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Archives de Tag: le Bitcoin

Le Bitcoin signale-t-il le début du krach ? Qu’en pense l’or ?

Je pense définitivement que nous sommes au début de la fin, l’apocalypse financière se profile, ce que nous voyons ce sont fondamentalement les prémisses. D’aprés moi la prédiction ummite est hyper pertinente, j’en reparlerai : un effondrement entre 2019 et 2022 me parait trés plausible . Mais vu que 2 factions de l’élite s’affrontent dont une qui veut l’effondrement le plus vite possible, il se peut que ce soit en 2018 mais ça me parait un peu tôt …. Incroyable cette prédiction ummite sur twitter quand même, désolé d’en parler dans un papier d’économie « sérieux » mais la coïncidence est trop fabuleuse !!! Z 

La chute du bitcoin marque-t-elle le début d’une nouvelle crise financière ? Quoi qu’il advienne, l’or semble aujourd’hui un placement très raisonnable.

Tout a commencé avec le bitcoin

Peut-être que si nous sommes au début du grand krach, nous lirons bientôt dans les médias : « tout a commencé avec le bitcoin »…

L’essor du bitcoin marque à la fois la folie spéculative qui règne 10 ans après la crise financière de 2008 et la défiance grandissante du public à l’égard des manoeuvres des banquiers centraux.

Le bitcoin est – selon moi – non pas une monnaie, mais un réseau de transaction libre et ouvert dont la promesse est de ne pas être pollué par les banques centrales.

Avec l’instauration de monnaies fiduciaires sans lien avec l’or ou l’argent, tout est devenu dette. Votre « argent » en banque n’est qu’une reconnaissance de dette de la banque à votre égard. Transférer de l’argent en bitcoin revient donc à adhérer à un club de gens solvables (chacun paye ses bitcoins comptant) qui souhaitent effectuer des transactions entre eux sans que les unités de comptes utilisées dépendent des caprices d’une banque centrale.

Il s’agit de ma version du bitcoin. Mais la plupart des gens qui se sont récemment rués sur cette monnaie virtuelle on simplement vu que « ça montait » et par conséquent ils voulaient « en être ».

Effet domino: bitcoin, actions, obligations

La baisse du bitcoin a été suivie d’une chute des marchés actions. Le tout sur fond de chute lente des obligations (lorsque les taux montent les obligations baissent).

Est-ce le début du grand krach et d’une nouvelle crise financière ? Nous savons que tout est trop cher et que tout est bulle : actions, obligations, immobilier. Mais ce n’est pas une raison suffisante. Cela fait longtemps que tout est trop cher, probablement depuis 2015. Depuis trois ans, tous ces actifs trop chers n’ont pas cessé de le devenir encore plus.

Mon collègue britannique Nick Hubble se penche sur une batteries d’indicateurs et ce qu’ils peuvent nous indiquer de la situation présente. Il conclut que la meilleure façon de rester investi est d’acheter ce qui aujourd’hui n’est pas cher.

Ce qui m’amène à l’or.

L’or: un bitcoin matériel et tangible

L’or est à la fois un bitcoin matériel et tangible. Ceux qui ont de l’or sont solvables car ils possèdent un actif financier qui n’est pas de la dette.

L’or n’est pas cher…

Voici un graphique montrant l’évolution de l’or (en jaune) de l’argent (en gris) et des indices Dow Jones (en bleu) et S&P 500 (en rouge).

J’ai choisi exprès un graphique de très long terme qui commence en 1970, sachant que le dollar a été décroché de l’or en août 1971. C’est à cette date que nous avons basculé dans le créditisme. Un système où la monnaie est devenue du crédit (et donc de la dette).

Source : http://longtermtrends.net/stocks-vs-gold-comparison/

 

Mais le fait est que, depuis 2000 ou 2008, l’or a mieux performé que les actions. L’or peut réellement être un placement, même s’il n’est rien d’autre qu’un morceau de métal qui ne rapporte pas de rendement.

