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Archives de Tag: Le Congrès US

Le congrès US vote les fonds pour un ministère de la propagande

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J’en ai parlé Dimanche dernier (Les sénateurs Français et US adoptent en catimini la pénalisation des sites web faisant de la « désinformation » !!!!)

Voici des précisions sur cette nouvelle « loi anti propagande » , qui prétend contrer la propagande par la propagande ..

LA LOI ANTI-PROPAGANDE CRÉE TRANQUILLEMENT UNE USINE A PROPAGANDE !

Le jeudi 8 décembre, le Sénat américain a discrètement adopté la Loi sur l’autorisation de la Défense nationale (ou la NDAA) pour l’exercice financier 2017. Fondamentalement, la NDAA est adoptée chaque année pour reconduire la loi.

Cependant, beaucoup seraient choqués par les lois ridicules et terrifiantes que notre congrès traître enterre habituellement dans le projet de loi annuel – Exemple, le Congrès vient d’utiliser la NDAA pour créer un «Centre d’engagement mondial», dirigé par le Secrétaire d’Etat. Ça sonne inoffensif, non? Eh bien, cela pourrait l’être jusqu’à ce que vous réalisiez  que « Global Engagement Center » est le code pour notre nouveau « Ministère de la propagande américaine. »

Contre-propagande = Propagande

Caché dans les profondeurs fantastiquement ennuyeuses de la NDAA de 1576 pages, au §1259C, sous le Sous-titre E, intitulé «Autres sujets», sous le titre XIII, est approuvé le financement d’une nouvelle agence de propagande qui sera gérée par le secrétaire d’État . Le texte a  peu près repris mot à mot du:  « Portman-Murphy Counter Disinformation and Propaganda Act » Sauf que le congrès a changé le nom du «Centre d’analyse de l’information et de réponse», un peu inquiétant, en un «Global Engagement Center» plus heureux. Entre autres choses, la fonction du centre est de –

… élaborer, planifier et synchroniser … des initiatives pan-gouvernementales visant à dénoncer et à contrer la propagande et la désinformation étrangères dirigées contre les intérêts de la sécurité nationale des États-Unis et à faire progresser de façon proactive des récits fondés sur des faits qui appuient les alliés et les intérêts des États-Unis – §1259C, a3

Ou, pour simplifier, ils vont aider le gouvernement américain à distribuer des informations qui soutiendront leurs intérêts, en particulier ceux qui font l’objet d’un examen minutieux dans d’autres pays. Cependant, comme je l’ai dit auparavant, il est souvent très difficile ou impossible pour le public de vérifier si les communistes sans Dieu (ou qui que ce soit) sont en train de jouer avec nous ou si nos fonctionnaires ne fabriquent que des excuses pour leur propre corruption.

Quoi qu’il en soit, il semble raisonnable de supposer que le journalisme de style WikiLeaks (comme les fuites de courrier électronique lors de nos «élections») sera désormais considéré comme de la «propagande étrangère et de la désinformation …»

Si ce n’est pas un drapeau rouge assez grand pour vous déjà, considérez le fait que, non seulement le nouveau ministère de la Propagande envisage de «pro activement promouvoir des récits basés sur les faits», ils ont l’intention de le faire avec l’aide à la fois de nos écoles et du secteur privé.

Établir des relations de coopération ou de liaison avec des partenaires étrangers et des alliés … et d’autres entités, comme le milieu universitaire, les organisations non gouvernementales et le secteur privé – §1259C, a5

Ou, en d’autres termes, ils implanterons leurs gens dans le cadre universitaire.  La section approuve même le financement pour espionner les journalistes, les groupes de médias sociaux, les partis politiques,

Identifier les tendances actuelles et émergentes dans … les informations obtenues à partir de médias imprimés, diffusés, en ligne et sociaux, le soutien à des tiers comme les groupes de réflexion, les partis politiques et les organisations non gouvernementales … et l’utilisation d’opérateurs et d’agents spéciaux clandestins ou clandestins pour influencer Populations ciblées et gouvernements … »- §1259C, b4

Est-ce la fin du journalisme?

Enfin, j’aimerais vous montrer la part de tout cela que je trouve le plus inquiétante en tant que journaliste :

AUTORITÉ DES SUBVENTIONS.-Le Centre est autorisé à fournir des subventions ou des contrats de soutien financier à des groupes de la société civile, des journalistes, des organisations non gouvernementales, des centres de recherche et de développement financés par le gouvernement fédéral, des entreprises privées ou des établissements universitaires aux fins suivantes: Contre les efforts des gouvernements étrangers pour utiliser la désinformation, la désinformation et la propagande pour influencer les politiques et la stabilité sociale et politique des États-Unis – §1259C, f (1)

I

Cela veut dire que les États-Unis vont commencer à subventionner les journalistes, les chercheurs et même les écoles qui sont d’accord avec le régime – qui, par ailleurs, punira et menacera potentiellement la viabilité de médias vraiment indépendants.

