Et si la santé c’était finalement dans la tête  ? C’est ce que de nouvelles études tendent aujourd’hui à démontrer. En effet, se sentir physiquement bien serait un bon indicateur de la longévité d’un sujet.

C’est ainsi que des chercheurs de l’université d’Oxford en Grande-Bretagne ont découvert que les personnes qui se considéraient en forme avaient tendance à vivre plus longtemps que les hypocondriaques. Un phénomène qui pourrait trouver son origine dans un meilleur état mental qui se traduirait par cet optimisme. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue Psychological Science. Explications.

► Méthodologie : des questions tous azimuts
Les scientifiques britanniques qui ont mené cette étude ont recruté 6000 hommes et femmes âgés de 41 à 96 ans dans les villes de Newcastle et de Manchester. Durant 29 ans ces derniers ont été soumis à des questionnaires concernant leur style de vie, leurs habitudes, leur santé, leur état d’esprit etc.

► Ce que l’étude a démontré  : le sentiment d’être en bonne santé, un indice solide de longévité
En croisant les réponses des sujets étudiés, les chercheurs ont pu établir 65 critères pour déterminer l’espérance de vie. A la surprise générale, la façon dont une personne percevait sa santé était le critère le plus fiable pour établir la longévité sur 30 ans de cette dernière, devant le fait qu’elle fume ou qu’elle consomme des médicaments par exemple.

► Ce qu’il faut en conclure  : un critère générique qui en induit d’autres
En réalité les auteurs de l’étude ont constaté que le fait de se sentir en bonne santé induisait en général d’autres facteurs de longévité qui pourrait expliquer l’espérance de vie de telle ou telle personne. En effet, les personnes qui se disent en forme ont également tendance à bénéficier d’une bonne santé mentale qui en général favorise une vie plus longue et en meilleure santé.

Ainsi l’étude n’a pas pour but de seulement vanter les mérites de la pensée positive mais elle indique que de se sentir en bonne santé induit généralement que la personne à plus de chances d’effectivement l’être. Déjà, il y a quelques mois, une étude avait démontré que le fait de penser faire du sport pouvait favoriser l’entretien musculairealors pourquoi ne pas imaginer que l’esprit serait un bon miroir pour sonder notre organisme ? Un esprit sain dans un corps sain comme disaient déjà nos ancêtres les romains.

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