L’or ne souffre pas des hausses de taux de la Fed

Il faut bien comprendre la nature de l’environnement dans lequel l’or grimpe. Parce que ces conditions sont sur le point de se répéter. Voici un graphique de Bloomberg. Il vous montre que le prix de l’or a réagi à la hausse à chaque relèvement des taux d’intérêt au cours de ces dernières années.

Intuitivement, cela paraît bizarre. Lorsque la Fed augmente ses taux directeurs, elle réduit la masse de crédit qui rentre dans le système.

Or : un marché haussier qui ne fait que commencer

Le marché haussier de l’or ne fait que commencer. Et peut-être qu’une poussée d’inflation commence à se former, comme dans la période 1970-1980. A cette époque, les taux d’intérêt montaient mais en retard sur l’inflation. Des rendements nets négatifs (le rendement d’un placement quelconque diminué de l’inflation) ont alors poussé les gens à se réfugier dans l’or.

Krach ou pas, l’or (et l’argent) à moyen terme semble donc une très bonne option aujourd’hui.

En achetant de l’or maintenant :

  • vous suivez la grande règle : vous achetez pas cher pour pouvoir revendre plus cher ;
  • vous vous protégerez contre un éventuel krach obligataire et monétaire ;
  • vous vous protégerez contre une éventuelle poussée d’inflation.

Si nous sommes au début du krach, l’or pourrait connaître un recul car les investisseurs professionnels qui en ont peuvent être contraints de le vendre pour éponger leurs pertes.

Cependant, ces mêmes investisseurs en ont beaucoup moins qu’en 2008. Ils n’ont pas acheté un actif qui baisse depuis 2012. Donc les ventes et le recul seront bien plus limités que lors de la crise de 2008.

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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Le bitcoin passe sous la barre des 6.400 dollars

Je ne vois pas de support avant les 5000 $ si la chute continue … Tiens c’est tout frais il est déjà remonté à 8500 !!!! Z

Le cours du bitcoin a encore flanché ce mardi 6 février en passant sous la barre des 6.400 dollars, pour la première fois depuis novembre dernier, selon les chiffres de Coindesk. Alors que lundi, il s’échangeait encore à 8.500 dollars.

Cet effondrement intervient presque deux mois après le record établi à 17.000 dollars. Les internautes se disent extrêmement préoccupés par la série de secousses vécue ces derniers temps par la monnaie virtuelle. De nombreux utilisateurs ont été pris de panique, surtout que les experts parlent de signes d’éclatement de la bulle bitcoin.

Toutefois, certains tentent de minimiser les dégâts de la tempête soufflant sur les médias sociaux et d’affirmer que le bitcoin reste un bon investissement.

 

D’autres, d’ailleurs bien plus nombreux, essaient de voir la situation avec humour:

 

Le bitcoin, qui frôlait les 20.000 dollars en décembre dernier, a été lancé en 2009. Il s’appuie sur un système de paiement de pair-à-pair basé sur la technologie dite «blockchain» ou «chaîne de blocs». Il s’échange sur des plateformes spécifiques sur internet et n’a pas de cours légal. Il n’est régi ni par une banque centrale ni par un gouvernement mais par une vaste communauté d’internautes et est accepté dans un nombre grandissant de transactions (restaurants, immobilier, etc.).

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Publié par le 7 février 2018 dans économie, général, International

 

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Le gouvernement veut réglementer le Bitcoin pour faire face aux risques d’évasion fiscale

Le gouvernement veut réglementer le Bitcoin pour faire face aux risques d'évasion fiscale

Je vous le dis, On y arrive doucement mais sûrement . Pas grave, vous pouvez toujours vous reporter sur les autres cryptos si vous voulez vraiment essayer, comme l’Etheréum, le Ripple ou encore le monéro, à condition bien sur qu’elles échappent aux futures réglementations, ce qui n’est pas du tout garanti, surtout en France dont le gouvernement est à la pointe de la réflexion sur la question : je crains qu’à terme il ne soit impossible d’y échapper sous couvert de lutte contre « la criminalité » (pas celle des banksters, évidemment) …. Z  

Pour lutter contre de «possibles détournements financiers» liés au Bitcoin, le ministre de l’Économie a confié une mission sur la cryptomonnaie à un ancien sous-gouverneur de la Banque de France, chargé de proposer des pistes pour la réglementer.

