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Peut-on vraiment relier les cerveaux aux machines ? Le projet d’Elon Musk vu par un neuroscientifique

cerveau-electrode

Elon Musk planche sur un nouveau projet consistant à concevoir un cordon cortical pour relier le cerveau humain à une machine. Claude Touzet, spécialiste de l’apprentissage automatique et biologique et responsable d’un laboratoire en neurosciences intégratives et adaptatives, apporte son éclairage.

La découverte, fin mars, de l’existence du projet Neuralink a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre. En effet, après les voitures autonomes se déplaçant toutes seules et les fusées capables de retourner sans encombre sur Terre, l’entrepreneur américain Elon Musk s’attaque à un tout autre chantier, sans doute encore plus ambitieux, puisqu’il s’agirait de créer un « cordon » cortical pour améliorer les capacités cognitives.

À l’heure actuelle, les informations sur Neuralink restent très succinctes. On sait juste que Neuralink a été enregistrée l’été dernier en Californie en tant que firme de recherche médicale et que quelques embauches ont été faites parmi les spécialistes de la pose d’électrodes. Elon Musk lui-même ne s’est guère épanché sur le sujet, évoquant seulement le projet dans les grandes lignes lors d’une conférence en janvier.

Elon Musk
CC Michelle Andonian

Tout à la fois passionnant, mystérieux et complexe, le sujet pose pour l’instant plus de questions qu’il n’en résout. Mais à défaut d’avoir toutes les réponses, il est néanmoins possible d’obtenir un éclairage sur ce que l’on sait. Éclairage que Claude Touzet, maître de conférences et responsable du laboratoire de Neurosciences Intégratives et Adaptatives à l’université d’Aix-Marseille a bien voulu nous apporter.

Reconnaissant être « intrigué » par Neuralink et les nouvelle ambitions d’Elon Musk, ce spécialiste de l’apprentissage automatique et biologique tempère toutefois les fantasmes de ceux qui imaginent déjà demain une humanité augmentée. « La piste de l’homme augmenté ne me semble pas crédible », analyse-t-il, essentiellement à cause de certaines limites physiques, notamment au niveau cérébral.

LA PISTE DE L’HOMME AUGMENTÉ NE ME SEMBLE PAS CRÉDIBLE

De fait, « son idée d’augmenter la bande passante en sortie du cerveau peut sembler logique, mais il faut se souvenir du fait que la sortie utilise le langage qui est hautement compressé. Ainsi, un mot véhicule beaucoup d’information, même si on peut coder chaque mot sur un nombre de bits réduits », nous explique Claude Touzet. « Le cordon cortical évoqué par Elon Musk ne peut pas faire mieux que faire transiter vers la sortie ce que nous pensons à la vitesse où nous le pensons — et il me semble que nous sommes déjà à la limite », ajoute-t-il.

Alors à quoi bon un tel cordon cortical ? Claude Touzet imagine deux cas de figure à court terme.

Dans le premier, une telle liaison serait pertinente dans le cas « où l’accès à la parole est impossible », comme pour les patients frappés du syndrome d’enfermement (locked-in syndrome), un état neurologique dans lequel un individu est éveillé et totalement conscient, avec ses pleines facultés cognitives, mais dans l’incapacité de pouvoir bouger ou parler, à cause d’une paralysie complète en dehors des paupières et parfois des yeux.

Dans le second, cette connexion pourrait servir d’interface supplémentaire, mais à quelle fin ? C’est la question que pose Claude Touzet : « si vous voulez laisser vos mains dans les poches ou si vous ne voulez pas troubler le silence », elle serait utile, mais encore faut-il avoir des usages pertinents derrière. Pour l’heure, la perspective médicale est meilleure même si le nombre de patients concernés reste faible.

« À plus long terme », poursuit le maître de conférences, l’on pourrait « récupérer le fonctionnement cortical complet d’un individu pour en faire une copie » qui pourrait être en quelque sorte une « sauvegarde » du cerveau à un moment donné. « La question alors est de savoir si c’est possible avant de savoir si c’est souhaitable », observe-t-il. Or, les défis techniques sont aujourd’hui insurmontables.

