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Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Une excellente initiative ! Il est vrai que les pesticides représentent « une véritable tragédie pour la santé » . Il serait vraiment temps d’en finir avec ces produits diffusés par une petite poignée d’énormes firmes (Monsanto et bayer ont fusionné, et Après la fusion des américains Dow et DuPont et le rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina, trois énormes groupes contrôlent désormais les deux tiers du marché global des semences et pesticides) – qui empoisonnent les gens et l’environnement . Z

Se joignant à l’appel du journaliste Fabrice Nicolino, une centaine de personnalités et des milliers de citoyens anonymes réclament l’interdiction définitive de l’ensemble des pesticides de synthèse en France. Face aux dangers que ces produits représentent, il semble aujourd’hui indispensable d’agir.

 

« NOUS VOULONS DES COQUELICOTS »

Publié ce mercredi dans le journal satyrique Charlie Hebdo, cet « Appel des coquelicots » est un plaidoyer pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France. On retrouve à l’origine de cette tribune Marc Stenger, évêque de Troyes, et Fabrice Nicolino, journaliste spécialiste des questions environnementales. Parmi les personnalités et organisations l’ayant déjà signé figurent notamment la chanteuse Émilie Loizeau, les ONG Greenpeaceet France Nature Environnement ou le sénateur écologiste Joël Labbé.

Selon Nicolino, la situation est devenue trop grave en France : « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent », et le journaliste voit en cet acte de résistance citoyenne une nécessité. Des milliers d’anonymes se sont déjà joints aux personnalités en ratifiant la pétition mise en ligne sur le site web du mouvement (plus de 50 000 signatures à l’heure actuelle), et les porteurs de l’appel espèrent recueillir d’ici deux ans cinq millions de soutien en France.

LES EFFETS DÉVASTATEURS DES PESTICIDES DE SYNTHÈSE

Au printemps dernier, de nouvelles études alarmantes démontraient que le déclin de nombreuses espèces animales et végétales était en partie dû à l’usage des pesticides de synthèse, comme le glyphosate. Et pour les besoins du numéro spécial de Charlie Hebdo, les cheveux de plusieurs membres de la rédaction du journal ont été analysés, et ceux-ci renfermaient entre 34 et 50 substances toxiques comme du lindane, insecticide interdit en France depuis une vingtaine d’années ou des bisphénols.

Il y a quelques mois, un couple originaire de l’Isère a assigné la société Monsanto, qu’ils estiment responsable des graves malformations des appareils digestif et respiratoire dont souffre leur fils, devant le tribunal de grande instance de Vienne. Aujourd’hui âgé de 11 ans, Théo a subi pas moins de 53 opérations et respire grâce à une trachéotomie. Aux États-Unis, c’est la firme Bayer qui est poursuivie par des personnes atteintes de cancers du sang qu’elles attribuent à leur exposition prolongée au glyphosate.

Les instigateurs du mouvement des coquelicots espèrent que leur appel deviendra viral et compte sur les français pour sortir des pesticides, qui représentent « une véritable tragédie pour la santé ».

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Publié par le 14 septembre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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L’État peut-il résister aux banques ?

Une guerre sans merci est actuellement en cours.Grosso modo,cette guerre oppose les« Wasp américains »– qui se sont enrichis par le système de Bretton Woods, lequel a instauré le dollar américain comme monnaie mondiale – aux banquiers qui tiennent la City. Ces derniers sont en train d’instituer ce que Keynes voulait instituer dès 1944 : le Bancor, qui est un panier de monnaies, en tant que monnaie mondiale aujourd’hui appelé Droits de Tirage Spéciaux (DTS). Les enjeux de cette guerre monétaire invisible sont considérables, ils expliquent à eux seuls tous les troubles géopolitiques actuels.

Première partie : qu’est-ce que l’État ?

S’interroger sur les forces respectives de l’État et des banques nécessite, au préalable, de s’intéresser à la signification profonde du pouvoir au sens politique du terme. Que signifie le pouvoir politique, que représente-t-il et quelle est sa justification ? Ce sont des questions qui sous-tendent toute l’architecture juridico-politique, c’est-à-dire toute l’organisation socio-politique de l’État. Pour avoir une juste appréciation du concept d’État, il faut donc avoir une juste compréhension du concept de pouvoir politique. Donner un sens au concept de« pouvoir politique »(I) permettra de donner un sens à celui« d’État »(II), par une chaine de causalité, il sera ensuite possible de déterminer clairement ce qu’est la souveraineté et à qui elle doit fonctionnellement échoir afin de respecter les concepts ci-dessus énoncés (III).

Qu’est-ce que le pouvoir politique ?

Le mot« politique »vient du grec« polis »qui signifie« Cité »; la politique recouvre donc l’idée du« vivre ensemble », d’organiser la«vie en commun».

Au sens propre, la politique consiste donc à organiser la vie en commun à l’intérieur d’un espace géographiquement délimité.

Organiser la vie en commun suppose l’identification, la délimitation, d’un intérêt commun à tous les membres du groupe géographiquement déterminé par la« Cité ».

Cet intérêt commun, propre à la« politique », suppose lui-même que la« politique »ne consiste pas à affirmer et imposer un intérêt catégoriel, ou d’ordre privé, mais au contraire consiste à identifier et à faire prévaloir l’intérêt commun sur la somme des intérêts particuliers qui émanent de ladite Cité, et qui sont consubstantiels à son existence. En effet, aucune Cité n’existe dans un parfait concordat : la vie en commun suppose la confrontation incessante d’une multitude d’intérêts privés ou catégoriels.

Afin de rendre cette vie en commun supportable, il faut donc instituer une sorte« d’arbitre »dont le rôle va consister à trancher entre les différents intérêts contradictoires de façon à instituer unstatu quode nature à apaiser les conflits. Pour être supportable, et donc suivi, cestatu quodoit être perçu comme« juste », ou du moins perçu comme le« plus juste possible en l’état actuel de la situation ».

La politique consiste donc, si les mots en un sens, à arbitrer entre des conflits de façon à rendre possible la vie en commun sur un espace géographiquement délimité.

Élément fondamental de l’organisation sociale, le terme« politique »est donc synonyme d’arbitrage, de justice. À partir de là, il devient possible de discerner le sens primitif du« pouvoir politique ».