La popularisation du Bitcoin inquiète le gouvernement qui semble bien décidé à s’y attaquer. Dénonçant «les risques de spéculation et les possibles détournements financiers» liés à la célèbre cryptomonnaie, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire entend la réglementer, comme il l’a confié à l’occasion de la cérémonie des vœux aux acteurs économiques à Bercy, le 15 janvier.

Un combat que Bruno Le Maire souhaite mener sur deux fronts : à l’international tout d’abord, en demandant à ce que la présidence argentine du G20 «se saisisse de cette question». Mais aussi au niveau national, le ministre ayant mandaté Jean-Pierre Landau, ancien sous-gouverneur de la Banque de France, pour mener «une mission sur les cryptomonnaies».

«Cette mission me proposera des orientations sur l’évolution de la réglementation pour mieux en maîtriser le développement et empêcher leur utilisation à des fins d’évasion fiscale, de blanchiment ou de financement d’activités criminelles ou de terrorisme», a ainsi expliqué le ministre.

Une tâche difficile qui incombe donc à Jean-Pierre Landau, spécialiste de la finance internationale. Diplômé de HEC et de l’ENA, il a notamment été administrateur pour la France au Fonds Monétaire International (FMI) ainsi qu’à la Banque mondiale à Washington, de 1989 à 1993. Il a ensuite été nommé directeur de la Direction des relations économiques extérieures (DREE) du ministère de l’Économie et des Finances. Passé par l’Inspection des finances, il a aussi été administrateur pour la France à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). De 2006 à 2011, il a été sous-gouverneur de la Banque de France, membre du conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux (BRI) et membre du Forum de stabilité financière.

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Publié par le 19 janvier 2018 dans économie, général

 

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Le bitcoin revient sous 10.000 dollars, sa chute atteint 50% en un mois

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La bulle explose déjà ?? 

L’ampleur du boom de Bitcoin (avant qu’il ait perdu jusqu’à 48% vs son plus haut du 18 décembre) suggère que les investisseurs ont des raisons d’être inquiets .

Cependant, les Bulls disent que le boom de Bitcoin est loin d’être terminé, et qu’il ne suffit pas de mesurer les gains de prix pour analyser un marché. Alors que la récente dégringolade a alarmé certains investisseurs, la crypto-monnaie a rebondi  de plusieurs précédents dépassant 50% de chute. Si Bitcoin est devenu une forme largement acceptée « d’or numérique », comme l’a  prédit  Cameron Winklevoss  , il pourrait augmenter beaucoup plus  . Z

Le cours du bitcoin est tombé mercredi sous le seuil symbolique des 10.000 dollars, accusant une perte de 50% sur son pic de la mi-décembre et de plus de 15% sur la séance, alors que se multiplient les appels à la réglementation des cryptomonnaies.

Le prix du bitcoin, moyen de paiement virtuel qui n’est pas régulé, est tombé mercredi sous les 10.000 dollars pour un bitcoin, niveau sous lequel il n’était pas passé depuis début décembre dernier. Vers 14H25 GMT (15H25 à Paris), le cours de la crypto-monnaie est tombé à 9.730,42 dollars pour un bitcoin, son niveau le plus faible depuis le 1er décembre et une chute de près de 50% depuis son sommet historique atteint le 18 décembre, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg. Le bitcoin ne valait que quelques cents à son lancement en février 2009 par un ou plusieurs informaticiens se cachant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto et avait atteint le mois dernier 19.511 dollars.

