autres, ce sera leur problème, pas le nôtre !!! Et si ça crée de l’inflation chez eux, ce sera aussi leur problème, pas le nôtre !!!

Une petite précision, l’existence d’un Etat se prouve aussi par son pouvoir à „battre monnaie”, si nous perdons ce pouvoir, nous ne sommes plus un Etat …

Quand à l’OTAN, quel intérêt pour notre pays à faire partie de cette assemblée de généraux guerroyeurs et dont certains représentent des pays totalement impuissants?

Pour protéger les frontières du Luxembourg et créer des états croupions comme le Kosovo ?

Un peu de sérieux, la France possède le plus grand domaine maritime de la planète, elle possède des forces spéciales capables d’intervenir partout sans aucune aide extérieure, sa force de dissuasion existe et ce sont les Français qui l’ont financée … serions nous une entreprise humanitaire? Et en prime depuis là encore „sarko l’américain” nous sommes dirigés par des militaires étrangers !!! Il faut sortir de ce machin et redonner à notre armée son rôle fondamental: protéger l’intégrité territoriale de notre pays … ce qui est quand même plus noble et correct que d’aller bombarder Belgrade pour ensuite couvrir l’emprisonnement du président Milosevic, le voir décéder en prison pour ensuite qu’il soit blanchi, post mortem, de toute accusation …

En bref: l’UE, on s’assied dessus, l’OTAN on la quitte et l’Euro on le fait fonctionner comme Euro-Franc!

Source

 
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Publié par le 6 avril 2017 dans général, Politique, société

 

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L’Italie ne veut plus de l’Euro : Beppe Grillo largement en tête dans les sondages

Sondages :  « Le M5S devance le PD » – ‘’5 points gagnés (32,3%) après la scission entre le PD et le MDP’’ (Corriere della Sera). 

Des sondages récents montrent que les politiciens italiens qui soutiennent la zone euro et l’ UE se sont effondrés.

Les sondages pro-européens sont très susceptibles d’être de pire en pire alors que le parti PD de Matteo Renzi se fragmente de plus en plus.

Il n’est plus impossible que le Mouvement eurosceptique Cinq étoiles de Beppe Grillo (M5S) parvienne à la majorité absolue lors des prochaines élections . Toutefois, notez qu’il faut 40% pour obtenir une « majorité ».

Le Financial Times rapporte que l’Italie est en désamour avec l’ Europe :

Les étrangers sous-estiment souvent la capacité de l’Italie à éviter la calamité. Cela dit, les enjeux sont plus grands aujourd’hui qu’en 1992. Les solutions peuvent se révéler plus difficile à trouver. La raison réside dans les contextes européens et méditerranéens radicalement différents dans lequel se trouve l’Italie.

Certains des défis de l’ Italie contemporaine semblent similaires à ceux du début des années 1990. Le système des partis est de nouveau en fragments. Le Parti démocratique (PD) de centre-gauche s’est divisé le mois dernier. La droite est divisée. Le parti d’opposition le plus populaire est le mouvement anti-establishment Cinq étoiles. Depuis Novembre 2011 quatre premiers ministres ont pris le pouvoir non pas parce que les électeurs les ont choisis, mais à cause d’une situation d’ urgence financière, les partis se chamaillant entre factions, et échouant à mettre en place une réforme constitutionnelle.

Matteo Renzi, l’ancien 1er ministre et chef du PD, a subi un coup ce mois-ci quand il est apparu que Tiziano Renzi, son père et Luca Lotti, un proche allié politique, ont été poursuivit dans une enquête judiciaire pour un trafic suspecté des marchés publics.

La comparaison la plus inquiétante entre 1992 et nos jours concerne l’économie italienne, qui devrait cette année être la plus faible croissance de la zone euro. La dette publique est de plus de 132 pour cent du produit intérieur brut. Le chômage est près de 12 pour cent; les taux de chômage chez les jeunes est de plus de 37 pour cent.

En conséquence, les politiciens italiens questionnent de plus en plus  le bien-fondé de l’adhésion à la zone euro. Tout comme les électeurs italiens. Dans un sondage Eurobaromètre publié en Décembre, 47 pour cent pensent que l’euro « est une mauvaise chose » pour leur pays et seulement 41 pour cent « une bonne chose ». Ceci est la grande différence avec il y a 25 ans.

