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L’Amérique perdue ou comment les « services » et les médias contrôlent les citoyens

« AFIN DE POUVOIR ÊTRE EN SÉCURITÉ, LES AMÉRICAINS DOIVENT ÉGALEMENT CONSENTIR À ÊTRE ESPIONNÉS SUR CHAQUE COURRIEL, CHAQUE SITE INTERNET VISITÉ, CHAQUE APPEL TÉLÉPHONIQUE, CHAQUE LETTRE ÉCRITE, CHAQUE UTILISATION DE CARTE DE CRÉDIT… LES CITOYENS NE SERONT PAS EN SÉCURITÉ S’ILS N’ACCEPTENT PAS DE VIVRE SOUS L’ÉTAT POLICIER LE PLUS ABSOLU DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ ».

Cette citation tirée de la préface du livre de Paul Craig Roberts illustre la problématique de son livre (L’Amérique perdue, du 11 septembre à la fin de l’illusion Obama, éditions Xenia) sur la fabrique du consentement ou comment une oligarchie puissamment aidée par la presse dominante met en fermage une population peu armée pour résister à cette mise en coupe réglée.

Paul Craig Roberts n’a rien d’un hurluberlu et connaît le système de l’intérieur. Économiste, ancien membre de l’équipe de Reagan, membre de l’Institut Hoover, opposant résolu de la politique de George Bush et des néoconservateurs, il anime un blog suivi par des millions d’américains. Son livre reprend l’essentiel de ses articles entre août 2008 et novembre 2016 au lendemain de l’élection de Donald Trump.

Wikileaks fournit une bonne illustration d’une politique de répression systématique contre ceux qui s’opposent à l’empire. Julian Assange citoyen australien vit comme un reclus depuis juin 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres craignant d’être extradé d’abord en Suède (à la suite d’une plainte fantaisiste d’agression sexuelle) puis aux Etats-Unis où Mike Huckabee ancien gouverneur de l’Arkansas et ex-candidat républicain à la présidence réclame ouvertement sa mise à mort. Amazon à la suite des pressions américaines a renoncé à diffuser les informations contenues dans les documents de Wikileaks. Les très nombreux médias influencés par George Soros ne seront pas en reste pour discréditer Assange.

Analysant l’élection présidentielle de novembre 2016 qui a vu la victoire de Donald Trump alors que les médias américains soutenaient quasi unanimement Clinton, Craig Roberts constate que « les médias prostitués et les institutions politiques des deux partis n’ont aucune crédibilité auprès du peuple américain ».

Il détaille ce qu’il considère comme une alliance entre les médias dominants (New York Times en tête) et l’État profond militaro-industriel pour développer l’atmosphère d’une nouvelle guerre froide avec la Russie, susceptible de relancer la course à l’armement et ses juteux profits, au risque de conflits qui pourraient embraser la planète. Son dernier article écrit au lendemain de la victoire de Trump envisagée comme une défaite majeure de l’oligarchie semble toutefois pêcher par optimisme au regard de l’alignement (contraint ?) de Trump sur les intérêts militaro-industriels des États-Unis quelques semaines après son élection. Au total ce gros livre renforcé d’un index sera utile à qui veut découvrir l’envers du décor de la politique de Washington ainsi que les relations complexes entre politiciens, industriels et professionnels du renseignement ou des médias.

OJIM, le 15 mai 2017

VOIR AUSSI : TRUMP CONTRE LES MÉDIAS ET LE « DEEP STATE »

L’Amérique perdue, du 11 septembre à la fin de l’illusion Obama, Paul Craig Roberts, éditions Xenia, 2017, 583p, 29 €

Source: Ojim.fr

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Ça me rend malade, car l’Amérique s’apprête à commettre une erreur qui va lui coûter extrêmement cher

Ça m’a rendu malade toute la journée. Les Etats-unis n’ont jamais été aussi près d’affronter la Corée du Nord qu’aujourd’hui et ce depuis que la guerre de Corée a pris fin en 1953.

Si Donald Trump ordonne le lancement d’une frappe militaire contre les installations nucléaires nord-coréennes, les conséquences pourraient être absolument catastrophiques. En cas d’agression de la part des États-Unis, la Corée du Nord a promis de prendre des mesures décisives et de frapper les bases militaires américaines au Japon et en Corée du Sud, ainsi que la résidence présidentielle à Séoul. En outre, ils ont aussi de vastes stocks d’armes chimiques et biologiques qu’ils pourraient également utiliser.