Cerveau
CC Pawel Loj

« Même en utilisant comme unité de traitement de la cognition la colonne corticale, comme je le propose dans ma Théorie neuronale de la Cognition, sachant qu’elle compte environ 100 000 neurones, il reste tout de même 160 000 colonnes corticales dans le cortex… Cela fait beaucoup ! », analyse-t-il. « Il faudrait une dentelle de 160 000 électrodes. Est-ce réalisable ? Aujourd’hui nous en sommes à quelques dizaines ».

Mais dans le futur, ces obstacles pourraient être franchis. Claude Touzet évoque ainsi l’hypothèse d’électrodes se positionnant toutes seules aux bons endroits grâce aux progrès dans la nanotechnologie robotique, « puis émettant un signal codant l’identification de chacune et le comportement de la colonne à laquelle la nano-électrode est attachée ». « Cela est déjà dans le domaine du possible », fait-il remarquer.

QUESTION EXISTENTIELLE… ET RÉPONSE ?

«  Nous aurions alors une copie temps réel du fonctionnement cortical, bref nous serions très proches de disposer d’un clone numérique du sujet humain ayant subi cette implantation », ajoute-t-il. Reste à savoir quelle sera la qualité de cette « copie » et à déterminer ce que l’on compte en faire. À ce moment-là, nous aurons alors peut-être en main l’une des clés pour mieux nous comprendre.

« Je soutiens pour ma part que lorsque nous saurons faire ceci, nous saurons aussi ce que nous sommes (la cristallisation de nos interactions avec notre environnement) et que cette réponse à notre question existentielle (qui sommes-nous ?) bouleversera bien plus le Monde que la possibilité de faire une copie de l’histoire de nos interactions avec l’environnement », conclut Claude Touzet.

Rendez-vous dans quelques dizaines d’années.

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Publié par le 10 avril 2017 dans général, International, Sciences

 

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Le projet secret des USA qui transforme les soldats en surhommes

projetus

Des chercheurs américains ont testé avec succès une stimulation électrique du cerveau humain pour accroître les capacités intellectuelles et l’efficacité des soldats.

La technologie, nommée transcranial direct current stimulation (tDCS, ou micropolarisation transcrânienne), consiste à lancer une impulsion électrique jusqu’à 2 mA dans le cerveau pour stimuler un groupe de neurones et former des liaisons nerveuses liées aux différents types d’activité physique ou intellectuelle.

Cette technique améliore les capacités cognitives de l’homme telles que la concentration, la vitesse de réaction et les aptitudes mathématiques. Il suffit de choisir la zone du cerveau où sera émis le signal et d’y installer des électrodes.

Les tests ont été réalisés sur les équipages de vol, les opérateurs de drones et d’autres militaires qui ont besoin de contrôler la situation sans interruption. Cinq électrodes étaient utilisées pour envoyer de faibles signaux électriques dans le cerveau via des zones spécifiques du cortex.

20 personnes ont participé à l’expérience. Pendant 36 minutes, elles devaient contrôler un curseur dans un cercle en mouvement et suivre les autres objets à l’écran. Dans le premier groupe le courant était émis durant tout l’exercice et dans le second groupe seulement pendant les trente premières secondes. Le premier groupe a mieux réussi sa tâche et ses participants ont maintenu leur concentration quatre minutes de plus en moyenne. Une étude similaire avait été réalisée en 2011, qui a établi que la stimulation électrique contribuait à une meilleure formation des pilotes américains qui s’entraînent sur des simulateurs.

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Alexandre del Valle – Le projet totalitaire des monarchies du Golfe (Salut les Terriens)

 

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Zuckerberg, Hawking et Milner à la recherche des ET , le projet « Breakthrough Starshot »

Breakthrough Starshot est financé à hauteur de 100 millions de dollars

Breakthrough Starshot est financé à hauteur de 100 millions de dollarsAlberto Ghizzi Panizza/Ho/SIPA

Zuckerberg, Hawking et Milner, les précurseurs du projet « Breakthrough Starshot », ont annoncé au Daily Mail qu’ils allaient commencer à chercher la vie extraterrestre dès le mois d’octobre.

Ils veulent être les premiers à annoncer ce que personne n’a jamais vu. Le philanthrope et co-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, l’entrepreneur russe Yuri Milner et le physicien Stephen Hawking, ont révélé jeudi au «Daily Mail» qu’ils avaient l’intention de débuter en octobre leur mission qui a pour but de trouver la vie extraterrestre. Baptisé «Breakthrough Starshot», le projet financé à hauteur de 100 millions de dollars (89 millions d’euros) utilisera «les télescopes les plus puissants du monde» pour déceler des signaux provenant du fin fond de l’espace.

Breakthrough Starshot est connu du grand public depuis quelques mois, mais les choses se sont accélérées lorsque des chercheurs ont annoncé fin août que Proxima b, une planète potentiellement habitable avait été découverte «près de chez nous». «A l’époque, nous espérions qu’il y avait une planète dans le système Centauri, mais nous n’étions pas sûrs. Désormais, nous avons une cible. (…) Des milliers d’exoplanètes ont été découvertes par le passé, mais contrairement aux autres, les scientifiques disent que Proxima b est à notre portée», explique le milliardaire Yuri Milner au quotidien britannique.

Ecouter l’univers

La planète récemment découverte se trouve tout de même à 4,2 années-lumière du Soleil, soit 39,7 milliards de kilomètres. Au cours des prochaines décennies, les philanthropes espèrent que les générations futures de vaisseaux spatiaux seront capables de s’y rendre. Mais pour l’heure, les scientifiques s’en tiennent aux télescopes, avec lesquels ils vont épier l’univers. Dès octobre, ils occuperont l’observatoire Parkes situé en Australie, qui avait été utilisé pour recevoir des images de l’alunissage d’Apollo 11 en 1969.

A lire: Stephen Hawking part à la recherche des extraterrestres

«Il est difficile de prédire combien de temps dureront les recherches, mais nous savons que toutes les conditions nécessaires pour se poser sur la Terre sont omniprésentes dans l’univers», a déclaré Andrew Siemion, le directeur du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence).

 

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Le projet Genesis de la CIA pour une nouvelle guerre des Etats-Unis contre Cuba

Nous avons évoqué à plusieurs reprises dans le livre Ennemi et Guerre, dans des dizaines d’articles, dans divers médias, principalement numériques, le projet Genesis de la CIA qui vise à provoquer ou pour le moins aider à vaincre la Révolution cubaine. Il a fait l’objet de débats, de conférences, de discussions dans les universités de Cuba et d’ailleurs. Nous pourrions dire que ce thème est récurrent.

Le danger de ce projet mérite d’y revenir autant de fois que nécessaire, de l’étudier, de s’en pénétrer et de le dénoncer. C’est devenu une tâche vitale et indispensable, parce que, malgré l’efficacité de sa dénonciation en 2011, et en imitant l’ennemi, en apprenant de la défaite, les concepteurs recherchent des variantes plus efficaces pour continuer à développer le projet. Aujourd’hui, ses tentacules apparaissent à plusieurs endroits et de différentes manières.

Revenons à Genesis puisque nous sommes en février 2016, et il y a quelques semaines, nous avons célébré l’anniversaire du triomphe de la Révolution. 2016 sera une année clé dans l’histoire de la nation, je ne pense pas qu’il y ait de doutes à ce sujet, car c’est l’année du VII Congrès du Parti communiste de Cuba, de notre Parti.

