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La Russie propose à l’UE de remplacer le dollar par l’euro

Vladimir Putin offering flowers to Angela Merkel

Pendant ce temps Les investissements chinois en Russie ne cessent d’augmenter et cette tendance se poursuivra car la Chine a tout intérêt à se développer commercialement et politiquement sur cet immense continent « eurasiatique » qui compte la majeure partie de la population et de la richesse mondiale, marginalisant ainsi progressivement le continent nord-américain qui finira par se retrouver bien seul. (source)
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Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le ministre des Finances russe, Anton Siluanov, a suggéré que la Russie pourrait abandonner le dollar comme devise pour ses paiements internationaux, et lui substituer l’euro.

« Comme on peut le voir, les restrictions imposées par les partenaires américains sont d’une nature extraterritoriale… si nos partenaires européens déclarent leur position sans équivoque [contre l’expansion des sanctions américaines], nous y verrions certainement une solution en utilisant la devise européenne, l’infrastructure des organisations de règlement financier européennes pour le paiement des biens, des services, qui tombent souvent sous le coup de diverses restrictions », a déclaré Siluanov, qui est également vice-Premier ministre (notre photo ci-dessous), lors du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg (SPIEF), qui se tient actuellement.

Rusal en graves difficultés

Cette déclaration intervient alors qu’on a appris qu’Aleksandra Buriko, CEO du géant de l’aluminium russe Rusal, et la moitié de son équipe dirigeante viennent de donner leur démission, sans doute pour protéger l’entreprise contre les dernières salves de sanctions américaines. Celles-ci ciblent en effet Oleg Deripaska, l’oligarque fondateur de Rusal, qui est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’ingérence russe dans les élections américaines. Le renoncement de Deripaska au contrôle de Rusal était l’une des conditions imposées par Washington pour la levée des sanctions imposées à la Russie sur ses exportations d’aluminium.

Récemment, les actions de la firme avaient chuté en bourse, compromettant la capacité de cette dernière à emprunter de nouveaux capitaux. Bloomberg a rapporté que Deripaska aurait même demandé au gouvernement russe d’acheter de l’aluminium pour les réserves d’État, ce qui peut être assimilé à une demande de sauvetage de l’entreprise.

Le roi dollar

Cet enchaînement révèle à quel point la Russie est affectée par les sanctions américaines. Celles-ci fonctionnent parce que les Américains ont une arme imparable: le dollar est encore aujourd’hui la devise de réserve du monde, la monnaie incontournable pour les transactions internationales.

La seule solution pour la Russie, c’est donc de trouver des alternatives valables au dollar. Le yuan en est une, et la Russie travaille activement avec la Chine pour développer les paiements dans la devise chinoise. Mais l’euro en est aussi une autre.

L’Europe de plus en plus proche de la Russie… qu’elle le veuille, ou non

Mais Siluanov a posé une condition à l’adoption de l’euro : il veut que l’Union Européenne se prononce contre la dernière salve de sanctions contre la Russie.

À l’origine, l’Union Européenne avait approuvé les sanctions contre Moscou, mais ce soutien s’affaiblit de plus en plus. Le bloc a été lui aussi affecté par l’augmentation des taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium. Rusal est le fournisseur de plusieurs industriels en Europe, et ses difficultés menacent de se répercuter sur ces entreprises. Un certain nombre d’usines serait déjà menacées de fermeture sur le Vieux Continent, en raison de leurs récentes difficultés d’approvisionnement. De même, le retrait américain de l’accord nucléaire iranien a consterné les dirigeants européens, qui tentent désormais de sauver l’accord.

L’Europe est aussi de plus en plus dépendante du gaz russe (en particulier l’Allemagne et l’Autriche), et bien que le bloc ait cherché à s’en affranchir, les exportations de gaz naturel ont encore franchi un nouveau record l’année dernière, atteignant 194 milliards de mètres cubes (incluant la Turquie). La part du gaz russe au sein de la consommation totale de gaz de l’Union dépasse 35 %.

Une bascule du pouvoir monétaire international des États-Unis vers l’Eurasie?

Enfin, certains pays membres ne cachent pas leur sympathie pour la Russie. C’est notamment le cas du président tchèque Milos Zeman, qui vient récemment d’être réélu, et qui est un ami du président russe Vladimir Poutine. Il s’oppose aux sanctions qu’il qualifie de « destructrices et inefficaces ».

Enfin, dernier point, et pas le moindre, en Italie – à la fois l’un des fondateurs et des poids lourds de l’UE – le « contrat de gouvernement » présenté par la coalition des partis populistes au pouvoir prévoit l’abandon des sanctions économiques contre la Russie.

“Si l’Europe répondait affirmativement, du jour au lendemain l’équilibre du pouvoir monétaire du monde basculerait des États-Unis vers l’Eurasie. Nous attendons maintenant la réponse de l’Europe », conclut le site Zero Hedge.

source

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Publié par le 30 mai 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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« L’incroyable proposition de loi américaine ! Rendre le dollar convertible en or !!! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer que j’en suis resté béat, baba, sidéré… Je me suis dit, voilà une information qui a tout d’une fausse information, voici encore un coup des popov (les Russes, pour les plus jeunes qui ne parlent pas la guerre froide), eh bien figurez-vous que non !

