RSS

Archives de Tag: les fake news

La vérité sur les « fake news »

La vérité sur les « fake news »
Alors que l’Otan mettait en place un vaste système pour accuser la Russie de perpétuer la propagande de l’Union Soviétique, une hystérie s’est emparée de Washington. Pour tenter de discréditer le nouveau président US, les médias dominants l’accusent de dire n’importe quoi ; en réponse, celui-ci les accuse de propager de fausses nouvelles. Cette cacophonie est amplifiée par le développement soudain des réseaux sociaux, jadis promus comme armes du département d’État contre les régimes nationalistes, aujourd’hui forums populaires contre les abus des élites de tous poils ; Washington en premier lieu.

—————————–

Dès l’annonce de son élection surprise et avant même qu’il ait eu accès à la Maison-Blanche, l’immense majorité des médias US et de l’Alliance atlantique ont dénoncé l’incurie et la folie du président Trump. Une bataille s’est engagée entre la classe médiatique et le nouveau président, chacun accusant l’autre de propager de fausses nouvelles.

Un peu partout dans les pays de l’Otan —et uniquement dans ces pays—, des responsables politiques dénoncent les fake news. Il s’agit de mettre en lumière l’influence supposée de la propagande russe au sein des « démocraties occidentales ». L’État le plus impacté par cette campagne est la France dont le président Emmanuel Macron a annoncé la rédaction d’une loi spécifique pour lutter contre cette « atteinte à la démocratie », mais uniquement « en période électorale ».

Le fait que l’expression anglaise fake news soit conservée comme telle dans toutes les langues de l’Otan alors qu’elle désigne un phénomène aussi vieux que le monde, les fausses nouvelles, atteste l’origine anglo-saxonne de cette problématique.

À l’origine de la campagne contre les « fake news » : l’Otan

En 2009, le président Obama annonça au sommet de l’Otan de Strasbourg-Kehl son intention de créer un service de « Communication stratégique » de l’Alliance [1]. Il fallut six ans pour le mettre en place autour de la 77th Brigade de l’armée de Terre britannique et de la 361st Civil Affairs Brigade de l’armée de Terre états-unienne (basée en Allemagne et en Italie).

La mission de départ était de contrer les discours accusant l’État profond US d’avoir lui-même organisé les attentats du 11-Septembre, puis ceux accusant les Anglo-Saxons d’avoir planifié les « printemps arabes » et la guerre contre la Syrie ; discours qualifiés de « conspirationnistes ». Cependant, rapidement les choses évoluèrent pour convaincre les populations de l’Alliance que la Russie poursuit la propagande de l’Union soviétique —et donc que l’Otan est encore utile—.

En définitive, en avril 2015, l’Union européenne se dota d’un « Groupe de travail pour les communications stratégiques vers l’Est » (East StratCom Task Force). Il adresse chaque semaine à des milliers de journalistes un relevé de la propagande russe. Par exemple, sa dernière édition (datée du 11 janvier 2018) accuse Sputnik d’avoir prétendu que le zoo de Copenhague nourrit ses fauves avec des animaux familiers abandonnés — Bigre, les « démocraties » sont menacées ! À l’évidence, il est difficile pour ces spécialistes de trouver des exemples significatifs de l’ingérence russe. En août de la même année, l’Otan inaugura son « Centre de communication stratégique » à Riga (Lettonie). L’année suivante, le département d’État US se dota, quant à lui, du « Centre d’engagement global » (Global Engagement Center) qui poursuit les mêmes buts.

Comment Facebook, la marotte d’Hillary Clinton, s’est retourné contre elle

En 2009, la secrétaire d’État Hillary Clinton, sous l’impulsion de Jared Cohen (responsable au Bureau de la planification politique), se persuada qu’il était possible de renverser la République islamique d’Iran en manipulant les réseaux sociaux. Cette théorie n’eut pas l’effet escompté. Cependant, deux ans plus tard, en 2011, le même Jared Cohen devenu patron de Google Ideas réussit à mobiliser la jeunesse cairote. Bien que la « révolution » de la place Tahrir n’ait pas influé l’opinion du peuple égyptien, le mythe de l’extension du mode de vie états-unien par Facebook était né. Du coup, le département d’État a sponsorisé quantité d’associations et de congrès pour promouvoir Facebook.

