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Obama demande le soutien militaire de l’UE dans une guerre éventuelle contre la Russie

Plus de deux douzaines de législateurs américains sont exhortent le président Barack Obama de s’abstenir de fournir des rebelles syriens avec des missiles surface-air américains  … « Bien que nous ayons des perspectives différentes en ce qui concerne la réponse des États – Unis appropriée à la violence horrible en Syrie, nous sommes d’ accord pour que les MANPADS (missiles sol air tirés à l’épaule – ndlr) ne donnent lieu à plus aucune violence, non seulement en Syrie, mais potentiellement dans le monde … « 

les 27 membres du Congrès, dirigé par John Conyers, un démocrate du Michigan, et Ted Yoho, un républicain de la Floride, ont envoyé le mardi une lettre au président « lui demandant de maintenir sa politique de refus de transférer les MANPADS aux combattants syriens, «  y compris ceux qui sont formés par le Pentagone et la Central Intelligence Agency.

Les missiles ont principalement conçus pour cibler des hélicoptères. Un type est le FIM-92 Stinger, fabriqué par Raytheon Co., dont l’ utilisation contre les avions soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 a été popularisé par le livre et le film,  » La Guerre selon Charlie Wilson. »*

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Obama demande le soutien militaire de l’UE dans une guerre éventuelle contre la Russie

Selon un article du 23 avril publié par Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Nouvelles économiques allemandes), le président américain Barack Obama «exige le déploiement actif de la Bundeswehr [forces armées de l’Allemagne, y compris leur Armée, la Marine et la Force aérienne] sur les frontières orientales de l’OTAN» en Pologne et dans les républiques baltes, rejoignant ainsi là-bas le quadruplement des forces américaines à proximité des frontières de la Russie.

Ceci est une violation absolue de ce que le dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev avait accepté en mettant fin à l’Union soviétique et au Pacte de Varsovie – organisation miroir de l’OTAN – et c’est aussi l’aboutissement d’un processus qui a commencé peu de temps après que Gorbatchev a accepté les conditions de l’Amérique, qui incluaient que l’OTAN «ne bouge pas d’un pouce vers l’est».

En outre, le journal DWN rapporte que le 25 avril, le Président des États-Unis tiendra une réunion au sommet à Hanovre en Allemagne, avec les dirigeants de l’Allemagne (Angela Merkel), de l’Italie (Matteo Renzi), de la France (François Hollande) et de la Grande-Bretagne (David Cameron). L’objectif présumé de cette réunion est l’obtention d’un accord pour établir, dans les pays de l’OTAN limitrophes de la Russie, une force militaire de ces cinq pays, une force menaçant la Russie d’une invasion, si ou quand l’OTAN décide par la suite qu’il faut répondre militairement à la menace de la Russie.

L’encerclement de la Russie par l’OTAN, avec des forces qui lui sont hostiles, est prétendument défensive – pas  offensive – contre la Russie, et est présenté comme tel par nos médias. Au cours de la crise des missiles cubains en 1962, JF Kennedy n’a pas considéré le plan de Nikita Khrouchtchev d’installer une base de missiles nucléaires à Cuba comme étant défensif de la part de l’URSS – et de même le président russe Vladimir Poutine ne considère pas l’opération américaine, autrement plus vaste, d’encerclement de la Russie comme une opération défensive. Le gouvernement des États-Unis et l’OTAN agissent comme si la Russie les menaçait, plutôt que de considérer qu’ils sont eux-mêmes une menace pour la Russie en l’encerclant – et leurs médias relaient ce mensonge comme s’il s’agissait d’une vérité digne d’être prise au sérieux. En fait, l’OTAN est déjà installée sur la frontière occidentale de la Russie.

Obama en rajoute donc maintenant aux sanctions économiques contre la Russie, qu’il avait imposées en raison de la prétendue annexion de la Crimée, après que les États-Unis et l’UE ont machiné un coup d’État pour renverser l’allié de la Russie, Viktor Ianoukovitch, qui avait dirigé l’Ukraine jusqu’en février 2014.

Même si les sondages en Crimée, parrainés par les Occidentaux, à la fois avant et après le coup d’État, avaient montré que plus de 90% des Criméens voulaient rejoindre la Russie, et juste après que ces derniers ont voté massivement pour la rejoindre, Obama a lancé des sanctions contre la Russie. Les armes nucléaires ont été préparées, tant du côté des États-Unis-UE que du côté russe, pour une éventuelle guerre nucléaire.

