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Archives de Tag: Les banques centrales

Les banques centrales pourraient recourir à l’étalon-or pour rétablir la confiance

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  • Jim Rickards a assisté au sauvetage de fonds spéculatifs et a témoigné devant le Congrès sur la crise financière de 2008.
  • Selon lui, une nouvelle récession pourrait frapper avant que la Réserve fédérale ne mette fin aux processus mis en place pour nous sauver de la crise il y a dix ans. 
  • M. Rickards s’attend à ce que l’or atteigne 10 000 $ l’once, car certaines banques centrales pourraient avoir recours à l’étalon-or afin de rétablir la confiance dans les marchés.

Jim Rickards, l’auteur de « Currency Wars« , « The Death of Money » et « The New Case for Gold« , et plus récemment de « The Road to Ruin« , s’y connaît en crises financières. En tant qu »avocat général du fonds de couverture Long-Term Capital Management (LTCM), il était aux premières loges lorsque des dizaines d’institutions de Wall Street travaillaient pour renflouer l’entreprise avec une recapitalisation de 3,6 milliards $.

Plutôt que d’utiliser des modèles macroéconomiques traditionnels, Rickards préfère en emprunter un à la physique : la théorie de la complexité. À l’aide de ce cadre, Rickards anticipe un scénario dans lequel le monde reviendrait partiellement à l’étalon-or, avec une once d’or évaluée à 10 000 $ l’once.

Sara Silverstein : Votre prix cible pour l’or est de 10 000 $. Sur quoi vous basez-vous ?

Jim Rickards : Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un chiffre inventé, ou que j’annonce pour attirer l’attention. C’est le prix implicite, non inflationniste de l’or dans un système où vous avez soit un système d’or, soit une référence à l’or. Maintenant, il n’y a pas une banque centrale dans le monde qui veut l’étalon-or, mais elles pourraient être obligées d’y revenir – non pas parce qu’elles le veulent, mais parce qu’il le faut – pour rétablir la confiance lors de la future crise financière. Le problème à l’heure actuelle est que les banques centrales n’ont pas normalisé leur bilan depuis 2009. Elles essaient, mais en sont encore loin. Si nous avions une autre crise demain, et qu’on devait lancer QE4 et QE5, comment serait-ce possible alors que le bilan dépasse déjà 4 000 milliards $ ? Il faudra se tourner vers le FMI, les DTS ou l’or.

Ensuite, si vous retournez à l’étalon-or, vous devez obtenir le juste prix. Les gens disent qu’il n’y a pas assez d’or pour soutenir un étalon-or. C’est n’importe quoi. Il y a toujours assez d’or, c’est juste une question de prix. Prenez le Japon, l’Europe, la Chine et les États-Unis – les quatre économies majeures – leur M1 est d’environ 24 000 milliards $. Un adossement à l’or de 40% représenterait 9 600 milliards $. Officiellement, il y a environ 33 000 tonnes d’or dans le monde. On divise donc 9 600 milliards par 33 000 tonnes et on obtient environ 10 000 $ l’once. Un étalon-or à un prix inférieur serait déflationniste. Il faudrait réduire la masse monétaire. C’est l’erreur qui a été commise en 1925. Cela a contribué à la Grande Dépression, et ce n’était pas à cause de l’or, mais parce qu’ils se sont trompés de prix. Donc, pour revenir à un étalon-or sans causer une autre dépression, il faudrait avoir un prix de l’or aux alentours de 10 000 $ l’once.

Silverstein : Ce serait en cas de grande crise, de scénario catastrophe ?

Rickards : Bien sûr, mais nous en avons régulièrement vécu. En 1987, le marché boursier a chuté de 22% en un jour. Cela équivaudrait à plus de 4 000 points Dow. Si le Dow perdait 400 points, on ne parlerait que de ça. Alors imaginez une baisse de 4 000 points. En termes de pourcentage, c’est ce qui s’est passé en 1987. En 1994, vous avez eu la crise de la tequila mexicaine. 1997-98 : Asie, Russie et Long-Term Capital Management. 2000 : la bulle dot com. 2007 : hypothèques. 2008 : Lehman, AIG. Ces choses arrivent régulièrement. Je ne dis pas que cela se produira demain, mais nous ne devrions pas être surpris si c’est le cas.

Si cela arrive, quelle est la fonction de réponse ? Parce que là encore, les banques centrales… En 1998, Wall Street a renfloué un fonds spéculatif. En 2008, les banques centrales ont renfloué Wall Street, mais en 2018, qui va renflouer les banques centrales ?

Silverstein : Quel facteur, selon vous, est le plus inquiétant à l’heure actuelle ? Lequel indique une crise ?

Rickards: L’échelle du système. J’utilise la théorie de la complexité. Je rejette à peu près tous les modèles standard, car ils ne reflètent pas la réalité. Juste un modèle d’équilibre général classique, des marchés efficients, des mouvements continus et lisses des prix, la courbe de Phillips, Black-Scholes – je suis un ami de Myron Scholes, et il m’a beaucoup appris, mais il y a beaucoup de défauts dans ce modèle. Rien de tout cela ne reflète la réalité.

Ce qui reflète très bien la réalité, c’est la théorie de la complexité, qui vient de la physique. Elle a eu du succès dans de nombreux domaines, dont la climatologie, la sismologie et de nombreux autres systèmes dynamiques. Elle est peu utilisée en finance, sauf par quelques personnes. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, mais je suis le premier à l’avoir appliqué aux marchés financiers. Quand vous regardez les marchés financiers sous l’angle de la théorie de la complexité, vous vous demandez « quelle est l’échelle du système ? ». L’échelle est juste un mot fantaisie pour la taille. Quelles mesures utilisez-vous ? Si vous regardez la dette totale, la valeur notionnelle brute des produits dérivés, la concentration des actifs dans les cinq plus grandes banques, quel pourcentage du total des actifs des cinq plus grandes banques sont interconnectés ? Ce que vous voyez est un système densément connecté et fragile, susceptible de s’effondrer à tout moment.

Silverstein : Est-ce la raison pour laquelle nous avons été si surpris par la crise de 2008, à cause de la complexité et l’effet de levier ?

Rickards : C’est une excellente question. Je donnais des conférences en 2005-2006, disant que la crise était imminente. Je n’ai pas dit qu’il s’agirait de prêts hypothécaires le 8 août 2007, mais cela se reproduira à nouveau. J’étais aux premières loges lors du renflouement de Long-Term Capital Management; en tant qu’avocat général, j’ai négocié le plan de sauvetage. J’étais dans la salle avec le Trésor, la Fed, les responsables des 14 grandes banques, un groupe d’avocats, et nous avons failli fermer tous les marchés du monde. Nous avons finalement obtenu 4 milliards $, nous avons renforcé le bilan et Wall Street a pris le relais. Cela s’est dénoué en un an, mais c’était vraiment très serré.

