RSS

Archives de Tag: les banques

Turquie : Les Banques Vont Sauter !!

La crise en Turquie, qui est au bord de la faillite, menace de faire exploser les banques Européennes qui sont principalement celles qui lui ont prête de l’argent qu’elles ne reverront jamais  . Les banques françaises ne sont pas épargnées . Et comme le système bancaire international est interconnecté, ça risque de mal finir … Z  

Alors que la livre turque a perdu en quelques mois près de 40% de sa valeur, on peut expliquer cette crise monétaire par le bras de fer diplomatique entre Washington et Ankara mais aussi par des causes plus profondes liées aux décisions du pouvoir turc et aux politiques monétaires de l’après-crise.

Comment en est-on arrivé là ? Quel regard portez-vous sur la situation économique du pays ?

L’Europe redoute des conséquences d’un possible effondrement de la Turquie sur la région particulièrement l’Allemagne. Doit-on craindre un effet domino en Europe ?

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 10 octobre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

Étiquettes : , ,

Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale

capturecrisesansfin

 

Les hauts responsables institutionnels qui n’ont pas vu venir la crise de 2008 et n’ont pas su en tirer les leçons ni les mesures concrètes de prévention, multiplient ces derniers temps les messages pontifiant trompeurs en vue d’affaiblir la vigilance des citoyens. Patrick ARTUS, économiste de Natixis, s’en est fait l’un des complices le 13-06-2018 dans un hebdomadaire pourtant sérieux sur d’autres sujets graves (notamment le martyre d’AFRINE envahie et saccagée avec aval de la Russie et de l’OTAN). Face à la tempête financière mondiale qui s’annonce, cette propagande type « tout va bien madame la Marquise » ou « Oyez citoyens, tout est calme, dormez en paix » accumule tellement de contrevérités et d’omissions qu’elle mériterait une enquête au pénal pour complicité de concussion, au vu des terribles conséquences déjà vécues et surtout à venir sur le portefeuille des citoyens. Car là, à l’instar de notre Bernard Tapie national, également victime d’un « complot de banquiers »), nous assistons à un immense remake de l’énorme « escroquerie financière en bande organisée » de 2008.

 

Ces borborygmes médiatiques « mainstream » occultent soigneusement la gigantesque dette actuelle des USA et de nombreux pays, mais aussi les milliers de milliards de billets imprimés par les banques centrales reposant sur un massif rachat de dettes des banques. Peut-on vraiment parler d’économie US « solide » avec un déficit budgétaire qui approche les 1000 milliards de dollars, une dette de 22 000 milliards, un déficit commercial de 500 milliards, alors que le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1970 ? Financièrement, les USA et l’Europe sont devenus des « colosses au pied d’argile ». La France, l’Amérique et nombre de pays de l’OCDE consomment plus qu’ils ne produisent, grâce à un endettement gigantesque, ce qui implique une balance commerciale déficitaire chronique. Même la Chine est aussi en danger, puisque possédant une énorme partie de la dette américaine. De plus, la croissance chinoise ralentit ; son marché immobilier s’est très fragilisé ; quelques secteurs industriels devenus obsolètes sont maintenues en vie artificielle ou licencient ; et un important échafaudage « domino » de crédits privés chinois est menacé d’effondrement. Sans oublier les difficultés des pays « sanctionnés » (comme la Russie et l’Iran), « périphériques » (comme la Turquie) ou « émergents » (comme le Venezuela ou l’Algérie), dont la solvabilité ne cesse de décroitre. Les trois quart des pays sont en constante difficulté. Oui, le tableau économique général s’est amélioré, mais il est loin d’être euphorique.

 

La crise américano-américaine de 2008 dite des « subprimes » a été la plus importante depuis celle de 1929, avec des conséquences terribles sur tous les continents. Les causes demeurent. Aggravées par d’autres causes. Certes, les banques US avaient ensuite payé des amendes faramineuses pour échapper aux procès. Mais peu de sanctions en Europe et presque toutes ont conservé leur comportement imprudents sur les produits financiers spéculatifs à risque. Des règles prudentielles strictes auraient du être prises, mais elles ont été et sont systématiquement combattues par les politiciens complices des banques des deux côtés de l’Atlantique.