Ce n’est pas une simple restauration de la guerre froide – censément  basée sur le désaccord idéologique capitalisme-communisme ; il s’agit de mettre en place des forces pour une éventuelle invasion de la Russie, purement et simplement – une conquête brutale – bien qu’aucun média de masse majeur dans l’Ouest ne signale ce fait tel qu’il est.

La préparation actuelle ne signifie pas nécessairement qu’une guerre nucléaire s’ensuivra. La Russie pourrait accepter, quelles que soient les exigences de l’Occident, et donc perdre sa souveraineté. Par ailleurs, si la Russie s’accroche à son sol et refuse de céder sa souveraineté nationale, l’Occident – le leadership US et les directions dans ses pays alliés – pourrait cesser ses menaces toujours de plus en plus sinistres, et simplement se retirer des frontières de la Russie.

Fondamentalement, depuis 2013, la direction des États-Unis a décidé de reprendrel’Ukraine et a refusé de reconnaître le droit du peuple de Crimée de rejeter la nouvelle soumission à Kiev et de décider de son propre avenir. Fin février 2014, la direction russe a décidé de protéger la Crimée du type d’invasion qui a eu lieu par la suite dans l’ancienne région du Donbass en Ukraine, où l’opposition au coup d’État d’Obama était encore plus intense.

L’Occident continue d’affirmer que la Russie a, en quelque sorte, tort dans cette affaire. Cependant, étant donné que même le chef de Stratfor a qualifié ce qu’Obama a fait en Ukraine de «coup d’État le plus flagrant dans l’Histoire», et que le fait que ce soit un coup d’État orchestré par les États-Unis a été largement documenté sur les téléphones portables et autres vidéos, et dans l’enquête académique la plus minutieuse qui a étéeffectuée sur la question. Même Petro Porochenko, président de l’Ukraine et participant à l’événement, l’a reconnu comme étant un coup d’État. Et depuis, des preuves ont été apportées sur Internet, des préparatifs de l’ambassade des États-Unis, dès le 1er mars 2013, pour le coup d’État de février 2014. Des sondages commandités par le gouvernement des États-Unis ont même montré que les Criméens rejetaient massivement ce coup d’État et voulaient rejoindre la Russie.

Alors il faut répondre à la question : sur quelle base sont fondées les actions agressives de l’Ouest, menaçant la sécurité nationale de la Russie, autre que les propres ambitions impérialistes envers celle-ci, camouflées par des mensonges sur une Russie et un président Poutine agressifs dont les médias occidentaux ont massivement abreuvé le public ? Et c’est une base très inquiétante, et même préoccupante en ce qui concerne, essentiellement, le type de leadership dictatorial de l’Occident, plutôt que toute autre dictature en dehors de lui.

L’agression et la menace ici, viennent clairement de l’Occident contre l’Orient.

En janvier dernier, le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois interpellé le président américain Barack Obama sur son énorme mensonge selon lequel les armes anti-missiles, que l’Amérique installe en Europe, servent à protéger celle-ci contre les missiles nucléaires iraniens. Maintenant que les États-Unis reconnaissent que l’Iran n’a pas, et n’aura pas de missiles nucléaires, Obama intensifie ces mêmes installations en Europe au lieu d’y mettre fin, à proximité des frontières de la Russie. La seule vraie raison de leur présence, comme Poutine le soutient, est de permettre une attaque nucléaire soudaine de première frappe contre la Russie, pour désactiver ses capacités de rétorsion en quelques minutes.

La seule réponse rationnelle, pour le public occidental, à ce qu’Obama et ses alliés étrangers fomentent, est de comprendre ce qui se passe réellement, et de prendre des mesures contre leurs propres dirigeants, avant que les enjeux de plus en plus élevés de la confrontation ne deviennent catastrophiques. Dans ce cas, les populations des pays qui composent l’Occident politique doivent se défendre contre leurs propres dirigeants nationaux. C’est une situation fréquemment rencontrée dans les dictatures.

Pourtant, les principales questions ne sont pas posées dans la presse occidentale, qui les ignore. À moins que ces questions ne soient traitées publiquement – et vite – la réponse pourrait bien être définitive pour des millions de civils en Europe et ailleurs.