Il y a bien un député hurluberlu aux États-Unis d’Amérique qui vient d’avoir la très pertinente idée d’introduire une proposition de loi visant à rendre le dollar convertible en or, et cette proposition de loi est en elle-même tout un programme.

Comme je suis très gentil à l’égard de mes biens aimables lecteurs, je vais vous traduire intégralement cette proposition de loi, mais avant tout je voulais vous parler de l’or comme monnaie.

N’ayez pas peur… de la déflation !!

C’est les gouvernements qui ont peur de la déflation, car la déflation c’est l’inverse de l’inflation. Et les gouvernements ont assis leur pouvoir, leurs dépenses, leurs ressources et le financement de leurs mensonges électoraux sur la création monétaire et donc sur l’inflation. Sans inflation, nos dirigeants sont tous en faillite.

En ce qui concerne les sans-dents que nous sommes, la déflation est généralement un bonheur ineffable, enfin, la déflation est génétiquement une conséquence du capitalisme.

En effet, le capitalisme vise à faire toujours mieux avec moins. Cette recherche de la productivité porte en elle la conséquence naturelle de la déflation.

Je vous disais 3 lignes plus haut que vous aimiez la déflation (moi aussi). J’aime la déflation quand le prix de mon ordinateur ou de mon écran plat baisse, j’aime le prix des billets d’avion en chute libre (pas les avions), ou encore lorsque j’ai de plus en plus de confort dans ma voiture, et que Dacia maintient ses prix (oui, cela marche un peu moins avec Porsche).

Dernier élément. Si pendant des siècles la croissance de la population a été très forte, nous avons commencé à voir, au niveau mondial, une déflation démographique très importante.

Si nous continuons d’augmenter la quantité de monnaie alors que la population diminue, nous allons augmenter le phénomène de perte de valeur des monnaies.

Prenez l’exemple éclairant du Japon, à ce sujet très en avance sur la déflation démographique et la création monétaire assez débridée.

Proposition H. R. 5404 à la Chambre des représentants en date du 22 mars 2018

Cette proposition numéro 5404 est intitulée « Définir le dollar comme un poids fixe d’or ». Tout un programme qui vient réjouir mes chastes oreilles de « monétariste ».

Ce projet de loi a été déposé par un presque illustre inconnu au niveau international, Monsieur Mooney, député de la Virginie-Occidentale. Mooney… Money, il n’y a qu’un pas symbolique à franchir !!

Au moment où lirez ces lignes, le projet de loi a été renvoyé au Comité des services financiers qui va certainement décider de classer tout cela sans suite, mais c’est tout de même une belle provocation politique que de porter ce genre d’idée économiquement subversive au sein des instances législatives.

L’or est la seule monnaie qui a toujours rendu visible toutes les tricheries des gouvernements et limité leur pouvoir néfaste sur les peuples et leurs tentations naturelles à la dictature.
Voici le texte traduit de cette proposition de loi américaine.

Définir le dollar comme un poids fixe d’or.

Qu’il soit promulgué par le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique réunis au Congrès,

SECTION 1.

Le Congrès constate ce qui suit :

(1) Le dollar des États-Unis a perdu 30 % de son pouvoir d’achat depuis 2000, et 96 % de son pouvoir d’achat depuis la fin de l’étalon-or en 1913.

(2) En vertu de l’objectif annuel d’inflation de 2 % de la Réserve fédérale, le dollar perd la moitié de son pouvoir d’achat à chaque génération, soit tous les 35 ans.

(3) Les familles américaines ont besoin d’une stabilité des prix à long terme pour répondre aux besoins de dépenses de leur ménage, épargner de l’argent et planifier leur retraite.

(4) La politique d’inflation à long terme de la Réserve fédérale a rendu l’industrie manufacturière américaine non-compétitive, augmentant le coût des produits manufacturés des États-Unis de plus de 40 % depuis 2000, contre moins de 20 % en Allemagne et en France.

(5) Entre 2000 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier aux États-Unis a diminué d’un tiers après s’être stabilisé pendant 30 ans à près de 20 000 000 d’emplois.

(6) L’économie américaine a besoin d’un dollar stable, de taux de change fixes et d’une masse monétaire contrôlée par le marché et non par le gouvernement.

(7) L’étalon-or met le contrôle de la masse monétaire entre les mains du marché au lieu de celles de la Réserve fédérale.

(8) L’étalon-or est le cours légal défini par une certaine quantité d’or et convertible en une certaine quantité d’or.

En vertu de l’étalon-or jusqu’en 1913, l’économie des États-Unis a connu une croissance annuelle moyenne de quatre pour cent (4 %), soit un tiers de plus que le taux de croissance depuis lors et deux fois plus élevé que depuis l’an 2000.

(10) L’étalon international d’échange de l’or de 1914 à 1971 ne prévoyait pas un dollar des États-Unis convertible en or et a donc contribué à provoquer la Grande Dépression et la stagflation.