Cependant, l’élection présidentielle US de 2016 créa la surprise. Un outsider, le promoteur immobilier Donald Trump, élimina tous ses rivaux un à un, y compris Hillary Clinton, et fut porté à la Maison-Blanche alors qu’il disposait des conseils de Facebook. Pour la première fois, le rêve de l’égérie des politiciens professionnels devenait réalité, mais contre elle. Du jour au lendemain, Facebook fut diabolisé par la presse dominante.

Il apparait à cette occasion que l’on peut artificiellement créer des mouvements de foule avec les réseaux sociaux, mais qu’au delà de quelques jours, les utilisateurs retrouvent leur esprit. C’est la constante de tous les systèmes de manipulation de l’information : ils sont éphémères. La seule forme de mensonge qui permet de créer des comportements sur le long terme suppose d’avoir poussé les citoyens à un engagement mineur, c’est-à-dire de les embrigader [2].

Au demeurant, Facebook l’a fort bien compris en créant son « Bureau de la Politique mondiale et de la Sensibilisation des gouvernements » et en le confiant à Katie Harbath. Il entend créer des émotions collectives en faveur de tel ou tel client, mais ne cherche pas à organiser des campagnes durables [3]. C’est aussi pourquoi, le président Macron se propose de légiférer les réseaux sociaux uniquement pour les périodes électorales. Lui même a été élu grâce au bref désordre créé conjointement par un hebdomadaire et Facebook contre son rival François Fillon ; opération orchestrée par Jean-Pierre Jouyet [4]. Au demeurant, la crainte d’Emmanuel Macron que la prochaine fois les réseaux sociaux soient utilisés contre lui se superpose avec la volonté de l’Otan de montrer la continuité URSS-Russie en matière de propagande. Il cite donc comme exemple de manipulation une interview de Sputnik à propos de sa vie privée et le relai d’une allégation sur un compte bancaire à l’étranger.

Au Royaume-Uni les jeunes considèrent la rhétorique officielle sur les « fakes news » comme une volonté gouvernementale de leur bourrer le crâne, ainsi qu’en atteste le succès de la marque de jeans Fake News.

Au Royaume-Uni les jeunes considèrent la rhétorique officielle sur les « fakes news » comme une volonté gouvernementale de leur bourrer le crâne, ainsi qu’en atteste le succès de la marque de jeans Fake News.

Le rapport de Christopher Steele

Durant la campagne présidentielle US, l’équipe d’Hillary Clinton a commandé à l’ancien agent des services secrets britanniques Christopher Steele une enquête sur le candidat Donald Trump. Ancien patron du « Bureau Russie » du MI6, il est connu pour ses allégations scandaleuses et toujours invérifiables. Après avoir accusé sans preuve Vladimir Poutine d’avoir commandité l’empoisonnement d’Alexander Litvinenko au polonium 210, il l’accusa d’avoir fait tomber Donald Trump dans un piège sexuel et de le faire chanter. Le Dossier Steele est alors discrètement remis à divers journalistes, hommes politiques et maîtres espions, et enfin publié [5].

D’où l’hypothèse selon laquelle, cherchant à faire élire sa marionnette et à empêcher l’élection d’Hillary Clinton, le maître du Kremlin aurait ordonné à « ses » médias d’acheter des publicités sur Facebook et de répandre des calomnies contre l’ancienne secrétaire d’État ; hypothèse qui serait aujourd’hui étayée par une conversation de l’ambassadeur australien à Londres avec un conseiller de Donald Trump [6]. Peu importe que Russia Today et Sputnik n’aient dépensé au total que quelques milliers de dollars pour des publicités rarement consacrées à Madame Clinton, la classe dirigeante US est persuadée qu’ils ont renversé l’engouement en faveur de la candidate démocrate et sa campagne à 1,2 milliard de dollars. À Washington, on persiste à croire que les inventions technologiques permettent de manipuler le genre humain.

Il ne s’agit plus d’observer que Donald Trump et ses partisans ont mené campagne sur Facebook parce que la totalité de la presse écrite et audio-visuelle leur était hostile, mais de prétendre que Facebook a été manipulé par la Russie pour empêcher l’élection de l’égérie de Washington.

Ancien collaborateur de Condoleezza Rice, puis d’Hillary Clinton et désormais d’Eric Schmidt, Jared Cohen partage la philosophie scientiste des dirigeants de Google (le transhumanisme). Selon lui, il est possible de renverser des gouvernements en utilisant les bons algorithmes sur les réseaux sociaux.

Ancien collaborateur de Condoleezza Rice, puis d’Hillary Clinton et désormais d’Eric Schmidt, Jared Cohen partage la philosophie scientiste des dirigeants de Google (le transhumanisme). Selon lui, il est possible de renverser des gouvernements en utilisant les bons algorithmes sur les réseaux sociaux.

Le privilège juridique de Google, Facebook et Twitter

En cherchant à prouver l’ingérence de Moscou, la presse US a souligné le privilège exorbitant dont disposent Google, Facebook et Twitter : ces trois sociétés ne sont pas considérées comme responsables de leurs contenus. Du point de vue du droit états-unien, elles sont uniquement des transporteurs d’information (common carrier).

Les expériences conduites par Facebook ayant montré la possibilité de créer des émotions collectives d’une part, et l’irresponsabilité juridique de cette société d’autre part, attestent d’une anomalie du système.

D’autant que le privilège de Google, Facebook et Twitter est à l’évidence indu. En effet, ces trois sociétés agissent au moins de deux manières pour modifier les contenus qu’elles transportent. D’abord, elles censurent unilatéralement certains messages, soit par l’intervention directe de leur personnel, soit mécaniquement par des algorithmes cachés. Puis, elles promeuvent leur vision de la vérité au détriment des autres point de vue (fact-checking).

Par exemple, en 2012, le Qatar commanda à Google Ideas, déjà dirigé par Jared Cohen, la création d’un logiciel permettant de suivre la progression des défections dans l’armée arabe syrienne. Il s’agissait de montrer que la Syrie était une dictature et que le peuple entrait en révolution. Or, il s’avéra rapidement que cette vision des choses était fausse. Le nombre de soldats ayant fait défection ne dépassa jamais les 25 000 dans une armée de 450 000 hommes. C’est pourquoi, après avoir fait la promotion de ce logiciel, Google le retira discrètement.

À l’inverse, Google promeut depuis sept ans les articles relayant les communiqués de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH). Ils donnent, jour après jour, le décompte exact du nombre de victimes dans les deux camps. Sauf que ces chiffres sont imaginaires : il est impossible pour qui que ce soit de les établir. Jamais en période de guerre, un État n’est capable de déterminer quotidiennement le nombre de soldats morts au combat et de civils tués à l’arrière-ligne. Pourtant, au Royaume-Uni, l’OSDH sait ce que les gens sur place, en Syrie, ne peuvent pas savoir.

Loin de n’être que des transporteurs d’information, Google, Facebook et Twitter en sont des façonneurs et, à ce titre, ils devraient être responsables juridiquement de leurs contenus.

Les règles de la liberté d’expression

Considérons que les efforts de l’Otan et ceux du président Macron contre la Russie en matière audiovisuelle et sur Internet sont voués à l’échec. Il n’en reste pas moins qu’il convient de faire rentrer les nouveaux médias dans le droit général.

Les principes régissant la liberté d’expression ne sont légitimes que s’ils sont identiques pour tous les citoyens et sur tous les médias. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Si le droit général s’applique, il n’existe pas de règle précise en matière de démenti ou de droit de réponse pour les messages sur Internet et les réseaux sociaux.

À propos du Réseau Voltaire, Le Décodex du Monde affirme : « Le site de Thierry Meyssan, un conspirationniste proche du gouvernement syrien. Il affirme notamment, sans preuve, que la tuerie de Charlie-Hebdo est un attentat orchestré par Washington » (sic).

À propos du Réseau Voltaire, Le Décodex du Monde affirme : « Le site de Thierry Meyssan, un conspirationniste proche du gouvernement syrien. Il affirme notamment, sans preuve, que la tuerie de Charlie-Hebdo est un attentat orchestré par Washington » (sic).

Comme toujours dans l’histoire de l’information, les médias anciens tentent de saboter les nouveaux. Je me souviens ainsi de l’éditorial vengeur que le quotidien français, Le Monde, consacra en 2002 à mon travail sur Internet à propos de la responsabilité des attentats du 11-Septembre. Ce qui choquait le journal tout autant que mes conclusions, c’est que le Réseau Voltaire soit libre des obligations financières dont il se sentait prisonnier [7]. C’est la même attitude corporatiste dont il fait preuve quinze ans plus tard avec son service, Le Décodex. Plutôt que de critiquer les articles ou les vidéos des nouveaux médias, Le Monde se propose de noter la fiabilité des sites Internet rivaux du sien. Bien sûr, seuls les sites émanant de ses confrères papier trouvent grâce à ses yeux, tous les autres sont jugés peu fiables.

Éminente personnalité maçonnique, Gérard Collomb est un saint-simonien. Proche de Dominique Strauss-Kahn, il rejoignit Emmanuel Macron dès le début de sa campagne électorale. Éternel secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès, depuis sa création en 1992, il lui a fait publier une étude qualifiant ses opposants politiques de « conspirationnistes », puis un faux sondage les accusant de crédulité. Il est ministre de l’Intérieur.

Éminente personnalité maçonnique, Gérard Collomb est un saint-simonien. Proche de Dominique Strauss-Kahn, il rejoignit Emmanuel Macron dès le début de sa campagne électorale. Éternel secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès, depuis sa création en 1992, il lui a fait publier une étude qualifiant ses opposants politiques de « conspirationnistes », puis un faux sondage les accusant de crédulité. Il est ministre de l’Intérieur.

Pour étayer la campagne contre les réseaux sociaux, la Fondation Jean-Jaurès (c’est-à-dire la fondation du Parti socialiste liée à la National Endowment for Democracy) a publié un sondage imaginaire [8]. Chiffres à l’appui, il vise à démontrer que les gens frustrés, les classes laborieuses et les partisans du Front national sont crédules. Il affirme que 79 % des Français croient une théorie du complot. Pour preuve de leur naïveté, il précise que 9 % d’entre eux sont persuadés que la Terre est plate.

Or, ni moi, ni aucun de mes amis français consultés par Internet n’ont rencontré de compatriotes croyant que la Terre soit plate. Ce chiffre est évidemment inventé et discrédite l’ensemble de l’étude. Au demeurant, bien que liée au Parti socialiste, la Fondation Jean-Jaurès a toujours comme secrétaire général Gérard Collomb, devenu ministre de l’Intérieur du président Macron. Cette même fondation avait déjà publié, il y a deux ans, une étude visant à discréditer les opposants politiques au système qu’il qualifiait déjà de « conspirationnistes » [9].

[1] « La campagne de l’Otan contre la liberté d’expression », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 décembre 2016.

[2] Sur les méthodes de propagande, lire « Les techniques de la propagande militaire moderne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mai 2016.

[3] « Comment une cellule secrète de Facebook manipule les opinions publiques », par Shelley Kasli, Traduction Jean-Marc Chicot, Great Game India (Inde) , Réseau Voltaire, 28 décembre 2017.

[4] Personnalité centrale du corps des Inspecteurs des Finances, Jean-Pierre Jouyet fut avocat au très mitterrandien cabinet Jeantet, directeur-adjoint du cabinet de Lionel Jospin, secrétaire d’État aux Affaires européennes sous Nicolas Sarkozy, secrétaire général de l’Élysée sous François Hollande et mentor d’Emmanuel Macron qui l’a immédiatement nommé ambassadeur de France à Londres.

[5The Steele Report

[6] “How the Russia Inquiry Began : A Campaign Aide, Drinks and Talk of Political Dirt”, Sharon LaFranière, Mark Mazzetti et Matt Apuzzo, New York Times, December 30, 2017.

[7] « Le Net et la rumeur », éditorial du Monde, 21 mars 2002.

[8] « Le conspirationnisme dans l’opinion publique française », Rudy Reichstadt, Fondation Jean-Jaurès, 7 janvier 2018.

