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Le prochain krach est-il pour demain ?

Depuis six ans aucune secousse majeure n’a secoué la planète finance. Ce n’est jamais arrivé depuis les années 1970. Pourtant ce qui est sûr, c’est qu’une violente secousse financière nous touchera à nouveau dans les prochaines années. Pourquoi ? Les Dessous de l’éco vous l’explique. Simplement.

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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Quelles conséquences si Kevin Warsh devient le prochain président de la FED ?

Kevin Warsh

Trump est sur le point de mettre un de ses hommes à la tete de la FED et si cela se produit, ce qui risque fort de se produire, on peut s’attendre à ce que le système qu’ont mis en place l’élite financière , qui ne peut survivre que par toujours plus de dette – provoque la liquidation de Trump et des US . Si ces derniers ne sont pas liquidés par d’autres moyens que par le marché. Z .  

Kevin Warsh serait en pole position pour reprendre le siège de président de la FED qui pourrait être vacant en février si Yellen ne rempile pas. Voici quelques éléments pour essayer de comprendre ce que sa nomination pourrait signifier pour les politiques monétaires de la FED. De l’article de Daniel Nevins, publié le 2 octobre 2017 sur realinvestmentadvice.com :

« Comme rapporté ce matin par le Wall Street Journal, le président Trump et le secrétaire du Trésor Mnuchin ont rencontré Kevin Wash le 1er octobre afin de discuter du poste qui pourrait se libérer en février à la FED.

Walsh a déjà une expérience en tant que banquier central vu qu’il fut membre du Comité de la FED entre février 2006 et mars 2011. 2 ans et demi après sa démission, il s’est érigé en tant que critique des politiques du Comité de la FED, notamment de celles auxquelles il a contribué. Il a ainsi publié un article d’opinion dans l’édition du 12 novembre 2013 du Wall Street Journal. Vu que cette date coïncidait avec l’ouverture de la chasse, nous avions suggéré que Warsh avait ouvert la saison de la chasse des banquiers centraux.

Mais, à l’époque, nous pensions également que son article devait être « traduit ». Il était rédigé de façon polie, avec des messages à décrypter entre les lignes, comme c’est souvent le cas lorsqu’un membre de l’establishment écrit. Il semblait faire montre de réserve. Nous avions proposé notre propre interprétation. Et vu les chances de voir Warsh devenir le prochain président de la FED, il est intéressant de nous replonger dans ses déclarations pour connaître sa pensée.

Warsh sur les QE

»L’achat d’actifs à long terme du Trésor afin d’obtenir des taux négatifs est un acte extraordinaire, un changement sans précédent de politique depuis l’accord de 1951 entre le Trésor et la FED.

La FED influence directement le prix des obligations américaines à long terme, l’actif le plus important de la planète, l’élément qui influence quasi toutes les décisions d’investissement. Plus tôt cette année, l’annonce que la FED pourrait légèrement baisser ses achats a entraîné des remous significatifs sur les marchés financiers. Cet épisode devrait pousser à l’humilité à tous les niveaux. »

Ce qu’il a voulu dire : la situation serait meilleure si les dieux des banques centrales, moi inclus, n’avaient pas été aussi arrogants de croire que nous comprenions les QE. Ce n’est pas le cas, et jamais nous n’aurions dû nous aventurer sur ce terrain.

Warsh sur la focalisation sur l’inflation

(…)

Ce qu’il a voulu dire : l’objectif d’inflation est stupide. Ce n’est pas le CPI qui nous tue, ce sont les cycles d’expansion et de récession du crédit. La meilleure façon de se sortir de ce pétrin et d’être plus flexible avec l’objectif d’inflation est de revenir aux bases, à savoir de  »fermer l’open-bar lorsque la fête bat toujours son plein ».

Warsh sur la sortie des mesures extraordinaires

»Les attributs dont la FED a le plus besoin pour mettre un terme à ces interventions extraordinaires, à savoir pour remonter les taux, sont le courage et la conviction. On a vertement critiqué la FED pour avoir fourni du sucre au marché. Imaginez ce qui arrivera lorsqu’on leur proposera un régime basé sur les épinards. »

Ce qu’il a vraiment voulu dire : les experts qui louent le courage des banquiers centraux sont à l’ouest. La vérité est que nous choisissons toujours la solution de facilité. Si les responsables actuels voulaient faire preuve de courage, ils penseraient à long terme au lieu de proposer des solutions à court terme.

