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Plan «Kill Kim»: comment les USA auraient échoué à assassiner Kim Jong-un

Kim Jong-un

Les États-Unis, auraient-ils eu le projet d’assassiner le dirigeant suprême nord-coréen? Pyongyang aurait signalé l’échec d’une tentative des services secrets américains d’éliminer Kim Jong-un et ses hauts fonctionnaires en mai dernier, déclare le Daily Star se référant à l’Agence centrale nord-coréenne (KNCA).

La Corée du Nord aurait, via la KCNA, accusé les États-Unis de terrorisme et de tentative d’assassinat contre Kim Jong-un, ont signalé de nombreux médias occidentaux, dont le Daily Star.

Selon les informations du journal, qui fait référence à une déclaration publiée par la KCNA, Pyongyang aurait affirmé que la «principale raison pour laquelle le terrorisme international n’est pas encore anéanti» était en réalité l’ingérence des États-Unis dans les affaires des pays étrangers.

 En mai de cette année, «un groupe de terroristes odieux» s’est infiltré en Corée du Nord «sur les ordres de la CIA américaine et du Service de renseignement fantoche sud-coréen dans le but de créer un terrorisme d’État contre notre quartier général suprême en utilisant des substances biologiques et chimiques», aurait écrit la KCNA précisant que les intrus avaient été capturés.

«Cela montre de façon évidente la vraie nature des États-Unis comme le principal coupable du terrorisme», aurait conclu l’agence.

La KCNA a décrit les États-Unis comme un «caméléon» qui «change de couleurs» afin de pouvoir renverser les gouvernements, en particulier au Moyen-Orient, où ils ont utilisé la lutte antiterroriste et la non-prolifération des armes pour justifier les guerres en Afghanistan, en Irak et en Libye, écrit le Daily Star.

L’agence nord-coréenne est connue pour ses déclarations fortes à l’encontre les États-Unis. Début octobre, la Corée du Nord a menacé de réduire les États-Unis en une «mer de flammes», a relaté l’agence de presse sud-coréenne Yonhap se référant à la KCNA.

Sur fond de tensions extrêmes entre Pyongyang et Washington, les États-Unis et la Corée du Sud organisent de plus en plus souvent des exercices conjoints sur la péninsule coréenne, tandis que la Corée du Nord ne projette pas d’abandonner le développement des armes nucléaires ni les tests de missiles.
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Guerre électronique : pourquoi les USA ont 15 ans de retard sur la Russie

Guerre électronique: pourquoi les USA ont 15 ans de retard sur la Russie
Les médias occidentaux publient de plus en plus d’articles élogieux sur l’armement russe, et notamment les systèmes de guerre électronique dont l’armée russe possède plusieurs dizaines d’exemplaires.

Vladimir Mikheev, conseiller du premier adjoint du directeur du groupe Technologies radioélectroniques, explique à la chaîne Zvezda pourquoi la Russie a besoin d’autant de systèmes de guerre électronique différents, pourquoi les Américains tentent de concevoir des systèmes similaires, et quelles sont les caractéristiques de l’avionique du Su-57. Selon la chaîne Zvezda.

– Monsieur Mikheev, pourquoi les USA ne possèdent-ils pas de systèmes de guerre électronique modernes?

— Pendant longtemps, les Américains ont participé à des conflits d’échelle régionale où leurs principaux ennemis étaient des moudjahidines afghans, des militaires irakiens ou encore les troupes yougoslaves. Et nous savons que ce ne sont pas les premières armées du monde contrairement à la Russie, la Chine, Israël, l’Inde et le Pakistan — qui est alimenté par le marché chinois. L’armée turque est également très moderne, il ne faut pas l’ignorer.

Ces pays disposent des meilleures armes alors que les Américains, qui désignent au Congrès des pays du Tiers monde comme ennemis, ont mis de côté une partie de la modernisation liée à l’élaboration de systèmes de guerre électronique — pourquoi utiliser contre des moudjahidines des canons électroniques et des bombes à hyperfréquence quand on peut les éliminer simplement avec l’aviation?

En Union soviétique, nous disposions déjà de systèmes inertiels dans les commandes d’armement. Nous avons toujours considéré les premières armées du monde comme nos rivaux. Il ne faut pas oublier que la guerre électronique a commencé à l’époque de la guerre russo-japonaise. Nous savions toujours qu’utiliser un grand nombre d’avions pour commettre une attaque massive ne suffirait jamais. Pour combattre un ennemi électronique, il faut posséder les meilleurs systèmes électroniques. Nous avons travaillé sans relâche sur les systèmes de guerre électronique. Tandis qu’ils écrivaient MiG-21 dans leur cahier des charges, nous écrivions F-22, F-35, F-15.