Ce n’était vraiment pas une surprise. En septembre 2007, je leur ai dit quoi faire. C’était un an avant Lehman. Souvenez-vous que la crise avait déjà commencé en août 2007. En septembre, le secrétaire Paulson a proposé un « superfonds » de sauvetage censé garantir la solvabilité des véhicules d’investissement spéciaux (SIV). Le plan a été abandonné. Je suis allé voir le Trésor et j’ai dit : « Écoutez, cette crise va s’aggraver, voici ce qu’il faut faire : appeler tous les hedge funds, dites-leur de vous donner toutes leurs positions sous forme lisible par machine, mettez-les dans une matrice, engagez IBM Global Services ». On m’a complètement ignoré. C’était facile à voir venir. Je vois cela revenir. Je ne dis pas demain, peut-être même pas l’année prochaine, mais plus tôt que tard, et il n’y aura rien de surprenant.

Silverstein : Je vois où était la complexité en 2008, et il semble que beaucoup de choses ont été nettoyées quand tout s’est effondré. Où est la complexité maintenant ?

Elle n’a pas été nettoyée, elle a été déplacée. L’endettement des ménages est beaucoup plus raisonnable aujourd’hui. Le ratio dettes/fonds propres des ménages semble bon. Cela s’explique en partie par la hausse de la bourse et de l’immobilier, qui augmente le dénominateur de la fraction. La situation s’est améliorée, mais les bilans des banques centrales sont bien pires. La Fed a un effet de levier de 115:1, avec un décalage des échéances. Cela ressemble au pire fonds de couverture jamais vu.

J’ai eu l’opportunité de discuter avec un des membres du Conseil des gouverneurs, à l’occasion d’un évènement. Je l’ai un peu titillé en lui disant : »Vous êtes parfois insolvables, selon le niveau des taux d’intérêt, parce que vous avez tout ces bons du Trésor à 10 ans ». Elle a répondu : « Non, nous ne le sommes pas ». J’ai dit : « Je crois que si. » Elle répliqua : « Peut-être, mais ça n’a pas d’importance. » Voici donc un gouverneur de la Réserve fédérale qui me dit que l’insolvabilité de la Fed n’a pas d’importance.

Silverstein : Est-ce vrai ?

Rickards : Je pense que oui. Les théoriciens monétaires modernes pensent que ça n’a pas d’importance. Ils ne verraient aucun problème à porter le bilan de la Fed à 8 000 ou 12 000 milliards $. Pourquoi ne voulons-nous pas des déficits plus importants, monétiser la dette, la ranger dans le bilan de la Fed ? Peu importe, tout va bien. Tout va bien jusqu’ à ce que la confiance se brise et que les gens regardent autour d’eux. C’est un peu comme si on se réveillait d’un rêve : « Oh, vous avez un effet de levier à 200:1, vous êtes insolvables à la valeur du marché ». Vous perdez alors confiance dans le dollar et vous voulez sortir du dollar. À ce moment-là vous vous dîtes : « D’accord vous pouvez me payer en dollars, mais je vais acheter des terres, de l’art, de l’or, de l’argent, puisque la vitesse de circulation de la monnaie accélère presque nulle part, et l’inflation décolle. En passant, c’est exactement ce qui s’est passé dans les années 1970. En 1977, les Etats-Unis ont dû émettre des obligations libellées en francs suisses. Il y avait des bons du Trésor libellés en francs suisses, appelés les « obligations Carter », parce que les gens ne voulaient pas de dollars. Ça peut mal tourner, du jour au lendemain.

Silverstein : La Fed est dans une situation délicate. Y a-t-il un moyen de s’en sortir ?

La Fed essaie de normaliser le bilan, c’est-à-dire ramener le bilan à environ 2 000 milliards $. Il dépasse les 4 000 milliards $. Cela diminue un peu, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. En 2008, le bilan était à 800 milliards $. La Fed doit aussi normaliser les taux d’intérêt, ce qui signifie passer de 1% à 3-3,25%. La question est de savoir comment faire. La Fed tente d’augmenter ses taux d’intérêt de 25 points de base, tous les mois de mars, juin, septembre et décembre jusqu’en 2019 pour atteindre environ 3,5% et faire baisser le bilan. Ils vont le réduire de 50 milliards $ par mois d’ici la fin de l’année prochaine, ce qui est beaucoup.

Selon certaines estimations, cela équivaut à une hausse d’un point de pourcentage du taux, car c’est une forme de resserrement – vous réduisez la masse monétaire. Vous réduisez la base monétaire. La question est de savoir pourquoi ils le font. Pourquoi le font-ils dans une économie relativement fragile ? La réponse est qu’ils se préparent à la prochaine récession. Ils veulent à nouveau exécuter la stratégie, qui est de réduire les taux et de lancer les QE4 et QE5. Comment se préparer à la prochaine récession sans provoquer la récession que vous vous préparez à guérir ? C’est la finesse, c’est le problème, et je ne pense pas qu’ils puissent le faire.

 

Source originale: Business Insider

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Publié par le 7 décembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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« Selon UBS, en cas de crise, les banques centrales devront baisser leurs taux à -5 % »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est une étude sur les risques économiques, les prévisions de croissance mondiale, région par région qu’a publié la banque UBS la semaine dernière.

Cette étude a fait assez peu de bruit et n’a pas été franchement relayée, ce qui est bien dommage. Bon, d’un autre côté, elle fait plus de 200 pages, ce qui en fait un pavé à lire, mais pas qu’un pavé de lecture puisqu’il y a quelques réflexions qui constituent en elles-mêmes autant de petits et gros pavés dans la mare !

Plus de marges de manœuvre monétaire !

“Selon une étude d’UBS, la marge de manœuvre des instituts d’émission est réduite pour affronter une prochaine récession même faible. Celle des gouvernements s’est légèrement améliorée.”

On parle ici pour les gouvernements de “moyenne”, et si les finances de l’Allemagne se sont effectivement améliorées, et que les autres ne se sont pas plus “dégradées”, cela veut dire que globalement nous avons une très légère amélioration, mais vous voyez bien qu’il n’y a pas de quoi sabler le champagne ni même lancer un feu d’artifice pour fêter une nouvelle qui n’est pas si bonne que cela.

Pour les grandes banques centrales, là c’est encore pire, et vu les injections monétaires déjà réalisées, la grande banque UBS estime que les marges de manœuvre sont quasi nulles et qu’il faudrait, pour obtenir des résultats, baisser les taux d’intérêt à -5 % afin de réussir à stimuler l’économie.

Des taux à -5 %, cela veut dire décréter la consommation obligataire !