La relation de la FED avec Washington

(…)

Ce qu’il a vraiment voulu dire : si la FED ne prend pas ses responsabilités, vous pouvez compter sur le Congrès pour poursuivre la destruction des finances de la nation, et le vol des générations futures.

À qui le QE profite, et ne profite pas

»La plupart des gens ne remettent pas en question les bonnes intentions de la FED, mais ses politiques ont des gagnants et des perdants, ce qui devrait être admis.

La FED achète des MBS, offrant un soutien direct à ceux qui possèdent déjà de l’immobilier au détriment des locataires et des candidats acquéreurs. La FED achète des obligations afin de faire baisser les taux, ce qui pousse les investisseurs vers les actifs les plus risqués et dope donc les marchés actions.

Les bénéficiaires immédiats sont les ménages des classes supérieures et les sociétés qui possèdent des actifs et ont l’appétit du risque tout en ayant accès au crédit bon marché. Les avantages pour les retraités et les travailleurs dont les obligations financières sont plutôt fixes sont bien plus atténués. L’amélioration par corollaire du marché du travail n’offre qu’un petit réconfort. »

Ce qu’il a vraiment voulu dire : mes anciens collègues ne reconnaissent toujours pas que leurs politiques tuent les classes moyennes au profit de la ploutocratie. Leur silence doit s’arrêter, tout comme leurs politiques. (…)

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Publié par le 5 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Important !! Le prochain gouverneur de la BCE sera allemand, et coupera l’arrivée d’argent gratuit !

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L’inflation est repartie grâce au QE de la BCE ..

Une news importante, car ça va déterminer la future politique monétaire de la BCE , sachant que les Allemands sont inflation-phobe (et que la déflation menace structurellement) . D’ailleurs Jens Weidmann dans le papier suivant annonce déjà la couleur : l’austérité généralisée ?! On se demande comment les états surendettés vont faire pour se financer à moindre coût, effacer leurs ardoises, et la BCE alléger son bilan – sans inflation ; et qui va sauver les banques en faillite (ah oui c’est nous, via la directive BBRD, et ce sont les allemands qui vont superviser !!) 

Pour le moment la BCE, voulant éviter une crise de la dette, est ­contrainte de poursuivre le « QE » pour réduire les taux d’intérêt à long terme tant que les investisseurs craindront l’explosion de la zone euro . De plus, La seule rumeur d’une hausse des taux, il y a quelques semaines, a fait remonter significativement l’euro, ce qui n’est pas ce que ­souhaite la BCE …

(Reuters) – Une politique monétaire accommodante reste appropriée pour l’instant dans la zone euro mais la Banque centrale européenne (BCE) devra « faire preuve de cran » lorsque les pressions inflationnistes deviendront plus fortes, a déclaré le président de la Bundesbank, Jens Weidmann.

L’élection d’Emmanuel Macron, favorable à une plus grande convergence au sein de la zone euro, en tant que président de la France a réduit le degré d’incertitudes politiques dans la région sans pour autant donner automatiquement carte blanche à la BCE pour lancer un cycle de resserrement monétaire, a dit Jens Weidmann au journal autrichien Der Standard.

« Nous ne fondons pas notre politique monétaire sur les événements politiques mais sur les perspectives de prix. A l’heure actuelle, il est incontestable qu’une politique monétaire expansive est appropriée. Il existe cependant des opinions assez différentes sur l’ampleur nécessaire de cette expansion monétaire et sur les instruments auxquels nous avons recours », a dit Jens Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

En excluant le coût élevé de l’énergie, la pression sur les prix reste faible dans la zone euro, a-t-il ajouté. « Mais elle va progressivement augmenter avec la reprise économique. Cela doit être correctement pris en compte dans notre politique monétaire tournée vers l’avenir et il y a aussi des débats à ce sujet au sein du conseil des gouverneurs », a-t-il déclaré.