Cependant, tout ce que nous inventions n’apparaissait pas toujours d’abord dans notre armée. Par exemple, ce sont les Allemands et les Américains qui se sont dotés des premiers radars, et contre eux nous avons mis au point des stations de brouillage et nos propres radars.

Mais nous avons été les premiers à développer des systèmes de guerre électronique dans l’aviation, parce que les avions partent les premiers dans les opérations militaires actives. D’abord, l’armée impose sa domination dans les airs, puis au sol avec l’aide de l’aviation. La Syrie en est un parfait exemple.

– Les USA développent-ils des systèmes de ce genre?

— Aujourd’hui, les Américains tentent de rattraper leur retard. Les spécialistes américains ont entamé plusieurs travaux pour créer et moderniser les systèmes existants de guerre électronique. Des compagnies puissantes étaient présentes sur le marché américain mais sont parties en Europe, faute d’avoir été sollicitées. Aujourd’hui elles sont revenues aux USA pour développer des systèmes modernes. Les Américains ne pensaient pas avoir besoin de radars à antenne active pour la guerre électronique mais ils ont pris conscience du fait que la Russie et la Chine disposaient d’armes modernes, et ont repris le travail dans ce secteur.

Ils construisent notamment un hélicoptère de guerre électronique à partir du S-61/SH-3 Sea King pour protéger les groupes navals. C’est pourquoi il ne faut pas camoufler un navire uniquement par les moyens navals.

Les Américains sont tout de même en retard parce qu’ils ont perdu environ 10-15 ans. Maintenant ils tentent de nous rattraper, ils injectent de l’argent dans la compagnie militaire Northrop Grumman Corporation qui travaille dans le domaine de l’électronique et des technologies informatiques.

Alors que nous poursuivons le développement des secteurs traditionnels et en élaborons de nouveaux. Par exemple, nous concevons des systèmes radio-photoniques qui constitueront la base des futurs systèmes de guerre électronique et de défense électronique. Nous nous intéressons aux systèmes qui combattront l’aviation du futur.

– L’avion PAK FA qui s’est fait attribuer récemment l’indice de série Su-57 est notre avion le plus moderne. L’aviation du futur est déjà devenue de facto l’aviation du présent. A quelle étape se trouve actuellement le développement de cet appareil?

— Les essais de série du PAK FA — Su-27 se terminent actuellement, parallèlement au début de leur exploitation d’essai. Je pense que prochainement ces appareils se feront remarquer dans l’accomplissement de tâches concrètes.

Parfois, il est impossible de remplir toutes les tâches avec un seul appareil. C’est pourquoi les avions sont liés entre eux et peuvent travailler en groupe. Par exemple, un avion a effectué la reconnaissance pour transmettre les informations, un autre l’a traité et a observé avec ses propres systèmes, et un troisième, volant probablement du côté complètement opposé, a tiré des missiles. Sachant qu’une fois tirés ces missiles peuvent être guidés, par exemple, par le premier avion.

Parallèlement à l’exploitation d’essai commencera la modernisation de ces avions. Les moteurs et les armements seront nouveaux. Car l’avion met du temps à être mis au point, alors que les missiles sont conçus plus vite. C’est pourquoi la liste des missiles sera complètement différente. Et l’introduction de nouveaux missiles entraîne la mise au point de certains systèmes internes.

Dans 4 à 5 ans l’avion sera construit non seulement avec de nouveaux moteurs, mais également avec une nouvelle avionique. L’astuce de ces avions est que les équipements électroniques de bord seront constamment remplacés. Ils seront modernisés selon le principe de l’avionique modulaire intégrale. Les blocs qui se trouvent à bord sont des ordinateurs rapides. Quand nous atteindrons une nouvelle étape de rapidité d’action nous remplacerons un bloc par un autre ayant de meilleures capacités de calcul. Il peut également être reprogrammé par les informaticiens. De cette manière, l’avion affichera des caractéristiques complètement différentes.

