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La Chine publie désormais plus de contenu scientifique que les États-Unis

La Chine publie désormais plus de contenu scientifique que les États-Unis

Pour la première fois, la Chine a dépassé les États-Unis en termes de volume d’articles scientifiques publiés. Une statistique révélatrice qui souligne les progrès rapides des  recherches et réalisations scientifiques de la Chine sur la scène mondiale au cours des dernières décennies.

Les États-Unis sont toujours à la pointe en matière de découvertes scientifiques, mais semblent perdre de l’avance. Le rapport biennal sur les innovations scientifiques et techniques, publié par la National Science Foundation (NSF) des États-Unis, repère ici d’innombrables indicateurs de réussite scientifique dans différents pays. Parmi les nombreuses statistiques rapportées, l’une d’elles nous révèle que la Chine a en 2016 dépassé les États-Unis dans le volume d’articles scientifiques publiés, avec plus de 426 000 études scientifiques – environ 18,6 % du total international. Avec 409 000 articles publiés, les États-Unis arrivent pour la première fois en deuxième position.

Ce n’est peut-être pas une avance considérable, mais celle-ci met en lumière l’importance croissante que la Chine a pu prendre ces dernières années dans les domaines scientifiques. Notons que l’avance de la Chine sur les États-Unis en termes de production de la recherche n’est pas égale dans tous les domaines. Par ailleurs d’autres nations offrent également des résultats différents selon les domaines d’étude. Par exemple, les chercheurs américains et européens produisent plus de documents – et de brevets – sur la science biomédicale, tandis que la Chine, suivie de près par la Corée, fait figure de chef de file dans la recherche en génie industriel.

La situation est néanmoins différente lorsque les chercheurs examinent la provenance des publications les plus citées. Les États-Unis se classent au troisième rang, derrière la Suède et la Suisse. L’Union Européenne arrive quatrième et la Chine cinquième. Les États-Unis sont par ailleurs toujours ceux qui délivrent le plus de doctorats en sciences et en technologie, et le pays demeure la principale destination des étudiants internationaux en quête de diplômes supérieurs – bien que leur part soit passée de 25 % en 2000 à 19 % en 2014.

Concernant les investissements financiers, les États-Unis font encore preuve d’un leadership impressionnant. La majorité du budget est en effet dépensée en recherche et développement (496 milliards de dollars américains, soit 26 % du total mondial). La Chine n’est toutefois pas loin derrière, ses dépenses augmentant en moyenne de 18 % par an depuis 2000 – comparé à une augmentation de seulement 4 % aux États-Unis. En 2016, la Chine dépensait 408 milliards de dollars (soit 21 % du total mondial) en recherche et développement. En d’autres termes, elle est devenue – ou est sur le point de devenir – une superpuissance scientifique et technique.

En ce qui concerne les autres pays, le rapport note aussi que l’Inde a dépassé le Japon, et le reste du monde en général poursuit sa trajectoire ascendante en termes de volume de publications.

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Publié par le 28 janvier 2018 dans général, International, Sciences

 

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Les États-Unis vont mettre sur pied une «force frontalière» de 30.000 soldats en Syrie

Les États-Unis vont mettre sur pied une «force frontalière» de 30.000 soldats en Syrie (WSWS)

Dans un geste provocateur qui a immédiatement alimenté les tensions avec la Turquie et la Russie, les États-Unis ont annoncé le week-end dernier la mise sur pied d’une Force de sécurité frontalière (FSF) (Border Security Force – BSF) de 30.000 soldats qui sera déployée depuis les enclaves sous le contrôle des forces par procuration qu’ils appuient en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. La FSF sera dominée par les combattants des unités de protection du peuple kurde (YPG) qui auront à leurs côtés des éléments de diverses milices islamistes.

 

Après avoir proclamé la défaite de l’État islamique en Irak et en Syrie (EIIS), Washington n’a pas l’intention de quitter la Syrie. Les États-Unis sont déterminés à se tailler une part du territoire à partir duquel poursuivre leur objectif d’éviction d’Assad. Ce geste va non seulement intensifier la guerre civile en Syrie, mais va aussi amener les États-Unis en conflit direct avec la Russie et l’Iran, qui soutiennent le régime d’Assad, ainsi que la Turquie, qui considère les YPG comme une menace militaire directe.