Plus la situation se rapproche d’une guerre nucléaire, plus il sera difficile pour les deux parties de reculer – et c’est particulièrement le cas avec l’agresseur, surtout quand il prétend faussement qu’il est lui-même agressé.

C’est la raison pour laquelle les mensonges colportés par les dirigeants politiques de l’Ouest doivent être exposés dans l’urgence.

Eric Zuesse
Source: Off Guardian
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Vidéos du jour – Le rapport du Pentagone qui prouve le soutien US aux islamistes, etc …

Le 19 novembre 2015, Ben Swann, présentateur de l’émission Reality Check sur la chaîne américaine CBS 46, revient sur la publication en 2012 d’un rapport du Pentagone selon lequel les États-Unis et leurs alliés ont soutenu volontairement les islamistes radicaux pour renverser l’État syrien.

Attaques terroristes de Paris : une vidéo choc filmée au Bataclan par un journaliste du Monde

De la nécessaire lutte contre le terrorisme aux perquisitions abusives

 

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La CIA dépassée par le soutien de civils à Daesh – Les services de renseignement canadiens et la Grande-Bretagne impliqués dans le soutien a Daesh …

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 John Brennan, directeur de la CIA, ne comprend pas pourquoi des civils soutiennent ses mercenaires de l’État islamique, malgré leurs crimes.

Notez que L’espion qui a aidé trois Britanniques à rejoindre l’EI est un syrien qui affirme qu’il travaillait pour le renseignement canadien, selon un rapport des services de renseignements turcs obtenu par CBC  .

L’agent étranger qui avait aidé trois jeunes filles britanniques à rejoindre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie le 17 février est un ressortissant syrien travaillant au profit d’un des pays de la coalition internationale contre les jihadistes, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie turque. (source)

« Il a dit qu’il travaillait pour les services de renseignements canadiens, qu’il voyageait de temps à autre en Jordanie avec des billets payés par le service [de renseignements] et qu’il partageait de l’information qu’il avait obtenue avec l’ambassade canadienne en Jordanie. »— Extrait du rapport des services de renseignements turcs

En outre on apprend dans ce sens que Les services de renseignement canadiens accompagnent les djihadistes jusqu’en Syrie

Aussi, comme quoi le Canada est très impliqué, L’armée canadienne affirme avoir combattu Daesh au sol …, selon ouest France …. 

Enfin, L’Irak accuse la Grande-Bretagne de livrer des armes à l’Etat islamique :

« Le Comité pour la sécurité nationale et la défense du Parlement irakien a eu accès aux photos de deux avions britanniques qui se sont écrasés alors qu’ils transportaient des armes pour l’EI », a déclaré le président du comité Hakem al-Zameli, selon le centre d’information en arabe du Conseil suprême islamique irakien.

L’incident a été rapporté par des médias étrangers et des médias alternatifs, mais n’a pas été mentionné par la presse dominante aux Etats-Unis et en Europe.

« Nous avons découvert des armes fabriquées aux Etats-Unis, dans les pays européens et en Israël dans les zones libérées du contrôle de l’EI dans la région Al-Baqdadi », écrit le site d’information al-Ahad, citant Khalaf Tarmouz, le chef du Conseil provincial d’al-Anbar. Tarmouz a également dit que des armes fabriquées en Europe et en Israël ont aussi été découvertes à Ramadi.

« Les Etats-Unis lâchent des armes pour l’EI avec l’excuse qu’ils ne savent pas où sont les positions de l’EI et s’efforcent de tordre la réalité avec ce genre d’allégations », dit-il.

Donc, on voit bien qui fait quoi .   Z .

La CIA dépassée par le soutien de civils à Daesh

Dépassée par le développement foudroyant de l’Émirat islamique qu’elle a elle-même créée, l’Agence centrale de Renseignement (CIA) sera profondément réorganisée. Mais le problème qu’elle rencontre est sans précédent : une rhétorique qu’elle avait imaginée pour signer des communiqués de revendication d’actes terroristes sous faux drapeaux s’est transformée en une puissante idéologie au contact d’une population dont elle ignorait jusqu’à l’existence. Pour Thierry Meyssan, la réforme de la CIA sera inefficace : elle ne lui permettra pas de gérer le cataclysme qu’elle a provoqué au Levant.