Appelez cela consommation, investissement ou dépense, peu importe, mais avec des taux à -5 %, cela veut dire qu’en 10 ans, cette taxe sur l’épargne amputerait votre fortune d’environ 50 % (ce n’est pas mathématiquement tout à fait cela, mais c’est l’idée). Si l’on vous laisse le choix entre perdre votre argent sous forme de taux négatifs ou consommer, arrivé à un certain niveau de taux négatifs, nous allons tous préférer comme agent économique acheter n’importe quel truc à n’importe quel prix qui peut nous être utile plutôt que de perdre notre argent.

Pourtant, derrière ce raisonnement logique d’agent économique embarqué dans une situation hallucinante, j’espère que vous avez vu l’aberration totale de ladite situation !!

Un système tellement à bout qu’il doit rendre la dépense obligatoire !

C’est cela qu’il faut comprendre dans cette remarque d’UBS, une grande banque du système et par le système et qui finance le système économique marchand tel qu’il est conçu.

Nous ne pouvons pas dépasser cette idée de “croissance” économique où, chaque année, il faut faire plus que l’année d’avant car si ce n’est pas le cas, alors tout le système d’endettement bâti s’effondre.

D’un côté, on vous explique, dans la plus immense des hypocrisies, qu’il faut prendre soin de l’environnement blablablabla et de l’autre, on vous explique qu’il faut plus de croissance, quitte à vous forcer à consommer pour faire tourner à vide ce système absurde.

Finalement, il n’y a pas plus écologiste que la décroissance.

Il n’y a pas plus écologiste que la déflation économique, que les récessions qui font beaucoup plus pour le ralentissement de la consommation, de la production, et donc de la pollution que n’importe quelle politique stupide à la Hulot et consorts.

La réalité c’est que nos dirigeants n’ont pas la moindre idée de la façon dont il serait possible de piloter un changement de système sans faire effondrer le système précédent.

Le problème auquel nous sommes confrontés, c’est qu’ILS ne savent pas comment mener une transition d’un système mourant à un système qu’il faudrait faire naître.

Il est donc fort probable que l’on finisse par un énorme plantage collectif lorsque le système lui-même buttera sur toutes les limites physiques de la planète, sur la disponibilité des ressources.

Nous y sommes presque.

La prochaine crise sera passionnante à vivre et à suivre.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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Les banques centrales transformées en zoo avec 1,5 trilliard de monnaie de singe

Zero Hedge vient de donner un état des lieux: qui imprime quoi et combien ? Selon phoenix, il s’agit de 120 milliards par mois, ce qui colle avec le calcul que je vous avais donné voici 6 mois environ: 

« The world’s Central Banks have finally succeeded in unleashing an inflationary storm. The first pickup has only just begun to be felt. But this time next year, when inflation is well north of 4% globally and the big price moves have already occurred, everyone will be screaming « INFLATION! » … Globally, Central Banks are now printing over $120 BILLION per month. And this is happening at a time when most major economies are out of harm’s way »

Traduction : « Les banques centrales du monde ont finalement réussi à déclencher une tempête inflationniste. Le premier redémarrage ne fait que commencer à se faire sentir. Mais cette fois l’année prochaine, lorsque l’inflation est bien au nord de 4% dans le monde et les grands mouvements de prix ont déjà eu lieu, tout le monde criera « INFLATION ! » … À l’heure actuelle, les banques centrales impriment maintenant plus de 120 milliards de dollars par mois, et ce, à une époque où la plupart des grandes économies ne sont pas en danger « 

Pheonix écrit que la Bank of Japan, la BCE et la Fed qu’elles « impriment encore plus de monnaie de singe aujourd’hui que pendant la crise européenne de 2012-2013 … et que 1,5 trilliard de fausse monnaie est injecté dans le système financier tous les deux ans« .

Tout va bien donc, les Zoo fonctionnent à plein régime… (de bananes surtout, LoL).

Comme le remarque l’un de nos lecteurs, « le niveau d’impression monétaire est équivalent au PIB de l’Allemagne ! ». Ce qui par définition va très mal se terminer…

Les gouvernements ont beau tout faire pour maquiller les chiffres de l’inflation et les niveaux de chômage, ils ne peuvent pas modifier l’addition à la caisse de la ménagère ni cacher les boutiques dans les centre-villes. Soyez prêt. Lire ici ZH…


Jovanovic

 
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Publié par le 18 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro)

Les choses vont très vite, il s’est passé beaucoup de choses en à peine un mois . D’abord, une fois élu et intronisé, Donald Trump a annoncé un changement « radical » de doctrine face à l’Europe , déstabilisant les élites du vieux continent. Au même moment, Schäuble a mis un coup de pression exhortant la BCE à relever ses taux . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoyait un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe » : les Allemands, qui avaient déjà cette idée derrière la tête avant l’élection de Trump – veulent créer leur propre Euro-zone .  

Ensuite, dans la continuité Mario Draghi avait validé et l’élite Européenne en panique a entamé « le Processus » à Davos  . Mario Draghi avait admis pour la 1ère fois qu’un pays pouvait sortir de l’euro et il a même expliqué comment –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-affirmé . Dans la foulée, le ministre italien des Finances avait déclaré que le problème de l’Europe c’est l’euro . Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en était pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il avait affirmé à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» , en appelant à «prendre au sérieux le populisme». 

Mi février, nous avons appris que selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » En effet , Ted Malloch, l’ambassadeur proposé par Trump à l’Union européenne, avait jeté le doute sur la survie de la zone euro et demandé à Athènes de revenir à la drachme.

Dans Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe , je résumais , expliquant que suite à l’élection de Trump, un nouveau monde était en train de naître . Avec une nouvelle Europe qui est d’ores et déjà en gestation .

Maintenant, on apprend que les Pays Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’Euro

Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

Charles SANNAT résume :

Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

Donc dans tous les cas, c’en est terminé de cette Europe qui est en train de littéralement exploser – question de temps, et le mouvement s’accélère vite , très vite !

Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe. Les banques centrales de la zone euro sont-elles encore solvables ?

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous propose en exclusivité pour vous, mes chers lecteurs, un article du très brillant journaliste Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres dont vous savez que j’apprécie très grandement la qualité du travail et… les informations !!

Ambrose Evans-Pritchard est le journaliste certainement le mieux informé d’Europe sur l’Europe et ses vicissitudes. Suivre ce qu’il dit dans les colonnes du Telegraph est plutôt une bonne idée.

Je ne me suis pas foulé. Son titre, c’est le mien. En clair, le titre de cet article c’est le sien, et il juge que nous sommes rentrés dans une crise existentielle pour l’euro. Encore une fois, et comme pour mon édito d’hier, vous remarquerez le silence assourdissant des médias censés nous informer.

Il s’intéresse à un sujet complexe « Target 2 » et sous cet acronyme barbare se cache en réalité un système de compensation des flux financiers entre pays européens. Bref, en réalité, et on ne vous le dit pas, la situation est grave. Très grave. Préparez-vous à assister à l’explosion dans le pire des cas et au détricotage de la zone euro dans le meilleur des cas.

Ce n’est pas de la fiction.

