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Comment et pourquoi le dollar va laisser la place aux DTS comme monnaie mondiale

Je vous suggère en complément ce papier, Du Dollar US au Bancor – Du Pétrodollar au Pétro-Gold …., ou je cite cet article fort intéressant  de Philosophy of Metrics :  Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor :

Vous voulez la vérité définitive sur le SMI à venir (système monétaire international), la voici .

JC Collins est probablement l’analyste qui connaît le mieux la question des DTS et du SMI. Ses analyses sont d’une justesse absolue, il ne se trompe jamais . Cela conforte et complètent les analyse de James Rickards, c’est pourquoi je le diffusais . Le monde se prépare à un établir le Bancor proposé par Keynes (cliquez sur le lien et lisez la définition du Bancor) , c’est pourquoi tout le monde accumule de l’or .

Tout est dans cet article, y compris le pourquoi de la crise actuelle des émergents, pourquoi de plus en plus de pays accumulent ou rapatrient leur or ,  pourquoi la Chine est entrée dans le panier DTS (et donc pourquoi elle accumule de l’or : en vue des négociations sur le système monétaire international à venir) etc .

Les DTS sont déjà la nouvelle monnaie mondiale (qui subira effectivement encore surement une évolution transitoire) , la prochaine étape, et elle arrive vite, sera le Bancor, il ne faut pas mélanger les 2  . Mais ça ne se fera pas sans douleurs, il y aura un grand choc, qui entraînera un reset, qui mènera à cette fin . Ordo hab chaos, du chaos naît l’ordre . A part ça ce papier est vraiment excellent ! Z

Par Valérie Bugault− Septembre 2018

1. Histoire de la monnaie mondiale : retour sur la séquence historique ayant débuté en 1944

En 1944, lors de la négociation de ce qui sera désormais mondialement connu comme lesaccords de Bretton Woods, les États-Unis d’Amérique, via leur émissaireHarry Dexter White, l’assistant du secrétaire au Trésor des États-Unis, gagne la lutte pour la monnaie mondiale contre leBancorsoutenu parJohn Meynard Keyneset ses puissants maîtres de la City. Le dollar devient donc la monnaie mondiale de référence.

À partir de juillet 1944, le dollar américain a donc une double casquette, à la fois monnaie nationale et monnaie mondiale.

À l’opposé, les puissants banquiers de la City avaient soutenu, via leur porte-voix Keynes, une autre option : celle d’une monnaie mondiale conçue comme un panier de monnaies. Panier de monnaies que nous allons retrouver en ce début de XXIesiècle, sous la forme desDroits de Tirage Spéciaux(DTS).

1.a Les fondamentaux

Pour bien comprendre les enjeux économiques et financiers de la monnaie mondiale, il faut rappeler les fondamentaux sur lesquels reposent la viabilité d’une monnaie.

Pour être durablement viable, une monnaie doit être :

  1. Adossée à des richesses réelles. C’est la raison pour laquelle une monnaie est irrémédiablement liée à une«économie »;
  2. Émise en quantité suffisante pour pouvoir être utilisée dans tous les échanges internationaux.

Il faut également rappeler que les fondamentaux économiques d’une monnaie nationale et internationale saines sont antagonistes. Alors qu’une monnaie nationale saine préconise que les exportations soient supérieures aux importations, une monnaie mondiale doit être émise en quantité suffisante pour abreuver le monde entier, elle suppose donc, dans l’hypothèse où elle est une monnaie nationale, que les importations soient supérieures aux exportations, seule façon d’assurer une juste diffusion internationale de la devise.

1.b La suite historique des événements

L’année 1971 voit arriver la fin de laconvertibilité or du dollar. N’ayant plus suffisamment d’or pour garantir l’intégralité des dollars en circulation, legouvernement de Nixonse voit contraint, consécutivement à la pression de De Gaulle qui avait exigé1la transformation d’une grande partie des avoirs américains détenus par la France en or, d’abandonner le principe de convertibilité dollar-or.

À partir de 1971, le dollar américain en tant que monnaie mondiale est concrètement adossé :

  1. Au pétrole (notamment en vertu duPacte du Quincysigné en 1945) et
  2. À la seule force de l’économie américaine ; car le dollar, en tant que monnaie nationale, est garanti par le dynamisme intérieur de l’économie américaine.

Concrètement, la valeur du dollar repose maintenant essentiellement sur la force brute des USA, leur capacité à faire militairement et monétairement respecter leur hégémonie dans les pays tiers. Il en résulte que cette période a vue la disparition de la notion d’« ordre juridique », à la fois interne et international, pour revenir à la situation primaire de la loi du plus fort.

Entre 1970 et 2000, le considérable développement des échanges internationaux réclame toujours plus de dollars en circulation. La« politique monétaire mondiale du dollar »nécessite toujours plus d’importations, lesquelles sont nécessairement financées, car les capacités économiques des ménages sont largement dépassées, par toujours plus de dettes publiques et privées. Mécaniquement, la situation intérieure de l’économie américaine se dégrade corrélativement.

C’est ainsi que, dès le début des années 1970, nous assistons, aux USA au début du« principe général »de dérégulation financière, qui deviendra de plus en plus massive avec le temps. La régulation issue duGlass Steagall Actcommence à ne plus être appliquée, afin de :

  1. « fabriquer artificiellement des actifs »(subprimes, actifs synthétiques (CDO, CDS…), politique qui, on le verra, sera suivie de celui de la titrisation et,
  2. Capter les réserves monétaires des pays tiers, véritables colonies financières (les pays dits«alliés », membres de l’Union européenne…).

Cette captation abusive était rendue nécessaire afin de garantir la viabilité économique du dollar comme monnaie nationale, lui-même garant de la fonction mondiale de cette monnaie2.

Très concrètement, la dérégulation financière a permis d’augmenter artificiellement la capacité d’endettement des contribuables américains et de supporter la politique monétaire expansionniste du dollar, ce qui a eu pour effet d’augmenter artificiellement les« actifs bancaires »en circulation. Au point que les« actifs », qui circulent aujourd’hui internationalement, sont largement devenus eux-mêmes« fictifs ».