La CIA est apparue, en novembre dernier, dans l’incapacité d’évaluer la situation en Syrie. Perdue dans ses mensonges, l’Agence ne parvenait plus à identifier les motivations de ses « révolutionnaires ». Pire, elle était incapable de dénombrer les soutiens à la « rébellion » et ceux à la République. Cet échec n’a fait qu’empirer comme l’a montré, fin février 2015, l’effondrement du Mouvement de la Fermeté (Harakat Hazm), l’armée officielle de l’Agence en Syrie [1]. Bien sûr, la vie continue et la CIA a déjà regroupé ses forces au sein d’une nouvelle formation, le Front du Levant (Shamiyat Front).

En créant al-Qaïda, puis Daesh, la CIA pensait engager des mercenaires pour réaliser des missions ponctuelles qu’elle ne pouvait pas revendiquer. Elle n’avait jamais envisagé que des civils puissent prendre au sérieux la phraséologie à quatre sous qu’elle avait imaginée pour rédiger des communiqués de revendication. De fait, personne n’a accordé d’importance au charabia d’Oussama Ben Laden selon qui la présence de militaires non-musulmans de l’OTAN, lors de « Tempête du désert », sur le territoire saoudien était un sacrilège qui exigeait réparation. Nulle part on ne trouvera dans le Coran de justification de cette malédiction. Les mercenaires d’al-Qaïda n’ont donc eu aucune difficulté à se battre aux côtés de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Il ne semblait pas y avoir de raison de croire qu’il en serait autrement aujourd’hui.

Pourtant, lors de la guerre contre la Jamahiriya arabe libyenne, j’avais observé que certains mercenaires d’al-Qaïda semblaient vouloir réellement revenir au mode de vie du VIIe siècle, le « temps du Prophète ». C’était au moins vrai dans l’obscur Émirat islamique gouverné par Abdelkarim Al-Hasadi à Dernaa. Or, il ne s’agissait pas pour eux du VIIe siècle levantin, alors chrétien et ne parlant pas l’arabe, ou même du VIIe siècle français du bon roi Dagobert, mais du VIIe siècle de la péninsule arabique, une société hors du temps, composée selon le Coran de bédouins fourbes et cruels que le Prophète tenta de convertir et d’apaiser.

Par la suite, durant la guerre contre la République arabe syrienne, j’observais que les Syriens qui soutenaient al-Qaïda (et aujourd’hui Daesh), sans mobiles financiers, étaient tous membres de familles très nombreuses dont les femmes n’étaient pas autorisées à contrôler leur fécondité. Le clivage qui s’opérait dans le pays n’avait rien de politique au sens moderne du terme. Désormais, l’idéologie des civils qui soutiennent les jihadistes se résume à ce retour à des origines mythiques, celle des gardiens de chameaux d’Arabie du Moyen-âge. Et la CIA qui l’a provoquée, n’en a pas compris la force et n’en a pas suivi l’expansion.

Il ne s’agit pas ici de « retour de bâton » — Daesh ne s’est pas retourné contre la CIA. Mais de la transformation d’un groupuscule terroriste en un État et du triomphe d’une rhétorique ridicule parmi certaines populations.

La CIA se trouve face au problème de toutes les administrations. Son mode d’organisation, qui lui permit de nombreuses victoires par le passé dans diverses régions du monde, ne fonctionne plus parce qu’elle n’a pas su s’adapter. Organiser un coup d’État et manipuler des masses pour qu’elles soutiennent une organisation terroriste sont deux choses bien différentes.

C’est pourquoi le directeur John Brennan (photo ci-dessus) a annoncé une refonte complète de la structure de l’Agence, à l’issue de 4 mois de consultations internes.

Jusqu’ici, il y avait :

• La Direction du Renseignement, chargée d’analyser les données recueillies ;

• La Direction des Opérations, renommée Service clandestin, chargée de l’espionnage humain ;

• La Direction des Sciences et de la technologie, spécialisée dans le traitement des informations scientifiques et techniques ;

• La Direction du Soutien, chargée de la gestion du personnel, de la fourniture des matériels et du financement.

Le personnel était réparti selon ses compétences : les intellectuels au Renseignement, les baroudeurs aux Opérations, les matheux aux Sciences et les organisateurs au Soutien. Bien sûr, chaque direction s’était aussi adjointe des collaborateurs avec d’autres profils pour pouvoir faire son travail, mais schématiquement chaque direction correspondait à un profil humain particulier.