Cela se passe maintenant.

Cela se passe actuellement.

D’énormes dettes sont en train d’être transférées, en catimini, de banques privées et de fonds d’investissement vers les épaules des contribuables du sud de l’Europe.

Il s’agit d’une variante du tragique épisode grec mais cette fois à bien plus grande échelle et avec des conséquences systémiques mondiales.

Notre pays, la France, est évidemment concerné.

Hier, je publiais et j’ai laissé volontairement cet édito dans l’édition d’aujourd’hui un article sur l’enquête que les Pays-Bas lançaient pour savoir s’il fallait quitter l’euro et comment le faire.

Je laisse la parole à Ambrose Evans-Pritchard, traduit en exclusivité pour vous !!

Il n’y a eu aucune décision démocratique d’aucun parlement pour le transfert de ces dettes, qui approchent rapidement le trillion d’euros. Elles sont l’effet secondaire non-désiré du QE de la BCE, qui a dégénéré en une voie de secours pour la fuite des capitaux des pays du Club Med vers l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Cette « socialisation du risque » a lieu furtivement, en tant qu’effet mécanique du système de paiement de la BCE Target 2. Si une fronde politique en France ou en Italie déclenche une crise existentielle de l’euro dans les mois à venir, les citoyens des pays créditeurs comme débiteurs de la zone euro découvriront avec horreur ce qu’on leur a fait.

Un tel risque est plausible. Alors que j’écris ce papier, quatre articles sur cinq du fil du quotidien français financier Les Échos abordent des scénarios de désintégration de l’euro. Je n’ai pas souvenir d’un tel débat ouvert dans la presse continentale, à aucun moment du projet de l’euro.

Comme toujours, les marchés de la dette sont le baromètre du stress. Les taux sur les obligations allemandes à deux ans ont atteint un plus bas historique de -0,92 % mercredi, signe que quelque chose de très curieux est en train d’avoir lieu. « Les sonnettes d’alarme résonnent à nouveau. Nos données indiquent de sérieuses fuites des capitaux vers les valeurs refuges allemandes. On se croirait comme au début de la crise de la zone euro en 2011 », a déclaré Simon Derrick de BNY Mellon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système Target2 est conçu pour ajuster automatiquement les comptes des branches de la famille des banques centrales de la BCE, qui se corrige tout seul avec chaque entrée et sortie. En réalité, il est devenu un rideau de dissimulation de flux chroniques de capitaux à sens unique.

Les investisseurs privés vendent à la BCE les obligations italiennes ou portugaises qu’ils possèdent, en empochant un bénéfice, et redéploient le produit de la vente dans des fonds mutuels en Allemagne ou au Luxembourg. « Cela montre simplement que l’union monétaire est doucement en train de se désintégrer malgré les meilleurs efforts de Mario Draghi », a déclaré un ancien gouverneur de la BCE.

« CELA MONTRE SIMPLEMENT QUE L’UNION MONÉTAIRE EST DOUCEMENT EN TRAIN DE SE DÉSINTÉGRER MALGRÉ LES MEILLEURS EFFORTS DE MARIO DRAGHI » – UN ANCIEN GOUVERNEUR DE LA BCE

Rien que la Banque centrale italienne doit désormais une somme record de 364 milliards d’euros à la BCE, 22 % du PIB italien, et le montant ne cesse de grimper. Mediobanca estime que 220 milliards d’euros ont quitté l’Italie depuis le lancement du QE de la BCE. Les sorties de capitaux correspondent presque à l’euro près aux achats d’obligations de la BCE.

Le professeur Marcello Minenna, de l’université Bocconi de Milan, a déclaré que le basculement implicite du risque privé vers le secteur public, largement ignoré dans les médias italiens, fait courir à la banque centrale italienne le risque de la faillite si l’euro se désintègre ou si l’Italie se fait bouter de l’union monétaire. « Franchement, ces montants deviennent impayables » a-t-il déclaré.

Les déséquilibres Target2 sous le système de la BCE

déséquilibres target2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant des années, la BCE a affirmé que ces déséquilibres Target2 sont une fiction de comptabilité qui n’a pas d’importance dans une union monétaire. Plus maintenant. Mario Draghi a écrit une lettre aux députés européens italiens en janvier, les avertissant que la dette devra être « remboursée totalement » si l’Italie sortait de l’euro et restaurait la lire.

Il s’agit d’un message fort. Monsieur Draghi l’a écrit noir sur blanc, confirmant ainsi que les en-cours Target2 sont extrêmement sérieux, tout comme les critiques l’affirment depuis le début. D’une certaine manière, il a révélé que la dette publique italienne est significativement plus élevée que les chiffres officiels. La Banca d’Italia a des actifs de compensation, mais ceux-ci seraient fortement dévalués.

Les dettes Target2 de l’Espagne s’élèvent à 328 milliards de dollars, presque 30 % du PIB. Celles du Portugal et de la Grèce à 72 milliards chacune. Toutes les banques centrales de ces pays sont soit insolvables, ou dangereusement près de l’être si ces dettes se cristallisent.

Willem Buiter, de Citigroup, affirme que les banques centrales au sein de la structure inachevée de la zone euro ne sont pas vraiment des banques centrales. Il s’agit plus de comités de devise. Elles peuvent faire faillite, et plusieurs feront probablement banqueroute. En bref, elles ne sont pas « une contrepartie crédible » pour le reste du système euro.

Il est étonnant que les agences de notation refusent toujours de considérer les en-cours Target2 en tant que dettes réelles, même après la lettre de Draghi et malgré le risque politique qui coule de source. Elles ne peuvent peut-être pas le faire vu qu’elles sont régulées par les autorités européennes, et de temps en temps sujettes au harcèlement judiciaire de pays qui n’apprécient guère leurs verdicts. Quelle que soit la cause de cette tolérance, elle pourrait leur revenir à la figure un jour.

De l’autre côté du grand livre comptable, la Bundesbank a accumulé des crédits Target2 de 796 milliards d’euros. Le Luxembourg de 187 milliards, reflétant son statut de plate-forme financière. Cela représente environ 350 % du PIB du minuscule Duché, ainsi que 14 fois son budget annuel.

Mais que se passera-t-il si l’euro éclate ? On peut supposer qu’il y aurait un tsunami de flux de capitaux bien avant le moment fatidique, poussant les déséquilibres Target2 vers les 1,5 trillion. M. Buiter affirme que la BCE devrait alors couper le robinet aux banques centrales « irrémédiablement insolvables » afin de se protéger.

La réaction en chaîne commencerait avec un défaut du sud envers la BCE, qui en retour aurait du mal à assumer ses obligations Target2 envers le nord du bloc, si elle devait encore être une institution en état de fonctionnement arrivée à ce point. La BCE ne dispose d’aucune entité souveraine pour la soutenir. Il s’agit d’une orpheline.

