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Archives de Tag: l’économie

O.Delamarche : Les banques centrales détruisent l’économie

Hé oui, les banques centrales sont en train de détruire la confiance dans la « monnaie » (papier, d’où les guillemets), et elles sont conscientes de ce qu’elles font …

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Publié par le 13 septembre 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Crise en Turquie : attention à l’effet domino sur l’économie mondiale

La crise monétaire turque, « un risque pour l’économie allemande ». C’est le signal d’alarme lancé par le ministre des Finances allemand en début de semaine, alors que la Turquie vit depuis quelques semaines une crise majeure. Et s’il fallait surtout y voir un risque d’effondrement d’un rouage du système ? Surtout dans un environnement économique où les créances douteuses font planer une menace bien réelle sur l’ensemble de l’économie bancaire…

L’effet domino appliqué aux crises économiques

Vous avez sans doute déjà observé la chute des dominos. Quand une première pièce tombe, elle entraîne la chute d’une autre, puis encore une autre. Certains experts en font même des tableaux : une pièce en entraîne trois, qui à leur tour en entraîne plusieurs autres jusqu’à l’effondrement complet. Eh bien, voicila situation à laquelle la crise monétaire turque pourrait confronter l’Europe (et pas seulement).

Selon un rapport du ministère allemand des Finances, « les sanctions américaines et la crise monétaire qui en découle pourraient pénaliser l’économie allemande ». L’Allemagne est en effet le deuxième investisseur étranger dans le pays. Et même si le ministre Olaf Scholz estime que l’économie de son pays « reste dynamique, soutenue par les dépenses publiques, la consommation privée, les faibles taux d’intérêt…. », il note que « les développements économiques en Turquie présentent un nouveau risque économique externe ».

L’Allemagne, puissance économique forte ? Sans doute. La situation ne serait déjà pas la même si la même situation frappait l’Italie, déjà mise à mal par une crise politique devenue économique depuis quelques mois. Mais cela fait quand même un domino supplémentaire dans l’équation. Et en début de semaine dernière, l’euro marquait déjà le pas et tombait à son plus bas sur 15 mois, « plombé par les craintes de répercussions de la crise turque sur les banques européennes ». La crise turque touche l’Allemagne qui impacte de nouveau l’Europe déjà fragilisée par l’Italie. Sans compter que l’Europe est déjà le premier partenaire commercial de la Turquie : voici l’effet domino qui se dessine.

Et pas seulement en Europe d’ailleurs : les devises émergentes sont aussi concernées. Ainsi en Indonésie, L’Express relevait la semaine dernière la « hausse des taux d’intérêt sur fond de crise en Turquie ». Sur fond de « turbulences économiques en Turquie », ce sont aussi les tensions entre le gouvernement d’Erdogan et les Etats-Unis qui créent un déséquilibre palpable à l’autre bout du monde.

Le risque des créances douteuses n’a jamais été aussi fort

Dans un environnement financier sain, ce genre d’équation pourrait passer inaperçue. Mais le risque est beaucoup plus fort alors que l’économie mondiale repose de plus en plus sur le « shadow banking ». Souvenez-vous : ces créances douteuses sont une finance parallèle, une finance « déstructurée » qui se développe encore plus depuis 2008. Comme je le disais il y a quelques semaines, cette finance de l’ombre répond aujourd’hui à des besoins des investisseurs et des emprunteurs. Elle contourne les réglementations et restrictions – ou devrais-je dire les garde-fous, mis en place après la crise des subprimes. Lorsque tout se passe bien, elle est l’un des rouages du système « crédit – consommation – croissance ». Mais on le voit avec les risques liés à la dette italienne, à la crise turque ou à d’autres signaux d’alarme : les rouages grincent déjà !

Dans les déclarations du ministre allemand des finances, un mot m’interpelle. Olaf Scholz estime que l’économie de son pays reste dynamique et soutenue par plusieurs facteurs, dont « les faibles taux d’intérêt ». Nous y revoilà : la dette ! Je vous proposais il y a deux mois sur le blog une interview des économistes Steve Keen et Dany Lang sur le sujet des économies zombifiées. « Le crédit est un « zombificateur » en série des économies : il les transforme en morts-vivants de la dette », soulignent ainsi les deux économistes. Pour qui la prochaine crise ne partira pas forcément des Etats-Unis, mais bien d’un pays « où la croissance est encore soutenue par le crédit et où la dette privée progresse plus vite que le PIB nominal ».

Dans un numéro de 2016 de la revue d’économie financière, les chercheurs allemands Günter W. Beck et Hans-Helmut Kotz (Université Goethe de Francfort) se penche aussi sur le sujet des « activités de shadow banking dans un contexte de taux d’intérêt bas. « Une politique de taux très bas, et de ce fait des taux de marché également très bas, est susceptible d’augmenter les incitations des investisseurs à prendre des risques. De même, le renforcement du cadre réglementaire, notamment pour les banques, accroît l’attractivité comparative du shadow banking, moins réglementé. » Et il faut quand même souligner que depuis 2011 et malgré des tentatives de réglementations financières et bancaires, la part des créances douteuses n’a cessé d’augmenter. Reste à voir quand le château de cartes va s’écrouler, et quel domino provoquera l’effondrement du système !

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Publié par le 21 août 2018 dans économie, général, International

 

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La Russie se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale

Pour être exact, en deux mois seulement (avril – mai) , la Russie a vendu un énorme montant de 81 milliards de dollars en trésorerie, soit 85 % de ses avoirs, un flux de liquidation qui a probablement été à l’origine d’une grande partie, voire de la totalité, de l’explosion des taux US au cours de la période. À l’heure actuelle, les réserves de la Banque centrale s’élèvent à 1.944 tonnes d’or, alors qu’il y a dix ans, en 2008, elles n’en comptaient que moins de 500 tonnes. Dans le même temps, la part d’or dans les réserves de change russes a augmenté de 2,5 à 17% dans la période comprise entre 2008 et 2018. Les Russes se préparent à une crise de très grande ampleur, et anticipent surement le retour de l’or dans le système monétaire, donc .. à la fin du règne du dollar . Z 

Ces derniers mois, la Russie, selon certaines déclarations, « s’est préparée vigoureusement à la rencontre de Poutine avec Trump ». Qu’est-ce que ça veut dire?