(11) La politique de la Réserve fédérale, qui consiste à accroître la masse monétaire sans que la demande ne progresse au même rythme, a enrichi les propriétaires d’actifs financiers, mais a mis en danger les emplois, les salaires et les économies des cols bleus.

(12) Le rétablissement de la prospérité de la classe moyenne américaine nécessite un changement de politique monétaire autorisé par le Congrès dans l’article I, section 8, clause 5 de la Constitution.

SECTION 2. DÉFINIR LE DOLLAR EN TERMES D’OR.

En vigueur 30 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente loi.

(1) Le secrétaire du Trésor (appelé dans la présente loi le  » secrétaire « ) définit le dollar en fonction d’un poids fixe d’or, basé sur le cours de clôture de l’or ce jour-là ; et

(2) Les banques de la Réserve fédérale rendront les billets de la Réserve fédérale échangeables contre de l’or selon la définition statutaire de l’or du dollar.

SECTION 3. LA DIVULGATION DE LA DÉTENTION.

Au cours de la période de 30 mois suivant la date d’entrée en vigueur de la présente loi, le gouvernement des États-Unis doit prendre des mesures opportunes et raisonnables pour divulguer tous ses avoirs en or, ainsi qu’un rapport simultané de tous les achats ou ventes du gouvernement des États-Unis, améliorant ainsi la capacité du marché et des participants au marché d’arriver à la parité fixe dollar-or d’une manière ordonnée.

Fin…

Oui… Un monde avec une monnaie neutre serait un monde certainement bien meilleur, un monde qui resterait encore imparfait, mais une grande partie des souffrances de l’humanité serait limitée.

N’oubliez pas ce que disait le Général de Gaulle, un grand amateur de l’or comme monnaie nationale : « Celui qui parie sur les gouvernements et leurs papiers monnaies parie contre 6 000 ans d’histoire. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 10 avril 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar !!

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Ça se précise assez vite ……..

Quelques jours seulement après le lancement officiel des contrats à terme sur le pétrole brut par Beijing libellé en yuan (avec une forte hausse, comme le montre le graphique ci-dessous, surpassant le volume des échanges de Brent) qui devraient rapidement devenir le troisième prix de référence mondial aprés le Brent et le WTI, la Chine a franchi la prochaine étape importante dans la remise en cause de la suprématie du dollar comme monnaie de réserve mondiale (et l’internationalisation du yuan) lorsque Reuters a rapporté jeudi que la Chine a pris les premières mesures pour payer le brut.

 

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Un programme pilote de paiement en yuan pourrait être lancé dès la seconde moitié de l’année et les régulateurs ont déjà demandé à certaines institutions financières de « préparer le prix des importations de pétrole brut en yuan », révèlent des sources selon Reuters.

Selon le plan proposé, Pékin commencerait par des achats à la Russie et à l’Angola, deux nations qui, comme la Chine, veulent briser la domination mondiale du dollar. Ils sont également deux des principaux fournisseurs de pétrole brut de la Chine, avec l’Arabie saoudite.

Un changement de la monnaie transactionnelle par défaut du pétrole brut – qui a été pendant des décennies le « Petrodollar », donnant aux États-Unis le statut de monnaie de réserve mondiale – aurait des conséquences monumentales pour les allocations de capitaux et les flux commerciaux, sans parler de la géopolitique : comme le note Reuters, un déplacement d’une petite partie seulement du commerce mondial du pétrole vers le yuan est potentiellement énorme. « Le pétrole est la marchandise la plus échangée au monde, avec une valeur commerciale annuelle d’environ 14 billions de dollars, soit à peu près l’équivalent du produit intérieur brut de la Chine l’année dernière ». A l’heure actuelle, la quasi-totalité des échanges mondiaux de pétrole brut s’effectue en dollars, à l’exception d’environ 1 % dans d’autres monnaies. C’est la base de la domination étatsunienne dans l’économie mondiale.

Toutefois, comme le montre le graphique ci-dessous, qui suit les premiers jours de négociation des contrats à terme sur le pétrole chinois, ce statu quo pourrait changer rapidement.

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Superficiellement, pour la Chine, ce serait une question de fierté nationaliste de voir le commerce du pétrole transiger en Yuan : « Etant le plus gros acheteur de pétrole, il est naturel pour la Chine de faire pression pour l’utilisation du yuan pour le règlement des paiements. Cela permettra également d’améliorer la liquidité du yuan sur le marché mondial », a déclaré l’une des personnes informées sur la question par les autorités chinoises.