Tant que la gauche ou la droite modérée gouverne l’Italie, il peut être possible de contenir ce désenchantement vis à vis de l’UE et de l’euro. Mais les fissures du PD sont le dernier signe que le système du parti craque sous la pression. Le Mouvement Cinq étoiles attend dans les starters.

Le suicide du PD

Par courriel, Eurointelligence a commenté les coûts du suicide du PD de Matteo Renzi :

Nous avons prévenu depuis un certain temps – les partis politiques qui se préoccupent de leurs divisions internes sont électoralement voués à l’ échec .

Le Mouvement Cinq étoiles est maintenant à seulement 6 points loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner lui – même – en supposant que la présente loi électorale concernant la Chambre des députés constitue la base d’un nouveau système électoral pour le Sénat aussi.

Sur la question qui nous intéresse le plus – l’avenir de l’Italie dans l’UE et dans la zone euro en particulier – l’image est encore plus sombre. Les deux seuls partis qui soutiennent sans réserve l’adhésion de l’ Italie à la zone euro sont le PD et le nouveau centre droit. Forza Italia ,qui est en train de jouer avec l’idée d’une monnaie parallèle, tandis que le Mouvement Cinq étoiles a promis un référendum consultatif sur l’avenir de l’Italie dans l’euro. Bien que ce référendum ne peut légalement pas mettre fin à l’adhésion de l’ Italie dans la zone euro, il enverrait un signal dévastateur pour le monde extérieur.

Le Mouvement Cinq étoiles a sa propre part de scandales – par exemple concernant le nouveau gouvernement municipal à Rome .Le parti est dans un état interne de guerre quant au candidat à présenter pour les élections municipales à Gênes. Mais rien de tout cela ne semble avoir une impact sur ce parti.

Notre conclusion est que le Mouvement Cinq étoiles est rationnel dans sa stratégie d’éviter les alliances avec d’autres partis, car cette approche est payante électoralement. Avec cette stratégie en place, ils gagneront une majorité suffisante (plus de 40%) soit lors des prochaines élections, ou celle d’après.

Sondages italiens

Eurointelligence fait référence à un sondage spécifique .

Cependant, le soutien au PD est clairement sur le déclin.

Jetons un coup d’ oeil à tous les récents sondages électoraux italiens :

Selon Nando Pagnoncelli concernant le sondage Ipsos PA pour le Corriere della Sera « Le M5S n’a jamais été aussi haut dans les intentions de vote : 32,3%, le PD est distancié de plus de 5 points » : « Des changements importants ressortent de ce sondage, après des mois de stabilité : le PD perd des points, suite à sa scission interne et à la naissance du Mouvement démocrate et progressiste (qui reste à 3%), le M5S consolide sa place au premier rang dans les intentions de vote des Italiens. Le M5S atteint donc son pourcentage le plus élevé : 32,3% (+1,4% par rapport au précédent sondage), le PD à 26,8%, puis viennent la Ligue du nord (12,8%) et Forza Italia (12,7%). Le scénario tripolaire se confirme donc, mais l’avantage du M5S sur le PD est plus fort ».

Dans un seul sondage depuis le 9 Mars (ce qui est clairement aberrant) le parti PD de Matteo Renzi arrive en tête . De plus, le PD n’a pas encore explosé en miettes dans les sondages (la scission n’est pas encore apparente), mais il le fera .

Le parti M5s est à « 6 points loin de la majorité absolue qui lui permettrait de gouverner lui-même », comme le note EuroIntelligence, et une coalition de partis eurosceptiques totalisant plus de 50% est facilement à portée de main.

Le Soutien aux M5S (Five Star Movement) + Fi (Forza Italia) + LN (Lega Nord), soit tous les partis eurosceptiques, totalise 54,5% dans le sondage le plus récent.

Forza Italia est le parti de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi.

Le 9 Mars, Bloomberg titrait Berlusconi : un homme, une interdiction, et son plan pour restaurer la livre .

Si les élections avaient  lieu aujourd’hui, les partis eurosceptiques attendraient facilement  non seulement le seuil de 40%, mais un seuil des 50% aussi.

Est ce que les partis eurosceptiques se mettraient d’accord pour former une coalition est une autre affaire, mais je soupçonne qu’ils le feraient, surtout si l’alternative était un gouvernement minoritaire dirigé par le PD.

Avec Zero Hedge

 
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Publié par le 23 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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