Premièrement, en avril, la Banque centrale de la Fédération de Russie a vidé près de la moitié des bons du Trésor américain de son bilan, ramenant son stock de $96,2 milliards à $48,7 milliards.

En mai, la Banque centrale a continué la purge de son bilan.

Certaines agences de presse ont simplement souligné que la Russie était sortie de la liste des plus importants détenteurs de bons du Trésor US, notant que ce qui en reste « est inférieur à 30 milliards de dollars ». Ils utilisent des étudiants dans ces agences de presse, et par conséquent de telles « nouvelles » apparaissent.

Après avoir lu le rapport complet du Département du trésor des États-Unis, il est facile de voir que le montant des investissements russes dans les bons du Trésor US se réduit à $14,9 milliards.

C’est-à-dire, divisé par six en deux mois. Mais il n’y a pas encore de données pour juin…

Deuxièmement, certains observateurs ont noté que, dans ce contexte, la Banque centrale de la Fédération de Russie continuait d’accroître ses réserves d’or.

Date Réserve
d’or (milliards $)
01.07.2018 78 167
01.06.2018 80 511
01.05.2018 81 146
01.04.2018 80 482
01.03.2018 80 582
01.02.2018 80 378
01.01.2018 76 647

Puisque la banque centrale calcule, dans son rapport, la quantité d’or en équivalent dollar, nous devrons prendre en compte l’évolution de la valeur de l’or en dollars.

Au 1er avril 80482/1340 = 60 061 millions d’onces.
Au 1er mai  81146/1315 = 61 707 millions d’onces.
Au 1er juin  80511/1301 = 61 884 millions d’onces.

Comme nous le voyons, la quantité d’or augmente en effet régulièrement.

Certains étaient assez stupides pour s’indigner que la Banque centrale achète de l’or pendant que son prix baisse. D’une part, si elle l’achetait au sommet de son prix, ce serait pire. D’autre part, on peut supposer que dans un proche avenir, certains événements sont susceptibles de faire augmenter significativement le prix de l’or.

Si nous voulons travailler comme des analystes de système, alors nous devons combiner au moins les deux autres faits suivants avec ce qui précède.

Troisièmement, la majorité des sociétés d’État russes et un certain nombre de banques et de sociétés à capitaux publics ont changé (ou sont en train de passer) au système russe pour le transfert des messages financiers de la Banque de Russie (SPSF), ce qui signifie abandonner SWIFT.

Très récemment, en juin, Gazprom Neft a également testé une transition vers SPFS.

Comme indiqué dans le communiqué de presse : « L’utilisation d’un système unique centralisé, auquel toutes les agences de crédit russes sont connectées au lieu de nombreux établissements bancaires locaux, permet d’augmenter considérablement la rapidité, la fiabilité et la sécurité des opérations financières et d’optimiser les dépenses » .

Et quatrièmement, le chef de « VTB » [Vnechtorgbank est la seconde banque de Russie avec près de 14,53 milliards de dollars d’actifs gérés], Andreï Kostine, a rencontré Poutine l’autre jour et lui a présenté un rapport sur l’activité de la banque. Au cours de la réunion, Kostine, a dit deux choses notables :

1. « Depuis le début de cette année, les gens semblent moins intéressés par les dépôts ou les emprunts en dollars, comparativement aux dépôts et aux prêts libellés en roubles. Nous pensons que c’est un pas important vers la dé-dollarisation du secteur financier russe. »

2. « Les experts de VTB ont rédigé un ensemble de propositions visant à promouvoir davantage le rouble dans les règlements internationaux et ainsi développer le marché russe pour les euro-obligations flottantes, les actions et d’autres dérivés, qui sont maintenant utilisés uniquement dans l’Ouest. Je pense que nous devons créer nos propres outils financiers. Cela constituerait une garantie supplémentaire pour le secteur financier russe contre les chocs extérieurs et donnerait un nouvel élan à son développement»

Comme nous pouvons le voir, les sociétés et les banques d’État se préparent activement à la dé-dollarisation de l’économie – ou, pour être plus exact, à quitter le dollar en douceur – et aux éventuels problèmes de SWIFT, en augmentant également l’indépendance de tous les systèmes informatiques (communication, paiement, etc.).

Je pense que si on le veut, il est possible d’ajouter d’autres mesures significatives à la liste. La Russie se débarrasse systématiquement et sûrement du dollar (et, peut-être, se prépare à la « tempête du siècle » dans l’économie mondiale, qui a été prédite il y a longtemps) et aujourd’hui, aucune des paroles ou actions de Trump ne peut changer cette situation.

Parce que aucun Trump ne soit pas capable d’empêcher la tempête imminente.

Aleksandr Rodgers

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Publié par le 13 août 2018 dans économie, général, International

 

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Les globalistes nous disent exactement quelles catastrophes ils planifient pour l’économie

Il y a des années, lorsque les analystes utilisaient le terme « globaliste », les défenseurs de la liberté reconnaissaient immédiatement à qui ils se référaient. C’était à l’époque où le mouvement pour un gouvernement réduit, le principe de non-agression et les véritables marchés libres était petit mais en croissance. De nos jours, il est difficile d’évaluer combien de groupes de liberté existent ou même s’ils savent ce que représente un gouvernement réduit et le principe de non-agression, sans parler de ce qui fait d’un « globaliste » un globaliste.