En effet, sémantiquement,« pouvoir »signifie« avoir la capacité », c’est-à-dire les moyens concrets, de faire, de réaliser, quelque chose. Appliqué au concept politique, le pouvoir signifie donc la capacité d’imposer l’intérêt commun aux différents intérêts privés ou catégoriels. En d’autres termes, si la politique consiste à déterminer un intérêt commun en opérant des arbitrages perçus comme justes, le pouvoir politique sera le pouvoir de faire matériellement appliquer ces arbitrages, au besoin par la contrainte.

Qu’est-ce que l’État ?

Dans l’ordre interne : une entité juridique incarnant l’intérêt commun.

Pour que des arbitrages de nature sociologiques et politiques soient effectivement mis en œuvre, y compris, si nécessaire, par la force, il faut que le« pouvoir politique »soit incarné par une institution juridique dotée d’une réalité politique, ce à quoi répond précisément, en interne, la notion juridique« d’État ».

La justification de l’État est également sa raison d’être, c’est-à-dire son signifiant : elle est entièrement comprise dans la notion d’intérêt commun, d’équilibre des forces en présence sur un territoire donné et d’arbitrage dans le sens de la« justice ».

Car il faut bien considérer que les arbitrages qui seront rendus ne seront, à terme, respectés par les justiciables dudit État que s’ils apparaissent globalement justes. Autrement dit, le rôle de l’État ne sera accepté par tous que s’il remplit la fonction qui justifie son existence, celle pour laquelle il existe : garantir le respect d’un équilibre des forces en présence sur le territoire sur lequel il a juridiction.

L’on peut également élargir la perspective et aller chercher le rôle et la fonction de l’entité dénommée« État »dans un ordre juridique externe.

Dans l’ordre international européen : l’État est, depuis lestraités de Westphaliedu 24 octobre 1648, la recherche d’un équilibre géopolitique des forces.

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À titre préliminaire, il faut définir le cadre dans lequel s’inscrit le débat.

Si le concept d’État tel que décrit ci-dessus s’est développé dans le monde entier, à mesure que s’imposait l’ordre juridique et politique occidental au reste du monde, il n’en reste pas moins que ce concept est profondément de nature européenne, c’est-à-dire que son signifiant est entièrement compris dans la culture gréco-latine propre à ce que fut l’Europe. Il est donc indispensable, afin de conserver une cohérence au signifiant (le concept d’État), d’en apprécier la réalité externe dans le contexte culturel européen.

Les traités dits de Westphalie (pourparlers de Münster d’un côté et d’Osnabrück de l’autre), signés le 24 octobre 1648, et auxquels ont participé toutes les puissances occidentales à l’exception notoiredu tsar Russe, du roi d’Angleterre et du sultan ottoman, a déterminé les principes des États européens.

Le fondement principal de ces traités internationaux, a été la recherche d’un équilibre des puissances politiques qui s’exerçaient en Europe à cette époque : aucun État ne devait être plus puissant quetous les autres réunis.

Jusqu’à la disparition, en 1806, du Saint Empire romain germanique les traités de Westphalie ont géré l’équilibre des forces géopolitiques en Europe. L’Empire a été morcelé en trois cent cinquante petits États, sonnant le glas de la puissance des Habsbourg. Les grands gagnants de ce traité avaient été la Suède, les Pays-Bas et la France.

Contrairement à ce qu’en ont dit certains, le concept de l’État westphalien n’est pas mort au XXesiècle. Ou plutôt : s’il est mort en apparence, son signifiant a survécu car la paix qui s’est installée en Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale doit tout au concept d’équilibre des forces mis en œuvre par les traités de Westphalie. C’est en effet sur ce principe de l’équilibre des forces que fut fondée la paix qui a suivi la seconde guerre mondiale, due à l’équilibre de la terreur nucléaire qui existait entre les blocs de l’Ouest dirigé par les États-Unis et de l’Est communiste dirigé par l’Union soviétique. Ce ne sont bien entendu pas les instances européennes, pas encore nées ou balbutiantes, qui ont généré la paix en Europe depuis 1945 mais bien l’équilibre de la terreur ; équilibre des forces qui avait déjà prévalu lors des traités de Westphalie. La forme change mais le signifiant perdure.

Au sens géopolitique européen du terme, l’État doit donc être une entité disposant d’une autonomie suffisante pour garantir la sécurité de ses ressortissants ; cette entité doit, selon les principes westphaliens, être capable de se mesurer, seule ou avec ses alliés, à des voisins plus puissants.

Notons qu’aujourd’hui, la taille géographique ne semble plus être le critère déterminant qu’il fut à l’origine. Les capacités techniques ont pris de telles proportions dans tous les domaines, militaires mais aussi énergétiques, biologiques, que les États seront davantage ceux capables de développer des idées techniques et technologiques créatrices que ceux détenant des matières premières ; même s’il est évident que la détention de matière premières reste un avantage comparatif très important. Mais cet avantage n’est plus discriminant, il peut aujourd’hui être compensé par des échanges, de type« bien contre service », entre États.

La capacité créatrice et l’ingéniosité des ressortissants d’un État peuvent à eux seuls garantir que l’État en question sera en mesure d’assurer la sécurité intérieure et extérieure dudit État.

Qu’est-ce que la souveraineté, et à qui échoit-elle ?

Si l’on part des présupposés de l’État décrits ci-dessus, la souveraineté ne peut appartenir, formellement, qu’à l’État. Le vocabulaire juridique décrit en effet la souveraineté comme étant le caractère suprême d’une puissance qui n’est soumise à aucune autre.

Toutefois, cette analyse est insuffisante car il faut encore déterminer comment la souveraineté est exercée et comment sera garanti le fait que la souveraineté sera échue à un État représentant effectivement l’intérêt commun de ses membres. Autrement dit, une fois établi que l’État est l’objet de la souveraineté, il faut encore analyser le sujet de cette souveraineté.

« L’État »décrit ci-dessus est composé d’individus vivant sur un territoire délimité et qui acceptent de se doter d’institutions chargées d’organiser leur vie en commun. Dans ce sens, le« sujet »de la souveraineté est la population vivant sur le territoire en question. Nous retrouvons ici l’idée politique de« peuple souverain »qui a émergé à la Révolution française mais n’a, en pratique, jamais été mise en œuvre jusqu’à ce jour.