 

N’oublions jamais que ce sont les États, donc les contribuables, donc nous, qui avons payé avec nos impôts pour réparer les sinistres bancaires. Les Etats n’auront plus les capacités de s’endetter comme en 2008 pour renflouer les banques car l’endettement des pays développés a explosé. Et le taux de prélèvement obligatoire sur les foyers et sur le travail (devenu en France le plus élevé du monde à l’avènement de la présidence Macron), ne peut plus augmenter sans explosion sociale et politique.

Malgré cette situation et nos avertissements répétées, en cynique contradiction avec les engagements électoraux, une nouvelle hausse de taxes sur l’alcool, le tabac et les produits de luxe a été annoncée (Richard Ferrand veut même surtaxer la fragile industrie nautique française). En sus de la hausse de la CSG, des ponctions sur les retraites, de la diminution des APL, sont médiatiquement annoncées des baisses de minima sociaux et de protections sociales. De nouvelles hausses d’impôts, de taxes foncières sur la résidence secondaire et de TVA risquent de passer en douce pendant l’été 2018 ou en 2019. En continuant à prélever encore plus d’argent dans la poche des français qui n’en peuvent plus, nos dirigeants jouent avec le feu. Incroyable circonstance aggravante : tout en épargnant systématiquement les activités spéculatives toxiques.

 

Une des racines de la crise de 2008 était l’absence quasi-totale de régulation au sein des banques. Elles ne se comportaient plus comme des services publics (privatisés ou non) mais comme des entités spéculatives prédatrices sans cahier des charges éthiques ni aucune moralité. Par nos impôts, nos gouvernements de mollusques et d’incompétents les ont renflouées sans rien demander en échange. Conséquence, cette crise de régulation des banques se poursuit encore. Car les responsables physiques de cette catastrophe de 2008 n’ont jamais été sanctionnés, sont toujours en place, et certains même installés à la tête des observatoires soit disant chargés d’anticiper les crises futures : « Des renards chargés de la sécurité au sein même du poulailler » ! (voir l’excellent documentaire hélas incomplet « Inside job » de Charles Ferguson).

 

Résultat de cette « gestion par les prédateurs pour les prédateurs » : Leur première mesure a été de limiter la future responsabilité financière des banques coupables, ripoux ou mal gérées (ou les trois) au dépend des intérêts des citoyens victimes. Les dépôts dépassant 100.000 € seront confisqués pour renflouer les banques. Cette mesure scandaleuse a été discrètement ratifiée (sans véritable débat) par la totalité des Gouvernements et Parlements de l’OCDE. Tous les citoyens ont reçu dans leur courrier bancaire en 2018 cet « avis de saisie automatique en cas de crise ». Par conséquent, le silence radio des partis politiques parlementaires (pour soit disant ne pas alarmer inutilement le public) n’est plus défendable. Ce silence complice est en fait très révélateur de l’absolue crédibilité de cette crise à venir et de la future spoliation ouvertement légalisée. Il est aujourd’hui clair que les crises financières ne pourront jamais disparaitre tant que les banquiers voyous (personnes morales et physiques comprises) ne subiront pas de sanctions et tant que le pouvoir protégera ouvertement la corruption et l’incompétence des régulateurs.

 

Autre résultat de cette incurie gouvernementale généralisée sur tout le système bancaire, de nombreuses bulles financières se développent. Rien à voir avec les inquiétudes légitimes pour les prêts étudiants aux USA ou pour le marché de l’investissement immobilier en Chine. La création de liquidités au profit de la spéculation est devenue faramineuse : le seul total des dollars qui circulent dans le monde dépasse les 600 000 milliards, alors que le total des échanges commerciaux est évalués à… 5 600 milliards. 100 fois plus que les vrais besoins.

 

Ajoutons à cela que les transactions financières opaques (appelées shadow banking) ne sont pas soumis aux règles prudentielles déjà insuffisantes. Gonflées par le contexte d’incompétence gouvernementale et d’anarchie spéculative (avec la complicité active de tout le système bancaire dérégulé), elles représentent 96 000 milliards de dollars, soit 150 % du PIB mondial.

