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Archives de Tag: Le Grand

Le grand entretien de Sergueï Lavrov à RT (Liberté de la presse, Corée du Nord, Syrie)

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Publié par le 27 décembre 2017 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Les Marchés en images : Le Dow atteint 20 K , l’or toujours le grand gagnant, le dollar chute, tout comme les obligations …

Le Dow atteint 20k , son meilleur jour en 7 semaines alors que les investisseurs Dumpent le Dollar, les Obligations, et que la confiance revient

Dans le cas où vous ne l’auriez pas remarqué, Le Dow a atteint 20 000 aujourd’hui …

Comme nous l’ avons noté hier, le mois dernier nous avons vu le plus bas trading range dans l’ histoire des États – Unis …

Et l’indice de la peur , le VIX a chuté en intraday à son 2e niveau le plus bas en 10 ans …

Comme le détaille Salil Mehta, ce niveau de VIX a été vu pour la dernière fois en 2014, il y a 937 jours civils ; et avant cela en 2007, il y avait eu 3624 jours ! Ce qui fut le plus bas de l’ ensemble de l’ histoire du VIX. (0,74%)

Notamment , le VIX est « mort » pendant 45 minutes ce matin pendant que Le Dow a bondi à des niveaux records … le VIX était à 10,51 au plus bas de la journée …

 

Boeing, Goldman Sachs et IBM étaient responsables de la moitié des gains d’aujourd’hui sur Le Dow …

 

CATERPILLAR a bien fait, mais regardez ce foutu tableau !!! (EPS = Earning per share = bénéfice par action : découplage entre les attentes de l’EPS et le prix de l’action)

 

Aujourd’hui à l’ouverture on a encore vu un short squeeze massif sur certaines actions …

 

Depuis le plus bas pré élections de Trump, les Small Caps sont les plus grands gagnants (presque 19% de hausse) avec S & P et le Nasdaq gagnant plus de 10% (les 2 sont à des niveaux records) ...

 

Depuis une Année, l’or reste le grand gagnant et les obligations (30 ans) sont descendu dans le rouge encore aujourd’hui … 

 

Le S & P 500 s’approchait de l’objectif de Goldman – à 2300 pts :

 

Découplage significatif entre dollar et le S and P  …

 

Ironie du sort, alors que Trump a signé ses ordres exécutifs sur l’amélioration de la sécurité des frontières, le peso a grimpé par rapport au dollar …

 

Le dollar australien (AUD, une référence ndlr) s’est affaibli modestement aujourd’hui, mais les devises majeures se sont ralliés contre le billet vert …

 

D’une manière générale, l’indice du dollar Bloomberg a été martelé à la baisse  aujourd’hui, testant les bas atteint lors de l’intervention de la BCE en décembre  ... (lire mon papier La BCE continue de casser la machine euro : une bonne nouvelle pour l’or ?)

 

Le Dollar Index est descendu en dessous de 100 …

 

Un autre mauvais jour pour les obligations, qui sont dans le rouge pour l’ensemble de 2017 …

 

Le taux de rentabilité à cinq ans – qui mesure la différence entre les Treasuries en nominal et ceux indexés à l’inflation pendant la même période – a grimpé légèrement de 2 pour cent mercredi, le plus haut niveau depuis Août 2014.

 

La faiblesse du dollar n’a pas aidé le pétrole brut, qui a terminé en dessous de 53 $ …

 

L’Or a terminé en dessous de 1200 $ ...

 

Bonus Graphique : l’espoir Trumpien est élevé … T12M EPS = Time 12 Month Earning per share  = bénéfice par action sur les 12 derniers mois – nous observons un découplage avec le S and P ====) c’est l’espoir qui renaît pour les investisseurs (qui retrouvent confiancedans le monde Post Trump 

 
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Publié par le 26 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Le « pétroyuan » est le grand pari de la Russie et de la Chine

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Après les sanctions économiques que les États-Unis et l’Union européenne ont imposées à la Russie, Moscou et Pékin ont tissé de puissants liens dans le domaine de l’énergie, qui ont radicalement transformé le marché mondial du pétrole. En plus d’accroître leur commerce dans les hydrocarbures de façon exponentielle, les deux puissances de l’Est ont décidé de mettre fin à la domination du dollar dans la fixation du prix de l’or noir. Le « petroyuan » est l’instrument de paiement stratégique qui promet de faciliter la transition vers un système monétaire multipolaire, un système qui prend en compte de multiples devises et reflète la corrélation des forces dans l’ordre mondial actuel.