[9] « L’État contre la République », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mars 2015.

source 

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le 17 janvier 2018 dans Education - information, général, Nouvel ordre mondial

 

Étiquettes : , ,

Censure oligarchique : Macron annonce un projet de loi pour lutter contre les « fake news »

Regardez cette vidéo pour comprendre l’ampleur de ce qui se prépare 

La situation va devenir très dangereuse pour les médias alternatifs et pour la liberté d’expression et d’information qui risque d’être sévèrement muselée – Sans surprise, Emmanuel Macron s’aligne sur la censure en marche : en annonçant un projet de loi pour lutter contre la « propagande » et les « fake news », le Président de la République se propose de criminaliser les médias non-alignés sur les intérêts oligarchiques et se mue en garant de la pensée unique.

Crise économique et basculements géopolitiques obligent, la période se durcit et le totalitarisme libéral passe du soft au hard : depuis plusieurs semaines, la pression s’intensifie sur les médias non-alignés. De nombreux comptes YouTube, Facebook et Twitter ont été supprimés sans justifications. La congruence entre les géants du Net et les organisations communautaires est aussi prégnante que leur volonté d’annihiler l’opposition.

En validant cette vision répressive et en lui fournissant des armes, Emmanuel « Attali » Macron confirme son asservissement à l’idéologie mondialisto-sioniste. Une évidence lorsque l’on connaît ses sponsors, ses maîtres et sa filiation (source)


Dans ses vœux à la presse, le Président de la République a annoncé un projet de loi visant à « protéger la vie démocratique », avec notamment les médias étrangers dans le collimateur. Les autorités pourront ainsi bloquer certains sites internet.

 

« Toutes les paroles ne se valent pas » : c’est le postulat qu’Emmanuel Macron a posé ce 3 janvier 2018 lors de ses vœux à la presse. Face à une profession en crise, et alors que les médias classiques souffrent de l’émergence de canaux d’information alternatifs, le Président de la République a, de nouveau, regretté cette concurrence faite à la presse historique. « C’est vous, journalistes, qui êtes les premiers menacés par cette propagande. Elle adopte votre ton […] votre vocabulaire. Parfois même, elle recrute parmi vous », a-t-il déploré ajoutant qu’elle était « parfois même financée par certaines démocraties illibérales ». Il a ensuite assuré les journalistes personnellement conviés à l’événement, auquel RT France n’était pas invité, qu’ils restaient des « tiers de confiance ».

Évoquant la notion de « vérité », et de « liberté d’expression », le Président de la République a annoncé la volonté de l’État d’intervenir et de contrôler la façon dont les informations sont produites, au nom selon lui de la « vitalité démocratique ». « Entre complotisme et populisme, le combat est en effet commun », a-t-il jugé, avant de consacrer son propos aux « fake news ».

« En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge [afin] de supprimer le contenu mis en cause, de dé-référencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a ainsi annoncé le chef de l’État, évoquant également la responsabilité des plateformes de diffusion.

 

Les médias « étrangers » dans le viseur de l’État

Emmanuel Macron a également annoncé de nouvelles mesures visant les médias étrangers, affirmant :

« Les pouvoirs du régulateur qui seront par ailleurs profondément repensés durant l’année 2018, seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers. »

Et d’ajouter :

« Cela permettra au CSA [Conseil supérieur de l’audiovisuel] repensé, notamment de refuser de conclure des conventions avec de tels services. »

D’après l’annonce faite ce 3 janvier devant la profession, le CSA pourra suspendre ou annuler toute convention de diffusion, « en cas d’agissements de nature à affecter l’issue du scrutin que cela soit en période pré-électorale ou électorale ». En clair : tout le temps. « Vous aurez de quoi exercer votre métier », a-t-il ajouté, promettant de consulter les journalistes lors de l’élaboration du dispositif.

Lors de ce discours Emmanuel Macron a-t-il fait une « allusion voilée », selon les termes de l’AFP aux médias « russes » ? Il est vrai que lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles, le 29 mai 2017, Emmanuel Macron avait accusé les médias russes RT et Sputnik de s’être « comportés comme des organes d’influence […] et de propagande mensongère ».