Le général d’armée Raul Castro, notre président, membre de la direction historique de la révolution, ne se représentera pas à la direction supérieure du pays, lors des prochaines élections générales. Sa tâche prend fin et il laisse la place à d’autres compagnons, à quelqu’un qui n’est peut-être ni au gouvernement, ni au Parti, mais quelqu’un qui, par ses mérites propres, son sacrifice et son dévouement à la Patrie, aura gagné la confiance de son peuple pour assumer le poste suprême.

Nous, les cubains savons comment ça se passera. Nous ne vivons pas dans un pays de démocratie « représentative » bourgeoise, nous ne vivons pas dans un État bourgeois, de jeux politiques et d’ententes électorales, notre État socialiste est né d’une révolution profonde, le peuple a pris le pouvoir, et celui qui aurait des doutes à ce sujet, qu’il lise « l’histoire m’acquittera » où Fidel définit le concept de peuple pour nous, les communistes cubains.

Nos meilleurs représentants sont les héros de la révolution. Ils ont été élus par le peuple dans un système démocratique qui a aboli les partis politiques électoraux et qui a trouvé sa propre formule et un modèle participatif et démocratique bien plus juste que le modèle bourgeois. Ils sont là par leur prestige, leur force morale, par la confiance acquise durant des années de dévouement et parce que le peuple a décidé souverainement qu’ils le soient. Les prochains qui seront choisis dans les nouvelles générations révolutionnaires, comme on dit en bon cubain, auront la barre placée très haut.

Commencera alors une nouvelle étape de la révolution dans des conditions internationales complexes : la droite gagne du terrain en Amérique latine et menace de reprendre le pouvoir dans des pays vitaux pour les relations continentales. La stratégie des coups d’état « doux » vise à affaiblir l’intégration régionale et à isoler Cuba et le Venezuela.

2016 est l’année choisie par la CIA pour durcir le Projet Genesis. Un mois avant le Congrès du PCC devrait apparaître en pleine lumière, une organisation non gouvernementale, composée d’étudiants, d’universitaires, d’intellectuels et d’artistes liés à des universités et des centres culturels les plus importants de la capitale. Genesis devrait être présenté comme projet alternatif, allant de l’avant, pour créer de la confusion, diviser, briser l’unité de la Nation, ce sont ses objectifs immédiats.

Discours de gauche, nouveaux visages, glamour, joie, construction d’image ! Immédiatement la « Fondation Genesis pour la Liberté », un nom que prendrait l’organisation née du projet Genesis, devrait recevoir un large soutien des médias. Les grands médias du monde se chargeraient de la présenter comme une alternative démocratique, jeune, viable, moderne, actrice du changement à Cuba.

Après avoir atteint l’espace virtuel des médias, il tenterait de gagner l’espace public, les places, les universités, les institutions, peu à peu une grande mobilisation serait générée, la stratégie du coup d’état doux frapperait par étape avec l’intention d’occuper les espaces publics et gagner la sympathie du peuple à travers un discours crédible et une propagande bien conçue, simple et efficace.

Un discours de gauche, apparemment socialiste qui proclame protéger les intérêts de la majorité et suivre les principes de la révolution, qui répète sans relâche, ne pas vouloir détruire le travail, mais « moderniser », que le discours des « vieux » est obsolète, que nous devons le renouveler, faire la révolution pour le monde d’aujourd’hui : ce serait les phrases clés dans ce « nouveau discours ».

Des messages simples, sans fond apparent, sans complication « théologique », beaucoup de symboles préfabriqués, facilement identifiables, dont certains ont déjà été testés sur le terrain, tels que les célèbres bracelets « changement » de couleur blanche, etc…

Ils attendraient une réaction vive des autorités, et selon leur plan, le projet serait gagnant-gagnant. Sans la direction historique au pouvoir, le nouveau gouvernement s’effondrerait après une offensive très agressive de la rue, une guerre médiatique intense, un série d’actions dans le domaine économique produisant du mécontentement chez les gens et surtout, une grande démobilisation populaire fruit d’une guerre culturelle intense, et, selon eux, en raison des erreurs que pourraient commettre les nouveaux dirigeants, moins qualifiés et de force morale moindre pour faire face à ce type guerre.