En interne, c’est-à-dire du point de vue intérieur à l’État, la souveraineté est« le caractère d’un organe qui n’est soumis au contrôle d’aucun autre et se trouve investi des compétences les plus élevées »(cf. Vocabulaire juridique Gérard Cornu). Mettre en œuvre l’idée selon laquelle le peuple est le sujet de la souveraineté suppose de transcrire dans les institutions une exigence de mandat impératif, qui s’oppose radicalement à l’idée de mandat représentatif que nous connaissons actuellement et depuis 1789. Il faut également considérer que le système parlementaire hérité de la Révolution de 1789 a été directement importé d’Angleterre. Ce système établit un organe constitutionnel immuable dont le seul rôle, la seule fonction, est de créer des« lois ». Or tous les gens ayant travaillé sur les« organisations »savent que ces dernières, une fois créées, n’ont de cesse que de faire du zèle pour justifier leur existence. Il en résulte fatalement que l’établissement constitutionnel d’un« Parlement »à la façon anglaise génèrera à terme une surabondance de textes. Cette inflation législative nuit à la sécurité juridique et matérielle des ressortissants de l’État. Le parlement à l’anglo-saxonne est en lui-même une institution qui est antinomique avec la notion politique« d’État ».

Voter, à intervalle régulier, pour des« élus »censés les représenter au sein d’un parlement, ne permet aucunement aux électeurs de maîtriser ou canaliser, qualitativement autant que quantitativement, les lois qui seront votées par lesdits« élus »lors de leur mandat. Le vote pour les prétendus« représentants du peuple »n’est pas« libre »mais encadré par la cooptation préalable des« élus »par les partis politiques. Les électeurs ne maîtrisent pas réellement les gens pour qui ils sont sommés de voter car ces derniers sont présélectionnés, en amont et selon nombres de tractations opaques, par des partis politiques. Cette présélection des élus garantira, de façon fonctionnelle, beaucoup plus la loyauté des élus envers le parti duquel ils sont issus, et qui se chargera de financer leur élection, qu’envers des électeurs anonymes.

Le régime parlementaire à la mode britannique et le mandat représentatif qu’il sous-tend ne permettent aucunement de mettre en œuvre la souveraineté populaire. Ce type d’institution est totalement disqualifié pour asseoir le principe de l’autodétermination des peuples car la souveraineté ainsi comprise est captée par des organismes intermédiaires, les partis politiques. Or ces partis politiques ne dépendent pas tant des électeurs que des créanciers qui leur permettent de financer les incessantes élections leur permettant de conserver le pouvoir politique formel ; formel car ce pouvoir politique apparent est dénué de sens politique réel, capté par les détenteurs de capitaux, il est devenu, par là-même, une coquille vide de tout signifiant politique réel.

Il faut donc revenir – car en la matière tout à déjà été inventé – à des institutions permettant de mettre effectivement, institutionnellement en œuvre, les différents intérêts des différents membres et catégorie socio-professionnelle d’une population installée sur un territoire déterminé.

Nous évoquons ici deux principes essentiels. Le premier principe est celui de l’instauration de« corps intermédiaires »pour chaque catégorie sociale, de nature économique mais aussi non économique, comme le sont toutes les activités visant à créer du lien social, de l’instruction, des soins etc. Le second principe est que les représentants de chacun de ces« corps intermédiaires »devra être régi par un mandat impératif, qui garantira la loyauté et la transparence du représentant vis-à-vis de ses mandataires (qui sont également ceux qui l’auront élevé à sa charge de représentation).

Une fois que seront dûment représentés tous les intérêts sociaux des différentes catégories sociales, les instances étatiques, représentées par un« gouvernement »dirigé par un chef, pourront effectivement remplir le rôle qui leur est imparti : à savoir trancher entre les intérêts divergents issus de la population qu’ils ont à régir, en d’autres termes, assurer la viabilité et la pérennité de la« vie en commun »sur un territoire déterminé.

Aujourd’hui, ce rôle ne peut fonctionnellement pas être rempli par les pouvoirs exécutifs qui sont des émanations du pouvoir économique caché. Les intérêts privés des grands capitalistes qui prévalent actuellement sans partage emportent définitivement le concept d’État dans les oubliettes de l’histoire.

En conclusion, il faut retenir que« la séparation des pouvoirs »conjuguée avec« le principe parlementaire britannique », qui éclate les responsabilités et donne le pouvoir aux partis politiques, est une organisation politique structurellement inapte à mettre en œuvre le principe de l’autodétermination des peuples.

Deuxième partie : qu’est-ce que« les banques »?

Techniquement, une banque est une« entreprise privée »qui prend différentes formes en fonction de l’État dans lequel elle est implantée. Les grandes banques à implantation internationale sont économiquement contrôlées par des personnes physiques dont le grand public ignore, la plupart du temps, le nom.

Au fil du temps, le système bancaire s’est intégré à différents niveaux : d’une part, il s’est internationalisé et d’autre part il s’est consolidé au niveau de chaque État. Historiquement, sur le territoire de chaque État, les propriétaires de certaines banques privées se sont associés pour créer une« banque centrale ». Cette banque centrale a été vendue aux autorités politiques en mettant en avant les immenses services qui seront ainsi rendus à l’État en question. Ces banques centrales ont été présentées au public sous la forme de banques d’État alors que la détention capitalistique desdites banques restait dans des mains privées. Dès lors, les entités juridiques, de droit public, dénommées États se sont portées garantes des capitaux privés investis dans ces« banques centrales ».

La banque est une entreprise privée de nature internationale

Il en découle que la banque est une organisation détenue par des personnes privées qui restent, le plus souvent, anonymes.

L’organisation des banques en groupes d’entreprises bancaires et financières, qui forment un nuage capitalistique, est un moyen essentiel,« capital », pour rendre anonymes les véritables détenteurs de capitaux de ces entités tentaculaires. En effet, il est parfois très difficile, même pour des services d’État, de remonter aux associés décisionnaires des groupes d’entreprises en raison du nombre de sociétés, de leur imbrication dans de multiples États et de la multiplicité des formes sociales juridiquement disponibles. Il faut évidemment ajouter à cela que certains États, vivant sous la coupe du droit anglo-saxon, organisent eux-mêmes l’anonymat des détenteurs de capitaux de certaines structures juridiques utilisées à des fins professionnelles, tels les trusts anonymes.

