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Les USA préparent la doctrine d’une guerre avec la Russie et la Chine

Les USA préparent la doctrine d’une guerre avec la Russie et la Chine.

Selon les Russes – Les militaires américains planchent sur un document intitulé « Consignes de préparation et de réalisation d’opérations militaires » ou, autrement dit, sur le règlement sur le service en campagne. Selon le Pentagone, ce document est indispensable dans le cadre d’une guerre éventuelle avec la Russie ou la Chine ».

Cependant, les militaires affirment que cette doctrine est un moyen généraliste et sera applicable à la lutte contre l’organisation terroriste État islamique (EI ou Daech) qui utilise des moyens de renseignement et des armements modernes. Les fonctionnaires de l’armée américaine sont en train d’examiner le document. Il devrait être prêt en automne 2017.

Selon le document, les États-Unis doivent être en mesure d’affronter la Russie et la Chine qui développent des chasseurs dernier cri et des systèmes de défense antiaérienne. Le texte précise que ces pays disposent de missiles antinavires de longue portée qui seraient destinés à détruire les porte-avions américains.

Les experts russes sont convaincus que les États-Unis ne frapperaient jamais un fort adversaire. C’est pourquoi ils n’ont pas encore porté un coup contre la Corée du Nord. Selon l’expert militaire Viktor Iessine, l’administration a pris en compte les conséquences éventuelles d’un tel coup. Ils ont compris qu’il n’est pas exclu que Pyongyang puisse recourir à ses missiles balistiques afin de frapper les troupes américaines déployées en Corée du Sud et au Japon.

« S’il y a un risque de réponse, ils (les USA) contiennent leurs élans », a souligné l’expert.

Auparavant, les spécialistes du Centre d’action préventive au sein du Conseil américain des relations internationales (Council on Foreign Relations – CFR) ont établi la liste de menaces principales pour les États-Unis en 2017. Selon eux, la confrontation entre la Russie et les pays de l’Otan, provoquée par « la politique agressive de Moscou en Europe de l’Est », est la menace la plus importante.

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Les USA testent leur bouclier antimissile face aux missiles nord-coréens

Les USA testent leur bouclier antimissile face aux missiles nord-coréens

Le Pentagone envisage d’effectuer des tests de leur système de défense antiaérienne afin de déterminer s’il est en mesure d’intercepter les missiles nord-coréens. Les tests se dérouleront dans le Pacifique, relate la chaîne américaine CNN.

Il s’agit d’une partie d’un programme universel antiaérien US visant à protéger les États-Unis contre les tirs éventuels nord-coréens et iraniens.

Le missile modernisé Standard Missile sera tiré depuis un navire américain lors du premier test. Cet engin n’a été utilisé qu’une fois.

Le Pentagone développe ce programme conjointement avec le Japon. Il vise à intercepter les missiles nord-coréens de moyenne portée qui constituent une menace pour l’allié américain. Les tests dans le Pacifique montreront si les militaires US sont prêts à abattre un missile balistique intercontinental conçu par Pyongyang qui pourrait menacer les États-Unis.

Les capacités de missiles intercepteurs US à long rayon d’action déployés en Alaska et en Californie seront testées pendant le deuxième exercice. Un missile intercepteur sera tiré depuis la base aérienne de Vanderberg (Californie) et tentera d’abattre une imitation d’un missile nord-coréen dans la région du Pacifique.

Cependant, le New York Times affirme que le tir nord-coréen du 16 avril aurait échoué à cause d’activités subversives de Washington.

« Après un tir nord-coréen raté, certains ont supposé qu’il s’agit d’attaques américaines dans le cadre d’un programme US visant à faire échouer de tels tests. Une telle possibilité n’est pas exclue car 85% des missiles nord-coréens se sont autodétruits dès le lancement de ce programme », lit-on dans un article du New York Times.

Auparavant, Pravda.Ru a rendu public que les autorités japonaises envisageaient de mettre ses forces d’autodéfenses en état d’alerte au cas où un missile nord-coréen tomberait dans les eaux territoriales du Japon. Cette décision pourrait être prise pour la première fois depuis longtemps.

Ces informations ont été distribuées par les médias japonais se référant à des sources gouvernementales. Le gouvernement envisage d’introduire « l’état d’attaque armée menaçante ».

Pyongyang envisage d’effectuer un nouveau tir le 25 avril, le jour du 85e anniversaire de l’Armée populaire de Corée.

Un conseiller en politique étrangère de la Maison-Blanche a auparavant annoncé que des options militaires étaient en train d’être étudiées en vue de dissuader La Corée du Nord de poursuivre son programme nucléaire.

Suite au lancement échoué d’un missile nord-coréen le 16 avril, le vice-président américain Mike Pence, en visite dans une base militaire US en Corée du Sud, a déclaré que Les États-Unis avaient mis fin à la politique de « patience stratégique » à l’égard de Pyongyang. À l’heure actuelle, un groupe aéronaval américain avec à sa tête le porte-avions USS Carl Vinson se dirige vers la péninsule coréenne.

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A quoi ressembleront les USA quand les actions, l’immobilier et les voitures d’occasions auront chuté de plus de 50%

L’économie dépend des prêts accordés par les banques. Si cette activité ralentit, l’économie ralentit aussi. Or la croissance du crédit baisse à un rythme jamais enregistré depuis 2008. Selon Bill Bonner, L’Indice Funeste vire au rouge, prédisant « Il est quasiment certain que les choses vont s’aggraver. »

A quoi ressembleront les USA quand les actions, l’immobilier et les voitures d’occasions auront chuté de plus de 50%

Avez-vous déjà pensé à ce qui se passera une fois que la bulle aura éclaté ? En 2008, nous avons eu le droit à un court aperçu de ce qu’est devenu la vie après, mais la plupart des Américains semblent penser aujourd’hui que la dernière crise financière n’était qu’un léger soubresaut sur le chemin d’une prospérité économique sans fin. Or la vérité, c’est que la fastueux train de vie des Etats-Unis est uniquement alimenté par un endettement extrêmement élevé et qui n’est plus tenable à long terme. Lorsque cette bulle d’endettement éclatera, l’Amérique sera alors confrontée à un ajustement extrêmement douloureux.

Depuis la dernière crise financière, la dette publique américaine a presque doublé, la dette des entreprises a été multipliée par 2, les valorisations des actions ont atteint des sommets et sont littéralement surévaluées, la bulle sur les prêts étudiants a dépassé 1.000 milliards de dollars, l’Amérique est confrontée à la plus grande crise des fonds de pension sous-financés de toute son histoire, et dans de nombreuses régions américaines ( en particulier sur la côte ouest), l’Amérique fait face à une bulle immobilière qui est encore pire que celle qui avait éclaté en 2007 et 2008.

Et malgré toutes ces bulles d’endettement, la croissance du PIB américain est devenue littéralement anémique. Même si vous croyez aux chiffres grossièrement manipulés que met en avant le gouvernement fédéral, l’économie américaine n’a progressé que de seulement 1,6% en 2016

En termes de PIB, le quatrième trimestre a été révisé en légère hausse, mais il y a eu des ajustements sur les trimestres précédents, et malgré cela, la croissance globale du PIB américain pour l’année 2016 est restée faible avec un taux lamentable de 1,6%. On peut même parler de décrochage à ce niveau de taux. L’économie américaine ne peut que difficilement continuer à se maintenir à un niveau élevé avec un si faible taux de croissance. Etant donné que le faible taux de croissance au 4ème a tué tout espoir de finir l’année sur une bonne note, la croissance du PIB pour l’année 2016 a affiché son pire résultat depuis la dernière récession.

Et les bénéfices des sociétés, en dépit d’un marché boursier qui n’a jamais cessé de grimper depuis des années, sont encore plus mauvais qu’avant. Bien plus mauvais. Les bénéfices des sociétés ne font que baisser depuis des années. En réalité, ils avaient baissé durant les années précédents les deux dernières bulles boursières, avant la bulle Internet et celle de la bulle immobilière en 2008. Ces deux bulles avaient fini par imploser et les marchés par s’effondrer.

De plus, n’oubliez pas que les choses avaient continué de se détériorer au début de l’année 2016. Or actuellement, on s’attend à ce que le Pib américain soit en croissance de seulement 0,9% sur le premier trimestre 2017.

Donc, toute personne qui essaie de vous faire croire que l’économie américaine se porte bien ne fait que vous mentir.

Mais même si les choses ne semblent pas aller aussi bien que cela en ce moment, eh bien, elles risquent de s’aggraver lorsque la plus grosse bulle d’endettement de toute l’histoire aura explosé.

Par exemple, que croyez-vous qu’il arrivera aux Etats-Unis une fois que la capitalisation boursière sur les indices aura été divisée par 2 ? Dans une récente note destinée à ses clients, John P. Hussman a déclaré que son équipe prévoit que d’ici la fin de ce cycle actuel de marché qu’« à peu près la moitié de la capitalisation boursière des actions américaines soit 17.000 milliards de dollars vont tout simplement disparaître et partir en fumée ».

Et bien sûr, tout ceci colle parfaitement avec tout ce que je vous explique depuis longtemps maintenant. Si l’on se base sur les principaux indicateurs qui permettent d’évaluer la cherté des marchés boursiers (comme le CAPE, etc.) et les comparer à leurs moyennes à long terme, eh bien, les actions vont devoir chuter d’au moins 40 à 50% par rapport à leurs niveaux actuels.

Au fur et à mesure que la crise s’amplifiera, d’autres classes d’actifs seront également lourdement impactés. Cette semaine, Morgan Stanley (l’une des banques trop grosses pour faire faillite – Too big to fail) a publié un rapport dans lequel il est expliqué que les prix des véhicules d’occasions « pourrait s’effondrer de 50% » au cours des prochaines années…

Pendant des mois, nous avons parlé de l’énorme bulle actuelle sur les prêts automobiles aux Etats-Unis. Après avoir souligné un bon nombre de préoccupations que nous avons mis en évidence à plusieurs reprises, l’équipe d’Adam Jonas, spécialisée sur le secteur automobile chez Morgan Stanley, vient de publier un rapport expliquant pourquoi son équipe pense que les prix des véhicules d’occasions pourraient s’effondrer de 50% d’ici les 4 à 5 prochaines années

Les prix dans l’immobilier s’apprêtent à connaître une chute majeure. C’est particulièrement vrai sur la côte ouest où l’argent qui provient du secteur des nouvelles technologies et des acheteurs étrangers et d’Asie plus précisément ont poussé les prix de l’immobilier jusqu’à des niveaux vertigineux. Vous aurez de la chance si vous arrivez à devenir le propriétaire d’une maison avec un budget d’un demi-million de dollars à San Francisco. Il faut savoir qu’en Californie, les prix des logements atteignent des sommets. En raison d’un manque de logements locatifs abordables, les prix ont littéralement explosé à San Francisco, si bien qu’on en est rendu à voir un ingénieur payer 1400 dollars par mois pour vivre dans un placard. Beaucoup pensent que ce sera une chance pour certaines villes de la côte ouest si la valeur des biens immobiliers venaient à perdre jusqu’à 50% de leur valeur lors du prochain effondrement financier.

Il y a des bulles de partout si vous prenez le temps de bien regarder. Dans un article récent, Daniel Lang a mis en avant quelques-unes d’entre elles

  • Eric Rosengren, le président de la réserve fédérale de Boston, a récemment fait un aveu plutôt surprenant. Nous sommes sans doute au milieu d’une autre bulle immobilière. Les grandes institutions financières dans ce pays possèdent plus de 14.000 milliards de dollars de prêts immobiliers résidentiels. Ce qui représente plus de 40.000 dollars sur la tête de chaque américain.
  • Les faibles taux d’intérêt ont alimenté une bulle sur les prêts automobiles de type subprimes, et cette bulle semble avoir atteint ses limites . Il y a maintenant plus d’1 million de prêts automobiles ordinaires et subprimes qui connaissent des retards de paiements (plus de 60 jours), un chiffre qui n’a jamais été aussi élevé depuis 2009.
  • Il y a maintenant plus de 1.000 milliards d’endettement sur les prêts étudiants aux Etats-Unis; dont une grande partie est détenue par des familles ayant de faibles revenus. Et il y a peu d’ espoir que ces étudiants obtiennent un emploi qui soit à la hauteur de ce qu’ils ont investi dans leurs études. Voilà pourquoi au moins 27% des prêts étudiants accusent un retard de paiement. Bien que plus de 25% des étudiants connaissent des retards de paiements sur leurs prêts, eh bien, n’oubliez pas qu’il y a 10 ans, ce chiffre n’était que 11,1%. Et si cette tendance se poursuit, on pourrait passer à 3.300 milliards de dollars de prêts étudiants d’ici à la fin de la prochaine décennie.

Mais il arrivera un moment où les déséquilibres seront trop importants et où le système s’effondrera sur lui-même.

En d’autres termes, nous nous dirigeons vers une méga implosion.

Et une fois que cette implosion aura eu lieu, les gens deviendront complètement fous. La colère et la frustration atteindront des sommets, et il n’en faudra pas beaucoup pour que des millions d’Américains deviennent incontrôlables.

Dans une récente interview avec Greg Hunter, James Rickards a averti que lorsque les choses iront très mal aux Etats-Unis, nous pourrions assister à des scènes de pillages monstres (money riots)

Alors, pourrions-nous faire face à un monde de type « Mad Max » si le système financier venait à s’effondrer totalement ? James Rickards: « Dans mon livre ‘The Road to Ruin’, je parle de ce que j’appelle les pillages monstres. Beaucoup de raisons peuvent expliquer des émeutes. Lorsque vous fermez les banques, que vous clôturez les marchés boursiers et que l’on vous explique que vous ne pouvez plus récupérer votre argent temporairement, alors là, croyez moi ou pas mais les gens vont sortir et commencer à brûler les banques. Le gouvernement est prêt à faire face à ce type de situation en déployant des mesures d’urgence et en mettant en place la loi martiale. . . . Les gouvernements ne laisseront pas les choses se déliter sans se battre. . . . Lorsque cette situation de blocage arrivera, ils essaieront de gagner du temps jusqu’à ce qu’ils trouvent une solution, que ce soit avec l’Or, les droits de tirage spéciaux (DTS), les garanties ou quoi que ce soit d’autre. Il n’y a que deux ou trois possibilités, mais chacune d’entre elles prendront du temps, et ils devront bloquer le système. . . . Les gens ne se calmeront pas pour autant. Donc, cela signifie que les gens vont se révolter. Ils brûleront des banques. Ils briseront les fenêtres, mais alors, que prendront-ils comme décisions face à cela ? La réponse sera la loi martiale, la police militarisée, des unités militaires et nous obtiendront quelque chose qui ressemblera assez rapidement à une dictature ».

Je suis parfaitement d’accord avec son scénario.

Tout ce qui nous attend, c’est une autre crise financière majeure et les américains deviendront complètement fous et totalement incontrôlables.

Malheureusement, tous les problèmes économiques que nous voyons s’accumuler depuis longtemps ne feront que provoquer une crise bien plus importante encore, et lorsque les choses vont commencer à se dégrader, l’Amérique sera alors confrontée à une situation sans précédent.

Beaucoup de gens aux Etats-Unis pensent que la crise est derrière nous, mais c’est une énorme erreur.

Ce n’est pas parce que vous retardez une crise qu’elle ne finira pas par arriver. Et du fait que nos dirigeants aient continué à faire grossir cette bulle d’endettement, la crise qui vient sera encore plus sévère que les précédentes.

Source via BB

 
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Publié par le 10 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Les USA cherchent-ils à démanteler l’ONU ?

Les USA cherchent-ils à démanteler l’ONU ?

George Washington, le premier président US, a fait remarquer  que le pays devra « éviter les alliances permanentes avec toute partie du monde extérieur ». 221 ans après, les USA sont sur le point de renouer avec ce précepte.

Rex Tillerson, le Secrétaire d’État US, a déclaré qu’à moins que l’ONU subisse une « considérable réforme », les USA ne continueront plus à participer au Conseil des droits de l’homme.

Washington se plaint depuis longtemps de l’activité de cet organisme en général, et en particulier du fait que le Conseil des droits de l’homme sis à Genève, se focalise indûment sur Israël et inclut des pays membres affublés d’un piètre dossier sur ces droits. L’administration Trump a mis en doute l’utilité du Conseil.

Les fonctionnaires du Département d’État ont reçu l’ordre de chercher à réduire de plus de 50% le financement US pour les programmes des Nations Unies, y compris pour les opérations de maintien de la paix. Les USA fournissent environ 2,5 milliards de dollars par an pour financer les soldats de la paix. La proposition de budget aggrave le glissement de la diplomatie et de l’aide étrangère vers le renforcement de l’armée de l’administration Trump.

Publié le 16 mars, le projet de budget 2018 inclut des compressions de 28 pour cent des dépenses du Département d’État, de l’Organisme pour le développement international (USAID) et d’autres programmes d’assistance extérieure, dont l’ONU. Les compressions budgétaires affectent le Programme alimentaire mondial qui alimente ceux qui meurent de faim, le programme de vaccination des enfants de l’UNICEF, l’organisme de l’ONU pour la protection des réfugiés fuyant la guerre, et les missions de maintien de la paix, qui touchent des millions de gens et circonscrivent la propagation du terrorisme à travers le monde.

Le Secrétaire d’État Rex Tillerson a suggéré d’introduire progressivement des réductions majeures au cours des trois prochaines années. Les USA sont le donateur principal au budget de l’ONU. Ils financent 22% des dépenses annuelles de l’Organisation. En outre, les USA financent 29% des opérations de maintien de la paix. Globalement, les USA consacrent 10 milliards de dollars par an à l’ONU.

Si Washington ne respecte pas ses engagements de financement du budget régulier de l’ONU, ce qui est obligatoire, il perdra son droit de vote à l’Assemblée générale. En fait, c’est déjà réglé. La Loi US sur la restauration de la souveraineté de 2017 a été déposée à la Chambre le 3 janvier et soumise à la Commission des affaires étrangères de la Chambre. Parrainée par le député républicain de l’Alabama Mike Rogers, la loi propose que les USA mettent fin à leur adhésion à l’ONU, que l’organisation retire son siège du pays et que les USA cessent de participer à l’Organisation mondiale de la santé. Si elle était adoptée, la loi entrera en vigueur deux ans après sa signature. En janvier également, les sénateurs Ted Cruz et Lindsey Graham ont déposé un projet de loi visant à cesser de financer les Nations Unies.

Les sentiments anti-ONU sont alimentés par le fait que ces dernières années, l’Organisation a de plus en plus critiqué les USA à cause des violations des droits de l’homme et des lois internationales. Par exemple, en 2014, le Comité des Nations Unies contre la torture a publié un rapport qui critiquait gravement les USA pour discrimination raciale et d’autres questions relatives aux droits civils, dont la surveillance électronique, les interrogatoires de la CIA, les détentions d’immigrants, la non-fermeture des installations de détention de Guantanamo Bay etc.

En 2015, un nouveau rapport de l’ONU a critiqué les USA pour être le seul pays du monde qui emprisonne les enfants pour la vie sans liberté conditionnelle. Les USA ont été blâmés au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies parce qu’ils se considèrent au-dessus des droits de l’homme, sont racistes et les agents des forces de l’ordre recourent excessivement à la force. Le droit d’utiliser des drones dans d’autres pays qui ne sont pas en guerre avec les USA, a été contesté à maintes reprises par la communauté internationale.

En 2003, les USA ont attaqué l’Irak sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. En 2011, en tant que membre de l’OTAN, ils ont outrepassé la résolution de l’ONU sur la Libye.

Il existe d’autres exemples qui prouvent que les USA ont violé maintes fois le droit international. Mais le retrait de l’Organisation répondra-t-il aux intérêts nationaux US ?

En fait, les arguments avancés pour quitter l’ONU ne tiennent pas la route. Les 10 milliards de dollars, soit environ un quart des un pour cent du budget fédéral de 3800 milliards de dollars, que les USA donnent aux Nations Unies chaque année, sont cruciaux pour l’aide humanitaire dans le monde, la lutte contre le terrorisme et le découragement de la prolifération nucléaire. La contribution à la stabilisation des économies fragiles aide à maintenir à flot les partenaires commerciaux ou à en créer de nouveaux.

L’ONU a aidé plus de 100 autres pays à mettre en œuvre ou à améliorer les lois existantes en matière de lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, l’ONU finance 16 opérations de maintien de la paix, avec 117 000 soldats, policiers, observateurs militaires, personnel civil et volontaires de 125 pays. Pour le contrôle des armements, le désarmement et, surtout, la non-prolifération, l’importance de l’ONU est indiscutable. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et l’Agence internationale de l’énergie atomique ont grandement contribué à empêcher une guerre nucléaire. L’ONU est dépositaire de plus de 560 traités multilatéraux.

Une demi-douzaine d’accords fondamentaux relatifs aux droits de l’homme et la création d’un haut commissaire aux droits de l’homme pour en surveiller la conformité, ont amélioré la vie de nombreux peuples. L’Organisation a contribué à l’éducation de millions d’enfants dans le monde.

Sans doute imparfaite, l’ONU doit être réformée, mais il demeure que c’est un instrument essentiel de gouvernance internationale dans le monde interdépendant, à un moment où la sécurité mondiale est menacée, qu’il s’agisse d’États voyous, de terroristes, de décès controversés ou de changements climatiques. Tous ces problèmes ne peuvent être abordés que par l’engagement et la coopération, et non par l’isolement ou l’unilatéralisme. Personne ne peut les aborder seuls.

Se débarrasser du fardeau du droit international et des engagements mondiaux n’apporte pas la solution des problèmes. En sortant de l’Organisation, les USA seront privés d’une institution indispensable pour communiquer avec le monde. Ils perdront beaucoup et ne gagneront rien. Espérons qu’ils décideront d’enrayer cette dangereuse tendance.

Strategic Culture Foundation, Andrei Akulov

Original : www.strategic-culture.org/news/2017/03/18/us-kicks-un-in-guts.html
Traduction Petrus Lombard

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans général, International, Politique

 

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Les USA déploient un système antimissile en Corée du Sud, la Corée du Nord Réagit et prévient que le monde est « au bord de la guerre nucléaire » ..

Les Etats-Unis ont entamé le déploiement du système de défense antimissile THAAD en Corée du Sud en réponse au nouveaux tirs de missiles auxquels a procédé lundi la Corée du Nord

Eh bien , ça dégénéré rapidement. Juste un jour après le tir d’essai de la Corée du Nord de 4 missiles vers les bases américaines au Japon, et des heures après que la Corée du Nord a prévenu que le monde était « au bord de la guerre nucléaire » en raison des « manoeuvres »  US-en Corée du SudCNN rapporte que les premières pièces du système controversé de défense antimissile US (conçu pour atténuer la menace des missiles nord – coréens) sont arrivées à la base aérienne d’Osan en Corée du Sud lundi soir , selon l’armée américaine.

Les USA déploient un système antimissile en Corée du Sud

Après le lancement de quatre missiles par la Corée du Nord, exercice en vue de frapper les bases américaines au Japon selon Pyongyang, les États-Unis ont commencé mardi le déploiement de leur bouclier antimissile en Corée du Sud.

Quelques heures à peine après l’annonce de nouveaux tirs d’essais de missiles balistiques par la Corée du Nord, les États-Unis ont réagi en annonçant avoir commencé, lundi 6 mars dans la soirée (mardi heure coréenne), à déployer leur bouclier antimissile THAAD en Corée du Sud.

Les forces américaines « ont déployé les premiers éléments » du système THAAD en Corée du Sud mardi (heure locale), a ainsi indiqué le commandement des forces américaines dans le Pacifique (Pacom) dans un communiqué. Pour appuyer ses propos, l’armée américaine a diffusé une vidéo qui montre des images de deux gros camions transportant les rampes de lancement de missiles intercepteurs, débarquant d’un gros avion de transport militaire américain en Corée.

« Les actions provocatrices de la Corée du Nord, y compris les derniers tirs de multiples missiles, ne font que confirmer la pertinence de notre décision » avec la Corée du Sud de déployer THAAD dans le pays, a estimé l’amiral Harry Harris, le chef des forces américaines dans la zone Asie Pacifique, cité par le communiqué de Pacom.

« Système strictement défensif »

Comme pour confirmer l’utilité du bouclier THAAD, la Corée du Nord a affirmé mardi que ses tirs de missiles étaient un exercice en vue « de frapper les bases militaires de l’agresseur impérialiste américain au Japon en cas de besoin », aurait affirmé Kim Jong-un, cité par l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Ce système de défense antimissile est vu d’un très mauvais œil par la Chine, qui le considère comme une menace pour sa sécurité. Mais le « THAAD est un système de défense antimissile destiné simplement à protéger la Corée du Sud des missiles nord-coréens. C’est un système strictement défensif », a insisté mardi l’armée américaine.

Les tirs, lundi, de la Corée du Nord ont conduit Tokyo et Washington à demander une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se réunira mercredi 8 mars.

En réponse, , la Corée du nord place ses troupes en état d’alerte …

Kim Jong-un a ordonné à sa Force stratégique de se maintenir en état d’alerte comme l’exige la situation sombre qui pourrait voir éclater une guerre à tout instant, et à se tenir prête à réagir rapidement et (…) à ouvrir le feu sur l’ennemi pour le détruire », poursuit l’agence, précisant que le dirigeant nord-coréen avait supervisé en personne les tirs de missiles.

Kim Jong-Un a ordonné « des contre-mesures exhaustives » plaçant ses troupes en état d’alerte permanent. Il a appelé son armée à être prête à intervenir à tout moment pour répondre aux  « déclencheurs de la guerre qui suscite régulièrement la colère de Pyongyang en organisant des manœuvres militaires conjointes ».

Selon Reuters depuis Séoul, l’agence officielle nord-coréenne a souligné qu’une forte envie des représailles sans merci contre les lanceurs des manœuvres militaires conjointes existe dans l’artillerie nord-coréenne.

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un considère ces manœuvres comme des « provocations et des préparatifs pour une invasion » de son territoire.

La Chine elle, qui se sent forcément visée , proteste et dénonce vivement le déploiement du système antimissile US en Corée du Sud :

L’annonce de ce déploiement a provoqué par le passé de vives protestations de Pékin, qui a pris des mesures de rétorsion économique visant notamment les secteurs de l’aviation commerciale et du tourisme sud-coréens. Séoul a dit mardi qu’elle pourrait saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si la Chine persistait dans cette voie.

La Chine juge le système THAAD inutile et craint que le puissant radar qu’il comporte ne compromette sa sécurité tout en ne faisant rien pour faire baisser la tension dans la péninsule coréenne.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a réitéré mardi la vive opposition de Pékin à la présence dans la région de ce système de défense.

« Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont assumer les conséquences de ceci. Nous invitons à nouveau les parties concernées à cesser le processus de déploiement et à ne pas s’entêter à aller dans la mauvaise voie », a-t-il dit.

La Russie a aussi réagi, par le biais de son ministère des Affaires étrangères, jugeant que cette décision conduisait la situation dans la péninsule coréenne dans une impasse.

Lors de sa conversation avec Shinzo Abe, a dit le porte-parole du gouvernement japonais, Donald Trump a insisté sur l’importance du rôle de la Chine, seul allié de Pyongyang, dans la résolution de la crise nord-coréenne.

Selon l’armée japonaise, les missiles tirés lundi ont volé un millier de km, ce qui leur aurait aisément permis de frapper des bases américaines dans la région.

 

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Assange : les USA accusent Moscou d’ingérence pour discréditer Trump

Parole à Julian Assange qui se défend d’avoir reçu ses infos des Russes – Le fondateur de l’organisation spécialisée dans la publication de documents confidentiels explique les véritables raisons derrière les accusations d’ingérence dans les élections aux États-Unis portées par Washington à l’encontre de la Russie.

Selon le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, le véritable motif de l’administration sortante pour accuser la Russie de s’ingérer dans les élections américaines se résume dans une tentative de priver la présidence de Donald Trump de toute légitimité.

« Ils sont en train de tenter de priver de légitimité l’administration de Trump, qui occupera bientôt la Maison Blanche », a déclaré M. Assange dans une interview à Fox News.

Le fondateur de WikiLeaks a également rejeté les accusations selon lesquelles son organisation avait coopéré avec la Russie ou avec un autre État pour pirater les courriels du parti démocrate et de l’ex-candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton.

« Notre source n’était pas un État, et donc la réponse à la question de savoir si avons coopéré avec le gouvernement russe est « non » », a-t-il martelé.

Selon le journal Hill, Assange n’a pas donné de réponse claire lorsqu’on lui a demandé si les publications de WikiLeaks avaient influencé les résultats des élections aux États-Unis.

Auparavant, le président élu des États-Unis a mis en doute les accusations de l’administration sortante à propos d’attaques cybernétiques prétendument commises par Moscou.

En octobre, les services spéciaux américains ont ouvertement accusé Moscou de tentatives d’influencer le cours des élections, reconnaissant néanmoins que les hackers n’étaient pas parvenus à accéder aux systèmes électoraux américains.

Par la suite, la Maison Blanche a reconnu ne pas avoir détecté d’attaques de hackers le jour de l’élection. Les dirigeants russes, ainsi que le président élu des États-Unis Donald Trump ont rejeté ces allégations, l’homme d’affaire américain les ayant qualifiées d’absurdes.

Suite à ces accusations, un représentant de WikiLeaks et ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, a confirmé avoir reçu les documents compromettant Hillary Clinton de la part d’un démocrate dégoûté par l’activité du parti.

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Publié par le 3 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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Les USA jouent a la roulette russe avec la tête des Européens !

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Depuis la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, nous voyons se mettre en place l’échiquier géopolitique que l’impérialisme hégémoniste du « Nouvel Ordre Mondial » entend nous imposer.

L’encerclement de plus en plus précis se confirme concernant la stratégie d’isolement de la Russie et de la Chine son allié.

Les forces de l’OTAN sont aux frontières directes de la Russie et les USA ont organisé leur présence militaire, à portée de la Chine, par l’Ouest, le Sud et l’Est de ce pays. Déjà les provocations en mer de Chine ont obligé les Chinois à prendre position pour y défendre leurs intérêts…

Les quarts de finale et les demi-finales sont terminés, nous en sommes désormais à la finale de ce jeu d’échec qui prend les allures d’une roulette russe.

Les Grands Prêtres du Nouvel Ordre Mondial n’hésitent pas à prendre des risques, puisque ce sont les Européens qui ont le canon sur la tempe !

Rappelons-nous que l’idéologie se cachant derrière la stratégie offensive des USA reste le PNAC (Plan for a New American Century) concocté par Wolfowitz, inspiré lui-même par Léo Strauss, pour l’avènement du NOM (Nouvel Ordre Mondial)…

La prétention à la toute puissance est un délire psychopathologique qui conduit directement à la mort. Il est nécessaire de se rappeler que la psychopathologie peut également se manifester collectivement. Ainsi donc, ce comportement des promoteurs du « NOM » conduit l’Occident tout entier à sa chute inévitable et annoncée par la logique intrinsèque de ce comportement.

Les pays riverains de la mer Noire nous avaient fait savoir, en mars 2014, que 4 navires de guerre français se trouvaient là aux côtés du destroyer lance-missiles USS Donald Cook. Le Dupuy de Lome et l’Alizé sont des vaisseaux dédiés à des missions de plongées, de renseignement et d’intervention. Quant à la frégate anti-sous-marine Dupleix, elle se préparait à des interventions opérationnelles…

On peut dire que cette présence massive de la flotte française aux côtés des bâtiments de guerre US, en mer Noire, n’était pas autre chose qu’une insupportable provocation dirigée contre la Russie, tout comme les avions de combat français aux côtés des américains dans la mer de Chine participent à la provocation des Chinois…

Il est vrai et nécessaire aussi de dire qu’une majorité de Français témoigne de sa sympathie pour le peuple Russe, comme l’Ambassadeur de Russie en France l’a confirmé dans le reportage animé par Laurent Delahousse sur France 2, le jeudi 15 décembre 2016, « Le mystère Poutine », et refuse le mépris affiché par les Gouvernements alignés sur la politique de Washington et complétement vassalisés aux ordres des USA ! La perspective des élections présidentielles en France, démontre, en soi, à quel point les Gouvernements comme Hollande lui-même se sont décrédibilisés, notamment en se faisant les complices inconditionnels de cette politique volontaire du chaos voulue par les Etats-Unis, d’abord en Ukraine puis spectaculairement en Syrie.

La France et les Français ne sont pas les ennemis de la Russie mais au contraire un partenaire de la Russie! Nous avons assurément plus besoin de la Russie que des USA. Avec le TTIP ou le CETA (Traité du libre échange transatlantique avec les USA et le Canada), loin d’être tous les deux enterrés, l’Europe continue une marche vers sa perte certaine. Les USA contrôlent déjà sérieusement sa défense ; avec ces traités, soit l’un soit l’autre, les USA contrôleront son économie : en d’autres termes, son pillage systématique et le partenariat dans la faillite irréversible du dollar, lorsque les BRICS auront décidé le passage à l’acte de mise à mort annoncée.

Il faut encore ajouter à cette erreur de nos élites dirigeantes, une faillite de l’écologie à venir, le saccage de l’environnement et ses conséquences désastreuses déjà analysées dans les prédictions faites par nos politiques de gauche au parlement européen… et cela sans que le Droit ne puisse plus nous protéger du banditisme chronique des multinationales entraînées depuis leur origine aux pratiques mafieuses de la toute-puissance qu’engendre avec elle l’idéologie du capitalisme financier parasitaire et destructeur de l’humain. (Cf., « Hold-Up à Bruxelles », Les lobbies au cœur de l’Europe, José Bové, La Découverte, mars 2014, pp.256)

Les USA inspirés par Israël (doctrine Wolfowitz), ne se sont pas simplement contentés d’entrer dans ce délire de toute-puissance, ils ont également pratiqué l’arrogance, le mépris des insoumis et l’humiliation de ceux qui ne pensent pas comme eux. Parmi ceux qui ont été humiliés répétitivement, il y a la Russie.

Comme l’a bien montré le document de France 2 « Le mystère Poutine… », il est vrai qu’après le démontage méthodique de l’Union Soviétique, un certain nombre d’oligarques se sont partagés le gâteau en détournant des sommes d’argent astronomiques placées à l’étranger, privant ainsi l’économie russe d’une grande partie de ses avoirs, avant de se transformer eux-mêmes en « dissidents » et « réfugiés » dans les pays « démocratiques » où les pratiques mafieuses ont la voie libre et d’où ils pourraient donc agir en toute tranquillité, poursuivant leur pillage des richesses appartenant au peuple Russe.

La famille de Boris Eltsine a elle aussi profité de ces détournements.

C’est dans ce contexte et avec un savoir faire déroutant, que Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir.

Cet homme est manifestement habité par une haute idée de son pays. La délation à son sujet n’est pas du tout convaincante puisqu’elle fait référence exclusivement à des « amis » de Poutine dont il est très difficile de montrer qu’ils sont vraiment des proches au sens où la délation voudrait faire entendre « complices ».

Il faut donc dire aujourd’hui que c’est quelqu’un d’intègre, au franc parler, direct, qui a pour ambition de refaire la « Grande Russie » avec la fierté de sa culture immense, de ses richesses de tous ordres. C’est quelqu’un qui ne supporte pas ni le comportement de toute-puissance des USA et de l’Occident, ni le mépris dont l’image défigurée de la Russie a fait l’objet, ni la corruption interne qui a démantelé le Kremlin et la force d’un pouvoir devenu inefficace…

Vladimir Poutine a donc entrepris de redonner à ses compatriotes la fierté perdue, en affichant sa jeunesse, son dynamisme, sa clairvoyance, son savoir faire, sa ténacité et détermination, sa combativité et son audace politique en allant faire le ménage musclé en Tchétchénie, même si l’origine islamiste des attentats terroristes de Moscou était contestable ! Il montrait à ses concitoyens qu’il avait restauré un Pouvoir fort et efficace au Kremlin et qu’il remettait de l’ordre dans la maison Fédération de Russie.

Il allait aussi s’occuper du cas de ceux qui pillaient les richesses énergétiques du pays et qui avaient participé à la corruption des oligarques ; corruption qui avait eu pour principal effet celui de jeter à la rue une partie conséquente du peuple Russe réduite à la grande pauvreté et souvent à la misère qui se voyait de plus en plus sur les trottoirs des villes et dans les campagnes exsangues. C’est la raison pour laquelle Poutine, bien qu’inconnu, a été élu et réélu dans son rôle de chef d’Etat.

L’image de chef et celle d’un Pouvoir fort qu’il voulait donner à ses concitoyens, entraînaient avec elles la nécessité d’une main de fer. Dans un pays immense comme la Russie, Poutine ne pouvait pas se permettre de tolérer la contestation. Il allait donc se montrer intraitable avec les contestataires, sachant qu’un certain autoritarisme était le chemin qui pourrait conduire la Russie vers la démocratie encore à construire… Aujourd’hui, le reportage de France 2 sur Poutine a reconnu que le niveau de vie des Russes s’est considérablement élevé.

Lorsqu’il est nécessaire de faire le ménage dans un pays, c’est que ce pays n’est pas dans la démocratie. Une fois devenu démocratique, un pays n’a plus vraiment de « ménage » à faire. Mais existe-t-il sur Terre un seul pays capable de se définir comme « démocratique » ? En tous les cas, personnellement je n’en connais aucun ! Ce qui veut dire qu’il n’existe pas beaucoup de nations réellement « démocratiques » lorsqu’on voit le nombre de pays ayant un sérieux besoin de « faire le ménage », comme la France, les USA, le Canada, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Espagne, la Grande Bretagne, l’Italie, l’Allemagne… etc.

Ce qui s’est passé avec la Crimée et aujourd’hui avec l’Ukraine est tout à fait explicable et bien compréhensible dans ce contexte qui a placé Poutine au Pouvoir en Russie. Ceux qui s’en étonnent ou s’en offusquent, notamment dans l’hexagone, devraient avoir le même sentiment lorsqu’on évoque le rôle de Napoléon Bonaparte dans la France révolutionnaire et post révolutionnaire. L’histoire nous montre à la fois comment Napoléon Bonaparte a été nécessaire à la France, à cette époque-là, tout en nous donnant les éléments qui nous permettent aujourd’hui de voir à quel point il était aussi critiquable! Nul n’est parfait et ne le sera jamais!

Ceci étant dit, il est maintenant important de comprendre pourquoi Vladimir Poutine affirme son autorité et s’est imposé habilement en Crimée sans se préoccuper des consternations hypocrites des Occidentaux ni de leurs déclarations offusquées ou menaces de sanctions. Il est grand temps que cette prétention du Nouvel Ordre Mondial soit mise au pied du mur. « L’axe du bien » donneur de leçons de morale, doit cesser son numéro et retourner à sa place, cessant ainsi de créer le désordre permanent sur la planète entière pour justifier la main mise d’un Nouvel Ordre Mondial par des actions militaires au prétexte « démocratique de libération des peuples » !

Ce que ce Nouvel Ordre Mondial a concocté concernant l’Ukraine, via l’OTAN et donc les moutons européens, visait à provoquer purement et simplement la Russie. Car, comment peut-on expliquer que « l’axe du bien » ait pu armer, appuyer, financer, accompagner, installer à Kiev d’authentiques néo nazis, en ajoutant qu’il « s’en foutait des européens », comme une légendaire conversation postée sur You Tube l’a fait savoir ?

En Syrie, Hollande cautionnait l’alliance avec les djihadistes d’Al-Nosra devenu le Fatah Al-Cham, faisant l’éloge de ces terroristes en disant qu’ils étaient « les seuls à manifester l’esprit démocratique », en les finançant, les armant, les encadrant et en allant jusqu’à dire par la bouche de son ministre Laurent Fabius que ces égorgeurs terroristes «faisaient du bon boulot en Syrie » ! Le président Français se faisait l’allié inconditionnel des USA créateurs d’Al-Qaïda, pour renverser Bashar El Assad « qui devait partir », disait Hollande, n’ayant « pas le droit d’être sur Terre », disait Fabius, tout ce monde collaborant activement avec les monarchies obscurantistes et criminelles du Golfe finançant le terrorisme qui non seulement massacrait les Syriens innocents, mais aussi le peuple Français, à Paris, Nice… etc.

En Ukraine, Hollande aidé comme Sarkozy par BHL, persiste à cautionner l’alliance avec les Néo Nazis installés à Kiev par les USA, dans le but de verrouiller l’échiquier pour l’isolement politique et économique de la Russie !

Un responsable milicien cagoulé de l’Est de l’Ukraine, ayant subi les assauts de l’armée aux ordres du pouvoir fasciste de Kiev, répondait au journaliste de BFMTV qui l’interviewait : « Ici, dans l’Est de l’Ukraine, nous sommes orthodoxes et les Ukrainiens de Kiev sont catholiques : il est donc impossible que l’on puisse s’entendre…! »

Comme dans les pays de l’ancienne Yougoslavie, d’Afrique du Nord, en Libye puis au Mali, en Centre Afrique, en Syrie, en Afghanistan, en Irak, en Palestine, et maintenant en Ukraine, il est toujours question de religions antagonistes : Sunnites contre Chiites, musulmans contre chrétiens, orthodoxes contre catholiques, juifs contre musulmans! Au-delà des stratégies politiques et économiques, sur le terrain, la guerre déclarée est toujours alimentée par les fanatismes religieux.

C’est là qu’est la faille du Pouvoir, de tout Pouvoir, y compris celui de Poutine. Car, en effet, Poutine lui aussi manifeste publiquement son attachement et son allégeance à l’orthodoxie, au Métropolite de Moscou, « pape » de l’Eglise orthodoxe russe. Lui aussi s’est attaqué dès sa première élection à la présidence de la Russie, aux Tchétchènes musulmans. Lui aussi, comme Napoléon Bonaparte se faisant sacrer empereur par le pape, a compris que l’exercice du Pouvoir n’était pas possible sans la justification essentielle de ce Pouvoir : celle qui provient de la sacralisation du Pouvoir ne pouvant être que théocratique.

Afin de s’exercer sur les personnes, tout pouvoir doit impérativement faire entendre aux sujets du Pouvoir, que la vie n’est pas ici et maintenant mais dans un ailleurs, dans un au-delà de la condition humaine présente. Pour mériter ce bonheur ou la béatitude d’une vie enfin heureuse, il est nécessaire de porter sa croix ici-bas, de souffrir et de mourir dans la douleur. Si les personnes adhèrent à cette idée, elles vont s’installer dans l’espérance qui génère dans le présent l’enfer sur Terre, puisque la vie n’est plus alors ici et maintenant. Et c’est précisément dans ces conditions là que le pouvoir peut exister et s’exercer. Le Pouvoir ne peut avoir aucune prise sur des personnes qui seraient réellement dans le bonheur ici et maintenant. Je ne peux me soumettre au Pouvoir que parce que celui-ci se justifie de l’au-delà en se rattachant à lui et parce que étant dans le malheur et croyant, avec l’aliénation que cette croyance opère d’office en me plaçant dans une espérance de ce que je ne peux avoir ici et maintenant, j’attends de lui une protection, une reconnaissance, une aide, un soutien, une magnanimité, un réconfort, un cadeau qu’il peut me faire en échange de ma soumission…

Poutine a compris que sans une sacralisation du Pouvoir, les individus ne pouvaient pas se soumettre au Pouvoir. Il a donc redonné à la religion sa place d’honneur en lui déroulant le tapis rouge, en se montrant publiquement aux cérémonies religieuses, en partageant l’aliénation du grand nombre des humbles et petites gens vivant dans une situation psycho sociale qui a besoin d’illusion rendant supportable cette situation. Poutine avait compris que la religion n’est qu’un pur instrument au service du Pouvoir. Il avait compris la puissance de ce levier pour convaincre tout un peuple de le suivre dans sa mission de restauration de la Grande Russie.

La notion de Pouvoir est intrinsèquement liée à celle de la théocratie implicite. C’est pourquoi, un véritable athéisme ne peut imaginer le Pouvoir. Et c’est aussi pourquoi Poutine ne peut pas être athée, du moins sur le plan conscient. Un homme exerçant le Pouvoir et revendiquant sa place de chef d’Etat, tout en se déclarant athée, se trouverait dans un mensonge sur lui-même qui aurait immanquablement des conséquences désastreuses sur sa fonction s’il n’avait pas en même temps le projet de prendre le pouvoir pour abolir le Pouvoir. Mais abolir le Pouvoir n’est pas raisonnable dans la situation de crise actuelle : le pays n’est pas encore là et d’ailleurs aucune nation au monde ne présente les signes de cette maturité !

Voilà le paradoxe qui explique pourquoi, dans l’affaire de l’Ukraine, nous nous trouvons face à une logique de pouvoirs qui ne peut générer que la guerre de religions. « L’axe du bien » sera persuadé qu’il défend la bonne cause de la morale judéo-chrétienne donnant légitimité au Nouvel Ordre Mondial; « l’opposant à cet axe du bien » sera persuadé à son tour qu’il défend la bonne cause de la même morale judéo-chrétienne et c’est pourquoi il ne se considérera pas comme « axe du mal » mais comme peuple dans la légitimité d’une défense vertueuse de ses valeurs.

Finalement, seule la Russie a une position légitime et acceptable dans cette affaire. Que les Russes se défendent de la provocation orchestrée par les promoteurs du Nouvel Ordre Mondial utilisant l’Ukraine, est incontestable. Mais, si nous avons sur le terrain concret du combat, des prises de positions comme celle de ce responsable pro Russe de l’Ukraine Est, disant que le problème, c’est « qu’il y a incompatibilité entre orthodoxes et catholiques », alors tout serait faussé d’emblée et ce qui avait au point de départ une légitimité incontestable du côté Russe, pourrait se retrouver à l’arrivée falsifié par ce dévoiement.

Devant l’imminence de la chute de l’empire romain, l’empereur Constantin désirant continuer d’exercer son pouvoir sur l’ensemble des pays de l’empire, devait admettre que la « pax romana » basée sur la tolérance des polythéismes était à l’origine de la faillite de Rome. Il fallait impérativement trouver une nouvelle religion dynamique, agressive, à la fois nouvelle et ancienne, pour réaliser l’unité de l’empire. Pour gouverner, il fallait unifier. Pour unifier il fallait se référer à un seul et unique Pouvoir supérieur qui donnait sa légitimité au Pouvoir délégué à l’empereur.

Constantin réunissait le Concile de Nicée en 325 pour donner une officialité à cette nouvelle religion basée sur une ancienne et qui faisait parler d’elle par son fanatisme. Il choisissait ainsi de réunir les sectateurs appelés « proto orthodoxes » ou « chrétiens » de la secte fondée par Paul de Tarse à Antioche, un dissident d’une autre secte : la secte juive des pharisiens, inventeurs et théoriciens de la « résurrection des morts », pour mettre au point la doctrine qui deviendrait le dogme sacro saint de l’empire. Ainsi, l’Eglise chrétienne provenant des sectateurs de Paul de Tarse, prendrait tout naturellement le relais de l’empire et allait s’imposer par une pratique impitoyable du pouvoir sur tout l’Occident, allant jusqu’à supprimer par les persécutions tous les autres groupes se revendiquant du Jésus historique, jusqu’au moment où les Lumières allaient faire basculer la religion révélée par Paul de Tarse dans son rejet par les peuples.

Beaucoup d’entre nous aurons vu cette image de reportage prise à Kiev, montrant un homme tatoué de la croix gammée et orné des couleurs rouge et noir des nazis, brandissant un panneau sur lequel on pouvait lire : WWIII (War World 3ème), la troisième guerre mondiale, comme si cela était un objectif à atteindre coûte que coûte…

Adolf Hitler disait à Munich le 12 avril 1922 : « … En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant… En tant que chrétien… j’ai le devoir d’être un combattant pour la vérité et la justice… » Goebbels ajoutait à son tour : « Nous croyons que le National-Socialisme est la seule foi salvatrice de notre peuple… Nous croyons que le Seigneur Dieu nous a envoyé Adolf Hitler pour que l’Allemagne soit un fondement pour l’éternité. »

A Kiev, nous avons revu ces gens affichant ces mêmes symboles et ce même discours invitant à la guerre de manière encore plus efficace que n’avait pu le faire BHL en porte parole et prophète messianique du Nouvel Ordre Mondial sur la place du Maîdan. Ce sont les religions sectaires, instruments de pouvoir, qui fomentent dans l’ombre de la « bien pensance » et de la « respectabilité », les idéologies fanatiques conduisant à la guerre, à toutes les violences et à la destruction de l’humanité.

Face aux USA pétris de fondamentalisme religieux et face aux moutons de la bergerie européenne, que peut faire Poutine avançant ses pions sur l’échiquier géopolitique, représentés au front par ses forces armées, bardées des bannières et gonfanons de la religion chrétienne orthodoxe ? Il est obligé de suivre la même logique que celle du camp d’en face : combattre, comme Hitler, « pour la vérité et la justice » !

Dans un silence retentissant, la Chine accumule un arsenal de guerre gigantesque et se tait. Elle écoute attentivement les discours n’ayant pour sa part aucune accointance avec les religions et se contentait, à travers son ministre des affaires étrangères : QIN GANG, de critiquer les sanctions décidées en leur temps par les USA et l’UE contre la Russie. Mais la Chine a, elle aussi, un cadre idéologique qui la tient et qui inspire un Pouvoir centralisé fort d’un communisme « à visage humain » dont la nature actuelle nous échappe en Occident. Ce « visage humain » du Pouvoir chinois ne montre rien du dragon qu’il dissimule. A quoi peut-on s’attendre de la part de cet allié de l’Ours russe ? Quelle est la stratégie de la Chine dans cet échiquier ? Il y a fort à parier qu’elle attend patiemment le moment où elle pourra rafler copieusement la mise et imposer au monde entier sa revanche, car elle aussi a été répétitivement humiliée par l’Occident!

La logique de l’histoire, c’est que nous récoltons ce que nous avons semé depuis déjà longtemps! Nous avions oublié ce boomerang lancé depuis tant d’années et qui nous revient aujourd’hui dans la figure, parce que sa trajectoire est infaillible : nous l’avions oublié. Le pillage de la Chine se traduit aujourd’hui d’un pillage généralisé par la Chine. L’humiliation de la Chine se traduit aujourd’hui d’une mise à genoux de l’Occident tout entier par la Chine.

C’est pour cette raison que nous sommes conviés aujourd’hui à ce jeu de la roulette russe, dans lequel, nous les européens, nous jouons le rôle de ceux qui risquent de tout perdre. Quoi qu’il arrive, peut-on réellement gagner encore quelque chose ?

Ne fallait-il pas conclure des alliances avec la Russie si proche de nous au lieu de la provoquer et de l’humilier ? Ne fallait-il pas renvoyer chez eux, ceux qui nous espionnent avec leur NSA et qui, dans notre dos, déclarent n’avoir « rien à foutre des européens » ou de n’avoir pour objectif caché que celui de « détruire les intérêts de la France partout dans le monde »? Pourquoi faut-il faire de ces gens-là, qui sont nos ennemis réels, des alliés ? Pourquoi fallait-il par dessus le marché mettre la France sous le commandement militaire de l’OTAN ? Pourquoi avons-nous choisi le camp des soumis et des larbins ? Nous, les européens, nous servons les intérêts de qui ? Nous qui avons aujourd’hui le canon russe sur la tempe, nous risquons notre avenir pour qui et pour quoi ? Pour des Hollande, des Fabius, des Valls, des JM Ayrault ou des Cazeneuve? Ces politiques ne représentent ni une vision réaliste de la situation, ni un idéal quelconque à suivre !

Face à la doctrine hégémoniste du Nouvel Ordre Mondial, Poutine ne peut brandir qu’une autre idéologie concurrente, celle d’une légitimité de la « Grande Russie » et de ses intérêts. Lequel de nos pays occidentaux est-il en situation de pouvoir lui en faire reproche ou de lui jeter la première pierre?

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