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Archives de Tag: Le QI

Le QI des français est en chute libre depuis dix ans

Ouille ! La revue Intelligence a confirmé ce que beaucoup de chercheurs craignaient : les européens sont de moins en moins intelligents. Quatre points de QI en moins pour les français en l’espace de seulement dix ans, quatorze de moins pour les britanniques depuis la seconde révolution industrielle.

Diantre… Cela confirme l’impression que peut laisser une promenade en ville pour un citoyen érudit, ouvert à la culture et dôté d’un peu de lucidité. Les incivilités, le repli sur soi, le langage léger, l’absence d’ouverture d’esprit… La fréquentation des lieux publics est parfois déprimante. Comment expliquer cette chute de l’intelligence chez nos contemporains ?

D’après la revue, il y a évidemment les addictions aux médias, surtout la télévision, ce qui n’est pas nouveau. Les émissions « populaires », reality-shows et variétés débiles, séries crétines et overdose de spectacles sportifs ont eu les conséquences que chacun comprend sur le niveau intellectuel des occidentaux. Moins attendu, on apprend que les longs trajets quotidiens en voiture ont aussi un effet néfaste sur la cervelle : fatigue et stress défavorisent la lucidité. La dictature des consciences par la médiocrité intellectuelle ?

Tout ceci est très ennuyeux pour les pays occidentaux qui entendent amener leurs citoyens vers l’enseignement supérieur et développer des industries de pointe. Il y a quelques années, on estimait que 115 points de QI étaient indispensables pour accéder au deuxième cycle universitaire… On peut noter que le fossé entre les « intelligents » et les « autres » ne peut que se creuser. Les uns consomment autant de télévision que les seconds, mais autrement : les chaines documentaires présentent des programmes de qualité (science et vie TV, la chaine Histoire, Arte…) mais elles ne sont regardées que par une élite. Les pauvres ne font pas la démarche d’aller vers la culture, comme en témoignent ces médiathèques désertes de zones rurales défavorisées.

Autre raison peut-être plus taboue : la reproduction sociale de la pauvreté culturelle. Plus on est pauvre, plus on fait des gosses, phénomène boosté par l’assistanat généralisé et la sédentarisation de la misère dans nos parcs HLM en extension, avec les problèmes que chacun connait. Comment faire de la mixité sociale quand la bêtise s’allie aux inégalités économiques ? Peut-on reprocher à un cadre supérieur de préférer le voisinage d’un médecin à celui d’un cas social dont les gosses vont lui pourrir la vie, en plus de ne pouvoir communiquer avec lui ?

De plus, indépendance individuelle et intellectuelle obligent, les QI au-dessus de la moyenne sont souvent les plus célibataires, les plus autonomes. Ils peuvent se passer des autres. Dans notre entourage, les bac+5 ont rarement plus d’un enfant (à discerter…) à moins d’être catholiques traditionnalistes. Souvent, ils émigrent vers des pays à hauts salaires, où le talent est mieux reconnu qu’au pays de l’inversion des valeurs. Dans l’autre sens, ce sont des populations pauvres qui ont majoritairement immigré depuis quarante ans… Les banlieues en sont le résultat.

Télévision, puis révolution numérique avec ses smartphones et ses tablettes qui ont rendu le peuple encore plus paresseux et plus passif. Comme quoi progrès technologique ne rime pas avec progrès humain…

Quelles solutions peut-on proposer ? Mettre des chaines documentaires sur la TNT ? Développer la construction de médiathèques en zone sensible ? Mettre à l’honneur les bons élèves des écoles plutôt que les rappeurs et les cancres ? La laicité a aussi son rôle à jouer, car l’oscurantisme a les conséquences que l’on voit avec l’extrêmisme religieux : les terroristes actuels (très loin de ceux de l’ultra-gauche d’il y a quarante ans) n’ont qu’une petite cervelle et aucune culture (voir les rapport d’Europol sur le sujet).

Plus de quarante ans après l’évènement du tout médiatique, une révolution des consciences s’impose pour ne pas sombrer dans le crétinisme qui ne profiterait qu’à une minorité politico-économique, qui dominerait le peuple par la médiocrité imposée à tous :le meilleur des mondes d’Aldous Huxley ou 1984 d’Orwell. Au fait, qui arrive encore, dans votre entourage, à effectuer à la main une division avec diviseur à deux ou trois chiffres ? Vaste question existentielle…

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Publié par le 20 octobre 2017 dans Education - information, général, société

 

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Le QI diminue à cause de notre mode de vie

 

Le QI est en baisse depuis plusieurs décennies et les autorités refusent toujours de réellement légiférer sur la composition des aliments.   

est une étude passée relativement inaperçue il y a quelques semaines, mais qui aurait du faire l’effet d’un coup de tonnerre : une étude reprise par Stéphane Foucart dans Le Monde, et qui a été publiée par deux chercheurs britanniques dans la revue Intelligence. Elle révèle l’inversion inédite d’une courbe, celle du QI des Français. -4 points en 10 ans. À l’échelle d’une population, c’est énorme, et c’est historique dans notre développement, une baisse du quotient intellectuel après des siècles d’augmentation régulière de notre intelligence. Cette baisse du QI a également été observée depuis le milieu des années 90 en Norvège, au Danemark au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie et en Suède.

La cause, ce sont les polluants, toutes ces substances présentes autour de nous, chez nous, ou dans notre assiette. On savait qu’elles altéraient notre foie ou nos poumons, elles endommagent aussi notre cerveau. Et pendant ce temps, Bruxelles refuse toujours de légiférer sur les perturbateurs endocriniens, en prenant de simples mesures de prudence quand il faudrait des mesures d’urgence.

Heureusement, pour rebooster notre cerveau, il y a l’école

Attention pépite …Irène Inchauspé, dans le journal L’Opinion, se penche ce matin sur les documents d’accompagnements que vient de rédiger l’Éducation nationale pour la prochaine rentrée. Ce sont des fiches pour aider les enseignants à préparer la future année scolaire lors de laquelle s’appliquera la réforme du collège, fiches téléchargeables sur le portail du ministère, EDUSCOL. Et la grande innovation, cette année, c’est que ces fiches se présentent comme des cartes mentales, ce que les Anglais appellent des MIND MAP, concept développé dans les années 70 par un psychologue britannique qui voulait sortir la pensée de l’esprit pour la déployer physiquement devant les yeux, en quelque sorte, dessiner l’intelligence. En Français, on appelle ça un schéma.

L’Opinion publie la carte mentale pour l’enseignement du français en 5e. La carte mentale, rappelle Irène Inchauspé, est censée imiter les réseaux neuronaux du cerveau. Leur lecture amène toutefois à s’inquiéter de l’équilibre psychique de leurs auteurs. Cette carte propose de « s’atteler à l’exploration lexicale de l’entrée « le voyage et l’aventure: pourquoi aller vers l’inconnu » afin de constituer une banque de mots réutilisables dans les séquences et les activités et surtout, faire surgir de cette réflexion dynamique sur la langue des couples de tension, propice à la problématisation des séquences ».

Ce n’est pas fini. Dans les multiples embranchements de cette carte, il est question de sénéfiance, d’Ithaque, de Pénélope, de douceur angevine, de mines d’or et d’argent et de pierres précieuses. Ce sont « des couples dynamiques, témoins d’une tension ontologique exacerbée à l’adolescence, âge où les possibles s’esquissent tandis que les premiers choix font naitre la crainte d’un avenir dilué dans les sables ou, à l’inverse pétrifié ». Pétrifié, comme peut l’être un prof ou un élève à la lecture de ce document d’accompagnement.

Portrait d’un travailleur statique

Vos journaux reviennent évidemment sur l’oxymore du jour, la manifestation statique ordonnée par la préfecture de police de Paris aux opposants à la loi Travail. Des opposants qui font encore la une d’Aujourd’hui en France et de L’Humanité. Mais en fait, ce qu’il faut lire ce matin dans L’Huma, c’est ce portrait d’André, dont le métier est en voie de disparition, « un métier de la rue », dit-il. André est kiosquier à Paris depuis 23 ans. 6 jours sur 7, de 6h30 à 19h30, il est statique dans son kiosque pour un salaire moyen de 1500 euros les bons mois. C’est lui qui choisit les titres qu’il va mettre en avant dans son kiosque, « Ça déclenche des ventes et des débats comme au bistrot », dit il. A coté de son tiroir-caisse, une feuille jaune, celle des retours d’invendus, qui frôle les 60%. La baisse des ventes de journaux, il la vit au quotidien, il l’attribue à une génération de lecteurs qui ne se renouvelle pas, et à une presse de plus en plus chère. Un millier de kiosques ont fermé en 2015. « Je mange en fonction de mes ventes, si les journaux ne se vendent pas, je suis mort » dit André.

Il y a aussi des kiosques…à musique

Oui parce qu’un journal, ça sert aussi à vous donner le programme de la fête de la musique dans votre ville en ce 21 juin. « La musique, ça réchauffe », titre le Berry Républicain. « Ce soir on swingue », titre Le Courrier de l’Ouest, « Faites de la musique, bougez-vous » titre le Figaro. Bref, ne restons pas statiques, la fête de la musique a 34 ans cette année, alors on va forcément parler de Jack Lang, et ce sera une fausse note. « Non, Jack Lang n’a pas inventé la fête de la musique » écrit le site Mashable, qui répare cette faute historique. L’ancien ministre de la Culture n’a fait que ressortir des cartons un projet lancé en 1976 par un certain Joel Cohen, luthiste américain qui travaillait à Radio France, qui proposait alors aux gens de jouer dans la rue, d’en faire une captation et de diffuser ces concerts « sauvages » toute une nuit à la radio. « Quand un père fait un enfant, et qu’il est fier de son beau bébé, il aimerait bien être reconnu » dit Joel Cohen aujourd’hui. C’est promis, on pensera à lui ce soir en entendant beugler en bas de chez nous la sono qui nous empêchera de dormir…

…ou de regarder le foot. On apprend  dans Le Parisien qu’à chaque match de l’Équipe de France, EDF a enregistré une baisse spectaculaire de la consommation d’électricité en France : 3700 mégawatts en moyenne sur les trois matches, l’équivalent de la production de 3 ou 4 réacteurs nucléaires. Pendant les matches, les téléspectateurs abandonnent toutes leurs occupations habituelles, pour ne regarder que la télé dans leur canapé. « Électricité statique ». Les Bleus, c’est bon pour l’environnement, et si c’est bon pour l’environnement, c’est bon pour notre cerveau !

RTL

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans général, Sciences, société

 

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