La propagande gouvernementale est dangereuse

Or, ce projet de loi contient des libellés vagues, comme la fonction du Centre d’engagement mondial qui consiste à «démontrer les nouvelles technologies, méthodologies et concepts pertinents pour les missions du Centre», ce qui pourrait signifier à peu près tout. Cela a toujours été l’un des trucs préférés du Congrès – adopter une loi qui pourrait être interprétée de différentes façons, afin qu’ils puissent refuser la responsabilité tout en mettant des fonds à disposition pour faire ce qu’ils veulent.

Cela signifie que cette loi ressemble beaucoup à un pistolet chargé – inoffensif dans les mains d’une personne mais potentiellement dévastateur dans les mains d’une autre en fonction de comment la vision et le langage de la loi est interprétée. Qu’est-ce que les « nouvelles technologies » démontreront-elles ?Quelles seront les « missions du Centre » ? Quelles populations seront visées ? Quels seront les « intérêts des US, qui est « étranger » et est-ce que les journalistes qui relayent cette désinformation étrangère seront considérés comme propagandistes pour des agents étrangers ?

La réponse à ces questions dépend de qui est en charge de les interpréter – ce qui signifie que la question la plus importante de toute est : Avez-vous confiance dans les États Unis et particulièrement dans la future administration pour prendre ces décisions ?

Je sais que non.

In solidarity, John Laurits

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Le Congrès US autorise le soutien des «rebelles» en Syrie !!

C’est à n’y plus rien comprendre cette crise (enfin c’est plutôt très clair)  : Frapper et soit disant lutter contre le DAECH , en achetant leur pétrole, et en soutenant un des réservoirs du terrorisme international (« terroriste modéré » ça n’existe pas) , comme disait Asselineau Samedi : les américains font « thèse-antithèse » , et se donnent les moyens d’avoir un ennemi créé par eux mêmes, la caricature ci dessus est parlante …  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

• Par Dennis Kucinich (voir sur Wikipedia). • Traduit et actualisé par Maxime Chaix le jeudi 18 septembre 2014, à la suite du vote de l’amendement McKeon par le Sénat des Etats-Unis. • Article original publié le 17 septembre 2014 sur HuffingtonPost.com (voir ce 17 septembre 2014).

[Le jeudi 18 septembre 2014], le Congrès [a adopté] l’amendement McKeon, une législation dont les citoyens n’ont, pour la plupart, jamais entendu parler. Pourtant, les conséquences de ce vote sont graves : le financement des « rebelles » syriens va engendrer une nouvelle et plus vaste guerre au Moyen-Orient. Voici huit raisons pour lesquelles le Congrès [aurait dû] voter « Non » à l’amendement McKeon :

1. Il s’agit d’un gaspillage d’argent

Nous devrons assumer des dépenses estimées à 21 milliards de dollars sur trois ans. Le Pentagone prévoit de former 5 000 rebelles l’an prochain ce qui, à 1 million de dollars pour chaque combattant, pourrait coûter jusqu’à 15 milliards de dollars sur trois années de guerre. Le coût du maintien d’environ 2 000 soldats états-uniens en Irak dépassera les 6 milliards de dollars sur trois ans.

La dernière guerre en Irak a ajouté au moins 5 trillions de dollars au déficit structurel des États-Unis.

2. Les rebelles « modérés » n’existent pas

Écrivant sur la connexion entre l’Arabie saoudite et l’État Islamique (EI), l’historien Alastair Crooke a récemment décrit les insurgés « modérés » en Syrie comme étant « plus rares que la licorne des légendes ». Les « modérés » ont conclu un pacte de non-agression avec l’EI. Les « modérés » ont capturé un journaliste états-unien et l’ont vendu à l’EI, qui l’a décapité. L’Arabie saoudite qui, avec le Qatar, a financé les jihadistes en Syrie, propose désormais de « former » les rebelles. Le Congrès est prié d’avaler cette recette douteuse : les sponsors des jihadistes radicaux vont former des jihadistes « modérés ».