Les banques centrales d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg perdraient une partie de leurs crédits Target2. Mais elles devraient, en contrepartie, légalement rembourser des banques de leur juridiction. Simplement parce que c’est la méthode utilisée par les banques centrales créditrices pour stériliser les flux entrants Target2.

Simplifions avec un exemple : la banque centrale du Luxembourg devrait subitement 350 % de son PIB à des contreparties privées, impliquant des obligations émises sous des termes juridiques variés et principalement libellées en euros. Le pays pourrait essayer d’imprimer des francs luxembourgeois et voir si cela fonctionne.

Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch attribuent toutes un solide AAA au Luxembourg, bien sûr, mais cela ne fait que démontrer les dangers de l’emprise intellectuelle et idéologique.

Que l’édifice de l’union économique et monétaire européenne soit bâti sur du sable n’avait aucune importance tant que le projet donnait l’impression d’être inévitable. Aujourd’hui, c’est important. La candidate jurant de restaurer le franc français est donnée gagnante à trois contre 1 à la présidentielle de mai.

Ce qui est frappant n’est pas le bon de 28 % en un sondage du Front National de Marine Le Pen, mais le fait qu’elle a réduit l’écart à 44:56 en cas de finale contre l’ancien Premier ministre François Fillon.

L’institut de sondage Elabe affirme n’avoir jamais vu de tels chiffres en faveur de Madame Le Pen. Environ 44 % des ouvriers affirment qu’ils voteront pour elle, montrant à quel point elle a envahi les bastions industriels du parti socialiste. Le plafond de verre se fissure.

Le joker est que la gauche divisée française pourrait mettre de côté ses différends amers et se rassembler derrière le candidat socialiste Benoît Hamon et son projet ultra radical, lui garantissant ainsi une finale contre Madame Le Pen. Les Français se retrouveraient face à un choix entre la gauche dure et la droite dure, deux factions bien décidées à détruire l’ordre établi. Ce duel serait trop serré pour se risquer à des pronostics.

Tout peut arriver dans les mois à venir en France, ainsi qu’en Italie, où le parti démocratique est en train de s’entre-déchirer. Le président du parti, Matteo Renzi, qualifie la mutinerie de « cadeau pour Beppe Grillo », dont le mouvement eurosceptique Cinq Etoiles mène la danse dans les sondages italiens, avec 31 % des intentions de vote.

À l’heure actuelle, quatre partis italiens possédant la moitié des sièges du parlement flirtent avec un retour de la lire et se rapprochent d’une alliance de circonstance.

Tout cela a lieu alors que les marchés commencent à se faire du mouron concernant la baisse des achats d’obligations de la BCE. Plus les données économiques de la zone euro s’améliorent, pire c’est, alors que les pressions grimpent en Allemagne pour mettre un terme au QE.

La question de savoir si l’Italie peut survivre à la perte du bouclier offert par la BCE est ouverte. Mediobanca affirme que le Trésor italien doit lever ou faire rouler 200 milliards d’euros par an alors que Francfort est quasi le seul acheteur.

La Grèce pourrait être contrainte à la soumission en cas de crise. Il s’agit d’un petit pays, psychologiquement vulnérable, coincé entre la périphérie des Balkans et la Turquie. Les montants sont trop petits pour vraiment importer.

C’est la France et l’Italie qui menacent de soumettre l’expérience de l’euro à l’épreuve du feu. Si le système s’effondre, les dettes Target2 deviendront trop réelles et cela ne s’arrêtera pas là. Des trillions de contrats de dette seront remis en question.

Il s’agit d’une bien plus grande menace à la City de Londres et aux interconnexions bancaires de Square Mile que le sujet secondaire du clearing en euros, ou n’importe laquelle des prises de tête gérables découlant du Brexit. D’ailleurs, dans un tel scénario, qui parlerait encore du Brexit ?

Fin de l’article et de la traduction anglaise. Vous avez la source comme à chaque fois tout en bas en annexe.

Que dois-je faire?

Vous préparer et préparer votre patrimoine ! Cela peut sembler fou, mais non, l’euro peut ne pas être éternel. Oui l’euro peut mourir en quelques heures. Oui vous pouvez être ruiné dans un laps de temps aussi court, et non, mes amis, le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à la frontière ! Il a bien déclenché, chez nous, une épidémie de cancers plus ou moins graves et les conséquences aujourd’hui se font encore sentir.

Franchement, lorsque j’ai écrit le mois dernier mon dossier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse », je ne pensais pas que l’actualité deviendrait aussi brûlante sur le sujet. Pourtant, c’est le cas.

Personne, ni vous ni moi, l’avons choisi.

Nous le subissons.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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Taux : et si les banques centrales perdaient la main ?

Horseman Capital  : « Un pic aigu des Yields a Précédé Chaque crise du marché au cours des 20 dernières années »

Une tension sur les taux ne peut longtemps rester sans effet sur les indices.

En cas de hausse des taux, le marché et les banques centrales peuvent rétropédaler pour essayer de soutenir artificiellement les indices. Mais si les taux éternuent et que l’obligataire s’enrhume… alors c’est une toute autre histoire. On change de galaxie : les montants nécessaires pour soutenir un marché obligataire sursaturé de montagnes de dette sont tels que le petit discours mi-rassurant, mi-attentiste auquel nous ont habitués les banques centrales ne suffira pas.

Or les taux d’intérêt continuent de se tendre. Des deux côtés de l’Atlantique.

En gros : ça commence à être très chaud les marrons.

Habituellement je suis le Bund, le 10 ans allemand ; et je vais y revenir aujourd’hui. Mais  en plus, nous allons nous concentrer sur ce qui est en train de se passer du côté du 10 ans américain car c’est assez exceptionnel. Et Bund et TNote sont complémentaires.

Et si vous voulez mon avis, le « focus » sur les taux ne fait que commencer.

Du côté Européen d’abord : le contrat sur le Bund en chute (= rendements en hausse)

Comme d’habitude, nous allons prendre le Future sur le Bund. Je rappelle brièvement l’un des principes concernant les Futures sur taux : Si les taux (rendements) baissent, alors le Future associé monte.
Et inversement : toute hausse des taux entraine une baisse du Future.

Mi-Septembre, je vous disais qu’il y avait un très fort risque de retournement à la baisse du Bund. Le Future Bund cotait à 168 $ et mon premier objectif (le support « S ») était donné à 160 $ (rectangle horizontal vert).161116_bund

A l’époque, cela pouvait peut-être paraitre pour un peu « gonflé » de se positionner short sur le Bund. Toujours est-il que nous avons eu raison et que notre objectif est atteint.

Cela m’étonnerait énormément que la BCE n’intervienne pas rapidement d’une façon ou d’une autre pour défendre ce niveau. Car comme je vous le disais, si ce niveau est réellement enfoncé, alors le risque de baisse du Bund Future se situe à 154 $ (segment violet horizontal). Cela voudra dire que la BCE perd le contrôle. Que les taux continuent de monter et là, cher ami, ça risque de secouer très fort sur les marchés.

