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Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Contre les pesticides, personnalités et citoyens pointent du doigt l’État corrompu par les lobbies

Une excellente initiative ! Il est vrai que les pesticides représentent « une véritable tragédie pour la santé » . Il serait vraiment temps d’en finir avec ces produits diffusés par une petite poignée d’énormes firmes (Monsanto et bayer ont fusionné, et Après la fusion des américains Dow et DuPont et le rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina, trois énormes groupes contrôlent désormais les deux tiers du marché global des semences et pesticides) – qui empoisonnent les gens et l’environnement . Z

Se joignant à l’appel du journaliste Fabrice Nicolino, une centaine de personnalités et des milliers de citoyens anonymes réclament l’interdiction définitive de l’ensemble des pesticides de synthèse en France. Face aux dangers que ces produits représentent, il semble aujourd’hui indispensable d’agir.

 

« NOUS VOULONS DES COQUELICOTS »

Publié ce mercredi dans le journal satyrique Charlie Hebdo, cet « Appel des coquelicots » est un plaidoyer pour l’interdiction des pesticides de synthèse en France. On retrouve à l’origine de cette tribune Marc Stenger, évêque de Troyes, et Fabrice Nicolino, journaliste spécialiste des questions environnementales. Parmi les personnalités et organisations l’ayant déjà signé figurent notamment la chanteuse Émilie Loizeau, les ONG Greenpeaceet France Nature Environnement ou le sénateur écologiste Joël Labbé.

Selon Nicolino, la situation est devenue trop grave en France : « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent », et le journaliste voit en cet acte de résistance citoyenne une nécessité. Des milliers d’anonymes se sont déjà joints aux personnalités en ratifiant la pétition mise en ligne sur le site web du mouvement (plus de 50 000 signatures à l’heure actuelle), et les porteurs de l’appel espèrent recueillir d’ici deux ans cinq millions de soutien en France.

LES EFFETS DÉVASTATEURS DES PESTICIDES DE SYNTHÈSE

Au printemps dernier, de nouvelles études alarmantes démontraient que le déclin de nombreuses espèces animales et végétales était en partie dû à l’usage des pesticides de synthèse, comme le glyphosate. Et pour les besoins du numéro spécial de Charlie Hebdo, les cheveux de plusieurs membres de la rédaction du journal ont été analysés, et ceux-ci renfermaient entre 34 et 50 substances toxiques comme du lindane, insecticide interdit en France depuis une vingtaine d’années ou des bisphénols.

Il y a quelques mois, un couple originaire de l’Isère a assigné la société Monsanto, qu’ils estiment responsable des graves malformations des appareils digestif et respiratoire dont souffre leur fils, devant le tribunal de grande instance de Vienne. Aujourd’hui âgé de 11 ans, Théo a subi pas moins de 53 opérations et respire grâce à une trachéotomie. Aux États-Unis, c’est la firme Bayer qui est poursuivie par des personnes atteintes de cancers du sang qu’elles attribuent à leur exposition prolongée au glyphosate.

Les instigateurs du mouvement des coquelicots espèrent que leur appel deviendra viral et compte sur les français pour sortir des pesticides, qui représentent « une véritable tragédie pour la santé ».

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Publié par le 14 septembre 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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L’agriculture biologique serait plus efficace que les pesticides pour lutter contre les parasites

L'agriculture biologique serait plus efficace que les pesticides pour lutter contre les parasites

Hé oui, la nature fait bien les choses, pas besoin de produits chimiques ultra dangereux …  

L’agriculture bio serait plus efficace que les pesticides pour lutter contre les parasites. Dans un article de la revue Nature Substainability, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) détaille : « En utilisant deux méta-analyses distinctes, nous démontrons que par rapport aux systèmes de cultures conventionnels, l’agriculture biologique favorise la lutte antiparasitaire. »

Or, malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire l’usage des produits phytosanitaires en agriculture, l’utilisation des pesticides a globalement augmenté de 12% entre 2014 et 2016 poussant le gouvernement à renforcer ces mesures, dans le sillage des États généraux de l’Alimentation.

Les mauvaises herbes permettent de lutter contre les maladies et les ravageurs

Certains demanderont alors pourquoi il y a davantage de mauvaises herbes dans les cultures bio. Ces dernières permettent, selon ces chercheurs, de « mieux lutter contre les maladies et les ravageurs » (insectes et acariens notamment). Au final, le bio ne serait donc pas plus victime des ravageurs que l’agriculture conventionnelle grâce à ces herbes dites mauvaises.

Les conclusions de l’étude « ouvrent des perspectives d’intérêt pour réduire l’utilisation de fongicides ou d’insecticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation des pathogènes et des ravageurs. » Depuis 2008 et le Grenelle de l’environnement, le gouvernement s’était fixé l’objectif de réduire de moitié l’utilisation de pesticides d’ici à 2018, puis à 2025. En vain. Ces recherches pourraient être la goutte d’eau pour y parvenir.

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Publié par le 21 août 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux

Des bécasseaux sanderling sur un rocher de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

L’information n’est pas passée inaperçue. La semaine dernière, la publication des résultats de deux études sur le déclin de nombreuses espèces d’oiseaux a connu un écho médiatique important (dont la « une » du Monde datée 21 avril). Rapidement, le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, a une fois de plus appelé à changer les pratiques agricoles pour « inverser la tendance » et réduire l’utilisation de pesticides.

Cette annonce, fruit de deux réseaux d’étude gérés par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), a cependant soulevé de vives critiques sur le rôle que jouent les pesticides dans ce déclin inquiétant, et notamment dans une chronique de vérification des faits diffusée sur Europe 1, mercredi 28 mars. Mais celles-ci ont commis plusieurs erreurs graves.

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« Les chercheurs n’ont pas démontré le lien de causalité avec les pesticides. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Les travaux de suivi des populations d’oiseaux ne cherchent pas les causes des variations d’abondance de cette faune, il est donc normal qu’ils n’apportent pas directement de « preuves » de la responsabilité des pesticides et de l’agriculture intensive, ni d’ailleurs de tout autre facteur. Par exemple, une étude épidémiologique relevant la proportion de fumeurs touchés par un cancer du poumon ne permet pas, en elle-même, d’établir un lien de causalité entre la cigarette et la maladie. Mais cela ne signifie pas que ce lien de causalité n’existe pas.

Un ensemble d’indices concordants pour un éventuel lien de causalité

De fait, il est très rare qu’une étude unique permette d’établir un lien de causalité entre deux phénomènes : chaque étude documente un fait précis (dans le cas présent, le déclin des oiseaux des champs) et c’est un ensemble d’indices concordants, apportés par une diversité d’autres travaux, qui fondent un éventuel lien de causalité avec un autre phénomène. Affirmer que les pesticides ne sont pas les premiers responsables du déclin des oiseaux parce qu’une étude non destinée à chercher des liens de causalité n’a pas mis en évidence de lien de causalité est une erreur logique.

En revanche, d’autres études établissent un lien fort entre pesticides et déclin de la faune aviaire. Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature a montré que la chute des populations d’oiseaux insectivores était bien liée à la concentration d’insecticides néonicotinoïdes dans l’environnement (aux Pays-Bas en l’occurrence). Ce lien est d’ailleurs mis en évidence à des niveaux de contaminations minuscules, de l’ordre de quelques milliardièmes de gramme — ou nanogrammes — de pesticide par litre d’eau de surface prélevée dans l’environnement. « A des concentrations d’imidaclopride [une molécule de la famille des néonicotinoïdes] supérieures à 20 nanogrammes par litre, les populations d’oiseaux ont eu tendance à diminuer de 3,5 % en moyenne par an, écrivent les auteurs. Des analysescomplémentaires ont révélé que ce déclin spatial n’est apparu qu’après l’introduction de l’imidaclopride aux Pays-Bas, au milieu des années 1990. »

Des chercheurs de l’Office national de chasse, de la forêt et de la faune sauvage (ONCFS) ont, de leur côté, documenté l’existence d’intoxications directes d’oiseaux granivores, qui meurent de la consommation de semences enrobées de ces pesticides.

Ce ne sont là que deux études parmi les très nombreuses publiées dans la littérature scientifique et montrant que ces nouvelles générations de pesticides, utilisées depuis le milieu des années 1990, ont des effets délétères sur de nombreux compartiments de la biodiversité. Dont les oiseaux, directement ou indirectement.

Les faibles doses de pesticides sans impact ?

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« De faibles doses de pesticides ont peu d’impact et ces intrants pèsent trois à quatre fois moins dans le déclin des oiseaux que la modification de leur habitat. »

POURQUOI C’EST FAUX

L’étude sur laquelle s’appuie cette affirmation est celle menée par des chercheurs du Centre d’écologie et de sciences de la conservation, qui a porté sur 199 champs observés dans trois régions françaises. Elle n’a pas suivi ces parcelles sur une « longue période » mais seulement entre 2009 et 2011. Un suivi temporel aussi bref ne permet pas de mesurer les effets sur la biodiversité des changements de pratiques introduits au milieu des années 1990 avec l’introduction de nouvelles générations d’insecticides systémiques.

En outre, la pondération citée (« ces intrants pèsent trois à quatre fois moins dans le déclin des oiseaux que la modification de leur habitat ») est calculée en comparant des exploitations entre elles : c’est une donnée relative qui ne permet pas de mesurer les responsabilités partagées du déclin des oiseaux constaté depuis plusieurs décennies.

Au total, il existe plusieurs centaines d’études publiées dans la littérature scientifique montrant sans ambiguïté les effets délétères des néonicotinoïdes sur des invertébrés non ciblés. Dix-huit chercheurs d’une dizaine de nationalités ont passé en revue l’ensemble de cette littérature et en ont publié, en 2015, une longue synthèse dans la revue Environnemental Science and Pollution Research. Leur conclusion :

« Malgré d’importantes lacunes dans les connaissances et des incertitudes, il existe suffisamment de connaissances pour conclure que les niveaux actuels de pollution par les néonicotinoïdes et le fipronil, résultant des utilisations actuellement autorisées, dépassent souvent les plus faibles concentrations auxquelles des effets nocifs sont observés. Ils sont donc susceptibles d’avoir des impacts biologiques et écologiques négatifs à grande échelle et ce sur une vaste gamme d’invertébrés non ciblés, dans les habitats terrestres, aquatiques, marins et benthiques. »

Dans la même revue, trois autres chercheurs ont publié, la même année, une synthèse de près de cent cinquante études montrant la toxicité directe de ces substances pour les mammifères, les oiseaux, etc.

Un gramme d’imidaclopride peuttuer autant d’abeilles que 7,3 kilogrammes de DDT

En ce qui concerne les néonicotinoïdes, les doses utilisées ne sont pas « essentielles ». En effet, ils sont principalement utilisés de manière systématique et préventive, en gainage des semences mises en terre. Or certains d’entre eux, en particulier l’imidaclopride, sont très persistants et s’accumulent d’année en année dans l’environnement. Au point que dans des régions agricoles du Royaume-Uni, les fleurs sauvages sont également contaminées et forment une source d’exposition importante pour les abeilles domestiques, ainsi que l’ont montré des chercheurs britanniques.

En outre, ces pesticides sont les plus puissants jamais synthétisés et agissent à très faibles doses : un gramme d’imidaclopride peut tuer autant d’abeilles que 7,3 kilogrammes du célèbre DDT. Un gramme de thiaméthoxame équivaut à 5,4 kg de DDT et un gramme de clothianidine compte autant que 10,8 kg de DDT.

« Pourtant, les populations d’oiseaux diminuent aussi en ville »

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« Il faut noter qu’en ville, les populations d’oiseau ont aussi baissé d’un tiers. »

POURQUOI C’EST TROMPEUR

L’affirmation sous-entend assez clairement que le rôle des pesticides n’est pas aussi important qu’entendu car des baisses similaires sont enregistrées en ville. Pourtant, la baisse des oiseaux nichant dans le bâti peut être liée à d’autres facteurs. Elle n’est pas l’indice que les pesticides ne seraient pas un déterminant majeur du déclin des oiseaux des champs. C’est là encore une erreur de logique.

De manière générale, les pesticides ne sont certainement pas la seule cause du déclin des oiseaux.

D’autres paramètres non étudiés ?

CE QUI A ÉTÉ DIT :

« La cause de la disparition des insectes reste mystérieuse, les auteurs de ce constat n’ont pas intégré ni étudié l’effet des pesticides, des changements climatiques ou d’autres facteurs. »

POURQUOI C’EST FAUX

Les travaux d’une équipe internationale de biologistes, publiés en octobre 2017 dans la revue PLoS One, ont au contraire étudié un grand nombre de paramètres (changement du climat au cours du temps, de l’habitat, de l’utilisation des terres). Aucun ne permet d’expliquer le déclin observé des insectes volants en Allemagne — un déclin de 76 % en moins de trois décennies, qui atteint même 80 % au cours des mois d’été.

« Nous montrons que ce déclin est manifeste quel que soit le type d’habitat et que les changements des conditions météorologiques [températures, précipitations et vitesse du vent], l’utilisation des terres et les caractéristiques de l’habitat ne peuvent expliquer ce déclin global », concluent ainsi les chercheurs. Les auteurs n’ayant pas eu accès dans les régions étudiées aux changements d’utilisation de produits phytosanitaires par les agriculteurs, ils n’ont pu corréler le déclin observé aux pesticides.

Mais leur travail permet d’écarter les principales causes possibles sans lien avec l’agriculture. Les changements de pratique de celle-ci sont donc les causes les plus plausibles car, écrivent-ils, « l’intensification de l’agriculture, incluant la disparition des marges et les nouvelles méthodes de protection des cultures [c’est-à-dire l’enrobage des semences par les nouvelles générations d’insecticides systémiques] est associée à un déclin global de la diversité des plantes, des insectes, des oiseaux et d’autres espèces communes ».

Les auteurs de ces travaux ont d’ailleurs peu de doutes sur l’implication des néonicotinoïdes dans le déclin de la biodiversité en général. « Il faut adopter des restrictions internationales sur l’utilisation des néonicotinoïdes sans attendreet empêcher leur remplacement par des produits tout aussi dangereux », écrivent ainsi des chercheurs ayant participé à cette publication, dans une tribune publiée dans Le Monde.

Lire aussi :   Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »

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Publié par le 30 mars 2018 dans Climat - Environnement, général

 

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Bio c’est bon mais c’est aussi contaminé par les pesticides, révèle une enquête !

France 3 révèle dans une enquête que les légumes bio contiennent parfois davantage de pesticides que les légumes ne portant pas ce label de qualité ! C’est ce que prouvent les tests effectués sur huit marques différentes de carottes, quatre labellisées « biologiques » et quatre ne l’étant pas.

Fraude délibérée ou pollution des sols et des eaux ?

Les résultats de l’analyse indiquent l’absence de pesticides dans les carottes Carrefour et Leader Price, des taux « inférieurs aux limites maximales autorisées » dans celle venant de Lidl et du primeur du quartier. Plus étonnant, les tests menés sur les carottes Bio c’Bon montrent que ces dernières contiennent « des résidus de trois produits phytosanitaires (…) totalement interdits dans l’agriculture biologique ».

L’entreprise dément et se justifie en mettant en cause « l’évolution de l’écosystème », comprendre ici une contamination préalable des sols ou des nappes phréatiques, ce qui est loin d’être impossible ! Des statistiques établies en 2016 estiment que pour l’année 2012, sur les 191 secteurs hydrographiques étudiés, 1 seul ne présente pas de traces de pesticides dans ses eaux, et 54 d’entre eux présentent des taux supérieurs à 0,5 microgrammes/L. On retrouve les taux les plus hauts dans les zones de grande culture : le Bassin parisien et le Nord principalement. Les eaux souterraines sont moins affectées que les eaux de surface : sur 197 entités hydrographiques, 40 ne présentent aucune trace de pesticide ; mais la situation est parfois alarmante, en Beauce par exemple. Avec plusieurs milliers de sites pollués, les sols ne sont pas plus épargnés que les eaux…

Selon un article du Monde, les pratiques agricoles seraient responsables de 63% des cas de non-conformité des eaux aux normes. De son côté, l’UFC Que Choisir déplore la passivité des autorités dans le domaine des pollutions agricoles, et les dépenses abyssales consacrées à la dépollution, ce qui revient à traiter les symptômes et non pas leur origine. Selon le commissariat général au développement durable, le traitement pour dépolluer l’eau représenterait en moyenne nationale 7 à 12% du montant d’une facture d’eau !

La fraude n’est donc pas constatable après cette étude, mais elle est l’occasion de faire un point sur la fiabilité de la certification bio. Inutile donc de monter immédiatement aux créneaux et de crucifier le bio sans réfléchir.

On ne sait plus à quel label se vouer

L’attractivité d’un marché bio en plein essor a provoqué la multiplication ces dernières années des labels bio en tous genres : AB, Cosmébio Bio, Nature et Progrès, Demeter, certification biologique européenne et j’en passe. Toujours est-il que ces labels ne répondent pas tous aux mêmes normes et par conséquent ne se valent pas tous.

Un descriptif des garanties qu’offrent les principaux labels est rendu disponible par 60 millions de consommateurs. Des subtilités sont à noter. Prenons pour exemple le label AB, créé en 1985, qui bénéficie d’une plus grande popularité et d’une réputation d’exigence. Il faut savoir que ses normes sont maintenant alignées sur celles du label européen (depuis 2010), plus laxiste, autorisant par exemple sur la même exploitation une mixité de la production (bio et non bio).

Devant cette industrialisation du bio, certains réagissent en créant des labels bio privés plus exigeants comme Demeter, Nature et Progrès ou Bio Cohérence. Le Mondepropose un comparateur très ludique de ces divers labels et explique concernant les trois cités précédemment :

« Ces trois marques revendiquent une démarche plus globale, qui ne réduirait pas le bio à une liste de critères techniques et sanitaires, mais engloberait des exigences environnementales (comme la biodiversité), sociales (comme le droit du travail), économiques (comme l’autonomie de l’exploitation) ou encore éthiques (comme le bien-être animal). C’est un bio plus entier qu’elles proposent, plus confidentiel aussi, qui entend surclasser le minimum réglementaire valable d’un bout à l’autre de l’UE. »

Devant les protestations que suscitaient les promesses de laxisme de l’UE sur le bio, les réactions des agriculteurs et des divers sympathisants et militants de cette cause ont amené au statu quo sur la question de la politique agricole biologique européenne. (source)

 
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Publié par le 15 octobre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Mobilisation européenne contre les pesticides tueurs d’abeilles

Abeille butinant un tournesol, en septembre 2013
Abeille butinant un tournesol, en septembre 2013 PHILIPPE HUGUEN / AFP

Plus d’un million de signatures récoltées dans une quinzaine de pays européens. C’est avec sa pétition pour interdire les néonicotinoïdes, les pesticides tueurs d’abeilles, que l’association Pollinis s’est installée au Parlement européen à Strasbourg, du 7 au 10 mars. Le but : sensibiliser les eurodéputés aux risques de l’utilisation de ces pesticides, notamment pour les abeilles. Nicolas Laarman, directeur général de Pollinis, s’en explique :

