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Turquie-OTAN : le départ de la Turquie mènera à l’effondrement complet de l’Alliance

Turquie-OTAN : le départ de la Turquie mènera à l’effondrement complet de l’Alliance
Les relations entre la Turquie et ses alliés de l’OTAN ont empiré cette semaine après que le président Erdogan ait conseillé au parlement de reconsidérer l’adhésion d’Ankara à l’alliance. Yunus Soner, vice-président du parti Vatan en Turquie, a déclaré à Spoutnik que le retrait de son pays de l’alliance occidentale est pratiquement inévitable.

Les retombées des scandaleuses manœuvres de l’OTAN en Norvège la semaine dernière, où le président turc Recep Tayyip Erdogan et le père fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Atatürk, ont été dessinés sur une « carte des ennemis ». Lundi, Yalcin Topcu, un conseiller clé du président, a exhorté les législateurs à reconsidérer l’adhésion de la Turquie au bloc militaire.

S’adressant à Spoutnik Turquie, Yunus Soner, vice-président du parti nationaliste et kémaliste Vatan (parti patriotique), a déclaré que la question de la sortie de son pays de l’OTAN était attendue depuis longtemps et que « la Turquie a déjà entamé le processus ».

« Un exemple de ce fait est qu’Ankara s’est opposée au référendum organisé au Kurdistan irakien non pas dans le cadre de l’OTAN, mais en coordination générale avec la Russie, l’Iran et l’Irak, a expliqué le politicien. Un autre exemple du retrait de la Turquie de l’OTAN est sa politique syrienne, qui ne correspond pas à la stratégie de l’OTAN, mais qui est définie dans le processus de négociation avec la Russie, l’Iran et indirectement la Syrie. »

Un autre exemple, selon Soner, est le fait qu’au plus fort de la crise qatari, Ankara a rejeté les propositions américaines sur la formation d’une OTAN musulmane sunnite. En outre, a-t-il ajouté, la Turquie dispose déjà d’alternatives claires dans le domaine de la coopération en matière de défense, en particulier avec la Russie et la Chine.

« En résumé, malgré l’interaction continue entre la Turquie et l’OTAN dans les domaines militaire et technologique, la politique étrangère de la Turquie n’est plus déterminée par son appartenance à l’alliance, a souligné M. Soner. Par conséquent, la question de savoir si la Turquie peut se retirer de l’OTAN n’est plus tabou », a-t-il ajouté.

Selon le politicien, « le moment le plus important et le plus remarquable de ce processus de distanciation de l’OTAN est non seulement la poursuite d’une politique étrangère indépendante par Ankara, mais aussi son élimination des éléments de l’OTAN au sein des forces armées turques, quelque chose que les responsables américains ont reconnu à plusieurs reprises et avec beaucoup d’inquiétude ».

Quant à l’explication des responsables de l’OTAN selon laquelle l’objet du scandale pendant les exercices norvégiens étaient l’œuvre d’un mercenaire indépendant, et non d’un employé de l’OTAN, Soner a déclaré que cette question ne pouvait pas être simplement considérée comme une erreur technique. Au contraire, a-t-il suggéré, cela ressemble plus à une provocation directe de l’OTAN et des États-Unis, et un indicateur de l’écart croissant dans les relations entre Ankara et l’alliance. Le politicien a noté que dans la Turquie d’aujourd’hui peu de voix de soutien peuvent être entendues en faveur de l’adhésion du pays à l’alliance, et ceux qui le font ne peuvent pas fournir d’arguments de fond pour expliquer leur position. « Le climat politique en Turquie est aujourd’hui opposé à l’idée de coopération avec l’OTAN et les États-Unis », a-t-il déclaré.

En fin de compte, le politicien du Parti patriotique a souligné qu’une éventuelle sortie de la Turquie de l’OTAN pourrait conduire à l’effondrement de l’alliance. « La Turquie a déjà d’importantes alternatives, telles que l’adhésion à l’Organisation de coopération de Shanghai, a-t-il déclaré. Son adhésion à cette organisation apporterait des avantages majeurs aux deux parties et, en se retirant de l’Alliance atlantique et en rejoignant les structures eurasiennes, la Turquie pourrait aider l’Eurasie à atteindre un nouveau niveau. »

En second lieu, Soner a noté que « le retrait de la Turquie de l’OTAN a révélé une scission au sein de l’alliance : après tout, non seulement la Turquie, mais un nombre important de pays européens se distancient également de ce bloc de défense ».