Permettez-moi juste d’introduire un paramètre technique : l’indicateur de tendance MACD et ma façon de l’utiliser à l’aide des axes de propagation. Ce système, que j’ai développé moi-même, est ultra simple et permet de trouver d’excellents points d’entrée.

Pour simplifier, une fois qu’un axe (le segment vert) est identifié sur la MACD, attention aux retournements qui se matérialisent et leur impact sur les prix (mis évidence par les barres verticales vertes).

Or, nous sommes aujourd’hui au contact de ce support sur la MACD (pastille orange). Alors faites-moi confiance : si cet axe de propagation casse, il y aura une TRES FORTE probabilité que la tendance haussière du Bund prenne fin (donc fin de la tendance de la baisse des taux).

Et ça, ce n’est pas une mince affaire…

Sauf à être un pro, je ne conseille à personne de s’aventurer sur ce genre de marché : la moindre erreur coûte très cher. Par contre, vous devez absolument suivre l’évolution du Bund et prier pour son rebond — ou vous préparer à la cassure du support des 160 $.

De l’autre côté de l’Atlantique, le T-Note aussi est prêt à céder

C’est la première fois que je partage avec vous mon analyse graphique et technique du 10 ans américain (le Future, encore une fois). Mais vous allez voir que tout est assez limide.161116_tnote

D’abord, vous voyez qu’il y a deux canaux. Tous les deux haussiers.

  • Le premier (bleu) est un canal de « très long terme ». L’analyse graphique laisse peu de doute et permet de trouver des points d’intervention particulièrement pertinents (flèches rouges et vertes sur le support et la résistance de ce canal) pour jouer ce canal.
  • Le deuxième canal – et c’est celui qui nous intéresse à plus court terme – c’est le vert. Ici aussi, les points d’intervention potentiels apparaissent clairement (petites pastilles orange). Actuellement, nous sommes pile sur le support de ce canal.

Cassera ou pas ?

La situation est très tendue. Car si ce support casse,  l’objectif est le support du canal bleu (qui passe actuellement autour de 120 $).

En fait, nous sommes pile sur les supports qui détermineront si oui ou non nous basculons dans le krach obligataire. S’ils tiennent, ça passe : il n’y a aura eu qu’une tension sur les taux et une consolidation sur les contrats à 10 ans allemands et américains.

Mais si ces supports cèdent… cela voudra dire que les rendements des taux s’envolent et là… difficile de croire que l’économie le supportera. Les marchés n’encaisseront pas le choc.

Pour résumer :

  • Les premiers objectifs baissiers sur les Futures Bund et 10 ans US sont atteints ;
  • Les deux se trouvent sur des niveaux de supports extrêmement importants à surveiller car s’ils cassent, la belle mécanique de baisse des taux qui a porté les marchés d’action à ces sommets prendra fin.

En clair et en décodé : ça sent le sapin.
D’un autre côté, normal. C’est bientôt Noël.

Gilles

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

 

 

 
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Publié par le 18 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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Les Saoudiens et les Chinois Dumpent les Treasuries – Les banques centrales étrangères Liquident un Record de $ 375 milliards en papier US !

Il y a un mois, lors de notre dernière mise à jour sur les bons du Trésor détenus par la Fed , nous avons remarqué quelque chose de troublant: le nombre avait fortement diminué, en baisse de plus de 22 milliards $ en une semaine, l’une des plus grandes baisses hebdomadaires depuis Janvier 2015, poussant le montant total du papier détenu à $ 2.805 billions, le plus bas depuis 2012. Un mois plus tard, nous actualisons ce tableau et constatons que dans la mise à jour de la semaine dernière, les banques centrales étrangères ont poursuivi leur liquidation implacable de papier US détenues sur le compte de garde de la Fed , qui a chuté d’un autre 14 milliards $ au cours d’une semaine, poussant le montant total du papier détenu à $ 2.788 billons, un nouveau plus bas post-2012.

Aujourd’hui, pour corroborer cette image hebdomadaire inquiétante dans les données de la Fed, nous avons aussi obtenu les dernières données mensuelles du Capital International de Trésuries pour le mois de Septembre, qui a montré que la tendance troublante présenté il y a un mois , qui s’est accéléré à un degré sans précédent.

Rappelons qu’il y a un mois, nous avons signalé que dans les 12 derniers mois , nous avons observé qu’un massif 343 milliards $ en treasuries avaient été vendues par les banques centrales étrangères dans la période Juillet 2015- Août 2016, quelque chose d’une ampleur sans précédent.

Avance rapide jusqu’à aujourd’hui , quand dans la dernière mise à jour mensuelle pour le mois de Septembre, nous constatons que ce qui , jusqu’à il y a un mois était « seulement » un record de 346,4 milliards $ de ventes des banques centrales offshore dans la période se terminant le 31 Août a – un mois plus tard – atteint un nouveau record de 374.7 milliards $, ou plus d’ un tiers d’un billion de dollars en bons du Trésor vendus au cours des 12 derniers mois. 

Parmi les plus gros vendeurs – sur une base des prix du marché – pas étonnant que se trouve la Chine, qui en Août « vendu » 28 milliards $ de papier américain (le nombre réel sous – jacent bien que différent, alors que cette série particulière sera ajustée aux variations du marché, ce sera similaire), portant son total à $ 1.157 billions, la plus faible quantité de papier US détenu par Pékin depuis 2012 .

Ce ne fut pas seulement la Chine: l’Arabie saoudite a également continué à vendre ses participations TSY, et en Août ses avoirs déclarés ont chuté de 93 milliards $ à 89 milliards $, le plus bas depuis l’été 2014. Ce fut le 8ème mois consécutif de ventes de Treasuries par le Royaume, qui détenait 124 milliards $ en TSYS en Janvier, et a depuis vendu près de 30% de ses avoirs en papier États-Unien.

Comme nous l’avons signalé il y a un mois, ce qui devient de plus en plus évident est que les deux banques centrales étrangères, les fonds souverains, les gestionnaires des réserves, et pratiquement toute autre institution officielle en possession de papier US, sont en train de liquider leurs avoirs à un rythme très inquiétant, quelque chose qui, à la lumière de l’action de la semaine dernière semble avoir été une décision prudente.

Dans certains cas, comme la Chine, il s’agit de compenser la pression de la dévaluation du yuan; dans d’autres, comme l’Arabie Saoudite, c’est de fournir les fonds nécessaires pour compenser l’effondrement du pétrodollar, et un antidévireur à la flambée du déficit budgétaire du pays. Dans tous les cas, ça peut suggérer des préoccupations au sujet d’un pic dans l’émission future de la dette des États-Unis, surtout maintenant avec le stimulus pro-budgétaire de l’administration Trump.