Il y a beaucoup de nouveaux membres, des novices, poussant pour plus de liberté, et beaucoup d’entre eux semblent penser que « MAGA » est le summum de la philosophie du mouvement. Mais « MAGA » ne représente pas grand chose de tangible. Rendre l’Amérique encore grande n’est pas un plan, c’est seulement un objectif. Ou même moins, juste un slogan. Sans plans concrets, l’idée d’atteindre un objectif est risible.

Ne vous méprenez pas, les globalistes ont des projets concrets, certains simples, d’autres plutôt élaborés. Mais qui sont ces « globalistes » ? Il n’y a vraiment aucun secret : toute personne ou institution qui promeut la centralisation mondiale du pouvoir économique ou politique entre les mains d’un petit nombre est probablement un globaliste.

Il n’y a pas de nationalité spécifique, de groupe ethnique ou de groupe religieux qui constitue la hiérarchie globaliste. Ils viennent de toutes les régions du monde et de tous les horizons imaginables. Ils ont leurs clubs privés comme le Bilderberg Group et le Bohemian Club. Ils ont aussi leurs propres cadres institutionnels, comme le Council on Foreign Relations, la Commission trilatérale, l’Institut Tavistock, le Fonds monétaire international, la Banque des règlements internationaux, etc. Mais ce sont autant de distractions et de dérivatifs.

Au cœur de leur organisation se trouve le désir d’un pouvoir total, construit sur le narcissisme et la sociopathie, conduisant à des notions naïves que leur divinité, pour eux, est réalisable.

Maintenant, on pourrait supposer que ces globalistes ne se restreindraient jamais avec des « règles d’étiquette » ; ce chaos est leur seule stratégie. Cependant, ce n’est pas tout à fait exact. D’après mes observations, il semble qu’ils suivent certaines règles. Une de ces règles semble être la suivante : pour quelque raison que ce soit, ils acceptent volontiers et volontairement de laisser fuiter leurs plans ou révèlent les résultats futurs au public avant de les mettre en œuvre ou de les déclencher.

La raison à cela pourrait être diverse. C’est peut-être une méthode de jubilation. Ou, étant des narcissiques de haut niveau, ils auraient psychologiquement l’habitude de faire allusion aux crimes qu’ils ont l’intention de commettre et ensuite considérer notre manque de réaction comme une « permission » d’aller de l’avant. Ma théorie est que c’est une combinaison des deux, ainsi que l’idée que révéler un plan et ensuite le faire adopter sans résistance donne à ce plan encore plus de pouvoir que s’il avait été gardé strictement caché.

Ce que les globalistes veulent, en fin de compte, c’est l’acceptation et la soumission du public à leur autorité. Ils ne veulent pas avoir à opérer derrière le rideau. Ils sont narcissiques. Ils n’aiment pas se cacher.

Quels sont des exemples de ce comportement ?

En 2007, la Banque des règlements internationaux a publié un « avertissement » publicselon lequel la politique monétaire accommodante des banques centrales avait créé une dangereuse bulle de crédit qui aurait entraîné une Grande dépression mondiale. Bien sûr, étant la « banque centrale des banques centrales » et le modérateur de toutes les politiques de ces banques centrales, la BRI elle-même était bien placée pour créer une telle crise. Quelques mois plus tard, l’accident s’est produit et nous en subissons toujours les conséquences.

En janvier 2017, le globaliste George Soros a « prédit » que Donald Trump utiliserait sa présidence pour lancer une guerre commerciale avec la Chine et que cette guerre commerciale rapprocherait l’Europe et la Chine en tant qu’alliés politiques et économiques alors que l’influence américaine faiblirait. Cette année, les États-Unis ont en effet engagé une guerre commerciale avec la Chine alors que les barrières douanières augmentent et que de plus grandes menaces pour les investissements chinois sur les marchés américains percolent. Et la Chine et les principaux gouvernements de l’UE comme l’Allemagne établissent en effet des liens beaucoup plus étroits que jamais auparavant.

Que l’influence des États-Unis « diminue », cela reste à voir. Vu le nombre d’élites bancaires qui parcourent les couloirs de la Maison Blanche, je pense qu’il est évidemment possible qu’ils puissent faire des prédictions de Soros une réalité avec ou sans la coopération de Trump. Les globalistes sabotent de l’intérieur, provoquant les catastrophes exactes qu’ils prédisent publiquement, puis s’esquivent pour éviter le blâme qui sera associé à des boucs émissaires prédéterminés, comme les « populistes ».

Et cette habitude de reconnaître ouvertement leurs propres crimes imminents se poursuit aujourd’hui. Rien que l’année dernière, le FMI, la BRI, l’OMC et de nombreux globalistes à titre individuel ont publié des avertissements sur ce qui allait se passer économiquement et géopolitiquement dans un proche avenir.

Le FMI prévient que les tensions commerciales menacent de saper la confiance économique et la croissance mondiale alors que les globalistes qui infestent cette institution jouent sur le faux récit selon lequel le monde a connu une « reprise économique ». La vérité est que nous ne nous sommes jamais remis du krach de 2008 et que tout semblant de redressement a été inventé par les mesures de relance de la banque centrale – les mêmes mesures que les banques centrales du monde entier sont en train d’arrêter.

À la fin de 2017, la BRI a averti que les économies « surchauffaient » et que cette tendance était dangereusement similaire aux conditions de 2008 juste avant le krach de crédit. Soudainement, le terme « stagflation », une menace contre laquelle les analystes alternatifs comme moi-même mettaient en garde depuis des années, est largement discuté dans les médias grand public. Non seulement cela, mais les banquiers centraux utilisent la menace de pressions inflationnistes comme une excuse pour continuer à relever les taux d’intérêt et à réduire leurs bilans – des actions  dont ils savent très bien qu’elles causeront le prochain krach boursier.