Cette pratique des groupes d’entreprises permet aux détenteurs actifs des capitaux de prendre, au niveau mondial, un poids économique et politique de plus en plus important tout en restant dans l’ombre, c’est-à-dire à l’abri de toute responsabilité politique.

La banque consolidée dans un système de« banques centrales »

Les« banques centrales »sont nées sous le signe de l’imposture : présentées comme des banques d’État, elles disposaient à ce titre de la garantie de l’État – c’est-à-dire des contribuables de l’État – alors que ses capitaux restaient dans des mains privées. L’appropriation par des intérêts privés est le vice initial du concept de banque centrales. C’est ainsi que la banque d’Angleterre (1694), la Banque de France (1800), la FED (1913), la Banque des règlements internationaux (BRI/BIS 1930), le système européen de banques centrales (dit SEBC, décidé par le Traité de Maastricht en 1992 et entré en vigueur en 1999) reflètent toutes un désengagement des instances politiques de l’État dans la gestion centralisée des masses monétaires en circulation.

Aujourd’hui, la distinction institutionnelle fallacieuse entre gestion monétaire et gestion politique est entrée dans l’inconscient collectif comme une« normalité »; tout le monde estime normal que les banques centrales soient« indépendantes »du pouvoir politique. Personne ne se pose plus la question de savoir pourquoi doivent-elles, impérativement, être« indépendantes »?

Dès que vous évoquez la question politique de la dépendance de la banque centrale vis-à-vis du gouvernement, les âmes qui se croient éclairées vous répondent immanquablement : souvenez-vous de Weimar ! Mais à la vérité, l’épisode de Weimar est une mauvaise réponse car l’hyper inflation de cette époque a été le résultat d’une politique elle-même très largement sous domination capitalistique.

Certains rétorquerons que la banque de France a été« nationalisée », mais là encore, il faut s’entendre sur les termes : que signifie réellement une banque« nationalisée» par un État lui-même entièrement (cf. la première partie ci-dessus détaillée) sous dépendance des principaux propriétaires de capitaux… ?

Troisième partie : réponse à la question« l’État peut-il résister aux banques »

Un constat : l’État actuel est entièrement dominé par le système bancaire

« La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit »– Napoléon

De façon fonctionnelle, l’État n’a, sans les banques, aucun moyen financier propre pour atteindre les objectifs étatiques qu’il se fixe. En abandonnant dans des mains privées sa fonction régalienne de battre monnaie, l’État s’est volontairement placé dans une position d’infériorité par rapport aux détenteurs du« fait économique ».

Or, les banquiers ne recherchent pas l’intérêt commun aux citoyens, ce qui est le rôle de l’État en tant qu’entité politique, ils recherchent le développement de leur intérêt privé, qui est donc de nature catégorielle ; cet intérêt privé consiste aujourd’hui à asseoir leur domination politique par l’élaboration d’un gouvernement mondial qu’ils contrôleraient définitivement. L’abandon volontaire, par l’État, de la gestion monétaire a pour conséquence directe de priver l’État de toute substance politique. L’État est devenu un simple outil de pouvoir aux mains des banquiers anonymes.

Cette appropriation du phénomène politique par les principaux propriétaires d’organismes bancaires s’est produite par le biais du contrôle intégral du phénomène économique par lesdits« banquiers »(propriétaires des grandes banques). Ce contrôle s’est réalisé par deux moyens principaux, le contrôle des monnaies et l’anonymat des capitaux. L’anonymat a permis aux banquiers d’organiser un accaparement discret des biens tangibles de cette terre, sans soulever la juste indignation des masses populaires que n’aurait pas manqué de le faire une appropriation officielle par quelques personnes, aussi violente eut elle été.

Le contrôle des masses monétaires en circulation a permis le contrôle, par corruption, du phénomène politique et le développement des moyens légaux d’appropriation discrète des biens. C’est ainsi que l’État a lui-même organisé l’anonymat des capitaux qui permet aux propriétaires contrôlant les grandes banques de rester anonymes, ce qui favorise et rend possible le phénomène d’accaparement généralisé des biens, par une combinaison de moyens légaux (optimisation fiscale) et de moyens détournés, faisant l’objet d’un consensus international, tels que l’organisation des Paradis fiscaux.

Une lueur d’espoir pour l’avenir : la domination des États par les banques n’est pas inéluctable:« Ce que la main de l’homme a fait, l’homme peut le défaire »

« Ce que la main de l’homme a fait, l’homme peut le défaire », mais il y a des conditions à ça : une condition de forme et des conditions de fond.

La première condition de forme est une conditionsine qua non: elle est que les ressortissants des États prennent conscience de leur entière dépossession du phénomène politique. Ce qui signifie qu’ils devront politiquement s’organiser de façon à se donner les moyens concrets de reprendre le contrôle de leur destin collectif. Il me semble que telle est, précisément, l’ambition de votre association« Terre et Famille ».

La seconde condition est en réalité plurielle, elle est liée à la validité et à la viabilité sur la durée de la reprise en main du phénomène politique par les ressortissants des États. Il faudra, impérativement à peine d’ineffectivité de la reprise en main politique, réhabiliter le concept même de« droit »de façon à rendre ce dernier compatible avec l’existence d’une civilisation. Techniquement parlant, il faudra revenir aux concepts juridiques issues du droit continental et, corrélativement, abandonner le droit du plus fort qui prend la forme de la réglementation à la façon anglo-saxonne.

Nous sommes, sur le continent européen, en cours d’abandon définitif de notre droit continental traditionnel issu du droit romain, lui-même modelé et repris au fil des siècles par des préceptes de droit canon, au profit de ce droit anglais, dont l’essor date des« Lumières », dominé par le principe de la loi du plus fort.

Lacommon lawanglaise est un système juridique dont les règles sont principalement édictées par les tribunaux au fur et à mesure des décisions individuelles. Si l’on parle du droit anglais, il faut aussi parler du système de«l’Equity»selon lequel le« prince », c’est-à-dire au début le roi puis le Chancelier, se sont accordé le droit de juger en fonction de préceptes moraux les cas qui n’étaient pas abordés par lacommon law. Les principes de« l’Equity »ainsi conçu ne méconnaissent pas lacommon law, ils s’y adaptent. Tout cet arsenal juridique anglo-saxon a pris une ampleur considérable en même temps que se développait le commerce maritime, lequel commerce a toujours été contrôlé par les banquiers commerçants qui ont leur quartier général à la City de Londres.