Bien qu’il soit difficile de savoir dans quelles conditions les acheteurs étrangers peuvent revenir, une chose est très claire: à partir du moment où la vente, non seulement continue mais s’accélère, et si la liquidation étrangère de Treasuries ne parvient pas à ralentir, Yellen n’aura pas le choix que d’oublier la hausse des taux et de se concentrer sur un QE4 à la place.

Zero Hedge –  resistanceauthentique

 
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Publié par le 17 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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Les banques centrales font la guerre aux marchés

[titre article pour referencement]

Le fondateur de Daily Reckoning, Bill Bonner, est d’avis que les banques centrales mènent la guerre aux marchés. Il pense aussi qu’elles finiront par perdre.

Je suis tout à fait d’accord avec lui. Voici comment il voit les choses.

Cet article a été publié avec l’aimable autorisation de Bill Bonner et du Daily Reckoning.

Pourquoi les fédéraux perdront la bataille contre les marchés

Les marchés continuent de flâner sans sembler vouloir opter pour une direction plutôt que l’autre.

Nous nous sommes déjà penchés sur la guerre contre la pauvreté, la guerre contre la drogue et la guerre contre le terrorisme.

Passons désormais à autre chose. Tournons-nous vers une autre des fausses guerres que mènent les fédéraux.

Guerre sale

Aucune guerre n’a jamais été officiellement déclarée contre les marchés.

Cependant, quatre décennies durant, les fédéraux ont mené des opérations secrètes envers eux… une guerre sale par laquelle ils ont cherché à tromper et à supprimer les forces des marchés.

Ils ont eu recours à de la fausse monnaie, à de la fausse épargne et à de faux taux d’intérêt pour induire les investisseurs, les consommateurs et les entreprises en erreur.

Ils ne l’ont pas fait directement, mais leur objectif était d’émettre de faux signaux afin que les gens changent de comportement.

Pour eux, la demande était trop faible. Ils se sont demandé comment y remédier.

Ils ont inondé le système de crédit.

Les signaux de prix ont été distordus. Plus aucune limite n’a été imposée au prêt. Les plafonnements de dette ont été annulés.

Et puis, en 2008, leur guerre est devenue une guerre chaude. Les fédéraux ont activement et ouvertement maintenu les taux d’intérêt à la baisse afin de soutenir les actions et obligations.

En réponse à la crise qu’ils ont causée – en encourageant une accumulation de dette trop importante sur le secteur immobilier – ils se sont exclamés que le marché libre avait échoué.

Ils n’avaient fait que répondre à une situation d’urgence, ont-ils dit.

Et tout le monde s’y est mis – tout le monde a cherché à deviner quel devrait être le niveau des taux d’intérêt.

Force et fraude

Croyez-le ou non, un groupe d’activistes baptisé Fed Up est persuadé que rehausser les taux d’intérêt est… vous avez deviné… raciste !

Le magazine Institutional Investor a rapporté qu’un groupe financé par le cofondateur de Facebook, Dustin Moskovitz, âgé de 32 ans, s’oppose à une hausse des taux d’intérêt dans l’idée qu’ils soient néfastes pour les travailleurs américains. Voici ce que dit son site web :

« La vérité concernant l’économie est évidente aux yeux de la plupart d’entre nous : il n’y a pas assez d’emplois, pas assez d’heures de travail, et des salaires trop bas – notamment parmi les communautés de couleur et chez les jeunes travailleurs.

Certains employés de la Réserve fédérale pensent que l’économie s’est rétablie. Ils souhaitent rehausser les taux d’intérêt pour ralentir la croissance du marché de l’emploi et empêcher les salaires d’augmenter. C’est une très mauvaise idée.

Nous défendons les intérêts des millions de travailleurs et de leurs familles, et appelons la Réserve fédérale à adopter des politiques qui défendent les intérêts des travailleurs et du reste d’entre nous. La Fed devrait maintenir les taux d’intérêt où ils se trouvent, donner à l’économie une chance de repartir, et donner la priorité au plein-emploi et à une hausse des salaires. »

Pardon ? Qui sont ces gens ? Ont-ils des cornes ?

Ils ont raison sur un point : quand la Fed tente de contrôler l’économie, c’est la politique, et non les marchés, qui l’emportent.

Les marchés fonctionnent grâce à la persuasion et l’échange volontaire. La politique fonctionne par la force et la fraude. Fed Up est une organisation politique qui cherche à influencer la manière dont sont appliquées cette force et cette fraude.

Mais observons maintenant la guerre des fédéraux contre les marchés de notre manière habituelle.

La victoire est impossible

Tout d’abord, est-ce une guerre qu’ils peuvent gagner ?

Non. Bien sûr que non.

Les marchés peuvent être supprimés, entravés… mais jamais éliminés.

Les marchés ne cessent pas de fonctionner simplement parce que vous essayez de les tordre, de les distordre ou de les rendre illégaux. La victoire est impossible.

Le marché de la drogue ne disparaît pas parce que les fédéraux la rendent illégale. Les prix changent simplement, pour prendre en compte la hausse du coût des affaires.

La pauvreté ne disparaît pas non plus simplement parce que les fédéraux lui mènent la guerre.

« Les pauvres seront toujours avec vous, » nous a dit Jésus.

La richesse et la pauvreté sont relatives, il y aura toujours des riches et des pauvres, et les lois ne pourront rien y changer.

Et le terrorisme ?

Ceux qui n’ont pas accès à des armées conventionnelles auront toujours recours à des attaques peu orthodoxes.

C’est ce qu’ont fait les colons américains quand ils ont déclaré la guerre aux Britanniques en 1775.

C’est ce qu’ont fait les Juifs quand ils se sont soulevés contre les Britanniques de Palestine en 1939.

C’est ce qu’ont fait les Maquisards pendant la seconde guerre mondiale sous l’occupation de la France par les Nazis.

Le terrorisme ne prendra pas fin de sitôt. Et les marchés ne cesseront pas de fonctionner.

Bulles, banqueroutes et misère

Deuxièmement, l’ennemi ressort-il plus fort de la guerre qui est menée contre lui ?

Oui et non.

Les marchés fonctionnent très bien, qu’une guerre soit menée contre eux ou non. Les gouvernements peuvent imposer les prix qu’ils veulent à ce qu’ils veulent. Mais seuls les marchés peuvent vous dire ce qu’ils devraient vraiment être.

Voyez ce qui s’est passé en Union soviétique. Ou en Chine avant 1979. Ou au Venezuela.

Qui a acheté quoi que ce soit à la Chine quand les communistes déterminaient les prix ?

Qui va faire ses courses au Venezuela aujourd’hui ?

J’ai visité la Russie peu de temps après la chute de l’Union soviétique. Les marchés ouvraient à peine. Mais après 70 années de manipulation de prix, il n’y avait presque rien à acheter. Tout ce qui était vendu avait été volé par l’armée. J’ai acheté une paire de bottes pour un dollar. Je les ai encore. Les semelles sont si rigides qu’elles plient à peine.