Jerome Powell, le nouveau chef de la Réserve fédérale, a clairement mis en garde contre ce danger en 2012, comme l’ont révélé les transcriptions de la FED publiées récemment. Et pourtant, il agit de cette manière. Si cela ne prouve pas la nature de la duplicité de la FED en tant que prédicteur des crises qu’elle crée alors, je ne sais pas ce qui peut le faire.

N’est-il pas commode pour les globalistes que leurs prédictions de crises ne mentionnent pas que les banques centrales qu’elles contrôlent facilitent les conditions mêmes d’un crash ? Vous voyez, les globalistes sont parfaitement heureux de vous dire à l’avance ce qui va arriver, mais ils ne vont jamais vous dire la vérité sur le pourquoi.

Il est probable qu’en plus des raisons déjà discutées, ces élitistes admettent volontiers leurs projets parce qu’ils pensent qu’il n’y a rien que l’on puisse faire contre eux de toute façon. Bien qu’il soit impossible de prévenir un désastre économique à ce stade, il n’est pas vrai que rien ne peut être fait au sujet du résultat.

Comme toujours, la solution principale est de ne pas dépendre du système, et si les globalistes tentent de vous rendre dépendant, alors vous devriez être prêt à vous en débarrasser. Les économies décentralisées basées sur le localisme d’abord sont la réponse. Si les globalistes veulent nous refuser les moyens de production, alors nous devrions apprendre à produire et fabriquer nous-mêmes les biens nécessaires. Si les globalistes veulent que nous dépendions de leurs chaînes d’approvisionnement internationales pour les ressources, alors nous devrions développer nos propres chaînes d’approvisionnement et notre propre base de ressources au niveau local.

En termes de protection financière, la réponse est également claire : les banques centrales dans des pays comme la Chine et la Russie stockent des métaux précieux à un rythme sans précédent. Ici encore, les institutions globalistes contrôlées par la BRI nous disent exactement ce qui va se passer. Alors que les États-Unis devraient connaître un fort déclin et que les dangers stagflationnistes se profilent, les principaux acteurs se tournent vers l’or et, dans une certaine mesure, l’argent. Il est logique que les personnes à titre individuel, si elles sont encore capable de le faire, placent également un pourcentage de leurs économies dans ces produits.

Avec des produits tangibles en main, soutenus par la stabilité du commerce localisé, n’importe quelle communauté pourrait résister à la tempête d’un ralentissement financier. Sans ces choses, la survie est beaucoup moins certaine. Les despotes même qui ont la capacité de provoquer un effondrement nous disent qu’un effondrement est sur le point de se produire. Il est temps de prendre la question au sérieux et de se préparer en conséquence.

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Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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Ray Dalio : à long terme, la situation d’ensemble de l’économie est effrayante

Ray Dalio

Ce texte est l’introduction de l’analyse de l’économie mondiale de Ray Dalio, qui résume la situation d’ensemble. Les détails sont disponibles via le texte original en anglais publié sur son compte LinkedIn  :

« Dans l’ensemble, les perspectives à court terme sont positives tandis que les perspectives à long terme sont effrayantes. Parce que :

  1. l’économie est désormais à son mieux, ou proche de celui-ci, nous ne voyons pas de risque économique majeur d’ici un ou deux ans ;
  2. il y a des problèmes à long terme significatifs (la dette, les promesses de l’État, les capacités restreintes des banques centrales à stimuler, etc.) susceptibles d’étrangler l’économie ;
  3. nous sommes proches de la pire situation de ces dernières décennies en termes de conflits politiques et sociaux ;
  4. et les conflits empirent lorsque l’économie se dégrade.

Même si nous n’avons pas d’inquiétudes à court terme pour l’économie dans son ensemble, nous craignons de voir ce qu’il adviendra de ces conflits lorsque l’économie recommencera à se détériorer.

Pour clarifier les choses, nous allons mentionner notre modèle et expliquer où nous nous situons actuellement.

Trois grandes forces font l’économie : il y a le cycle économique classique, un cycle à court terme de la dette qui dure habituellement entre 5 et 10 ans. Il y a ensuite le cycle de la dette à long terme, et il y a la productivité. Deux leviers permettent d’agir sur ces éléments : les politiques monétaires et les politiques fiscales. La prime de risque des différents actifs fluctue au gré des changements de politiques monétaires et fiscales afin de véhiculer l’effet de richesse.

Les grandes économies mondiales sont actuellement au milieu de leur cycle à court terme de la dette, les taux de croissance sont moyens. Autrement dit, l’économie mondiale est dans sa phase « Boucles d’Or » du cycle, à savoir pas trop chaud ou pas trop froid. En conséquence, la volatilité est basse en ce moment, comme c’est souvent le cas dans une telle phase. Concernant ce cycle, nous ne voyons pas de nuages classiques à l’horizon. Contrairement à 2007/2008, nous ne voyons pas des flux de dette qui ne puissent être remboursés, tout comme nous ne voyons pas de menace du côté des politiques monétaires. Au pire, la FED pourrait provoquer un léger coup de frein à la croissance. Sous réserve de choc géopolitique, l’horizon des 12 à 24 mois à venir semble dégagé.

suite et fin

 
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Publié par le 16 mai 2017 dans économie, général, International

 

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Monépi : l’initiative citoyenne qui bouleverse les codes de l’économie traditionnelle

Qui veut de produits locaux à prix dérisoire ? L’épicerie participative de Châteaufort réinvente notre manière de produire, de consommer et d’appréhender l’espace urbain et rural. De cette initiative locale est née Monépi, jeune pousse qui s’engage à mettre à disposition des communes avoisinantes tous les outils permettant de gérer leur propre « épi ». La start-up sera, à terme, financée par les producteurs qui réalisent le chiffre d’affaire le plus important via la plateforme ne lui reversant qu’un petit pourcentage symbolique.