 

Si l’on observe le marché des produits financiers spéculatifs appelés « dérivés », la situation est dantesque. En 2016, la somme totale des produits dérivés se monte à 1,2 « Quadrillion », soit 1.200.000.000.000.000.000 dollars. Largement plus que l’ensemble des pièces, billets et comptes de dépôt cash de l’ensemble de la planète, estimés à 81.000.000.000.000 dollars (81 « Trillions »). Aujourd’hui, la valeur totale des produits dérivés représente plus de 1000 fois la valeur de l’or détenu par l’ensemble des banques centrales dans le monde ( 1400 milliards $). Dans cette monstrueuse affaire, les grandes banques mondiales sont en première ligne et impliquées jusqu’aux narines : leurs fonds propres ne représentent plus qu’entre 0,15 % et 0,6 % de leurs engagements sur ces produits dérivés. Cette énorme bulle spéculative déconnectée de l’économie réelle (donc objectivement de type « Ponzi ») s’accroit de manière exponentielle.

 

Imaginez qu’une taxe française ou européenne se mette enfin en place avant l’effondrement. Un prélèvement identique à celui sur le travail ? (où 1.500 à 2.000 € de salaire entraînent en France 1.500 à 2.000 € d’aberrantes charges avant impôt et taxes diverses !). Ou bien plutôt comme une petite taxe légère de 1%. Ou alors comme notre fameuse mini taxe « sociétale » (faussement appelée taxe Tobin) de 0,1% déjà proposé en… 1988. Voire une microbienne ponction indolore de 0,01%. Mais non, les banques pourtant parfaitement informatisées ne veulent rien connecter au fisc, ne veulent rien mettre dans une réserve de sécurité et ne veulent rien lâcher au peuple qui vient pourtant à chaque fois à leur secours. Pourquoi ? Par principe suprême du profit capitalistique dérégulé. La goinfrerie au maximum. A la Fillon and co démultipliée à l’infini. Et pourquoi les politiciens demeurent silencieux ? Parce qu’ils ont besoin de l’aide des banques pour arriver au pouvoir et pour s’y maintenir, autant qu’ils en ont besoin pour combler les déficits budgétaires nationaux et locaux.

 

Certes, direz-vous, la bourse est au beau fixe. Pourquoi se plaindre ? Le Dow Jones monte depuis 8 ans et demi… Il est passé de 6.000 points en 2009 à 25.000 en 2018. 400% de hausse. Mais n’oublions pas que la plus longue hausse boursière de l’Histoire n’a duré que neuf ans. Et c’était entre 1920 et 1929. La hausse spéculative ne pourra jamais grimper à l’infinie. Un prochain krach est inéluctable. Un krach d’au moins 50% sur les actions, l’équivalent de celui de 1929. Reste à savoir quand il aura lieu. La logique mathématique la plus élémentaire indique une fourchette maximum d’une à deux année.

 

Ajoutons aussi à cette sombre prédiction que les taux d’intérêts vont fatalement augmenter un jour. Le taux d’intérêt immobilier moyen actuel en France est de 1,7%. Aux USA, il est déjà de 4,6% (taux directeur de la FED à 2%)… Le prochain krach sera donc triplement alimenté via… les dettes d’état. La dette étatique mondiale officielle a atteint 250.000 milliards $. Idem pour les engagements non provisionnés dans les bilans bancaires. Les produits dérivés des banques dans le monde ont aujourd’hui dépassé le montant faramineux de 1.500.000 milliards de dollars. Ce qui, en cas de krach, représente un passif théorique global de 2 millions de milliards de dollars. Soit environ 2500 fois le PIB mondial (évalué à 80.000 milliards $ en 2018) !

Avec ses 2300 milliards de dette (environ 100% du PIB), si l’intérêt monte à 4% (le double de la croissance maximale française), la France sera mathématiquement acculée à la faillite. Comme la majeure partie des pays dit « riches ».

 

Conclusion adressée au gouvernement par le think tank « En Marge » et par les « Bouledogues de la République » de tous partis :

 

Messieurs les ENArques de la haute administration, du Parlement et du Gouvernement, attention.

Nous avons soutenu activement un jeune banquier novice en campagne électorale et fait basculer nombre de circonscriptions en ballotage incertain.

pour procéder à un vaste dégagisme politique.

Parce que nous soutenions globalement son programme électoral (bien qu’insuffisant).