« Le récent accord sur la création d’un pacte de défense conjoint entre États européens ne fait que confirmer ce processus centrifuge entre les États membres de l’OTAN, a expliqué le politicien. Certains membres de l’OTAN sont préoccupés par les activités de l’alliance en Ukraine, et le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France sont extrêmement préoccupés par la position de Washington sur l’Iran. En fin de compte, les États-Unis resteront seuls dans l’alliance qu’ils ont créée, et l’orientation changeante de la Turquie ouvrira la voie à des changements fondamentaux. »

Pour sa part, Cahit Armagan Dilek, directeur du 21st Century Turkey Institute basé à Ankara, a déclaré que, s’il était prématuré de parler d’un retrait turc de l’OTAN, Ankara pourrait et devrait concentrer ses énergies sur la suspension des opérations de l’alliance sur le territoire turc.

« Il est nécessaire d’agir étape par étape, a souligné Dilek. Premièrement : geler les activités des États-Unis et de l’OTAN sur les bases militaires turques. Deuxièmement, conformément à la réaction de l’autre partie, il sera peut-être possible de révoquer l’autorisation du déploiement de contingents militaires étrangers sur les bases turques. Et si ces étapes n’ont pas l’effet désiré, la base d’Incirlik pourrait être complètement fermée à son utilisation par les États-Unis. »

D’autres mesures, selon l’analyste, pourraient inclure la suspension de la mission navale de l’OTAN contre les migrations illégales dans la mer Égée et les demandes d’Ankara que les navires turcs quittent ses eaux territoriales [?? plutôt non turcs, NdT]« Pour ce qui est de la question syrienne, des opérations pourraient être menées ici pour intercepter les armes et les munitions fournies aux détachements des YPG kurdes [par les États-Unis]. La Turquie peut mener une opération pour frapper les entrepôts d’armes et les bases des YPG à l’Est de l’Euphrate. Les États-Unis envoient régulièrement des armes et participent à la formation de soldats dans le but de former une armée kurde régulière. »

Note du Saker Francophone

Les revirements multiples de la politique Turque peuvent laisser penser que tout est possible, mais l’OTAN n’a plus de leadership assez fort pour imposer une discipline de fer pour permettre un retour au calme et sauver ce qui peut encore l’être de son point de vue. Trop d’intérêts contradictoires s’y affrontent, poussant la Turquie et sa puissante armée dans les bras eurasiatiques. Les arguments avancés par l’article font mal, très mal pour le camp du Bien.

Source sputniknews.com

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

via:http://lesakerfrancophone.fr/turquie-otan-la-sortie-turque-menera-a-leffondrement-complet-de-lalliance

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Publié par le 7 décembre 2017 dans général, International, Politique

 

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Insultée, la Turquie souhaite sortir de l’OTAN

Insultée, la Turquie souhaite sortir de l’OTAN
Au cours des manœuvres Trident Juncture de l’OTAN, qui ont eu lieu du 8 au 17 novembre en Norvège, le fondateur turc Mustafa Kemal Atatürk et le Président Tayyip Erdogan ont été assimilés à des ennemis.

Dans le cadre de la simulation d’une confrontation, la photo d’Atatürk est apparue en compagnie de celles des dirigeants ennemis au centre militaire commun en Norvège.

En outre, un employé de l’OTAN a ouvert une ligne de « chat » au nom de « Recep Tayyip Erdogan », qui a servi à le contrefaire. Dans les messages envoyés depuis ce compte, des expressions montraient qu’il était devenu évident qu’Erdogan est en relations étroites avec les dirigeants ennemis et coopère avec eux.

Des officiers turcs qui participaient aux manœuvres ont été témoins de l’affaire. Après cette insulte sans précédent, la Turquie a retiré 41 militaires des manœuvres.

Les dirigeants de l’OTAN ont rapidement reconnu l’incident et ont exprimé leurs excuses, mais cela n’a semble-t-il pas influé sur l’humeur de la société turque.