Au lieu d’humilier la Russie, la guerre économique que Washington et Bruxelles ont provoquée s’est avérée contre-productive, parce qu’elle a seulement contribué à renforcer l’attelage énergétique de Moscou et Pékin. Rappelons qu’en mai 2014, la société russe Gazprom a promis de garantir la fourniture de gaz à la Chine, jusqu’à 38 000 millions de mètres cubes au cours des trois prochaines décennies (à partir de 2018) en signant un contrat pour $ 400 milliards avec la China national Petroleum Corporation (CNPC).

Actuellement, les deux puissances coordonnent la mise en œuvre d’un plan stratégique ambitieux, qui inclut la construction de pipelines et l’exploitation en commun de raffineries et de grands complexes pétrochimiques. Involontairement, le rapprochement de Moscou avec Pékin a produit des changements profonds dans le marché mondial du pétrole en faveur de l’Est, ce qui nuit considérablement à l’influence des compagnies pétrolières occidentales.

Même l’Arabie saoudite, qui récemment était encore le principal fournisseur de pétrole du géant asiatique, a été assommée par la diplomatie du Kremlin. Alors que, depuis 2011, les exportations de pétrole saoudien vers la Chine se faisaient au rythme de 120 000 barils par jour, celles de la Russie atteindront à terme 550 000 barils par jour, soit près de cinq fois plus. En fait, déjà en 2015, les entreprises russes ont dépassé, en quatre occasions, les ventes de pétrole de leurs concurrents saoudiens à la Chine : Riyad a dû se contenter d’être le deuxième plus grand fournisseur de brut à Beijing en mai, septembre, novembre et décembre.

Il convient de noter que les pays du noyau européen ont également vu diminuer leur part de marché par rapport à la région asiatique : l’Allemagne, par exemple, a été supplantée par la Chine à la fin de 2015, comme plus gros acheteur de pétrole russe. Ainsi, les grands investisseurs opérant sur le marché mondial du pétrole ont du mal à voir à quel point, en quelques mois, le consommateur mondial le plus important – la Chine – est devenu le client favori du troisième plus grand producteur mondial – la Russie. Selon le vice-président de Transneft – la société russe en charge de la mise en œuvre des pipelines nationaux – Sergey Andronov, la Chine est disposée à importer un volume total de 27 millions de tonnes de pétrole de la Russie en 2016.

L’alliance énergétique russo-chinoise se propose d’aller plus loin. Moscou et Pékin ont fait de leurs échanges de pétrole le vecteur de transition vers un système monétaire multipolaire, qui ne se fonde pas uniquement sur le dollar, mais prend en compte de multiples devises et avant tout reflète les rapports de force économiques dans l’ordre mondial actuel. Le fait est, que les sanctions économiques imposées par Washington et Bruxelles ont encouragé les Russes à éliminer les transactions commerciales et financières en dollars et en euros, pour ne pas se trouver trop exposés à souffrir des risques de sabotage, au moment de conclure des transactions avec leurs principaux partenaires.

Lire la suite de l’article sur lesakerfrancophone.fr

 
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Publié par le 18 mai 2016 dans économie, général, International

 

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« Panama papers » – Le Monde a dévoilé le « grand parti politique français » mis en cause, et s’attaque à JM LE PEN

«Panama papers»: sur la piste du trésor de Jean-Marie Le Pen

© JOEL SAGET / AFP «Panama papers»: sur la piste du trésor de Jean-Marie Le Pen

Qu’est ce que j’expliquais hier dans « Panama Papers » : « Un grand parti politique français » impliqué ? ??? :

Vous voyez que ça sert à beaucoup de choses les fuites (« leaks ») Imaginez le pouvoir qu’a le quotidien Le Monde sur le parti en question ! 

Ça peut faire ou défaire une élection tout ça ! Vous me suivez ?!!!

Voilà à quoi servent les « leaks »que les services transmettent aux médias mainstreams complices : faire pression, éliminer des adversaires . (Bachar el-Assad , Le Premier ministre islandais – l’Islande qui a mis en prison les banquiers responsables de la crise … etc)

Ce parti c’est donc le FN et particulièrement les personnes de Marine et JM LEPEN . Je suis loin d’être Fan du FN comme vous le savez, pour moi ce n’est pas la solution . C’est une fausse opposition/solution proposée par les élites encore une fois . 