Dans l’espoir que ce programme sera complété un jour avec notre douzaine de propositions compatibles et indispensables. Et aussi

dans l’objectif que ce nouveau Président de la république soit capable de comprendre et donc de réformer les rouages du système bancaire en perte de boussole. Qu’il puisse leur parler dans leur langue financière sans se faire manipuler et rouler dans la farine comme ses prédécesseurs. Qu’il puisse même, éventuellement, leur faire le coup que Poutine à fait aux oligarques en Russie (ils l’avaient choisi, croyant avoir à faire à un « pion docile »).

 

Mais nous vous alertons que la colère froide des citoyens ne s’est pas estompée. Nous la sentons puisque nous la cotoyons au quotidien. Elle continue de monter à cause des dossiers « orphelins » non traités. Et à cause des mesures gouvernementales récessives non prévues dans le programme électoral initial. En cas d’inaction présidentielle et gouvernementale sur ce dossier bancaire explosif, la phase de « dégagisme électoral  » pourrait se poursuivre au-delà du nécessaire. Avec des conséquences imprévues (près une majorité des pays de l’Europe de l’Est, l’Italie vient d’en montrer l’exemple).

Par conséquent, démontrez votre volonté de changer les choses en commençant déjà par

alléger d’urgence et fortement les charges sur le travail pour aider la création d’emplois.

offrir enfin un contexte de concurrence loyale aux entreprises françaises, tant sur le marché domestique qu’à l’exportation.

prendre l’argent nécessaire dans la poche des prédateurs et spéculateurs, notamment sur les produits financiers toxiques appelés « dérivés » (qui devront être un jour légalement interdits, comme le seront un jour les crédits arnaques à taux variables abusifs qui ont notamment grugé et ruiné en toute impunité 8.000 communes françaises).

 

Faites enfin le boulot que les autres ont refusé de faire depuis des décennies. Œuvrez à mettre de l’ordre dans le système bancaire européen et mondial, en arrêtant d’emmerder fiscalement et bureaucratiquement les citoyens. Oui, foutez la paix aux français ! Y compris aux retraités. Y compris aux mal-logés. Y compris aux investisseurs. Y compris aux chômeurs créateurs de leur micro-entreprise. Y compris aux agriculteurs et artisans épuisés par le système de prélèvement confiscatoire le plus aberrant de la planète.

 

Comme nous le réclamons depuis 30 ans, aussi bien pour le dossier bancaire que pour les nombreux autres dossiers, nous voulons « une Europe des Nations et des projets concrets, pour une future France forte au sein d’une future Europe forte ». La mobilisation réformiste de la classe dirigeante doit se faire au niveau national ET être négociée au niveau européen. Rapidement. Avec des avancées expérimentales internationales pragmatiques, concrètes, sans attendre l’unanimité des 27 membres. Sous peine de prochaines « élections dégagistes carnassières ».

 

Ronald REMY

Animateur du think tank « En Marge » et des « Bouledogues de la République ».

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 juin 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , ,

Quelles sont les banques les plus exposées à la dette italienne ?

Alors que les actions européennes dégringolent (encore une fois), les rendements obligataires italiens bondissent (encore, voir ci dessus), et les risques de renflouement augmentent (de nouveau), les investisseurs américains ont décidé que le moment est venu de baisser la protection à son plus bas niveau depuis janvier … (le VIX plonge à 11) On a vu le cas de la Deutsche bank touchée par la situation en Italie, mais ce n’est pas la seule . Voici un tour d’horizon . Z 

Risque. Exposition. Contagion. Voici 3 mots que l’on risque d’entendre souvent ce qui concerne l’Europe alors que la crise de la zone euro semble faire son grand retour.

Le dernier vendredi du mois de mai, la prime de risque sur les obligations italiennes sur 10 ans, soit l’écart entre celle-ci et l’obligation allemande à la même échéance, a bondi de près de 20 points de base pour atteindre 212 points de base. Il s’agit du plus haut niveau enregistré depuis mai 2017, lorsque plusieurs banques italiennes, dont l’institution bancaire numéro 3 du pays Monte dei Paschi, étaient au bord du précipice et furent soit renflouées, soit « résolues ». Aujourd’hui, elles commencent toutes, à nouveau, à trembler.