Actuellement, en Turquie, le ressentiment envers l’OTAN se développe dans les cercles politiques.

Voici, la position exprimée par le dirigeant du parti turc Vatan Dogu Perincek :

La Turquie est l’objectif de l’OTAN depuis 68 ans. L’OTAN a été créée le 4 avril 1949. La Turquie a rejoint l’OTAN en 1952. Atatürk est l’objectif de l’OTAN depuis 68 ans. Atatürk est la Turquie. Il est donc naturel qu’elle soit l’objectif. Au cours des manœuvres, l’OTAN a dévoilé ces intentions au monde entier : L’OTAN ne garantit pas notre indépendance, elle la détruit ; l’OTAN veut diviser notre patrie ; l’OTAN sape notre économie. Dans ces conditions, l’issue de sortie de cette situation est le retrait de la Turquie de cette organisation hostile.

Comme nous le savons, les Occidentaux aiment utiliser des symboles et envoyer des messages voilés. Aussi, très peu de gens ont cru à une coïncidence dans cette « erreur » reconnue par l’OTAN.

Selon l’opinion du contre-amiral Soner Palat, en mettant le culte de la personnalité d’Atatürk dans le camp ennemi et en associant le nom du Président Erdogan à l’ennemi, les dirigeants occidentaux ont bien fait comprendre le message suivant au peuple turc :

La République turque créée par Atatürk, nous la détruisons sous le règne d’Erdogan – le dernier Président de Turquie !

Les Turcs sont un peuple fier. Par principe, ils ne lésinent pas. Indignés par le comportement de l’OTAN, de nombreux politiciens exigent des mesures drastiques :

Le gouvernement doit de toute urgence convoquer la Grande Assemblée nationale de Turquie, pour examiner la loi 5886 du 18 février 1952 sur l’adhésion à l’OTAN. La Turquie doit annoncer son retrait du Traité de l’Atlantique Nord.

Des sentiments de ce genre couvent depuis longtemps dans la société turque. L’année dernière, après la tentative ratée de coup d’État (organisée par l’Ouest), de nombreux citoyens ont exprimé le désir de se débarrasser de la présence militaire étrangère stationnée sur les quinze bases militaires utilisées par l’OTAN et les États-Unis, en particulier celle sur la base aérienne d’Incirlik.

Le mécontentement général des Turcs a eu pour conséquence des manifestations. Le Jour de la République, fêtée le 29 octobre en Turquie, une manifestation de première importance a eu lieu à Ankara.

Les protestataires employaient les slogans suivants : Nous devons reprendre le contrôle d’Incirlik. Lâchons les États-Unis. Quittons l’OTAN et détruisons le PKK. Quittons l’OTAN, qui est l’ennemi d’Atatürk.

Ces manifestations ont provoqué de fortes réactions dans les médias nationaux et étrangers.

Utku Reyhan, le secrétaire général du parti Vatan, a déclaré :

Dans l’intérêt de sa sécurité, la Turquie doit avant tout construire des relations fortes avec ses voisins, l’Iran, l’Irak et la Syrie, et avec les pays asiatiques comme la Russie, la Chine et l’Inde.

Chaque jour, la Turquie s’éloigne un peu plus de l’OTAN et des États-Unis, qui désignent le PKK (une organisation terroriste en Turquie) sous l’appellation « notre armée de terre ». Il est désormais évident que les États-Unis ont ouvert un nouveau front contre la Turquie à l’intérieur de l’OTAN. Mais sur ce front, les États-Unis et leurs partisans vont apprendre une leçon.

Katehon

Original : katehon.com/article/unpardonable-insult-turkey-wants-withdraw-nato

Traduction Petrus Lombard

 
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Publié par le 22 novembre 2017 dans général, International, Politique

 

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La Turquie se tourne vers l’or au détriment du dollar

or12

Suivant le conseil de Recepp Tayyip Erdogan, la Banque centrale turque et la population du pays rachètent activement de ce métal précieux.

La Turquie a brusquement augmenté les volumes d’importations d’or. 47 tonnes de ce métal précieux ont été acquises depuis le début de l’année en cours contre 14,8 tonnes en 2016, d’après les données du Conseil mondial de l’or (CMO).