Avec la vaste politique de rachats d’actifs mise en oeuvre par la BCE, les banques centrales des pays de la zone euro sont devenues les principaux créanciers de ces Etats, ce qui pourrait conduire à de fortes pressions politiques sur les responsables de la BCE afin qu’ils continuent d’alléger le fardeau des dettes publiques de la région en évitant tout resserrement monétaire, a mis en garde Jens Weidmann.

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A ses yeux, les décideurs de la BCE devront faire preuve de fermeté lorsque les pressions inflationnistes grandiront.

« Nous ne pouvons pas reporter la normalisation de la politique monétaire en raison de la situation des finances publiques dans certains pays ou en raison des pertes que pourraient subir des intervenants sur les marchés financiers. La BCE devra alors faire preuve de cran », a dit Jens Weidmann.

Il a jugé important que tous les pays de la zone euro respectent les règles budgétaires et souligné que la France et l’Allemagne devaient servir d’exemples à cet égard.

Le journal allemand Der Spiegel a rapporté que l’Allemagne souhaitait voir Jens Weidmann succéder à Mario Draghi au poste de président de la BCE.

A la question du journal Der Standard lui demandant s’il était impossible d’avoir prochainement un Allemand à la tête de la BCE, Jens Weidmann a répondu: « Vous voulez dire que ce serait le seul poste européen à responsabilité pour lequel une nationalité serait exclue en tant que telle? Non, sérieusement, le président de la BCE doit être sélectionné en fonction de ses qualifications et pas de sa nationalité. »

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Publié par le 22 mai 2017 dans économie, général, International

 

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La Fed vient-elle d’annoncer malgré elle le prochain effondrement financier ?

too big to fail

Article de Dave Kranzler, publié sur IRD.com le 5 mai 2016 :

« Tout comme le parrain d’une mafia protège sa famille, la Fed est en train de mettre en place un nouveau niveau de « protection » pour éviter l’effondrement des banques « Too Big To Fail ». La dernière mesure en date empêche les contreparties de récupérer leur collatéral auprès d’une banque en phase d’implosion. La mise en place de cette loi est un signal d’alarme indiquant que le système bancaire mondial se dirige tout droit vers un effondrement dévastateur.

Le prétexte de cette mesure est qu’elle empêchera un nouvel événement de type Lehman, qui a failli emporter avec lui l’intégralité du système financier. Mais ce ne fut pas Lehman en tant que tel qui a provoqué l’effondrement de 2008. Bear Stearns a mis le feu aux poudres, Lehman fut choisi pour être jeté dans ce mélange explosif et AIG/Goldman ont injecté du napalm dans l’explosion.

La source de cet article provient de Bloomberg (un papier intitulé : plus de protection de la Fed pour les grosses banques). J’ai dû lire l’article à plusieurs reprises pour bien lire entre les lignes alors que Bloomberg ne cessait de parler de la nouvelle règle en tant que proposition tout en dissimulant ou en déformant les faits.

La nouvelle règle empêchera les contreparties des grosses banques de récupérer leur collatéral lorsqu’elles s’effondrent. Lorsqu’un fonds passe une transaction portant sur des produits dérivés avec une banque, le fonds est obligé de fournir du collatéral, souvent sous la forme de Treasuries. La banque a ensuite la possibilité d’hypothéquer ce collatéral ou de l’utiliser en son nom comme bon lui semble. Mais si la banque s’effondre et que le fonds est en position « gagnante » sur ces produits dérivés, il va dans l’intérêt du fonds de récupérer ce collatéral. La nouvelle règle de la Fed l’empêchera. Cette nouvelle règle va bien plus loin que les produits dérivés ; elle concerne aussi les pensions livrées (repo) et les prêts/emprunts de titres. Mais la vérité est que la Fed vise surtout les produits dérivés.

L’implémentation de cette nouvelle régulation étend le concept de « renflouement interne » (bail-in) aux contreparties des grosses banques Too Big To Fail comme les hedge funds, les sociétés d’assurances et les caisses de retraite. L’architecte de cette nouvelle règle bancaire est le Financial Standards Board, la branche « politiques » de la BRI. C’est cette entité qui a couché sur papier les règles du renflouement interne largement adoptées en Europe. Ces mêmes règles de bail-in sont désormais méthodiquement appliquées au système bancaire américain. (…) En bref, cette règle va de facto transférer la richesse des contreparties des banques aux banques. (…) Elle les encourage également apprendre toujours plus de risques vu que les probabilités de naufrage sont réduites davantage

suite et fin

 

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« EXCLUSIF : le secret qui provoquera le prochain krach mondial dévoilé »

Le Forum économique mondial à Davos est submergé par un tsunami de dénis, et même de dénis de non-dénis, précisant qu’il n’y aura pas de répétition du krach de 2008.

Il y en aura pourtant une. Et la table est déjà mise pour l’occasion…

Des négociants du golfe Persique, y compris des Occidentaux qui y travaillent, ont confirmé que l’Arabie saoudite s’est départie d’au moins un billion de dollars [mille milliards] de titres et a fait craquer les marchés mondiaux sur ordre des Maîtres de l’Univers, ceux-là mêmes qui tirent les ficelles derrière le canard boiteux Barack Obama.Finie l’époque où la maison des Saoud pouvait caresser l’idée de voir geler tous ses avoirs. Dorénavant, elle agit sur ordres. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car selon les négociants du golfe Persique, les investissements saoudiens en Occident pourraient totaliser jusqu’à 8 billions de dollars et ceux d’Abou Dhabi jusqu’à 4 billions de dollars.

À Abou Dhabi, tout est compartimenté, pour que personne ne puisse comprendre quoi que ce soit, hormis des courtiers et des négociants qui connaîtraient chaque superviseur de chaque compartiment d’investissements. Puis pour la maison des Saoud, le déni est, sans surprise, une règle d’or.

Ce largage massif de titres a été rapporté ici et là par les médias institutionnels, mais les chiffres sont largement sous-estimés. Plus rien ne filtrera des détails parce que les Maîtres de l’Univers y ont apposé leur veto.

Les ventes de l’Arabie saoudite et d’Abou Dhabi se sont intensifiées depuis le début de 2016. Une source dans le golfe Persique dit que la stratégie saoudienne va démolir les marchés. Une autre source parle d’asticots qui bouffent la carcasse dans le noir. La débâcle de mercredi à Wall Street, en Europe, à Hong Kong et à Tokyo, n’augure rien de bon.

C’est donc déjà en train de se produire. L’une des conséquences décisives pourrait être, à court ou à moyen terme, rien de moins que l’effondrement de la zone euro.

Vers le krach de 2016 ?

L’hypothèse d’une instrumentalisation de la maison des Saoud en panique pour faire s’écrouler une bonne partie de l’économie mondiale n’est pas à rejeter. Mais à qui profiterait le crime ?

Moscou et Téhéran sont bien placés pour le savoir. La logique derrière l’effondrement du marché, la récession puis la dépression qu’il engendre – du point de vue des Maîtres de l’Univers qui tirent les ficelles derrière le canard boiteux qu’est le président des États-Unis – c’est d’orchestrer un ralentissement majeur, saboter les habitudes d’achat, réduire la consommation de pétrole et de gaz naturel et précipiter la Russie dans la ruine. D’autant plus que le pétrole à très bas prix agit comme une sorte d’ersatz de sanction contre l’Iran.

N’empêche que le pétrole iranien est sur le point de réintégrer le marché, qui disposera ainsi de quelque 500 000 barils de pétrole de plus par jour d’ici le milieu de l’année, auquel s’ajoute un surplus stocké dans les navires pétroliers du golfe Persique. Ce pétrole peut et sera absorbé, car la demande augmente (p. ex., 1,9 million de barils de plus par jour aux USA en 2015), tandis que l’offre diminue.

L’augmentation de la demande et la chute de la production inverseront le krach pétrolier d’ici juillet. Qui plus est, les importations de pétrole par la Chine ont récemment grimpé de 9,3%, pour atteindre 7,85 millions de barils par jour, discréditant ainsi l’hégémon qui prétend que l’économie de la Chine s’effondre et qui rend celle-ci responsable de la morosité actuelle sur les marchés.

Comme je l’ai déjà souligné ici, les prix du pétrole devraient repartir à la hausse bientôt.Goldman Sachs est d’accord. Ce qui donne aux Maîtres de l’Univers une marge de manœuvre restreinte pour permettre aux Saoudiens de liquider des quantités massives de titres sur les marchés.

La maison des Saoud pourrait avoir un besoin désespéré d’argent, son budget étant en état d’alerte maximale. Mais le largage de titres demeure résolument autodestructeur. Ils ne peuvent tout simplement pas se départir de 8 billions de dollars. La maison des Saoud est en train de rompre l’équilibre au niveau de sa richesse. L’hagiographie occidentale a beau tenter de dépeindre Riyad comme un joueur responsable, il n’en demeure pas moins que de nombreux princes saoudiens assistent avec horreur à la destruction de la richesse du royaume par ce hara-kiri au ralenti.

Existe-t-il un plan B ? Oui. Le prince guerrier Mohammed ben Sultan, qui mène la barque à Riyad à l’heure actuelle, devrait prendre le prochain vol pour Moscou afin d’élaborer une stratégie commune. Mais cela n’arrivera pas.

En ce qui concerne la Chine, qui est le principal importateur de pétrole saoudien, Xi Jinping s’est récemment rendu à Riyad, Aramco et Sinopec ont signé un partenariat stratégique, mais le partenariat stratégique qui compte vraiment, surtout lorsqu’on prend en considération l’avenir de l’initiative Une ceinture, une route, c’est celui entre Pékin et Téhéran.

La liquidation massive de titres par les Saoudiens concorde avec leur guerre des prix du pétrole. Dans la situation actuelle, extrêmement volatile, les prix du pétrole sont à la baisse, les titres boursiers sont à la baisse et les stocks pétroliers sont à la baisse. Mais la Maison des Saoud n’a pas encore compris que les Maîtres de l’Univers l’amènent à s’autodétruire massivement, notamment en utilisant sa capacité inutilisée pour inonder le marché pétrolier. Tout cela pour blesser à mort la Russie, l’Iran et… l’Arabie saoudite.

Ce n’est qu’un pion dans leur jeu

Pendant ce temps à Riyad, fusent les rumeurs de coup d’État contre le roi Salman, qui souffrirait de démence et qui serait confiné dans son palais. Deux scénarios sont possibles :

1) Le roi Salman, 80 ans, abdique en faveur de son fils, Mohammed ben Salman, 30 ans, le prince guerrier fauteur de troubles qui se distingue par son arrogance et son ignorance, soit l’actuel vice-prince héritier et ministre de la Défense, celui qui mène de facto la barque à Riyad. Cela pourrait avoir lieu prochainement. En prime, le ministre du pétrole en place, Ali al-Naïmi, qui n’a pas de sang royal, serait remplacé par Abdulaziz ben Salman, un autre fils du roi.

2) Une révolution de palais. Salman (et son fils fauteur de troubles) est mis à l’écart et remplacé par Ahmed ben Abdulaziz (qui a déjà été ministre de l’Intérieur), ou par le prince Mohammed ben Nayef (l’actuel ministre de l’Intérieur et prince héritier).

Peu importe le scénario qui prévaudra, le MI6 britannique est très au fait de toute cette pantomime. Le BND allemand pourrait l’être aussi. Tous ont à l’esprit la note de service du BND datant de la fin de 2015, qui décrit le vice-prince héritier Mohammed ben Salman comme un joueur politique qui cherche à déstabiliser le monde arabe en menant des guerres par procuration au Yémen et en Syrie.

Des sources saoudiennes, qui tiennent à leur anonymat pour des raisons évidentes, soulignent que dans la maison des Saoud, ils sont 80% en faveur d’une révolution de palais.

Reste à savoir si ce genre de remaniement va changer quoi que ce soit au ralenti du hara-kiri en cours. L’impératif demeure le même, car les Maîtres de l’Univers sont prêts à faire basculer le monde entier dans une récession majeure, essentiellement pour étrangler la Russie. La maison des Saoud n’est qu’un pion dans ce jeu cruel.

Par Pepe Escobar – Le 21 janvier 2016 – Source Sputnik News

Vu ici
 
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Publié par le 26 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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Philippe Herlin – Qui sera le prochain Lehman Brothers ? Glencore ? Deutsche Bank ?

Une crise ne se limite pas à une chute des cours boursiers, car dans ce cas on peut évaluer une capacité d’absorption et espérer un retour à la normale, elle se traduit également par une faillite retentissante qui douche l’espoir d’un rétablissement et fait craindre un effet domino destructeur. En somme une crise se traduit par le passage d’un krach financier à l’économie réelle avec les dégâts très lourds que cela implique.

Sur l’année 2015 les marchés sont hésitants et certains s’affichent même en recul, spécialement les matières premières : depuis fin 2014, les 22 matières premières incluses dans l’indice de Bloomberg sont passées d’un indice de 120 à 85. Sur une période plus courte, le DAX, l’indice boursier allemand, a perdu 20% depuis son plus haut en avril 2015. On a observé cet été un retour de la volatilité sur les marchés, on note même des problèmes de liquidité ici ou là dont un très gravé repéré parInvestment Research Dynamics en septembre, pour qui « quelque chose s’est produit dans le système bancaire en septembre qui a nécessité la plus importante prise en pension du Trésor. »

La question est donc : qui sera le prochain Lehman Brothers ? Qui sera le déclencheur ? Qui déchirera le voile d’optimisme béat des médias, des banques centrales et des politiques ? Actuellement deux noms circulent : Glencore et Deutsche Bank.

La compagnie de négoce Glencore, subit de plein fouet le recul du prix des matières premières et elle supporte 30 milliards de dollars de dette depuis le rachat de son rival XStrata en 2012. Selon Bank of America, le système financier mondial a une exposition globale d’environ 100 milliards de dollars sur Glencore, la faillite du numéro un mondial du négoce de matières premières serait donc un événement majeur. L’article d’Investment Research Dynamics cité plus haut relie d’ailleurs le problème de liquidité de septembre avec la société basée à Zurich qui a connu au même moment (le 28 septembre) un mini-krach sur son cours boursier. Et derrière Glencore se profile sa principale banque, le Crédit Suisse…

L’autre candidat est la Deutsche Bank qui accumule les mauvaises nouvelles, entre la baisse du cours de son action, les multiples amendes à payer caractéristique d’une gestion corrompue (9 milliards d’euros au total), la démission surprise de ses deux codirigeants (le 7 juin 2015), la rétrogradation de sa note par Standard & Poor’s à BBB+ soit trois crans seulement au-dessus de celui « d’actif pourri » (le 9 juin), puis l’annonce en septembre du licenciement de 23.000 salariés, soit le quart de l’effectif total. Un enchaînement typique d’une société en train de s’écrouler. A cela se rajoute 75.000 milliards de dollars d’exposition aux produits dérivés (20 fois le PIB de l’Allemagne) qui donnerait une dimension cataclysmique à la faillite de cette banque.

Qui de Glencore ou de la Deutsche Bank servira de déclencheur d’une prochaine crise ? Peut être une autre société à laquelle personne n’aura pensé mais, quoi qu’il en soit, les marchés deviennent plus erratiques, la volatilité augmente, les crises ponctuelles de liquidité se répètent ; un maillon va lâcher quelque part.

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Publié par le 22 octobre 2015 dans économie, général, International

 

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Le prochain séisme boursier sera de magnitude… algorithmique !

 

Pour faire écho à la Chronique de Thomas intitulée La finance devrait faire une psychothérapie, voici quelques réflexions concernant la résurgence de la volatilité au beau milieu de l’été et qui vient encore de s’exacerber les 2 et 5 octobre, avec l’ajout d’une bonne dose de scénario « portes de saloon » à faire sortir un cowboy de ses bottes pour atterrir K.O aux pieds du pianiste.

Il avait fallu trois heures au CAC40 pour reperdre 3% le jeudi 1er octobre, pas plus de trois quarts d’heure le vendredi 2 pour reculer d’autant (suite à la parution des chiffres de l’emploi US)… et surtout, pas plus de 3 minutes pour dégringoler de 50Pts à partir de 14H30 (et quelques dixièmes de seconde).

Le profil graphique de la séance s’apparentait à un dessin de type « Grand Canyon », avec une chute libre initiale (séquence « falaise ») suivie d’une inexorable glissade le long d’une longue pente à 45° (séquence « éboulis ») avant de toucher la surface des eaux.

Cac40, intraday, début octobre

CAC40, valeurs intraday, début octobre 2015

Au départ, tout va tellement vite que personne ne sait au juste pourquoi les indices dévissent… mais c’est tellement violent que notre logique infère que les chiffres – en l’occurrence ceux de l’emploi le 2 octobre – ne pouvaient qu’être très mauvais, ou si cela n’était guère évident à première vue, qu’une sous-composante (salaires, nombre d’heures travaillées, taux de population active, etc.) était exécrable.

La réalité, c’est que les marchés sont devenus complètement idiots à force d’être gouvernés par les « algos ».

Les opérateurs n’ont même pas le temps de passer un ordre, ni même d’ouvrir la bouche pour émettre un « ah la vache, ça décroche de -100Pts » (ou « mince, on rouvre en hausse de +2%), mais ils se sentent obligés de « rationaliser » un mouvement dont ils ignorent à peu près tout de l’origine.

Et lorsque les +2% initiaux se transforment en +4% comme le lundi 5 octobre, les commentateurs expliquent doctement que les marchés se sont remis à croire à l’impact favorable des politiques monétaires des banques centrales, alors même qu’ils se sentaient déprimés par la démonstration que ces même politiques ont échoué lamentablement.

Mais n’est il pas surréaliste de tenter d’expliquer « rationnellement » des variations de cours dont la genèse se situe dans des intervalles de temps inférieurs au 100ème de seconde, avec des phénomènes de ruptures de supports en cascade (« flash krach ») sur fond de désintégration quasi instantanée des carnets d’ordre (évaporation de la liquidité) bien documentés depuis la célèbre séance du 6 mai 2010.

Il s’agit d’un chaos parfaitement orchestré et que ne laisse pas d’autre choix aux « trading programs » classiques de réplication indicielle que de « suivre la tendance »… et de l’amplifier.

Il ne s’agit à aucun moment d’une « décision » humaine, ni d’un même d’un réflexe pavlovien… et plus le coup de massue initial est puissant, moins il y a de chance qu’une réaction symétrique et d’égale intensité survienne au cours des heures suivantes.

Il s’agit d’une subversion des Lois de la physique newtonienne : c’est comme si l’énergie libérée se comportait comme une rumeur malveillante qui enfle démesurément, à tel point qu’elle finit par écraser n’importe quel démenti, n’importe quelle démonstration de sa fausseté.

Mais le gérant – ou le responsable de la stratégie – vont s’empresser de nous convaincre que la hausse ou la baisse résultent d’un arbitrage entre le vrai et le faux… puis que le renforcement de l’appétit ou de l’aversion pour le risque sont consécutifs à une analyse lucide et pondérée des éléments constitutifs d’un cours.

Car une réalité écrase toutes les autres, et plusieurs centaines de fois par seconde : la principale information constitutive du dernier cours de bourse, c’est le précédent cours apparu quelques millisecondes plus tôt.

Mais quel gérant résiste à la tentation de prétendre qu’il avait réduit la voilure avant que la course du marché ne se brise sur des récifs dissimulés sous la surface de notre océan de liquidités, ou symétriquement, lequel ne se vante pas d’avoir hissé la grand voile avant même qu’une imperceptible brise haussière ne se lève ?

Les injections monétaires ont tellement faussé les mécanismes de valorisation des actifs, et depuis si longtemps (7 ans désormais), quede nombreux professionnels de la finance n’ont jamais connu d’autre condition d’exercice de leur métier de gérant ou de trader (cf.La marché a-t-il une mémoire de poisson rouge ?).

La moitié des effectifs des salles de marché n’a jamais connu de phase de hausse des taux : seulement leur réduction… puis leur extinction, et enfin leur mort clinique avec un électroencéphalogramme désespérément plat depuis 6 ans.

Une majorité de professionnels n’ont connu que des marchés inflatés à la fausse monnaie, fluctuant non pas en fonction des conditions macroéconomiques existantes mais d’après une modélisation de la diffusion des liquidités dans un environnement virtuel, mesuré en terme de volatilité et de vitesse d’exécution.

Comment vont-ils pouvoir s’adapter à une désintégration de toute cette mécanique déconnectée de l’économie réelle et qui postule que l’absence de rendement monétaire justifie une appréciation quasi infinie des actifs distribuant des revenus plus substantiels (dividendes et actions gratuites) ?

Comment vont-ils affronter le défi crucial pressenti depuis la fin du premier « QE » début 2010 – un péril reconnu et confirmé par Alan Greenspan – qui est la disparition de la liquidité sur les marchés obligataires, malgré une quantité d’argent disponible toujours plus considérable ?

Le principal réflexe consiste à « refaire du cash »… mais cela ne fonctionne que pour les 1% qui devancent les 99% autres.
Ceci illustre cet aphorisme d’un ancien patron de la Bank of England : « c’est complètement idiot de sortir d’un marché haussier, mais en cas de panique soudaine, soyez le premier« .

Nous ne sommes pas encore dans une situation de « panique » : une tension du « VIX » dont le niveau médian s’établit autour de 24 contre 12 quelques mois auparavant (juste le double) ne suffit pas à rendre le marché suffisamment anxiogène.

Une succession de petites secousses telluriques dissuade simplement les investisseurs « prudents » de remettre les pieds dans le casino financier, cela incite les « algotraders » à vendre les rebonds plutôt qu’à payer les creux… mais il ne s’agit pas encore du « big one » déclenchant un tsunami de ventes massives s’étendant à l’ensemble des actifs cotés comme en octobre 1998.

Tout était parti d’une crise de la dette émergente (surinvestissement et mauvaise anticipation de la croissance, étape N°1) qui avait dégénéré en chaos sur le Forex (débouclement massif du « carry-trade » Yen/Dollar, étape N°2), entrainant une désintégration des marchés d’action (surgissement d’une vague supersonique d’aversion au risque, étape N°3).

Tout va bien, nous n’en sommes encore qu’au début de l’étape N°1… et il y a peu de risque que cela inquiète le personnel du casino financier puisqu’à part quelques cadres – contraints de répéter inlassablement que tout va bien, de peur de faire fuir les clients -, il n’y a quasiment plus personne de compétent qui ait vécu les étapes « 2  » et « 3 » en 1998.

Et en ce qui concerne l’étape N°2, notez simplement qu’à part un très bref petit « coup de chaud » le 24 août dernier – avec une brève incursion de l’Euro vers 1,17$ -, les 9 mois écoulés depuis fin janvier sont les plus calmes en terme de volatilité de la décennie sur la paire €/$ et même depuis la période d’avril 2001 à février 2002 (en plein basculement géopolitique planétaire).

Les séismes majeurs résultent toujours de la libération brutale d’une énergie accumulée lors de longues périodes d’un apparent calme absolu : jamais dans l’histoire du capitalisme les banques centrales n’avaient contrecarré les multiples ajustements naturels (microséismes) des marchés avec de telles masses de fausse monnaie.

Quand les derniers verrous monétaires (confiance dans la pertinence de l’action des banques centrales) de la grande faille vont céder, cela pourrait engendrer le plus phénoménal épisode d’autodestruction automatisée (via le déchainement des « algos ») de l’argent virtuel imprimé depuis 2008 et investi sur des actifs voués à se disloquer en cas de secousse de magnitude « 7 » (comme 7 ans d’injection).

Et Ben Bernanke vient juste de nous prévenir qu’à son avis, les marchés ne sont déjà plus en mesure d’encaisser le moindre resserrement monétaire de magnitude « 1 » (c’est à dire un loyer de l’argent porté à 1% d’ici fin 2016).

Econoclastes

 
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Publié par le 8 octobre 2015 dans économie, général, International

 

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