Les actions de la banque sauvée MPS, dont l’État est désormais l’actionnaire majoritaire, sont désormais en baisse de 20 % sur les 2 dernières semaines. Les titres d’UniCredit et d’Intesa, les 2 plus grandes banques italiennes, ont respectivement perdu 10 et 18 % de leur valeur durant la même période.

L’une des grandes questions que les investisseurs se posent est de savoir quelles sont les banques qui sont les plus exposées à la dette italienne.

Une étude récente de la BRI indique que les obligations italiennes représentent environ 20 % des actifs des banques italiennes. Il s’agit de l’un des ratios les plus élevés au monde. Au total, il existe plus de 10 banques dont le portefeuille de dette italienne représente plus de 100 % de leur capital de tiers 1 (un indicateur utilisé pour évaluer la solvabilité d’une banque), d’après des recherches menées par Eric Dor, directeur des études économiques de l’IESEG.

Cette liste inclut les 2 plus grands prêteurs italiens, à savoir Intesa Sanpaolo et UniCredit, dont l’exposition à la dette italienne représente environ 145 % de leur capital de tiers 1. On retrouve également dans la liste l’italienne Banco BPM (327 %), Monte dei Paschi (206 %), BERP Banca (176 %) et Banca Carige (151 %).

Autrement dit, malgré les trillions d’euros déversés via le QE de la BCE durant ces dernières années, programme qui devrait bientôt arriver à son terme, le célèbre « cercle de la mort » est bel et bien vivant en Italie. Le cercle de la mort, c’est ceci : lorsque les obligations d’État qui baissent menacent les banques qui les détiennent, elles risquent de s’en débarrasser, ce qui provoque alors une accélération de la chute des prix obligataires, poussant les banques à accélérer le processus de liquidation, etc. Le cercle de la mort est particulièrement problématique pour la zone euro vu que les États membres ne contrôlent pas leur monnaie. Ils ne peuvent recourir à la planche à billets pour régler leurs problèmes, ce qui les expose au risque de crédit.

Mais il n’y a pas que les banques italiennes qui sont exposées aux obligations émises par Rome. Les banques françaises sont également concernées. L’année dernière, les banques hexagonales possédaient pour 44 milliards d’obligations italiennes, d’après l’autorité bancaire européenne. Du côté des banques espagnoles, le total atteignait 29 milliards. Quelles sont donc les 3 banques non italiennes les plus exposées à ces obligations ?

  • BNP Paribas : la plus grosse banque française possède pour 16 milliards d’obligations italiennes.
  • Dexia : la banque franco-belge, qui a déjà fait faillite 2 fois entre 2008 et 2011, possède pour 15 milliards de titres.
  • Banco Sabadell : cette banque moyenne espagnole, déjà dans la tourmente à cause de sa filiale britannique TSB, possède pour 10,5 milliards d’obligations italiennes. Cela représente environ 40 % de son portefeuille d’actifs à rendement fixe, qui pèse 26,3 milliards d’euros, ou encore 110 % de son capital de tiers 1.

suite et fin7

L’Europe implose à nouveau …

 
Poster un commentaire

Publié par le 6 juin 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , ,

Panique bancaire en Lettonie : les déposants fuient massivement les banques

Tiens tiens intéressant !! Bank run en Lettonie …. va-t-il y a avoir un effet de contagion purement psychologique plus vaste ? D’abord en Lettonie puis dans les pays périphériques – Je pense à la Russie notamment (qui prend les devants en dédollarisant), aussi dans le viseur économique des US, où ça aurait un effet dévastateur certain . Une chose est sure, les US ne peuvent pas continuer à imposer leur hégémonie (celle du dollar roi) si impunément ! De quoi faire réfléchir certains pays …  Z

Plus de 300 millions d’euros ont été retirés des banques lettonnes par leurs clients la semaine dernière, selon la Commission des marchés financiers et de capitaux de la Lettonie, qui lie cette dynamique à l’interdiction des opérations en dollars pour les non-résidents.

La semaine dernière, des déposants de banques lettonnes ont retiré leur argent pour un montant de 365 millions d’euros, indique la Commission des marchés financiers et de capitaux (FKTK) de la Lettonie.

«Les banques lettonnes gardent des dépôts de 18,37 milliards d’euros, ce qui est le niveau le plus bas de ces cinq dernières années. Pour la semaine écoulée, des déposants ont retiré 365 millions d’euros», annonce la FKTK.