Zvezda la chaîne
 

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«Les USA ont déclaré la guerre à notre pays» : Pyongyang renforce ses défenses côtières et menace d’abattre les bombardiers américains

Et comme le précise Zero Hedge,  La Corée du Nord renforce ses défenses côtières à la suite de la  « Déclaration de guerre » US :

Bras de fer, escalade verbale, guerre d’ego – jeu dangereux… La propension de Donald Trump à la diplomatie du tweet vis-à-vis de la Corée du Nord crée, d’après des analystes, une situation volatile que les erreurs d’interprétation pourraient enflammer.

Le président américain, qui est engagé dans une querelle de plus en plus personnelle avec Kim Jong-un, a alarmé Pyongyang en assurant que le régime n’en aurait plus pour « très longtemps ». Le Nord a réagi en accusant carrément Washington de lui avoir « déclaré la guerre ».

Si la Maison Blanche a qualifié ces propos d’« absurdes », le mal est peut-être fait. La Corée du Nord ne prend jamais très bien ce qu’elle perçoit comme des menaces contre le régime. Et, d’après l’agence sud-coréenne Yonhap, Pyongyang a d’ailleurs renforcé ses défenses côtières à l’est.

«Les USA ont déclaré la guerre à notre pays» : Pyongyang menace d’abattre les bombardiers américains

Le chef de la diplomatie nord-coréenne a assuré que Donald Trump avait déclaré la guerre à la Corée du Nord et que le pays était prêt à abattre les bombardiers américains qui approcheraient de ses frontières.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a affirmé le 25 septembre à des journalistes à New York que le président américain Donald Trump avait déclaré la guerre à son pays.

“Le monde entier devrait se rappeler clairement que ce sont les Etats-Unis qui ont déclaré la guerre à notre pays en premier lieu.”

«Le monde entier devrait se rappeler clairement que ce sont les Etats-Unis qui ont déclaré la guerre à notre pays en premier lieu», a-t-il déclaré en marge de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, cité par l’agence Reuters.

“La question de savoir qui va rester le plus longtemps au pouvoir entre Donald Trump et Kim Jong Un va trouver une réponse.”

«Trump a affirmé que nos dirigeants n’allaient plus être au pouvoir pour longtemps», a aussi souligné Ri Yong Ho. «La question de savoir qui va rester le plus longtemps va trouver une réponse», a-t-il lancé.

De plus, Ri Yong Ho a assuré que la Corée du Nord était prête à abattre les bombardiers américains s’approchant de ses frontières.

Le 23 septembre, des bombardiers américains avaient volé au plus près de la frontière nord-coréenne pour envoyer un «message clair» à Pyongyang, selon le Pentagone.

Le Pentagone met en demeure la Corée du Nord

«Nous n’avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et franchement, une telle suggestion est absurde», a aussitôt réagi Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l’exécutif américain. Elle a en outre souligné que les bombardiers américains en question avaient survolé les eaux internationales le 23 septembre dernier, et non la Corée du Nord. «Il n’est jamais acceptable pour un pays d’abattre des avions d’un autre pays se trouvant au-dessus des eaux internationales», a-t-elle souligné.

Le département de la Défense américain a de son côté également haussé le ton à l’encontre de Pyongyang. «Si la Corée du Nord ne cesse pas ses provocations, vous savez, nous nous assurerons de fournir au président les options afin qu’il s’occupe de la Corée du Nord», a déclaré à la presse le colonel Robert Manning, porte-parole du Pentagone ce même jour.

Il s’agit d’une nouvelle recrudescence des tensions, dans un contexte déjà très tendu entre Washington et Pyongyang. Lors de son discours devant l’assemblée générale, le 19 septembre, Donald Trump avait menacé de «détruire totalement la Corée du Nord». Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait rétorqué qu’il materait «par le feu le gâteux américain mentalement dérangé», accusant Donald Trump de l’avoir insulté, lui et son pays, «sous les yeux du monde entier».

 

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Les USA préparent la doctrine d’une guerre avec la Russie et la Chine

Les USA préparent la doctrine d’une guerre avec la Russie et la Chine.

Selon les Russes – Les militaires américains planchent sur un document intitulé « Consignes de préparation et de réalisation d’opérations militaires » ou, autrement dit, sur le règlement sur le service en campagne. Selon le Pentagone, ce document est indispensable dans le cadre d’une guerre éventuelle avec la Russie ou la Chine ».

Cependant, les militaires affirment que cette doctrine est un moyen généraliste et sera applicable à la lutte contre l’organisation terroriste État islamique (EI ou Daech) qui utilise des moyens de renseignement et des armements modernes. Les fonctionnaires de l’armée américaine sont en train d’examiner le document. Il devrait être prêt en automne 2017.