Pour avoir une idée du désastre qu’une poignée d’agents nord-coréens sont capables de faire à l’intérieur même de l’Amérique à l’aide d’armes biologiques, lisez cet article. Une frappe militaire sur la Corée du Nord pourrait être l’étincelle qui déclencherait une guerre mondiale où des millions d’individus perdraient la vie, et nous devons donc faire tout ce que nous pouvons pour empêcher que cela se produise. J’espère que les gens feront assez de bruit pour que Trump fasse marche arrière et décide de ne pas attaquer.

un peu plus tôt aujourd’hui, on m’a transmis l’importante information suivante. On m’a expliqué que je pouvais la partager avec tous mes lecteurs aussi longtemps que je conserve secrètement l’identité de la personne qui m’a confié cette information. Selon cette source, il semble qu’une attaque soit en cours de préparation…

Un lieutenant colonel de l’Air Force a dit que les B-52 situés à Guam étaient chargés de bombes, que les pleins étaient faits et que les réserves avaient été complétées. Les réserves ne sont uniquement complétées que lorsque les B-52 s’apprêtent à décoller.

A Kunsan tout indique le nord et toutes les voies aériennes sont fermées… Plus aucun trafic, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur.

7 escadres aériennes ont été envoyées dans la région ainsi que le porte avion Carl Vinson CVN-70 (avec 2 Commandants du Corps des Marines et un lieutenant colonel) qui a également été déplacé dans la zone.

Un lieutenant colonel et un capitaine ont dit que toutes les permissions pour Pâques avaient été annulées, que tout est prêt, en place, et des répétitions s’effectuent sur plusieurs théâtres d’opérations.

Nous sommes armés et parrés.

Séoul déplace les services gouvernementaux essentiels et le personnel militaire, et c’est aussi le cas pour ceux qui composent le commandement américain ainsi que le personnel qui sont situés à Yongsan, plus au sud vers Daegu.

ET… les soldats de la base militaire américaine Camp Red Cloud se tiennent prêts à partir en guerre.

Pour ceux qui ne le savent pas, « Kunsan » fait référence à une base aérienne américaine qui se situe à l’aéroport de Gunsan sur la côte ouest de la péninsule coréenne.

Mais ce n’est pas parce que l’armée se prépare, qu’une intervention va se matérialiser tout de suite. En fait, de nombreux signes indiquent que nous n’assisterons pas à une attaque américaine au cours des prochains jours.

D’une part, le vice-président Mike Pence devrait être en Corée du Sud dimanche et lundi. Donc, il semble tout à fait improbable que cela se produise pendant cette période.

En outre, Fox News a annoncé que l’administration Trump en est arrivée à la conclusion que la force militaire ne doit pas être utilisée face à la Corée du Nord…

Mais un responsable militaire américain, qui a souhaité conserver l’anonymat afin d’évoquer ce qui est planifié, a déclaré que les Etats-Unis n’ont pas l’intention d’utiliser la force militaire contre la Corée du Nord en réponse à un essai nucléaire ou à un tir de missile. Le responsable explique que les plans pourraient changer dans le cas improbable d’un missile nord-coréen qui serait lancé vers le territoire sud-coréen, japonais ou américain.

Mais bien entendu, les choses évoluent d’heure en heure avec l’administration Trump. jeudi, NBC News rapportait que l’armée américaine se tenait prête à « lancer une frappe préventive contre la Corée du Nord » si ces derniers s’apprêtaient à effectuer un test nucléaire…

Les États-Unis sont disposés à effectuer une frappe préventive contre la Corée du Nord s’ils ont suffisamment de preuves que la Corée du Nord se propose de procéder à son sixième test nucléaire, communique la chaîne de télévision NBC se référant à des sources au sein du renseignement américain.

La Corée du Nord a annoncé qu’on allait assister à un « important événement », et l’armée américaine indiquait que de nombreux signes montraient qu’un test nucléaire allait être effectué ce week-end. (tir raté au moment où je rédige cet article)

Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais cela ne fait aucun doute, l’Amérique n’a jamais été aussi proche de faire la guerre à la Corée du Nord qu’aujourd’hui, et je vais rejoindre des millions d’autres personne afin qu’à notre niveau, nous fassions tout pour empêcher que cela se produise.

Une guerre contre la Corée du Nord serait très différente des guerres que l’armée américaine a entrepris au Moyen-Orient. Le « Juche » est l’idéologie officielle du régime nord-coréen. Avec cette idéologie, les gens sont mis au centre de tout, et le « leader » est considéré comme étant au centre du peuple. En d’autres termes, « le chef » est presque élevé au rang de divinité.

C’est une philosophie délirante, mais ici en occident, nous devons bien comprendre que lorsque l’on évoque publiquement de se débarrasser de Kim Jong-Un à la télévision et sur Internet, ceci équivaut à menacer les nord-coréens de vouloir supprimer leur « dieu ».

Et c’est le nœud du problème puisque Kim Jong-Un est entouré d’une foule de partisans endoctrinés qui exécutent tous les ordres qu’il donne.

Ici, en occident, nous considérons comme très immoral d’utiliser des armes chimiques et biologiques contre des populations civiles innocentes, mais les Nord-Coréens ne partagent pas ces valeurs morales.

Les Nord-Coréens considèrent les Etats-Unis comme étant la pire menace au monde, et s’ils sentent leur mode de vie menacé par l’Amérique, ils n’hésiteront pas à utiliser ce genre d’armes.

