RSS

Archives de Tag: l’étalon-or

Les banques centrales pourraient recourir à l’étalon-or pour rétablir la confiance

Résultat de recherche d'images pour "banques centrales"

  • Jim Rickards a assisté au sauvetage de fonds spéculatifs et a témoigné devant le Congrès sur la crise financière de 2008.
  • Selon lui, une nouvelle récession pourrait frapper avant que la Réserve fédérale ne mette fin aux processus mis en place pour nous sauver de la crise il y a dix ans. 
  • M. Rickards s’attend à ce que l’or atteigne 10 000 $ l’once, car certaines banques centrales pourraient avoir recours à l’étalon-or afin de rétablir la confiance dans les marchés.

Jim Rickards, l’auteur de « Currency Wars« , « The Death of Money » et « The New Case for Gold« , et plus récemment de « The Road to Ruin« , s’y connaît en crises financières. En tant qu »avocat général du fonds de couverture Long-Term Capital Management (LTCM), il était aux premières loges lorsque des dizaines d’institutions de Wall Street travaillaient pour renflouer l’entreprise avec une recapitalisation de 3,6 milliards $.

Plutôt que d’utiliser des modèles macroéconomiques traditionnels, Rickards préfère en emprunter un à la physique : la théorie de la complexité. À l’aide de ce cadre, Rickards anticipe un scénario dans lequel le monde reviendrait partiellement à l’étalon-or, avec une once d’or évaluée à 10 000 $ l’once.

Sara Silverstein : Votre prix cible pour l’or est de 10 000 $. Sur quoi vous basez-vous ?

Jim Rickards : Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un chiffre inventé, ou que j’annonce pour attirer l’attention. C’est le prix implicite, non inflationniste de l’or dans un système où vous avez soit un système d’or, soit une référence à l’or. Maintenant, il n’y a pas une banque centrale dans le monde qui veut l’étalon-or, mais elles pourraient être obligées d’y revenir – non pas parce qu’elles le veulent, mais parce qu’il le faut – pour rétablir la confiance lors de la future crise financière. Le problème à l’heure actuelle est que les banques centrales n’ont pas normalisé leur bilan depuis 2009. Elles essaient, mais en sont encore loin. Si nous avions une autre crise demain, et qu’on devait lancer QE4 et QE5, comment serait-ce possible alors que le bilan dépasse déjà 4 000 milliards $ ? Il faudra se tourner vers le FMI, les DTS ou l’or.

Ensuite, si vous retournez à l’étalon-or, vous devez obtenir le juste prix. Les gens disent qu’il n’y a pas assez d’or pour soutenir un étalon-or. C’est n’importe quoi. Il y a toujours assez d’or, c’est juste une question de prix. Prenez le Japon, l’Europe, la Chine et les États-Unis – les quatre économies majeures – leur M1 est d’environ 24 000 milliards $. Un adossement à l’or de 40% représenterait 9 600 milliards $. Officiellement, il y a environ 33 000 tonnes d’or dans le monde. On divise donc 9 600 milliards par 33 000 tonnes et on obtient environ 10 000 $ l’once. Un étalon-or à un prix inférieur serait déflationniste. Il faudrait réduire la masse monétaire. C’est l’erreur qui a été commise en 1925. Cela a contribué à la Grande Dépression, et ce n’était pas à cause de l’or, mais parce qu’ils se sont trompés de prix. Donc, pour revenir à un étalon-or sans causer une autre dépression, il faudrait avoir un prix de l’or aux alentours de 10 000 $ l’once.

Silverstein : Ce serait en cas de grande crise, de scénario catastrophe ?

Rickards : Bien sûr, mais nous en avons régulièrement vécu. En 1987, le marché boursier a chuté de 22% en un jour. Cela équivaudrait à plus de 4 000 points Dow. Si le Dow perdait 400 points, on ne parlerait que de ça. Alors imaginez une baisse de 4 000 points. En termes de pourcentage, c’est ce qui s’est passé en 1987. En 1994, vous avez eu la crise de la tequila mexicaine. 1997-98 : Asie, Russie et Long-Term Capital Management. 2000 : la bulle dot com. 2007 : hypothèques. 2008 : Lehman, AIG. Ces choses arrivent régulièrement. Je ne dis pas que cela se produira demain, mais nous ne devrions pas être surpris si c’est le cas.

Si cela arrive, quelle est la fonction de réponse ? Parce que là encore, les banques centrales… En 1998, Wall Street a renfloué un fonds spéculatif. En 2008, les banques centrales ont renfloué Wall Street, mais en 2018, qui va renflouer les banques centrales ?