 

Il y a d’autres considérations derrière le lancement du contrat pétrolier libellé en yuan, comme l’explique Goldman :

  •   Un outil commercial de référence et de couverture. Jusqu’à présent, les importations chinoises de pétrole étaient basées sur les références FOB, les contrats d’approvisionnement à long terme réglant Platts Oman/Dubai ou Dated Brent. Le contrat INE a donc le potentiel de devenir la référence en matière de prix pour le pétrole brut CIF Chine, permettant la couverture financière des entreprises. Sa structure d’entrepôt est cependant susceptible de limiter son utilisation pour la livraison physique du brut et peut en fait parfois réduire son efficacité de couverture.
  •  Un nouveau vecteur d’investissement pour les investisseurs chinois. La majorité des volumes de négociation des contrats à terme sur produits de base en Chine proviennent d’investisseurs de détail, mais ces derniers avaient jusqu’à présent peu de possibilités de négocier des contrats à terme sur le pétrole. Le contrôle des capitaux de la Chine était le principal obstacle aux contrats commerciaux comme le Brent, car les autorités n’autorisent que des sorties de fonds de 50 000 dollars par an et par personne. Bien que plusieurs contrats de pétrochimie et de bitume soient déjà commercialisés en Chine, INE sera le premier contrat pour le pétrole brut, ce qui suscitera probablement un intérêt important.
  • Accès direct aux marchés chinois des matières premières pour les investisseurs étrangers. La Chine offre des marchés de matières premières profonds et liquides à ses investisseurs onshore. Toutefois, en raison du contrôle serré des capitaux en Chine, les investisseurs étrangers n’ont jusqu’à présent pu les négocier que par l’intermédiaire de filiales qualifiées à terre. Le contrat INE ouvre le premier canal pour les investisseurs offshore à négocier sur son marché des matières premières onshore, avec à la fois le dépôt en USD et les plus-values transférables sur des comptes offshore. Le gouvernement a également annoncé la semaine dernière qu’il renonce à l’impôt sur le revenu pour les investisseurs étrangers qui négocient ces nouveaux contrats pendant les trois premières années. L’obligation de négocier en yuan ajoutera également une exposition au risque de change pour les investisseurs étrangers. Nous illustrons à la pièce 6 un modèle probable (parmi d’autres) de la façon dont les investisseurs étrangers pourront avoir accès aux liquidités de l’INÉ.

 

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Le danger, bien sûr, est qu’un tel changement augmenterait également la valeur du yuan, ce dont la Chine n’a guère besoin étant donné qu’il y a seulement deux ans et demi, Pékin a lancé une dévaluation controversée du yuan pour stimuler ses exportations et son économie.

Néanmoins, à la lumière de la stabilité économique mondiale relative, Pékin pourrait être prêt à prendre le pari d’un Yuan plus fort si cela signifie un plus grand poids géopolitique et une acceptation plus grande du renminbi.

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

C’est pourquoi la restructuration des flux pétroliers pourrait être la meilleure première étape : à partir de ce moment, la Chine est le deuxième consommateur mondial de pétrole et, en 2017, elle a dépassé les États-Unis en tant que premier importateur de pétrole brut ; sa demande est un facteur déterminant clé des prix mondiaux du pétrole.

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Si le plan de la Chine pour pousser l’acceptation du Petroyuan s’avère un succès, il en résultera un plus grand élan à travers toutes les matières premières, et pourrait déclencher le transfert d’autres paiements de produits vers le yuan, y compris les métaux et les matières premières minières.

Outre le potentiel de donner plus de pouvoir à la Chine sur les prix mondiaux du pétrole, « cela aidera le gouvernement chinois dans ses efforts pour internationaliser le yuan », a déclaré Sushant Gupta, directeur de recherche chez Wood Mackenzie, consultant en énergie. Dans une note du mercredi, Goldman Sachs a déclaré que le succès des contrats à terme sur le brut de Shanghai était « indirectement de promouvoir l’utilisation de la monnaie chinoise (ce qui, comme indiqué plus haut, a des effets négatifs car il en résulterait également un yuan plus fort, ce qui pourrait ne pas trop attirer le PBOC).

Pendant ce temps, la Chine ne perd pas de temps et Unipec, la branche commerciale du plus grand raffineur d’Asie, Sinopec, a déjà signé un accord pour importer du brut du Moyen-Orient contre le nouveau contrat à terme sur le brut de Shanghai, qui est d’ailleurs négocié en yuan.

L’essentiel ici est de savoir si Pékin est bien préparé et prêt à défier le dollar US pour le titre de monnaie mondiale hégémonique. Comme le note Reuters, le projet de la Chine d’utiliser le yuan pour payer le pétrole s’inscrit dans un renforcement progressif de la monnaie, qui devrait afficher un cinquième gain trimestriel consécutif, sa plus longue série de victoires depuis 2013.

Signe que les récentes mesures draconiennes de contrôle des capitaux en Chine ont sapé la confiance du marché dans un yuan librement négocié, la monnaie a conservé en janvier de cette année son cinquième rang de monnaie de paiement nationale et mondiale, inchangé depuis un an, mais sa part parmi les autres devises est tombée de 2,5 pour cent à 1,7 pour cent, selon le tracker de l’industrie SWIFT.

Une série de mesures mises en place au cours des 2 dernières années pour contenir les flux de capitaux sortant du pays au milieu d’une baisse de la valeur du yuan a perdu un peu de son éclat en tant que monnaie mondiale de paiement.

Mais le yuan s’est apprécié de 3,4 % par rapport au dollar jusqu’à présent cette année, avec des gains solides au cours des dernières sessions.