Et bien entendu, ils menacent constamment d’utiliser des armes nucléaires contre les occidentaux. Encore aujourd’hui, j’ai lu un article qui évoque la façon dont les Nord-Coréens menacent de déclencher « une guerre nucléaire », et dans un autre où les Nord-Coréens ont expliqué qu’ils seraient « sans pitié » à toute provocation américaine.

Pyongyang a promis, vendredi, une « réponse sans pitié » à toute provocation de Washington, notamment de « pulvériser » les bases américaines en Corée du Sud en cas de guerre.

L’armée de Corée du Nord a durci le ton, vendredi 14 avril, face aux États-Unis. Pyongyang a promis une « réponse sans pitié » à toute provocation, alors qu’un porte-avions américain faisait route vers la péninsule coréenne.

Dans une déclaration publiée par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée assure que les bases américaines en Corée du Sud, « et les quartiers généraux du Mal », telle que la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre. « Plus les grosses cibles, comme des porte-avions à propulsion nucléaire se rapprochent, plus l’effet de frappes sans pitié sera grand », a affirmé Pyongyang.

La Corée du Nord est l’une des plus dangereuses nations au monde, et je serais satisfait si ce régime finissait par tomber.

Mais selon moi, une frappe militaire sur la Corée du Nord n’engendrera rien de bon.

Si les Nord-Coréens arrivaient à lancer ne serait-ce qu’une seule ogive nucléaire ou chimique sur une grande ville comme Séoul ou Tokyo, alors ce serait la pire catastrophe de toute l’histoire américaine en termes de politique étrangère. Les nord-coréens seraient tout de suite pointés du doigt, mais l’administration Trump serait tenue pour responsable d’avoir en premier lieu déclencher une telle attaque. Dans cette région du globe, les relations avec les alliés américains seraient définitivement rompues, ce qui profiteraient énormément à la Chine.

Et je ne vois pas comment l’Amérique pourrait parvenir à détruire l’armada nucléaire nord-coréenne toute entière sans devoir avoir recours au sien (ce qui est impensable), et même si elle décidait de le faire, elle n’arriverait sans doute pas à tout détruire d’un seul coup, et donc à éviter que la Corée du Nord ne réussisse à lancer un certain nombre de missiles.

Et si la Corée du Nord lançait des missiles sur Séoul ou Tokyo ou sur des bases militaires américaines dans la région, les Etats-Unis seraient obligés de riposter avec ses armes nucléaires, et s’ensuivrait une invasion terrestre pour renverser le régime.

Donc, si Donald Trump est en train de lire cet article, pour le bien de l’humanité, je lui demande actuellement de ne pas procéder à une frappe militaire sur la Corée du Nord. Le risque est bien trop important, et si les choses venaient à mal tourner, des millions d’individus pourraient perdre la vie.

Source via BB

 

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Docu – Guerre Internet entre l’Amérique et la Russie (France 2017)

 

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« Révolution pourpre » – Un nouveau document explosif sur le « piratage » Russe fait trembler l’Amérique : Trump compare son traitement médiatique à « l’Allemagne nazie », le Kremlin dénonce une « falsification totale » …

 Le rapport est jugé crédible par le renseignement américain. © Reuters

Les Russes n’ont fait qu’aider wikileaks (nous avons assez de confirmations que c’est bien le cas comme je l’ai rapporté : je ne me suis pas trompé sur ce point – trop fort Poutine) , mais on ne peut pas vraiment parler de « piratage » de l’élection US  . Ils l’ont influencé certes, et ce fut surement décisif, ça a fait pencher la balance en faveur de Trump – mais c’est avant tout le choix du peuple américain qui en avait assez des politiques corrompus .

Très peu d’américains s’intéressent à la politique d’une part, et encore moins aux révélations de Wikileaks qui a d’ailleurs infiniment peu été relayé par les médias achetés  comme je vous en ai informé…. 

L’élite Atlanto mondialiste fera désormais tout pour renverser Trump et déstabiliser les états unis . D’après ma source,  l’état profond et le FBI ont bien voulu laisser fuiter les révélations Podesta sans en informer l’establishment de l’élite (la CIA aurait pu sortir ses « révélations » pendant l’élection et la miner au profit de Clinton) .  Les Russes ne sont qu’un Bouc émissaire au final … 

En effet, c’est maintenant une sextape de Trump filmée clandestinement en 2013 à Moscou qui serait entre les mains des Russes .  Ces informations très sensibles auraient été recueillies pendant des années par la Russie. Le Kremlin dément farouchement.

La chaîne CNN et d’autres médias ont rapporté mardi l’existence d’un document de 35 pages, composé d’une série de notes datées de juin à décembre 2016 et rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique, jugé crédible par le renseignement américain, pour le compte d’opposants politiques à Donald Trump.

Selon ces médias, dont CNN et le New York Times, les chefs du renseignement américain ont présenté au président élu un résumé de deux pages de ces 35 pages, en même temps qu’ils lui détaillaient leur rapport, partiellement déclassifié vendredi, récapitulant l’ensemble des opérations russes de piratage informatique et de désinformation aux États-Unis.

« Une chasse aux sorcière »

A l’annonce de ces révélations, Donald Trump a d’abord dénoncé «  une chasse aux sorcières totale !  » et une «  fausse information  »

« Les agences de renseignement n’auraient jamais dû permettre à cette fausse information de « fuir ». Un dernier coup porté à mon encontre. Vivons-nous dans l’Allemagne nazie? »

«  La Russie n’a jamais tenté de faire pression sur moi. JE N’AI RIEN A VOIR AVEC LA RUSSIE. PAS DE CONTRAT. PAS DE PRETS. RIEN DU TOUT !  », a réaffirmé Donald Trump sur Twitter à quelques heures seulement de sa première conférence de presse depuis son élection.

Moscou a dénoncé une « falsification totale » et accusé le renseignement américain de vouloir saper les relations entre les deux pays .

La Russie dément avoir des «dossiers compromettants» sur Trump

La Russie de son coté assure qu’elle n’a pas de « dossiers compromettants » sur le président élu Donald Trump, a affirmé mercredi le Kremlin, dénonçant les accusations des chefs du renseignement américain comme une « falsification totale » destinée à saper les relations avec Washington.

« Le Kremlin ne possède pas de ’kompromat’ sur Donald Trump », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant un terme hérité du jargon soviétique qui désignait des informations compromettantes recueillies contre des personnes susceptibles d’être soumises à un chantage.

La tentative de déstabilisation de Trump par les élites sous la houlette de Soros, ce qu’on nomme la « révolution pourpre » – continue  . Je ne suis pas certain qu’il terminera son mandat :

Des manifestants espèrent faire tourner la prestation de serment de Trump à l’émeute

Le 20 janvier est la date choisie par plusieurs groupes radicaux pour descendre sur Washington. Les forces de sécurité sont sur la brèche.

Jeff Sessions, le futur ministre de la Justice choisi par Donald Trump, est entendu ce mardi par les sénateurs. Son audition a été plusieurs fois interrompue par des manifestants dans la salle. C’est ainsi que deux hommes, grimés en membres du Ku Klux Klan, ont lancé des slogans antiracistes au visage du futur « Attorney general ».

Un avant-goût des perturbations attendues le jour de la prestation de serment de Donald Trump ? Les autorités le craignent.

Le vendredi 20 janvier, c’est « Inauguration day » : le jour où Donald Trump doit devenir officiellement le nouveau président des États-Unis d’Amérique. Ce jour a aussi été choisi par plusieurs groupes radicaux pour se rassembler à Washington. Ils espèrent le transformer en émeute.

30.000 manifestants

Cette possibilité n’est pas nouvelle. On se souvient qu’immédiatement après la victoire électorale du milliardaire républicain, des manifestations ont eu lieu un peu partout dans le pays.

Dès la mi-novembre, un officier de police déclarait se préparer à canaliser 30.000 manifestants le 20 janvier 2017.

Depuis, la menace pour les autorités s’est précisée. Le groupe Answer (act now to stop war & end racism), en pointe dans les mobilisations contre la guerre, appelle ses partisans à descendre sur le Capitole le 20 janvier. «  Nous pensons que nous entrons dans une nouvelle ère de manifestations de masse aux États-Unis  », explique Walter Smolarek, un porte-parole d’Answer. Sur la page Facebook de « l’événement », plus de 11.000 personnes affirment qu’elles s’y rendront et plus de 36.000 se disent « intéressées » (à la date du 10 janvier).

Mais Answer n’est que l’une de la quinzaine de groupes ou groupuscules qui appellent à «  perturber  » l’« Inauguration day » de Trump. Là, une émanation d’Occupy Wall Street propose de faire grève ; ici, un groupe antifasciste appelle à « stopper le régime Trump-Pence avant qu’il ne commence  », s’offrant le luxe d’une page de publicité dans le « New York Times » du 4 janvier  ; ou encore là, des anarchistes demandent «  à toutes les personnes de bonne volonté à perturber  » la prestation de serment de Donald Trump…

Pour les forces de sécurité comme pour les anti-Trump, le 20 janvier s’annonce chaud….

Du chaos naît l’ordre et de l’ordre, naît le chaos .

 
 

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L’inquiétant avertissement lancé par Richard Russell sur l’avenir et sur cette bombe à retardement qu’est l’Amérique

Richard Russell’s Ominous Warnings About The Future And The U.S. Ticking Time Bomb

Malheureusement décédé en Novembre 2015, Richard Russel était le patriarche des “news letters” économiques; il publiait sa news letter depuis 1958. Richard Russel avait lancé d’inquiétants avertissements à la fin de l’année 2015.