« Nous avons profité que tous les eurodéputés soient réunis en séance plénière pour venir à Strasbourg. Notre stand est très visible, nous espérons faire passer nos idées et élargir notre réseau de députés »

Lire aussi :   Etats-Unis : premières mesures contre les pesticides tueurs d’abeilles

L’association milite pour accélérer la transition vers une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et des pollinisateurs. « Nous voulons une interdiction pure et simple des néonicotinoïdes mais surtout que ce soit un levier pour changer le système agricole qui est aujourd’hui à bout de souffle », ajoute-t-il. Cette action est soutenue par l’eurodéputée suédoise Jytte Guteland, du parti européen S&D. « Nous sommes ici pour travailler l’opinion publique, mais nous faisons face à un mur d’intérêts et de lobbys », poursuit Nicolas Laarman.

Les néonicotinoïdes sont une famille de pesticides systémiques. Le traitement est généralement appliqué directement sur la semence des plantes. Ces dernières sécrètent alors le produit toxique pendant toute leur croissance par la sève, mais des substances actives sont également retrouvées à l’état résiduel dans le nectar et le pollen, dont se nourrissent les abeilles.

Pour que ces substances soient mises sur le marché, elles ne doivent pas être létales pour les abeilles à doses résiduelles. Mais les néonicotinoïdes ont des effets sublétaux qui ne sont pas sans conséquence. « Les doses sublétales ont des effets sur le comportement des abeilles et notamment entraînent des troubles d’orientation, d’apprentissage et de mémorisation, explique Mickaël Henry, chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique. Des études ont été faites montrant qu’il y a un lien entre l’effet sublétal et un risque de surmortalité. Par exemple, une abeille relâchée en plein champs ne retrouve plus le chemin de sa ruche. »

Lire aussi :   Les insectes pollinisateurs, facteur le plus déterminant des rendements agricoles

« Les pollinisateurs, symbole des problèmes de l’agriculture »

Une suspension provisoire et partielle est entrée en vigueur dans l’Union européenne en décembre 2013. Elle a restreint l’usage de trois molécules de néonicotinoïdes sur sept : le thiamethoxame, la clothianidine et l’imidaclopride. Cette interdiction concerne leur utilisation systémique sur le maïs, le tournesol et le colza. Mais les néonicotinoïdes peuvent toujours être utilisés sur les céréales d’hiver et les plantes réputées non mellifères.

« Le problème est que seule une petite partie de ces néonicotinoïdes est absorbée par la plante et le reste va dans le sol, donc on en retrouve des traces même dans les plantes non traitées », explique Nicolas Laarman. « Les pollinisateurs sont d’excellents symboles des problèmes de l’agriculture aujourd’hui. Je suis persuadé que les idées changent sur l’agriculture. Cela se passe déjà auprès du public, puis ce sera le tour des politiques. Les alternatives au système actuel sont l’avenir, j’en suis convaincu. Il y a de gros lobbies et de gros intérêts en jeu, mais cela vaut le coup de se battre », affirme le directeur général de Pollinis.

En France, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale a adopté, mardi 8 mars, trois amendements au projet de loi pour la reconquête de la biodiversité qui sera examiné en deuxième lecture à partir du 15 mars. Portés par des députés socialistes et écologistes, les nouvelles dispositions visent à interdire l’utilisation de néonicotinoïdes à partir du 1er janvier 2017.

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SCANDALE – Ce Que Vous ne Savez Pas sur Les Pesticides

 

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Les abeilles des Pyrénées-Orientales décimées par les pesticides : Appel inédit aux dons d’essaim après l’hécatombe d’abeilles

C’est une catastrophe, comme le rapporte le MONDE , Les abeilles des Pyrénées-Orientales décimées par les pesticides : 

Mais où les abeilles vont-elles bien pouvoir se réfugier ? Même la nature sauvage des montagnes leur est devenue fatale. Cette mauvaise nouvelle – la dernière en date dans la longue liste des calamités qui frappent les insectes butineurs – arrive des Pyrénées-Orientales avec une enquête dont les résultats viennent d’être transmis aux apiculteurs. Leurs taux de perte atteignent des records, jusqu’à 100 % de mortalité, en particulier chez ceux qui pratiquent la transhumance avec leurs ruches vers les hauts pâturages.

Cette année se solde par une hécatombe dans le département : 48 millions d’abeilles ramassées mortes, 1 300 ruches touchées, soit une sur dix. Et la situation est au moins aussi alarmante chez les voisins, en Ariège (5 000 colonies décimées), dans l’Hérault, l’Ardèche. « Après la saison estivale 2013, nous avons constaté que les colonies ne souffraient ni de fortes attaques de la part de parasites, ni de maladie manifeste, rapporte Marc-Edouard Colin, vétérinaire expert en pathologie de l’abeille. En revanche, elles présentaient des symptômes caractéristiques d’intoxication : troubles nerveux, faible reproduction… »

Les apiculteurs, réunis en collectif, ont décidé de financer des études pour en avoir le cœur net. Durant l’hiver 2013-2014, 26 échantillons d’abeilles mortes, de pollen et de miel recueillis au sein de leurs colonies aux trois quarts moribondes ont été expédiés dans un laboratoire du CNRS à Solaize (Rhône). Ces analyses physiques et chimiques ont mis au jour des traces de pesticides dans 81 % des cas, en cocktail ou non.

« 10 000 EUROS DE NOTRE POCHE POUR LES ANALYSES »

La plupart des douze molécules détectées sont des insecticides. Trois appartiennent à la famille des néonicotinoïdes – partiellement interdite dans l’Union européenne pour deux ans. Mais, plus inquiétant, quatre autres sont totalement proscrits en France, notamment le triphenylphosphate et le coumaphos que l’on trouve dans des préparations antiparasitaires, des produits importés illégalement d’Espagne.

On peut en être surpris : on associe davantage les pesticides aux vastes plaines vouées aux monocultures céréalières plutôt qu’aux hauts pâturages. En fait, qu’il s’agisse de lutter contre les acariens, les pucerons et autres larves d’insectes, les préparations phytosanitaires ont recours aux mêmes familles de molécules chimiques. On les retrouve donc dans des régions d’arboriculture intensive comme dans les zones maraîchères, voire dans des forêts exploitées. Dans les Pyrénées-Orientales, ces produits sont utilisés pour débarrasser les troupeaux de vaches laitières et de brebis de leurs parasites.

« Il y a encore cinq ou six ans, nous pouvions aller partout dans la région avec nos ruches, témoigne Jean Adestro, président du Groupement de défense sanitaire apicole départemental. Puis nous avons dû cesser de fréquenter les grandes zones de vergers et les vignes. Et en 2009 nous avons connu une première vague de mortalité anormale. Après une épizootie de fièvre catarrhale ovine, les bergeries avaient été traitées à fortes doses. On voyait nos abeilles complètement désorientées essayer d’entrer dans la ruche par l’arrière ! Cette fois-ci, on s’est dit qu’on ne tournerait pas le dos à nos cheptels morts. On s’est organisé et on a sorti 10 000 euros de nos poches pour les analyses. 

Le pire c’est que on connait la cause, et ce sont les pesticides … : qu’attend on pour interdire les pesticides ?  

Hé bien ça avait commencé, l’idée avait germé , puis ça avait été limité aux  espaces verts et de promenades

Royal veut interdire les pesticides dans les espaces verts dès 2016

Cette anticipation de l’interdiction «est techniquement réalisable car elle ne porte que sur les espaces verts et les promenades ouvertes au public, surfaces pour lesquelles il existe des solutions alternatives à l’emploi des pesticides chimiques», souligne le gouvernement dans l’exposé des motifs de son amendement.

De plus, l’interdiction n’est pas totale puisque «les produits autorisés en agriculture biologique, les produits de bio-contrôle et les produits à faible risque continuent d’être autorisés», précise le gouvernement.

Un amendement fut adopté :

Pesticides : l’interdiction avancée à 2016, l’épandage près des écoles mieux encadré 

 » La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a fait adopter le 25 juin un amendement pour avancer de 2020 à 2016 l’interdiction des produits phytosanitaires dans les espaces verts gérés par les collectivités. »

Mais il y a urgence ! Et surtout un lobbying énorme de l’industrie agricole, car les enjeux sont énormes 

Résultat, hécatombe « exceptionnelle » d’abeilles, et Appel inédit aux dons d’essaim après l’hécatombe dans les Pyrénées ! 

Comme le rapporte LE MONDE :

Face à l’hécatombe exceptionnelle d’abeilles l’hiver dernier, deux organisations apicoles ont lancé, mercredi 12 novembre, un appel inédit aux dons d’essaim pour aider les apiculteurs de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.

« Puisque l’Etat est déficient sur le sujet, on lance une opération de solidarité pour que nos collègues puissent reconstituer leurs colonies », a annoncé Alain David, coordinateur de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).

Cette opération sera menée conjointement par la FFAP, qui représente cent cinquante à deux cents apiculteurs professionnels, et la section apicole de la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, très investi dans les sujets environnementaux. « Dans l’urgence, il faut au moins qu’on puisse apporter un soutien, et un effort, de un à cinq essaims, seront demandés à nos apiculteurs », a poursuivi Thierry Dolivet, de la Confédération paysanne, apiculteur dans la Creuse.

Lire le reportage (abonnés) : Les abeilles des Pyrénées-Orientales décimées par les pesticides

HÉCATOMBE LIÉE À LA DÉSINFECTION DU BÉTAIL

Quelque cent cinquante essaims ont déjà été promis et seront livrés au début du printemps prochain, selon la FFAP. Les services vétérinaires de l’Ariège ont lancé en février une mission pour évaluer l’éventualité d’un lien entre ces pertes et la désinsectisation du bétail dans le cadre de la lutte contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon Alain David, les services de l’Etat « sont venus constater mais rien n’a été fait ».

« Les bêtes qui vont dans les estives (veaux, moutons, vaches…) sont traitées avec des produits antiparasitaires que l’on retrouve dans les déjections et qui polluent l’environnement. Et c’est cela qui pourrait être la cause de cette surmortalité importante », explique-t-il.

De son côté, le ministère de l’agriculture n’a pas réagi dans l’immédiat.

Un apiculteur montre ses abeilles, mortes, à Bouleternère (Pyrénnées Orientales), le 6 juin.

DÉFICIT D’ABEILLES EN FRANCE ET EN EUROPE

La France et l’Europe sont en déficit d’abeilles en raison d’une surmortalité multifactorielle des colonies, liée à une dégradation de leur environnement et aux pesticides, jugés par les apiculteurs comme l’une des causes majeures de la disparition de ces hyménoptères.

Bruxelles a interdit en 2013 et pour deux ans l’usage des trois pesticides néonicotinoïdes jugés responsables en partie de cette situation. Insuffisant pour les apiculteurs, qui réclament un moratoire étendu à toutes les autres molécules, alors qu’en 2013 la production de miel en France a été inférieure à 15 000 tonnes, soit moitié moins qu’en 1995, pour un nombre de ruches presque équivalent.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/14/les-abeilles-des-pyrenees-orientales-decimees-par-les-pesticides_4471376_3244.html

 
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Publié par le 13 novembre 2014 dans général, Insolite, société

 

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