La Commission avait anticipé ce retrait après l’interdiction des opérations en dollars, pour les non-résidents du pays, imposée par certaines banques.

Depuis le 13 février, quand les États-Unis ont proposé de prendre des mesures contre la banque lettonne ABLV Bank pour des violations du régime de sanctions contre la Corée du Nord et pour blanchiment d’argent, le niveau des dépôts en Lettonie a diminué de 2,15 milliards d’euros, soit 10,5%. ABLV Bank sera fermée après ce scandale de blanchiment.

La FKTK entend en outre réduire le part des dépôts des non-résidents de 35% actuellement à 5%.

 
2 Commentaires

Publié par le 25 mars 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , ,

Les banques françaises sont nettement plus dangereuses que les banques américaines

[titre article pour referencement]

Que ce soit les banques Françaises ou américaines, elles sont toutes pourries jusqu’à l’os, gavées d’instruments et de produits financiers farfelus et dangereux . Un vrai baril de poudre !! Il faut débancariser un maximum car un jour pas si lointain elles vont toutes exploser d’un coup ! Les banques sont toutes interconnectées ne l’oublions pas .. Z 

Il est de bon ton en France de dénoncer le capitalisme américain, d’en moquer les excès et l’instabilité, spécialement dans le domaine de la finance. La dernière crise financière, celle des subprimes en 2008, venait effectivement des États-Unis, et un tel événement semble inconcevable dans une France si fière de ses « banques universelles » et de ses instances de régulation. Pourtant lorsqu’on regarde les chiffres concernant les grandes banques des deux côtés de l’Atlantique, on constate que le risque se situe clairement en France.

Tout d’abord, première particularité, on sait que les deux économies ont des poids très différents puisque le PIB des États-Unis représente 7,5 fois celui de la France, pourtant leurs quatre principales banques sont de taille équivalente ! Les bilans de JP Morgan, Bank of America, Wells Fargo et Citigroup pèsent au total 8671 milliards de dollars, tandis que ceux de BNP Paribas, BPCE-Natixis, Crédit Agricole et Société Générale pèsent 8330 milliards de dollars (les chiffres proviennent du blog de Jean-Pierre Chevallier). Résultat, les quatre grandes banques américaines représentent 44,5% du PIB des États-Unis, alors que les quatre grandes banques françaises représentent trois fois le PIB de la France ! La conséquence est limpide : en cas de grave crise bancaire, Paris ne pourrait pas faire face.

Mais justement, comment son capitalisées ces banques, autrement dit quel est le risque systémique ? C’est la deuxième particularité : les banques françaises souffrent de fonds propres nettement inférieurs à leurs consœurs américaines. Les quatre grandes banques françaises ont un effet de levier moyen de 25,53 (de 21,92 pour le Crédit Agricole à 31,41 pour la Société Générale), ce qui signifie qu’elles ont 25,53 euros d’engagements pour 1 euro de « cash », de liquidité. Un ratio démentiel : une perte sèche de seulement 1/25e de leur bilan, soit 4%, consomme tous leurs fonds propres et les met techniquement en faillite. L’effet de levier de Lehman Brothers au moment de sa chute, le 15 septembre 2008, était du même ordre (31). Pour les banques américaines, aujourd’hui, l’effet de levier s’établit à moins de la moitié (11,63), ce qui s’avère nettement moins imprudent, même si le risque demeure évidemment.

Les marchés sont bien sûr au courant de cette réalité et, c’est la troisième et dernière particularité, ils la sanctionnent durement : la capitalisation (la valeur sur le marché boursier) des quatre banques américaines s’élève à 1080 milliards de dollars contre seulement 180 pour les banques françaises, six fois moins, alors qu’elles sont de taille équivalente on le rappelle.

Par un ironique retournement de situation, les grandes banques françaises incarnent tous les maux et les excès que les dirigeants français attribuent à « l’ultralibéralisme » des USA. Mais le responsable ici n’est pas le libéralisme, c’est plutôt le « capitalisme de connivence » qui lie étroitement les dirigeants des banques avec ceux du pouvoir, au point de les rendre aveugles au risque.