Alors que les différents lobbys industriels se réjouissent de l’issue des élections présidentielles qui saurait difficilement compromettre leurs intérêts, l’écologie semble à nouveau reléguée au second plan des initiatives politiques. À l’instar de la COP21 dont les répercussions restent finalement anecdotiques, on peut toutefois se réjouir de la prise de conscience collective grandissante autour de l’urgence environnementale. Face à un ultra-capitalisme destructeur, les citoyens pensent, imaginent, créent des modèles alternatifs qui replacent la planète et l’Homme au centre des préoccupations.

Avec Monépi, des produits locaux à prix dérisoire grâce à l’épicerie participative

 « Avant tout, le profit, puis peut-être l’humain, enfin, très rarement, la planète » résume Alain lorsqu’il aborde les principaux objectifs d’une entreprise classique. Tout dépend du bon vouloir individuel du patron. « Nous avons voulu inverser ce schéma des priorités économiques, incompatible avec nos valeurs écologiques » assure-t-il, pour introduire Monépi, projet né dans son village de 1500 habitants, qui essaime peu à peu dans toutes les Yvelines, « et même au-delà ! ».

« L’épi » comme l’appellent affectueusement les habitants de Châteaufort, est avant tout une épicerie participative. Le principe est simple : en échange d’un abonnement annuel d’une vingtaine d’euros par famille et de deux heures de travail bénévole par mois, les Castelfortains peuvent désormais acheter des produits frais issus de l’agriculture locale, à un prix défiant la concurrence de la grande distribution. « Pourquoi aller chercher du Quinoa en Amérique centrale quand on peut en trouver à quelques kilomètres de chez soi ? » enchaîne Alain qui déplore un non-sens social et écologique.

Crédit photo : Monépi

Comment alors assurer des prix équivalents voire même en deçà de ceux pratiqués en grande surface ? Le modèle est fondé sur deux principes complémentaires et déterminants : la suppression des intermédiaires et l’absence de marge pratiquée. Les adhérents achètent ainsi leurs produits directement au producteur local à qui revient légitimement 100% du prix de vente du produit. Grâce aux deux heures de travail mensuel effectuées par la centaine de famille adhérant au projet, les produits sont acheminés et stockés dans un local prêté par la mairie où les habitants peuvent ensuite récupérer leurs commandes. Il s’agit donc d’une coopérative solidaire où le consommateur joue un rôle responsable en participant à la commercialisation des produits.

Le potager collectif, retour aux valeurs de l’auto-alimentation

En parallèle, les membres de l’épi Castelfortain ont également entrepris d’installer un potager collectif au cœur du village. Près de deux tonnes de légumes y seront produits cette année, et redistribués aux adhérents sous forme de paniers dont le prix a été fixé à un euro purement symbolique. La production dépassant parfois la demande, les paniers sont alors redistribués gratuitement, un peu à l’image d’une entreprise dont les profits excédentaires ne seraient pas capitalisés, mais distribués aux travailleurs. Si cette redistribution du surplus alimentaire paraît évidente à l’échelle locale, on rappellera que la grande distribution est encore responsable du gaspillage de 1,5 millions de tonnes d’aliments par an.

Le potager ne permet évidemment pas l’autonomie, mais il a au moins pour mérite d’entériner l’idée qu’une relative autosuffisance alimentaire à l’échelle locale est loin d’être utopique. Les « animateurs », habitants les plus impliqués dans le projet, sont responsables de plusieurs parcelles qu’ils dédient aux légumes choisis par leurs soins. Les consignes d’arrosage et d’entretien des plants sont disponibles sur le site de Monépi et permettent à chaque adhérent de respecter scrupuleusement le cycle de maturation des différents légumes. Monépi met également en avant l’absence de hiérarchie, chaque adhérent étant impliqué dans le projet, libre de choisir le travail qu’il souhaite accomplir et ne respectant que les impératifs mineurs qui pérennisent l’ensemble de l’écosystème. La plateforme, accessible à tous, en est la clef de voute en ce qu’elle permet non seulement de prendre les commandes mais aussi de consulter le planning de l’épicerie et du potager, suivre l’acheminement des produits et donc d’effectuer un contrôle bienveillant et régulier d’un système complètement transparent.

liz west / Flickr

L’Economie Participative Intégrale

« Le système s’auto-régule ! » s’enthousiasme l’un des fondateurs du projet, « si un adhérent décide de ne pas travailler, il ne pourra simplement pas commander ». Un principe du « donnant-donnant » permettant ainsi de responsabiliser et d’impliquer chacun dans ce nouveau modèle d’économie locale. À l’épi, on souligne par ailleurs la différence entre ce système « participatif » et le « collaboratif » qui permet à chaque acteur d’apporter sa pierre à l’édifice par un temps de travail non coercitif et vecteur efficace de lien social au sein du village. Bien plus qu’une épicerie fondée sur un système simple d’achat groupé, « l’épi » est aussi pensé comme une Economie Participative Intégrale qui pourrait bien catalyser les volontés qu’ont les citoyens de consommer des produits issus d’une agriculture locale et respectueuse de l’environnement.

C’est en citant Jeremy Rifkin et son « Coût Marginal Zéro » qu’Alain se prête à rêver d’un nouveau modèle de société autogérée, composée de producteurs contributifs que l’auteur appelle les « prossomateurs ». Car tout l’intérêt économique de l’initiative repose sur deux critères fondamentaux : les structures locales ne génèrent pas de profit et leur implantation ne nécessite aucun investissement. En effet, le prix d’adhésion à l’épi suffit amplement à payer les quelques frais d’organisation, à savoir l’assurance sur les stocks ou l’achat de plants pour le potager… et un peu de café qui réunit adhérents et curieux au sein du local ! L’année dernière, l’épi Castelfortain a même pu reverser une partie de l’argent récolté par les cotisations, toujours dans une optique de non-lucrativité et de simplicité.