Silverstein : Quel facteur, selon vous, est le plus inquiétant à l’heure actuelle ? Lequel indique une crise ?

Rickards: L’échelle du système. J’utilise la théorie de la complexité. Je rejette à peu près tous les modèles standard, car ils ne reflètent pas la réalité. Juste un modèle d’équilibre général classique, des marchés efficients, des mouvements continus et lisses des prix, la courbe de Phillips, Black-Scholes – je suis un ami de Myron Scholes, et il m’a beaucoup appris, mais il y a beaucoup de défauts dans ce modèle. Rien de tout cela ne reflète la réalité.

Ce qui reflète très bien la réalité, c’est la théorie de la complexité, qui vient de la physique. Elle a eu du succès dans de nombreux domaines, dont la climatologie, la sismologie et de nombreux autres systèmes dynamiques. Elle est peu utilisée en finance, sauf par quelques personnes. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, mais je suis le premier à l’avoir appliqué aux marchés financiers. Quand vous regardez les marchés financiers sous l’angle de la théorie de la complexité, vous vous demandez « quelle est l’échelle du système ? ». L’échelle est juste un mot fantaisie pour la taille. Quelles mesures utilisez-vous ? Si vous regardez la dette totale, la valeur notionnelle brute des produits dérivés, la concentration des actifs dans les cinq plus grandes banques, quel pourcentage du total des actifs des cinq plus grandes banques sont interconnectés ? Ce que vous voyez est un système densément connecté et fragile, susceptible de s’effondrer à tout moment.

Silverstein : Est-ce la raison pour laquelle nous avons été si surpris par la crise de 2008, à cause de la complexité et l’effet de levier ?

Rickards : C’est une excellente question. Je donnais des conférences en 2005-2006, disant que la crise était imminente. Je n’ai pas dit qu’il s’agirait de prêts hypothécaires le 8 août 2007, mais cela se reproduira à nouveau. J’étais aux premières loges lors du renflouement de Long-Term Capital Management; en tant qu’avocat général, j’ai négocié le plan de sauvetage. J’étais dans la salle avec le Trésor, la Fed, les responsables des 14 grandes banques, un groupe d’avocats, et nous avons failli fermer tous les marchés du monde. Nous avons finalement obtenu 4 milliards $, nous avons renforcé le bilan et Wall Street a pris le relais. Cela s’est dénoué en un an, mais c’était vraiment très serré.

Ce n’était vraiment pas une surprise. En septembre 2007, je leur ai dit quoi faire. C’était un an avant Lehman. Souvenez-vous que la crise avait déjà commencé en août 2007. En septembre, le secrétaire Paulson a proposé un « superfonds » de sauvetage censé garantir la solvabilité des véhicules d’investissement spéciaux (SIV). Le plan a été abandonné. Je suis allé voir le Trésor et j’ai dit : « Écoutez, cette crise va s’aggraver, voici ce qu’il faut faire : appeler tous les hedge funds, dites-leur de vous donner toutes leurs positions sous forme lisible par machine, mettez-les dans une matrice, engagez IBM Global Services ». On m’a complètement ignoré. C’était facile à voir venir. Je vois cela revenir. Je ne dis pas demain, peut-être même pas l’année prochaine, mais plus tôt que tard, et il n’y aura rien de surprenant.

Silverstein : Je vois où était la complexité en 2008, et il semble que beaucoup de choses ont été nettoyées quand tout s’est effondré. Où est la complexité maintenant ?

Elle n’a pas été nettoyée, elle a été déplacée. L’endettement des ménages est beaucoup plus raisonnable aujourd’hui. Le ratio dettes/fonds propres des ménages semble bon. Cela s’explique en partie par la hausse de la bourse et de l’immobilier, qui augmente le dénominateur de la fraction. La situation s’est améliorée, mais les bilans des banques centrales sont bien pires. La Fed a un effet de levier de 115:1, avec un décalage des échéances. Cela ressemble au pire fonds de couverture jamais vu.

J’ai eu l’opportunité de discuter avec un des membres du Conseil des gouverneurs, à l’occasion d’un évènement. Je l’ai un peu titillé en lui disant : »Vous êtes parfois insolvables, selon le niveau des taux d’intérêt, parce que vous avez tout ces bons du Trésor à 10 ans ». Elle a répondu : « Non, nous ne le sommes pas ». J’ai dit : « Je crois que si. » Elle répliqua : « Peut-être, mais ça n’a pas d’importance. » Voici donc un gouverneur de la Réserve fédérale qui me dit que l’insolvabilité de la Fed n’a pas d’importance.