À l’opposé, le droit continental traditionnel était un droit de régulation fait pour organiser la« vie de la Cité »; alors que le droit anglais était un droit édicté par et pour les tenanciers du commerce international. Ce droit continental répondait à des règles strictes conçues autour du respect de la personne humaine comprise comme une partie d’un tout formé par la collectivité. Le«droit des gens»lui-même, qui était (assez grossièrement) la partie du droit romain qui organisait les peuples vaincus, était conçu autour des idées centrales de la personne et de l’organisation de la vie en commun.

La supériorité du droit continental sur le droit anglo-saxon provient non seulement de son expérience historique mais aussi et surtout de sa vocation : il est globalement, contrairement au droit anglo-saxon, mis au service de la collectivité et non à celui de quelques élites auto-proclamées.

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Vaccins : l’État condamné à indemniser une femme vaccinée

« Une causalité entre vaccination et hépatite B établie »  – La cour administrative d’appel de Nantes a condamné l’État à indemniser une secrétaire médicale après sa vaccination contre l’hépatite B.

L’Etat a été condamné par la cour administrative d’appel de Nantes à verser plus de 190 000 euros à une secrétaire médicale qui a présenté des troubles physiques à la suite d’une vaccination contre l’hépatite B.

La secrétaire médicale, âgée de 64 ans, a été soumise à une vaccination obligatoire en mai 1994, avec trois rappels. Elle a présenté, à partir du mois de juillet 1994, des troubles physiques, notamment des douleurs musculaires et une fatigue généralisée.Elle demandait réparation depuis 2007.

Une causalité entre vaccination et hépatite B établie

Le tribunal administratif d’appel de Nantes a imposé « la somme mise définitivement à la charge de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) au profit de Mme L. (…) fixée à 190 751,19 euros », selon la décision rendue vendredi. L’Oniam devra verser également 1 500 euros de frais de justice.

Lors de procédures antérieures, le Conseil d’Etat avait estimé en mai 2016 que « le lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B subie par Mme L. dans le cadre de l’obligation vaccinale liée à son activité professionnelle et la myofasciite à macrophages dont elle souffre doit être regardé comme établi et de nature à ouvrir droit à réparation à son profit au titre de la solidarité nationale ».

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Publié par le 27 décembre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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L’Etat unique européen gagne du terrain

L’Etat unique européen gagne du terrain

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Non ce n’est pas un secret. L’Europe doit être « renouvelée » de manière fondamentale et la vision d’une union d’Etats européens, comparable à l’organisation des Etats-Unis, doit finalement être mise en œuvre.

Les fondateurs de l’Union Européenne, ces politiciens-mêmes qui l’ont conçue après la Seconde Guerre Mondiale, voulaient déjà créer quelque chose comme des « États-Unis d’Europe ». Le projet entier, qui comprenait un petit gouvernement européen et une deuxième chambre pour contrôler celui-ci, était déjà complètement prêt en 1953 pour être réalisé concrètement. Mais comme la France a bloqué ce plan d’une Europe centraliste au moment décisif, l’UE a dû se contenter de l’établissement d’une union douanière. La vision d’une Europe-Unie n’a jamais été vraiment oubliée et des « politiciens Europe » ont continué à la poursuivre constamment. Le 15 septembre 2010 les membres du Parlement européen ont constitué ce qu’on appelle le « groupe Spinelli ». Il est nommé ainsi d’après Altiero Spinelli (1907-1986), un maître à penser historique de l’Etat unique européen selon le modèle des Etats-Unis d’Amérique. Parmi les fondateurs du « groupe Spinelli » on compte en particulier le politicien belge Guy Verhofstadt, membre du parlement européen depuis 2009 et Daniel Cohn-Bendit, un politicien franco-allemand du parti écologiste allemand.

Dans une interview avec l’hebdomadaire « Zeit Online » du 6 juin 2017 Guy Verhofstadt a dit que la commission de l’UE, qui est faussement considérée comme étant le gouvernement de l’UE, devrait être abolie. Il faudrait selon lui « un petit gouvernement européen composé de 12 à 15 personnes ». Il faudrait rompre, dit Guy Vorhofstadt, avec « l’idée bête » « que chaque pays devrait avoir un représentant dans un tel gouvernement ». Actuellement une nouvelle star se fait remarquer dans le ciel européen, qui se fait passer pour un politicien européen « dévoué » : Le Président français Emmanuel Macron. Lors de tous ses discours après son élection on a toujours pu voir sur l’image le drapeau de l’UE ostensiblement placé à côté du drapeau français. Kla.TV a déjà parlé de la carrière d’Emmanuel Macron dans différentes émissions. En juillet 2017 Monsieur Macron a rencontré Madame Merkel à Berlin : Ensemble ils ont annoncé un agenda commun pour des réformes dans l’UE et dans la zone européenne. Pourtant, ont-ils dit on devrait aussi être éventuellement disposé à « modifier des traités » existants.

Le 29 août Monsieur Macron a annoncé qu’il voudrait faire des nouvelles propositions après les élections au Bundestag pour « faire revivre notre Europe ». Le 26 septembre il a déclaré à l’Université de la Sorbonne à Paris, comment il imaginait l’avenir de l’UE. Selon l’opinion des médias français ce n’est pas par hasard que cela a eu lieu seulement deux jours après les élections allemandes au Bundestag ; par là Monsieur Macron faisait en quelque sorte ses propositions pour la future UE à la nouvelle coalition gouvernementale allemande et il comptait sur l’aide de Madame Merkel.

Dans ce qui suit vous verrez, résumés en quelques mots, les points les plus importants de son discours, ceux qui devraient faire avancer d’un pas assuré la réalisation d’une Europe dirigée de façon centralisée :

– Jusqu’au début de la prochaine décennie, il devrait y avoir une « force d’intervention (militaire) commune », un budget de défense commun et une doctrine commune pour les opérations militaires dans l’UE.

– Un « tribunal européen » doit être créé pour renforcer la lutte contre le terrorisme.