(Source : francais.rt.com)

Olivier Berruyer : « Ce n’est pas au législateur de s’occuper des fake news »

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Débat sur les Fake News (avec Olivier Berruyer)

 

Étiquettes : , , , ,

Comment l’establishment américain utilise les fake news pour faire tomber Trump

Hier, Le chef du renseignement américain a assuré que le mémo sur Trump ne venait pas de ses services ;

Le directeur du renseignement américain (DNI), James Clapper, a exprimé à Donald Trump sa «profonde consternation» après la fuite d’un rapport sur ses liens présumés avec la Russie et assuré que ses services n’étaient pas à l’origine de ce texte.

«J’ai souligné que ce document n’est pas un produit des renseignement américains et je ne crois pas que ces fuites proviennent de la communauté du renseignement [amércain]», a déclaré James Clapper à la suite d’un entretien avec Donald Trump dans un communiqué au sujet de l’existence d’une prétendue sex-tape du président élu filmée à Moscou à des fins de chantage.

Hé bien ceci est vrai , c’est l’establishment des élites (ce qui exclut l’état profond qui a aidé à faire élire Trump, y compris l’intelligence US et la CIA qui n’a sorti son « rapport » qu’après l’élection, sachant que le FBI – qui a aidé aussi Trump – ne fait pas parti de « l’état profond » : Tous ces gens veulent s’émanciper des élites) qui veut faire tomber Trump, Bricmont a raison .

Lisez ou relisez bien mon papier d’avant hier (qui a été terminé hier), absolument tout y est  : « Révolution pourpre » – Un nouveau document explosif sur le « piratage » Russe fait trembler l’Amérique : Trump compare son traitement médiatique à « l’Allemagne nazie », le Kremlin dénonce une « falsification totale » 

La prétendue sextape n’est juste qu’une « fake news » .

Comment l’establishment américain utilise les fake news pour faire tomber Trump

Donald Trump est «quelqu’un qui dérange l’establishment» américain, et la bataille qui se déroule entre eux va se poursuivre, même après le début officiel de son mandat, considère l’essayiste Jean Bricmont.

RT France : Après son élection, les médias n’ont pas arrêté de s’attaquer à Donald Trump. Récemment est sorti un rapport sur les supposées «aventures» de Donald Trump à Moscou en 2009. Cela a été qualifié de «fake news» par la Russie et Donald Trump lui-même. Pourquoi cette campagne médiatique contre le futur président américain ne cesse-t-elle pas ?

Jean Bricmont (J. B.) : Donald Trump est quelqu’un qui dérange l’establishment. Il y a beaucoup de gens qui disent qu’il est pro-israélien, capitaliste. Ce n’est pas un type de candidat comme Bernie Sanders, etc. Il fait partie de l’establishment. Mais d’une certaine façon il dérange l’establishment. On peut dire que c’est seulement parce qu’il est fou, parce qu’il a l’air bizarre. Mais je pense qu’il y a des aspects de sa politique à venir qui dérangent et surtout cette volonté d’avoir de meilleures relations avec la Russie, dont il a fait part dès le début de sa campagne. Il s’est fait attaquer par tout le monde et cela continue. Maintenant il est présenté comme un agent russe. Mais prenons l’histoire de la golden shower.

Le fait que toute la presse marche, commence à spéculer dessus, montre la perte totale de rationalité du côté occidental

C’est tellement bizarre, comme perversion que, si j’apprenais ça au sujet de n’importe qui je demanderais à avoir des preuves. Pour le moment cela est pris comme un fait. C’est comme la Guerre froide, il y a de la propagande dans les deux camps, mais là c’est tellement grossier… C’est peut-être vrai, mais il faut des preuves. Le fait que toute la presse marche,  commence à spéculer, montre la perte totale de rationalité du côté occidental. C’est effrayant. Et je pense que c’est ainsi parce qu’il dérange de par sa politique envers la Russie et peut-être aussi de par d’autres aspects [de son programme].

C’est un coup d’Etat

RT France : L’establishement apprendra-t-il à faire avec la présidence de Trump ou il est probable la battaille se poursuive ?

J. B. : Elle va continuer, à un certain niveau. D’un autre côté il faut reconnaitre que la droite républicaine n’a jamais accepté la présidence de Barack Obama. Mais le problème de Donald Trump est qu’il n’est pas soutenu par tous les républicains. Je comprends que les démocrates soient féroces avec un candidat républicain, étant donné que les républicains l’étaient avec Barack Obama. C’est de bonne guerre. Mais là il s’agit en plus de presque la totalité des médias et d’une partie de son propre parti.

RT France : Ces médias tentent-ils donc de procéder à un coup d’Etat pour empêcher Donald Trump d’accéder au pouvoir ?

J. B. : C’est vrai, c’est un coup d’Etat. Donald Trump est «germaphobe». C’est du délire de croire qu’il va faire des prostituées pisser sur un lit parce que Barack Obama a dormi dedans. Ce qui est extraordinaire c’est que ce sont des allégations plus que surprenantes, auxquelles on essaye de nous faire croire sur parole sans qu’il y ait la moindre preuve.

 
 

Étiquettes : , , , , , , ,

Grillo accuse les grands médias Italiens de « Manipulation Manifeste de la Realité »

 » Les journaux et les programmes d’information de télévision sont les plus grands fabricants de fausses nouvelles dans le pays, dans le but de s’assurer que les personnes qui ont le pouvoir le gardent » a t il dit sur son blog mardi .

Beppe Grillo, fondateur du Mouvement anti-euro Cinq étoiles a fustigé les journalistes du pays pour « fabrication de fausses nouvelles » , les accusant de fabriquer des histoires pour fustiger son parti et l’éloigner du pouvoir . Bien évidemment, l’establishment des élites l’a qualifié de « Fasciste » .

« Tous les grands journaux devraient être fermés pour manipulation manifeste de la réalité, ou on devrait les marquer au fer rouge pour leur manque de crédibilité » selon lui.

Grillo propose des jurys populaires pour lutter contre les «fake news» des médias de masse

Le chef de file du Mouvement Cinq étoiles (M5S), l’ex-comique Beppe Grillo, a provoqué un tollé dans l’establishment italien en proposant l’instauration de «jurys populaires» pour recadrer les médias «fabricants de fausses informations».

En cas de mensonge détecté par des jurys populaires dans la presse ou la télévision, accusées de fabriquer des informations pour discréditer le M5S, «l’éditeur devra, tête courbée, présenter publiquement des excuses et publier une version correcte en début de programme ou en première page du journal», a proposé Beppe Grillo sur son blog le 3 janvier.

«Les journaux et la télévision sont les plus gros fabricants de fausses nouvelles dans le pays, dans le but de s’assurer que ceux qui ont le pouvoir le gardent», a-t-il affirmé.

Les médias italiens ainsi pointés du doigt ont aussitôt manifesté leur colère et leur indignation.

Le directeur de l’information de la chaîne privée La 7, Enrico Mentana, a promis de porter plainte contre Beppe Grillo tandis que la fédération de la presse italienne, la FNSI, a dénoncé ce «lynchage» des journalistes.

Ce que Beppe Grillo propose «s’appelle le fascisme et ceux qui le minimisent se font complices», a lancé de son côté Stefano Esposito, sénateur du Parti démocrate (PD, centre-gauche), dirigé par l’ex-chef du gouvernement italien Matteo Renzi.

BeppeGrillo veut un «minCulPop 2.0», a estimé de son côté Forza Italia, le parti de centre-droit fondé par Silvio Berlusconi, en référence au ministère de la Culture populaire chargé de la propagande sous le régime fasciste de Benito Mussolini.

La polémique ouverte par le fondateur du M5S éclate en plein débat sur les ravages des fausses informations colportées sur internet, dont certains commentateurs estiment qu’elles ont joué un rôle dans la victoire du milliardaire Donald Trump aux Etats-Unis ou des partisans du Brexit en Grande-Bretagne.

Le pape François s’en était pris le mois dernier à la «désinformation» et avait comparé la presse à scandales à la coprophilie, ses lecteurs étant assimilés à des mangeurs d’excréments.

«La désinformation est probablement le plus grand mal qu’un média puisse infliger, parce qu’elle oriente l’opinion dans une seule direction, en omettant une partie de la vérité», avait alors déclaré le pape.

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :