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Pour le gouverneur de la banque centrale du Japon, on ne peut pas résoudre tous les problèmes avec la seule politique monétaire… L’édito de Charles SANNAT

Japon geisha

Tiens, Kuroda se réveille ! Mais il va continuer à faire plus de la même politique qui ne marche pas depuis des décennies et qui mène le Japon droit dans le mur . Car il n’a pas d’autres choix – dans sa vision de l’économie – Keynesienne et étriquée .

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous savez ce que je pense de la situation économique actuelle, en particulier celles et ceux qui me suivent jour après jour.

Les choses sont à la fois d’une complexité extrême mais aussi d’une simplicité biblique. Économiquement, c’est la catastrophe ; économiquement, le monde entier est soumis à une déflation terrible et destructrice sur fond de surendettement généralisé.

La seule façon de faire perdurer ce système à bout de souffle, c’est évidemment les politiques totalement inouïes économiquement parlant menées par les banques centrales.

Est-ce que ce qu’elles font est bien ou mal ?

Peu importe en réalité, elles le font et, ce faisant, conditionnent le monde dans lequel nous vivons. Devons-nous les blâmer ? Sincèrement, je pense que non. Bien sûr, les politiques monétaires menées profitent bien plus à Wall Street qu’à Main Street, une expression américaine signifiant que cela est bien plus favorable aux riches de Wall Street qu’aux pauvres gens de la rue comme vous et moi.
Pourtant, sachez, sans démagogie aucune et justement par honnêteté intellectuelle, qu’en fait vous en profitez, et vous en profitez même très largement des politiques centrales.

Pourquoi et comment, me direz-vous ?

Tout simplement parce que votre monde ne s’est pas effondré… Et que si votre monde économique s’effondre, je peux vous assurer que vous allez regretter amèrement les politiques des banques centrales.
Ne vous méprenez pas. Je ne défends personne, ni accuse quiconque. Pour le moment, et bien que ces politiques enrichissent encore plus les riches et appauvrissent les pauvres, il n’en reste pas moins vrai que le système tient. Le système ne tient qu’à un fil et ce fil c’est évidemment la politique concertée des grandes banques centrales à travers le monde.

Japon : “la politique monétaire ne peut pas tout”, dit le gouverneur de la BoJ

C’est une dépêche du jour de l’AFP qui nous apprend que “trois ans après le lancement d’une vaste offensive monétaire, le gouverneur de la banque centrale du Japon (BOJ), Haruhiko Kuroda, a insisté mardi sur le fait que l’action de l’institut d’émission ne pouvait à elle seule sortir le Japon des affres de la déflation”.

“Il a souligné que les dispositifs actuels d’assouplissement quantitatif et qualitatif, dont l’instauration récente de taux négatifs sur des liquidités déposées par les banques, agissaient dans le bon sens, mais que d’autres éléments devaient jouer pour que l’économie nippone prenne l’élan attendu.”

Vous devez bien entendre les paroles de ce gouverneur en exercice au Japon qui est le pays le plus avancé et dans l’endettement, et dans la déflation, et dans les taux négatifs. Le Japon montre la voie à tous. Que son gouverneur dise qu’il ne peut pas tout est un terrible aveu d’échec mais est surtout très inquiétant.

Cette nuit en Asie : le fonds de pension japonais aurait perdu 48 milliards d’euros

Cet article des Échos aborde un autre problème touchant le Japon.

“Cherchant à doper le Nikkei, pour redonner confiance aux acteurs économiques, Shinzo Abe a poussé le fonds de pension à investir plus massivement sur les marchés actions japonais et étrangers.

Habituellement, le gigantesque Fonds de réserve japonais des régimes de retraites publiques (GPIF) communique ses résultats annuels au début du mois de juillet. Mais exceptionnellement cette année, le plus important fonds de pension de la planète ne fera la lumière sur ses performances que le 29 juillet, soit après une élection parlementaire jugée capitale pour le gouvernement de Shinzo Abe.

S’étonnant de cette modification de calendrier, l’opposition japonaise se demande si l’exécutif aurait quelques chose à dissimuler. “Oui”, lui ont répondu ce mardi matin plusieurs analystes qui estiment que le GPIF, que Shinzo Abe a poussé à se montrer plus audacieux, vient d’enregistrer des pertes colossales. Les experts de SMBC Nikko Securities Inc. évoquent une perte, sur l’exercice fiscal qui s’est achevé le 31 mars, approchant les 6 000 milliards de yens, soit près de 48 milliards d’euros.”

Le Japon au bout du rouleau et le fil de la banque centrale va-t-il lâcher ?

Oui le Japon est en crise depuis maintenant presque 30 ans. Un peu comme nous finalement.
Je vous disais un peu plus haut que tout tenait par le fil des banques centrales qui, en réalité, assurent le fonctionnement à “cours forcé” de l’économie mondiale.

Si les banques centrales vacillent, alors ce sera l’effondrement systémique. C’est la raison pour laquelle vous devez surveiller avec une acuité toute particulière ce qu’elles font.

Maintenant, imaginez que les banques centrales cessent le soutien à l’économie ?
Imaginez cela ! Et vous comprendrez aisément la raison pour laquelle je vous incite à vous protéger.

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

Source AFP pour le Japon ici

Source Les Echos ici pour la perte de 48 milliards 

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Publié par le 6 avril 2016 dans économie, général, International

 

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L’intelligence artificielle pour aider l’homme à « résoudre » les problèmes mondiaux à travers des réseaux collaboratifs ?

intelligence artificielle homme réseaux collaboratifs

Intelligences humaine et artificielle sur le même plan ?

L’alliance de l’homme et de l’ordinateur pourrait bien constituer la panacée face aux problèmes complexes de notre monde : ce sont, bien sûr, des scientifiques qui ont proféré cette énormité. L’énormité n’étant pas de se servir de l’aide d’ordinateurs pour les calculs complexes, mais d’y voir une « intelligence » analogue à celle de l’homme. Quant aux problèmes contemporains à résoudre, on les connaît aussi : les scientifiques citent les conflits géopolitiques mondiaux, mais aussi le « changement climatique ».

Si l’homme surpasse la machine dans bien des domaines – comme la « créativité abstraite », comme ils disent, l’ordinateur peut toutefois lui permettre d’étendre ses capacités cognitives par le biais de réseaux coopératifs multidimensionnels capables de réussir là où les moyens traditionnels de résolution des problèmes échouent, affirment des chercheurs du Human Computation Institute (HCI) et de l’université Cornell dans un article publié par Science.

Le HCI est une centre d’innovation à but non lucratif qui s’est donné pour but d’« améliorer » la société à travers « des méthodes innovantes qui permettent de faire coopérer les forces complémentaires d’être humains mis en réseau et des machines », dans les domaines de la santé, de l’action humanitaire et de l’éducation, dans des systèmes « intégrés » de modélisation par exemple. La combinaison de ces systèmes pourrait même au bout du compte aboutir à une alliance constituée par « un seul organisme prédictif » pour résoudre « les problèmes les plus inextricables » et pour atteindre une « homéostasie planétaire » – ou la noosphère.

Une forme de nouveau messianisme scientifique, en somme…

L’intelligence artificielle fait évoluer les réseaux collaboratifs

A l’heure actuelle, les modèles de réseaux collaboratifs hommes-machines se contentent de faire travailler des individus sur des micro-tâches avant d’en collationner les résultats pour interprétation. C’est ainsi que 165.000 personnes volontaires ont participé à l’analyse de milliers d’images mises en ligne dans le but de dresser la cartographie la plus complète qui soit du réseau neuronal rétinien humain.

Toutefois, les avancées des technologies de l’intelligence artificielle permettent dorénavant d’avoir accès à des données collaboratives en temps réel. Les contributions individuelles peuvent alors être traitées et envoyées à un autre individu dans le but de les améliorer ou pour les soumettre à une analyse d’un autre genre. L’intelligence artificielle permettra ainsi, selon ces scientifiques, la mise en place d’environnements collaboratifs plus souples et mieux à même de résoudre des questions difficiles.

Celles-ci sont définies comme mettant en jeu des systèmes qui interagissent selon des données qui ne cessent de changer, leur solution pouvant conduire à des conséquences inattendues, telle la corruption que l’on constate lorsqu’une aide financière est attribuée à la suite d’une catastrophe naturelle.
L’intelligence artificielle pour résoudre les problèmes mondiaux de l’homme
Ce type d’intelligence artificielle basée sur la collecte en réseau des contributions individuelles est parfaitement à même de relever le défis de notre existence assurent-ils. Ils en sont convaincus, notamment en regardant la tournure que prennent plusieurs projets d’intelligence collaborative dont YardMap, projet qui invite ses participants à protéger ou à développer des paysages « beaux et durables » à leur niveau, en bénéficiant en temps réel d’échanges avec les autres participants et de poursuivre des tâches entreprises par d’autres, ce que le travail collaboratif ou crowdsourcing n’aurait pu permettre à lui seul.

La recherche d’un remède pour la maladie d’Alzheimer est également en cours par ce recours collectif à l’intelligence humaine dont les données seront traitées par l’intelligence artificielle : alors que le suivi de la circulation sanguine dans le cerveau, indispensable pour comprendre le fonctionnement de la maladie, requiert des semaines de temps de laboratoire pour une heure de données utiles, et davantage pour son analyse, la mise en place d’un jeu en réseau permet de profiter des capacités de perception des êtres humains et permet d’accélérer de manière spectaculaire une tâche laborieuse pour l’ordinateur. La participation du public permettra ainsi de gagner du temps sur ce projet qui pourra s’achever en quelques années plutôt que de prendre des décennies

Jusque-là, tout va bien : il s’agit, en somme, de nouvelles applications et inventions de l’ingéniosité humaine. Mais sur le plan conceptuel, on cherche bien à faire dans des proportions inédites de chaque homme et de chaque machine un élément d’une grande intelligence qui les dépasse et l’utilise. Et c’est là que la prudence s’impose.
Nicklas Pélès de Saint Phalle

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Publié par le 8 janvier 2016 dans Education - information, général, Sciences

 

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