Pour que ce système fonctionne, il fallait pouvoir assurer la circulation internationale de ces nouveaux« actifs financiers ». C’est précisément ce à quoi ont répondu :

  1. La titrisation, qui a permis de faire circuler dans le monde entier les« actifs douteux »et,
  2. L’internationalisation de la normativité anglo-saxonne (colonisation du droit continental traditionnel par les préceptes réglementaires anglo-saxons : trust, propriété économique etc.).

Dans un troisième et dernier temps, le temps du désespoir des partisans du dollar en tant que monnaie mondiale, l’extraterritorialité du« droit »(qui n’en est pas un) anglo-saxon s’est développé de façon anarchique et monstrueuse par la généralisation des sanctions économiques appliquées aux entreprises et dirigeants de pays étrangers qui ne voulaient plus jouer le jeu du dollar comme monnaie mondiale.

À compter des années 1990, les besoins en dollars s’intensifient considérablement en raison du considérable développement des échanges économiques mondiaux en même temps que celui de la concentration des capitaux (mise en place massive du libre-échange par l’OMC, de l’optimisation fiscale favorisée par l’OCDE notamment par la généralisation de la lutte contre les« prix de transfert », qui a surtout été le moyen de banaliser et de généraliser la pratique de l’optimisation des flux financiers intra-groupes au niveau international et d’imposer aux États le principe d’une« normativité extra-territoriale »etc.), lesquels ont été accélérés par la chute de l’URSS. Corrélativement, l’économie américaine (intérieure) faiblit en raison de la politique économique forcenée d’« importation »indispensable à la fonction mondiale du dollar.

Dans la mesure où la solution de la planche à billets est exclue, les banquiers ne voulant à aucun prix d’une monnaie mondiale créée ex-nihilo (qui a pour effet direct et quasi immédiat une dépréciation de la monnaie et, consécutivement, des actifs), s’est faite jour« la nécessité de l’innovation financière »qu’est le«quantitative easing »(QE). Ainsi, la création monétaire est désormais adossée à des rachats d’actifs, de plus en plus pourris en raison de la dérégulation financière, et non formellement sur du néant comme avec la« planche à billet »traditionnelle.

En conséquence de cette« course à l’échalote », le circuit financier international est devenu«non viable »; la preuve a ainsi été historiquement et empiriquement apportée que Keynes avait raison et que le dollar en tant que monnaie mondiale n’était pas une solution monétaire viable.

Ceci avait largement été anticipé par ce que Brandon Smith appelle, à juste titre, les«globalistes », qui sont en réalité les descendants des banquiers-commerçants (changeurs) du Moyen-Âge qui ont pris, essentiellement au moyen de la corruption, le pouvoir politique au fil des siècles.

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C’est ainsi que le magazineThe Economistavait, dès 1988, prévenu le public du fait que le Bancor, panier de monnaies, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 sous la forme d’un Phoenix.

Mais il fallait, afin d’imposer définitivement l’idée qu’une« monnaie mondiale »était indispensable pour développer les échanges internationaux. Ce développement aurait deux effets recherchés :

  1. Apporter la preuve de l’incapacité du dollar américain en tant que monnaie mondiale ;
  2. Et faire avancer l’agenda globaliste du« gouvernement mondial »(connu en français sous l’acronyme NOM, et en anglais sous celui du NWO) car à une économie mondiale doit, mécaniquement, répondre une monnaie mondiale !

2. La situation monétaro-économique actuelle : une totale domination politique par les« banquiers-commerçants »

Nous assistons actuellement à des grandes manœuvres géopolitiques consistants en ladémolition contrôlée du dollar. La force de ce dollar repose, rappelons-le, sur les sous-jacents économiques et politiques des États-Unis d’Amérique, ce qui nécessite de démonter, partiellement, cette force dominatrice. D’où les tentatives, plus ou moins adroites, de mise en cause de la suprématie américaine sur les échanges internationaux.3.

La Chine et la Russie sont parties prenantes de cette stratégie, ce qui expliquece genre d’article. La Chine en tant que moteur principal des DTS tandis que la Russie a raccroché les wagons du train de la monnaie mondiale, croyant, malheureusement (comme Napoléon l’avait lui-même cru) à un contrat« gagnant-gagnant »pour son propre développement économique.

Si la chute du dollar en tant que monnaie mondiale est extrêmement souhaitable pour les peuples, il n’en va pas de même de l’avènement des DTS (droits de tirage spéciaux) gérés par les banquiers. Car ce sont précisément les banquiers qui contrôlent d’ores et déjà la grande majorité des monnaies du monde, qui sont à l’origine de l’idée d’une« monnaie mondiale »centralisée dans leurs mains et qui sont les metteurs en scène de la nécessité d’un futur gouvernement mondial oligarchique.

À terme, et quels que soient les maux actuels issus du dollar compris comme monnaie mondiale, les DTS, c’est-à-dire la version renommée du Bancor de Keynes, vont entraîner des maux bien plus grands pour l’humanité, laquelle se verra littéralement assiégée et mise en esclavage, sans plus aucune« poche de résistance »politique et institutionnelle possible.

L’avènement de cette monnaie mondiale DTS-Bancor, a été préparé, confidentiellement, par les principaux propriétaires des banques et leurs affidés, les banquiers centraux, lesquels se réunissentau sein de la BRIsise à Bâle. Tout comme avait été préparé, en son temps, l’avènement de la Federal Reserve (Fed) américaine.

L’avènement de cette«monnaie mondiale »sera le premier pas institutionnel vers le gouvernement mondial oligarchique. Or les oligarques à la manœuvre sont précisément ceux qui ont organisé et profité de toutes les formes que l’esclavagisme a pris ces 400 dernières années. Ils ont aujourd’hui conquis les pouvoirs politiques de la quasi-intégralité des pays du monde par le contrôle qu’ils ont pris sur les monnaies et sur le système économique mondial. Ce contrôle a pris la forme de la corruption élevée au rang légal par les anglo-saxons (qui prend le doux nom de lobbying).