Les documents révélés par Edward Snowden nous ont appris que la CIA est la plus importante agence de Renseignement au monde avec un budget de 14,7 milliards de dollars en 2013 (soit le double du budget total de la République arabe syrienne). Mais elle n’est pourtant qu’une agence de renseignement parmi les 16 que comptent les États-Unis.

Bref, avec tout cet argent et ces compétences, la CIA était prête à vaincre l’URSS qui s’est effondrée sur elle-même sans son aide il y a plus de 25 ans.

Pour faire progresser l’Agence, John O. Brennan a décidé de généraliser le modèle du Centre contre-terroriste, créé en 1986 au sein de la Direction des Opérations ; un modèle ultra-sophistiqué mis en scène dans la série télévisée 24 heures. Cette unité pluridisciplinaire a fait merveille pour répondre presque instantanément aux questions qu’on lui posait. Elle est capable d’identifier un individu, de le localiser et de l’éliminer en un rien de temps pour la plus grande joie de la Maison-Blanche. Et l’on sait que le président Obama se rend chaque jour dans son bunker sous-terrain pour déterminer les cibles de ses drones et faire assassiner qui il veut, quand il veut et où il veut.

Selon M. Brennan, il s’agit ni plus ni moins que de faire entrer le Renseignement dans l’ère des nouvelles technologies, des ordinateurs et des satellites. L’Agence devrait donc être rapidement restructurée autour de 16 Centres chargés de chaque région du monde et de divers objectifs généraux.

Mais en quoi le modèle du Centre contre-terroriste aurait-il pu comprendre la transformation d’une phraséologie enfantine en une puissante idéologie ?

Le succès de l’Émirat islamique provient d’abord de ses soutiens étatiques, de son armement et de son argent. Mais le soutien dont il bénéficie chez quelques Syriens et certains Irakiens n’a rien à voir ni avec le Coran, ni avec la lutte des classes. C’est la révolte d’un mode de vie en train de disparaître, d’une société violente dominée par les hommes, contre un mode de vie respectueux des femmes et contrôlant les naissances. Cette transformation s’est faite en Europe avec l’exode rural et les deux Guerres Mondiales, sans provoquer de guerres supplémentaires. Elle a été accomplie au début des années 80 par l’Iran de l’imam Khomeiny avec un succès éclatant et s’est progressivement étendue au monde arabe jusqu’à se fracasser sur Daesh ; un conflit qui n’a rien à voir avec la distinction théologique entre chiites et sunnites.

La suite des événements est, elle, prévisible. Comme toujours, les États-uniens pensent que leur problème sera résolu grâce au progrès technique. C’est avec une débauche d’informatique qu’ils vont tenter de comprendre la situation au « Proche-Orient ».

Mais comment les États-Unis, fondés il y a deux siècles, pourraient-ils comprendre le cataclysme qu’ils ont provoqué dans la plus ancienne civilisation du monde ? Comment les États-uniens — des Barbares friqué s— et des Bédouins du Golfe pourraient-ils organiser des peuples civilisés depuis six millénaires ? Car c’est le secret du Levant : quantité de peuples différents, ayant leur propre histoire, leur propre langue et leur propre religion, y parlent une même langue vernaculaire et y collaborent ensemble [2] Les nassériens et les baasistes ont tenté de transformer cette mosaïque en une unique force politique. Ils ont cherché à composer une « Nation arabe » avec des peuples majoritairement non-arabes. Un rêve dont il ne reste aujourd’hui que la « République arabe syrienne ». C’est ce projet politique qui était attaqué par Daesh et cette civilisation qui est aujourd’hui menacée par les civils qui le soutiennent.

Tandis que les États mono-ethniques sont faciles à conquérir, ils ont appris avec le temps que leur diversité et leur entremêlement les rend invincibles. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont protégé les survivants d’un ancien monde ; des survivants qui aujourd’hui se révoltent contre eux et les rongent de l’intérieur.

Comment la CIA pouvait-elle anticiper que de jeunes Européens, eux aussi nostalgiques de ces temps anciens, se joindraient par dizaines de milliers à Daesh pour s’opposer à la marche du temps et détruire des œuvres d’art millénaires ?

