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Depuis 7 000 ans, le climat ne cesse de se refroidir

Depuis 7 000 ans, le climat ne cesse de se refroidir

Le réchauffement actuel n’est qu’un sous-cycle dans la tendance générale à long terme de l’holocène. Il est peu significatif quand on le compare aux dix derniers millénaires. Et il est bienvenu. Car nous sortons d’une des périodes les plus froides depuis la dernière glaciation.Politisation

Comment le sait-on ? Par la reconstruction du climat du passé au moyen, entre autres, des carottes de glace du Groenland du forage GISP2. L’image 1 (cliquer pour agrandir) montre cette reconstruction ; la courbe verte est la tendance lissée de manière très globale sur cette post-glaciaire appelée l’holocène.

L’image 2 présente un lissage plus nuancé, selon les périodes. On voit la même tendance globale vers un refroidissement. Toutes les reconstructions du climat de l’holocène indiquent la même tendance.

On constate des variations abruptes sur à peine quelques siècles. Peut-être en vivons-nous une actuellement. Trois repères historiques marquent les périodes chaudes : la civilisation minoenne, l’époque romaine et l’optimum climatique médiéval.

La plupart des graphiques utilisés pour démontrer le réchauffement actuel le présentent comme unique et extrême. Ils prennent comme date de départ le XIXe siècle, éventuellement le XVe, ou l’an 1000. Souvent même on ne montre qu’un siècle d’évolution des températures. Cela produit un effet grossissant. C’est ce qu’on nomme l’effet loupe : on ne regarde qu’une section courte et on la prend pour représentative de l’histoire du climat.

Cet effet loupe fait émerger (ou justifie) l’alarmisme, qui lui-même sert la politisation du sujet. Une fois le sujet politisé, il est très difficile de revenir à un débat ouvert. Les enjeux biaisent l’analyse.

 

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Al Gore

Aujourd’hui il faudrait vouloir « sauver la planète » pour être bien vu de ses pairs. Quelle prétention exorbitante et peu raisonnable ! Et si l’on garde l’esprit critique envers les théories et prédictions scientifiques, on se fait au mieux traiter de négationniste. Peu importe.

Bien sûr des faits sont là : le retrait des glaciers, la fonte de la banquise, la montée de certaines espèces vers le nord en Europe. Malheureusement les tenants du réchauffement anthropique comme Jean Jouzel ou Al Gore ont des intérêts économiques personnels dans cet alarmisme. Ils ont fermé le débat.

À ce sujet la présentation récente du deuxième film d’Al Gore (vidéo en fin de billet) est à mon avis malhonnête. Les extraits sont destinés à caricaturer la situation. L’évocation de l’ouragan Sandy ne démontre rien d’autre qu’un ouragan puissant passant près de New York. Exceptionnel par sa rareté mais pas significatif d’une évolution globale. Pas plus que les ouragans Harvey ou Irma, que j’ai traités et documentés ailleurs.

Le texte, le ton, la dramatisation musicale, sont des méthodes de propagande que les nazis n’auraient pas renié (je pèse ma comparaison). En réalité ce nouveau film, qui n’a pas amené les foules au cinéma, est d’évidence à classer dans les films politiques à usage interne des États-Unis dans la guerre des démocrates contre Donald Trump.

Pour moi comme pour beaucoup d’autres le débat sur le réchauffement n’est pas clos. Benoît Rittaud, mathématicien et scientifique de pointe, l’un des premiers à dénoncer la supercherie de la montée en crosse de hockey des températures établie par Michael Mann et reprise (puis abandonnée) par le GIEC, n’y souscrit pas.

 

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Banquise 2017

Dans son livre Le mythe climatique Benoît Rittaud rappelle que « La courbe en crosse de hockey due à Michael Mann ne résiste pas à l’examen. C’est elle pourtant qui avait donné une justification à l’alarmisme climatique puisqu’elle dessinait un réchauffement brutal de la planète tout au long du XXe siècle et minimisait l’optimum médiéval et le petit âge glaciaire. »

D’autre part la contribution anthropique au réchauffement actuel (d’ailleurs stable depuis bientôt vingt ans sauf suite au dernier El Niño), l’effet de cycle, la date de référence du début du réchauffement, les aspects positifs jamais abordés, les risques éventuels d’une action volontariste pour modifier le climat, font partie des points qui sont toujours ouverts.

Bien. Les températures augmentent. En particulier les températures automnales et hivernales, qui font monter les moyennes annuelles. En Suisse, en plaine, les automnes sont plus chauds qu’il y a trente ans. Est-ce dû en partie à la diminution constatée des jours de brouillard (image 3 Météosuisse), brouillard qui gardait le froid au sol quand les sommets environnants étaient plus chauds ? Et quelle part prend la diminution constatée du stratus hivernal dans la douceur relative des hivers ?

Cela n’explique cependant pas le recul actuel des glaciers ni la diminution de la banquise arctique. Elle a atteint, l’hiver dernier, sa plus basse extension hivernale. Un effet probable du très fort El Niño de 2016, qui a donné un coup de chaud à toute la planète et qui cette fois n’a pas été suivi par une Niña refroidissante.

 

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Adaptation

Autre diminution historique de sa surface en 2012 : un ouragan polaire exceptionnel, comme il en arrive épisodiquement, avait été déterminant dans la fonte exceptionnelle de l’été. En 2017 on constate toutefois que la banquise s’est en partie reconstituée au printemps. Actuellement et depuis l’été elle est dans la zone moyenne de baisse (image 4, trait rouge).

On observe aussi des cycles dans le réchauffement. Ils semblent en partie superposés à l’ONA (NAO en anglais), ou Oscillation Nord-Atlantique (images 5 et 6, XXe siècle). Cette ONA est considérée comme le pendant atlantique de El Niño, en moins ample dans ses effets. Elle conditionne le type d’hivers (froids ou doux, secs ou humides) en Europe et en partie en Amérique du nord. Pour les cycles depuis le petit âge glaciaire, voir cette page internet.

Ces jours la COP 23 se déroule à Berlin. On doit y préciser le concret des accords de Paris de 2015 (COP 21). De l’avis de plusieurs analystes ces engagements de 2015 ne pourront pas être tenus. La décision de Trump de retirer les USA de l’accord n’y est pour rien. Aujourd’hui les esprits raisonnables misent non plus sur la réduction des températures de 1,5° ou 2°, mais sur l’adaptation au réchauffement. Ce que je répète depuis des années. De Science & Avenir :

« Même si les pertes et dommages représentent un sujet central cette année, l’adaptation sera sur la table et dans l’esprit de tous les pays alors que depuis 1992 il était le parent pauvre des débats. La limitation du réchauffement à 2°c sera un objectif extraordinairement difficile à atteindre. On doit donc chercher un objectif d’adaptation commun. »

 

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Oasis

La limitation du CO2 reste cependant en ligne de mire même si la production humaine de ce gaz ne représente qu’une infime partie de la totalité des émission. D’ailleurs, saviez-vous que la respiration des sept milliards d’humains, qui exhalent du CO2 à chaque expir, compte pour 8,5% des émissions humaines totales ? C’est loin d’être négligeable. Et d’ailleurs le CO2 est indispensable à la vie sur Terre. C’est un ami bien plus qu’un polluant (voir aussi ce document de l’Uni Lausanne).

France-Info a cependant continué dans l’alarmisme, l’information univoque et la sur-dramatisation. Quelques rapides commentaires sur cet article « hollywoodien » (catastrophiste).

 

1. Baisser les émissions de CO2.

Oui, c’est bien pour l’air des villes entre autres, mais l’adaptation est aujourd’hui un objectif majeur. La reforestation par exemple contribuera en bonne partie à absorber le gaz, de même que le plancton dont la quantité augmente avec le réchauffement des océans (rétroaction négative). Mais baisser le CO2 ne suffira pas. Et puis, ne jouons pas trop aux démiurges qui pensent pouvoir changer la grosse et complexe machine climatique sans risques pour les générations futures.

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3. Canicules extrêmes devenues réalité.

Cela reste limité. Les archives météos montrent d’ailleurs que ce n’est pas nouveau : d’incroyables canicules ont eu lieu dans le passé. Il faudra s’y adapter, quelque soit la cause prévalente du réchauffement. Chercheurs et innovateurs n’ont pas attendu pour s’y atteler, entre autres dans l’architecture, l’aménagement urbain et l’agriculture (nouvelles espèces végétales adaptées, nouveaux modes de production inspirés de la culture maraîchère dans les oasis).

 

Alarmisme

4. Réchauffement de l’Antarctique.

Depuis des années la masse de glace antarctique augmente. Ce qui explique peut-être en partie le vêlage récent d’une grande masse de glace.

5. La montée des eaux s’accélère.

Lentement, très lentement, semble-t-il. Le réchauffement réel depuis 20 ans se situe dans la fourchette la plus basse des modélisations du GIEC. New York ne devrait pas être submergée en 2100. Au besoin on construira des digues géantes, comme l’ont fait les Pays-Bas depuis longtemps, ou on déplacera les villes. Là encore, adaptation.

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6. Les coraux du monde entier meurent.

Faux. On constate des adaptations de certaines familles de coraux depuis plusieurs années, par exemple en Nouvelle-Calédonie et en Mer Rouge.

7. Catastrophes de plus en plus destructrices.

Ce n’est pas démontré. Les ouragans de cet été ne prouvent rien, comme je l’ai documenté dans plusieurs billets. Quant aux famines, elles ont toujours existé. Les moyens et méthodes de production modernes, ainsi que la solidarité internationale, peuvent d’ailleurs améliorer ce point.

 

Beaucoup reste donc en discussion, dont en particulier : l’alarmisme lui-même. Agir dans l’urgence comporte des dangers. Il est donc urgent de réfléchir davantage et de débattre encore.

Puissent les délégués de la COP 23 faire ce même constat, ou avoir cette même intuition.

 

 

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Publié par le 14 novembre 2017 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Pr Michio Kaku : « nous pouvons manipuler le climat grâce à des lasers » !!

Alors les Manipulation-du-climat-scpetiques, qu’avait vous à dire face à cela ?

L’autre jour je recevais encore des coms (sûrement des lecteurs non ponctuels, donc encore mal informés 😉 ) me disant que tout ceci n’est pas possible, que ce n’était qu’affabulations …

Dans cette vidéo Le célèbre scientifique Michio Kaku nous explique assez simplement comment manipuler le climat grâce à des lasers, dessins à l’appui, avec une explication sommaire . (si vous ne parlez pas anglais les dessins sont très bien)

Le procédé fonctionne c’est un fait, mais il est encore en expérimentation d’après lui .  Sur ce point je n’en crois pas un mot , car ça arrive aux oreilles du publics alors même que les gouvernements et les « blacks programs » ont des décennies d’avance sur ce qui est révélé au public . (enfin je le crois à moitié car des entités hors Blacks programs doivent en effet l’expérimenter)

Sachant que le procédé est extrêmement simple d’utilisation, car il suffit d’embarquer un laser sur un bateau ou un avion par exemple, on peut donc se demander si des nations n’ont pas d’ores et déjà franchi le pas avec cette technique . (qui est probablement dépassée) Car ils l’ont déjà franchi comme je l’ai plusieurs fois démontré . Surement aussi grâce à d’autres techniques encore plus en pointe .

Nous assistons surement sans le savoir à des guerres d’un nouveau genre, silencieuses et secrètes : les guerres météorologiques .

Dans ce contexte on regardera les événements climatiques récents comme Irma d’un autre oeil .

Irma , « la tempête du siècle », était peut être en fait à la base un ouragan bien moins fort qu’on a renforcé, voir même qu’il a été élaboré de A à Z (oui c’est moi) pour punir les US (les îles Keys, il y avait eu Harvey avant aussi) et ses alliés (la France)

J’avais d’ailleurs publié un papier à ce sujet . (USA. L’ouragan catastrophique Harvey serait provoqué par une arme météo russe)

De mémoire, c’est la 2e fois qu’un scientifique de renom nous explique qu’il est assez facilement possible de manipuler le climat, et comment le faire . Le 1er était Jean pierre Petit bien sur .  

A noter, cette technique par laser ressemble beaucoup à ce qu’on nomme la « complosphère » (un label fiable en réalité) dépeint et dénonce concernant le programme HAARP . 

 
 

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Une poche de gaz de la taille du Mexique dans le sous-sol américain pourrait bouleverser le climat

En étudiant des relevés sismologiques, des scientifiques ont découvert un gisement de monoxyde de carbone d’environ 100 milliards de tonnes aux Etats-Unis. Un rejet dans l’atmosphère de tout ou partie de ce gaz pourrait bouleverser le climat mondial.

Une étude du département géologique de l’Université royale de Holloway à Londres estime que les Etats-Unis sont littéralement assis sur une bombe à retardement, puisqu’une poche de monoxyde de carbone d’environ 1,8 millions de mètres carrés de surface, soit la taille du Mexique, serait enfouie à 350 kilomètres de profondeur à l’Ouest du pays.

S’il venait à être libéré, notamment par une éventuelle résurgence de l’activité volcanique, ce gaz aurait «de très sérieuses conséquences pour le climat planétaire», selon l’étude. En effet, en 2011, la quantité totale de monoxyde de carbone rejetée dans l’atmosphère s’établissait autour de 10 milliards de tonnes : cette poche en contient près de 100 milliards. Le rejet ne serait-ce que de 1% de cette masse équivaudrait à la quantité de gaz produite par la combustion de 2,3 milliards de tonnes de pétrole.

Avec des données de cet ordre, une estimation précise des conséquences de tels rejets sur le climat devient presque impossible. Reste alors la question du risque – qui demeure faible pour l’instant. Il existe 65 volcans aux Etats-Unis, dont 12 sont considérés comme dangereux. Parmi eux, le fameux super-volcan du Yellowstone est situé juste au-dessus de la poche en question. En avril 2010, 117 secousses sismiques relativement faibles ont été enregistrées dans son périmètre, témoignant d’une réelle activité volcanique souterraine. Le volcan, néanmoins, reste pour l’instant endormi. (source)

 
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Publié par le 27 février 2017 dans Climat - Environnement, général, Insolite

 

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COP21- « Un accord historique pour sauver la planète du désordre climatique » : les points clés de l’accord universel sur le climat

Laurent Fabius, le président de la COP21, dans son bureau du Bourget, samedi 12 décembre au matin.
Laurent Fabius, le président de la COP21, dans son bureau du Bourget, samedi 12 décembre au matin. Jean-Claude Coutausse

Meme le pape appelle à mettre en pratique l’accord sur le climat  ….

Résumé des points clefs , attention c’est donné par Le Monde :

« Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant. » C’est en ces termes que le président de la COP21, Laurent Fabius, a présenté l’accord universel sur le climat qui a été adopté par consensus, le samedi 12 décembre au soir, par les 195 Etats participant à la conférence. « Le texte, a-t-il ajouté, constitue le meilleur équilibre possible, un équilibre à la fois puissant et délicat, qui permettra à chaque délégation de rentrer chez elle la tête haute, avec des acquis importants. » Décryptage des points essentiels.

  • En dessous de 2 °C, si possible 1,5 °C

L’accord est plus ambitieux que l’objectif initial de la COP21, qui visait à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. Il prévoit de le maintenir « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ». Et ce « en reconnaissant que cela réduirait significativement les risques et impacts du changement climatique. »

La mention du seuil de 1,5 °C était une revendication portée par les petits Etats insulaires menacés de submersion par la montée des mers. Elle a surtout une portée symbolique et politique, rester sous le plafond de 1,5°C étant irréaliste en l’état actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Ce volontarisme est contrebalancé par la faiblesse de l’objectif à long terme de réduction des émissions mondiales. Il est seulement prévu de viser « un pic des émissions mondiales de gaz à effet de serre dès que possible ». Des versions antérieures retenaient un objectif de baisse de 40 % à 70 %, ou même de 70 % à 95 %, d’ici à 2050. Ces mentions, jugées trop contraignantes par certains pays, ont été gommées. A plus long terme, « dans la seconde moitié du siècle », l’objectif est de parvenir à « un équilibre » entre les émissions d’origine anthropique et leur absorption par des puits de carbone (océans, forêts ou, sans que le texte le formule explicitement, enfouissement du CO2).

Rappelons que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) juge nécessaire de baisser de 40 % à 70 % les émissions mondiales d’ici à 2050, pour éviter un emballement climatique incontrôlable.

  • « Sur la base de l’équité »

La différenciation des efforts qui doivent être demandés aux différents pays, en fonction de leur responsabilité historique dans le changement climatique et de leur niveau de richesse – ou de pauvreté – a, cette fois encore, cristallisé l’opposition entre Nord et Sud. Le texte rappelle le principe des « responsabilités communes mais différenciées » inscrit dans la Convention onusienne sur le climat de 1992.

Il pose que les efforts doivent être accomplis « sur la base de l’équité », et acte que « les pays développés continuent de montrer la voie en assumant des objectifs de réduction des émissions en chiffres absolus ». Les pays en développement « devraient continuerd’accroître leurs efforts d’atténuation (…) eu égard aux contextes nationaux différents », formulation qui prend donc en compte leur niveau de développement. Enfin, l’accord souligne qu’« un soutien doit être apporté aux pays en développement » par les nations économiquement plus avancées.

  • 100 milliards de dollars, « un plancher »

Pour solder leur « dette climatique », les pays du Nord ont promis à ceux du Sud, en 2009, de mobiliser en leur faveur 100 milliards de dollars (91 milliards d’euros) par an, d’ici à 2020. Les nations pauvres veulent davantage, après 2020, pour faire face aux impacts du dérèglement climatique, sécheresses, inondations, cyclones et montée des eaux.

Le texte entrouvre une porte, en faisant de ces 100 milliards « un plancher », qui est donc appelé à être relevé. De plus, « un nouvel objectif chiffré collectif » d’aide financière devra être présenté « avant 2025 ». C’est une nette avancée, même si elle laissera les pays pauvres sur leur faim.

  • Pas de compensation pour les pertes et dommages

Sur ce sujet très sensible pour les pays les plus menacés par le dérèglement climatique, l’accord reconnaît « la nécessité d’éviter et de réduire au minimum les pertes et dommages associés aux effets négatifs du changement climatique, incluant les événements météorologiques extrêmes [inondations, cyclones…] et les événements à évolution lente [montée des eaux…], et d’y remédier, ainsi que le rôle joué par le développement durable dans la réduction du risque de pertes et dommages ».

Mais il se contente, de façon très générale, de mentionner que les parties « devraient renforcer la compréhension, l’action et le soutien » sur cette question. Il exclut toute « responsabilité ou compensation » des pays du Nord pour les préjudices subis par les pays en développement.

  • Des engagements revus tous les cinq ans

C’est un point essentiel de l’accord. Les « contributions prévues déterminées au niveau national » annoncées par les Etats, c’est-à-dire leurs promesses de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, sont aujourd’hui nettement insuffisantes pour contenir le réchauffement à un maximum de 2 °C, et a fortiori de 1,5 °C. A ce jour, 190 pays sur 195 ont remis leurs contributions qui, additionnées, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement d’environ 3 °C. Ces engagements seront annexés à l’accord, mais ils n’en font pas partie stricto sensu. Etant volontaires, ils n’ont pas de valeur contraignante.

Lire aussi : Accord ou pas, les émissions mondiales de CO2 vont continuer à croître

Le texte prévoit un mécanisme de révision de ces contributions tous les cinq ans, donc théoriquement à partir de 2025, l’accord global devant entrer en vigueur en 2020. Un « dialogue facilitateur » entre les parties signataires doit être engagé dès 2018 sur ce sujet.

Pour les ONG, le rendez-vous de 2025 est beaucoup trop tardif. L’Union européenne, les Etats-Unis, le Brésil et quelque 80 pays en développement, réunis au sein d’une Coalition pour une haute ambition, qui s’est constituée durant la COP, envisageaient de prendre les devants en s’engageant à une première révision avant 2020.

  • Possibilité de retrait

Pour entrer en vigueur en 2020, l’accord devra être ratifié, accepté ou approuvé par au moins 55 pays représentant au moins 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais, « à tout moment après un délai de trois ans à partir de l’entrée en vigueur de l’accord pour un pays », celui-ci pourra s’en retirer, sur simple notification.

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Rony Brauman : « Le climat actuel m’accable et m’inquiète »

 
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Publié par le 19 février 2015 dans général, société

 

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Comprendre ce qui se passe dans le Donbass

L’écrivain russe donne un témoignage exclusif sur la guerre dans le Donbass au cours du Salon du livre russe le 30 janvier 2015

 
 

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D’ouragans en sécheresses, le climat chahuté de l’Amérique latine

amerique latine

Comme on l’a vu hier,  La Pire sécheresse depuis 80 ans frappe à Sao Paulo (Brésil) et sonne l’alarme pour la planète , et je notais que c’était vrai pour toute l’Amérique : ici des précisions . Z .

Palacaguïna (Nicaragua) (AFP) – « Pour survivre, j’ai dû vendre un veau pour pouvoir acheter du maïs », raconte Teodoro Acuña Zavala, 64 ans, victime de la sécheresse au Nicaragua, dernier exemple des phénomènes climatiques extrêmes qui touchent de plus en plus l’Amérique latine.

Dans son hameau de Palacaguïna, dans le nord du pays, Teodoro regarde les poules picorer les restes de sa parcelle de maïs, dévastée par le manque d’eau. Il se rappelle comment, il y a 16 ans, c’est l’ouragan Mitch qui avait frappé son terrain.

Cette année, « ça a été pire que toutes les autres » sécheresses, confie cet homme au visage buriné par le soleil, avec seulement « huit jours » de pluie depuis le début de l’année. En contrebas de sa modeste maison, la rivière n’est plus qu’un chemin rocailleux.

« Jamais » on n’avait vu ça, renchérit Guillermina Inglesia, 54 ans, qui tient une petite boutique d’alimentation près de là. « Nous sommes inquiets, que va-t-on faire maintenant ? Si la sécheresse continue, de quoi va-t-on dépendre ? Si nous n’avons ni maïs ni haricots, nous sommes pratiquement sans nourriture. »

L’Amérique latine accueille, à Lima du 1er au 12 décembre, la 20e conférence de l’ONU sur le changement climatique, un phénomène auquel elle est particulièrement vulnérable, explique Sönke Kreft, chargé de ces questions au sein de l’ONG allemande Germanwatch, qui évalue les pays les plus fragiles en la matière.

« Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes sont en tête dans tous nos classements, surtout celui à long terme », qui mesure les effets sur 20 ans, en termes de décès, de dégâts matériels et économiques, de l’évolution du climat, explique-t-il.

Dans son dernier classement, Germanwatch situe le Honduras premier, Haïti troisième et le Nicaragua quatrième, parmi les pays ayant le plus souffert du changement climatique entre 1993 et 2013. L’ONG dévoilera sa nouvelle classification début décembre à Lima.

« C’est surtout parce que la région est fréquemment touchée par des ouragans », explique David Eckstein, un des responsables du classement, qui note que « l’intensité et la fréquence des ouragans ont clairement augmenté au cours des dernières années ».

Fin 2012, la Banque mondiale avait estimé que l’Amérique latine et les Caraïbes seraient « une des régions les plus affectées par la hausse de la température », malgré sa faible contribution (12,5%) aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

« Le Mexique et la majorité de l’Amérique centrale deviennent plus secs, l’Amérique du Sud devient plus humide dans sa partie nord et sud-est, mais le centre du Chili et le sud du Brésil s’assèchent », explique Rodney Martinez, membre de la commission de climatologie de l’Organisation météorologique mondiale.

Et « les principales preuves du changement climatique, ce sont les événements (climatiques) extrêmes, de plus en plus nombreux », comme les ouragans et les épisodes de sécheresse.

Tania Guillen, qui représente l’ONG nicaraguayenne Centro Humboldt dans les discussions internationales sur le climat, peut en témoigner : « Cette année, dans la région, toute la zone du couloir sec, du Guatemala au Honduras et au Nicaragua, a souffert de la sécheresse, ce qui a affecté la production d’aliments. »

« Puis, après trois mois de sécheresse, est arrivée la saison des pluies et nous avons eu des inondations, qui ont fait une trentaine de morts. »

Mais la pluie n’est venue que dans une partie du Nicaragua, et la sécheresse a persisté partout ailleurs, retardant d’un mois le début de la récolte du café.

« Le changement climatique, ce n’est pas seulement une hausse de la température, c’est aussi que le climat devient variable : on a une année sèche, une année humide, une année froide, une année chaude », confirme Henry Mendoza, responsable technique de l’association nicaraguayenne de petits producteurs de café Cafenica.

Au Nicaragua, le Centro Humboldt, qui étudie avec l’ONG Oxfam la possibilité d’un plan d’aide humanitaire pour les populations affectées par la sécheresse, s’inquiète aussi face aux « choses bizarres » qu’elle note désormais dans le climat, comme la multiplication de tornades ou les pics de température, jusqu’à 8 degrés au-dessus de la moyenne habituelle.

© AFP

– See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2014/11/24/douragans-en-secheresses-le-climat-chahute-de-lamerique-latine/#sthash.3tFe4YOE.dpuf

 
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Publié par le 27 novembre 2014 dans Climat - Environnement, général

 

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