Ils ont calculé que le discours de gauche serait plus efficace dans les conditions actuelles, compte tenu de la tradition révolutionnaire et la force de ces idées dans l’imaginaire collectif cubain. Avec ce choix, sous la bannière d’une gauche supposée, on chercherait à éliminer le socialisme à Cuba.

L’objectif principal serait de provoquer l’anarchie, générant des confrontations et créant ainsi les conditions d’une occupation militaire du pays, en la déguisant du costume de l’aide humanitaire, de la collaboration inter-américaine, et sous les auspices de « bons voisins toujours prêts » à aider un peuple dans le chaos.

Il existe des alternatives à Genesis. La dénonciation de 2011 grâce à la série des « Raisons de Cuba », a porté un coup dur à ces plans, mais des projets similaires, initiés par l’ennemi historique de la nation cubaine, sont apparus partout, persuadé qu’ils sont le moyen le plus efficace et convaincu du succès potentiel de tels projets. Dans le cadre des tentatives pour maintenir des relations diplomatiques justes et égales entre les deux pays, sans doute vont-ils profiter des avantages de ce nouveau scénario, pour gagner du terrain. Les nouvelles conditions internationales et nationales leur ont permis des variations tactiques, mises au point par Genesis, mais la stratégie reste la même.

L’utilisation des nouvelles plateformes médias, le développement de sites internet, des portails, des magazines, apparemment inoffensifs, au profil bas, beaucoup d’entre eux solidement enfermés dans des stéréotypes éprouvés de guerre culturelle, des journalistes soudoyés en utilisant des stratégies d’attirance de personnes de prestige dans le monde de la presse cubaine, des techniques de marketing éprouvées qui permettent une diffusion rapide des matériels fabriqués par eux, des offres de salaires bien supérieures à nos moyens actuels, camouflage des véritables intentions de ces médias à travers une position critique de la liberté d’expression, sont quelques-unes des nouvelles tactiques appliquées, variantes de tactiques déjà connues comme payer des mercenaires de la plume et de la parole, mais désormais en les payant bien plus et en cachant mieux les intentions pour endormir l’éthique de certains et leur donner les moyens d’autojustifier leur suicide éthique.

Il y a toujours l’antidote idéale pour affronter individuellement sa conscience, c’est de poser la vieille question : D’où vient l’argent ?

Soyons attentifs et vigilants, ne soyons pas trop naïfs et confiants face à un ennemi qui a juré de nous mettre à genoux. Cuba dispose des forces nécessaires pour vaincre, de nouveaux responsables révolutionnaires assumeront la direction du pays, fils du peuple, nés de ses entrailles et éduqués à l’école de Fidel et Raul, avec une large expérience sur plusieurs fronts. La sagesse du peuple saura choisir les meilleurs et les plus capables pour nous représenter, comme il l’a toujours fait. Nous allons renforcer notre démocratie, la rendre encore plus participative, plus pratique et plus conséquente, nous l’élèverons au niveau rêvé, nous ferons de nos institutions un bastion de vertu, de dignité, d’honneur et d’efficacité, et le socialisme cubain, prospère et durable, sera un bouclier invulnérable.

traduction Michel Taupin

LGS : un entretien avec Raoul Capote ici.

http://www.cubadebate.cu/opinion/2016/02/11/cuba-el-proyecto-genesis-d…
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Cameron et Juncker défendent le projet visant à éviter le « Brexit »

Cameron et Juncker défendent le projet visant à éviter le "Brexit"

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’attelaient mercredi à défendre le projet d’accord censé empêcher la sortie du Royaume-Uni de l’UE, vivement critiqué à Londres par les eurosceptiques et la presse.

L’UE a dévoilé mardi ses propositions pour éviter un « Brexit », mettant notamment sur la table un frein d’urgence pour que Londres puisse couper des aides sociales aux travailleurs intra-européens, et des garanties que la City ne pâtira pas d’un renforcement de l’euro.

Le préaccord présenté mardi à Bruxelles « est équitable pour le Royaume-Uni et équitable pour les 27 autres États membres », a plaidé mercredi devant le Parlement européen M. Juncker. « Nous avons répondu aux inquiétudes » de M. Cameron, « tout en respectant les traités ».

« Je crois au bout du compte que nous serons en mesure de montrer – si nous pouvons sécuriser ce qui est dans ce document, en finaliser les détails et l’améliorer encore – que le Royaume-Uni sera plus fort, plus sûr, plus prospère (…) dans cette Union européenne réformée », a de son côté assuré mardi le dirigeant britannique.

M. Cameron devait faire devant le Parlement une déclaration sur le projet d’accord et répondre aux interrogations des parlementaires, après les habituelles questions au Premier ministre. Il s’embarquera ensuite dans une tournée européenne (Pologne et Danemark vendredi puis l’Allemagne la semaine prochaine).

Une « grande illusion »

Le dirigeant britannique devra notamment convaincre les eurosceptiques farouches de son propre camp. Car même si Cameron semble avoir convaincu sa ministre de l’Intérieur Theresa May, au moins quatre ou cinq ministres pourraient faire campagne pour une sortie de l’UE.

Le ton outragé de la presse britannique laissait aussi présager un débat difficile pour M. Cameron, qui cherche à convaincre ses compatriotes de voter pour rester dans l’UE lors d’un référendum qui pourrait se tenir dès le mois de juin.

« The Mail admire David Cameron (…) mais sur l’Europe, nous devons franchement dire que son aveuglement est à couper le souffle », critiquait le Daily Mail, qualifiant en « Une » le projet de « grande illusion ».

« Ce devait être une réforme radicale des relations avec une Union européenne plus rationnelle et plus responsable. Il semble que M. Cameron se soit contenté de ce qu’une union non réformée veut bien lui offrir pour rester dans le club », se désolait The Times.

Presque seul à défendre David Cameron, le Financial Times jugeait qu’il « a fait mieux que prévu dans cette renégociation ».

Système de carton rouge

A Strasbourg, dans le camp eurosceptique, le député européen Nigel Farage, chef du parti britannique anti-immigration Ukip, s’est gaussé du contenu de ce préaccord, qu’il a jugé « vraiment pitoyable ».

A l’inverse, le chef de file des libéraux européens, le Belge Guy Verhofstadt, a estimé qu' »au lieu de détruire le principe de l’Union toujours plus étroite et la dynamique de l’Union européenne, nous devons donner une autre possibilité d’opt out (option de retrait) au Royaume-Uni ».

« Sarkozy avait déjà obtenu un frein d’urgence sur Schengen. Jusqu’où cela va-t-il aller? », s’est inquiété l’ex-Premier ministre belge.

Au nom du groupe de la Gauche européenne unitaire, l’eurodéputée allemande Gabriele Zimmer a dit craindre une « dislocation de l’édifice social » européen à travers les concessions faites au Royaume-Uni.

Bruxelles a proposé un mécanisme de « sauvegarde » pour limiter pendant une période pouvant aller jusqu’à quatre ans les aides sociales aux travailleurs d’autres pays membres de l’UE, principalement d’Europe de l’Est, qui s’installent sur le sol britannique. Les coupes seraient graduellement réduites tout au long de la période concernée.

Ce « frein » pourra être activé en cas « d’afflux de travailleurs d’autres États membres d’une magnitude exceptionnelle », avec l’aval de Bruxelles et des autres pays de l’UE.

M. Tusk a également proposé un « mécanisme » par lequel les neuf pays qui n’ont pas adopté l’euro peuvent faire part de leurs inquiétudes et recevoir « les assurances nécessaires » sur les décisions des 19 autres États de l’UE qui utilisent la monnaie unique.

Il propose enfin un « système de carton rouge » qui permettrait, sur décision de plus de 55% de l’ensemble des parlements nationaux de l’UE, de stopper des projets législatifs de l’exécutif européen .

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Publié par le 3 février 2016 dans général, International, Politique

 

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Internet pour tous : le projet de constellation OneWeb se concrétise

Le projet de constellation de satellites de OneWeb. OneWeb Ltd

Le projet de constellation de satellites de OneWeb. OneWeb Ltd

Vu que c’est l’été, on va commencer à changer un peu la ligne éditoriale (comme tous les étés) et vous proposer des sujets plus « lights » Z 

OneWeb a sélectionné Airbus pour la construction de 900 satellites en un temps record. La constellation pourrait être mise en service dès 2018. Elle fournira des connexions Internet dans le monde entier à faible coût.

CONSTELLATION. Voici venu le temps de la concrétisation pour le projet de constellation OneWeb, lancé par l’Américain Greg Wyler et soutenu par le propriétaire de Virgin, Richard Branson. Le 15 juin 2015, à l’ouverture du salon du Bourget, le patron de la start-up a annoncé la sélection d’Airbus comme probable concepteur et constructeur de 900 satellites de 150 kg, dont 700 devraient être mis en service dès 2018. Un véritable défi de production à grande échelle et en un temps record que s’apprête à relever l’entreprise basée près de Toulouse, qui fabrique déjà plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde. Le monde des satellites entre donc dans l’ère de l’industrialisation, passant de quelques dizaines d’unités par an, à plusieurs centaines. Une véritable première ! Si les dix premiers satellites seront bien fabriqués à Toulouse, les autres sortiront à rythme soutenu d’une usine dédiée, implantée aux Etats-Unis. Chez Airbus, personne ne veut avancer de chiffre. On parle d’un marché de 1,4 à 2 milliards de dollars. Comment Greg Wyler entend réunir une telle somme ? Cela demeure une inconnue.

Fournir Internet aux pays émergents

L’objectif de cette constellation est de fournir des connexions Internet pour tous, partout et pas cher. Philanthropie ? Pas si sûr. Les marchés actuels arrivant à maturité, les acteurs de l’Internet veulent désormais investir les marchés émergents pour soutenir leur taux de croissance de plus de 20%. L’idée de la constellation OneWeb est de lancer beaucoup de satellites d’un coup pour disposer très vite d’une large couverture terrestre. Les engins seront postés en orbite basse, à 1200 km d’altitude. Ainsi, le signal a moins de distance à parcourir, ce qui assure une vitesse de transfert des informations 40 % plus rapide que par fibre optique. L’ennui, c’est qu’à cette faible altitude, les satellites ont une durée de vie écourtée : de 5 à 7 ans contre 15 ans pour les géostationnaires (36.000 km). Ces derniers en effet n’ont pas besoin de beaucoup de carburant pour rester en orbite alors qu’à plus basse altitude, ils doivent lutter contre la gravité et se re-hisser fréquemment sur leur orbite à l’aide de moteurs. Cela veut aussi dire qu’il faudra fréquemment les remplacer. Aussi la commande envisagée prévoit-elle d’emblée un volant de 200 satellites de secours et de remplacement.

Le problème des lanceurs et des débris

La question du lancement demeure encore un écueil à franchir. Même si ces satellites sont lancés par grappes de 30 à 50, cela sous-entend un grand nombre de lancements. Les lanceurs existants sur le marché ont-ils cette capacité ? One Web aurait approché Arianespace, sans que rien n’ait filtré pour l’instant. Enfin, qu’en sera-t-il du problème des débris spatiaux, du risque de collision avec des débris ? Sur son site, One Web assure vouloir prévenir toute création de débris et vouloir maintenir un environnement spatial sûr et durable pour les générations futures en utilisant les systèmes de propulsion des satellites en fin de vie pour les précipiter dans l’atmosphère. Quoiqu’il en soit, si One Web atteint ses objectifs, sa constellation sera, en 2018, la plus grande jamais lancée à ce jour.

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