 « L’IMPLANTATION D’UN ÉPI DANS UNE COMMUNE SE FAIT EN QUELQUES CLICS SEULEMENT »

Le remplacement du profit et du consumérisme par les valeurs humanistes

Le projet de Monépi s’éloigne ainsi des codes classiques de l’achat-revente pour repenser la société. Bénéficier de produits sains en participant au développement économique d’agriculteurs locaux, renforcer les liens sociaux entre les habitants d’une même commune, créer une communauté de citoyens réunis autour des mêmes valeurs qui participent eux-mêmes à la gouvernance de l’organisation : voilà ce que propose Monépi.

« L’implantation d’un épi dans une commune se fait en quelques clics seulement puisqu’elle repose essentiellement sur la mise à disposition de la plateforme qui gère l’intégralité du système. Une poignée de citoyens motivés se charge généralement de fédérer autour du projet et le tour est joué ! » raconte Alain, pour qui la simplicité du système explique en partie sa propagation jusqu’en Bretagne. Ce sont en effet sept « épis » qui ont émergé du sol français, alors qu’une quarantaine de communes ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour le projet. Bien plus qu’une épicerie communale, les fondateurs de Monépi entendent étendre le modèle et évoquent les possibilités innombrables que permet une simple plateforme web associée à un implication citoyenne : monnaie locale, mise à disposition de vélo électrique pour assurer le transport des produits et réduire un peu plus l’impact environnemental de la communauté, système de prêt de matériel à l’échelle locale facilité par la technologie…

Crédit photo : Monépi

Monépi apparaît donc comme une de ces nombreuses alternatives proposées par des citoyens qui refusent de plus en plus le monde consumériste et polluant dont ils se sentent déconnectés. Persuadée qu’une transition écologique et économique émerge des citoyens eux-mêmes, l’équipe assure avoir trouvé « un espoir » vecteur d’optimisme. De là à changer le monde ? « Pourquoi pas ! » nous répond-on… autour d’un café !


Sources : monepi.fr / Propos recueillis par l’équipe de Mondialisation, source

 

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VON GREYERZ – SI VOUS COMPRENEZ L’HISTOIRE ET L’ÉCONOMIE, VOUS COMPRENEZ L’OR

Les actifs réels sont à un plus bas historique par rapport aux actifs financiers

Comment les gens pourraient-ils saisir l’importance de l’or alors qu’ils sont continuellement bombardés de faits trompeurs et déformés ? La dernière publication à avoir propagé de fausses informations sur l’or est le magazine britannique hebdomadaire The Economist. L’article débute avec un graphique de l’or qui commence en septembre 2011. Quiconque connaît un tant soit peu l’or sait qu’il s’agit de l’époque où l’or a atteint un pic à 1 930 $. Entre 1999 et 2011, l’or est passé de 250 $ à 1 930 $, soit une hausse de presque 700%. Durant cette même période, le Dow Jones n’a presque pas bougé, et l’indice du Royaume-Uni, le FTSE, a chuté de 3%. Alors que l’or a été multiplié par huit durant ces onze années, les marchés boursiers ont stagné; mais le journaliste s’est bien gardé de le mentionner. Au contraire, il fait débuter son graphique au plus haut de l’or, à la suite d’un rallye de huit ans.

FAUSSE PROPAGANDE ET INCOMPÉTENCE

Dans mon article de la semaine dernière, j’ai parlé des « Mensonges, satanés mensonges et satanées nouvelles », et ceci est un parfait condensé des mensonges les plus flagrants et de la désinformation des médias contemporains. C’est arrivé à un point où beaucoup d’entre nous ne font plus confiance à ce qu’ils lisent dans les journaux, voient à la télé ou entendent à la radio. Comment avoir confiance alors que des journalistes publient des informations fausses ou erronées ou que, par pure incompétence, ils ne se préoccupent même pas de découvrir les faits réels ? Mais ce n’est pas tout; l’article continue ainsi :

« Bien que l’or soit vu comme une protection contre l’inflation, on ne peut s’y fier pour remplir cette fonction sur le moyen terme; entre 1980 et 2001, son prix a décliné de plus de 80% en termes réels. »

Encore une fois, l’auteur choisit une période donnée qui n’est pas du tout représentative. Ceux qui connaissent l’or savent que 1980 était un pic, après que le cours soit passé de 35 $ l’once, en 1971, à 850 $, en 1980. Le fait que le prix de l’or a été multiplié par 25 entre 1971 et 1980 n’a, évidemment, pas été indiqué par cet auteur ignorant. Il commence au pic afin d’alimenter sa fausse propagande. À noter que la famille Rothschild est l’actionnaire majoritaire de The Economist. Je me demande si c’est une coïncidence.