Nous assistons aujourd’hui et pour l’avenir à une« lutte à mort »des banquiers-commerçants contre tous les peuples du monde. Toutes les armes utilisées, monnaies, entreprise, parlementarisme à l’anglo-saxonne, ne sont que des outils utilisés par les banquiers pour prendre le pouvoir. Ces armes de domination utilisées par les dominants seront bien entendu abandonnées le moment venu, c’est-à-dire lorsque la prise effective et officielle du pouvoir politique à l’échelle mondiale surviendra. Ce jour approche à grands-pas…

3. L’avenir politique des peuples : l’option entre le droit, politique, à disposer de soi-même et l’esclavagisme, entre la« Civilisation »et le néant civilisationnel

Deux voies se profilent à l’horizon, la première emporte la disparition totale de toute idée de civilisation, la seconde, si elle était entrouverte, pourrait donner naissance à un renouveau civilisationnel historique.

La première voie est celle de l’avènement et de la pérennité des DTS gérés par les banquiers.

Pour parfaire et simplifier le processus de domination monétaire, les banquiers commerçants ont prévu de gérer les échanges internationaux de DTS sous forme exclusivement dématérialisée. Il faut comprendre ici que l’avènement récent des« crypto-monnaies »répond précisément à ce besoin bancaire.

Le lancement des crypto-monnaies privées a pour objectif de faire testerin vivoet en grandeur nature le fonctionnement de telles monnaies, de façon à les perfectionner et les rendre parfaitement fonctionnelles dans le cadre de l’utilisation de cette technologie pour l’échange de DTS. Ce type de monnaie dématérialisée aura également un second avantage : celui de contrôler parfaitement et définitivement la vie privée de tous les utilisateurs, alors même que personne ne pourra échapper à cette dématérialisation monétaire pour les échanges nécessités par la vie courante.

Cette marche, consistant en l’avènement des DTS en tant que monnaie mondiale, permettra de mettre en place la suivante, celle d’institutions politiques mondiales gérées par les banquiers, le fameux« Nouvel Ordre Mondial ». Cet ordre politique, qui n’est pas nouveau mais représente l’aboutissement d’un long cheminement, sera porté par un groupe d’individus qui préconise également l’avènement d’une« religion mondiale »(lire à cet égard les travaux de Youssef Hindi et de Pierre Hillard).

Dans cette perspective, les États disparaîtront du jeu en tant qu’entités politiques (qu’ils ne sont, dans une large mesure, déjà plus dans les pays d’Europe de l’ouest ainsi que dans beaucoup d’autres pays, tous continents confondus), pour devenir de simples courroies de transmissions du« gouvernement »central aux mains des banquiers (comprendre les principaux propriétaires de capitaux de la planète). Ce gouvernement mondial, aura la même structure que les empires l’ayant précédé au détail près qu’il ne pourra régenter qu’un nombre réduit d’individus, d’où tous les fléaux qui s’abattent déjà et continueront à s’abattre sur l’humanité comme annoncé par lesGeorgia Guidestones.

La seconde voie, qui pourrait être entrouverte par des dirigeants courageux, consisterait à reprendre, en sous-main, l’entier contrôle politique de leur monnaie4tout en faisant mine de jouer le jeu des DTS. Il s’agirait de retirer aux banquiers le contrôle du système monétaire intérieur des pays et d’engager avec des pays tiers des« conventions fondatrices d’échanges de monnaie ». Ces conventions poseraient les critères, politiques, d’une juste appréciation de la valeur respective de chacune des monnaies, au regard de la qualité et de la viabilité socio-économique du pays en question. Nous retrouverions, ici, une conception réellement politique de la monnaie.

D’un point de vue technique, le système dit« monnaie structurale »élaboré par Jean Rémy, permettrait d’élaborer des chambres de compensations, de nature politique, gérées par des instances politiques et diplomatiques de chaque État parti prenante de l’échange.

Valérie Bugault

Notes

  1. https://www.loretlargent.info/dossiers/charles-de-gaulle-et-sa-vision-sur-la-place-de-lor-dans-le-systeme-monetaire-mondial-12ethttps://www.loretlargent.info/dossiers/charles-de-gaulle-et-sa-vision-sur-la-place-de-lor-dans-le-systeme-monetaire-mondial-22, lire égalementhttp://archives.investir.fr/2007/jdf/20071117ARTHBD00267-la-france-du-president-de-gaulle-prefere-l-or-au-dollar.php
  2. Frédéric Lordon: dans cet article Frédéric Lordon explique, autour de la note 2, la cause de la dérégulation financière :«en effet, les États-Unis se trouvent confrontés à la question suivante : comment financer des déficits (extérieur et budgétaire) quand on n’a plus d’épargne nationale (2) ? Tout simplement en faisant venir l’épargne des pays qui en ont. Soit, à l’époque (comme d’ailleurs aujourd’hui), le Japon et l’Allemagne, et désormais la Chine. La déréglementation financière est donc la réponse stratégique qui consiste à installer les structures de la circulation internationale des capitaux pour dispenser l’économie américaine d’avoir à boucler le circuit épargne-investissement sur son espace national. »
  3. Lire, à cet égard, Brandon Smith :http://lesakerfrancophone.fr/la-guerre-commerciale-fournit-une-couverture-parfaite-pour-la-reinitialisation-financiere-globaleethttp://lesakerfrancophone.fr/la-chine-se-prepare-a-une-guerre-commerciale-depuis-plus-dune-decennie
  4. cf.Du nouvel esprit des lois et de la monnaiede Valérie Bugault et Jean Rémy

Source : Le Saker Francophone

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Iran et Irak abandonnent le dollar pour leurs transactions

2 pays de plus qui ne veulent plus du dollar, l’Iran on savait, l’Irak c’est déjà plus nouveau . Notez qu’il vont « troquer » aussi . Quand je vous disais que l’iran qui envisage de vendre son pétrole contre de l’or pourrait ouvrir la boite de pandore (« troquer contre de l’or » est plus exact), hé bien ça commence par le troc en général avec d’autres pays . D’autres pays sont concernés, par exemple La Russie et L’Iran avaient négocié un accord de troc pétrole contre marchandises , Avec la Russie et la Chine, premier partenaire commercial de Téhéran (La chine qui veut remplacer le brut américain par le pétrole iranien et payer en yuansqui accumulent d’énormes quantités d’or, L’Europe aussi qui lorgne sur le pétrole Iranien et qui envisage de l’acheter en Euros, plusieurs pays européens rapatriant leurs réserves d’or,  On voit bien quelle pourrait être la prochaine étape si l’Iran vend effectivement son pétrole contre de l’or, mine de rien ça serait un début de réorganisation du système monétaire, ce qui se produit déjà avec la dé-dollarisation et la fin du pétrodollar … Z 

L’Iran et l’Irak ont convenu d’éliminer le dollar américain de leurs transactions commerciales bilatérales, selon l’agence iranienne Mehr News. Bagdad et Téhéran sont tombés d’accord pour renoncer au dollar dans les opérations commerciales entre les deux pays en se référant au président de la Chambre de commerce irano-irakienne Yahya Ale-Eshagh.