« Pour le PBOC et d’autres organismes de réglementation, l‘internationalisation du yuan est clairement l’une des priorités actuelles, et si ce plan se déroule sans heurts, ils peuvent commencer à penser à reproduire ce modèle pour d’autres achats de produits de base « , a déclaré une source de Reuters.

Néanmoins, la montée du yuan sera longue et difficile avant que le yuan ne puisse contester le dollar et que Pékin ne transfère l’essentiel de ses achats de matières premières vers le yuan en raison de l’illiquidité de la devise sur les marchés des changes. Selon la dernière enquête triennale de la BRI, près de 90 % de toutes les transactions sur les marchés des changes de 5 billions de dollars par jour concernaient le dollar d’un côté d’une transaction, alors que seulement 4 % utilisent le yuan.

* * *

Néanmoins, tout le monde n’est pas convaincu que le nouveau contrat nommé en yuan créera un « petro-yuan », comme le montre l’extrait suivant des spéculations de Goldman :

Le lancement du contrat INE ne concerne pas seulement le pétrole, car il s’agira également du premier contrat de marchandises libellé en yuan négociable par des investisseurs étrangers. Une telle structure répond à l’objectif du comité de politique monétaire de la Banque du Canada de rehausser le profil de sa monnaie dans l’établissement des prix des produits de base. Cela a toutefois soulevé la question de savoir si le contrat de l’INE est une étape progressive dans l’obtention du statut de réserve monétaire pour le Yuan. Nous ne le croyons pas.

Bien que le lancement de l’INE représente une étape supplémentaire dans l’internationalisation du CNY, la dénomination CNY du contrat INE n’implique pas en soi des investissements du CNY. Le contrat de l’INE ne représente pas une ouverture des comptes de capital de la Chine puisque les dépôts étrangers opèrent dans un circuit fermé, déposés dans des comptes désignés et ne doivent pas être utilisés pour acheter d’autres actifs nationaux. Dans la pratique, le dépôt de garantie et les gains en capital peuvent être transférés de nouveau sur des comptes offshore. La possibilité d’une plus grande propriété étrangère des actifs chinois n’est donc pas affectée par la facturation du pétrole au CNY et obligerait plutôt les exportateurs de pétrole à recycler leurs produits dans des actifs locaux, par exemple. L’incitation à le faire n’a pas changé avec l’introduction des contrats de l’INÉ. En particulier, la plupart des producteurs de pétrole du Moyen-Orient ont encore des devises liées au dollar et une capacité limitée à couvrir l’exposition au CNY.

Il reste à voir si Goldman a raison ou non, mais il est indéniable qu’un changement monumental se prépare dans les flux de capitaux mondiaux, où les Etats-Unis – que Pékin le veuille ou non – seront bientôt obligés de défendre leur statut monétaire en tant qu’exportateurs de pétrole (et les investisseurs sur ce marché hautement financiarisé) auront désormais le choix : aller avec l’hégémonie étatsunienne, ou commencer à accepter le Yuan en échange de la marchandise la plus importante du monde.

Zero Hedge via SLT

 
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Publié par le 1 avril 2018 dans économie, général, International

 

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Les banques centrales mondiales pourraient défier le dollar

Dollars et euros

La dédollarisation est un phénomène qui pourrait prendre un peu de temps, à moins d’un choc initié par la Chine par exemple (ou une série de pays, ce qui est très plausible et ce qui se produit déjà à une échelle relative), qui est en pointe sur la question, véritable catalyseur avec la Russie, et c’est un phénomène forcément contagieux qui aboutira à la fin du dollar comme monnaie de réserve mondiale . La fin du roi dollar . Il est normal que les banques centrales du monde, qui sentent arriver cette issue inéluctable, diversifient leur réserve de change pour gérer le risque . Une augmentation de 25% de la réserve d’euro en 2 ans, c’est quand même énorme en attendant . Le dollar perd ses plumes à vue d’œil …… Z 

Bien qu’environ 64% des réserves de change dans le monde soient actuellement libellées en dollars, les conditions d’achat de l’euro semblent avoir commencé à s’améliorer.

Les plus grandes banques centrales du monde envisagent de réduire leurs réserves en dollars et de se tourner vers l’euro à la lumière du protectionnisme américain croissant, selon Bloomberg.

«Avec la montée du protectionnisme américain, un certain nombre de stratèges de Wall Street affirment que les arguments en faveur de l’euro ont rarement été meilleurs», relate l’agence de presse.

Jens Nordvig, stratège des devises de Wall Street, a affirmé que 500.000.000.000 dollars pourrait être converti en euros au cours des deux prochaines années, ce qui équivaut à une augmentation de 25% de la réserve d’euros.

Le dollar américain représente la part du lion dans les réserves internationales, à hauteur de 11,3 millions de millions de dollars, et même une légère évolution liée à la diversification et à la protection contre la politique commerciale de Trump «pourrait avoir des conséquences significatives», souligne Bloomberg.