– Une « Autorité européenne pour les demandeurs d’asile » doit être mise en place afin de pouvoir statuer plus rapidement sur les demandes d’asile des réfugiés. – Une police européenne des frontières doit être mise en place progressivement pour protéger les frontières extérieures.

– Les services secrets doivent également coopérer plus étroitement et une Académie européenne de services secrets doit être envisagée.

– De plus Macron propose une politique européenne de protection civile pour mieux armer l’UE contre les catastrophes naturelles.

– La zone euro, qui compte 19 pays, aura son propre budget et son propre ministre des finances.

Pour la protection de l’environnement l’UE aura besoin d’une taxe sur le CO2 et d’une réforme du marché européen des droits d’émission de dioxyde de carbone. Un prix inférieur à 25 à 30 euros par tonne de CO2 émis ne suffirait pas. Le cours actuel en bourse est d’environ 7 euros par tonne.

Voilà les idées fondamentales les plus importantes de Macron pour l’avenir de l’Europe. En bref, les pouvoirs décisionnels de chaque État membre doivent être massivement limités, c’est-à-dire transférés à seulement quelques personnes dans un gouvernement européen géré de manière centralisée. Mais comme les États membres doivent toujours tous ensemble accepter des réformes fondamentales de l’UE et que les traités européens ne peuvent être amendés qu’à l’unanimité, il faut se douter que « nos politiciens européens » n’hésiteront pas à utiliser tous les moyens – légaux ou illégaux – pour mettre en œuvre leur vision d’un État unique européen. Probablement comme ils l’ont fait pour les différents « parachutes de sauvetage EURO », comme ils les appellent. (voir : http://www.kla.tv./2560, http://www.kla.tv.6637, http://www.kla.tv/10723)

Mais l’exemple des États-Unis d’Amérique, en quelque sorte « le grand frère », montre où cela doit presque inévitablement mener. Dans l’intérêt de la « sécurité » nationale et internationale, tous les gouvernements américains se sont octroyé des droits presque illimités. D’innombrables exemples de leur histoire montrent comment un gouvernement géré de façon centralisée non seulement restreint les droits civils dans son propre pays, mais se permet également au nom de la « démocratie », d’intervenir massivement dans les affaires d’autres Etats-nations, ce qui a causé et continue de causer des souffrances indicibles. Vous pourrez étudier l’abus de pouvoir des États-Unis d’Amérique au moyen des émissions insérées suivantes.

de dd

Liens : http://www.zeit.de/politik/ausland/2017-05/guy-verhofstadt-eu-kommission-zukunft-forderung-abschaffung/komplettansicht
https://de.wikipedia.org/wiki/Spinelli-Gruppe#Organisation
https://de.wikipedia.org/wiki/Europ%C3%A4ischer_F%C3%B6deralismus
https://www.heise.de/tp/features/Macrons-Vision-von-Europa-3843278.html
https://www.merkur.de/politik/merkel-und-macron-wollen-reform-eu-auch-mit-neuen-vertraegen-zr-8311435.html
https://www.srf.ch/news/international/grundsatzrede-in-paris-macron-will-die-eu-komplett-umbauen
http://antikrieg.com/aktuell/2017_09_27_derschlimmste.htm

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Nicolas Dupont-Aignan, sur la fusion Alstom-Siemens : « C’est une immense escroquerie organisée par l’État »

 
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Publié par le 27 septembre 2017 dans général, Politique, société, Vidéos (Toutes)

 

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La plaque tournante du mal planétaire : l’État profond britannique

La plaque tournante du mal planétaire : l’État profond britannique

Tout au long de l’Histoire, le mal a toujours été contrôlé à partir d’un seul centre. Ceux qui propagent les guerres et les massacres agissent dans une chaîne de commandement et suivent les plans émanant d’un seul centre. Il n’y a qu’un seul centre responsable des grandes guerres du XXe siècle, de la colonisation, des massacres, de la division du Moyen-Orient et de l’Afrique, et des crises économiques. Le mal est comme un poulpe avec beaucoup de tentacules ; nos yeux ont tendance à se concentrer sur le tentacule le plus actif d’abord. Cependant, il y a un cerveau qui dirige tous ces tentacules. Les tentacules se déplacent avec une coordination parfaite vers un seul but selon les commandes du cerveau. Le fait que les tentacules semblent se déplacer indépendamment n’est qu’une illusion ─ tous ces tentacules sont sous le contrôle d’un seul cerveau. De plus, le mal est une structure hiérarchique de type pyramidal. Quelle que soit la largeur d’une base ou le nombre de centaines de couches, il n’y a qu’un point au sommet, et ce point a une autorité absolue sur ce qui est en dessous.

Il est impossible d’obtenir des résultats dans la lutte contre le mal en se concentrant simplement sur les tentacules de la pieuvre ou en ciblant les niveaux inférieurs de la pyramide. Nous devons mettre en place une lutte intellectuelle contre le haut qui contrôle, gère et commande le système et prend la décision finale. Exposer le moyen susmentionné devrait être au cœur de cette lutte intellectuelle parce que ce pouvoir n’est efficace que pour autant qu’il peut confondre les autres et se cacher, car il utilise tous les avantages honteux du secret.

En parlant du leader du mal dans le monde d’aujourd’hui, on mentionne de nombreux noms : les États profonds des États-Unis et d’Israël qui sont fréquemment mentionnés, des organismes comme l’ONU, l’OTAN ou l’UE, des organisations telles que la CIA, le MOSSAD ou Gladio, des sociétés secrètes comme les Illuminati, la franc-maçonnerie, le Skull and Bones, les Rosicruciens et les Templiers, et ceux qui contrôlent l’économie mondiale comme les barons financiers de Wall Street, les compagnies pétrolières et les multinationales. Mais ce sont tous les engrenages de ce système. Ils sont les tentacules de la pieuvre, les niveaux inférieurs de la pyramide.

L’État profond britannique a été, au contraire, au sommet de cette hiérarchie pendant des siècles. L’État profond britannique est également le centre du colonialisme et de l’esclavage. La Chine, l’Inde, l’Indonésie et la Malaisie sont restés sous le joug britannique pendant des siècles. C’est aussi l’État britannique profond qui a initié la Chine à l’opium, qui a discipliné l’Inde avec la faim et a terrorisé la plus grande partie de l’Asie du Sud-Est avec la Compagnie des Indes orientales. De nos jours, le génocide perpétré en Inde par la Grande-Bretagne de cette époque n’est pas rappelé. La Grande-Bretagne de cette période, qui a laissé 330 millions de personnes face à la famine il y a 150 ans, a causé la mort de plus d’un million d’Indiens.