Le colonel Thomas Veale, porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’État islamique, a annoncé que les 15.000 soldats des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis formeraient le noyau de la nouvelle armée: «Actuellement, il y a environ 230 recrues qui s’entraînent dans la classe inaugurale de la FSF, et notre objectif est de mettre sur pied une force finale d’environ 30.000 soldats.»

Témoignant devant le Comité des relations extérieures du Sénat jeudi dernier, le secrétaire d’État américain par intérim pour les Affaires du Proche-Orient, David Satterfield, a révélé que les objectifs de l’administration Trump, au-delà de la suppression de l’État islamique, sont de renforcer les FDS au nord et au nord-est de la Syrie afin de continuer de contrer l’influence de l’Iran.

La guerre contre l’EI a toujours été un prétexte pour faire avancer les plans américains de changement de régime à Damas en tant que moyen de combattre l’influence iranienne et russe en Syrie. Loin de détruire l’EI, les États-Unis, avec leurs 2000 soldats en Syrie et leurs forces de procuration locales, ont en fait protégé des milliers de combattants armés de l’État islamique. Selon la Russie, ces combattants de l’État islamique sont maintenant entrainés et intégrés dans les forces anti-Assad.

Pressé d’expliquer pourquoi la présence des forces américaines est maintenue en Syrie, Satterfield s’est échappé: «Nous sommes profondément préoccupés par les activités de l’Iran et la capacité de ce pays de renforcer ses activités grâce à une plus grande capacité de transport de matériel en Syrie.» Autrement dit, l’administration Trump se prépare à mener une guerre en Syrie pour évincer Assad, qui est allié de Téhéran – une guerre qui pourrait facilement déborder en un conflit plus vaste avec l’Iran, et potentiellement même la Russie.

Parallèlement, les États-Unis sont confrontés à une éventuelle action militaire turque qui pourrait faire voler en éclat tout plan d’établissement d’une zone proaméricaine en Syrie. Leur allié de l’OTAN qu’est la Turquie est profondément préoccupé par les liens entre les YPG et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) séparatiste, un parti qu’elle qualifie de groupe terroriste et qu’elle cherche depuis longtemps à réprimer. Il y a trois mois, les troupes turques ont franchi la frontière syrienne à proximité de l’enclave d’Idlib, contrôlée par les YPG, dans le nord de la Syrie.

Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, a accusé les États-Unis ce week-end de «prendre des mesures inquiétantes pour légitimer cette organisation [les YPG] afin qu’elle puisse prendre racine dans la région». Il a lancé comme mise en garde: «C’est absolument hors de question.» La Turquie «va continuer sa lutte contre toute organisation terroriste, quels que soient son nom et sa forme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.»

M. Erdogan a condamné le soutien américain aux YPG en déclarant ce week-end: «Les États-Unis ont envoyé 4900 camions d’armes en Syrie. Nous le savons. Des alliés, ça n’agit pas ainsi.» Lors d’un rassemblement lundi, il a réitéré sa détermination à «vaincre» la milice kurde. «Nous avons terminé nos préparatifs, a-t-il déclaré. Des opérations peuvent commencer n’importe quand.» Erdogan a accusé les États-Unis de «créer une armée terroriste à nos frontières, ajoutant: ce que nous devons faire, c’est étouffer cette armée terroriste dans l’œuf.»

Le gouvernement syrien pour sa part a dénoncé le projet de mise sur pied d’une force frontalière proaméricaine comme une «attaque flagrante» contre la souveraineté de son pays. L’agence de presse officielle syrienne SANA a cité un porte-parole du ministère des Affaires étrangères insistant sur le fait que l’Armée syrienne était déterminée à déjouer la conspiration américaine et à mettre fin à la présence des États-Unis, de leurs agents et de leurs pions en Syrie, en vue de préserver la souveraineté du pays.»

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui accusé hier les États-Unis de vouloir diviser la Syrie, déclarant qu’ils «ne veulent pas garder la Syrie en tant qu’État avec ses frontières actuelles», et que Washington aidait «les Forces démocratiques syriennes à établir des zones de sécurité frontalière.»
Lavrov a déclaré: «Cela veut dire que de vastes étendues de territoire le long de la frontière avec la Turquie et l’Irak se retrouveraient isolées. On parle ici des territoires à l’est de l’Euphrate, où les relations sont déjà tendues entre les Kurdes et les Arabes. Il est à craindre que les États-Unis poursuivent une politique de morcellement visant à démanteler la Syrie.»

Vladimir Chmanov, président de la commission de la défense à la Douma d’État russe, a annoncé que la Russie comptait réagir à la mise sur pied de cette force frontalière prévue en Syrie. Celle-ci «est en confrontation directe [avec les intérêts de la Russie] et nous et nos collègues prendrons certainement des mesures pour stabiliser la situation en Syrie», a-t-il dit.

L’annonce par les États-Unis de mettre sur pied et d’armer une force militaire de 30.000 soldats est une tentative désespérée de consolider leur position en Syrie. Sur le plan diplomatique, c’est Moscou, et non Washington, qui semble dicter les termes des négociations sur la Syrie. Une conférence devrait se tenir à Sotchi plus tard ce mois-ci pour discuter de l’avenir du pays.

Sur le plan militaire, les milices anti-Assad soutenues par les États-Unis ont subi une défaite, non seulement en raison du soutien russe et iranien à l’Armée syrienne, mais aussi à cause d’une hostilité généralisée qui règne dans la population, notamment envers les éléments réactionnaires d’Al-Qaïda soutenus par Washington.

La dernière grande enclave d’opposition en Syrie se trouve à Idlib et fait l’objet d’une offensive majeure du gouvernement depuis le début de l’année. Dans un tel mélange volatil, les États-Unis ont déclaré qu’ils avaient l’intention de revendiquer ce territoire en finançant, en entrainant et en armant une nouvelle grande armée par procuration, ce qui ne ferait qu’aggraver encore plus le danger d’une guerre beaucoup plus vaste.

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Trump retire les États-Unis du Pacte mondial sur la migration

Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations-Unies, à la tribune lors d'une réunion d'urgence le 29 novembre 2017, à New York
Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations-Unies, à la tribune lors d’une réunion d’urgence le 29 novembre 2017, à New York Photo Drew Angerer. AFP

 L’ONU est dépitée …

Les Etats-Unis ont ajouté samedi un nouveau secteur, celui des migrants et réfugiés, à une longue liste de projets ou d’accords internationaux dont Donald Trump a décidé de retirer son pays au grand dam des partisans du multilatéralisme. «La mission américaine auprès de l’ONU a informé son secrétaire général que les Etats-Unis mettaient fin à leur participation au Pacte mondial sur la migration», a annoncé dans un communiqué l’administration Trump.

En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants qui vise à améliorer à l’avenir leur gestion internationale (accueil, aide aux retours…). Sur la base de cette Déclaration, le Haut commissaire aux Réfugiés a été mandaté pour proposer un Pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel à l’Assemblée générale en 2018. Ce Pacte doit reposer sur deux axes : définition d’un cadre des réponses à apporter à la problématique et programme d’actions.

«La Déclaration de New York comprend plusieurs dispositions qui sont incompatibles avec les politiques américaines d’immigration et de réfugiés et les principes édictés par l’Administration Trump en matière d’immigration», a expliqué dans un communiqué la mission des Etats-Unis auprès de l’ONU, sans dire lesquelles. «En conséquence, le président Trump a décidé l’arrêt de la participation des Etats-Unis à la préparation du Pacte qui vise à obtenir un consensus à l’ONU en 2018»,a-t-elle ajouté.

Depuis son entrée en fonctions en janvier, le républicain Donald Trump a entrepris de prendre le contre-pied de nombre d’engagements pris par son prédécesseur démocrate Barack Obama. Plusieurs mesures ont déjà visé le secteur de l’immigration aux Etats-Unis.

Souveraineté américaine

«L’Amérique est fière de son héritage en matière d’immigration et de son leadership dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde», a souligné dans le communiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Mais «l’approche mondiale de la Déclaration de New York est juste incompatible avec la souveraineté américaine», a-t-elle expliqué. «Nos décisions sur les politiques d’immigration doivent toujours être prises par les Américains et les seuls Américains», a insisté Nikki Haley, qui a le rang de ministre aux Etats-Unis et qui est une fidèle du président américain.

«Les migrations sont un problème mondial qui réclame une réponse mondiale», a rétorqué dans un communiqué le président en exercice de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak, en déplorant la décision américaine. «Et le multilatéralisme reste le meilleur moyen pour faire face à des défis mondiaux», a-t-il ajouté, cité par son porte-parole, Brenden Varma.

La première année de présidence de Donald Trump a été marquée par plusieurs retraits spectaculaires d’accords internationaux ou de projets d’accords impliquant plusieurs pays du monde.

Au risque de l’isolement, les Etats-Unis, première puissance mondiale, sont devenus le seul pays à ne plus vouloir faire partie de l’Accord de Paris (2015) visant à limiter le réchauffement climatique de la planète. Washington a aussi décidé récemment de se retirer de l’Unesco, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, que Donald Trump juge peu favorable à Israël.

Dans un autre domaine, la lutte contre la prolifération nucléaire, le président américain ne reconnait plus que l’Iran respecte un accord international de 2015 visant à garantir le caractère pacifique de son programme atomique. Cette position est un premier pas vers une possible fin pour cet accord.

Le retrait américain du projet de Pacte mondial sur les migrations intervient alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a multiplié en novembre les réunions sur la question migratoire. Après la crise des migrants et réfugiés cherchant à gagner l’Europe, le sujet a repris de l’acuité avec l’exode massive depuis août de Rohingyas de Birmanie vers le Bangladesh et des informations sur l’existence de marchés d’esclaves en Libye.

AFP

 
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Publié par le 3 décembre 2017 dans général, International, Politique

 

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La Chine teste des armes qui peuvent atteindre les Etats-Unis en 14 minutes

La Chine teste des armes qui peuvent atteindre les Etats-Unis en 14 minutes
Une soufflerie hypersonique secrète, surnommée «Hyper Dragon», est en train de révéler aux experts de nombreux faits que les Américains n’ont pas découverts », déclare un chercheur chinois dans un documentaire de propagande …

Vidéo

Stephen Chen, de South China Morning Post, rapporte que la Chine construit la soufflerie la plus rapide du monde pour simuler un vol hypersonique à des vitesses allant jusqu’à 12 kilomètres par seconde.

Un véhicule hypersonique volant à cette vitesse à partir de la Chine pourrait atteindre la côte ouest des États-Unis en moins de 14 minutes.

Zhao Wei, un scientifique de haut niveau travaillant sur le projet, a déclaré que les chercheurs avaient l’intention de faire fonctionner l’installation d’ici 2020 pour répondre à la demande pressante du programme de développement d’armes hypersoniques de la Chine.

« Cela stimulera l’application technique de la technologie hypersonique, principalement dans les secteurs militaires, en reproduisant l’environnement des vols hypersoniques extrêmes, afin que les problèmes puissent être découverts et résolus sur le terrain », a déclaré Zhao, directeur adjoint du State Key Laboratory of High Temperature Gas Dynamics à l’académie des sciences chinoise à Beijing.

Les essais au sol permettront de réduire considérablement le risque de défaillance lorsque les vols d’essai des avions hypersoniques commenceront.

La soufflerie la plus puissante au monde est actuellement l’usine américaine LENX-X à Buffalo, dans l’état de New York, qui fonctionne à des vitesses allant jusqu’à 10 kilomètres par seconde, soit 30 fois la vitesse du son.

Les avions hypersoniques sont définis comme des véhicules qui voyagent à des vitesses de Mach 5, cinq fois la vitesse du son, ou plus.

L’armée américaine a testé le HTV-2, un avion sans pilote à Mach 20 en 2011, mais le vol hypersonique n’a duré que quelques minutes avant que le véhicule ne s’écrase dans l’océan Pacifique.

En mars, la Chine a effectué sept vols d’essai réussis de son planeur hypersonique WU-14, également connu sous le nom de DF-ZF, à des vitesses comprises entre Mach 5 et Mach 10.

D’autres pays, dont la Russie, l’Inde et l’Australie, ont également testé certains prototypes de l’avion, qui pourraient être utilisés pour porter des missiles, y compris des armes nucléaires.

« La Chine et les Etats-Unis ont commencé une course hypersonique », déclare Wu Dafang, professeur à l’université de Beihang à Beijing, qui a reçu un prix national de la technologie pour l’invention d’un nouveau bouclier thermique utilisé sur les véhicules hypersoniques en 2013 .