Silverstein : Est-ce vrai ?

Rickards : Je pense que oui. Les théoriciens monétaires modernes pensent que ça n’a pas d’importance. Ils ne verraient aucun problème à porter le bilan de la Fed à 8 000 ou 12 000 milliards $. Pourquoi ne voulons-nous pas des déficits plus importants, monétiser la dette, la ranger dans le bilan de la Fed ? Peu importe, tout va bien. Tout va bien jusqu’ à ce que la confiance se brise et que les gens regardent autour d’eux. C’est un peu comme si on se réveillait d’un rêve : « Oh, vous avez un effet de levier à 200:1, vous êtes insolvables à la valeur du marché ». Vous perdez alors confiance dans le dollar et vous voulez sortir du dollar. À ce moment-là vous vous dîtes : « D’accord vous pouvez me payer en dollars, mais je vais acheter des terres, de l’art, de l’or, de l’argent, puisque la vitesse de circulation de la monnaie accélère presque nulle part, et l’inflation décolle. En passant, c’est exactement ce qui s’est passé dans les années 1970. En 1977, les Etats-Unis ont dû émettre des obligations libellées en francs suisses. Il y avait des bons du Trésor libellés en francs suisses, appelés les « obligations Carter », parce que les gens ne voulaient pas de dollars. Ça peut mal tourner, du jour au lendemain.

Silverstein : La Fed est dans une situation délicate. Y a-t-il un moyen de s’en sortir ?

La Fed essaie de normaliser le bilan, c’est-à-dire ramener le bilan à environ 2 000 milliards $. Il dépasse les 4 000 milliards $. Cela diminue un peu, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. En 2008, le bilan était à 800 milliards $. La Fed doit aussi normaliser les taux d’intérêt, ce qui signifie passer de 1% à 3-3,25%. La question est de savoir comment faire. La Fed tente d’augmenter ses taux d’intérêt de 25 points de base, tous les mois de mars, juin, septembre et décembre jusqu’en 2019 pour atteindre environ 3,5% et faire baisser le bilan. Ils vont le réduire de 50 milliards $ par mois d’ici la fin de l’année prochaine, ce qui est beaucoup.

Selon certaines estimations, cela équivaut à une hausse d’un point de pourcentage du taux, car c’est une forme de resserrement – vous réduisez la masse monétaire. Vous réduisez la base monétaire. La question est de savoir pourquoi ils le font. Pourquoi le font-ils dans une économie relativement fragile ? La réponse est qu’ils se préparent à la prochaine récession. Ils veulent à nouveau exécuter la stratégie, qui est de réduire les taux et de lancer les QE4 et QE5. Comment se préparer à la prochaine récession sans provoquer la récession que vous vous préparez à guérir ? C’est la finesse, c’est le problème, et je ne pense pas qu’ils puissent le faire.

 

Source originale: Business Insider

source

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le 7 décembre 2017 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , ,

L’étonnant plaidoyer pour l’étalon-or d’Alan Greenspan

GOLD

Le cours de l’or commence à montrer des signes de faiblesse depuis la semaine dernière et s’est accentué cette semaine. En effet, depuis le début de la semaine, le prix de l’or a reculé de près de 1% faisant passer le cours de 1275 dollars à 1264 dollars. Ce désintéressement de l’once d’or peut être justifié par le retour de l’appétit pour le risque qui peut être constaté grâce à ces deux facteurs :

  • Les taux américains sont vendus : les taux à 10 ans américains ont augmenté de 2,20% à 2,30% en une semaine.
  • Les indices sont bullish : le NASDAQ a dépassé le seuil des 6000 points pour la première fois, le DAX a lui aussi marqué un nouveau plus haut historique à 12494 points et le CAC40 est revenu sur ses niveaux de 2008 à 5393 points.

Ces deux facteurs nous montrent bien que le marché est à la recherche de rendement et délaisse les stratégies de couverture (obligation et valeur refuge comme l’or ou le yen). L’once d’or étant considérée comme valeur refuge/de diversification, car elle offre peut de rendement et tend à s’apprécier lorsqu’il y a des inquiétudes sur le marché.

Le cours de l’or sous pression en raison du retour de l’appétit pour le risque

Graphique du cours de l’or réalisé sur la plateforme TradingView

D’un point de vue technique, l’once d’or pourrait trouver un prochain niveau de support à 1255 dollars. Une cassure de la moyenne mobile à 50 jours (matérialisé en noir sur le graphique) sera le premier signal de vente de l’once d’or. Les niveaux de supports de long terme sont les seuils psychologiques comme 1200$.

Attention toutefois à l’aspect fondamental qui a un poids important sur le marché ces derniers mois. L’élection de la candidate eurosceptique Marine le Pen ou un refus du parlement de la réforme fiscale proposée par Donald Trump pourrait avoir un impact haussier sur le cours de l’or et pourrait le faire revenir sur ses plus hauts annuels autour des 1300$.

L’étonnant plaidoyer pour l’étalon-or d’Alan Greenspan

Alan Greenspan, l’ex-Président de la Banque centrale américaine, désormais retraité, prône le retour à l’étalon-or.

Alan Greenspan a donné en février une interview au magazine Gold Investor.

A la question de savoir s’il prévoit un regain d’intérêt pour l’or face aux poussées inflationnistes à venir, Greenspan répond qu’il conçoit l’or comme « la première monnaie mondiale ». Il rappelle que l’or est l’une des rares monnaies qui ne nécessitent pas de tiers de confiance pour être acceptée de tous, et ceci depuis très longtemps.

« L’étalon-or était à son apogée vers la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, une époque de prospérité mondiale extraordinaire, caractérisée par une croissance musclée de la productivité et très peu d’inflation », poursuit-il en commentant le rôle de l’or dans le système international.

« Seulement aujourd’hui, il y a une idée répandue selon laquelle l’étalon-or du 19ème siècle n’a pas fonctionné. Je pense que c’est comme enfiler des chaussures qui ne sont pas à votre taille tout en accusant ces chaussures d’être inconfortables. Ce n’est pas l’étalon-or qui a échoué. Ce sont les politiques publiques […]. Aujourd’hui, retourner à l’étalon-or serait vu comme un acte de désespoir. Mais dans un régime d’étalon-or, nous ne nous serions jamais retrouvés dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. […] Nous n’aurions jamais atteint ce niveau extrême d’endettement, car l’étalon-or est un moyen de s’assurer que les politiques budgétaires ne dérivent jamais. »

Ces propos peuvent paraître étonnant de la part de celui qui nous a tout droit conduit vers la crise des crédits subprime par sa politique de taux d’intérêt et qui avait balayé d’un revers de main l’hypothèse d’un retour à l’étalon-or lorsqu’il dirigeait la Réserve fédérale. Il arguait notamment en 2005 qu’un tel retour serait inutile dans la mesure où les politiques monétaires s’attachaient déjà à reproduire un environnement similaire à celui qui prévaudrait dans un système d’étalon-or. Il s’agissait à l’époque d’un argument tout à fait douteux dans la mesure où aucun esprit humain ne peut savoir à quoi un tel environnement pourrait ressembler.

Mais à y regarder de plus près, ce revirement, s’il paraît incohérent, constitue ni plus ni moins qu’un retour aux idées que Greenspan défendait bien avant sa carrière de banquier central. En 1966, il publiait un papier dans une revue nommée The Objectivist , alors co-dirigée par la philosophe et romancière Ayn Rand. L’article s’intitulait « L’or et la liberté économique ». Greenspan soutenait à l’époque que l’étalon-or était la seule protection viable contre les tentations inflationnistes des gouvernements, tout en étant indispensable à la bonne régulation du système bancaire.

Qu’est-il arrivé à Alan Greenspan pour qu’il se décide à abandonner ces idées saines pour pactiser avec le diable en rejoignant le camp des faux-monnayeurs ? La réponse à cette question se trouve peut-être dans le nouvel ouvrage du journaliste Sebastian Mallaby. Ce dernier a récemment publié une biographie d’Alan Greenspan intitulée The Man Who Knew [NDLR : L’homme qui savait]. L’ouvrage fait quelque 796 pages et a été acclamé par la critique (il a été récompensé par le Business Book of the Year Award 2016 décerné par le Financial Times et le cabinet de conseil McKinsey).