Dessin de presse, cartoon, caricature, Riton, Syrie, rebelles, bachar al assad, armes

3. La vérité est que nous ne savons pas qui nous formons

Les soi-disant « rebelles » sont des mercenaires qui viennent de plus de 20 pays. Ils s’organisent et se réorganisent constamment en nouveaux groupes, qui offrent leur allégeance à quiconque les paye ou leur fournit des armes – et ce à tout moment. Les États-Unis ont fourni des armes au gouvernement irakien et aux rebelles syriens, qui ont fini dans les mains de l’EI. Par conséquent, l’US Air Force bombarde des Humvees et des véhicules blindés de transport de troupes achetés avec l’argent des contribuables états-uniens. L’EI a de grandes quantités d’armes de guerre et de munitions fabriquées aux États-Unis. Le Département du Trésor est-il devenu leur tirelire ?

4. Ceux qui vont recevoir de l’argent des États-Unis vont se retourner contre nous

Depuis que les États-Unis ont lancé leur guerre contre l’Irak en mars 2003, plus d’un million d’Irakiens innocents ont péri – c’est-à-dire 4 % de la population. Par ailleurs, plusieurs milliers de milliards de dollars de dégâts ont été provoqués. Les Irakiens ont été dépouillés de leurs maisons, de leurs emplois, de leurs relations sociales, ils ont été humiliés au-delà de l’imaginable, leur pays a été ruiné. C’est pourquoi les États-Unis ne peuvent pas s’attendre à trouver des amis en Irak.

5. Nos soldats seront menacés par les « rebelles » que nous formons, payons et équipons

Cette législation du Congrès, qui [permettra] de financer les « rebelles » en Syrie, prédit que les soldats états-uniens seront attaqués par ceux que nous formons. L’amendement McKeon, [que le Congrès a adopté], prévoit ce que l’on appelle des attaques « vert-sur-bleu », et exige que des rapports sur de telles attaques soient rédigés et que des statistiques soient conservées.

6. Le Congrès est maintenu dans l’obscurité

Personne n’avoue ce qu’est l’objectif final de cette politique. Est-ce la partition de l’Irak entre sunnites, chiites et Kurdes, afin d’aider les compagnies pétrolières occidentales à faire de plus rentables affaires avec les Kurdes ? Est-ce la partition de la Syrie entre sunnites, chiites et alaouites, incluant l’établissement d’un nouveau Califat sunnite à cheval sur l’Irak et la Syrie ? Et pourquoi l’administration [Obama] a-t-elle reconnu si tardivement la situation tragique des chrétiens, qui fuient progressivement la région à cause des attaques menées par des groupes que les Saoudiens et les Qataris financent ?

7. Une crise constitutionnelle est en marche

Les États-Unis ont déjà lancé une guerre sans l’autorisation du Congrès.

La Constitution exige que seul le Congrès puisse engager le pays dans un état de guerre. En l’absence d’une déclaration de guerre par le Congrès ou d’une attaque directe contre les États-Unis, le Président n’a pas le pouvoir de lancer le pays dans un conflit armé. Même le War Powers Act – dont la constitutionnalité est douteuse – établit une limite de 60 jours pour une action militaire non autorisée.

L’article I de la Constitution des États-Unis, qui a créé le Congrès, est aujourd’hui en lambeaux. Les rédacteurs de la Constitution étaient parfaitement conscients des potentiels abus de la puissance impériale. C’est pourquoi le Congrès a été créé par l’article I, en tant que premier parmi ses pairs vis-à-vis de l’Exécutif créé par l’article II. Quand un Président des États-Unis ne tient pas compte de l’impératif constitutionnel de respecter les interdictions de l’article I, ce Président viole le serment d’investiture à travers lequel il s’engage à « préserver, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ». Il s’expose donc à des risques de destitution pour un tel comportement.

8. Le Congrès fait les choses à l’envers

Le Congrès ne devrait pas voter pour financer une guerre qu’il n’a pas déclaré. Le Congrès doit d’abord voter pour autoriser la guerre avant de voter pour financer celle-ci.

Il est temps que le Congrès redéfinisse notre sécurité nationale, et qu’il prenne position afin de préserver, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. Le Congrès doit mettre un terme aux interventions illégales de l’administration [présidentielle] et aux abus des pouvoirs de guerre. Arrêtons de financer des interventions armées et des coups d’État. Le Congrès doit mettre un terme à la guerre permanente avant que son coût financier et social ne détruise notre nation. Le Congrès peut agir dès maintenant, en refusant des fonds et des armes à tout groupe ou toute nation qui ont été – ou qui sont encore – alliés avec l’EI, et avec les organisations qui l’ont précédé et qui lui succèderont. (…)

Dennis Kucinich ; http://www.dedefensa.org/article-le_congr_s_us_autorise_le_soutien_des_rebelles_en_syrie_19_09_2014.html

 
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Publié par le 22 septembre 2014 dans général, International

 

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