Mais sur ce coup …. je ne supporte pas ces méthodes .

Le Monde (et ses créditeurs) se croit tout permis et pense avoir un pouvoir absolu avec ses « panama papers » refourgués par la CIA .

Voici leur papier sur JM Le Pen (presque 90 ans) , qui ne vaut pas un Kopec : 

Une société cachée aux îles Vierges britanniques, un compte secret à Guernesey et, à la clé, 2,2 millions d’euros en billets de banque, lingots et pièces d’or sonnantes et trébuchantes. Depuis juin 2015, la justice s’est lancée sur la piste d’un trésor susceptible de conduire à Jean-Marie Le Pen et à sa femme, Jany Le Pen, et a ouvert une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale ». 

Le parquet national financier soupçonne l’ancien président du Front national de s’être servi de son ancien majordome et homme de confiance, Gérald Gérin, ayant droit officiel de la société offshore Balerton Marketing Limited, pour y dissimuler une partie de sa fortune. Créée dans le secret des Caraïbes en 2000, Balerton Marketing Ltd apparaît bel et bien sur les fichiers de la firme panaméenne de domiciliation de sociétés offshore Mossack Fonseca, et les données auxquelles Le Monde a eu accès révèlent ainsi une opacité parfaitement organisée. Les registres de la firme livrent quelques documents clés : l’acte de naissance de Balerton (le 15 novembre 2000, sur l’île de Tortola, sous le numéro d’immatriculation 416881), le nom de son représentant légal (l’avocat suisse Marc Bonnant) et la mention d’un compte en banque à Guernesey.

Un magot en billets, titres, lingots et pièces d’or

Dans ces fichiers figurent aussi plusieurs documents confidentiels, signés de la main de Me Bonnant. Ils montrent que ce célèbre avocat pénaliste délègue le règlement des factures dues par Balerton à une société suisse spécialisée dans l’offshore, Figest Conseil SA. En 2013, Figest est chargée d’organiser le transfert de Balerton de Mossack Fonseca vers un groupe concurrent, Icaza Gonzalez – Ruiz & Aleman… Un domiciliateur d’entreprises qui est actuellement dans le viseur de la cellule antiblanchiment Tracfin.

Le magot de Balerton se divise en billets (97 000 euros), en titres (pour l’équivalent de 854 000 euros), en lingots (26) et autres pièces d’or. Si le mystère demeure sur le véritable bénéficiaire de ces fonds, les magistrats ont aujourd’hui entre les mains de multiples éléments qui permettent d’établir un lien entre les époux Le Pen et les avoirs détenus par Balerton Marketing Ltd, dont l’existence avait été révélée par Mediapart. Ceux-ci ont été mis au jour par la cellule anti-blanchiment française, Tracfin, qui les a versés au dossier en avril 2015 afin d’éclairer la justice et dont Le Monde a eu connaissance.

Mis bout à bout, ils aboutissent à ce constat, que devront confirmer les magistrats : l’existence d’une confusion de patrimoines et de gestion entre, d’un côté, Gérald Gérin, et, de l’autre, Jean-Marie et Jeanine Le Pen. Dans une note de 23 pages transmise aux juges, les enquêteurs de Tracfin notent : « Il est possible que l’intéressé assume pleinement son rôle d’homme de confiance, jusqu’à intervenir comme prête-nom. »

Suite et fin sur leur site 

ET donc sur le FN – « Panama papers » : comment des proches de Marine Le Pen ont sorti de l’argent de France : 

Des proches de la présidente du Front National sont accusés par le quotidien du soir d’avoir mis en place un « système offshore complexe ».

Le Monde a divulgué ce mardi le nom du parti politique français impliqué dans l’affaire des Panama Papers.

« Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama » par des proches de Marine Le Pen, affirme mardi Le Monde en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ».

Selon le quotidien, ce système, « organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national », « a été utilisé pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français ».

« L’enquête conduite par Le Monde en partenariat avec le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) a permis de mettre au jour un système de dissimulation d’avoirs financiers, organisé dans des centres offshore d’Asie et des Caraïbes par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national (FN), au premier rang desquels l’homme d’affaires Frédéric Chatillon et l’expert-comptable Nicolas Crochet », écrit le quotidien du soir sur son site internet.

Le Monde avait promis dès les premières heures de l’affaire de dévoiler ce mardi le nom d’un grand parti politique français impliqué dans l’affaire des Panama papers.

 
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Publié par le 5 avril 2016 dans Education - information, général, Insolite, Politique

 

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Le grand complot extraterrestre, une théorie qui dérange ( Insolites Du Dimanche)

 

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Le Grand Transfert /Marchés : Perspectives 2016, le sursis en attendant 2017… (Bruno Bertez)

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Article Bruno Bertez du 3 janvier 2016

Nous ne nous sentons pas de taille à proposer un pronostic pour 2016. L’année 2015 a été extraordinaire sous de nombreux aspects et rien que tenter d’y mettre un peu d’ordre, un peu d’intelligibilité, est un défi colossal.

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Nous sommes dans l’extraordinaire et le complexe. Il y a des mouvements de fond, des plaques tectoniques qui glissent, comme ceux qui sont provoqués par la tentative américaine de restaurer un cycle du crédit et  donc de « normaliser », et il y a une myriade de développements partiels ou locaux qui viennent tout brouiller, tout obscurcir. On peut dire qu’il y a une force globale qui est à l’œuvre, celle de la tentative américaine de régulariser sa gestion monétaire, et des multitudes de forces régionales ou sectorielles  qui traduisent aussi bien l’impulsion globale que les tensions et contradictions  locales. Il est toujours difficile de faire comprendre que le monde est agité de contradictions, qu’il n’est pas uniforme, mais hiérarchisé, qu’il y a un Centre, les USA, et des périphéries, et même des sous-Centres et des sous-Périphéries. Il y a, à la fois des tendances globales, et, à l’intérieur de ces tendances, des conflits, des affrontements, des antagonismes.

Ce qui nous aide cependant, c’est notre thèse, notre cadre analytique: ils  nous guident  au travers de l’écheveau du circonstanciel.  Nous ne croyons pas au hasard, aux événements tombés du ciel, tout est produit, tout est causé, tout a une origine. Et notre fil conducteur, celui qui nous permet de remonter aux origines, est simple; c’est une grosse ficelle, c’est la crise, ses soubresauts, son approfondissement réel face à un ensemble d’apparences trompeuses  qui suggèrent qu’elle est en voie de résolution.

Notre fil est le même depuis 2008/2009, c’est celui que nous utilisons depuis  maintenant des décennies, c’est celui du crédit et de ses cycles, de ses avatars, de ses aventures. Notre fil conducteur, c’est celui qui a été tiré au milieu des années 60, quand les Anglo-Saxons ont  refusé la pesanteur économique, la loi de la rareté, et qu’ils ont  voulu  s’y opposer par la stimulation non orthodoxe  de la formation de crédit.   Donc,  notre fil conducteur, c’est la crise de surendettement, la fragilité de la finance, la Grande Expérience des apprentis sorciers que sont les Banquiers Centraux.

Les ratios de dette sur GDP galopent

Global Debt and GDP- 1994 and 2014


C’est ensuite la séquence:  le refus de traiter les problèmes, la volonté de les masquer par un déluge de signes monétaires et quasi monétaires, la divergence entre la sphère financière  et la sphère économique, la formation d’une infinité de bulles, la dislocation du monde global,  la fin de la concertation des G et autres, la montée des menaces géopolitiques par l’évolution vers l’impérialisme,  la re-fragmentation du monde et surtout les cassures des consensus sociaux domestiques dans  les grands pays développés.

Ce qui est à l’œuvre, c’est la dialectique de la crise.  Le monde a buté sur le surendettement, il a refusé de détruire les créances non productives, il veut maintenir l’ordre ancien. Pour cela, il veut que le système financier fasse son plein et donc que ce soient les peuples et les citoyens et les pays les plus faibles qui paient, qui rendent les créances recouvrables. Tout tourne  autour de la solvabilisation des créances: les taux d’intérêt zéro ou négatifs, les inondations de liquidités, les fausses comptabilités bancaires,  les manipulations des changes,  les austérités imposées aux salariés, les baisses de retraites, les augmentations de taxation, la disparition de la rémunération des épargnants etc. etc.  Le mouvement, depuis 2008, est un mouvement de transfert de richesses et de surplus et de valeur ajoutée  des peuples, vers les détenteurs de créances, que nous appelons souvent les usuriers. C’est un mouvement dont la logique morbide est l’étranglement du vif pour nourrir le mort, le zombie.

Ce mouvement touche en chaîne tous les blocs, tous les pays. Il  provoque des tensions mondiales, car les matières premières et leur acheminement sont au centre  des convoitises pour posséder de vrais actifs et préparer l’avenir,  pour préparer la sortie de crise. Il produit des  tensions régionales et nationales en raison de l’extension des inégalités.

Le cadre temporel pour la séquence et la complétion du processus est, ou plutôt a été,  fixé à 2017.  Le cadre, c’est la situation de surliquidité du système mondial. La surliquidité permet le réaménagement subreptice, elle met  de l’huile dans les rouages mondiaux.  Elle n’évite pas les grincements, mais elle évite les  blocages. La date de 2017 est celle fixée, à ce jour, par  ceux qui détiennent la « printing press » mondiale, les Etats-Unis ; c’est en 2017, selon le dispositif mis en place, que la liquidité mondiale devrait se restreindre nettement. C’est là où les choses sérieuses devraient commencer. Nous restons fidèles à notre datation.

Nous n’en sommes qu’aux préparatifs, aux escarmouches.

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Le processus de préparation a débuté en Avril 2013, puisque c’est à ce moment que l’on a commencé, pour les initiés,  à lancer les rumeurs de Taper. Mais ce n’était qu’un test. Les marchés ont subi un choc.  La fuite devant le risque a commencé, du moins pour les plus initiés et les plus avisés. On a vu les premiers accidents sur les actifs financiers émergents, sur leur change, sur le « risk » en général . On a même vu des ventes  forcées sur les Treasuries américaines. En 2013, c’était trop tôt. Le monde  n’était pas prêt et, au mois d’aout à  Jackson Hole, il a été promis aux pays amis, ou systémiquement importants, que l’on attendrait un peu, d’où le retard du Taper. Il a fini par pouvoir se faire et cela s’est bien passé.

Du moins pour le Centre, car la descente aux enfers des Périphéries ne faisait que commencer!

La seconde phase, délicate, était le changement de régime du  crédit : la première hausse des taux de la Fed ; elle a été soigneusement préparée, avec doigté ; malgré quelques petites bavures. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas eu de choc incontrôlable.

Cette  seconde phase, c’est en quelque sorte l’histoire de cette année 2015.  Avec le début du processus d’éclatement des bulles cyniquement fabriquées tout au long de la période 2009/2015.

Voici les jalons.

Eclatement de la bulle des matières premières. Le pétrole, à tout seigneur tout honneur, la commodity reine, centrale, de nos systèmes est au plus bas de 11 ans! Il a « crashé » de plus de 35%. Il entraine dans sa chute toute la finance qui lui est reliée et bien sûr tous les pays producteurs.  Les indices des prix des Commodities sont dans les plus bas, dans  les records historiques, avec le Bloomberg et le GSCI en chute de 25%.  Les matières industrielles, cuivre, etc. se sont effondrées. Le platine a chuté de 30%! Les produits agricoles ne sont pas mieux lotis avec des reculs de 10 à 25% et des baisses moyennes de 20%. Le Taper, puis la perspective de hausse des taux de la fin 2015, a sonné la fin de ce que nous avons appelé en 2009 le Grand Reflation Trade.

Comme il se doit, les pays producteurs ont été et sont laminés. Avec, comme symbole,  l’effondrement de l’économie brésilienne, chute  du Real de plus de 30%, pertes colossales sur les obligations souveraines et quasi souveraines du pays, contagion, dislocation, tout y est. La Russie est chancelante, la Turquie sous perfusion, le Mexique commence à tourner de l’œil, etc. etc. Nous ne parlons pas de tous ceux dont on se moque, comme l’Afrique du Sud, la Malaisie, ils sombrent.

Sur les changes, c’est la tourmente. Elle touche les devises d’Amérique Latine bien sûr, le Moyen Orient, tous n’en mourraient pas, mais tous étaient touchés. Les Pegs sautent un à un, comme celui  Kazakhstan et celui de l’Azerbaïdjan, en attendant ceux des pétroliers, comme le Saoudien.

La mécanique infernale de la destruction est lancée: les capitaux  créés par les USA,  lors de la montée des QE, refluent, ils rentrent au bercail, ce qui assèche les pays qui les avaient hébergés, et rend quasi impossible le service des dettes qui ont été contractées en dollars. En choc en retour de réflexivité et de transitivité, ces pays s’enfoncent dans la récession et perdent toutes leurs marges de manœuvre et de régulation. Il est bien loin le temps des illusions des BRICS. Nous le disons sans  cesse, celui qui donne tout peut aussi tout reprendre.

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La troisième phase de la crise, c’est l’éclatement de la bulle chinoise.  Nous l’avons annoncé, écrit, nous avons même radoté. La Chine était une catastrophe en attente d’arriver depuis son gigantesque stimulus et sa fuite en avant après la crise de 2008/2009. Elle avait fait tout ce qu’il ne fallait pas faire, suivant pour ainsi dire le modèle américain en caricature; stimulations à répétition,  mauvaise allocation du capital, bulle du logement, puis bulle boursière, constitution d’un monceau de mauvaises dettes, système bancaire opaque et pourri,  peu à peu insolvable, niveau intenable du change avec une devise surévaluée et de moins en moins compétitive.

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La baisse du yuan a repris après une accalmie artificielle


En août 2015, la prise de conscience de tout cela a été déclenchée par une dévaluation du Yuan qui a failli ne pas être maitrisée et avoir des effets catastrophiques sur les marchés mondiaux. La concertation a fonctionné, tout le monde étant terrorisé à l’idée de la révulsion incontrôlable. La Chine a stabilisé son change, mis les opérateurs boursiers rebelles en prison et été récompensée  par son intégration dans  le panier du FMI. La Chine est rentrée dans le rang, victime de l’éclatement de sa bulle. Rien n’est résolu, rien n’est terminé, la descente aux enfers de la Chine ne fait  que commencer avec une politique de change intenable et une politique économique contradictoire.

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La tourmente de l’été a été l’occasion de voir la première grosse bévue de la Fed: elle avait annoncé une hausse des taux pour septembre, elle l’a repoussée. C’est la preuve de son incapacité à prévoir et à apprécier correctement les situations. Elle a dramatisé l’épisode chinois et montré ses faiblesses, sa soumission aux marchés financiers. On s’en doutait, mais la Fed est otage. Cela est très important car l’existence d’un tel talon d’Achille va conforter ceux qui pensent que la Fed, comme l’ont fait les autorités depuis fin 2008, bluffent.  Elles bluffent en faisant croire qu’elles ont la situation en  mains alors qu’elles ne contrôlent pas, qu’elles suivent, qu’elles parent sans cesse au plus pressé.  Elles sont, comme nous le répétons régulièrement, dans la seringue. La technique du « bluff » utilisée par les Banques Centrales a été exposée très clairement , presque naivement par l’ancien Secrétaire au Trésor, Geithner dans son ouvrage assez honnête de mémoires.

Le retard de la Fed à procéder à la normalisation n’est pas insignifiant, car il intervient à un moment où l’activité économique est inquiétante. Certes, l’emploi américain est fort, solide, mais c’est un indicateur très retard. Il traduit ce qui se passait  il y a six mois. On peut s’interroger sur la vigueur américaine au vu de statistiques erratiques qui sont publiées. Les indicateurs régionaux sont  faibles, tous les modèles de prévision efficaces pointent dans le sens  de l’incertitude, tout se passe comme si on flirtait avec le 50/50, c’est à dire avec la ligne de partage entre expansion et récession. Le fait que les indices boursiers soient maintenant en repli et que l’on ait cassé les lignes de tendance haussières contribue aux doutes. Les modèles les plus efficaces montrent que, dans la configuration actuelle des indicateurs économiques avancés, si on ajoute une cassure confirmée de la tendance haussière du marché boursier, alors la probabilité de récession monte à 70%.

Nous faisons une grande confiance aux indicateurs du crédit, ils trompent rarement. Or, ils sont mauvais.  La création de crédit a sensiblement ralenti en 2015. Ceci, conformément aux thèses des économistes les plus avancés, va peser sur la formation des revenus, et encore plus sur les profits des entreprises. Le crédit permet de fabriquer de la demande qui alimente l’activité tout en ne pesant pas sur les profits.  En même temps, il finance les achats d’assets. L’expansion du  crédit en 2015 aura été la plus faible depuis 2009 avec un rythme annualisé de 1,35 trillion. C’est peu, très peu, comparé à la création des années précédentes: 1,84 trillion en 2014 et 1,61 trillion en 2013. La thèse du « peak crédit » retrouve une certaine vraisemblance.