C’est l’État profond britannique qui a détruit l’Empire ottoman et occupé l’Anatolie. Le cadre fondateur du communisme était réuni en Grande-Bretagne. Le Manifeste communiste de Marx et Engels (titre original de la première édition : Das Manifest der Kommunistischen Partei), qui constitue la clef de voûte du communisme, a d’abord été publié en Grande-Bretagne. Tous les textes théoriques fondateurs du communisme, y compris Das Kapital, y furent écrits. Les fondateurs du libéralisme, Adam Smith et David Ricardo, étaient britanniques. Charles Darwin, qui a fondé la base idéologique du darwinisme social ayant déclenché de telles horreurs sur le monde au XXe siècle, était britannique.

Les politiques qui ont poussé le Moyen-Orient dans un bain de sang sont le travail de l’État profond britannique. La plupart des nations du Moyen-Orient ont été fondées par la Grande-Bretagne. Les frontières des pays du Moyen-Orient ont été établies lors de la réunion du Caire présidée par Winston Churchill. La plupart des administrateurs des pays en question ont été choisis par l’État britannique profond. Les hommes de l’État profond britannique ─ T.E. Lawrence, Gertrude Bell, le général Allenby, Orde Wingate, Hubert Young, Sir Percy Cox, Herbert Samuel, etc. ─ ont trouvé, formé et autorisé ces personnes.

La grande majorité des cadres qui gouvernaient le Moyen-Orient au XXe siècle ont été formés dans des écoles britanniques telles que l’Académie militaire de Sandhurst, la SOAS, l’École d’études orientales, Exeter, Cambridge ou Oxford et ont été amenés à servir les plans de l’État britannique profond. En effet, il existe d’innombrables personnes honnêtes, sincères et bonnes qui ont été formées dans ces écoles. Cependant, il est également clair que ces écoles sont utilisées comme centres de formation par l’État britannique profond.

La plupart des fondateurs du terrorisme radical d’aujourd’hui ont été formés à l’Université d’Al-Azhar. Le raciste et évolutionniste anglo-saxon lord Cromer, gouverneur colonial d’Égypte, a fait de l’Université Al-Azhar ce qu’elle est. L’Université Al-Azhar, avec Muhammad Abduh, qui était financé et soutenu par lord Cromer, est devenue le centre du darwinisme social dans le monde islamique. Ces cadres sont les idéologues de l’islam radical. Le système établi par lord Cromer est venu à influencer l’ensemble du monde islamique en 30 ans. Cet effet négatif est la principale cause de l’environnement de guerre actuel.

La Société des Nations a été fondée à la conférence de Paris de 1919 contrôlée par la Grande-Bretagne. La conférence a matérialisé les plans de la Grande-Bretagne dans une large mesure. L’État profond britannique est également derrière la plupart des résolutions et des décisions de l’ONU. L’architecte en chef de l’OTAN, de Gladio et de l’UE était le premier ministre britannique Churchill. Les fondateurs et les premiers administrateurs étaient toujours britanniques. Ces faits historiques ne prouvent pas que ces institutions ou organisations agissent de façon complètement biaisée. Sans aucun doute, l’ONU fournit de nombreux services utiles et chaque organisme de renseignement fournit des services importants pour son propre pays. Cependant, cela ne change pas le fait que l’influence sombre de l’État profond britannique est présente dans la structuration de ces institutions et organisations et dans certaines de leurs décisions.

L’État profond britannique était derrière le coup d’état contre Mossadegh en Iran, les coups d’État de 1960, 1971, 1980, 1998 et 2016 en Turquie et dans toute l’histoire récente marquée par les coups d’État en Égypte, en Syrie et en Irak.

La CIA et le MOSSAD, qui prétendent gouverner le monde d’aujourd’hui, ont été établis et formés par le personnel du MI6, le service de renseignement britannique.

La Banque de la Réserve fédérale américaine a également été créée par la Banque d’Angleterre. La famille Rothschild, l’un des leaders de l’économie mondiale, est basée en Grande-Bretagne. George Soros a fait ses études en Grande-Bretagne.

Five Eyes, le plus grand système de surveillance du monde, qui a été exposé par Edward Snowden, a été fondé dans l’Australie contrôlée par les Britanniques. Dans Five Eyes, l’intelligence américaine est rejointe par des renseignements canadiens, néo-zélandais, britanniques et australiens ─ tous membres du Commonwealth britannique.

Karl Popper, le père fondateur du mouvement Open Society de Soros, est britannique. Richard Dawkins, qui est le porte-drapeau de l’athéisme au XXIe siècle, est britannique. Une chose importante doit être immédiatement notée ici : les Britanniques sont des gens aimants, sympathiques, beaux et décents. Exposer la structure de l’État profond britannique sauvera le peuple britannique de cette affliction qui les a blessés pendant des siècles également.

La Grande-Bretagne a historiquement envahi le monde entier à un moment donné, à l’exception de 22 pays. Voyons cette carte d’invasion : Antigua-et-Barbuda, Australie, Bahamas, Bangladesh, Barbade, Belize, Botswana, Territoire Britannique de l’Océan Indien, Iles Vierges Britanniques, Brunei… Dominique, îles Falkland, Gambie, Pays de Galles, Ghana, Grenade, Guyane, Afrique du Sud, Inde, Écosse, Jamaïque, Cameroun, Canada, Kenya, Kiribati, Irlande du Nord, Royaume de Lesotho… Ce n’est pas tout, il y a plus : République du Malawi, Maldives, Malaisie, Malte, Maurice, Iles Corail, Montserrat, Mozambique, Namibie, Nauru, Nigeria, île de Norfolk. Ce n’est pas tout, il y a encore plus : Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Pitcairn, Ross Dépendance, St-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, Samoa, Sainte-Hélène, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Sri Lanka, Swaziland. Il y a encore plus : Tanzanie, Tonga, Trinité-et-Tobago, Tokelau, Îles Turques et Caïques, Tuvalu, Ouganda, Vanuatu, Nouvelle Zélande, Zambie. Ces 52 pays sont tous membres du Commonwealth britannique. Des élections ont lieu dans certains de ces pays. Les Premiers ministres sont élus, mais par-delà ces administrateurs élus dans certains de ces pays, il y a encore un gouverneur assigné par Londres. Cela signifie que le Royaume-Uni envoie des « GOUVERNEURS » pour gouverner tous ces pays comme s’ils étaient ses comtés. Les gouvernements élus prennent des décisions, mais ils prononcent ces décisions devant le gouverneur britannique. Le gouverneur assigné les présente à la reine. La reine dit « oui » ou « non ».