«Le dollar américain a été retiré de la liste des monnaies utilisées par l’Iran et l’Irak dans leurs transactions commerciales. Le rial iranien, l’euro et le dinar irakien seront désormais utilisés dans les transactions financières», a déclaré samedi dernier Yahya Ale-Eshagh.

«La résolution du problème du système bancaire doit être une priorité pour l’Iran et l’Irak, les deux pays opérant pour au moins 8 milliards de dollars de transactions», a-t-il souligné. Il a ajouté qu’un système d’échanges de marchandises contre des produits de base serait prévu dans certains cas. Le Président turc Recep Tayyip Erdogan avait précédemment déclaré qu’il était nécessaire de mettre un terme à l’emprise du dollar sur le commerce international.
 
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Publié par le 5 septembre 2018 dans économie, général, International

 

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L’Iran table sur l’or dans sa lutte contre l’embargo pétrolier et le dollar : il envisage de vendre son pétrole contre de l’or

Lingots d'or

Si l’Iran, gros producteur de pétrole, commence à vendre (notez qu’ils utilisent le mot « troquer » , on revient aux bases du système monétaire) son brut contre de l’or, alors ce serait un tremblement de terre majeur . L’Iran, qui paradoxalement est un  « petit » pays au niveau la taille de son économie, pourrait ouvrir la boite de Pandore et accélérer fortement et décisivement le move qui a débuté, qui va mettre fin au pétrodollar, et au dollar … ça pourrait allumer la mèche en somme .. Z

Face aux sanctions américaines, l’Iran cherche les moyens de les contourner dans le commerce avec les pays étrangers. Des experts iraniens ont révélé à Sputnik que le troc était une solution en ce sens, notamment les échanges contre de l’or.

Confronté à de dures sanctions américaines, l’Iran cherche les moyens de maintenir à flot son commerce extérieur. Dans un entretien à Sputnik, le président du Conseil pour la coopération économique entre l’Iran et l’Afrique Hasan Khosrowjerdi et l’expert iranien en énergie Seyed Saeed Mirtorabi ont confié que le troc pouvait être une solution au problème et quels produits, outre l’or, pourraient être acceptés par l’Iran en tant que paiement pour le pétrole.

Hasan Khosrowjerdi a noté que malgré la pression exercée par les États-Unis il y a des pays qui n’ont pas peur d’acheter du pétrole à l’Iran. Plus encore, il y a des pays qui sont prêts à le payer en or.

«Je ne dois pas nommer ces pays, sinon ils pourraient avoir des problèmes. Nous sommes certes plutôt intéressés par les produits dont nous avons besoin, mais l’or est toujours demandé», a-t-il relaté.

Il a ajouté que le Ghana, l’Afrique du Sud et certains autres pays africains possédaient d’importantes réserves en or et l’Iran pourrait leur proposer de troquer du pétrole contre de l’or.

Le président du Conseil iranien pour la coopération économique avec l’Afrique a signalé que l’Iran pourrait échanger le pétrole non seulement contre l’or, mais aussi contre des produits qui sont importés par son pays. Il a cependant préféré ne pas les divulguer «pour ne pas créer de problèmes en la matière».

Selon lui le troc pourrait être organisé avec les pays qui ne cèdent pas à la pression des États-Unis, à savoir la Russie et la Chine.

Un autre expert, Seyed Saeed Mirtorabi, a indiqué que les sanctions obligeaient l’Iran à éviter les paiements en dollar ou à recourir au troc dans le cadre de ses contrats internationaux.

«À l’heure actuelle, les paiements se font en euro ou en monnaie nationale. En ce qui concerne le troc, l’Iran a eu cette expérience pendant la guerre contre l’Irak, recevant des produits en échange du pétrole», a-t-il noté.

Selon lui, la tendance du commerce mondial à utiliser l’or en tant que moyen de paiement s’est esquissée depuis les années 2000. Actuellement, certains États recourent également à ce moyen de paiement ayant perdu la confiance envers le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale.

«L’Iran se trouve dans une situation où l’acheteur du pétrole iranien ne peut pas le payer en dollar et dans ce contexte l’or est pour l’Iran une alternative au dollar», explique l’expert rappelant que lors des sanctions précédentes l’Iran avait déjà effectué une part de ses opérations commerciales en recourant à l’or.

«À l’époque, l’or était converti en devises dans des pays comme la Turquie et les devises étaient importées en Iran, ce qui reste toujours possible», a conclu l’expert.

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La Russie propose à l’UE de remplacer le dollar par l’euro

Vladimir Putin offering flowers to Angela Merkel

Pendant ce temps Les investissements chinois en Russie ne cessent d’augmenter et cette tendance se poursuivra car la Chine a tout intérêt à se développer commercialement et politiquement sur cet immense continent « eurasiatique » qui compte la majeure partie de la population et de la richesse mondiale, marginalisant ainsi progressivement le continent nord-américain qui finira par se retrouver bien seul. (source)
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Lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le ministre des Finances russe, Anton Siluanov, a suggéré que la Russie pourrait abandonner le dollar comme devise pour ses paiements internationaux, et lui substituer l’euro.