Un fait intéressant, l’or y est activement racheté aussi bien par la Banque centrale du pays, qui s’est procuré 30,4 tonnes rien qu’au 3e trimestre, que par les personnes physiques.

Le portail Vesti Finances estime qu’il pourrait s’agir d’une simple diversification des réserves de change internationales, sans toutefois exclure le scénario selon lequel le régulateur du système bancaire turc cherche à s’assurer dans le contexte de la dégradation des relations avec les pays occidentaux, notamment les États-Unis.

Comme le rappellent les auteurs de la publication, l’année dernière, le Président Recep Tayyip Erdogan avait appelé la population à miser sur l’or et non sur le dollar, soit stocker leurs économies en métal précieux. Or, pour que ces propos ne soient pas une lettre morte, il a exigé que la Banque centrale adhère à cette décision.

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Publié par le 20 novembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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La Turquie veut abandonner l’euro et le dollar pour commercer avec la Russie en devises nationales

Tous ceux qui chroniquent la “dédollarisation” et la “désaméricanisation” de l’économie mondiale ne peuvent qu’attirer l’attention du plus grand nombre sur la poursuite et l’extension de ce mouvement qui est aussi créé par les Américains eux-mêmes.

En effet, avec leurs lois sur l’extraterritorialité, tous ceux qui commercent avec des dollars ou avec un ressortissant américain même à l’étranger tombent sous le coup des lois fédérales US et des sanctions monumentales qu’ils imposent.

Conséquence, tous les pays qui veulent pouvoir être indépendants dans leurs choix bilatéraux avec d’autres sont obligés de se passer du dollar.

C’est ce que fait la Turquie, en rajoutant en plus dans la poubelle monétaire l’euro, dans la mesure où les relations ne sont pas au beau fixe.

Comme vous pouvez également le voir, nous sommes inscrits dans un processus de longue durée en ce qui concerne le système monétaire international.

La Turquie ne cesse pas toutes ses transactions en dollars. Seulement certaines avec certains pays. Une nuance de grande taille.

Charles SANNAT

Ankara souhaite passer à la devise nationale dans ses échanges bilatéraux, notamment avec la Russie, a déclaré le ministre turc de l’Économie, Nihat Zeybekci.

La Turquie prévoit de développer son commerce en devises nationales avec la Russie, l’Iran et la Chine, a affirmé Nihat Zeybekci, le ministre turc de l’Économie.

« Dans cinq ans, le monde aura profondément changé et il faut être prêt à passer au commerce dans la devise nationale. Ce qui ne fera que profiter à toutes les parties […] Une telle décision est conforme aux intérêts de n’importe quel pays, que ce soit la Russie, l’Iran, la Turquie, la Chine ou le Japon », a indiqué Nihat Zeybekci lors d’une interview donnée à l’agence de presse turque Anadolu.

Aujourd’hui, le monde considère comme des devises de réserve essentiellement le dollar et l’euro. Seuls 15 % des échanges commerciaux de la Turquie sont effectués en devise nationale, a-t-il poursuivi.

« Il importe de faire de la devise nationale une devise de réserve. Si de 1,5 % à 4 % du déficit des opérations de commerce extérieur sont comblés grâce à la devise nationale, la nécessité de drainer des financements étrangers disparaîtra. En outre, on se tournera vers le marché intérieur, ce qui permettra également d’éliminer l’influence négative des oscillations des cours », a fait remarquer Nihat Zeybekci.

Il a affirmé que son pays créerait des conditions propices au commerce en devises nationales avec les grands partenaires commerciaux de la Turquie, notamment en roubles russes, en rials iraniens et en riyals saoudiens.
Lors d’une interview accordée précédemment à Sputnik, Nihat Zeybekci avait noté que l’objectif était de porter le chiffre d’affaires des échanges réciproques à 100 milliards de dollars (90 mds EUR).

 
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Publié par le 3 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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L’OTAN voit rouge après l’achat de missiles russes par la Turquie, la Russie fait des manoeuvres militaires aux portes de l’Europe

L'OTAN voit rouge après l'achat de missiles russes par la Turquie, Erdogan assume

Le jeu de la Turquie n’est vraiment pas clair du tout – L’OTAN a exprimé ses craintes après l’achat par la Turquie, pourtant l’un de ses membres, de missiles S-400 à la Russie. Mais Recep Tayyip Erdogan met en avant la nécessité de garantir la sécurité de son pays.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a balayé les critiques formulées à son encontre à propos du récent achat de missiles sol-air longue portée effectué par Ankara auprès de Moscou. Selon lui, la Turquie ne peut pas attendre d’être protégée par ses alliés de l’OTAN.

«Ils prennent la mouche parce que nous avons signé un contrat pour des S-400 [avec la Russie]», s’est agacé Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours aux maires de son parti le 13 septembre, comme le rapporte le journal Hurriyet. «Mais à quoi s’attendaient-ils ? On devrait les attendre ?», s’est-il également interrogé. Selon lui, la Turquie veille sur elle-même.

Le contrat conclu entre Moscou et Ankara, et annoncé le 12 septembre dernier, a en effet provoqué l’irritation de Washington, qui y voit une remise en cause des accords liant la Turquie à l’OTAN. «Nous avons exprimé nos craintes aux autorités turques concernant cet achat : un système de défense antimissile commun reste la meilleure option pour défendre la Turquie contre les menaces dans la région», a mis en garde Johnny Michael, le porte-parole du Pentagone.

«L’achat de ces équipements militaires par la Turquie relève d’un choix souverain qu’il n’appartient pas aux membres de l’Alliance atlantique de commenter», a, de son côté, déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay Agnès Romatet-Espagne, avant d’ajouter : «La Turquie est fortement soutenue par ses alliés de l’OTAN pour faire face aux menaces régionales qui pèsent sur sa sécurité.»

La Turquie examine différentes solutions pour l’acquisition de missiles antiaériens depuis plusieurs années. En 2013, déjà, Ankara avait surpris les autres membres de l’OTAN en annonçant vouloir acheter un système de défense FD-2000 à la Chine, s’attirant ainsi les foudres de Washington. Finalement, la Turquie avait renoncé à ce contrat, arguant que la Chine s’était montrée trop lente à lui fournir toutes les technologies ad-hoc. Plusieurs experts avaient alors estimé que la Turquie avait surtout voulu mettre l’OTAN sous pression, notamment afin d’acquérir le système américain Patriot Pac-3 à un prix avantageux. (source)

Et de quoi angoisser encore plus l’OTAN, La Russie fait des manoeuvres militaires aux portes de l’Europe .. :

La Russie lance ce jeudi de vastes manoeuvres militaires aux portes de l’Europe. Menées conjointement avec le Bélarus, elle les présente comme «purement défensives».

Répondant au nom de code Zapad-2017 (Ouest-2017) ces exercices doivent impliquer près de 12 700 soldats pendant une semaine le long de la frontière avec la Lituanie et la Pologne. Dans un communiqué, le ministère de la Défense assure que ces manoeuvres présentent «un caractère purement défensif et (ne sont) dirigées envers aucun pays en particulier». La Lituanie et l’Estonie, entre autres, doutent des chiffres avancés par Moscou, la capitale russe, pour ces exercices militaires et évoquent «plus de cent mille soldats» mobilisés du 14 au 20 septembre.

Les exercices Zapad-2017 «sont désignés pour nous provoquer, pour tester nos défenses et c’est pour cela que nous devons être forts», a déclaré dimanche le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, s’inquiétant d’une Russie «de plus en plus agressive». Le secrétaire général de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord), Jens Stoltenberg, assure ne pas y voir «de menace imminente contre un allié», tout en regrettant un manque de transparence.

 
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Publié par le 14 septembre 2017 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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La Turquie achète le très redoutable système de défense aérienne russe S-400

L'achat par la Turquie de systèmes de défense aérienne S-400 suscite l'inquiétude des alliés de la Turquie au sein de l'Alliance atlantique.

L’achat par la Turquie de systèmes de défense aérienne S-400 suscite l’inquiétude des alliés de la Turquie au sein de l’Alliance atlantique. (Crédits : Vasily Fedosenko)

Le 25 juillet, Recep Tayyip Erdogan avait annoncé avoir conclu avec la Russie un contrat portant sur la livraison de systèmes de défense antiaérienne russes S-400.  Le contrat annoncé fin juillet par le chef d’État turc pour la livraison des systèmes russes de DCA est signé, a déclaré Erdogan.

Selon le ministre turc de la Défense Fikri Isik, les systèmes S-400 que la Turquie projette d’acheter à la Russie ne seront pas intégrés au système de défense antimissile de l’Otan.

Pour sa part, le chef d’État-Major interarmées des États-Unis, Joseph Dunford, a considéré la perspective d’acquisition des S-400 russes comme «préoccupante» pour Washington

La Turquie achète le très redoutable système de défense aérienne russe S-400

La Turquie a signé avec la Russie un contrat majeur portant sur l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogancité ce mardi dans les médias turcs.

« Les signatures ont été faites pour l’achat de systèmes S-400 à la Russie », a déclaré Recep Tayyip Erdogan cité par plusieurs journaux dont le quotidien Hürriyet, ajoutant : « un acompte a également été versé pour autant que je le sache ».

Inquiétude des alliés de la Turquie au sein de l’Alliance atlantique

Le président russe Vladimir Poutine « et moi-même sommes déterminés sur cette question », a-t-il poursuivi, s’exprimant à la presse à bord de l’avion qui le ramenait d’une visite au Kazakhstan.

Cet accord d’armement, dont le montant n’a pas été dévoilé, suscite l’inquiétude des alliés de la Turquie au sein de l’Alliance atlantique.

Le Pentagone a déjà tiré la sonnette d’alarme, affirmant que « généralement c’est plutôt une bonne idée pour des alliés d’acheter du matériel qui opère ensemble ».

Mais le président Erdogan a estimé que la Turquie est libre d’acquérir le matériel de défense nécessaire à ses besoins.

« Défendre notre pays »

« Nous prenons les décisions à propos de notre indépendance seuls. Nous sommes obligés de prendre des mesures de sécurité et de défense pour défendre notre pays », a-t-il déclaré.

Moscou a également confirmé l’accord : « Le contrat a été signé et on se prépare à le mettre en oeuvre », a déclaré à l’agence de presse russe TASS Vladimir Kojine, conseiller pour la coopération militaire et technique du Kremlin.

Vladimir Kojine a expliqué que « les S-400 sont un des systèmes les plus compliqués, composé d’un ensemble de matériels techniques », d’où un grand nombre de « subtilités » à régler.

Tensions entre Ankara et Washington

Un système S-400 comprend plusieurs stations radar ainsi que des missiles de diverses portées et des équipements de maintenance.

Les relations de la Russie avec l’Otan sont en crise depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et le soutien apporté à des séparatistes pro-russes en Ukraine.

Et tandis que la Turquie reste un membre-clé de l’Otan, ses liens avec les Etats-Unis sont particulièrement tendus du fait de la décision américaine de soutenir des milices kurdes syriennes considérées comme « terroristes » par la Turquie pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI).

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La Turquie et l’Inde veulent se passer du dollar dans leurs échanges

La Turquie et l’Inde veulent se passer du dollar dans leurs échanges

Dédollarisation – de plus en plus de grands pays privilégient des accords bilatéraux en devises nationales pour les échanges commerciaux, au détriment du king Dollar  .

La Turquie et l’Inde pourraient renoncer au billet vert dans leurs règlements réciproques au profit des monnaies nationales.

La Turquie et l’Inde pourraient renoncer au dollar et passer aux devises nationales dans les règlements réciproques, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un forum commercial indo-turc à New Delhi au cours de sa visite en Inde.

« Les opérations d’import et d’export pourraient être effectuées en monnaies nationales, ce qui réduirait l’impact négatif des fluctuations monétaires », a assuré le président turc.

D’après lui, le passage aux paiements en livres turques et en roupies indiennes aurait une influence positive sur les économies des deux pays.

Selon le président turc, le potentiel de la coopération commerciale entre la Turquie et l’Inde n’est pas pleinement réalisé et il est temps de discuter du projet d’un accord sur la coopération économique à grande échelle entre les deux pays. Il a précisé que les sessions des commissions intergouvernementales contribueraient au renforcement de la coopération bilatérale dans la sphère économique.

M. Erdogan a également ajouté que le nucléaire pourrait devenir un des axes de coopération entre la Turquie et l’Inde.

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Publié par le 2 mai 2017 dans économie, général, International

 

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