Les écrits de Lauwrence Summers, qui vont dans  le sens  d’une ré-augmentation des déficits budgétaires pour faire face au risque de récession dans les deux ans,  ne sont pas inopportuns. L’économie américaine n’a été capable de croitre que de 2%,  alors que la politique monétaire a été sur-accommodante et les prix de l’énergie bas, cela ne présage rien de bon. Tout est déséquilibré, désajusté, comme en témoigne la performance boursière décevante,  malgré la bulle colossale dite des FANG, Amazon, Facebook, Netflix et Google.

Avec l’éclatement de la bulle chinoise, la fin du Grand Reflation Trade sur les commodities, la chute de l’appétit pour le  risque sur le High Yield et les  Emergents, nous avons eu un avant goût de ce que  serait un marché financier mondial livré à lui-même. Ce serait un bain de sang.

Heureusement, (ou peut-être malheureusement), les responsables de la conduite des affaires sont à nouveau intervenues, à la fois directement et indirectement en faisant comprendre qu’elles étaient toujours là et qu’elles veillaient au grain. Le message a été entendu. Le rush vers la sortie a été stoppé et certains ont à nouveau parié sur la poursuite sélective  de la hausse, ce qui a permis de limiter les dégâts. Mais c’est le caractère ultra sélectif de cette hausse qui fait problème, car les bulles sur les FANG et autres exacerbent la fragilité en même temps qu’elles pointent les divergences et le caractère restreint de l’appétit pour le  risque.

On a continué, mais au prix de risques encore accrus, et c’est à l’image de ce que l’on fait depuis 2008/2009. De plus en plus, tout apparaît dans  sa clarté cynique pour ce que c’est: un pari sur la politique des Banques Centrales et leur complaisance.

Les hedge funds ont perdu de l’argent en 2015, c’est un fait nouveau et important. Les hedges funds sont les connivents du Système, ils sont  l’articulation concrète de la politique des Banques Centrales et des marchés. Leur échec signifie quelque chose.

Une sorte de charme est rompu. Nous avons appelé cela la fin du Connivence Trade; d’autres ont appelé cela la fin du Correlation Trade.  Les deux appellations pointent le retour du désordre, ou la fin de l’ordre imposé par les Banques Centrales, et la réintroduction du Réel, mais nous préférons notre propre qualification, car elle permet de renvoyer à ces deux phénomènes  que nous considérons comme précurseurs dans  leur structure, comme dans  leur  forme: nous voulons parler de ce qui s’est passé en janvier dernier avec l’abandon par la Banque Nationale Suisse, le hedge fund géant,  avec l’abandon du Peg avec l’euro, puis de la déchéance de Draghi de son piédestal lors de son impossibilité à délivrer ce que les marchés attendaient.

Il y a beaucoup de stratégies perdantes « embedded », enracinées dans  les positions des hedge funds, comme celles qui sont à la hausse du dollar par exemple. La diversification, le mythe de la diversification qui tient l’argent dans les marchés a été plus qu’écorné, rien ne marche, « no place to hide ». Nous avons expliqué qu’il n’y avait plus de diversification: tous les  assets ont le même sous-jacent ! La liquidité. La monnaie excédentaire.

L’année 2016, avons-nous dit, n’est guère prévisible. Tout est encore possible. L’avenir ne se devine  pas,  rien n’est écrit, et la seule chose que l’on puisse apporter, c’est un peu de compréhension dans le chaos du présent.

Dans  ce chaos, nous mettons en évidence :

  • – l’échec des politiques reflationnistes à s’opposer aux tendances négatives sur les prix mondiaux
    – le ralentissement annoncé de la croissance mondiale
    – la rupture de la tendance à la globalisation
    – la montée des antagonismes et l’insécurité géopolitique
    – la fin de la grande histoire d’amour entre la finance, les marchés et les Banquiers Centraux
    – le début de dislocation des marchés de crédit les plus spéculatifs
    – le désordre monétaire généralisé.

via LUPUS

 
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Publié par le 11 janvier 2016 dans économie, général, International

 

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Le grand mufti d’Arabie saoudite accuse Daesh d’être à la solde d’Israël !