L’auteur nous expose alors sa conclusion, qui prouve son ignorance complète du rôle de l’or :

« Acheter de l’or est un pari que les choses tourneront mal : que la situation s’envenimera au Moyen-Orient et en Corée du Nord, ou que les banques centrales perdront le contrôle des politiques monétaires. Cela pourrait arriver, bien sûr, mais cela aide aussi à comprendre pourquoi les gold bugs sont des gens plutôt pessimistes. »

SI VOUS COMPRENEZ L’HISTOIRE ET L’ÉCONOMIE, VOUS COMPRENEZ L’OR

L’auteur ne semble pas comprendre que, pour la petite minorité de ceux qui ont assimilé la signification de l’or, ce n’est pas une question de pessimisme. Non… si vous comprenez l’histoire et l’économie, vous comprenez aussi que l’or est la seule monnaie à avoir survécu dans l’histoire. Depuis l’introduction de la monnaie fiduciaire, qu’il s’agisse de pièces de métal ou de papier-monnaie, les gouvernements ont toujours détruit leur valeur, soit, par exemple, en diluant l’argent des pièces de 100% à 0%, comme avec le denier romain, entre les années 180 et 280. Ou bien, ils ont accordé plus de crédit et imprimé de la monnaie sans aucun résultat économique en retour. Si vous faites un prêt ou imprimez de la monnaie sans compenser par la création de biens ou services, cette monnaie est, par définition, sans valeur. C’est exactement ce que font les gouvernements, à chaque fois qu’ils sont sous pression. Au cours des dernières décennies, plus de 2 millions de milliards de dollars de dette, de passifs non capitalisés et de produits dérivés ont été créés à partir de rien. En attendant l’implosion de cette bulle, ces quadrillions de dette et de passifs non capitalisés redeviendront… rien. Les actifs adossés sur cette dette feront de même.

LES TAMBOURS DE GUERRE RÉSONNENT DE PLUS EN PLUS FORT

Le monde entre maintenant dans la période la plus dangereuse depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Le son des tambours de guerre résonne trop fort pour que l’on soit rassuré sur l’avenir. La politique déclarée de Donald Trump – jusqu’à la semaine dernière – était de ne pas intervenir dans celle des autres pays. Depuis, les États-Unis ont bombardé la Syrie et l’Afghanistan, et ils continuent en Irak. Toutes ces bombes tuent bien plus de civils que ceux prétendument tués par la Syrie, il y a deux semaines. La bombe larguée en Afghanistan est la plus grosse bombe non nucléaire jamais utilisée. La Corée du Nord continue ses tests nucléaires, alors les États-Unis ont envoyé des navires de guerre dans la région et menacent d’attaquer. Le conflit entre la Chine et les États-Unis en mer de Chine méridionale pourrait facilement s’envenimer. La Russie n’a pas attaqué de pays hors de son propre territoire depuis très longtemps, mais elle se sent menacée de tous les côtés. Des missiles nucléaires peuvent être lancés vers la Russie à partir de l’Europe de l’Est ou de la Turquie. La Russie a été officiellement invitée par Damas à apporter son aide pour combattre les terroristes en Syrie. Il est peu probable que la Russie se retire et, si les États-Unis continuent de bombarder la Syrie, cela pourrait avoir des conséquences fatales. De plus, l’intégralité du Moyen-Orient est une bombe à retardement. L’Arabie saoudite, par exemple, pourrait être déstabilisée à tout moment.

Les dépenses militaires des États-Unis égalent celles du reste du monde. Mais nous avons vu qu’au Vietnam, en Afghanistan, en Irak et en Libye, malgré leur importante force de frappe, les États-Unis n’ont pu gagner ces conflits contre des puissances qui ne disposaient que d’une fraction de leurs ressources militaires. Bien sûr, l’utilisation de bombes nucléaires serait déterminante… mais la Russie dispose également d’assez de missiles nucléaires pour détruire une grande partie du monde, tout comme les États-Unis.

LES DÉPENSES MILITAIRES DES ÉTATS-UNIS ÉCLIPSENT CELLES DU RESTE DU MONDE

 

 

Je ne suis certainement pas un expert en guerre, mais je sais aussi que les experts se trompent régulièrement. À travers l’histoire, très peu de gens ont anticipé des guerres ou des conflits majeurs, tout comme aucun expert financier ne prévoit jamais une crise financière. Mais je comprends la nature du risque, et il semble très clair que le risque d’un conflit majeur n’a jamais été aussi grand. Prions que ce risque ne se matérialise pas en guerre nucléaire, car cela pourrait signer la mort de beaucoup de personnes.

Il était clair, pour moi, qu’après les élections américaines, Donald Trump ne pourrait jamais remplir sa promesse de rendre sa grandeur à l’Amérique (Make America Great Again). Il a pris les commandes du pays à la fin d’un cycle de 36 ans de hausse des marchés boursiers et obligataires gonflés par la plus grande expansion de crédit de l’histoire des États-Unis. Il est impossible, pour n’importe qui, de continuer à faire gonfler ces bulles, et il semble que Trump ait échoué au premier obstacle. Après seulement cent jours, il ressemble déjà à un président en fin de mandat, à un « canard boiteux ». C’est pourquoi il se tourne vers la guerre, ce qui est souvent la dernière tentative désespérée d’un leader en échec au niveau national dans un pays en faillite.

Se préparer à la guerre est extrêmement difficile pour la plupart des gens. Très peu d’entre eux en ont les moyens financiers, ou souhaitent quitter leur pays pour partir loin, sur une île. Alors, espérons que les tambours de guerre cesseront. Cependant, beaucoup plus de personnes peuvent se préparer à l’apocalypse financière qui frappera dans les prochaines années.

« LES PRIX DES ACTIONS ET DE L’IMMOBILIER GRIMPENT TOUJOURS »

Très peu d’investisseurs comprennent la signification de la préservation de richesse. Pour la plupart des gens, « la bourse grimpe toujours ». Ils ont raison, vu que, malgré quelques exceptions, les bourses mondiales se sont appréciées pendant plus de cent ans. C’est la même chose avec le marché de l’immobilier : « Le prix de l’immobilier grimpe toujours ». C’est pourquoi il a été si facile de construire une richesse intergénérationnelle, ce dernier siècle. Peu d’investisseurs comprennent que cette inflation massive des prix des actifs est due à la croissance du crédit et de l’impression monétaire. Encore moins d’investisseurs comprennent que cette période touche à sa fn. Les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel, même si certains croient que cette tendance durera pour toujours.