Toutes les crypto-monnaies étaient affectées par la baisse, selon la plate-forme d’échange coinmarketcap.com: l’ethereum, le ripple et le bitcoin cash y perdaient mercredi vers 14H25 GMT respectivement 23,53%, 27,86% et 21,71% sur 24 heures, tandis que le bitcoin était en baisse de 16,54% sur la même période. Le bitcoin, système de paiement de pair-à-pair, est présent sur des plates-formes d’échange spécifiques et non sur des marchés régulés. Il n’a pas de cours légal et n’est pas régi par une banque centrale ou un gouvernement, mais par une vaste communauté d’internautes.

Des signaux d’alertes

Son point fort pour ses partisans est qu’il ne peut ainsi pas être soumis à la tentation de la « planche à billets », mais ces critiques soulignent son opacité et extrême volatilité, dénonçant la création d’une bulle spéculative. « Les investisseurs spéculatifs quittent le navire », a observé Craig Erlam, analyste chez Oanda.

https://www.zerohedge.com/sites/default/files/inline-images/20180117_crypto2.png

« Cela ne veut pas dire que le bitcoin va s’effondrer, mais les signaux d’alertes de ces dernières semaines se sont confirmés », a poursuivi l’analyste, pour qui il faut désormais voir combien de temps les crypto-monnaies vont mettre à reprendre pied.

Selon des analystes, la dégringolade du bitcoin s’explique notamment par les indications d’un durcissement des autorités à l’égard des crypto-monnaies, notamment en Corée du Sud et en Chine.

(avec AFP)

 
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Publié par le 18 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Pourquoi le monero menace le bitcoin

 
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Publié par le 16 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Le bitcoin : l’arme secrète des banques pour tuer l’or ?

[titre article pour referencement]

Il est évident que les élites ont la main sur un outil si important que le BTC depuis le début . On a même déjà évoqué sa création par l’état profond étasunien, mais je pense que ça va bien plus haut . C’est que le BTC a diverse utilités, notamment celle de remplacer l’or comme valeur refuge et de préparer le public à la dématérialisation de la monnaie (fin du cash) .  Entre autres .. Z . 

Selon certains économistes, l’engouement pour le bitcoin aurait été favorisé par le milieu bancaire pour écarter l’or et l’argent face aux différentes crises de ces 10 dernières années.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui pensent que le bitcoin a attiré tous les investisseurs qui, normalement auraient dû se tourner vers les métaux précieux pour contrecarrer les manipulations des banques et reprendre la main sur leur capital. Franchement, y voir une coïncidence au sortir de la plus grosse crise financière de ces 50 dernières années semble bien naïf. Évidemment, le phénomène bitcoin n’est pas né du hasard et le timing apparaît particulièrement bien tombé pour permettre une reconstitution rapide des centaines de milliards de dollars-dettes perdus dans la bataille des subprimes.

Des faits troublants

On pourrait s’étonner par exemple qu’à l’heure où plus rien ni personne ne saurait rester masqué grâce à l’interconnexion de tous les réseaux à travers le globe, on n’arrive toujours pas à savoir précisément qui a inventé le bitcoin. On pourrait également trouver curieux que la NSA se retrouve impliquée à un moment ou à un autre du processus, même si on a tenté de faire oublier ce détail. Pour rappel, un rapport très complet publié par l’agence en 1997 et intitulé « How to make a mint : The cryptography of anonymous electronic cash » détaillerait tout l’écosystème du Bitcoin en allant même jusqu’à évoquer les risques de blanchiment d’argent. Je vous laisse trier le bon grain de l’ivraie autour de cette histoire grâce à notre ami Google qui en sait de toute façon bien moins que ce qu’on aimerait qu’il nous en dise.

Enfin, on pourrait s’interroger sur l’engouement premier des institutions bancaires et politiques pour ce qui aurait au contraire dû, au mieux les laisser indifférent, au pire les inquiéter.