« Comme on peut le voir, les restrictions imposées par les partenaires américains sont d’une nature extraterritoriale… si nos partenaires européens déclarent leur position sans équivoque [contre l’expansion des sanctions américaines], nous y verrions certainement une solution en utilisant la devise européenne, l’infrastructure des organisations de règlement financier européennes pour le paiement des biens, des services, qui tombent souvent sous le coup de diverses restrictions », a déclaré Siluanov, qui est également vice-Premier ministre (notre photo ci-dessous), lors du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg (SPIEF), qui se tient actuellement.

Rusal en graves difficultés

Cette déclaration intervient alors qu’on a appris qu’Aleksandra Buriko, CEO du géant de l’aluminium russe Rusal, et la moitié de son équipe dirigeante viennent de donner leur démission, sans doute pour protéger l’entreprise contre les dernières salves de sanctions américaines. Celles-ci ciblent en effet Oleg Deripaska, l’oligarque fondateur de Rusal, qui est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’ingérence russe dans les élections américaines. Le renoncement de Deripaska au contrôle de Rusal était l’une des conditions imposées par Washington pour la levée des sanctions imposées à la Russie sur ses exportations d’aluminium.

Récemment, les actions de la firme avaient chuté en bourse, compromettant la capacité de cette dernière à emprunter de nouveaux capitaux. Bloomberg a rapporté que Deripaska aurait même demandé au gouvernement russe d’acheter de l’aluminium pour les réserves d’État, ce qui peut être assimilé à une demande de sauvetage de l’entreprise.

Le roi dollar

Cet enchaînement révèle à quel point la Russie est affectée par les sanctions américaines. Celles-ci fonctionnent parce que les Américains ont une arme imparable: le dollar est encore aujourd’hui la devise de réserve du monde, la monnaie incontournable pour les transactions internationales.

La seule solution pour la Russie, c’est donc de trouver des alternatives valables au dollar. Le yuan en est une, et la Russie travaille activement avec la Chine pour développer les paiements dans la devise chinoise. Mais l’euro en est aussi une autre.

L’Europe de plus en plus proche de la Russie… qu’elle le veuille, ou non

Mais Siluanov a posé une condition à l’adoption de l’euro : il veut que l’Union Européenne se prononce contre la dernière salve de sanctions contre la Russie.

À l’origine, l’Union Européenne avait approuvé les sanctions contre Moscou, mais ce soutien s’affaiblit de plus en plus. Le bloc a été lui aussi affecté par l’augmentation des taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium. Rusal est le fournisseur de plusieurs industriels en Europe, et ses difficultés menacent de se répercuter sur ces entreprises. Un certain nombre d’usines serait déjà menacées de fermeture sur le Vieux Continent, en raison de leurs récentes difficultés d’approvisionnement. De même, le retrait américain de l’accord nucléaire iranien a consterné les dirigeants européens, qui tentent désormais de sauver l’accord.

L’Europe est aussi de plus en plus dépendante du gaz russe (en particulier l’Allemagne et l’Autriche), et bien que le bloc ait cherché à s’en affranchir, les exportations de gaz naturel ont encore franchi un nouveau record l’année dernière, atteignant 194 milliards de mètres cubes (incluant la Turquie). La part du gaz russe au sein de la consommation totale de gaz de l’Union dépasse 35 %.

Une bascule du pouvoir monétaire international des États-Unis vers l’Eurasie?

Enfin, certains pays membres ne cachent pas leur sympathie pour la Russie. C’est notamment le cas du président tchèque Milos Zeman, qui vient récemment d’être réélu, et qui est un ami du président russe Vladimir Poutine. Il s’oppose aux sanctions qu’il qualifie de « destructrices et inefficaces ».

Enfin, dernier point, et pas le moindre, en Italie – à la fois l’un des fondateurs et des poids lourds de l’UE – le « contrat de gouvernement » présenté par la coalition des partis populistes au pouvoir prévoit l’abandon des sanctions économiques contre la Russie.

“Si l’Europe répondait affirmativement, du jour au lendemain l’équilibre du pouvoir monétaire du monde basculerait des États-Unis vers l’Eurasie. Nous attendons maintenant la réponse de l’Europe », conclut le site Zero Hedge.

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Publié par le 30 mai 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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« L’incroyable proposition de loi américaine ! Rendre le dollar convertible en or !!! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer que j’en suis resté béat, baba, sidéré… Je me suis dit, voilà une information qui a tout d’une fausse information, voici encore un coup des popov (les Russes, pour les plus jeunes qui ne parlent pas la guerre froide), eh bien figurez-vous que non !

Il y a bien un député hurluberlu aux États-Unis d’Amérique qui vient d’avoir la très pertinente idée d’introduire une proposition de loi visant à rendre le dollar convertible en or, et cette proposition de loi est en elle-même tout un programme.

Comme je suis très gentil à l’égard de mes biens aimables lecteurs, je vais vous traduire intégralement cette proposition de loi, mais avant tout je voulais vous parler de l’or comme monnaie.

N’ayez pas peur… de la déflation !!

C’est les gouvernements qui ont peur de la déflation, car la déflation c’est l’inverse de l’inflation. Et les gouvernements ont assis leur pouvoir, leurs dépenses, leurs ressources et le financement de leurs mensonges électoraux sur la création monétaire et donc sur l’inflation. Sans inflation, nos dirigeants sont tous en faillite.

En ce qui concerne les sans-dents que nous sommes, la déflation est généralement un bonheur ineffable, enfin, la déflation est génétiquement une conséquence du capitalisme.

En effet, le capitalisme vise à faire toujours mieux avec moins. Cette recherche de la productivité porte en elle la conséquence naturelle de la déflation.

Je vous disais 3 lignes plus haut que vous aimiez la déflation (moi aussi). J’aime la déflation quand le prix de mon ordinateur ou de mon écran plat baisse, j’aime le prix des billets d’avion en chute libre (pas les avions), ou encore lorsque j’ai de plus en plus de confort dans ma voiture, et que Dacia maintient ses prix (oui, cela marche un peu moins avec Porsche).

Dernier élément. Si pendant des siècles la croissance de la population a été très forte, nous avons commencé à voir, au niveau mondial, une déflation démographique très importante.

Si nous continuons d’augmenter la quantité de monnaie alors que la population diminue, nous allons augmenter le phénomène de perte de valeur des monnaies.