La défaite israélienne au Liban, en 2006, a montré que quelques citoyens déterminés étaient capables de faire échouer l’armée la plus sophistiquée au monde. L’homme a déjà triomphé des machines. C’est une erreur de croire que le progrès technique est un critère de civilisation, que des ordinateurs permettront de comprendre qui que ce soit, ni même de le dominer. Tout au plus peuvent-ils collecter de grandes quantités d’information, les trier et les synthétiser. La réorganisation de l’Agence va lui permettre de répondre à toutes les questions du jour, mais à aucune sur ce qui se passera demain.

Les États-uniens et les Européens sont incapables d’admettre que des peuples qu’ils ont colonisés ont rattrapé leur retard technique alors qu’eux-mêmes n’ont pas rattrapé leur retard en civilisation. Ils se trouvent confrontés à leurs limites et ne peuvent plus influer sur le cataclysme qu’ils ont involontairement suscité.

http://www.voltairenet.org/article186993.html

 
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Publié par le 16 mars 2015 dans général, International, Politique

 

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Le Congrès US autorise le soutien des «rebelles» en Syrie !!

C’est à n’y plus rien comprendre cette crise (enfin c’est plutôt très clair)  : Frapper et soit disant lutter contre le DAECH , en achetant leur pétrole, et en soutenant un des réservoirs du terrorisme international (« terroriste modéré » ça n’existe pas) , comme disait Asselineau Samedi : les américains font « thèse-antithèse » , et se donnent les moyens d’avoir un ennemi créé par eux mêmes, la caricature ci dessus est parlante …  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

• Par Dennis Kucinich (voir sur Wikipedia). • Traduit et actualisé par Maxime Chaix le jeudi 18 septembre 2014, à la suite du vote de l’amendement McKeon par le Sénat des Etats-Unis. • Article original publié le 17 septembre 2014 sur HuffingtonPost.com (voir ce 17 septembre 2014).

[Le jeudi 18 septembre 2014], le Congrès [a adopté] l’amendement McKeon, une législation dont les citoyens n’ont, pour la plupart, jamais entendu parler. Pourtant, les conséquences de ce vote sont graves : le financement des « rebelles » syriens va engendrer une nouvelle et plus vaste guerre au Moyen-Orient. Voici huit raisons pour lesquelles le Congrès [aurait dû] voter « Non » à l’amendement McKeon :

1. Il s’agit d’un gaspillage d’argent

Nous devrons assumer des dépenses estimées à 21 milliards de dollars sur trois ans. Le Pentagone prévoit de former 5 000 rebelles l’an prochain ce qui, à 1 million de dollars pour chaque combattant, pourrait coûter jusqu’à 15 milliards de dollars sur trois années de guerre. Le coût du maintien d’environ 2 000 soldats états-uniens en Irak dépassera les 6 milliards de dollars sur trois ans.

La dernière guerre en Irak a ajouté au moins 5 trillions de dollars au déficit structurel des États-Unis.

2. Les rebelles « modérés » n’existent pas

Écrivant sur la connexion entre l’Arabie saoudite et l’État Islamique (EI), l’historien Alastair Crooke a récemment décrit les insurgés « modérés » en Syrie comme étant « plus rares que la licorne des légendes ». Les « modérés » ont conclu un pacte de non-agression avec l’EI. Les « modérés » ont capturé un journaliste états-unien et l’ont vendu à l’EI, qui l’a décapité. L’Arabie saoudite qui, avec le Qatar, a financé les jihadistes en Syrie, propose désormais de « former » les rebelles. Le Congrès est prié d’avaler cette recette douteuse : les sponsors des jihadistes radicaux vont former des jihadistes « modérés ».

Dessin de presse, cartoon, caricature, Riton, Syrie, rebelles, bachar al assad, armes

3. La vérité est que nous ne savons pas qui nous formons

Les soi-disant « rebelles » sont des mercenaires qui viennent de plus de 20 pays. Ils s’organisent et se réorganisent constamment en nouveaux groupes, qui offrent leur allégeance à quiconque les paye ou leur fournit des armes – et ce à tout moment. Les États-Unis ont fourni des armes au gouvernement irakien et aux rebelles syriens, qui ont fini dans les mains de l’EI. Par conséquent, l’US Air Force bombarde des Humvees et des véhicules blindés de transport de troupes achetés avec l’argent des contribuables états-uniens. L’EI a de grandes quantités d’armes de guerre et de munitions fabriquées aux États-Unis. Le Département du Trésor est-il devenu leur tirelire ?