Selon le document, les États-Unis doivent être en mesure d’affronter la Russie et la Chine qui développent des chasseurs dernier cri et des systèmes de défense antiaérienne. Le texte précise que ces pays disposent de missiles antinavires de longue portée qui seraient destinés à détruire les porte-avions américains.

Les experts russes sont convaincus que les États-Unis ne frapperaient jamais un fort adversaire. C’est pourquoi ils n’ont pas encore porté un coup contre la Corée du Nord. Selon l’expert militaire Viktor Iessine, l’administration a pris en compte les conséquences éventuelles d’un tel coup. Ils ont compris qu’il n’est pas exclu que Pyongyang puisse recourir à ses missiles balistiques afin de frapper les troupes américaines déployées en Corée du Sud et au Japon.

« S’il y a un risque de réponse, ils (les USA) contiennent leurs élans », a souligné l’expert.

Auparavant, les spécialistes du Centre d’action préventive au sein du Conseil américain des relations internationales (Council on Foreign Relations – CFR) ont établi la liste de menaces principales pour les États-Unis en 2017. Selon eux, la confrontation entre la Russie et les pays de l’Otan, provoquée par « la politique agressive de Moscou en Europe de l’Est », est la menace la plus importante.

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Les USA testent leur bouclier antimissile face aux missiles nord-coréens

Les USA testent leur bouclier antimissile face aux missiles nord-coréens

Le Pentagone envisage d’effectuer des tests de leur système de défense antiaérienne afin de déterminer s’il est en mesure d’intercepter les missiles nord-coréens. Les tests se dérouleront dans le Pacifique, relate la chaîne américaine CNN.

Il s’agit d’une partie d’un programme universel antiaérien US visant à protéger les États-Unis contre les tirs éventuels nord-coréens et iraniens.

Le missile modernisé Standard Missile sera tiré depuis un navire américain lors du premier test. Cet engin n’a été utilisé qu’une fois.

Le Pentagone développe ce programme conjointement avec le Japon. Il vise à intercepter les missiles nord-coréens de moyenne portée qui constituent une menace pour l’allié américain. Les tests dans le Pacifique montreront si les militaires US sont prêts à abattre un missile balistique intercontinental conçu par Pyongyang qui pourrait menacer les États-Unis.

Les capacités de missiles intercepteurs US à long rayon d’action déployés en Alaska et en Californie seront testées pendant le deuxième exercice. Un missile intercepteur sera tiré depuis la base aérienne de Vanderberg (Californie) et tentera d’abattre une imitation d’un missile nord-coréen dans la région du Pacifique.

Cependant, le New York Times affirme que le tir nord-coréen du 16 avril aurait échoué à cause d’activités subversives de Washington.

« Après un tir nord-coréen raté, certains ont supposé qu’il s’agit d’attaques américaines dans le cadre d’un programme US visant à faire échouer de tels tests. Une telle possibilité n’est pas exclue car 85% des missiles nord-coréens se sont autodétruits dès le lancement de ce programme », lit-on dans un article du New York Times.

Auparavant, Pravda.Ru a rendu public que les autorités japonaises envisageaient de mettre ses forces d’autodéfenses en état d’alerte au cas où un missile nord-coréen tomberait dans les eaux territoriales du Japon. Cette décision pourrait être prise pour la première fois depuis longtemps.

Ces informations ont été distribuées par les médias japonais se référant à des sources gouvernementales. Le gouvernement envisage d’introduire « l’état d’attaque armée menaçante ».

Pyongyang envisage d’effectuer un nouveau tir le 25 avril, le jour du 85e anniversaire de l’Armée populaire de Corée.

Un conseiller en politique étrangère de la Maison-Blanche a auparavant annoncé que des options militaires étaient en train d’être étudiées en vue de dissuader La Corée du Nord de poursuivre son programme nucléaire.

Suite au lancement échoué d’un missile nord-coréen le 16 avril, le vice-président américain Mike Pence, en visite dans une base militaire US en Corée du Sud, a déclaré que Les États-Unis avaient mis fin à la politique de « patience stratégique » à l’égard de Pyongyang. À l’heure actuelle, un groupe aéronaval américain avec à sa tête le porte-avions USS Carl Vinson se dirige vers la péninsule coréenne.