Prenez l’exemple éclairant du Japon, à ce sujet très en avance sur la déflation démographique et la création monétaire assez débridée.

Proposition H. R. 5404 à la Chambre des représentants en date du 22 mars 2018

Cette proposition numéro 5404 est intitulée « Définir le dollar comme un poids fixe d’or ». Tout un programme qui vient réjouir mes chastes oreilles de « monétariste ».

Ce projet de loi a été déposé par un presque illustre inconnu au niveau international, Monsieur Mooney, député de la Virginie-Occidentale. Mooney… Money, il n’y a qu’un pas symbolique à franchir !!

Au moment où lirez ces lignes, le projet de loi a été renvoyé au Comité des services financiers qui va certainement décider de classer tout cela sans suite, mais c’est tout de même une belle provocation politique que de porter ce genre d’idée économiquement subversive au sein des instances législatives.

L’or est la seule monnaie qui a toujours rendu visible toutes les tricheries des gouvernements et limité leur pouvoir néfaste sur les peuples et leurs tentations naturelles à la dictature.
Voici le texte traduit de cette proposition de loi américaine.

Définir le dollar comme un poids fixe d’or.

Qu’il soit promulgué par le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique réunis au Congrès,

SECTION 1.

Le Congrès constate ce qui suit :

(1) Le dollar des États-Unis a perdu 30 % de son pouvoir d’achat depuis 2000, et 96 % de son pouvoir d’achat depuis la fin de l’étalon-or en 1913.

(2) En vertu de l’objectif annuel d’inflation de 2 % de la Réserve fédérale, le dollar perd la moitié de son pouvoir d’achat à chaque génération, soit tous les 35 ans.

(3) Les familles américaines ont besoin d’une stabilité des prix à long terme pour répondre aux besoins de dépenses de leur ménage, épargner de l’argent et planifier leur retraite.

(4) La politique d’inflation à long terme de la Réserve fédérale a rendu l’industrie manufacturière américaine non-compétitive, augmentant le coût des produits manufacturés des États-Unis de plus de 40 % depuis 2000, contre moins de 20 % en Allemagne et en France.

(5) Entre 2000 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier aux États-Unis a diminué d’un tiers après s’être stabilisé pendant 30 ans à près de 20 000 000 d’emplois.

(6) L’économie américaine a besoin d’un dollar stable, de taux de change fixes et d’une masse monétaire contrôlée par le marché et non par le gouvernement.

(7) L’étalon-or met le contrôle de la masse monétaire entre les mains du marché au lieu de celles de la Réserve fédérale.

(8) L’étalon-or est le cours légal défini par une certaine quantité d’or et convertible en une certaine quantité d’or.

En vertu de l’étalon-or jusqu’en 1913, l’économie des États-Unis a connu une croissance annuelle moyenne de quatre pour cent (4 %), soit un tiers de plus que le taux de croissance depuis lors et deux fois plus élevé que depuis l’an 2000.

(10) L’étalon international d’échange de l’or de 1914 à 1971 ne prévoyait pas un dollar des États-Unis convertible en or et a donc contribué à provoquer la Grande Dépression et la stagflation.

(11) La politique de la Réserve fédérale, qui consiste à accroître la masse monétaire sans que la demande ne progresse au même rythme, a enrichi les propriétaires d’actifs financiers, mais a mis en danger les emplois, les salaires et les économies des cols bleus.

(12) Le rétablissement de la prospérité de la classe moyenne américaine nécessite un changement de politique monétaire autorisé par le Congrès dans l’article I, section 8, clause 5 de la Constitution.

SECTION 2. DÉFINIR LE DOLLAR EN TERMES D’OR.

En vigueur 30 mois après la date d’entrée en vigueur de la présente loi.

(1) Le secrétaire du Trésor (appelé dans la présente loi le  » secrétaire « ) définit le dollar en fonction d’un poids fixe d’or, basé sur le cours de clôture de l’or ce jour-là ; et

(2) Les banques de la Réserve fédérale rendront les billets de la Réserve fédérale échangeables contre de l’or selon la définition statutaire de l’or du dollar.

SECTION 3. LA DIVULGATION DE LA DÉTENTION.

Au cours de la période de 30 mois suivant la date d’entrée en vigueur de la présente loi, le gouvernement des États-Unis doit prendre des mesures opportunes et raisonnables pour divulguer tous ses avoirs en or, ainsi qu’un rapport simultané de tous les achats ou ventes du gouvernement des États-Unis, améliorant ainsi la capacité du marché et des participants au marché d’arriver à la parité fixe dollar-or d’une manière ordonnée.

Fin…

Oui… Un monde avec une monnaie neutre serait un monde certainement bien meilleur, un monde qui resterait encore imparfait, mais une grande partie des souffrances de l’humanité serait limitée.

N’oubliez pas ce que disait le Général de Gaulle, un grand amateur de l’or comme monnaie nationale : « Celui qui parie sur les gouvernements et leurs papiers monnaies parie contre 6 000 ans d’histoire. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 10 avril 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar !!

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Ça se précise assez vite ……..

Quelques jours seulement après le lancement officiel des contrats à terme sur le pétrole brut par Beijing libellé en yuan (avec une forte hausse, comme le montre le graphique ci-dessous, surpassant le volume des échanges de Brent) qui devraient rapidement devenir le troisième prix de référence mondial aprés le Brent et le WTI, la Chine a franchi la prochaine étape importante dans la remise en cause de la suprématie du dollar comme monnaie de réserve mondiale (et l’internationalisation du yuan) lorsque Reuters a rapporté jeudi que la Chine a pris les premières mesures pour payer le brut.

 

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Un programme pilote de paiement en yuan pourrait être lancé dès la seconde moitié de l’année et les régulateurs ont déjà demandé à certaines institutions financières de « préparer le prix des importations de pétrole brut en yuan », révèlent des sources selon Reuters.

Selon le plan proposé, Pékin commencerait par des achats à la Russie et à l’Angola, deux nations qui, comme la Chine, veulent briser la domination mondiale du dollar. Ils sont également deux des principaux fournisseurs de pétrole brut de la Chine, avec l’Arabie saoudite.

Un changement de la monnaie transactionnelle par défaut du pétrole brut – qui a été pendant des décennies le « Petrodollar », donnant aux États-Unis le statut de monnaie de réserve mondiale – aurait des conséquences monumentales pour les allocations de capitaux et les flux commerciaux, sans parler de la géopolitique : comme le note Reuters, un déplacement d’une petite partie seulement du commerce mondial du pétrole vers le yuan est potentiellement énorme. « Le pétrole est la marchandise la plus échangée au monde, avec une valeur commerciale annuelle d’environ 14 billions de dollars, soit à peu près l’équivalent du produit intérieur brut de la Chine l’année dernière ». A l’heure actuelle, la quasi-totalité des échanges mondiaux de pétrole brut s’effectue en dollars, à l’exception d’environ 1 % dans d’autres monnaies. C’est la base de la domination étatsunienne dans l’économie mondiale.

Toutefois, comme le montre le graphique ci-dessous, qui suit les premiers jours de négociation des contrats à terme sur le pétrole chinois, ce statu quo pourrait changer rapidement.

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Superficiellement, pour la Chine, ce serait une question de fierté nationaliste de voir le commerce du pétrole transiger en Yuan : « Etant le plus gros acheteur de pétrole, il est naturel pour la Chine de faire pression pour l’utilisation du yuan pour le règlement des paiements. Cela permettra également d’améliorer la liquidité du yuan sur le marché mondial », a déclaré l’une des personnes informées sur la question par les autorités chinoises.

 

Il y a d’autres considérations derrière le lancement du contrat pétrolier libellé en yuan, comme l’explique Goldman :

  •   Un outil commercial de référence et de couverture. Jusqu’à présent, les importations chinoises de pétrole étaient basées sur les références FOB, les contrats d’approvisionnement à long terme réglant Platts Oman/Dubai ou Dated Brent. Le contrat INE a donc le potentiel de devenir la référence en matière de prix pour le pétrole brut CIF Chine, permettant la couverture financière des entreprises. Sa structure d’entrepôt est cependant susceptible de limiter son utilisation pour la livraison physique du brut et peut en fait parfois réduire son efficacité de couverture.
  •  Un nouveau vecteur d’investissement pour les investisseurs chinois. La majorité des volumes de négociation des contrats à terme sur produits de base en Chine proviennent d’investisseurs de détail, mais ces derniers avaient jusqu’à présent peu de possibilités de négocier des contrats à terme sur le pétrole. Le contrôle des capitaux de la Chine était le principal obstacle aux contrats commerciaux comme le Brent, car les autorités n’autorisent que des sorties de fonds de 50 000 dollars par an et par personne. Bien que plusieurs contrats de pétrochimie et de bitume soient déjà commercialisés en Chine, INE sera le premier contrat pour le pétrole brut, ce qui suscitera probablement un intérêt important.
  • Accès direct aux marchés chinois des matières premières pour les investisseurs étrangers. La Chine offre des marchés de matières premières profonds et liquides à ses investisseurs onshore. Toutefois, en raison du contrôle serré des capitaux en Chine, les investisseurs étrangers n’ont jusqu’à présent pu les négocier que par l’intermédiaire de filiales qualifiées à terre. Le contrat INE ouvre le premier canal pour les investisseurs offshore à négocier sur son marché des matières premières onshore, avec à la fois le dépôt en USD et les plus-values transférables sur des comptes offshore. Le gouvernement a également annoncé la semaine dernière qu’il renonce à l’impôt sur le revenu pour les investisseurs étrangers qui négocient ces nouveaux contrats pendant les trois premières années. L’obligation de négocier en yuan ajoutera également une exposition au risque de change pour les investisseurs étrangers. Nous illustrons à la pièce 6 un modèle probable (parmi d’autres) de la façon dont les investisseurs étrangers pourront avoir accès aux liquidités de l’INÉ.

 

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Le danger, bien sûr, est qu’un tel changement augmenterait également la valeur du yuan, ce dont la Chine n’a guère besoin étant donné qu’il y a seulement deux ans et demi, Pékin a lancé une dévaluation controversée du yuan pour stimuler ses exportations et son économie.

Néanmoins, à la lumière de la stabilité économique mondiale relative, Pékin pourrait être prêt à prendre le pari d’un Yuan plus fort si cela signifie un plus grand poids géopolitique et une acceptation plus grande du renminbi.

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

C’est pourquoi la restructuration des flux pétroliers pourrait être la meilleure première étape : à partir de ce moment, la Chine est le deuxième consommateur mondial de pétrole et, en 2017, elle a dépassé les États-Unis en tant que premier importateur de pétrole brut ; sa demande est un facteur déterminant clé des prix mondiaux du pétrole.

Sans précédent : la Chine va payer ses importations de pétrole en yuan dans un coup majeur contre le dollar (Zero Hedge)

Si le plan de la Chine pour pousser l’acceptation du Petroyuan s’avère un succès, il en résultera un plus grand élan à travers toutes les matières premières, et pourrait déclencher le transfert d’autres paiements de produits vers le yuan, y compris les métaux et les matières premières minières.

Outre le potentiel de donner plus de pouvoir à la Chine sur les prix mondiaux du pétrole, « cela aidera le gouvernement chinois dans ses efforts pour internationaliser le yuan », a déclaré Sushant Gupta, directeur de recherche chez Wood Mackenzie, consultant en énergie. Dans une note du mercredi, Goldman Sachs a déclaré que le succès des contrats à terme sur le brut de Shanghai était « indirectement de promouvoir l’utilisation de la monnaie chinoise (ce qui, comme indiqué plus haut, a des effets négatifs car il en résulterait également un yuan plus fort, ce qui pourrait ne pas trop attirer le PBOC).

Pendant ce temps, la Chine ne perd pas de temps et Unipec, la branche commerciale du plus grand raffineur d’Asie, Sinopec, a déjà signé un accord pour importer du brut du Moyen-Orient contre le nouveau contrat à terme sur le brut de Shanghai, qui est d’ailleurs négocié en yuan.

L’essentiel ici est de savoir si Pékin est bien préparé et prêt à défier le dollar US pour le titre de monnaie mondiale hégémonique. Comme le note Reuters, le projet de la Chine d’utiliser le yuan pour payer le pétrole s’inscrit dans un renforcement progressif de la monnaie, qui devrait afficher un cinquième gain trimestriel consécutif, sa plus longue série de victoires depuis 2013.

Signe que les récentes mesures draconiennes de contrôle des capitaux en Chine ont sapé la confiance du marché dans un yuan librement négocié, la monnaie a conservé en janvier de cette année son cinquième rang de monnaie de paiement nationale et mondiale, inchangé depuis un an, mais sa part parmi les autres devises est tombée de 2,5 pour cent à 1,7 pour cent, selon le tracker de l’industrie SWIFT.

Une série de mesures mises en place au cours des 2 dernières années pour contenir les flux de capitaux sortant du pays au milieu d’une baisse de la valeur du yuan a perdu un peu de son éclat en tant que monnaie mondiale de paiement.

Mais le yuan s’est apprécié de 3,4 % par rapport au dollar jusqu’à présent cette année, avec des gains solides au cours des dernières sessions.

« Pour le PBOC et d’autres organismes de réglementation, l‘internationalisation du yuan est clairement l’une des priorités actuelles, et si ce plan se déroule sans heurts, ils peuvent commencer à penser à reproduire ce modèle pour d’autres achats de produits de base « , a déclaré une source de Reuters.

Néanmoins, la montée du yuan sera longue et difficile avant que le yuan ne puisse contester le dollar et que Pékin ne transfère l’essentiel de ses achats de matières premières vers le yuan en raison de l’illiquidité de la devise sur les marchés des changes. Selon la dernière enquête triennale de la BRI, près de 90 % de toutes les transactions sur les marchés des changes de 5 billions de dollars par jour concernaient le dollar d’un côté d’une transaction, alors que seulement 4 % utilisent le yuan.

* * *

Néanmoins, tout le monde n’est pas convaincu que le nouveau contrat nommé en yuan créera un « petro-yuan », comme le montre l’extrait suivant des spéculations de Goldman :

Le lancement du contrat INE ne concerne pas seulement le pétrole, car il s’agira également du premier contrat de marchandises libellé en yuan négociable par des investisseurs étrangers. Une telle structure répond à l’objectif du comité de politique monétaire de la Banque du Canada de rehausser le profil de sa monnaie dans l’établissement des prix des produits de base. Cela a toutefois soulevé la question de savoir si le contrat de l’INE est une étape progressive dans l’obtention du statut de réserve monétaire pour le Yuan. Nous ne le croyons pas.

Bien que le lancement de l’INE représente une étape supplémentaire dans l’internationalisation du CNY, la dénomination CNY du contrat INE n’implique pas en soi des investissements du CNY. Le contrat de l’INE ne représente pas une ouverture des comptes de capital de la Chine puisque les dépôts étrangers opèrent dans un circuit fermé, déposés dans des comptes désignés et ne doivent pas être utilisés pour acheter d’autres actifs nationaux. Dans la pratique, le dépôt de garantie et les gains en capital peuvent être transférés de nouveau sur des comptes offshore. La possibilité d’une plus grande propriété étrangère des actifs chinois n’est donc pas affectée par la facturation du pétrole au CNY et obligerait plutôt les exportateurs de pétrole à recycler leurs produits dans des actifs locaux, par exemple. L’incitation à le faire n’a pas changé avec l’introduction des contrats de l’INÉ. En particulier, la plupart des producteurs de pétrole du Moyen-Orient ont encore des devises liées au dollar et une capacité limitée à couvrir l’exposition au CNY.

Il reste à voir si Goldman a raison ou non, mais il est indéniable qu’un changement monumental se prépare dans les flux de capitaux mondiaux, où les Etats-Unis – que Pékin le veuille ou non – seront bientôt obligés de défendre leur statut monétaire en tant qu’exportateurs de pétrole (et les investisseurs sur ce marché hautement financiarisé) auront désormais le choix : aller avec l’hégémonie étatsunienne, ou commencer à accepter le Yuan en échange de la marchandise la plus importante du monde.

Zero Hedge via SLT

 
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Publié par le 1 avril 2018 dans économie, général, International

 

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Les banques centrales mondiales pourraient défier le dollar

Dollars et euros

La dédollarisation est un phénomène qui pourrait prendre un peu de temps, à moins d’un choc initié par la Chine par exemple (ou une série de pays, ce qui est très plausible et ce qui se produit déjà à une échelle relative), qui est en pointe sur la question, véritable catalyseur avec la Russie, et c’est un phénomène forcément contagieux qui aboutira à la fin du dollar comme monnaie de réserve mondiale . La fin du roi dollar . Il est normal que les banques centrales du monde, qui sentent arriver cette issue inéluctable, diversifient leur réserve de change pour gérer le risque . Une augmentation de 25% de la réserve d’euro en 2 ans, c’est quand même énorme en attendant . Le dollar perd ses plumes à vue d’œil …… Z 

Bien qu’environ 64% des réserves de change dans le monde soient actuellement libellées en dollars, les conditions d’achat de l’euro semblent avoir commencé à s’améliorer.

Les plus grandes banques centrales du monde envisagent de réduire leurs réserves en dollars et de se tourner vers l’euro à la lumière du protectionnisme américain croissant, selon Bloomberg.

«Avec la montée du protectionnisme américain, un certain nombre de stratèges de Wall Street affirment que les arguments en faveur de l’euro ont rarement été meilleurs», relate l’agence de presse.

Jens Nordvig, stratège des devises de Wall Street, a affirmé que 500.000.000.000 dollars pourrait être converti en euros au cours des deux prochaines années, ce qui équivaut à une augmentation de 25% de la réserve d’euros.

Le dollar américain représente la part du lion dans les réserves internationales, à hauteur de 11,3 millions de millions de dollars, et même une légère évolution liée à la diversification et à la protection contre la politique commerciale de Trump «pourrait avoir des conséquences significatives», souligne Bloomberg.

Source

 
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Publié par le 28 mars 2018 dans économie, général, International

 

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