De quoi offrir aux plus curieux la possibilité d’en savoir plus sur un personnage qui laissera incontestablement sa marque dans l’histoire moderne… pour le meilleur et surtout pour le pire.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 28 avril 2017 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Trump considère un candidat au Trésor qui veut abolir la FED et retourner à l’étalon-or

John Allison en compagnie du vice-président Mike Pence à la sortie d'un rendez-vous avec Donald Trump à New York, lundi 28 novembre. Il serait candidat pour le poste de secrétaire au Trésor
John Allison en compagnie du vice-président Mike Pence à la sortie d’un rendez-vous avec Donald Trump à New York, lundi 28 novembre. Il serait candidat pour le poste de secrétaire au Trésor

Les pronostics se poursuivent sur la composition de la future administration Trump. Le président-élu a reçu lundi 28 novembre John Allison, un libertarien critique notoire de la Réserve fédérale, comme possible candidat au Trésor, selon Bloomberg.

La course au secrétariat au Trésor américain est en train de prendre une tournure inattendue. Si le ministère clé semblait promis il y a quelques jours encore à Steve Munchins, ancien de Goldman Sachs et proche du sulfureux Georges Soros, Bloomberg rapporte qu’un nouveau candidat a émergé ces derniers jours.

John Allison a en effet rencontré Donald Trump lundi 28 novembre et serait en lice pour le prestigieux ministère selon des sources qui ont connaissance du processus de sélection, citées par le média américain.

Allison, 68 ans, a un profil atypique par rapport à ses concurrents. Pas tant par son parcours professionnel, il a dirigé dans sa carrière la banque BB&T ainsi que la banque d’investissement Moelis & Co, mais par ses idées. Il pilote le think tank libertarien Cato Institute à travers lequel il a notamment violemment critiqué la Réserve fédérale (FED), militant pour son abolition.

«Je me débarrasserai de la Réserve fédérale parce que la volatilité de l’économie est principalement causée par la FED» a t-il écrit en 2014 dans une publication de l’institut. En défenseur du marché libre, il explique dans son article qu’il est préférable de laisser le marché s’auto-réguler, et que selon lui, la FED nuit à la stabilité du système financier. «Le marché crée des bulles, mais la Fed les aggrave», conclut-il son pamphlet.

Dans sa logique libertarienne, il suggère d’abandonner l’assurance par le gouvernement des comptes bancaires jusqu’à 250 000 dollars et développe l’idée que le système bancaire soit soutenu par l’étalon-or.

Alors que la candidature de Munchins peut être considérée comme étant dans la lignée de ses prédécesseurs, celle d’Allison sort notablement des conventions établies outre-atlantique. L’imprévisible milliardaire, qui ne s’est pas privé de critiquer l’action de la FED durant sa campagne électorale – l’accusant entre autres d’être trop «politique» en gardant les taux d’intérêts bas – avait peut-être de la suite dans les idées.

 
1 commentaire

Publié par le 29 novembre 2016 dans économie, général, International, Politique

 

Étiquettes : , , , , , , ,

L’étalon or sera-t-il bientôt de retour ?

L’étalon or sera-t-il bientôt de retour ? | La revue de presse CDT | Scoop.it

Merci vraiment pour tous vos encouragements cher public ça fait chaud au cœur . Tout s’arrange . Je vais pouvoir repartir de l’avant . Pour le moment …

————————————————————————————–

L’étalon or a récemment fait parler de lui. Mais que cela signifie-t-il pour le marché de l’or ?

Mardi dernier, Bloomberg a publié un article très intéressant intitulé « Make America Gold Again: Calls for Everyone’s Favorite Standard Are Back », selon lequel l’idée de rattacher une nouvelle fois le dollar à l’or gagnerait en popularité. Voilà qui ne devrait surprendre personne. Quand les temps sont durs (ou lorsqu’une reprise qui fait suite à une crise financière s’avère assez molle), les alternatives aux théories économiques grand public gagnent en popularité. N’oublions pas que la confiance du public en les banques centrales a diminué ces dernières années, ce qui peut être associé au sentiment politique anti-établissement qui se propage tout autour du monde. Les gens commencent à réaliser que la Fed n’est pas un comité neutre, et qu’elle adopte des politiques monétaires de manière complètement arbitraire, affectant par là même la situation de milliards de personnes. C’est pourquoi nous enregistrons un renouveau du désir de lier les poignets de la Fed en adoptant une approche monétaire basée sur des règles établies. Il va sans dire que l’étalon or est la meilleure de ces approches, parce que la masse monétaire dépend de la disponibilité d’or déterminée par le marché (prix de l’or comparé au coût d’exploitation du métal).