Le grand mufti d’Arabie Saoudite estime qu’Israël dirige Daesh dans l’ombre. [Hassan Ammar / AFP/Archives]

Nouvelle plutôt étonnante – Selon le grand mufti d’Arabie saoudite, les jihadistes de Daesh seraient en réalité des soldats israéliens.

Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, considéré comme la plus haute autorité religieuse du royaume saoudien, a estimé dans le journal Saudi Gazette que le groupe Daesh “nuisait” aux musulmans et qu’ils ne pouvaient être considérés comme des “partisans de l’Islam”.

Le grand mufti est également revenu sur l’appel au soulèvement lancé par Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daesh, contre l’Arabie Saoudite et Israël. Selon lui, ces menaces sont “un mensonge” car “en réalité Daesh fait partie de l’armée israélienne”.

Un colonel israélien parmi Daesh en Irak ?

Le mufti saoudien reprend ainsi une théorie conspirationniste assurant qu’Israël serait derrière les exactions des jihadistes de Daesh pour déstabiliser la région et porter atteinte à l’Islam. Certains sites spécialisés dans ce genre d’intox relayaient il y a quelques mois qu’un colonel israélien avait été capturé en Iraq et avait avoué cette implication.

Dans les colonnes du journal saoudien, Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh assure en outre que le groupe jihadiste sera bientôt stoppé par la récente coalition formée par une trentaine de pays islamistes et menée par l’Arabie Saoudite.

Source : Direct Matin, 28-12-2015

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Et puis ils font mieux en Arabie :

L’Arabie saoudite exécute 47 personnes condamnées pour “terrorisme”, dont un important dignitaire chiite

Source : L’Obs, Publié le 02/01/16

L’Arabie saoudite a exécuté samedi 2 janvier 47 personnes condamnées pour “terrorisme”, dont le haut dignitaire chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Les condamnés ont été exécutés dans douze villes différentes du royaume.

Le cheikh Nimr al-Nimr, 56 ans, virulent critique de la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été la figure de proue d’un mouvement de contestation qui avait éclaté en 2011 dans l’est de l’Arabie où vit l’essentiel de la minorité chiite. Cette communauté, qui se concentre dans la Province orientale, se plaint d’être marginalisée dans ce pays majoritairement sunnite.

Le cheikh Nimr avait été condamné à mort en octobre 2014 pour “sédition”, “désobéissance au souverain” et “port d’armes” par un tribunal de Ryad spécialisé dans les affaires de terrorisme.

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Alors :

Ryad paiera un “prix élevé” pour l’exécution du leader chiite saoudien, prévient l’Iran

Source : L’Obs, Publié le 02/01/16

L’Arabie saoudite paiera un “prix élevé” pour l’exécution du dignitaire chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr, avertit cet après-midi le ministère iranien des Affaires étrangères, dénonçant “l’irresponsabilité” de Ryad.

Le chargé d’affaires saoudien a été convoqué samedi au ministère à Téhéran où le vice-ministre Hossein Amir Abdollahian lui a remis la “protestation” de l’Iran, assure la télévision d’Etat.

“Le gouvernement saoudien soutient d’un côté les mouvements terroristes et extrémistes et dans le même temps utilise le langage de la répression et la peine de mort contre ses opposants intérieurs (…) Il paiera un prix élevé pour ces politiques”, a déclaré le porte-parole du ministère, Hossein Jaber Ansari, cité par l’agence officielle Irna, après l’exécution de 47 personnes condamnées pour “terrorisme” en Arabie saoudite.

“L’exécution d’une personnalité comme cheikh al-Nimr qui ne faisait que poursuivre des buts politiques et religieux montre uniquement le manque de sagesse et l’irresponsabilité” du gouvernement saoudien.

De son côté, la branche estudiantine de la milice Bassidji, qui dépend des Gardiens de la révolution, l’unité d’élite des forces armées iraniennes, a appelé à une manifestation dimanche après-midi devant l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran.

“Le régime saoudien ne pourra pas se sortir facilement du bourbier qu’il a lui-même créé avec le martyr (la mort) de ce grand cheikh”, a lancé le président du Parlement iranien Ali Larijani, cité par Irna.

Hmmm, je la sens bien 2016…

via les crises

 
 

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