Dans les années à venir, nous n’assisterons pas seulement à un effondrement du crédit et des actifs, mais aussi à une destruction de richesse dévastatrice. Mais, étant donné que 0,1% des plus riches possèdent autant que les 90% du bas de l’échelle, seulement quelques-uns perdront quasiment toute leur richesse. Mais pour les masses, ce sera dévastateur, car ils perdront leurs emplois, leurs maisons et leurs retraites. Les filets de sécurité sociaux disparaîtront, vu que les gouvernements seront en faillite avec une dette massive, des frais d’intérêts, et des bénéfices sociaux qu’ils ne pourront payer, faute de revenus d’impôt suffisants.

ACTIONS BOURSIÈRES ET PROPRIÉTÉS IMMOBILIÈRES = DESTRUCTION DE RICHESSE

Dans les prochaines années, les actions, les obligations et l’immobilier ne seront pas des actifs de préservation de richesse, mais plutôt des actifs de destruction de richesse. Très peu de gens réaliseront cela avant qu’il ne soit trop tard.

Au cours des dernières décennies, la maison familiale a servi de guichet automatique, grâce auquel les gens pouvaient emprunter pour partir en vacances, acheter une voiture, ou seulement pour vivre. Dans les années à venir, une maison ne sera plus un actif, mais bien un passif. Les gens qui ont un prêt hypothécaire ne tiendront plus la cadence des paiements d’intérêts. De plus, beaucoup de propriétaires ne pourront plus payer les taxes, l’entretien, l’électricité, le chauffage etc. Ce sera la même chose pour les immeubles de placement. Les locataires s’en iront ou arrêteront de payer le loyer, et les immeubles seront impossibles à vendre.

LES VALORISATIONS DES ACTIONS SONT IRRÉALISTES

 

 

Je maintiens ma position sur les actions boursières : elles déclineront de 90-95% par rapport à l’or dans les cinq ans à venir ou aux alentours. Les actions aurifères et argentifères feront exception. Mais les investisseurs doivent, évidemment, prévoir les risques liés à la garde. Un autre secteur qui en profitera est l’industrie de l’armement.

LES OBLIGATIONS : L’INVESTISSEMENT LE PLUS RISQUÉ QUI SOIT

Les conseillers en investissement, aujourd’hui, recommandent les obligations comme actifs de préservation de richesse. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut investir un centime dans une obligation… les gouvernements sont en faillite et ne rembourseront jamais leurs dettes.

Ils vont peut-être essayer de les rembourser avec de la papier-monnaie sans valeur, ou ils déclareront un moratoire de cent ans. Même chose avec les obligations d’entreprises. Les entreprises, elles, ne disposeront pas d’une capacité bénéficiaire suffisante pour payer les intérêts. L’autre facteur qui rendra les obligations sans valeur est que les taux grimperont d’un bas de 5 000 ans vers l’infini, à mesure que les obligations perdront leur valeur.

 

Le cash, bien sûr, ne protégera pas la richesse, vu que les gouvernements détruiront sa valeur en imprimant des quantités illimitées de papier.

Une terre agricole, située dans un pays sécurisé, est un bon investissement.

UN RÉEL ACTIF DE PRÉSERVATION DE RICHESSE COMPORTE PLUSIEURS CARACTÉRISTIQUES IMPORTANTES :

  • Il doit être reconnu en tant que monnaie autour du monde
  • Il doit être portable
  • Il doit être physique
  • Il doit être liquide
  • Il doit être indestructible
  • Il doit avoir une grande valeur en rapport à son poids
  • Il doit être divisible
  • Il doit être rare
  • Il doit représenter un pouvoir d’achat stable
  • Il doit avoir une longue tradition de monnaie réelle

Ceci nous amène à l’or et à l’argent. Aucun autre actif de préservation de richesse ne possède toutes ces caractéristiques. Certainement pas le Bitcoin, et même pas les diamants.

L’or et l’argent peuvent – et devraient – être détenus hors de votre pays de résidence. Cela signifie que vous pouvez y accéder si nécessaire. Ce n’est certainement pas le cas avec l’immobilier, par exemple.

Les devises vont bientôt entamer la dernière phase d’accélération dans cette course vers le bas. Le dollar pourrait être la prochaine devise à s’effondrer. Les effets d’un effondrement du dollar seraient dévastateurs pour le système financier mondial. Les gouvernements institueront des contrôles de change, et il deviendra impossible de transférer de la monnaie, de l’or ou d’autres actifs hors de votre pays. C’est pourquoi il est impératif de détenir son or et son argent en dehors de votre pays de résidence, dans des coffres privés, dans des juridictions sûres.

COMBIEN D’OR ?

Plusieurs personnes se demandent quel pourcentage de leurs actifs devrait être alloué à l’or et à l’argent. Cela dépend clairement de la taille de leurs actifs. Mon opinion personnelle est que vous devriez détenir suffisamment de métaux précieux pour vivre plusieurs années, si vos autres actifs ou revenus disparaissent. Donc, cela pourrait être 10% si vous êtes très riche, ou plus de 50%. Personnellement, je considère 25% comme un minimum, mais étant donné que je suis convaincu qu’il n’existe pas de meilleure forme de préservation de richesse, je me sens assez confortable avec un pourcentage bien plus élevé.

DÉTENEZ DES ACTIFS RÉELS ET VENDEZ VOS ACTIFS FINANCIERS

Les actifs réels sont à un plus bas historique par rapport aux actifs financiers. Vu que le graphique ci-dessous inclut l’immobilier, un actif en bulle, les actifs réels restants, comme les matières premières (incluant l’or et l’argent), sont encore plus survendus.

 

 

Les investisseurs disposent toujours d’une opportunité unique d’acquérir de l’or ou de l’argent physique à des prix qu’ils ne verront plus avant très longtemps, peut-être jamais.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 2 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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