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Wu a travaillé sur le développement de missiles de croisière hypersoniques, d’un véhicule spatial pour le proche espace, de drones à grande vitesse et diverses autres armes pour l’Armée populaire de Libération.

Il dit qu’il y avait un certain nombre de souffleries hypersoniques en Chine continentale qui avaient contribué à assurer le taux de réussite élevé de ses tests d’armes hypersoniques.

La nouvelle soufflerie sera «l’une des installations d’essai au sol les plus puissantes et les plus avancées au monde pour les véhicules hypersoniques», a déclaré Wu, qui n’était pas impliqué dans le projet.

« C’est vraiment une bonne nouvelle pour nous. J’attends son achèvement avec impatience « , a-t- il ajouté.

Dans le nouveau tunnel, il y aura une chambre d’essai avec de la place pour des modèles d’avions relativement grands avec une envergure de près de trois mètres.

Pour générer un flux d’air à des vitesses extrêmement élevées, les chercheurs feront exploser plusieurs tubes contenant un mélange d’oxygène, d’hydrogène et d’azote pour créer une série d’explosions capables de décharger un gigawatt d’électricité en une fraction de seconde, selon Zhao.

Cela représente plus de la moitié de la capacité totale de production d’électricité de la centrale nucléaire de Daya Bay à Guangdong.

Les ondes de choc, canalisées dans la chambre d’essai à travers un tunnel métallique, vont envelopper le véhicule prototype et augmenter la température sur son corps à 8 000 Kelvins, soit 7 727 degrés Celsius, a indiqué Zhao.

C’est presque 50% plus chaud que la surface du soleil.

Le véhicule hypersonique doit donc être recouvert de matériaux spéciaux avec des systèmes de refroidissement extrêmement efficaces à l’intérieur de la cellule pour dissiper la chaleur, sinon il pourrait facilement dévier de leur trajectoire ou se désintégrer lors d’un vol de longue distance.

Le nouveau tunnel serait également utilisé pour tester le scramjet, un nouveau type de réacteur conçu spécialement pour les vols hypersoniques. Les réacteurs traditionnels ne sont pas capables de gérer les débits d’air à de telles vitesses.

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Zhao a indiqué que la construction de la nouvelle installation serait dirigée par la même équipe qui a construit JF12, un tunnel d’hyper-vitesse produite par les chocs dus à des détonations à Pékin, capable de reproduire les conditions de vol à des vitesses allant de Mach 5 à Mach 9 à des altitudes comprises entre 20 et 50 kilomètres.

L’an dernier, Jiang Zonglin, développeur principal de la JF12, a remporté le prix annuel Ground Test Award décerné par l’Institut américain d’aéronautique et d’astronautique pour avoir fait progresser les «installations d’essais hypersoniques de pointe à grande échelle».

La conception JF12 de Jiang «n’utilise aucune pièce mobile et génère une durée de test plus longue et un flux d’énergie plus élevé que les tunnels plus traditionnels», selon l’institut américain.

Selon les rapports des médias officiels, le tunnel JF12 a fonctionné à pleine capacité avec un nouveau test tous les deux jours depuis son achèvement en 2012, le rythme du développement des armes hypersoniques ayant considérablement augmenté ces dernières années.

Dans un article publié dans le journal National Science Review le mois dernier, Jiang a déclaré que l’impact des vols hypersoniques sur la société pourrait être « révolutionnaire ».

« Avec des avions hypersoniques dans l’usage pratique, un vol de deux heures vers n’importe quel endroit du monde sera possible », tandis que le coût des voyages dans l’espace pourrait être réduit de 99% grâce à la technologie spatiale réutilisable, a écrit Jiang.

« Le vol hypersonique est, et dans un avenir prévisible, le moteur de la sécurité nationale, ainsi que du transport civil et de l’accès à l’espace », a-t- il ajouté.

La vitesse de sortie, ou la vitesse minimale nécessaire pour quitter la Terre, est de 11 kilomètres par seconde.

Zero Hedge

 
 

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Comment les États-Unis espionnent et pillent légalement la France ?