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A quoi ressembleront les USA quand les actions, l’immobilier et les voitures d’occasions auront chuté de plus de 50%

L’économie dépend des prêts accordés par les banques. Si cette activité ralentit, l’économie ralentit aussi. Or la croissance du crédit baisse à un rythme jamais enregistré depuis 2008. Selon Bill Bonner, L’Indice Funeste vire au rouge, prédisant « Il est quasiment certain que les choses vont s’aggraver. »

A quoi ressembleront les USA quand les actions, l’immobilier et les voitures d’occasions auront chuté de plus de 50%

Avez-vous déjà pensé à ce qui se passera une fois que la bulle aura éclaté ? En 2008, nous avons eu le droit à un court aperçu de ce qu’est devenu la vie après, mais la plupart des Américains semblent penser aujourd’hui que la dernière crise financière n’était qu’un léger soubresaut sur le chemin d’une prospérité économique sans fin. Or la vérité, c’est que la fastueux train de vie des Etats-Unis est uniquement alimenté par un endettement extrêmement élevé et qui n’est plus tenable à long terme. Lorsque cette bulle d’endettement éclatera, l’Amérique sera alors confrontée à un ajustement extrêmement douloureux.

Depuis la dernière crise financière, la dette publique américaine a presque doublé, la dette des entreprises a été multipliée par 2, les valorisations des actions ont atteint des sommets et sont littéralement surévaluées, la bulle sur les prêts étudiants a dépassé 1.000 milliards de dollars, l’Amérique est confrontée à la plus grande crise des fonds de pension sous-financés de toute son histoire, et dans de nombreuses régions américaines ( en particulier sur la côte ouest), l’Amérique fait face à une bulle immobilière qui est encore pire que celle qui avait éclaté en 2007 et 2008.

Et malgré toutes ces bulles d’endettement, la croissance du PIB américain est devenue littéralement anémique. Même si vous croyez aux chiffres grossièrement manipulés que met en avant le gouvernement fédéral, l’économie américaine n’a progressé que de seulement 1,6% en 2016

En termes de PIB, le quatrième trimestre a été révisé en légère hausse, mais il y a eu des ajustements sur les trimestres précédents, et malgré cela, la croissance globale du PIB américain pour l’année 2016 est restée faible avec un taux lamentable de 1,6%. On peut même parler de décrochage à ce niveau de taux. L’économie américaine ne peut que difficilement continuer à se maintenir à un niveau élevé avec un si faible taux de croissance. Etant donné que le faible taux de croissance au 4ème a tué tout espoir de finir l’année sur une bonne note, la croissance du PIB pour l’année 2016 a affiché son pire résultat depuis la dernière récession.

Et les bénéfices des sociétés, en dépit d’un marché boursier qui n’a jamais cessé de grimper depuis des années, sont encore plus mauvais qu’avant. Bien plus mauvais. Les bénéfices des sociétés ne font que baisser depuis des années. En réalité, ils avaient baissé durant les années précédents les deux dernières bulles boursières, avant la bulle Internet et celle de la bulle immobilière en 2008. Ces deux bulles avaient fini par imploser et les marchés par s’effondrer.

De plus, n’oubliez pas que les choses avaient continué de se détériorer au début de l’année 2016. Or actuellement, on s’attend à ce que le Pib américain soit en croissance de seulement 0,9% sur le premier trimestre 2017.

Donc, toute personne qui essaie de vous faire croire que l’économie américaine se porte bien ne fait que vous mentir.

Mais même si les choses ne semblent pas aller aussi bien que cela en ce moment, eh bien, elles risquent de s’aggraver lorsque la plus grosse bulle d’endettement de toute l’histoire aura explosé.

Par exemple, que croyez-vous qu’il arrivera aux Etats-Unis une fois que la capitalisation boursière sur les indices aura été divisée par 2 ? Dans une récente note destinée à ses clients, John P. Hussman a déclaré que son équipe prévoit que d’ici la fin de ce cycle actuel de marché qu’« à peu près la moitié de la capitalisation boursière des actions américaines soit 17.000 milliards de dollars vont tout simplement disparaître et partir en fumée ».

Et bien sûr, tout ceci colle parfaitement avec tout ce que je vous explique depuis longtemps maintenant. Si l’on se base sur les principaux indicateurs qui permettent d’évaluer la cherté des marchés boursiers (comme le CAPE, etc.) et les comparer à leurs moyennes à long terme, eh bien, les actions vont devoir chuter d’au moins 40 à 50% par rapport à leurs niveaux actuels.

Au fur et à mesure que la crise s’amplifiera, d’autres classes d’actifs seront également lourdement impactés. Cette semaine, Morgan Stanley (l’une des banques trop grosses pour faire faillite – Too big to fail) a publié un rapport dans lequel il est expliqué que les prix des véhicules d’occasions « pourrait s’effondrer de 50% » au cours des prochaines années…

Pendant des mois, nous avons parlé de l’énorme bulle actuelle sur les prêts automobiles aux Etats-Unis. Après avoir souligné un bon nombre de préoccupations que nous avons mis en évidence à plusieurs reprises, l’équipe d’Adam Jonas, spécialisée sur le secteur automobile chez Morgan Stanley, vient de publier un rapport expliquant pourquoi son équipe pense que les prix des véhicules d’occasions pourraient s’effondrer de 50% d’ici les 4 à 5 prochaines années

Les prix dans l’immobilier s’apprêtent à connaître une chute majeure. C’est particulièrement vrai sur la côte ouest où l’argent qui provient du secteur des nouvelles technologies et des acheteurs étrangers et d’Asie plus précisément ont poussé les prix de l’immobilier jusqu’à des niveaux vertigineux. Vous aurez de la chance si vous arrivez à devenir le propriétaire d’une maison avec un budget d’un demi-million de dollars à San Francisco. Il faut savoir qu’en Californie, les prix des logements atteignent des sommets. En raison d’un manque de logements locatifs abordables, les prix ont littéralement explosé à San Francisco, si bien qu’on en est rendu à voir un ingénieur payer 1400 dollars par mois pour vivre dans un placard. Beaucoup pensent que ce sera une chance pour certaines villes de la côte ouest si la valeur des biens immobiliers venaient à perdre jusqu’à 50% de leur valeur lors du prochain effondrement financier.

Il y a des bulles de partout si vous prenez le temps de bien regarder. Dans un article récent, Daniel Lang a mis en avant quelques-unes d’entre elles

  • Eric Rosengren, le président de la réserve fédérale de Boston, a récemment fait un aveu plutôt surprenant. Nous sommes sans doute au milieu d’une autre bulle immobilière. Les grandes institutions financières dans ce pays possèdent plus de 14.000 milliards de dollars de prêts immobiliers résidentiels. Ce qui représente plus de 40.000 dollars sur la tête de chaque américain.
  • Les faibles taux d’intérêt ont alimenté une bulle sur les prêts automobiles de type subprimes, et cette bulle semble avoir atteint ses limites . Il y a maintenant plus d’1 million de prêts automobiles ordinaires et subprimes qui connaissent des retards de paiements (plus de 60 jours), un chiffre qui n’a jamais été aussi élevé depuis 2009.
  • Il y a maintenant plus de 1.000 milliards d’endettement sur les prêts étudiants aux Etats-Unis; dont une grande partie est détenue par des familles ayant de faibles revenus. Et il y a peu d’ espoir que ces étudiants obtiennent un emploi qui soit à la hauteur de ce qu’ils ont investi dans leurs études. Voilà pourquoi au moins 27% des prêts étudiants accusent un retard de paiement. Bien que plus de 25% des étudiants connaissent des retards de paiements sur leurs prêts, eh bien, n’oubliez pas qu’il y a 10 ans, ce chiffre n’était que 11,1%. Et si cette tendance se poursuit, on pourrait passer à 3.300 milliards de dollars de prêts étudiants d’ici à la fin de la prochaine décennie.

Mais il arrivera un moment où les déséquilibres seront trop importants et où le système s’effondrera sur lui-même.

En d’autres termes, nous nous dirigeons vers une méga implosion.

Et une fois que cette implosion aura eu lieu, les gens deviendront complètement fous. La colère et la frustration atteindront des sommets, et il n’en faudra pas beaucoup pour que des millions d’Américains deviennent incontrôlables.

Dans une récente interview avec Greg Hunter, James Rickards a averti que lorsque les choses iront très mal aux Etats-Unis, nous pourrions assister à des scènes de pillages monstres (money riots)

Alors, pourrions-nous faire face à un monde de type « Mad Max » si le système financier venait à s’effondrer totalement ? James Rickards: « Dans mon livre ‘The Road to Ruin’, je parle de ce que j’appelle les pillages monstres. Beaucoup de raisons peuvent expliquer des émeutes. Lorsque vous fermez les banques, que vous clôturez les marchés boursiers et que l’on vous explique que vous ne pouvez plus récupérer votre argent temporairement, alors là, croyez moi ou pas mais les gens vont sortir et commencer à brûler les banques. Le gouvernement est prêt à faire face à ce type de situation en déployant des mesures d’urgence et en mettant en place la loi martiale. . . . Les gouvernements ne laisseront pas les choses se déliter sans se battre. . . . Lorsque cette situation de blocage arrivera, ils essaieront de gagner du temps jusqu’à ce qu’ils trouvent une solution, que ce soit avec l’Or, les droits de tirage spéciaux (DTS), les garanties ou quoi que ce soit d’autre. Il n’y a que deux ou trois possibilités, mais chacune d’entre elles prendront du temps, et ils devront bloquer le système. . . . Les gens ne se calmeront pas pour autant. Donc, cela signifie que les gens vont se révolter. Ils brûleront des banques. Ils briseront les fenêtres, mais alors, que prendront-ils comme décisions face à cela ? La réponse sera la loi martiale, la police militarisée, des unités militaires et nous obtiendront quelque chose qui ressemblera assez rapidement à une dictature ».

Je suis parfaitement d’accord avec son scénario.

Tout ce qui nous attend, c’est une autre crise financière majeure et les américains deviendront complètement fous et totalement incontrôlables.

Malheureusement, tous les problèmes économiques que nous voyons s’accumuler depuis longtemps ne feront que provoquer une crise bien plus importante encore, et lorsque les choses vont commencer à se dégrader, l’Amérique sera alors confrontée à une situation sans précédent.

Beaucoup de gens aux Etats-Unis pensent que la crise est derrière nous, mais c’est une énorme erreur.

Ce n’est pas parce que vous retardez une crise qu’elle ne finira pas par arriver. Et du fait que nos dirigeants aient continué à faire grossir cette bulle d’endettement, la crise qui vient sera encore plus sévère que les précédentes.

Source via BB

 
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Publié par le 10 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Les USA cherchent-ils à démanteler l’ONU ?

Les USA cherchent-ils à démanteler l’ONU ?

George Washington, le premier président US, a fait remarquer  que le pays devra « éviter les alliances permanentes avec toute partie du monde extérieur ». 221 ans après, les USA sont sur le point de renouer avec ce précepte.

Rex Tillerson, le Secrétaire d’État US, a déclaré qu’à moins que l’ONU subisse une « considérable réforme », les USA ne continueront plus à participer au Conseil des droits de l’homme.

Washington se plaint depuis longtemps de l’activité de cet organisme en général, et en particulier du fait que le Conseil des droits de l’homme sis à Genève, se focalise indûment sur Israël et inclut des pays membres affublés d’un piètre dossier sur ces droits. L’administration Trump a mis en doute l’utilité du Conseil.

Les fonctionnaires du Département d’État ont reçu l’ordre de chercher à réduire de plus de 50% le financement US pour les programmes des Nations Unies, y compris pour les opérations de maintien de la paix. Les USA fournissent environ 2,5 milliards de dollars par an pour financer les soldats de la paix. La proposition de budget aggrave le glissement de la diplomatie et de l’aide étrangère vers le renforcement de l’armée de l’administration Trump.

Publié le 16 mars, le projet de budget 2018 inclut des compressions de 28 pour cent des dépenses du Département d’État, de l’Organisme pour le développement international (USAID) et d’autres programmes d’assistance extérieure, dont l’ONU. Les compressions budgétaires affectent le Programme alimentaire mondial qui alimente ceux qui meurent de faim, le programme de vaccination des enfants de l’UNICEF, l’organisme de l’ONU pour la protection des réfugiés fuyant la guerre, et les missions de maintien de la paix, qui touchent des millions de gens et circonscrivent la propagation du terrorisme à travers le monde.

Le Secrétaire d’État Rex Tillerson a suggéré d’introduire progressivement des réductions majeures au cours des trois prochaines années. Les USA sont le donateur principal au budget de l’ONU. Ils financent 22% des dépenses annuelles de l’Organisation. En outre, les USA financent 29% des opérations de maintien de la paix. Globalement, les USA consacrent 10 milliards de dollars par an à l’ONU.