En cas de grave crise bancaire, nous l’avons dit, l’État n’aurait pas les capacités de faire face, il a en conséquence déjà pris ses dispositions : ponction des comptes bancaires (directive BRRD) et blocage de l’assurance-vie (loi Sapin 2), c’est-à-dire faire payer les déposants. Quand ce cataclysme arrivera, il sera toujours temps de trouver un prétexte pour le mettre sur le compte du « capitalisme financier américain

 
1 commentaire

Publié par le 14 décembre 2017 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , ,

Catalogne : les banques craignent un effondrement du système financier

Certains établissements ont décidé de quitter la région et d’installer leur siège hors de Catalogne par crainte des conséquences du référendum.

Les habitants sont spectateurs d’un possible effondrement du système financier. « Les banques catalanes souffrent, cela nuit à l’économie catalane et espagnole », explique une habitante de Barcelone.

 
3 Commentaires

Publié par le 8 octobre 2017 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , ,

Les banques espagnoles sur le qui-vive face au risque catalan

Hé oui attention, pendant ce temps les banques espagnoles qui sont déjà dans une situation catastrophique – souffrent ! Nous sommes une fois de plus proches d’un effondrement bancaire en Espagne, ce qui aurait des répercutions mondiales . Ça risque de se produire à tout moment la situation est tendue, et ça finira par se produire de toutes façons . Z 

CaixaBank et Sabadell, les deux entités qui ont leur siège à Barcelone craignent de perdre la protection de la BCE et étudient la possibilité de déménager leurs sièges sociaux.

La crise catalane est entrée sur les marchés. Les tensions entre Madrid et Barcelone face à la perspective d’une  déclaration d’indépendance unilatérale de la région dans les prochains jours entraînent la bourse espagnole dans une spirale de chute. L’indice de la bourse de Madrid accusait mercredi sa plus grande baisse depuis le vote du Brexit, à -2,85%.

CaixaBank et Sabadell, les deux grandes banques qui sont leur siège à Barcelone sont particulièrement touchées : elles ont plongé dans la journée de 5,69% pour la première et de 4,96% pour l’autre, alors que leur avenir est incertain, dans l’hypothèse d’une sécession qui entraînerait une sortie de l’Union européenne pour la Catalogne et la perte de la protection de la banque centrale européenne et de la garantie du fonds des dépôts pour les entités domiciliées dans la région.

Les grands groupes bancaires pas épargnés

La situation pourrait se compliquer en cas de rupture pour Sababell, qui concentre en Catalogne 27% du volume de son activité de crédit en Espagne, et pour CaixaBank, dont l’exposition est de 22%. Mais une éventuelle sécession affecterait aussi les autres acteurs du secteur financier espagnol qui tous opèrent dans la région. Ibercaja est sur la sellette avec 26,8% d’exposition en Catalogne, mais les grands groupes ne sont pas épargnés : BBVA voit en jeu 20,8% du volume de son crédit et 11% pour Santander.

Le ministre de l’Economie, Luis de Guindos, multiplie les appels à la tranquillité, assurant que le petits épargnants catalans « n’ont rien à craindre »« Les banques catalanes sont des banques espagnoles et européennes, elles sont solides », répète-t-il, alors que le secteur assure ne pas avoir détecté pour l’instant de mouvements de fuite des dépôts.

 
 

Des plans de sortie déjà préparés

De leur côté CaixaBank et Sabadell ont déjà préparé leur plan de sortie et pourraient déménager leur siège vers Saragosse, en Aragon, ou vers Palma de Majorque, aux Baléares, pour rester côté espagnol. La question est de savoir si les deux banques ont déjà fait passer le message à leurs clients, assurant qu’elles étaient prêtes à prendre des mesures suffisantes.

CA extraordinaire chez Sadabell

Elles rappellent qu’elles sont hors de toutes considérations politiques et que toutes les mesures qu’elle pourraient prendre visent exclusivement à défendre les intérêts des actionnaires, employés et clients. Sababell a convoqué une réunion extraordinaire de son conseil d’administration jeudi après-midi afin d’analyser la possibilité d’un déménagement du siège social hors de Catalogne. S’il est voté, le changement d’adresse pourrait avoir lieu en 48 heures. (source)

 
Poster un commentaire

Publié par le 5 octobre 2017 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :