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Archives de Tag: le marché de l’or

Que se passe-t-il sur le marché de l’or ?

Le  cours de l’or connaît une baisse depuis la mi-juin bien que la situation économique et géopolitique de part le monde n’a jamais été aussi tendue qu’aujourd’hui. Parallèlement, il y a des bulles sur quasiment l’ensemble des actifs comme sur le marché obligataire, boursier et immobilier tandis que l’or et l’argent demeurent les actifs les plus sous-évalués au monde…

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La plus grosse banque chinoise cerne méthodiquement le marché de l’or de Londres

 

Abey Road

A noter La Chine allège les règles d’import-export d’or dans six villes  :

La Chine devrait bientôt alléger les règles de négoce transfrontalier de métal jaune dans six de ses villes, une décision qui, comme l’espère le plus gros consommateur et producteur d’or mondial, devrait faire grimper les importations d’or physique.

Les sociétés d’import-export de métal jaune auront la possibilité de passer des marchandises en douane jusqu’à douze fois pour un seul permis après allègement des règles de négoce, comme l’explique un communiqué joint de la Banque populaire de Chine et de l’Administration générale des douanes publié hier. Les régulations actuelles imposent aux sociétés de faire une demande de permis pour chaque importation ou exportation de métal.

Les nouvelles règles seront effectives à compter du premier juin dans les six villes suivantes : Shanghai, Pékin, Guangzhou, Nanjing, Qingdao et Shenzhen.

« Ces nouvelles mesures simplifieront les procédures d’import-export et amélioreront l’environnement du négoce de l’or, » explique le communiqué.

 La Chine prépare un coup avec l’or . A la base elle doit impérativement diversifier ses réserves de changes (presque la moitié en dollars, entre 1 et 3 % en or chiffre de mémoire) et arriver au minimum au niveau de 10 % de ses réserves en métal jaune .

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Nous suivons avec intérêt les changements de propriétaires des immenses coffres de Londres depuis notre article de décembre 2014, dans lequel nous avions rapporté que le coffre de Deutsche Bank était à vendre. Reuters a récemment annoncé que la plus grande banque de Chine, ICBC Standard Bank, avait acheté le bail du coffre d’or et d’argent de la Deutsche Bank à Londres, « élevant ainsi sa position dans le marché des métaux précieux de la City. »

Le prêteur chinois/sud-africain souhaite combler le vide laissé par les banques occidentales, qui se retirent des matières premières pour réduire leurs coûts et éviter le fardeau réglementaire. « Ils [ICBC Standard Bank] ont racheté le bail pour les coffres, » a indiqué une première source.

Le coffre de Deutsche Bank, devenu opérationnel en juin 2014, a une capacité de 1 500 tonnes. Il a été construit et géré par la société britannique de services de sécurité G4S. « Le montant dont on parlait initialement était peut-être aux alentours de 4 millions $, mais il est bien plus bas maintenant, » selon une seconde source, sans toutefois révélé le montant payé pour le coffre.

Nous pensions qu’ICBC se contenterait d’acheter un des plus grands coffres de Londres, mais il semble que ce ne soit pas le cas. Plus tôt aujourd’hui,ICBC Standard Bank a rapporté qu’elle achetait également le coffre de métaux précieux de Barclays à Londres, ce qui donne ainsi à la banque chinoise la capacité de stocker jusqu’à plus de 80 milliards $ d’or dans cet endroit gardé secret.

Le coffre, qui peut contenir 2 000 tonnes d’or et autres métaux précieux tels que l’argent, le platine et le palladium, a été ouvert par Barclays en 2012, et il a fallu plus d’un an pour le construire. L’endroit où se trouve le coffre est gardé secret, mais le prêteur a dit qu’il se trouvait quelque part sur la route M25, qui encercle Londres.

« Cette acquisition est prometteuse pour notre banque. Elle nous permet de mieux exécuter notre stratégie consistant à devenir une des plus grandes banques chinoises dans le marché des métaux précieux, » a déclaré Mark Buncombe, directeur des matières premières chez ICBC Standard Bank. « L’acquisition d’un coffre pour les métaux précieux nous permet d’étendre nos services de compensation et de traitement. »

La décision de Barclays de se retirer de ce secteur arrive au moment où les régulateurs américains et européens enquêtent sur la manipulation des prix des métaux précieux par au moins dix banques, incluant Barclays, JP Morgan Chase & Co. et Deutschebank AG.

Le directeur général de Barclays, Jes Stanley, a dit en janvier que la banque étudiait « plusieurs options » pour se retirer des métaux précieux, tout en souhaitant accélérer la cession d’une unité secondaire où sont stockées 51 milliards de livres (73 milliards $) d’actifs toxiques ou autrement indésirables.

Comme le rapporte Bloomberg, la plus grande banque de Chine (et du monde) s’attend à ce que l’achat des coffres et des contrats associés soit complété en juillet. Aucuns détails financiers n’ont été divulgués.

Environ 5 000 milliards $ de transactions sont réalisées chaque année sur le marché de l’or de Londres, dont Barclays se retire en délaissant les métaux précieux.

ICBC Standard Bank vient de rejoindre le système de compensation des métaux précieux de Londres, après être devenu, le mois dernier, animateur de marché pour la London Bullion Market Association.

Avec cette dernière prise de contrôle par une banque chinoise d’un méga-coffre à Londres, il ne reste que le coffre d’or de la HSBC (lire ici), où l’inventaire du GLD est aussi stocké, qui ne soit pas entre les mains de la Chine, ainsi que, bien sûr, le coffre de la Banque d’Angleterre.

Si l’on écarte la déclaration passe-partout selon laquelle l’ICBC, soutenue par l’État, cherche à « étendre ses services de compensation et de traitement, » l’explication réelle des intentions de plus en plus claires de la Chine de devenir la force dominante dans le stockage de métaux précieux à Londres demeure nébuleuse.

 

Source: Zerohedge

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Publié par le 17 mai 2016 dans général, or et argent métal

 

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La Chine veut s’imposer sur le marché de l’or

 
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Publié par le 19 avril 2016 dans général, or et argent métal

 

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Le Marché de l’or est en mode short squeeze

Les investisseurs ont été surpris par la hausse subite et rapide de l’or – plus l’or corrige mieux c’est –  le prochain creux devra être plus haut que le dernier creux de 2015 – la hausse de l’or devrait se faire d’abord graduellement, puis prendre de la vitesse.

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Depuis le mois de février, le marché de l’or est en mode short squeeze. C’est le processus durant lequel l’excès de spéculateurs qui pariaient à la baisse sur l’or est éliminé. Plus le cours grimpe, et plus il va chercher de participants qui pariaient à la baisse pour les forcer à racheter leurs positions. Lorsqu’un spéculateur doit solder sa position baissière « short », il doit la racheter, donc il participe malgré lui à la spirale haussière. C’est le short squeeze, le lessivage des participants baissiers, après une longue période durant laquelle shorter l’or était profitable. Et les shorts étaient nombreux ! En plus de ce phénomène, s’est rajouté le fait que de nombreux investisseurs haussiers sur l’or attendaient sur la touche une dernière opportunité d’achat sous les $1000. En voyant l’or grimper verticalement, cela a déclenché de leur part des achats qui ont entretenu le rally. On le voit très bien dans la hausse des encours des ETFs sur l’or.

Une première impulsion de hausse dans un nouveau marché haussier produit souvent un short squeeze. Nous en avons connu un en 2001. Il avait produit un rally de 12% depuis le dernier contact avec la MM50jours. Aujourd’hui nous en sommes déjà à 19% !

Ce genre de phénomène nous montre combien l’analyse technique peut s’avérer impuissante pour deviner un sommet intermédiaire dans un marché haussier, et aussi combien l’analyse fondamentale est impuissante pour déceler le creux final du marché baissier. En 2014 et 2015, nous avions connu suffisamment de nouvelles positives pour le marché de l’or qui auraient dû le faire sortir de sa léthargie, mais il a attendu le début de 2016 que les analystes soient unanimement pessimistes pour produire la plus forte hausse trimestrielle en 30 ans. Et le plus surprenant est qu’il a grimpé en flèche en infligeant au ratio or/pétrole un écart historique record ! Même durant la Grande Dépression, lorsque la demande de pétrole chutait dramatiquement, le ratio or/pétrole n’avait jamais excédé les 40. Durant ce rally extraordinaire, il a touché les 46, soit près de 3 fois sa valeur historique moyenne. Sans krach boursier, sans effondrement économique autre que le marasme qui dure depuis la crise de 2008, sans 3ème guerre mondiale, sans inflation notable. Le seul facteur haussier supplémentaire que je note est la généralisation des taux négatifs et sans doute un début de perte de confiance envers les banques centrales. Par contre nous avions un facteur terriblement négatif en ce début d’année, qui était l’effondrement du prix de toutes les matières premières. J’ai donc du mal à trouver une explication autre qu’un short squeeze à cette hausse subite de l’or : le prix était arrivé à un niveau trop bas pour le marché de l’or physique et les spéculateurs shorts qui fixaient le prix de manière artificielle étaient trop nombreux. L’élastique leur a pété à la figure ! Mais attention, car une fois que l’élastique a terminé son mouvement de retour, le prix peut connaître un nouveau trou d’air passager…

 

 

 

 

Le dernier graphique montre la réaction correspondante sur les mines d’or avec l’indice HUI. Contrairement à aujourd’hui, le HUI avait largement anticipé la fin du marché baissier sur l’or, 6 mois à l’avance.

A présent, nous pouvons remonter encore plus loin dans le temps et observer la réaction de l’or au début de son marché haussier intermédiaire en 1993.

 

 

 

Nous voyons, comme en 2001, que les mines avaient débuté leur marché haussier avant l’or, contrairement à ce qui s’est produit cette année, et qui a pris tout le monde de court !

Pour l’or en 1993, un test s’est quand même effectué sur la MM325jours, 5 mois après le début de la hausse. Ce test aurait permis aux retardataires de revenir à très bon prix, mais sinon les retardataires de 1993 se sont arrachés les cheveux pendant 3 mois jusqu’à ce qu’une correction arrive enfin. Et quand la correction arrive, ceux-ci ont tendance à revenir trop tôt et la correction les emporte avec elle beaucoup plus bas que ce qu’ils imaginaient. C’est assez typique, et c’est pourquoi je ne recommande que les achats sur la MM150j durant un marché haussier.

En 1993, les mines d’or de l’indice XAU ont grimpé de près de 100% en 6 mois avant d’effectuer leur correction sur la MM200j. Aujourd’hui, l’indice XAU affiche près de 90% de hausse en l’espace de deux mois !

Durant le marché haussier de 1985-1987, nous voyons également un short squeeze de 17%, puis une correction sur les MM, qui a retracé la moitié de la hausse. Durant ce marché haussier, très régulier, il aurait été possible d’accumuler régulièrement sur la MM150jours, la moyenne mobile longue qui convient le mieux au marché de l’or.

 

 

Si on regarde le short squeeze actuel, nous voyons que la MM150jours est encore à $1137, et que le risque de retomber dessus est réel. Une poursuite du pic jusqu’à $1400 est possible, mais le deuxième sommet, légèrement au-dessus de $1280, n’a pas été confirmé par les indicateurs RSI et MACD, créant de ce fait une divergence baissière de mauvaise augure. Et plus la hausse continue verticalement, plus la correction qui suivra fera mal aux retardataires. Il vaudrait beaucoup mieux, pour la pérennité de ce nouveau marché haussier (qui ne sera confirmé qu’en établissant un prochain creux plus haut que le dernier creux), que nous corrigions sérieusement ce rally avant d’aller plus loin.

 

 

La hausse jusqu’à $1280 n’est pas ce que j’imaginais en premier lieu, et ce genre de réaction doit nous rendre moins orgueilleux dans nos prédictions graphiques.

D’un autre côté, les marchés possèdent une grande inertie, et refusent longtemps de voir la réalité en face. Je me souviens qu’au début des années 2000, l’or possédait déjà toutes les raisons pour grimper jusqu’à $2000, alors qu’il n’en valait que $300. A chaque impulsion de hausse qui devenait verticale, des analystes surexcités et parfaitement instruits sur les fondamentaux de l’or pensaient que c’était le « big one », l’impulsion qui allait révéler l’effondrement du système financier.

J’ai connu suffisamment de pics temporaires sur le prix de l’or pour savoir combien la patience est davantage récompensée que l’empressement d’acheter un mouvement vertical, aussi convaincant soit-il. A moins, bien entendu, qu’on se trouve en « phase maniaque » finale du marché haussier de l’or. Mais pour l’heure, nous sortons tout juste d’un long marché baissier intermédiaire, et le plus probable est une reprise graduelle du marché haussier, avec une pente au début assez douce, pour devenir de plus en plus raide à mesure que le marché haussier gagnera en maturité.

La pente développée par la hausse de l’or depuis le début de l’année est à mon avis insoutenable, et il faudra corriger pour reprendre des forces, marquer un point bas au-dessus du creux établi en 2015 (en général la MM150j est un support assez fiable), définir de la sorte une pente ascendante moins raide, et surtout purger l’excès de sentiment haussier qui règne actuellement à court terme sur le marché de l’or.

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Publié par le 24 mars 2016 dans général, or et argent métal

 

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Calme plat sur le marché de l’or : la Grèce ne fait même pas peur !

FRANCE-CPOR-DEVISES

Crédit Photo : THOMAS SAMSON/AFP

Que ce soit l’or ou l’Euro, ça ne bouge pas trop, comme il fallait s’en douter . Pour le moment … Z .

*
L’or paraît totalement insensible aux événements survenus en Grèce. Durant les trois derniers mois de forte intensification de la crise, l’once de métal précieux a même reculé de 4,30 %. De ce point de vue, la perspective d’une hausse des taux directeurs de la Fed constitue un élément autrement plus important.

A 1.160 dollars l’once, le «non» au référendum grec ne conduit à aucune panique sur le marché de l’or qui reculait même de 0,03 % ce matin à la Bourse de Londres. Sur les trois derniers mois d’intensification de la crise grecque, l’once à même reculé de 4,30 %.

Au cours actuel l’once d’or est revenue à son niveau de juin 2010. Par rapport au plus haut de 1.900 dollars de l’été 2011, le métal précieux ressort en baisse de près de 39 %. Exprimé en euros, l’or résiste en revanche beaucoup mieux en raison de la faiblesse de la devise européenne par rapport au billet vert. A 34,180 euros, le lingot résiste très bien.

L’absence de réaction du marché à la crise grecque, y compris ce lundi matin au lendemain du «non» au référendum, s’explique par le sentiment qu’il n’existe aucun signe de contagion de cette crise. Aucun pays ne veut partager le triste sort de la Grèce. La pression devrait au contraire s’accroître sur les pays les plus laxistes de la zone euro qui serait tenter de laisser filer leurs déficits publics.

L’absence d’appétit pour le métal précieux en période de crise n’est pas nouveau, il y a bien longtemps que l’or ne réagit plus au crise passagère qui secouent les marchés financiers. Pour les investisseurs, ces crises sont en effet synonymes de ralentissement de la croissance, ce qui écarte tout risque d’inflation.

«L’or est lesté par le fait que les marchés sont focalisés sur la Réserve fédérale américaine (Fed) et le calendrier d’une première hausse de ses taux, et les conséquences potentiellement positives que cela pourrait avoir sur le dollar», a constaté Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Une hausse des taux rendrait le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs, et pénaliserait ainsi les achats d’or.

De son côté, après être tombé à son plus bas niveau depuis le 18 mars mardi (15,49 dollars l’once), l’argent s’est stabilisé, mais demeure sous la pression du dollar et devrait continuer à fluctuer dans le sillage de l’or, selon les analystes d’ABN Amro.

Notre sentiment sur le métal précieux: l’or ne doit pas dépasser 5 à 10 % en portefeuille à titre d’assurance.

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Publié par le 6 juillet 2015 dans général, or et argent métal

 

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L’Europe, nouveau venu d’importance sur le marché de l’or

Le marché action chinois corrige fortement …

Et l’or fait toujours le yoyo dans son  range, dans l’attente d’une direction claire ….Z

 La demande d’or a baissé en Chine et au Moyen-Orient au premier trimestre 2015… mais le marché de l’or reste stable par rapport à 2014. Il doit cette stabilité à l’émergence d’un nouveau marché européen, où l’achat d’or est dopé par les craintes liées aux crises économiques et géopolitiques. En France aussi, le dernier rapport du World Gold Council relève un net intérêt pour l’or d’investissement.

Le marché de l’or, stable au début de l’année 2015

La demande en or est restée stable entre les premiers mois de l’année 2015 et ceux de 2014, selon le rapport du World Gold Council. La différence est à peine de 11 tonnes d’or, entre les 1079,3 tonnes achetées au premier trimestre 2015 et les 1089,9 tonnes du premier trimestre 2014.

La majeure partie de cet or concerne le marché de la joaillerie (600 tonnes), avec une large partie destinée à la Chine et à l’Inde. Les deux pays absorbent à eux deux plus de la moitié du marché, avec près de 384 tonnes d’or de joaillerie.

L’or d’investissement – 278,8 tonnes d’or au premier trimestre 2015, contre 268 tonnes en 2014 –  a été majoritairement absorbé par la Chine, l’Inde et l’Europe, « nouveau marché émergent » selon le World Gold Council. Les Européens ont acheté 61 tonnes d’or au premier trimestre 2015, autant que la Chine, Hong Kong et Taiwan.

Si le marché est resté globalement stable, c’est d’ailleurs grâce à ce nouvel appétit européen. La demande d’or a baissé en Chine et au Moyen-Orient. Le World Gold Council l’explique par une perte de l’élan économique et une hausse des prix du marché pour la Chine, et par une chute de la devise et une hausse des prix de l’or en Turquie.

 Infographie World Gold Council - demande en or Q1

En Europe, la demande en or dopée par les crises

Entre le premier trimestre 2014 et le premier trimestre 2015, la demande en or en Europe a nettement augmenté, passant de 65 à 73 tonnes d’or.
Elle est particulièrement notable en Allemagne, où l’attente des investisseurs a pu être favorisée par des règles de paiement en espèces plus souples. Entre 2014 et 2015, la demande des Allemands est ainsi passée de 28,6 tonnes d’or à 33,8 tonnes d’or, soit 18 % d’augmentation. La majeure partie porte sur l’or d’investissement (pièces et lingots). 32,2 tonnes d’or ont ainsi été vendus en Allemagne pendant les premiers mois de l’année.

En Suisse, en Autriche, en Espagne et en France, la demande en or est aussi plus forte. Elle porte surtout sur l’or d’investissement, aux dépens de la joaillerie.

Pour le World Gold Council, cette augmentation de la demande en or en Europe s’explique de plusieurs façons… et elles trouvent toutes leurs origines dans les dernières crises politiques, géopolitiques et économiques. Ce nouveau marché européen « existait à peine avant la crise financière », évoque l’institution.

La crise grecque est notamment évoquée. « Des tensions supplémentaires sont causées par la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne, et surtout en raison du manque de clarté autour de leur mise en place », relève le World Gold Council dans son étude. Le conflit en Ukraine et l’augmentation du cours de l’euro inquiètent aussi les particuliers.

Les Français de plus en plus portés vers l’or d’investissement

Par rapport à des pays traditionnellement amateurs d’or sous toutes ses formes, comme la Chine et l’Inde, la France est à la traîne. Le pays n’a jamais fait partie des pays où les particuliers cherchent le plus à détenir de l’or.

Les derniers chiffres du World Gold Council montrent néanmoins l’émergence d’un intérêt marqué. 900 kilos d’or d’investissement ont ainsi été achetés au premier trimestre 2015. Une miette par rapport au marché mondial… mais une très forte hausse par rapport aux tendances de 2014 en France ! Au début de l’année dernière, 200 kilos d’or avaient ainsi été échangés et au total sur l’année, le volume des ventes en or d’investissement en France portait sur 1300 kilos.
L’or de joaillerie a également beaucoup intéressé les Français au premier trimestre. 2,7 tonnes d’or ont été achetées, soit 20 % de la demande européenne en bijoux.

« L’attitude des investisseurs occidentaux envers l’or a évolué », relève le World Gold Council. Une analyse qui rejoint celle de l’IFOP, dans son dernier baromètre de l’or pour AuCoffre.com : l’or apparaît de plus en plus comme un « placement rassurant et accessible » pour les Français.

Zoom : quels sont les pays qui détiennent le plus d’or ?

Le World Gold Council livre également quelques précisions sur les pays qui possèdent le plus d’or, selon les chiffres officiels recueillis en mars 2015. Avec 8 133,5 tonnes, ce sont les Etats-Unis qui arrivent en premier, même si les investisseurs américains ont montré un peu moins d’intérêt pour l’or au premier trimestre 2015 (32,3 tonnes achetées contre 32,8 tonnes en 2014).

Suivent l’Allemagne avec 3383,4 tonnes, l’Italie avec 2451,8 tonnes, la France avec 2435,4 tonnes. Les chiffres officiels annoncent 1238,3 tonnes pour la Russie et 1054,1 tonnes pour la Chine. Lestock d’or est d’ailleurs en hausse constante en Russie, avec 150 tonnes d’or achetées en 2014. En Chine par contre, il reste difficile à connaître précisément : le pays ne communique pas officiellement sur son stock d’or. Un rapport du World Gold Council estime néanmoins qu’il va encore augmenter dans les prochaines années.

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Publié par le 29 mai 2015 dans général, or et argent métal

 

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L’Apple Watch pourrait consommer jusqu’à 30 % de la production mondiale d’or : va-t-elle déstabiliser le marché de l’or ?

Le designer d’Apple, Jony Ive, expliqué week-end molécules l’or utilisé Watch Edition « rapprochées ». L’alliage maison breveté.

Le designer d’Apple, Jony Ive, a expliqué ce week-end que les molécules de l’or utilisé dans la Watch Edition sont « plus rapprochées ». L’alliage maison aurait été breveté. – ShutterStock

Vous voyez ça va vite avec l’or : une simple montre en or d’Apple qui pourrait consommer jusqu’à 30 % de la prod mondiale d’or, et hop , tout le monde s’emballe … : elle pourrait contenir jusqu’à 2 oz selon le WSJ . Z .

De quelques tonnes à 30 % de la production mondiale, les besoins en or d’Apple agitent les analystes.

Apple va-t-il déstabiliser le marché mondial de l’or ? Les rumeurs les plus folles courent sur les volumes de métal nécessaires au groupe pour fabriquer les modèles de la collection Edition et leur boîtier en or jaune ou rose 18 carats.

Sans aucune information officielle sur le nombre de « Watch » qui seront mises en vente ni sur la quantité d’or qu’elles contiennent, chiffrer les besoins du dernier né des horlogers revient à lire dans une boule de cristal.

30 % de la production mondiale d’or ?

Mi-février, pourtant, un article du « Wall Street Journal » évoquant la production de plus d’un million d’unités par mois au second semestre enflamme la spéculation. Experts et moins experts sortent leurs calculettes.

Partant de l’idée qu’Apple pourrait intégrer deux onces d’or par montre (62 grammes), le site Web Tidbits.com extrapole : un million de montres par mois équivaut à 24 millions d’onces utilisées par an, soit environ 746 tonnes. « On parle d’environ 30 % de la production annuelle mondiale d’or », conclut ainsi l’auteur du billet.

La perspective fait le tour de la Toile et des salles de marché. Pour les analystes des métaux précieux, l’estimation paraît toutefois démesurée. D’abord parce qu’elle repose sur un chiffre incorrect pour l’offre mondiale d’or. Mais aussi parce que la plupart des spécialistes imaginent l’Apple Watch avec au moins deux fois moins d’or.

Apple met au point un alliage maison

Enfin, c’est sans compter sur l’inventivité d’Apple. Car c’est d’ « iGold » qu’il s’agit. L’or 18 carats sera « formulé spécialement par nos métallurgistes pour être jusqu’à deux fois plus dur que l’or traditionnel », indique le groupe sur son site Internet.

Le génial designer de la marque, Jony Ive, a raconté ce week-end au « Financial Times » que les molécules de l’or d’Apple sont « plus rapprochées ». L’alliage maison, qui aurait été breveté, pourrait ramener les besoins du groupe… à quelques tonnes par an.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0204212759375-folles-rumeurs-autour-de-lor-de-la-watch-1100365.php?P8yktPXdHFMoBb4L.99

L’Apple Watch va-t-elle déstabiliser le marché de l’or ?

Quand il est question d’Apple, il est question de gros chiffres, et si, pour l’heure, l’Apple Watch n’est pas en vente, les analystes rivalisent de prédictions divinatoires pour annoncer des ventes pharaoniques, 20 millions d’unités sur une année, avec le modèle Or (Apple Watch Edition) qui se vendrait autour d’un million d’unités par mois. Stan Beer pour ITWire, a pris celle-ci au pied de la lettre pour s’interroger sur l’impact de l’Apple Watch… sur le marché de l’or.

« Avec 56,6 grammes d’or (NDR : c’est une estimation, le chiffre n’est pas connu) par montre, ça veut dire qu’Apple devrait trouver 750 tonnes d’or à l’année », estime-t-il. Un tel volume représenterait un peu moins d’un tiers de la production annuelle d’or (2500 tonnes en 2010), et placerait Apple au 3erang des acheteurs mondiaux, derrière la Chine et l’Inde, éventuellement la Russie.

Les chiffres, évidemment, sont très fortement spéculatifs, pour ne pas dire totalement fantaisistes : on ignore totalement combien de montre Apple vendra, et la part que représentera l’Apple Watch Edition. Mais l’angle de vue n’est pas dénué d’intérêt, même avec des chiffres plus raisonnables : l’Apple Watch, si le modèle or s’avère populaire, pèsera d’un poids qu’aucun autre produit utilisant de l’or n’aura jamais atteint. Et Apple se trouvera en position d’acteur clef sur un marché plus habitué à être le terrain de jeu des grandes nations, marché qui devrait logiquement être orienté à la hausse

http://www.macplus.net/depeche-83060-l-apple-watch-va-t-elle-destabiliser-le-marche-de-l-or.

 
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Publié par le 10 mars 2015 dans général

 

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