Les États-Unis eux-mêmes sont une ancienne colonie britannique. Les machinations de l’État profond britannique ont mené à la guerre de 1812, dans laquelle les forces britanniques ont brièvement occupé Washington, D.C. et ont brûlé la Maison-Blanche. Les négociations de paix se sont déroulées sous le contrôle britannique après la Première et la Seconde Guerre mondiale. Il est également remarquable que c’est un ancien agent de renseignement britannique qui a préparé des rapports contrefaits contre le président Trump.

Bernard Lewis, le cerveau des occupations en Afghanistan et en Irak, la guerre Iran-Irak, la révolution iranienne, le projet du Croissant-Rouge, la fragmentation du Moyen-Orient, le choc des civilisations et l’ère des guerres musulmanes, est un officier militaire du renseignement britannique. Il a enseigné à SOAS pendant 30 ans. Lewis, qui est venu aux États-Unis sur une décision d’urgence de 1974, a été le principal consultant pour presque tous les présidents américains au sujet des affaires au Moyen-Orient depuis lors. Il est l’éducateur de Kissinger, Brzezinski, Huntington et les néocons récemment célèbres. C’est lui qui a écrit les politiques américaines dans leur vrai sens.

Aujourd’hui, le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak, le Nigeria, la Syrie et le Yémen, où le terrorisme a pris le plus de vies, ont été sous occupation britannique. Oussama Ben Laden a fait ses études en Grande-Bretagne. Le GIA, qui a couvert l’Algérie de sang, a rassemblé ses cadres en Grande-Bretagne. Les hommes armés les plus importants d’ISIS étaient des soldats de la Grande-Bretagne.

ISIS, al-Qaïda, Boko Haram, Al-Shabaab, FETO, le Hezbollah, le PKK, le PYD, Asala, le DHKP-C, les Brigades rouges et les organisations terroristes semblables servent tous de fantassins de l’État profond britannique. Cette structure apporte du sang et des larmes partout où elle va. La liste continue. Pour résumer, les 300 dernières années de l’Histoire humaine ont été couvertes de sang par l’État britannique profond. Des centaines de millions de personnes innocentes, y compris des Britanniques, sont mortes aux mains de ces tueurs racistes, coloniaux, autoproclamés, brutaux et impitoyables. Les plus grands génocides de l’histoire ont été réalisés par l’État profond britannique. L’État profond britannique a causé de grandes souffrances au peuple britannique aussi.

Le 15 juillet 2016, lorsque les masques sont tombés et que les couleurs ont été révélées avec l’insurrection armée en Turquie, l’Angleterre a dépêché des milliers de soldats dans la base de la Royal Air Force sur les côtes sud-ouest de Chypre, à 160 km de la Turquie, et a envoyé des vaisseaux de guerre dans la Méditerranée, déployant des centaines de jets, des hélicoptères censés aider environ 50 000 citoyens britanniques à s’éloigner du danger. Les soldats étaient libres de tirer sur les « insurgés locaux » qui essayeraient d’interférer avec cette opération. Toutes ces préparations faites par l’Angleterre semblent être autre chose qu’une tentative de sauvetage des citoyens, et plus un plan calculé.

Après que les relations de la Turquie avec la Russie ─ le seul pays à offrir un soutien à la Turquie pendant cette période – se sont améliorées rapidement, l’État profond britannique a été profondément troublé de constater que les trois pays unissant leurs forces pour le processus de résolution pour la Syrie apporteraient la paix et l’unité à la région. Puis, le Royaume-Uni, qui attendait pendant la tentative de coup d’État ─ prêt à envahir ─ a commencé à faire preuve d’une attitude « amicale » et « candide » envers la Turquie. Bien sûr, avoir de bonnes relations avec le peuple du Royaume-Uni est important pour la Turquie. Pourtant, les complots de l’État profond britannique ne sont jamais pour le bien de la Turquie ni de son propre peuple et ne l’ont jamais été.

Aucun dirigeant, aucune nation, aucun État ne peut se tenir seul face aux machinations d’une telle structure qui a été organisée à cette échelle et a pénétré les capillaires d’autres pays. C’est l’alliance du bien qui arrêtera ces plans vicieux. L’année dernière, la fondation d’une alliance forte et inébranlable entre la Russie et la Turquie a été réalisée à l’initiative du président Poutine et du président Erdoğan. Le devoir de tout le monde avec une conscience propre qui veut sauver le monde du fléau de l’État profond britannique est de défendre et de soutenir cette alliance.

Harun Yahya

Note du Saker Francophone

Cette analyse historique est celle de son auteur. Tout est discutable selon sa propre culture de l’Histoire. On trouvera assez étrange de citer le Hezbollah comme agent de l’État profond britannique mais on vous conseille le vie de Bernard Lewis qui vaut son pesant d’or à elle seule.

Il manque sans doute un niveau d’analyse à ce genre d’argumentaire. Est ce que cette pieuvre aurait pu se développer sans la révolution industrielle et l’exploitation des ressources fossiles? Est ce que cette/ces oligarchie(s) ne sont pas finalement que la triste conséquence de cet afflux fabuleux d’énergie qui a inondé la planète depuis 250 ans? Ce qui pose donc la question finale de savoir si ces oligarchies vont survivre à la démondialisation qui vient, liée à un pic de production du pétrole à bas coût qui semble bien là?

C’est tout l’intérêt de suivre la piste de l’énergie sans se laisser trop absorbée par les pistes politiques et/ou géopolitiques. Il est aussi possible que cette oligarchie tente de se « réserver » les quantités restantes d’énergie fossile, autre scénario à surveiller. N‘est-ce pas Bill?

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«L’État et les banques, 5 ans après, le hold-up continue» par Myret Zaki et Etienne Chouard

 

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