Pourquoi les Etats-Unis s’intéressent-ils au Crédit Agricole (Crédits : reuters.com)

Ce qui est intéressant à analyser dans ce type d’affaires c’est de comprendre son aspect unique dans l’histoire humaine. On n’a jamais vu des nations se faire piller aussi facilement sans aucune réaction de la part de ses élites ! C’est vraiment du jamais vu. Les États-Unis d’Amérique font mine de rester dans la légalité en se référant au droit, à leur droit mais surtout via son extraterritorialité, pour assigner en justice des entreprises dont ils veulent s’accaparer et mettre la main dessus dès qu’un dirigeant commet une erreur.

La médiocrité des élites françaises actuelles étant ce qu’elle est, les Yankees n’ont plus qu’à se servir. Il faut dire que nos élites actuelles sont obnubilées par le modèle américain, font leurs études outre-Atlantique, parlent anglais, mangent anglais, dansent sur de la musique anglaise, s’habillent anglais… Ils sont tous atteints du terrible complexe de colonisabilité !

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Les États-Unis utilisent le droit comme une arme pour espionner les entreprises étrangères, estime le député PS, Jean-Jacques Urvoas. Aujourd’hui, c’est au tour du Crédit Agricole d’être dans les mailles du filet de la justice américaine.

BNP Paris, Alstom… et maintenant Crédit Agricole. Des litiges qui permettent Washington d’espionner légalement de grands groupes français et étrangers, « un espionnage paré des vertus de la légalité », comme l’explique dans son rapport sur le renseignement le député Jean-Jacques Urvoas. Pour le député PS du Finistère, la ficelle est un peu grosse. « La législation américaine, notamment en raison de son caractère extraterritorial, apporte une illustration particulièrement éloquente de cette ambivalence par le biais de la procédure de discovery ainsi que l’existence du deal of justice« , explique-t-il dans son rapport publié en décembre 2014.

« La procédure de discovery repose sur un principe fondamental de la common law selon lequel les parties dirigent l’instruction en lieu et place du juge, précise Jean-Jacques Urvoas. Dans cette configuration, le plaignant adresse des demandes de pièces au défendeur afin de cibler son action en justice. Le juge intervient alors uniquement pour valider le refus de communication ou, dans le cas contraire, prononcer des sanctions très lourdes lorsqu’il estime le refus infondé. Or, les demandes s’avèrent bien souvent extraordinairement vastes (d’où leur surnom de fishing expeditions ou parties de pêche) et peuvent procéder d’une volonté de profiter de cette procédure pour se livrer légalement à de l’espionnage économique ».

En vertu de ce cadre législatif, les États-Unis s’arrogent le droit d’enquêter sur des agissements à l’étranger lorsqu’une entreprise est cotée sur une place boursière américaine. Jusqu’en 2004, Alstom était coté à Wall Street. S’agissant de BNP Paribas et de Crédit Agricole, ce sont des litiges portant sur des paiements en dollars impliquant des pays faisant l’objet de programmes américains de sanctions (Cuba, Iran, Libye, Soudan, Syrie…). Les États-Unis utilisent ainsi le droit comme une arme « d’une redoutable efficacité, qu’il soit détourné afin par exemple de voler des savoir-faire (notamment à l’occasion de contentieux déclenchés à cette fin) ou qu’il soit au contraire pensé comme un puissant instrument de prédation », assure le député PS du Finistère.

De lourdes amendes pour inciter à coopérer

Dans la plupart des cas de figure, les contentieux débouchent fréquemment sur des transactions dans le cadre de la pratique du « deal of justice », qui découle aussi directement du caractère extraterritorial de la législation états-unienne, notamment dans sa dimension anticorruption. Elle s’appuie principalement sur le Foreign Corrupt Act de 1977 et sur les lois de sanctions économiques contre des pays. Dans les faits, une entreprise se voit incriminée par le Department of Justice (DoJ) pour infraction à la loi états-unienne. Ce qui permet à l’administration d’agiter le spectre de lourdes amendes et de condamnations pénales pour les membres dirigeants de l’entreprise.

« Pour autant, en dépit de la lourdeur des fautes reprochées, elle propose opportunément une transaction avec les autorités administratives compétentes », explique Jean-Jacques Urvoas. L’entreprise doit alors reconnaître sa culpabilité et négocie le montant de l’amende infligée. En contrepartie, le DoJ renonce aux poursuites pour une période de trois ans, période pendant laquelle l’entreprise doit faire preuve d’un comportement exemplaire.

Un cheval de Troie imparable

« Pour prouver sa bonne foi, et là réside le principal problème », l’entreprise « doit accepter la mise en place d’un moniteur en son sein, moniteur qu’elle choisit mais dont la désignation définitive est soumise à l’approbation des États-Unis », souligne le député du Finistère. Ce moniteur a accès à l’intégralité des informations de l’entreprise afin de rédiger un rapport annuel extrêmement détaillé. Une aubaine pour les services de renseignement américain pour connaitre tous les marchés et les transactions d’une entreprise étrangère et de ses clients.

« Grâce au « Foreign intelligence surveillance act », les services de renseignement américains peuvent solliciter toute information nécessaire, y compris les rapports de monitorat. De telle sorte que la communauté du renseignement états-unienne, fort impliquée dans la vie économique du pays (à titre d’exemple, la CIA a créé et gère le fonds d’investissement IN-Q-Tel), dispose potentiellement d’informations concurrentielles précieuses », résume Jean-Jacques Urvoas.

Comment se prémunir contre ces ingérences légales? Pour le député du Finistère, « il est devenu impératif de disposer d’une législation nationale protégeant le secret des affaires conformément aux préconisations de l’article 39 du traité ADPIC issu de la convention de Marrakech de 1994 qui a institué l’Organisation mondiale du commerce »

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Publié par le 31 octobre 2017 dans économie, général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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C’est officiel : la Russie et les États-Unis travailleront ensemble sur une station lunaire

station lunaire

Ce mercredi 27 septembre, la NASA et l’Agence spatiale russe Roscosmos ont annoncé qu’ils construiraient ensemble la future station lunaire sur la plateforme Deep Space. Les deux agences ont notamment signé un accord lors du 68e Congrès international d’astronautique à Adélaïde, en Australie, avant d’annoncer la nouvelle au monde.

C’est donc officiel : l’agence Roscomos rejoint Deep Space Gateway, le projet international dont le but est de construire une station en orbite lunaire. Il s’agit d’un nouvel élan pour la conquête spatiale malgré le climat de nouvelle Guerre froide qui règne entre Moscou et Washington. « Roskosmos et la NASA ont confirmé leur intention d’utiliser la Station spatiale internationale (ISS) en tant que base pour une exploration plus poussée de l’espace, ainsi que pour coopérer dans le cadre d’un programme lunaire international », a indiqué Roskosmos dans le communiqué. La Russie ambitionne d’ouvrir une base scientifique sur la Lune et a annoncé qu’elle souhaitait effectuer ses premiers vols lunaires d’ici 2031. Les responsables russes ont notamment déclaré qu’ils fourniraient un à trois modules pour la station, ainsi que le mécanisme d’amarrage que les engins spatiaux utiliseraient lors de l’approche de la station.

Le projet annoncé par la NASA il y a quelques mois vise à construire une station spatiale en orbite autour de la Lune et d’y envoyer des astronautes à l’aide de nouvelles fusées développées par l’agence américaine. Les fusées russes Angara et Proton-M pourraient également être utilisées en parallèle du lanceur lourd américain SLS, dont le premier vol est prévu en 2018 pour « créer l’infrastructure de la station lunaire », selon Roskosmos qui précise que la création de cette station orbitale ne débutera pas avant le milieu des années 2020.

Les deux agences ont par ailleurs « l’intention de développer les normes techniques internationales qui seront utilisées à l’avenir » et « se sont déjà entendues sur les normes de la future station », a précisé Roskosmos. « Au moins cinq pays travaillent à développer leurs propres vaisseaux spatiaux habités. Afin d’éviter des problèmes en termes de coopération technique, les normes doivent être unifiées », a déclaré Igor Komarov, le directeur de l’agence spatiale russe en précisant qu’une partie de ces normes « seront établies sur la base des éléments russes ».

Cette station pourrait aussi être utilisée comme point relais pour des destinations plus lointaines comme Mars. Jusqu’à maintenant, seules les agences américaines, européennes, japonaises et canadiennes travaillaient sur ce projet de nouvelle station spatiale européenne. La Chine et l’Inde pourraient également être bientôt de la partie.

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Publié par le 3 octobre 2017 dans Espace, général, International, Sciences

 

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Vladimir Poutine : en Corée du Nord, les Etats-Unis risquent une guerre nucléaire mondiale

 

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