Richard Russell: “Normalement, le libre marché alloue le capital de manière très efficace. Mais la Réserve Fédérale a pris le contrôle de ce libre marché et ainsi, l’argent est principalement allé vers la partie supérieure à savoir, les 1% des plus riches. L’une des conséquences est que les épargnants ne sont plus en mesure d’obtenir un rendement satisfaisant de leur argent.

En désespoir de cause, les Américains se sont tournés vers les obligations à haut rendement(junk bonds: obligations pourries) afin d’en tirer une source de revenus. Les bons du Trésor à long terme se vendent à des prix incroyables et offrent des rendements de l’ordre de 2 à 3%.

L’Amérique est une bombe à retardement

This-Ticking-Time-Bomb-That-Now-Threatens-The-Entire-Global-Financial-SystemAvec un gouvernement américain qui garantie les prêts étudiants, ces prêts sont devenus incontrôlables avec un montant total qui dépasse aujourd’hui plus de 1.000 milliards de dollars. La plupart d’entre eux ne seront probablement jamais être remboursés, laissant les étudiants avec un endettement massif qu’ils ne pourront jamais rembourser.

Une Fed désespérée et l’Or, l’ultime valeur refuge

L’avis que j’en tire est que le marché est baissier et nous sommes placés comme nous devrions l’être à savoir, en dehors des marchés actions et plutôt sur les lingots d’Or et d’argent. Le monde attend toujours de voir si la Fed a ou non le courage de relever les taux d’intérêt. Pour une raison inconnue, la Fed estime que l’économie américaine est plus forte qu’elle ne l’est réellement.

Mais je pense que la Fed sent que quelque chose ne va pas. Par conséquent… la Fed s’est piégée elle-même sur la question de la hausse ou non des taux d’intérêt. L’action de la part de Wall Street sera négative.

En ce qui concerne la politique, les experts sont surpris par la popularité de Donald Trump. Trump dénigre le gouvernement et exprime ce que le commun des mortels ressent à savoir, la colère et le désespoir actuel aux Etats-Unis. Les électeurs estiment que les politiciens font trop de promesses à la population. Mais les électeurs n’en peuvent plus de ce discours politique habituel. La voix de Donald Trump est celle de la colère et de la protestation.”

Source

 

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La Fed met l’Amérique latine au tapis en déclarant la guerre des devises

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Le professeur Janet Yellen, présidente du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis.

Dans cet article, qui a fait beaucoup de bruit en Amérique latine, Alfredo Jalife-Rahme assure que la hausse d’un quart de point des taux d’intérêt de la Fed n’est pas liée à l’économie états-unienne, mais correspond à une stratégie internationale. Parmi les conséquences qu’il anticipe, de très graves problèmes économiques en Amérique latine et dans les Brics. Si aucun État latino-américain ne semble en mesure de réagir, Moscou pourrait prendre une initiative dans les prochains jours.

La Réserve Fédérale états-unienne (Fed) a mis fin brutalement à l’âge de l’argent bon marché : il a suffi d’un relèvement d’un quart de point des taux directeurs. Mais cela donne lieu à des dégâts, des cataclysmes, même, à l’impact géopolitique profond, en particulier en Amérique latine, région en état catatonique, comme d’autres, jusqu’à présent.

La Fed est de fait la seule banque centrale vraiment mondiale : conglomérat de banques privées de Wall Street qui applique des politiques monétaires d’État, à l’échelle fédérale, dans le cadre de l’hégémonie du dollar : ainsi elle constitue le pouvoir suprême, au milieu de la panoplie multiface comportant, le Pentagone, Hollywood, les multimédias et le groupe cybernétique Gafat (Google/Apple/Facebbok/Amazon/Tweeter)

Ambrose Evans-Pritchard, palefrenier féroce de la Maison royale britannique, analyse les risques élevés de l’aventure haussière de la Fed quand « les cimetières de la politique globale sont engraissés par les banques centrales, qui ont relevé leurs taux en vitesse pour se rétracter ensuite, mais une fois qu’elles avaient poussé les différentes économies dans la récession ou après avoir mal évalué les puissantes forces déflationnistes dans le monde post-Lehman Brothers » [1]. Souvenons-nous de la faillite de Lehman en 2008, qui a plongé les USA et par conséquent le monde dans une crise grave, qui n’est pas encore résolue.

Les exemples donnés par Evans Pritchard, après deux hausses ratées, à partir de la Banque centrale européenne, en 2011, ont failli déboucher sur l’effondrement de l’Union monétaire jusqu’à la marche arrière de la Suède, du Danemark, de la Corée du Sud, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, d’Israël et du Chili.

La hausse n’est pas la seule en cause, mais s’accompagne d’un rythme singulier, car la Fed a l’intention d’élever graduellement ses taux dans le courant de l’année 2016, jusqu’à 1,375 % [2].

Est-ce que le monde et le Mexique néolibéral supporteront encore quatre hausses consécutives d’un quart de point alors que la première a conduit à la faillite d’ICA (Ingenieros Civiles Asociados), l’une des principales firmes de construction de toute l’Amérique latine ?

Le Financial Times (FT) —qui dirige sans égards la politique pétrolière et monétaire du Mexique— avait malheureusement annoncé deux jours à l’avance la hausse des taux à 3,25 %. Le même journal conclut à la mise en esclavage du Mexique néolibéral assujetti par la politique monétariste des USA ; au lieu de serrer la vis, il aurait fallu relâcher la pression… [3].

Le New York Times regrette que cette « soumission » ait produit la dévaluation du peso mexicain de presque 30 % en moins d’une semaine [4].

Stratfor [5] —qui constitue l’expression de la CIA entrepreneuriale— admet pour sa part que la FED agit de façon égoïste et unilatérale sans se soucier de l’état cataleptique du reste de la planète, qui affecte à mon avis en priorité la Chine et l’Union européenne, deux des principaux moteurs de la croissance globale.

Selon Peter Spence, du Telegraph, les pays les plus exposés sont le Brésil, le Chili et l’Afrique du sud, et les marchés émergents pourraient être particulièrement vulnérables dans la mesure où ils ont amassé d’énormes dettes qui pourraient s’avérer ingérables (cas du Grupo Moterrey parasitaire, incluant depuis Cemex jusqu’à Alfa).

Le Brésil et l’Afrique du Sud font partie des Brics sérieusement touchés, ce qui valide la théorie selon laquelle la Fed a pour intention collatérale de les frapper lourdement, tout comme la Russie, souffrant de la brutale diminution des rentrées pétrolières, pétrole qui a baissé jusqu’à 35 dollars le baril, tandis que le yuan/renmimbi souffrira d’une dévaluation programmée de 30 % [6].

C’est ainsi que se livre une guerre multidimensionnelle décrétée par les USA pour mettre à genoux le reste du monde.

Zhang Yi, de l’agence de presse Xinhua, estime que la Chine peut avoir à affronter la hausse dans la mesure où elle aura besoin d’argent pour investir dans les trains à grande vitesse, les satellites et les super-ordinateurs que fabrique la Chine, et non pas seulement dans les jouets [7].

En toute hypocrisie, Janet Yellen, une Israélo-États-uniennes, qui chapeaute la Fed —dont le vice-gouverneur est Stanley Fisher, ex-patron de la Banque centrale israélienne—, se dit surprise par l’effondrement du pétrole qui a accompagné la hausse, et elle a prédit qu’il existe des limites au-dessous desquelles les prix du pétrole ne sauraient descendre.

Elle avait déjà signalé que les jihadistes vendent aux enchères le baril à partir de 15 dollars, pour le pétrole volé qu’ils vendent à Israël [8].

Evans-Pritchard considère que le moment de la hausse est propice, après quatre ans de coupes budgétaires et un taux de chômage qui a chuté de 5 %.

Au-delà des mesures monétaristes, triviales et ennuyeuses, on découvre un horizon brouillé, embourbé, car la production industrielle US n’a pas le vent en poupe, et son PIB nominal ne dépasse pas un médiocre 3 % annuel. Le marché du travail n’est pas aussi tendu qu’il y paraît, et les analystes ne manquent pas pour considérer que la Fed fera marche arrière.

D’autres analystes estiment que le vrai tour de vis a eu lieu il y a deux ans, quand la Fed a cessé d’acheter quatre-vingt cinq milliards de dollars par mois en vertu du schéma de l’assouplissement monétaire (quantitative easing : QE).

Au-delà des pirouettes et alchimies des monétaristes qui se trompent presque toujours, le vrai problème ce sont les 9 trillions de dollars de dette extérieure démente, qui depuis juillet 2014 ont produit une réévaluation inédite de presque 20 % du super dollar, et un carnage sur les marchés émergents étroitement dépendants des matières premières écrasées, avec les changements de régime en cours, depuis le Venezuela jusqu’à l’Argentine.

Huit jours après son accession à la présidence, le néo-libéralisme de Macri a ramené la richesse de l’Argentine au niveau de celle de la Guinée équatoriale, après une dévaluation de plus de 30 %, selon le Financial Times, tandis qu’au Brésil, le ministre des Finances israélo-brésilien Joaquim Levy a dû démissionner après avoir obtenu la dégradation fatale des bons de l’économie la plus considérable d’Amérique latine, par la Fitch discréditée.

S’agit-il d’une guerre globale des devises opérée par la Fed contre le reste du monde stupéfait ? La seule devise respectable réévaluée a été le super dollar, et il a durement étrillé tous ses concurrents.

Divergence au demeurant atroce, les USA procèdent à notre étranglement (par l’assèchement du crédit qui renchérit la valeur de l’argent) au moment où la Chine et l’Europe luttent pour maintenir une accalmie monétaire qui suppose d’ailleurs la dévaluation de leurs monnaies respectives. Un superdollar rachetant au plus bas principalement les actifs des marchés émergents, comme le Mexique, qui à son tour bradera ses principaux actifs pétroliers dans les eaux profondes du golfe du Mexique au profit des quatre firmes pétrolières anglo-saxonnes Exxon, Chevron, Shell et BP, cela convient-il vraiment aux USA ?

Nous voici, grâce à la Fed, au milieu d’un océan de dangers imprévus.

Traduction
Maria Poumier

Source
La Jornada (Mexique)

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Publié par le 3 février 2016 dans économie, général, International

 

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L’accord de partenariat transpacifique (PTP), la « guerre économique » des États-Unis contre l’Asie et l’Amérique latine

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La fin des négociations sur les principaux points de l’Accord de partenariat transpacifique (TPP, de par ses sigles en anglais) après six années de négociations et deux années supplémentaires pour sa consolidation complète marque une nouvelle configuration des zones de libre-échange.

Les zones de libre-échange actuellement en cours de négociations ne consisteront pas seulement en l’élimination de barrières commerciales mais représenteront des guerres économiques entre les grandes puissances menées par les États-Unis et la Chine qui définiront le nouvel ordre mondial.

Les stratèges américains ont obtenu d’énormes avances en freinant l’ascension économique de la Chine dans la région Asie-Pacifique l’excluant des négociations du TPP qui deviendra la zone de libre-échange avec les flux internationaux de commerce et investissement les plus volumineux.

L’appui des alliés stratégiques de Washington en Asie du Sud-Est a été décisif pour finaliser les négociations du TPP, mais le prix à payer par les stratèges américains a été de céder une partie du marché américain aux pays asiatiques, ce a qui a ouvert une concurrence économique entre l’Asie et l’Amérique latine.

De cette manière, les pays membres de l’Alliance du Pacifique qui font partie du TPP seront les principaux adversaires dans la nouvelle concurrence économique avec les pays asiatiques en raison de leur domination significative du marché américain.

La stratégie des membres de l’Alliance du Pacifique a été de participer aux négociations du TPP en vue de défendre les marchés américains dominés par leurs entreprises transnationales de sorte que l’impact sur la croissance économique soit assez faible vu qu’il se situera dans un intervalle de 0,8 à 1,5% pour les premières années.

La dispute économique qui s’avoisine pour le marché américain intimide les entreprises transnationales de l’Alliance du Pacifique compte tenu la force économique des entreprises asiatiques et leur relation stratégique avec la Chine.

Les entreprises asiatiques possèdent des ressources stratégiques produites par des entreprises publiques bien gérées par les autorités asiatiques, facteur qui les convertit en de sérieux rivaux pour disputer de nouveaux marchés.

 

En conséquence, les pays membres de l’Alliance du Pacifique demandent la suppression des subventions, des crédits préférentiels et des aides publiques afin d’affaiblir les entreprises appartenant aux états asiatiques[1].

La réponse des membres asiatiques s’est manifestée dans la possibilité d’effectuer l’élimination des aides publiques dans les secteurs non stratégiques de sorte qu’ils demandent que leurs entreprises publiques avec les niveaux de compétitivité et revenu les plus élevés restent en dehors des règles concernant la propriété des entreprises du TPP.

Le discours des négociateurs latino-américains revêt  une double facette puisqu’ils souhaitent imposer des droits de propriété intellectuelle sur de nombreux secteurs (pharmaceutique, biologique, agrochimique) afin de neutraliser la concurrence qu’affrontent leurs grandes entreprises transnationales de l’Alliance du Pacifique quant à la création des innovations technologiques[2].

Le résultat des négociations sur les droits de propriété intellectuelle a été influencé par les demandes des négociateurs asiatiques qui aspiraient à obtenir des périodes de transition avant l’application des mesures liées à la protection des technologies des entreprises multinationales.

Les périodes de transition des droits de propriété intellectuelle permettront aux membres asiatiques de réaliser des investissements substantiels qui renforceront leurs innovations technologiques avant de commencer à être en concurrence avec les entreprises transnationales de l’Alliance du Pacifique[3].

Les membres de l’Alliance du Pacifique préparent une contre-attaque aux innovations technologiques car ils pourront établir des procédures pour raccourcir les périodes de transition et application des droits de propriété avec lesquelles ils attaqueront les entreprises asiatiques sans mécanismes de défense et de protection.

D’autre part, les grands investissements de la Chine qui bénéficieront les entreprises asiatiques seront l’arme utilisée pour vaincre définitivement l’Alliance du Pacifique sous les initiatives régionales de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures et la Banque de développement des BRICS.

Les investissements des initiatives financières régionales se concentreront sur la construction de grands projets d’infrastructure qui fortifient les chaînes de valeur du continent asiatique de manière à renforcer les relations économiques des pays asiatiques avec la Chine.

L’approfondissement de l’intégration asiatique assurera une forte compétitivité des exportations des membres asiatiques étant donné que les biens se composent d’une grande variété de produits à des coûts extrêmement bas en provenance de la Chine.

Pourtant, les règles d’origine en vigueur des traités de libre-échange des États-Unis favorisent l’Alliance du Pacifique puisqu’elles stipulent que les préférences tarifaires sont appliquées sur les biens composés uniquement de produits en provenance des pays intégrant les zones de libre-échange.

L’offensive des membres asiatiques a été immédiate car ils ont exigé que le cadre institutionnel fonctionne en accord avec un nouveau principe commercial qui accepte des produits des partenaires commerciaux extracommunautaires mais qui demande un pourcentage minimum de contenu régional sur les biens produits[4].

La réponse des pays latino-américains a été d’augmenter les pourcentages minimums de contenu régional pour résister à la compétitivité des produits en provenance de la Chine, mais ils ont exclu leurs secteurs qui importent une énorme quantité de produits.

D’autre part, le désavantage des pays asiatiques réside dans le fait que les investissements de la Chine ne dépasseront pas les frontières régionales de l’Asie pour arriver aux marchés européens au moyen de la construction de la route maritime de la Chine vers l’Europe en passant par les pays de l’Asie du Sud-Est.

Les pays membres de l’Alliance du Pacifique seront forcés de trouver de nouveaux marchés devant la situation de désavantage des pays asiatiques mais sa conquête demande plus d’investissements sous des conditions différentes de celles reçues dans le cadre de leurs traités commerciaux.

Le financement proviendra des États-Unis qui sont le principal investisseur international et qui maintiennent une relation stratégique avec les membres de l’Alliance du Pacifique  mais il anéantira leur souveraineté sur le plan économique et financier.

Les nouvelles règles concernant les flux d’investissement entre les pays membres du TPP ne permettront pas de réaliser des politiques publiques qui appuient la croissance économique, qui régulent les principales activités économiques et qui stimulent la création d’emplois et seront accompagnées de sanctions économiques coûteuses appliquées par des tribunaux internationaux[5].

Les intérêts des entreprises étrangères de Washington se concentrent sur la plus grande obtention possible des gains de grandes entreprises transnationales de l’Alliance du Pacifique, facteur qui n’est pas compatible avec l’augmentation de la compétitivité  des secteurs stratégiques et la possibilité de disputer des marchés avec les entreprises asiatiques.

En revanche, la politique étrangère de la Chine vise à promouvoir le développement industriel des pays asiatiques en signant des accords bilatéraux de libre-échange, des pactes de financement conjoint d’infrastructure, des permis de libre circulation de personnes pour les convaincre de fortifier leurs relations avec le géant asiatique.

Par ailleurs, les sources de financement des pays asiatiques seront diversifiées en raison des investissements de la Chine qui rivaliseront avec les investissements des États-Unis et qui établiront une zone d’influence afin de neutraliser les attaques des tribunaux internationaux manipulés par Washington.

L’absence d’alliés stratégiques du côté des membres de l’Alliance du Pacifique facilite l’attaque des entreprises américaines qui profiteront de la position défavorable dans laquelle se trouvent les pays latino-américains sur le plan des négociations devant les jugements des tribunaux internationaux.

La main d’œuvre des entreprises de l’Alliance du Pacifique perdra des avantages sociaux sur les niveaux de salaires, les prestations sociales, protections de l’État afin d’ promouvoir leur compétitivité internationale et d’appuyer leur rentabilité devant la possible perte de marchés aux États-Unis.

D’autre part, les pays asiatiques du TPP possèdent aussi un centre financier à Singapore qui canalise les investissements en provenance des économies avancées pour les investir massivement dans les économies asiatiques émergentes.

Les prêts des banques asiatiques se multiplient exponentiellement dans la région Asie-Pacifique en créant de divers domaines de coopération avec l’appui de projets d’infrastructure, la promotion de l’usage des monnaies locales et l’application des régulations financières régionales[6].

Par contre, les membres de l’Alliance du Pacifique possèdent encore une structure financière fortement dépendante étant dominée par des banques transnationales, ancrée au dollar pour financer leurs projets d’investissements et déréglementé afin d’appliquer les règles financières internationales.

L’aspiration américaine à contrôler les flux d’investissement dans le secteur financier des membres du TPP sous la domination du dollar et la dérèglementation financière supprimerait la solidité financière des membres asiatiques donnant l’opportunité à l’Alliance du Pacifique de démanteler leur infrastructure financière.

En résumé, l’absence de mécanismes de régulation dans la zone de libre-échange du TPP annonce une dispute économique dont le dénouement sera l’annihilation des secteurs productifs les moins compétitifs et les plus vulnérables devant l’usage d’armes potentiellement destructrices entre l’Asie et l’Amérique latine.

Ulises Novola Rodriguez 

Traduction: Ti-Guy Joseph Hilaire

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