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Publié par le 28 mars 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi le dollar faiblit alors que les taux grimpent ? Voici l’explication de Deutsche Bank

usa dollar

Il s’agit de la question à 5 francs que tout le monde se pose : pourquoi le dollar baisse alors que les taux grimpent ? Serait-ce en raison de la détérioration inscrite dans le marbre de la situation fiscale des États-Unis ? Selon Deutsche Bank, l’explication est simple (source) :

« Tandis que les taux américains grimpent considérablement, comment est-il possible que le dollar soit aussi faible ? La réponse est simple : le dollar ne baisse pas malgré des taux en hausse, mais à cause de cela. Des taux plus élevés signifient que le prix des obligations baisse, ce qui signifie que les investisseurs ne veulent pas les acheter et donc leur prix baisse davantage. Il s’agit d’un changement total de dynamique par rapport aux années précédentes.

La faiblesse du dollar en 2018 trouve son origine dans 2 problèmes majeurs. Tout d’abord, les valorisations des actifs américains sont extrêmement élevées. Que ce soient les actions en termes de ratio cours/bénéfice ou les primes de terme pour les obligations, nous sommes à des plus hauts depuis les années 60. Pour faire court, les prix des obligations et des actions ne peuvent pas continuer de grimper de concert. La fin de cette corrélation est structurellement négative pour le dollar car elle engendre des flux continus vers les marchés obligataires et actions.

suite et fin

 
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Publié par le 21 février 2018 dans économie, général, International

 

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Le dollar – De Bohême à l’effondrement

Pratiquement aucun investisseur n’étudie l’histoire et les rares qui le font pensent toujours que c’est différent aujourd’hui. Les gens ne retiennent jamais les leçons du passé. Si c’était le cas, ils n’investiraient pas dans un marché boursier qui, selon tous les critères, est maintenant dans une énorme bulle. Ils n’investiraient pas dans un marché de la dette qui a connu une croissance exponentielle au cours des dernières décennies mais qui perdra sa valeur lorsque les débiteurs feront défaut. Personne non plus ne détiendrait une papier-monnaie qui a chuté de 97% à 99% au cours des 100 dernières années et dont la valeur se dirige vers zéro.

 

 

L’histoire de la monnaie illustre bien que « Plus ça change, plus c’est la même chose« . Les cycles de forte expansion et de récession, soit l’euphorie et le désespoir, sont constants dans l’histoire de la monnaie. Les cycles sont naturels, tout comme les changements de saisons.

L’humanité a toujours cru qu’elle savait mieux que les générations précédentes et qu’elle pouvait éliminer les cycles d’expansion-récession. C’est ce que le premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré fièrement avant l’effondrement de l’économie en 2007. Paul Krugman, lauréat du prix Nobel d’économie, croit également que la prospérité éternelle peut être générée en créant une dette sans fin et en imprimant de l’argent à l’infini.

Mais l’histoire a maintes et maintes fois transformé les savants-en-tout en has-beens.

DEPUIS 6 000 ANS, L’OR A SURVÉCU À TOUTES LES MONNAIES

Chaque fois que l’humanité a dévié de la monnaie saine, les conséquences ont été catastrophiques. La seule monnaie à avoir survécu depuis sa première utilisation, il y a environ 6000 ans, est l’or. Toutes les autres monnaies ont été détruites par la cupidité et la mauvaise gestion économique. Je cite Voltaire depuis plus de 20 ans et que je continuerai à le faire: « Le papier-monnaie revient finalement à sa valeur intrinsèque – ZÉRO« . Que l’on remonte 100 ans, 300 ans ou 2000 ans, ces mots sont la définition la plus exacte et la plus scientifique de l’histoire économique. C’est la leçon la plus importante que tout étudiant en économie devrait apprendre. Armé de cette connaissance, n’importe qui peut prévoir l’issue probable d’un cycle économique, et en particulier du cycle économique actuel.

LES BULBES DE TULIPES ET LES BITCOINS NE PROTÈGERONT JAMAIS LA RICHESSE

Alors pourquoi les investisseurs ne prennent-ils pas garde et ne se protègent-ils pas contre les risques qui n’ont jamais été aussi grands à l’échelle mondiale ? La première raison est la cupidité. Que ce soit avec les actions, les bulbes de tulipes ou les bitcoins, les gens n’apprennent jamais. La cupidité prend le dessus et empêche toute pensée rationnelle. C’est pourquoi la plupart des investisseurs vont surfer sur les marchés en bulle jusqu’à ce qu’ils n’aient pratiquement plus aucune valeur.

L’expérience et une longue carrière professionnelle sont un avantage lorsqu’il s’agit d’assimiler les risques. Rien ne vaut le fait d’avoir vécu des krachs boursiers de 50% ou plus, comme en 1973, 1987, 2000 et 2007. Cela vous aide à prendre conscience des risques et donc de la nécessité de préserver sa richesse.

LES ACTIONS MONTENT TOUJOURS !

Si l’on regarde le Dow depuis 1971, il est en hausse de 29x ou 2800%. Alors pourquoi s’inquiéter alors que « les actions montent toujours ». Il est vrai qu’au cours des 47 dernières années, depuis que Nixon a mis fin à la convertibilité du dollar en or, les marchés d’actifs ont explosé. Mais la plupart de ces gains ont été illusoires et dus à l’expansion du crédit, à l’impression monétaire et à la dépréciation des monnaies.

Les investisseurs sont certains que les actions continueront de monter. Mais ils ne réalisent pas ce qu’il adviendra de leurs investissements lorsque le « bol de punch » de liquidités sera retiré et que les taux d’intérêt augmenteront. Cela arrivera au cours des prochaines années. Les actions ont augmenté uniquement en raison de l’expansion du crédit et des taux d’intérêt artificiellement bas. Oui, les banques centrales vont paniquer et imprimer des quantités illimitées d’argent, mais le marché va se rendre compte que cet argent est sans valeur et cela n’aura donc aucun effet.

Cela peut prendre beaucoup de temps avant que les actions ne remontent le « mur d’inquiétude » crée par une forte correction. En 1929, le Dow a culminé à 481, puis a chuté de 90% en moins de trois ans pour atteindre un creux de 40 en 1932. Il a fallu 26 ans avant que le Dow ne revienne à son sommet de 1929.

IL A FALLU 26 ANS AU DOW POUR RETOURNER À SON PIC DE 1929

 

La chute de près de 1000 points du Dow Jones lundi dernier était un avant-goût. Nous n’avons peut-être pas encore vu la fin du marché haussier qui dure depuis plusieurs décennies, mais le risque est aujourd’hui colossal. Une fois le marché baissier amorcé, le Dow connaîtra des jours de baisse de plusieurs milliers de points. Le krach de 1929 a été de 90%, mais la bulle actuelle étant beaucoup plus grosse, la chute des marchés boursiers américains devrait être d’au moins 95%.

LE NIKKEI TOUJOURS 40% SOUS SON PIC DE 1929

Un exemple plus récent d’un marché boursier qui ne se rétablit pas est le Nikkei, qui a dépassé les 39 000 en 1989. Aujourd’hui, 29 ans plus tard, le Nikkei est encore 40% en dessous de ce niveau, après avoir chuté de 80 % depuis son sommet. En dépit de l’impression monétaire massive, d’une dette supérieure à 1 quadrillion de yens et de taux d’intérêt zéro ou négatifs lors des 29 dernières années, le marché boursier japonais est toujours dans le marasme. Le scénario le plus probable pour le Japon ? L’économie s’effondrera avec des actions en baisse de 95% ou plus, alors que la valeur de la dette et le yen tomberont à zéro.

 

 

LE DOLLAR CHUTE DEPUIS UN DEMI-SIÈCLE

En regardant le dollar depuis 1971, il a perdu 78% contre le franc suisse et 56% contre le mark/euro.

 

 

Si nous mesurons par rapport à la monnaie réelle – l’or – le dollar a perdu 98% au cours des 100 dernières années. La majeure partie de cette chute a eu lieu après la décision de Nixon en 1971.

PAPIER-MONNAIE – DE 100 À ZÉRO EN UN SIÈCLE

 

 

Il est clair que le dollar perdra les 3% restants par rapport à l’or pour atteindre sa valeur intrinsèque de ZÉRO. Cela signifie que le dollar va chuter de 100% par rapport au niveau actuel. C’est pratiquement garantie. Ce n’est qu’une question de temps. La plus grande partie de la baisse du dollar pourrait se produire très rapidement, d’ici 3 à 7 ans. Dans le même temps, la dette américaine atteindra zéro et les taux d’intérêt monteront à l’infini.

LE DOLLAR – DE LA BOHÈME À L’OBSCURITÉ

Fait intéressant, le mot dollar vient du Royaume tchèque de Bohême où les pièces d’argent étaient frappées au début des années 1500. La région s’appelait Joachimsthal (vallée de Joachim) et le nom de la monnaie, Joachimsthaler, a été abrégée en Thaler ou Daler (Dollar). Ce nom a été utilisé dans de nombreux pays pour désigner la monnaie. Il est arrivé en Amérique avec le Peso américain-espagnol qui est devenu le dollar espagnol. En 1785, il a été adopté aux États-Unis comme monnaie officielle – le dollar américain. Lorsque le dollar américain s’écroulera, il sera intéressant de voir combien de temps il faudra pour que le dollar disparaisse totalement, comme l’a fait le Denarius après l’effondrement de l’Empire romain.

LE DENIER – DE L’ARGENT À LA POUSSIÈRE

La pièce d’argent Denarius a été frappée pour la première fois en 211 av. J.-C. Au fur et à mesure que les finances de l’empire romain se détérioraient, le denier fut progressivement dévalué. Au cours de la période de 100 ans, 180 à 280 après J.-C, la teneur en argent du denier est passée de 87% à 0%. C’est exactement ce qui arrive au système monétaire actuel, avec toutes les principales devises en baisse de 97-99% par rapport à l’or. Mais les derniers 1-3% restent à venir, ce qui sera extrêmement douloureux pour le monde.

 

 

 

ÉCONOMIE MONDIALE – DE L’EUPHORIE À LA DYSPHORIE

Nous entrons maintenant dans la phase finale de l’euphorie maniaque. Dans les 6 à 18 prochains mois, l’euphorie se transformera en dysphorie, alors que 100 ans de mauvaise gestion et de manipulation économique prendront fin. Cela affectera gravement les marchés financiers et l’économie mondiale, mais aussi le tissu social de la plupart des pays. J’en ai parlé à maintes reprises et c’est certainement un scénario déprimant. Le monde est susceptible de connaître un chômage très élevé, avec peu d’argent pour la plupart des gens, des maladies, la famine, pas de sécurité sociale, pas de retraite, peu de soins médicaux, des troubles sociaux, des guerres, etc.

Personne, absolument personne, ne peut s’y préparer complètement ou l’éviter. Nous allons tous souffrir. Comme je l’ai souligné à plusieurs reprises, la famille et les amis sont plus importants que tout dans ces périodes. Pour les rares privilégiés ayant de l’épargne, il n’est pas encore trop tard pour acquérir de l’or physique et de l’argent. Lorsque le système financier s’effondrera, les métaux précieux reprendront leur rôle de monnaie. Non seulement l’or et l’argent deviendront extrêmement précieux et démandés, mais plus important encore, ils conserveront leur pouvoir d’achat comme ils le font depuis 6 000 ans.

Les investisseurs ne doivent pas être influencés par les fluctuations à court terme du prix de l’or et de l’argent. Sans avertissement, l’or grimpera de plusieurs centaines de dollars, et l’argent de plusieurs dizaines de dollars, sur une très courte période. L’or et l’argent doivent être accumulé aujourd’hui, à bas prix. Quand le vrai mouvement haussier commencera, il sera impossible de se procurer de l’or  et de l’argent physiques à n’importe quel prix.

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La Chine dump le dollar

sdf

Encore un sell off sur les t bonds hier

 

La Chine va acheter moins de bons du Trésor américain, nous a appris Bloomberg hier qui cite un rapport officiel. Est-ce très important ?

En apparence tout est simple.

Les matières premières sont cotées sur les marchés internationaux en dollar. Tout le monde a besoin de pétrole, ou de blé, ou de cuivre…

Les Etats-Unis achètent à crédit aux étrangers. Ils exportent leur dette libellée en dollars. Les étrangers qui les fournissent stockent cette dette – des dollars donc. Ceci leur permet d’acheter des matières premières. Ces matières premières sont ensuite transformées et rentrent dans les produits achetés à crédit par les Etats-Unis.

Les Etats-Unis exportent beaucoup de dettes et tout le monde est content. Enfin… pour le moment.

N’oubliez pas, cher lecteur, que nous ne vivons pas dans un monde capitaliste dans lequel on achète comptant, où le crédit est réservé aux investissements et où l’argent prêté a déjà été gagné.

Nous vivons sous l’ère du créditisme. Tout s’échange à crédit et l’inverse du crédit, c’est la dette. La dette mondiale atteint l’équivalent de 233 000 Mds$. Cela fait 33 000 $ par bipède. Il faudrait retrancher les nouveau-nés, ceux qui sont trop vieux pour travailler, et le milliard de gens qui vivent avec moins de 1 € par jour. Si vous travaillez, considérez que votre facture est bien supérieure.

Chacun pense que cela ne le regarde pas et qu’il ne remboursera pas.

Mais revenons à ces fourbes de Chinois. Je dis « fourbes » car les membres du Parti savent très bien comment le créditisme fonctionne. Ils ont toujours acheté des tombereaux de bons du Trésor. C’est ce qu’on appelle des « réserves de change ». Les Chinois en ont pour 1 200 Mds$ précisément, selon Bloomberg… mais vous noterez que déjà en 2016, les Chinois en avaient acheté moins et à l’époque, ils ne l’avaient pas claironné sur Bloomberg.

Chine achats treasuries

Les camarades-capitalistes disent trouver que la dette américaine n’est plus attractive. Il faut dire que le pétrole augmente et que le dollar s’est déprécié de 10% en 2017 face aux grandes devises.

Surtout, les rodomontades de Trump et le protectionnisme défendu par le gouvernement américain les agacent. Le géant des télécoms Huwaei s’est vu récemment rembarré du marché américain. Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, qui voulait acheter MoneyGram a reçu une fin de non-recevoir.

A quoi sert d’avoir des dollars si vous ne pouvez pas les réinvestir ou les dépenser aux Etats-Unis ?

CHine obligations américaines

A cette annonce des officiels chinois, l’or a légèrement réagi. Seulement légèrement… Ce n’est pas (encore) la panique. Si les bons du Trésor ne trouvent pas preneurs, la Fed les achètera.

Il y a plus dangereux pour le créditisme que cette histoire de dollar et de Chinois. La hausse des rendements des bons du Trésor US qui continue sa course. Cela signifie que les malheureux qui ont un stock de ces obligations ne peuvent les revendre qu’à perte (ou à la Fed).

Je ne sais pas trop où tout cela va nous mener. Mais l’or – qui n’est la dette de personne – permet d’avoir une assurance anti-catastrophe. Pour le moment, la prime n’est pas encore trop chère.

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Publié par le 18 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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