Des autorités étrangement favorables… au début

Ainsi, alors que l’économiste reconnu Milton Friedman appelait lui-même de ses vœux la création d’une monnaie virtuelle permettant de réaliser destransactions anonymes sur Internet (en gros, la porte ouverte au cyber-crime organisé), on voit apparaître dès le mois d’octobre 2012 (en pleine crise de l’euro) un rapport de la Banque Centrale Européenne sur les monnaies virtuelles qui compare finalement le bitcoin au cash en n’y voyant ni plus ni moins d’avantages ou d’inconvénients.

De leur côté, les Américains ne sont pas en reste et, en octobre 2013, quelques jours à peine après que l’Allemagne a octroyé au bitcoin le statut officiel de monnaie privée, Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale des États-Unis, adresse une lettre à un comité du Sénat dans laquelle il présente le Bitcoin comme un système de paiement rapide, sûr et efficient. En novembre de la même année, la FED en remet une couche en accompagnant cette fois ses avis positifs par l’aval du Département Américain de la Justice qui qualifie alors le bitcoin de monnaie « légitime ».

Un peu trop gros…

Je crois que c’est là que le poisson est devenu trop gros. Ils en ont trop fait pour qu’on ne les soupçonne pas d’avoir été plus ou moins impliqués dans la création de ce nouveau monstre financier dont le fonctionnement cumulait tous les excès du capitalisme spéculatif le plus pur, et il a bien fallu qu’ils fassent machine arrière.

Car, au lieu de créer la confiance, tout cet enthousiasme bon enfant a surtout fini par éveiller la méfiance. Et après avoir bien progressé durant 3 ou 4 ans, les cours du bitcoin ont commencé à accuser le coup. Et certains “crypto-activistes” se sont dit que l’intérêt des pouvoirs publics allait forcément se transformer un jour ou l’autre en appétit et que ce beau projet libertaire allait, comme tous les autres, finir sous la domination des institutions financières classiques.

Mais au fait, quel aurait été l’intérêt des institutions financières pour le bitcoin ? On a souvent dit que le bitcoin et l’or répondaient à des mécanismes similaires et qu’ils avaient également tendance à se comporter plus ou moins de la même façon. En économie, on a même été jusqu’à qualifier le bitcoin de “monnaie pseudo métallique” : rareté, quantité finie, difficulté d’obtention (par “minage” même si ça ne signifie pas exactement la même chose dans les deux cas), etc. Or, selon certains experts de l’investissement, cette comparaison est un non-sens, car s’il y a bien une chose qui pourrait faire exploser le bitcoin, c’est bien un retour en grâce des métaux précieux.

Banques et Bitcoin, même combat contre l’or

En effet, d’un côté on a une monnaie virtuelle, sans contrepartie physique, sans aucune matière sous-jacente et donc susceptible d’être réduite à néant en quelques clics. De l’autre côté, on a une monnaie physique, universellement reconnue, dotée d’une valeur intrinsèque historique, incontestable, parfaitement convertible et dont même les banques centrales constituent des stocks considérables en guise de réserves de valeur. Si cette dernière “monnaie” devait tout à coup être présentée avec autant de qualités et de complaisance que les institutions financières modernes en ont mis pour vanter les mérites du bitcoin, il est évident qu’entre acheter une pseudo devise numérique impalpable, susceptible de disparaître à la première coupure de courant, et de bonnes et belles pièces d’or ou d’argent, inaltérables, éternelles et universellement convertibles, les investisseurs auraient vite fait de choisir. Et pas forcément en faveur du bitcoin.

Seulement voilà, l’or et l’argent, les banques n’en veulent plus car ils mettent à mal leur belle mécanique de monnaie-dette mise en place depuis plus de 40 ans maintenant par les Américains. Et étrangement, ce sont ces mêmes métaux précieux qui, en étant subitement prisés par les investisseurs ou les épargnants pourraient reléguer les crypto-devises au rang de curiosités amusantes permettant au mieux à quelques geeks de s’échanger des artefacts virtuels sur des jeux en réseau.

Bitcoin et banquiers ont donc bien le même ennemi: l’or. On comprend mieux alors l’intérêt des banques à booster les cyber-monnaies à leur démarrage pour mieux écraser les métaux précieux. De là à imaginer qu’elles aient pu, à un niveau ou un autre, influer sur leur création, je laisse cette supposition à ceux qui voudront s’amuser à décortiquer d’éventuels nouveaux complots.

Réactions des premiers acteurs du marché de l’or

Toujours est-il que cet engouement pour les bitcoins et consorts n’a pas été du goût de tout le monde. À commencer par les Chinois qui, eux en revanche, aimeraient bien mettre à mal l’hégémonie du dollar et, grâce à leur position de leader sur le marché de l’or, placer ce dernier comme alternative crédible à un éventuel futur nouveau système monétaire international. De fait, dès le 5 décembre 2013, la Banque centrale de Chine annonce qu’elle incite les institutions financières et bancaires du pays à ne pas utiliser le bitcoin. Et quand le régime chinois “incite”, ça sonne un peu comme une interdiction à laquelle il serait prudent de ne pas déroger…

Dans la foulée, l’Inde (autre gros acteur du marché de l’or) s’émeut également et publiquement de la forte poussée des cours de la crypto-monnaie et même la Banque de France (dont on commence à l’époque à dire qu’elle se rapproche de plus en plus des intérêts Russes et Chinois face à un Oncle Sam de plus en plus dominateur) publie également une note assez hostile au Bitcoin. Alors qu’elle n’était pas si inquiète que cela quelques mois auparavant.

Première conséquence, les cours du bitcoin s’effondrent et évoluent désormais entre 400 et 500 dollars après avoir valu plus du double quelques semaines auparavant. Mais ce n’est que temporaire et la vraie carrière de rebelle du bitcoin ne fait que commencer. Lâchée officiellement par de plus en plus d’États et de gros acteurs politiques et économiques mondiaux, la crypto-devise redore son blason de monnaie libre et indépendante. Sa valeur repart à la hausse et, cette fois, plus rien ou presque ne l’arrêtera jusqu’à atteindre près de 20000 dollars3 ans plus tard.

L’or a perdu une bataille, mais le bitcoin n’a pas gagné la guerre

C’est clair, jamais l’or ne pourra rivaliser avec de telles performances. Les banquiers sont satisfaits, rassurés et, en dépit de tout le mal qu’ils ont pu dire de cette vilaine crypto-devise depuis 2014, les voilà presque réconciliés avec le bitcoin, au point qu’il en viennent désormais à créer de nouveaux instruments financiers destinés à faire entrer la monnaie virtuelle dans l’économie mondiale par la grande porte : les marchés boursiers !

Entre-temps, on a inventé les ICO (des levées de fonds équivalant à plusieurs millions de dollars à base de bitcoins… qui restent néanmoins interdites en Chine), de nombreux États (dont la France) ont autorisé les transactions en bitcoin, idem pour de grosses entreprises au nombre desquelles on trouve même Microsoft, Dell ou Apple qui ont accepté d’échanger de vrais produits manufacturés contre une monnaie complètement dématérialisée. Sans oublier toutes ces institutions et ces sociétés qui proposent désormais de vendre de l’immobilier ou même des métaux précieux contre du bitcoin.

Oui, vous avez bien lu, de l’or et de l’argent contre des bitcoins ! En France, on trouve déjà le Comptoir de Change Opéra (CCO) qui propose lingots, onces et pièces d’or et d’argent contre bitcoins, mais nos voisins Suisses qu’on imaginait plus cartésiens semblent eux avoir carrément perdu la tête face à la crypto-devise puisque vous pouvez désormais acheter des lingots et des pièces en or et en argent contre des bitcoins chez Lingot Swiss, bitcoincommodities.com, jmbullion.com, bitgild.com, amagimetals.com, etc. Je vous épargne toutes les autres plateformes internationales similaires dont la stratégie revient en fait àéchanger de vraies richesses contre des fausses.

Le début de la fin pour le bitcoin ?

Là encore, seuls ceux qui possèdent un nombre suffisant de bitcoins seront en mesure de les convertir en métaux précieux (ou en d’autres biens qualifiés de valeurs refuges comme de la joaillerie, des œuvres d’art, voire de l’immobilier à terme). Mais, au final, que pensez-vous qu’il va alors se passer ?

Les anciens millionnaires en bitcoins qui seront devenus millionnaires en or, en argent, en œuvres d’art ou même en immobilier, vont-ils se contenter des rendements faméliques qu’on leur consent actuellement sur la base de leur nouveau patrimoine ? Vont-il accepter d’être taxés, voire surtaxés, sans chercher par un moyen ou par un autre à redynamiser le marché des biens physiques qui constituent désormais leur nouvelle fortune ?

Car, qu’ils soient millionnaires en bitcoin ou en euros, Bercy a bien prévenu les Français : toute plus-value, même virtuelle devra être imposée. Et la détention d’un compte en bitcoin entrera de plein droit dans le patrimoine de son propriétaire. Idem pour les transactions : les gains tirés de la vente de bitcoins seront soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) si les transactions sont occasionnelles, mais constitueront une activité professionnelle taxée comme telle dès lors que les transactions deviendront régulières. Enfin, les dons de bitcoins seront soumis aux droits de mutation à titre gratuit et, là encore, donneront lieu à une imposition adaptée.

Donc, quitte à se retrouver de toute manière sous le giron fiscal de l’État, sans doute est-il plus raisonnable de disposer de vraies richesses tangibles, comme l’or et les métaux précieux qui ont toujours servi de valeurs-refuges.

Pour l’instant, les marchés boursiers sont en hausse, même si on ne sait plus trop pourquoi. Mais il suffit qu’une mauvaise conjoncture fasse redescendre les indices pour que, à l’instar de ce qui s’est passé entre 2009 et 2011, les investisseurs se remettent à se couvrir pour limiter leurs pertes. La question est alors simple : vont-ils se précipiter vers les bitcoins dont ils ne pourront sans doute jamais faire autre chose que de les échanger entre eux tant que les systèmes informatiques le leur permettront, ou bien vont-ils revenir vers les actifs tangibles qui ont toujours permis aux individus de traverser TOUTES les crises de l’histoire : l’or, l’argent et l’immobilier ?

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Publié par le 3 janvier 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Le bitcoin va-t-il faire plop ?

Infographie: Le bitcoin va-t-il faire plop ? | Statista

Le 21/12. Le bitcoin s’apparente-t-il à une bulle spéculative sur le point d’exploser ? Les observateurs des marchés financiers sont de plus en plus nombreux à craindre un effondrement de la monnaie virtuelle, dont la valeur a été multipliée par quinze depuis le début de l’année 2017. Son entrée en fanfare sur le Chicago Board Options Exchange le 10 décembre dernier confirmait l’intérêt des investisseurs pour la crypto-monnaie, avant que celle-ci ne perde subitement 3 % de sa valeur hier matin.

De nombreux indicateurs laissent penser que la folie bitcoin pourrait suivre le destin d’autres bulles spéculatives historiques : selon des données compilées par Bloomberg, le cours sur coût de transaction du bitcoin s’élevait à 708 fin novembre 2017. À titre de comparaison, le ratio cours sur bénéfices du marché immobilier était de 51 aux États-Unis dans les années 2000, et celle de la bulle Internet de 175 dans les années 1990.

Vous trouverez plus de statistiques sur Statista

 
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Publié par le 26 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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