Il n’y a que deux types d’économie – les économies de commande et les économies de marché. Ces dernières fonctionnent pour tout le monde – mais il n’est jamais possible de savoir qui en sont les vrais gagnants. Les premières ne fonctionnent que pour ceux qui les commandent. Puis, une fois qu’il n’y a plus rien à voler, les marchés reprennent le dessus.

Les économies sont des systèmes de génération d’informations et de découverte des prix. Sur les marchés globaux, toutes les économies ont plus ou moins accès aux mêmes ressources. C’est ce qu’elles en font qui importe.

Déterminer les prix, c’est un peu comme apprendre à des étudiants que le Japon a gagné la seconde guerre mondiale… ou que deux plus deux font cinq… ou arrondir Pi juste pour le rendre plus facile à mémoriser.

Mais plus vous émettez de fausses informations, plus les vraies ont de la valeur.

Une guerre que les fédéraux finiront par perdre

Troisièmement, cette guerre a-t-elle créé une industrie corrompue gérée par le Deep State ? Et quatrièmement, les combattants des deux camps enregistrent-ils des profits alors que le reste du public en souffre ?

Pas exactement.

Cette guerre est différente des autres guerres que mène le Deep State. Elle permet aux insiders de financer ces autres guerres… et de transférer des trillions de dollar depuis le public vers leurs propres poches.

La guerre contre les marchés a distordu quasiment toutes les industries et corrompu l’économie toute entière.

Comme je l’ai déjà expliqué à de nombreuses reprises, la suppression des taux d’intérêt a probablement coûté aux investisseurs 10 trillions de dollars depuis 2008. Le gonflement des prix des actifs a peut-être transféré 10 trillions de dollars supplémentaires vers ceux qui les possèdent (majoritairement l’élite).

Et comme pour toutes les autres guerres, le casus belli ne tient pas debout.

Les marchés ne portent pas les gens à mal, ils leur viennent en aide. Les signaux de prix qu’envoient les marchés sont essentiels. Sans eux, nous ne saurions pas si nous accumulons du capital ou si nous en perdons.

Tenter de supprimer les marchés libres ou de les abolir mène à une confusion, des bulles, des banqueroutes, et à la misère. Les économies s’affaiblissent et les peuples s’appauvrissent.

Depuis 2008, les salaires stagnent ou chutent pour beaucoup de gens. La croissance du PIB a décliné et est désormais probablement négative. La croissance de la productivité a baissé plus qu’elle ne l’avait encore fait ces 40 dernières années. Le commerce global est de retour à son niveau de 2009. Et la reprise que nous avons traversée depuis la Grande récession a été la plus faible jamais enregistrée.

Pour l’heure, la guerre parvient à ses fins : la croissance du pouvoir et de la richesse des insiders du Deep State.

Mais c’est une guerre que les fédéraux finiront par perdre.

Tenter de supprimer les marchés, c’est tenter de mettre un bouchon géant dans le cratère d’un volcan. L’éruption ne sera pas évitée pour autant, elle n’en sera que plus violente.

Bill Bonner,
The Daily Reckoning, Australie

 

Commençons par trois vérités avancées par Bonner :

  1. Les marchés fonctionnent grâce aux échanges volontaires.
  2. La politique fonctionne par la force et par la fraude.
  3. Fed Up est une organisation politique qui cherche à influencer la manière dont la force et la fraude sont appliquées.

La théorie du cafard

J’ai écrit sur le sujet de Fed Up le 23 août, dans Is it Possible to Overhaul Cockroaches?

Une Fed pour le peuple

Andrew Levin [le fondateur de Fed Up] a proposé une Fed pour le peuple.

Un problème de contrôle

24hGold - Les banques centrale...

Levin note que la Fed est unique dans le sens où elle est une entreprise principalement privée. C’est vrai. Mais voulons-nous vraiment que notre modèle soit similaire aux performances pathétiques de la Banque du Japon ou de la BCE ?

Conflit d’intérêts

24hGold - Les banques centrale...

Pourrions-nous changer quoi que ce soit en rendant la Fed publique ?

Notez que Mario Draghi, le directeur de la BCE, est un ancien membre du directoire de Goldman Sachs.

Ce qui nous amène au troisième point du plan malavisé de Levin.

Pas de voix

24hGold - Les banques centrale...

La diversité par simple souci de diversité

Voilà qui n’a aucun sens. Peu importe qu’il y ait des Noirs, des Blancs ou des Latinos. Le problème, c’est l’esprit de groupe, pas la race.

Tout le monde à la Fed (et dans les banques centrales en général) a été entraîné à penser selon les théories keynésiennes et monétaristes.

Si Fed Up voulait vraiment de la diversité, alors elle la rechercherait dans la pensée, par dans la couleur de peau.

Certains pourraient proposer des gens comme Zero Hedge, Peter Schiff ou moi-même. Voilà qui amènerait de la diversité dans le groupe. Mais ce n’est pas non plus la réponse appropriée.

Ma proposition

Levin se plaint de ce qui ne va plus, mais n’explique jamais pourquoi nous avons besoin d’une Fed.

Alors, pourquoi ?

La Fed, la BCE, la Banque du Japon, la Banque de réserve d’Australie… toutes ont fait gonfler des bulles les unes après les autres.

Si nous n’avions pas de Fed, elle ne serait pas rattachée à Goldman Sachs. Et elle serait aussi diverse que le marché libre. Rien n’a plus de diversité que ça.

Et pourtant, la diversité ne peut pas et ne va pas régler le problème, parce qu’elle n’est pas le problème central.

Le problème clé, c’est le système de banques centrales couplé à celui de devises fiduciaires, qui peut être élargi par les banques centrales à leur bon vouloir, en réponse directe aux dépenses déficitaires de leurs gouvernements.

Un tour de force politique à double-tranchant

fed-up4

Fed Up n’est rien de plus qu’une association d’opportunistes qui comprennent encore moins les marchés que la Fed, ce qui est assez spectaculaire.

Et pourtant, lors de la dernière réunion de Jackson Hole, la Fed s’est entretenue avec Fed Up.

Lors de cette réunion, la Fed a prétendu se soucier de ce que Fed Up avait à dire, etFed Up a prétendu que cette réunion avait abouti à quelque chose.

Nous n’avons besoin ni de Fed Up, ni de la Fed. Nous devrions renoncer à la Fed et aux charlatans de Fed Up, dont l’objectif n’est que de gonfler les poches de leurs créateurs.

Bill Bonner « Trying to suppress free markets or abolish them always leads to confusion, bubbles, bankruptcies, and misery. »

— Mike Mish Shedlock (@MishGEA) 7 octobre 2016

Fed Up se nourrit de ceux qu’elle prétend aider.

Source

 
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Publié par le 26 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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