Si Washington ne respecte pas ses engagements de financement du budget régulier de l’ONU, ce qui est obligatoire, il perdra son droit de vote à l’Assemblée générale. En fait, c’est déjà réglé. La Loi US sur la restauration de la souveraineté de 2017 a été déposée à la Chambre le 3 janvier et soumise à la Commission des affaires étrangères de la Chambre. Parrainée par le député républicain de l’Alabama Mike Rogers, la loi propose que les USA mettent fin à leur adhésion à l’ONU, que l’organisation retire son siège du pays et que les USA cessent de participer à l’Organisation mondiale de la santé. Si elle était adoptée, la loi entrera en vigueur deux ans après sa signature. En janvier également, les sénateurs Ted Cruz et Lindsey Graham ont déposé un projet de loi visant à cesser de financer les Nations Unies.

Les sentiments anti-ONU sont alimentés par le fait que ces dernières années, l’Organisation a de plus en plus critiqué les USA à cause des violations des droits de l’homme et des lois internationales. Par exemple, en 2014, le Comité des Nations Unies contre la torture a publié un rapport qui critiquait gravement les USA pour discrimination raciale et d’autres questions relatives aux droits civils, dont la surveillance électronique, les interrogatoires de la CIA, les détentions d’immigrants, la non-fermeture des installations de détention de Guantanamo Bay etc.

En 2015, un nouveau rapport de l’ONU a critiqué les USA pour être le seul pays du monde qui emprisonne les enfants pour la vie sans liberté conditionnelle. Les USA ont été blâmés au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies parce qu’ils se considèrent au-dessus des droits de l’homme, sont racistes et les agents des forces de l’ordre recourent excessivement à la force. Le droit d’utiliser des drones dans d’autres pays qui ne sont pas en guerre avec les USA, a été contesté à maintes reprises par la communauté internationale.

En 2003, les USA ont attaqué l’Irak sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. En 2011, en tant que membre de l’OTAN, ils ont outrepassé la résolution de l’ONU sur la Libye.

Il existe d’autres exemples qui prouvent que les USA ont violé maintes fois le droit international. Mais le retrait de l’Organisation répondra-t-il aux intérêts nationaux US ?

En fait, les arguments avancés pour quitter l’ONU ne tiennent pas la route. Les 10 milliards de dollars, soit environ un quart des un pour cent du budget fédéral de 3800 milliards de dollars, que les USA donnent aux Nations Unies chaque année, sont cruciaux pour l’aide humanitaire dans le monde, la lutte contre le terrorisme et le découragement de la prolifération nucléaire. La contribution à la stabilisation des économies fragiles aide à maintenir à flot les partenaires commerciaux ou à en créer de nouveaux.

L’ONU a aidé plus de 100 autres pays à mettre en œuvre ou à améliorer les lois existantes en matière de lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, l’ONU finance 16 opérations de maintien de la paix, avec 117 000 soldats, policiers, observateurs militaires, personnel civil et volontaires de 125 pays. Pour le contrôle des armements, le désarmement et, surtout, la non-prolifération, l’importance de l’ONU est indiscutable. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et l’Agence internationale de l’énergie atomique ont grandement contribué à empêcher une guerre nucléaire. L’ONU est dépositaire de plus de 560 traités multilatéraux.

Une demi-douzaine d’accords fondamentaux relatifs aux droits de l’homme et la création d’un haut commissaire aux droits de l’homme pour en surveiller la conformité, ont amélioré la vie de nombreux peuples. L’Organisation a contribué à l’éducation de millions d’enfants dans le monde.

Sans doute imparfaite, l’ONU doit être réformée, mais il demeure que c’est un instrument essentiel de gouvernance internationale dans le monde interdépendant, à un moment où la sécurité mondiale est menacée, qu’il s’agisse d’États voyous, de terroristes, de décès controversés ou de changements climatiques. Tous ces problèmes ne peuvent être abordés que par l’engagement et la coopération, et non par l’isolement ou l’unilatéralisme. Personne ne peut les aborder seuls.

Se débarrasser du fardeau du droit international et des engagements mondiaux n’apporte pas la solution des problèmes. En sortant de l’Organisation, les USA seront privés d’une institution indispensable pour communiquer avec le monde. Ils perdront beaucoup et ne gagneront rien. Espérons qu’ils décideront d’enrayer cette dangereuse tendance.

Strategic Culture Foundation, Andrei Akulov

Original : www.strategic-culture.org/news/2017/03/18/us-kicks-un-in-guts.html
Traduction Petrus Lombard

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans général, International, Politique

 

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