4. Ceux qui vont recevoir de l’argent des États-Unis vont se retourner contre nous

Depuis que les États-Unis ont lancé leur guerre contre l’Irak en mars 2003, plus d’un million d’Irakiens innocents ont péri – c’est-à-dire 4 % de la population. Par ailleurs, plusieurs milliers de milliards de dollars de dégâts ont été provoqués. Les Irakiens ont été dépouillés de leurs maisons, de leurs emplois, de leurs relations sociales, ils ont été humiliés au-delà de l’imaginable, leur pays a été ruiné. C’est pourquoi les États-Unis ne peuvent pas s’attendre à trouver des amis en Irak.

5. Nos soldats seront menacés par les « rebelles » que nous formons, payons et équipons

Cette législation du Congrès, qui [permettra] de financer les « rebelles » en Syrie, prédit que les soldats états-uniens seront attaqués par ceux que nous formons. L’amendement McKeon, [que le Congrès a adopté], prévoit ce que l’on appelle des attaques « vert-sur-bleu », et exige que des rapports sur de telles attaques soient rédigés et que des statistiques soient conservées.

6. Le Congrès est maintenu dans l’obscurité

Personne n’avoue ce qu’est l’objectif final de cette politique. Est-ce la partition de l’Irak entre sunnites, chiites et Kurdes, afin d’aider les compagnies pétrolières occidentales à faire de plus rentables affaires avec les Kurdes ? Est-ce la partition de la Syrie entre sunnites, chiites et alaouites, incluant l’établissement d’un nouveau Califat sunnite à cheval sur l’Irak et la Syrie ? Et pourquoi l’administration [Obama] a-t-elle reconnu si tardivement la situation tragique des chrétiens, qui fuient progressivement la région à cause des attaques menées par des groupes que les Saoudiens et les Qataris financent ?

7. Une crise constitutionnelle est en marche

Les États-Unis ont déjà lancé une guerre sans l’autorisation du Congrès.

La Constitution exige que seul le Congrès puisse engager le pays dans un état de guerre. En l’absence d’une déclaration de guerre par le Congrès ou d’une attaque directe contre les États-Unis, le Président n’a pas le pouvoir de lancer le pays dans un conflit armé. Même le War Powers Act – dont la constitutionnalité est douteuse – établit une limite de 60 jours pour une action militaire non autorisée.

L’article I de la Constitution des États-Unis, qui a créé le Congrès, est aujourd’hui en lambeaux. Les rédacteurs de la Constitution étaient parfaitement conscients des potentiels abus de la puissance impériale. C’est pourquoi le Congrès a été créé par l’article I, en tant que premier parmi ses pairs vis-à-vis de l’Exécutif créé par l’article II. Quand un Président des États-Unis ne tient pas compte de l’impératif constitutionnel de respecter les interdictions de l’article I, ce Président viole le serment d’investiture à travers lequel il s’engage à « préserver, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ». Il s’expose donc à des risques de destitution pour un tel comportement.

8. Le Congrès fait les choses à l’envers

Le Congrès ne devrait pas voter pour financer une guerre qu’il n’a pas déclaré. Le Congrès doit d’abord voter pour autoriser la guerre avant de voter pour financer celle-ci.

Il est temps que le Congrès redéfinisse notre sécurité nationale, et qu’il prenne position afin de préserver, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. Le Congrès doit mettre un terme aux interventions illégales de l’administration [présidentielle] et aux abus des pouvoirs de guerre. Arrêtons de financer des interventions armées et des coups d’État. Le Congrès doit mettre un terme à la guerre permanente avant que son coût financier et social ne détruise notre nation. Le Congrès peut agir dès maintenant, en refusant des fonds et des armes à tout groupe ou toute nation qui ont été – ou qui sont encore – alliés avec l’EI, et avec les organisations qui l’ont précédé et qui lui succèderont. (…)

Dennis Kucinich ; http://www.dedefensa.org/article-le_congr_s_us_autorise_le_soutien_des_rebelles_en_syrie_19_09_2014.html

 
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Publié par le 22 septembre 2014 dans général, International

 

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