Il est évident que les chances de voir un étalon or rétabli dans le monde ou aux Etats-Unis sont aujourd’hui très minces. En revanche, il existe de nombreuses initiatives régionales destinées à accroître le rôle de l’or dans le système monétaire contemporain. Par exemple, unétalon or conforme à la charia devrait entrer en vigueur cette année. Cet étalon vise à faciliter l’utilisation d’or dans le cadre de transactions financières islamiques, ce qui pourrait selon le Conseil mondial de l’or faire gonfler la demande en or. Un autre exemple en est les discussions relatives à l’établissement d’une banque de réserve d’or au Zimbabwe. Le pays a traversé une difficile hyperinflation il y a quelques années et abandonné le dollar zimbabwéen. La mise en place d’une banque d’or signifierait l’adoption d’une devise liée à l’or par le pays. Et n’oublions pas les Etats américains qui ont récemment fait des pièces d’or un change légal. En mai, l’Arizona House Rules Committee a voté à l’unanimité un projet de loi autorisant l’usage de pièces d’or et d’argent comme changes légaux. L’année dernière, le Texas prévoyait la construction d’une infrastructure de dépôt d’or. En février, nous avons abordé un projet de loi introduit dans le Kentucky en vue de définir les métaux précieux comme changes légaux. Et la semaine dernière, l’Etat du Tennessee a officiellement soutenu l’établissement d’un centre de dépôt d’or et d’autres métaux précieux pour ses citoyens.

Ce qu’il faut retenir de tout cela est que l’étalon or ne sera pas de retour de sitôt, mais que de plus en plus de gens apprécient le rôle de l’or en tant qu’actif monétaire. Nous l’aurions jugé impossible il y a quelques années. Les actions entreprises par les Etats des Etats-Unis montrent que le sentiment envers l’or est en train de changer. C’est une bonne nouvelle pour le marché de l’or. Les initiatives mentionnées ne feront probablement pas grimper la demande en or de manière radicale, mais pourraient bel et bien affecter la psychologie sur le marché de l’or.

Source

 

Étiquettes : , , , , , , ,

John Butler : Rouble adossé à l’or, La Chine et l’étalon or

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 octobre 2015 dans général, or et argent métal, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , , , , ,

Guerre monétaire : l’étalon-dollar a remplacé l’étalon-or

1 oz araignée 2015

Et nous retournerons inéluctablement vers un étalon or, le seul moyen de stabiliser le système monétaire  . Z .

Selon les idées reçues, l’étalon-or a contribué à la Grande dépression, disions-nous vendredi. Si c’est le cas, cependant, ce n’est pas en raison de l’or, mais en raison du prix fixé. En choisissant le mauvais prix, Churchill provoqua une déflation.

La leçon des années 1920 n’est pas que l’étalon-or est une mauvaise idée, mais que les pays doivent fixer le bon prix. Ils poursuivirent sur la même lancée jusqu’à ce que la situation devienne insupportable pour le Royaume-Uni qui dévalua sa monnaie en 1931. Les Etats-Unis ne tardèrent pas à suivre en 1933, avant de nouvelles dévaluations française et britannique en 1936. Une période de dévaluations monétaires successives, donc, et de politiques soi-disant « protectionnistes ».

Le résultat fut, bien sûr, l’une des pires dépressions de l’Histoire. Les chiffres du chômage explosèrent et la production industrielle chuta brutalement, avec pour conséquence une longue période de croissance très faible, voire négative. La première guerre monétaire ne fut pas résolue avant la Deuxième Guerre mondiale et, enfin, la conférence de Bretton Woods.

La deuxième guerre monétaire fit rage de 1967 à 1987

C’est à cette occasion que le monde adopta un nouvel étalon monétaire. La deuxième guerre monétaire fit rage de 1967 à 1987. L’évènement séminal, au milieu de cette guerre, fut la décision de Nixon d’abandonner l’étalon-or, ce qui fut fait d’abord par les Etats-Unis, puis par le monde entier le 15 août 1971.

Cette décision fut prise pour créer de l’emploi et promouvoir les exportations afin de soutenir l’économie américaine. Que s’est-il passé en réalité ? Nous avons connu trois récessions coup sur coup, en 1974, 1979 et 1980.

Une fois encore, la leçon à tirer des guerres monétaires est qu’elles ne produisent pas les résultats escomptés, à savoir une augmentation des exportations, de l’emploi et un certain niveau de croissance. Ce qu’elles produisent, ce sont des déflations extrêmes, des inflations extrêmes, des récessions, des dépressions ou des catastrophes économiques… ce qui nous amène à la troisième guerre économique, qui a commencé en 2010.En 1974, la Bourse américaine s’effondra. Le nombre de chômeurs monta en flèche et l’on perdit totalement le contrôle de l’inflation, galopante entre 1977 et 1981 (pendant cette période de cinq ans, elle fut de 50% aux Etats-Unis). Le dollar perdit la moitié de sa valeur.

▪ 35 ans de paix monétaire
Vous aurez constaté que je n’ai pas parlé des années 1985-2010, une période de 35 ans. Que s’est-il passé alors ?

Ce fut l’ère du Roi-Dollar, de la politique du dollar fort

Ce fut l’ère du Roi-Dollar, de la politique du dollar fort. Une période de très bonne croissance, de très bonne stabilité des prix et de bonne performance économique dans le monde entier. Ce n’était pas un système basé sur l’étalon-or, ni sur des réglementations quelles qu’elles soient.

La Fed gardait tout de même un oeil sur le cours de l’or, sorte de baromètre de son succès. En résumé, les Etats-Unis dirent au monde : « nous n’avons pas d’étalon-or, mais un étalon-dollar ».

Le président Obama a ouvert les hostilités dans son discours sur l’Etat de l’Union en janvier 2010

« Nous, les Etats-Unis, acceptons de maintenir le pouvoir d’achat du dollar, et vous, nos partenaires commerciaux, pourrez vous fier à sa valeur ou planifier votre économie en fonction de son ancrage (peg) au dollar. Nous obtiendrons ainsi un système stable ». Et les choses se sont plutôt bien passées, en fait, jusqu’en 2010, lorsque les Etats-Unis ont rompu ce contrat et ont pour ainsi dire déclaré la troisième guerre monétaire. Le président Obama a ouvert les hostilités dans son discours sur l’Etat de l’Union en janvier 2010.

Voilà où nous en somme et ils continuent sur la même voie. Cela ne me surprend pas.

Beaucoup de journalistes se rendront compte de la faiblesse du yen, par exemple, et diront « oh mon Dieu. Nous traversons une guerre monétaire ». Je leur répondrai : « évidemment ! Nous sommes entrés en guerre il y a cinq ans. Elle se poursuivra sans doute pendant cinq années supplémentaires, voire plus encore ».

Les guerres monétaires sont comme une balançoire — on va de haut en bas, de bas en haut, encore et encore…
[NDLR : Comment vous couvrir contre les effets de la guerre monétaire — et même en tirer des profits considérables ? Toutes les réponses bientôt : restez à l’écoute !]

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 27 avril 2015 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Guerre monétaire : quand les devises abandonnent l’étalon-or (Jim Rickards)

Spot gold was trading US$3 lower at US$1.199 shortly after Wall Street opened.

▪ Les guerres monétaires sont l’une des dynamiques les plus importantes du système financier mondial actuel.

Une guerre monétaire est un combat, mais un combat principalement économique. Il s’agit de politique économique. L’idée de base est que les pays souhaitent rendre leur monnaie moins chère. En fait, ils disent vouloir que leur monnaie soit moins chère pour promouvoir l’exportation. Faire en sorte, peut-être, qu’un Boeing soit plus concurrentiel qu’un Airbus au niveau international.

Les pays veulent en fait importer de l’inflation

Mais la vraie raison, celle dont on parle moins, c’est que les pays veulent en fait importer de l’inflation. Prenez par exemple les Etats-Unis. Leur balance commerciale est déficitaire, et non excédentaire. Une baisse du cours du dollar rend leurs exportations légèrement plus attractives.

Cela fait aussi augmenter le prix des choses que nous achetons (qu’il s’agisse de produits manufacturés, de textiles ou d’électronique etc.) et cette inflation a ensuite un impact sur la chaîne d’approvisionnement américaine. Ainsi, les guerres monétaires sont en fait un moyen de créer des assouplissements monétaires et d’importer de l’inflation.

Le problème est que si un pays tente de faire baisser le prix de ses devises, un autre pays tentera de faire de même et ainsi de suite, ce qui provoque une course à qui chutera le plus bas.

Lorsqu’elles éclatent, ces guerres peuvent durer cinq, dix, quinze voire vingt ans

J’ai bien sûr déjà évoqué le fait il y a des années dans mon premier livre, bientôt disponible en France. Mon argument était à l’époque le même qu’aujourd’hui : le monde n’est pas toujours en guerre monétaire, mais lorsqu’elles éclatent, ces guerres peuvent durer cinq, dix, quinze voire vingt ans. Elles peuvent durer très longtemps.

▪ Les guerres monétaires du siècle passé
Il y a eu trois guerres monétaires au cours des cent dernières années. La première a couvert la période de 1921 à 1936. Elle a commencé avec l’hyperinflation sous la République de Weimar et a marqué une période de dévaluations successives.

En 1921, l’Allemagne a détruit sa monnaie. En 1925 la France, la Belgique et d’autres ont fait de même. Que s’est-il passé à cette époque, avant la Première Guerre mondiale en 1914 ?

Pendant une longue période avant cette date, le monde s’en était tenu à ce qu’on appelle l’étalon-or classique. Si votre balance des paiements était déficitaire, vous deviez payer la différence en or.

Si votre balance des paiements était excédentaire, vous obteniez de l’or. L’or permettait de réguler l’expansion ou la contraction des différentes économies. Dans ce système, vous deviez être productif, rechercher votre avantage comparatif et garantir un environnement commercial favorable pour obtenir de l’or — ou pour, du moins, éviter de perdre l’or dont vous disposiez déjà. C’était un système très stable, qui permit de soutenir une immense croissance et un faible niveau d’inflation.

Les pays souhaitaient revenir à l’étalon-or, mais ne savaient pas très bien comment s’y prendre

Ce système a été démoli en 1914 : les pays durent alors imprimer de l’argent pour financer les combats de la Première Guerre mondiale. Une fois celle-ci terminée, ce fut le début des années 1920 : les pays souhaitaient revenir à l’étalon-or, mais ne savaient pas très bien comment s’y prendre. En 1922, ce problème fut traité lors d’une conférence organisée à Gêne, en Italie.

▪ Quand tout change…
Jusqu’à la Première Guerre mondiale, le monde opérait selon une logique de parité. Il y avait une certaine quantité d’or et une certaine quantité de monnaie-papier adossée à cet or. La quantité de monnaie-papier a ensuite été doublée, ce qui ne laissait que deux choix aux pays qui souhaitaient revenir à l’étalon or.

Ils pouvaient faire doubler le prix de l’or — diminuer de moitié la valeur de leur monnaie — ou diviser par deux la quantité de monnaie papier en circulation. Ces deux solutions étaient possibles, mais les pays devaient faire en sorte que la parité soit atteinte, à un nouveau seuil ou au niveau passé. Les Français dirent « pas compliqué : nous allons diviser par deux la valeur de notre monnaie ». Ce qu’ils firent.

Vous avez peut-être vu le film de Woody Allen, Midnight in Paris. C’est l’histoire d’un expatrié américain qui mène la grande vie en France au milieu des années 1920… un train de vie rendu possible par l’hyperinflation dans le pays à cette époque. Elle n’a pas été aussi terrible que l’hyperinflation de Weimar en Allemagne, mais elle a quand même été assez radicale. Avec une quantité de dollars modeste, vous pouviez partir en France et y vivre comme un roi.

Le Royaume-Uni dut prendre la même décision, mais procéda différemment : au lieu de doubler le prix de l’or, ils diminuèrent par deux la quantité de monnaie en circulation. Ils revinrent à la parité d’avant-guerre.

Il faut savoir reconnaître que l’on a saboté sa monnaie

Cette décision fut prise par Winston Churchill, à l’époque Chancelier de l’Echiquier, et eut des conséquences extrêmement déflationnistes. Ce qu’il faut retenir, c’est que s’il arrive qu’on regrette d’avoir doublé la quantité de devises en circulation, on ne peut jamais revenir en arrière : il faut savoir reconnaître que l’on a saboté sa monnaie. Churchill pensait qu’il était de son devoir de revenir à l’ancienne valeur de l’argent.

Il divisa par deux la quantité de monnaie en circulation, ce qui fit entrer le Royaume-Uni en crise trois ans avant le reste du monde. Les autres pays sombrèrent dans la dépression en 1929, le Royaume-Uni entama cette période en 1926. Je vous parle de cette histoire parce que revenir à l’étalon-or à un prix en livres sterling nettement plus élevé aurait été le bon choix. Le prix inapproprié qui fut fixé contribua à la Grande Dépression.

Les économistes disent aujourd’hui : « nous ne pourrions jamais revenir à l’étalon-or. Vous savez bien que c’est lui qui a provoqué la Grande Dépression !… »

… ou pas, comme nous le verrons dès lundi.

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 24 avril 2015 dans économie, général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :