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Archives de Tag: la santé

Un ingrédient dans le dentifrice contribuerait à l’une des « plus grandes menaces pour la santé mondiale » !!

dentifrice brosse à dents

Apres les amalgames au mercure, voici maintenant le dentifrice … ça en fait de gros dangers pour notre santé qui passent par « l’entretien » de nos dents (liste non exhaustive, et je ne parle pas des maladies parfois graves voir fatales qui ont un retentissement sur potentiellement tous les organes de notre corps, causées par le non entretien) !! Z 

*Une substance couramment présente dans le dentifrice pourrait aggraver le problème global de la résistance aux antibiotiques, selon des chercheurs de l’Université du Queensland, en Australie.

La résistance aux antibiotiques survient lorsque les bactéries développent la capacité de vaincre les médicaments conçus pour les tuer. De nos jours, elle est considérée par l’OMS comme l’une des « plus grandes menaces pour la santé mondiale ». L’utilisation excessive et l’abus des antibiotiques sont généralement reconnus comme les facteurs clés contribuant à la résistance à ces substances. Cependant, savoir si les produits chimiques antimicrobiens peuvent induire directement la résistance aux antibiotiques n’était pas claire – jusqu’à présent.

Le triclosan, une substance couramment utilisée dans des milliers de produits de soins personnels, fait ici l’objet d’une étude publiée dans la revue Environment International« Les eaux résiduaires des zones résidentielles ont des niveaux de bactéries résistants aux antibiotiques similaires et même supérieurs aux hôpitaux, où l’on s’attendrait à des concentrations plus élevées d’antibiotiques », a déclaré Jianhua Guo, principal auteur de l’étude. « Nous nous sommes alors demandé si des produits chimiques antimicrobiens non antibiotiques tels que le triclosan pouvaient induire directement une résistance aux antibiotiques. Ces produits chimiques sont utilisés en quantités beaucoup plus importantes au quotidien, ce qui peut induire une multirésistance ».

Pour l’étude, les chercheurs ont exposé la bactérie E. coli au triclosan et constaté que la substance modifiait la biologie de la bactérie, de sorte que celle-ci développait effectivement une résistance à plusieurs antibiotiques. « Nous avons des preuves solides que le triclosan trouvé dans les produits de soins personnels que nous utilisons quotidiennement accélère la propagation de la résistance aux antibiotiques », poursuit le chercheur.

Les chercheurs appellent donc à ce que les impacts potentiels de tels produits chimiques soient réévalués. Rappelons qu’environ 700 000 personnes dans le monde meurent chaque année, victimes des « superbactéries », qui ne sont pas soignées par les traitements standards. Et le problème ne devrait que s’aggraver : selon l’étude sur la résistance aux antimicrobiens, il y aura environ 10 millions de morts par an d’ici 2050 si nous ne trouvons pas de solutions proactives maintenant.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Environment International.

Source

Via SP

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Publié par le 9 juillet 2018 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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La Qualité du sperme s’effondre, la puberté précoce, les malformations, et les cancers des testicules sont en nette augmentation : la santé reproductive diminue dramatiquement (les perturbateurs endocriniens sont en cause)

Spermatozoïdes

« Diverses hypothèses causales peuvent être évoquées, notamment les expositions aux PE » (perturbateurs endocriniens), « croissante depuis les années 1950« , d’après Santé Publique France.P

Une concentration du sperme en spermatozoïdes qui a chuté de pas moins d’un tiers en 15 ans !!! Dans 30 ans  on ne pourra plus faire d’enfants à ce rythme ! C’est affolant !! Z

Les chiffres sont formels : la santé reproductive des Français baisse, selon Santé Publique France, de la qualité du sperme au nombre de pubertés précoces. Selon l’Agence, les causes en seraient probablement environnementales, telles que l’exposition aux perturbateurs endocriniens.

Une concentration du sperme en spermatozoïdes qui a chuté de près d’un tiers entre 1989 et 2005, le nombre de cas de puberté précoce et de cancer des testicules en augmentation… La France voit sa « santé reproductive » diminuer, d’après l’Agence Santé publique France. Cette dernière s’est en effet penchée sur la question de l’influence des perturbateurs endocriniens en la matière dans son bulletin hebdomadaire du mardi 3 juillet 2018. Si cette dégradation a probablement des causes environnementales, il reste difficile de déterminer la part de responsabilité de chacune.

Une altération de la fertilité masculine avec le temps

Santé Publique France s’est penchée sur 4 formes du trouble du développement des testicules : deux types de malformations congénitales, risque accru de cancer du testicule et mauvaise qualité du sperme à l’âge adulte. Résultat : en France, 3 indicateurs sur 4 indiquent une altération de la fertilité masculine.

QUALITE DU SPERME. Selon Santé Publique France, en 15 ans la concentration de spermatozoïdes dans le sperme a baissé de 32,2%, au rythme de 1,9% par an. L’Agence rapporte également « une diminution significative non quantifiable du pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale« . Ce phénomène n’est pas propre à la France. Les auteurs citent une étude de 2017 qui évalue cette baisse à « 1,4% par an » en moyenne « dans les pays occidentaux (Amérique du Nord, Europe, Australie et Nouvelle-Zélande)« . « Il est possible que cette baisse ait débuté dans les années 1970 si l’on prend en compte une étude précédente réalisée en région parisienne de 1973 à 1992« , ont de plus souligné les chercheurs.

MALFORMATIONS. L’incidence des cryptorchidies, ou l’absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum, ont augmenté de 2,6% par an en France. Selon Santé Publique France, ces cryptorchidies « résultent d’une insuffisance d’imprégnation hormonale en androgènes lors du développement fœtal » qui pourrait résulter d’une exposition pendant la grossesse à des perturbateurs endocriniens ou de mécanismes épigénétiques (l’activation ou inactivation des gènes selon les conditions environnementales). « Concernant les mécanismes épigénétiques, la possibilité d’effets sur plusieurs générations (…) via les gamètes, est à envisager« , commente l’Agence. « Les tendances de santé reproductive masculine observées aujourd’hui pourraient ainsi refléter les expositions de générations antérieures, par exemple au DDT et aux dioxines« , concluent les auteurs. Quant aux hypospadias, malformations de l’urètre caractérisées par une ouverture sous le pénis au lieu de son extrémité, leur incidence ne semble pas évoluer avec le temps.

CANCER DES TESTICULES. Parallèlement, les cas de cancers des testicules, qui se déclarent le plus souvent chez des patients âgés de 20 à 40 ans, progressent. De 1998 à 2014, l’incidence de la maladie a augmenté de 1,5% par an. Cette hausse « dans les populations d’origine nord-européenne depuis plusieurs décennies est un fait connu et encore inexpliqué« , soulignent les chercheurs.

Puberté précoce : des disparités régionales qui mettent en évidence l’impact de l’environnement

Les cas de puberté précoce commencent seulement à être recensés, par le nombre d’enfants traités. Se manifestant par des « signes de puberté avant l’âge de huit ans chez les filles et de neuf ans chez les garçons« , cette puberté peut avoir de multiples conséquences néfastes pour la santé physique (risques de cancer des organes reproductifs, maladies cardiovasculaires) et mentale. Elle touche 10 fois plus souvent les filles que les garçons. Et les différences sont marquées entre les régions, avec deux endroits particulièrement concernés : l’ancienne région Midi-Pyrénées et le département du Rhône, avec des incidences plusieurs fois supérieures à la moyenne nationale. « La puberté précoce peut être liée à des facteurs génétiques spécifiques, et des facteurs ethniques/populationnels pourraient aussi jouer un rôle« , estime Santé publique France.

Perturbateurs endocrinien, mode de vie, pollution… Des causes probablement liées à l’activité humaine

« Diverses hypothèses causales peuvent être évoquées, notamment les expositions aux PE » (perturbateurs endocriniens), « croissante depuis les années 1950« , avancent les auteurs. « D’autres causes sont possibles ou peuvent être intriquées avec les précédentes, comme le tabagisme chez les femmes enceintes (…), des facteurs nutritionnels ou métaboliques, la pollution atmosphérique ou des modifications de mode de vie (sédentarité, stress, chaleur, sommeil)« , ajoutent-ils. Mais « le rôle d’une exposition environnementale à des substances potentiellement perturbatrices endocriniennes et pouvant être d’origine anthropique (liée à l’intervention des humains, ndlr) est à prendre en considération, sans exclure des facteurs environnementaux non encore identifiés« , d’après les chercheurs.

Avec AFP.

 
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Publié par le 4 juillet 2018 dans général, Sciences, société

 

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Facebook, Twitter et Instagram portent atteinte à la santé mentale des jeunes, selon une étude britannique

Facebook, Twitter et Instagram portent atteinte à la santé mentale des jeunes, selon une étude britannique

Les réseaux sociaux ne sont pas sans risque sur la santé mentale des jeunes. Loin de là. Selon une étude de la « Royal Society for Public Health » et du « Young Health Movement », publiée vendredi 19 mai et relayée par le Guardian, quatre des cinq réseaux sociaux les plus populaires portent atteinte à la santé des jeunes. 

Et c’est Instagram qui impact le plus négativement ce public, d’après cette étude conduite sur 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans. Snapchat, Facebook et Twitter sont aussi dangereux, seul YouTube aurait un impact positif.

Troubles du sommeil, anxiété, dépression…

Ces réseaux sociaux ont un impact négatif sur la santé mentale des jeunes car ils exacerbent chez les enfants et les jeunes les problèmes d’image corporelle, les troubles du sommeil mais aussi les sentiments d’anxiété, de dépression et de solitude, ont noté les participants à l’étude.

« Il est intéressant de noter qu’Instagram et Snapchat se classent parmi les pires réseaux sociaux en terme de santé mentale et de bien-être. Les deux plateformes sont très centrées sur l’image et peuvent susciter un sentiment d’infériorité et d’anxiété chez les plus jeunes », explique Shirley Cramer, directrice générale de la « Royal Society for Public Health ».

Cette dernière exige des mesures renforcées afin que « les réseaux sociaux ne ressemblent pas au Far West quand il s’agit de la santé mentale des jeunes et de leur bien-être ». Pour celle-ci, les entreprises de médias sociaux devraient avertir les jeunes utilisateurs lorsqu’ils utilisent trop ces applications tandis qu’Instagram devrait prévenir sa communauté quand des photos ont été retouchées.

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Publié par le 21 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Wifi, téléphonie, antennes : les députés plus sensibles aux intérêts commerciaux qu’à la santé des consommateurs ?

Protéger notre santé ou les intérêts économiques des opérateurs ? Le 23 janvier dernier, une proposition de loi sur les ondes électromagnétiques était examinée à l’Assemblée nationale. Son but : des antennes relais au combiné du téléphone portable, modérer l’intensité de ces ondes au nom du principe de précaution. Mais de nombreuses dispositions initiales ont été atténuées par les députés. Qui reprennent parfois mot pour mot les amendements suggérés par les opérateurs de téléphonie qui veulent éviter à tout prix une législation trop contraignante.

Certains la qualifient de premier pas ou de « petite loi ». D’autres de loi inutile ou « d’épouvantail ». Une chose est sûre : la loi sur l’exposition aux ondes électromagnétiques, discutée à l’Assemblée nationale le 23 janvier dernier, ne laisse pas indifférent. Plusieurs dispositions ont été votées : une modération de la puissance des antennes relais dans les lieux où les émissions sont les plus élevées, l’interdiction de la publicité vantant les produits de téléphonie à destination des moins de 14 ans et l’obligation pour les opérateurs de préconiser l’usage d’un kit main libres. A cela s’ajoutent l’interdiction de la wifi dans les établissements accueillant des enfants de moins de trois ans et la réalisation d’une étude gouvernementale pour évaluer l’opportunité de créer des zones à rayonnements limités pour les personnes électro-hypersensibles. Enfin, pour toute nouvelle installation d’antennes relais, la concertation locale sera améliorée.

Des avancées ? « Les associations s’attendaient à ce que le débat à l’Assemblée nationale renforce le texte de la proposition de loi, déclare l’association Priartem à l’issue du débat. Non seulement les amendements visant à renforcer le texte ont été rejetés, mais sur proposition du gouvernement, l’ambition du texte initial a été réduite, notamment en ce qui concerne l’exposition des enfants. » Laurence Abeille, députée EELV, auteure de cette proposition de loi, semble satisfaite : « Le chemin n’était pas large, le combat reste à mener, mais nous avons mis le pied dans la porte. »

Lobbyistes en force dans les couloirs de l’Assemblée

Il faut dire que l’on revient de loin : il y a un an, la députée écologiste avait présenté une première proposition de loi… qui a été renvoyée en commission (lire ici). Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Économie numérique, s’était alors élevée contre des peurs jugées irrationnelles. « Il n’y a pas de fondement scientifique à établir de nouvelles valeurs limites d’exposition aux champs électromagnétiques », déclarait la ministre, accusée de céder à la pression des lobbies [1]. Un même refrain entamé par plusieurs députés, tout au long de l’examen de cette nouvelle proposition.

« Beaucoup de députés ont été contactés, dans leur circonscription ou à l’assemblée, par les représentants des opérateurs, raconte Laurence Abeille. Les deux jours qui précédaient la discussion, ces représentants étaient dans les couloirs de l’Assemblée. » Un travail de lobbying habituel. La Fédération française des Télécoms (FFT), le syndicat des opérateurs de téléphonie, dont sont membres Bouygues Télécom, Orange, SFR ou Virgin mobile, a distribué à plusieurs députés un document qui détaille ses points de vue et émet des recommandations. Ici, les opérateurs pointent « le potentiel d’innovation, de croissance et d’emplois associé à la 4G, à la 5G, à l’Internet des objets, aux réseaux et transports intelligents… qui, tous, nécessitent des liaisons par ondes radio. » Sous-entendu : ne touchez pas au wifi. Là, c’est « l’insécurité juridique » qui est mise en avant. Comprenez : les procédures en justice de plus en plus nombreuses contre l’installation d’antennes relais mettent à mal les intérêts des télécoms.

Renvoyer vers la responsabilité individuelle des particuliers

Autre argument des opérateurs : « Il n’existe aucune preuve d’un risque pour la santé sous les seuils de l’OMS [Organisation mondiale de la Santé], en vigueur en France. » Ce n’est pas la FFT qui le dit, mais l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans son rapport d’octobre 2013. « La situation est clarifiée, rassurante et apaisée suite à l’avis de l’Anses », écrit la FFT dans son document. Peu importe que l’Anses reconnaisse parallèlement, dans le même rapport, que les ondes électromagnétiques ont des effets sur le sommeil, la fertilité masculine, ou que l’utilisation intensive du téléphone portable, sans kit main-libre, entre 30 et 40 minutes par jour, peut possiblement accroître les risques de tumeurs au cerveau (lire aussi notre article : Le lien entre téléphones mobiles et tumeur au cerveau reconnu) !

Curieusement, les opposants à cette proposition de loi s’accordent sur les conséquences néfastes de l’utilisation intensive du téléphone portable. « Les antennes-relais émettent des radiofréquences 10 000 à 100 000 fois moins élevées que celles engendrées par le téléphone portable lui-même pendant une conversation », estime Jean-Yves Le Déaut, premier vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Qui déclare cependant qu’il n’y a pas de risques sanitaires avérés concernant les ondes électromagnétiques ! Pour les opérateurs, renvoyer vers la responsabilité individuelle a un avantage : pas besoin de réduire les émissions des antennes relais ou d’en installer de moins puissantes, pour couvrir tout le territoire [2]. C’est au particulier de limiter son usage et d’utiliser un kit main-libre !

Des amendements soufflés aux députés par les opérateurs

Les opérateurs de téléphonie n’ont cependant pas obtenu tout ce qu’ils voulaient. Par exemple supprimer de la proposition de loi le mot « modération » qu’ils souhaitaient remplacer par « maîtrise », un terme moins contraignant. La députée UMP d’Eure-et-Loir Laure de la Raudière a ainsi déposé trois amendements reprenant mot pour mot les propositions du lobby des opérateurs. Notamment leur suggestion de gommer le terme « modération ». « Ce dernier sous-entend en effet une diminution ou un ralentissement », explique la députée, pendant la discussion à l’Assemblée. Avant d’ajouter : « Or, abaisser les niveaux d’exposition, qui sont déjà très faibles et qui (…) ne présentent aujourd’hui aucun risque sanitaire, n’est pas nécessairement compatible avec le développement numérique et le renforcement de la couverture mobile des territoires tant attendus par nos concitoyens. »

Reprendre quasiment mot pour mot, des propositions d’amendements soufflées par des intérêts privés ? Ingénieure en chef des télécommunications et créatrice d’une entreprise de conseil [3], Laure de la Raudière assume : « Le groupe UMP et moi-même étions opposés à cette proposition de loi. J’ai donc déposé des amendements que j’ai rédigés moi-même (en commission et en séance) et d’autres qui m’ont été envoyés par les opérateurs (eux-mêmes aussi opposés au texte). J’ai aussi parfois modifié l’exposé des motifs des amendements. » Et d’ajouter à l’intention de Basta ! : « Je suis surprise que vous ne vous interrogiez pas plus sur les personnes ayant rédigé la proposition de loi initiale de Madame Abeille. » La différence est peut-être que les seconds défendent a priori l’intérêt général et les premier leurs intérêts commerciaux.

Le wifi : dangereux à 3 ans, sain à partir de 4 !

La proposition de loi prévoyait à l’origine l’interdiction du wifi dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans. Mais le gouvernement en a décidé autrement. « L’article 7 va aussi trop loin car il renvoie tous les parents d’enfants de moins de six ans à la dangerosité des bornes wi-fi installées chez eux », explique Philippe Martin, ministre de l’Écologie, lors des discussions. Il ne faudrait pas accroître l’inquiétude du public dans ce domaine : un argument que l’on retrouve dans le document transmis par les opérateurs aux députés. « Le seul fait de légiférer est un signal négatif qui va conforter les peurs », ajoute Laure de la Raudière.

Pourquoi le gouvernement a limité l’interdiction du wifi ? L’Éducation nationale a fait du déploiement du numérique une de ses priorités. Il faut équiper les établissements en tablettes, développer les tableaux numériques dans les classes. Et relier l’ensemble avec du « sans fil ». Un nouveau marché pour les éditeurs, qui lancent de nouveaux produits numériques, comme pour les équipementiers informatiques. « Le rapport de l’Anses pointe pourtant la fragilité des plus petits, rappelle Laurence Abeille qui s’est opposée à l’amendement du gouvernement. Et nous pouvons utiliser le numérique, à l’école, avec des connexions filaires. Mais bien sûr, ce n’est pas le même coût ! »

Finalement, sous pression du gouvernement, l’interdiction ne concernera que les enfants de moins de 3 ans. Mais la loi prévoit tout de même l’obligation de déconnecter le wifi quand il n’est pas utilisé, et d’informer les parents d’élèves et le personnel de l’établissement, dans le cadre du Conseil d’école, quand le wifi est installé. De petites avancées avant la discussion au Sénat, en juin prochain. Et une prochaine offensive des opérateurs ?

Simon Gouin

 
 

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Le tabac, bon pour la santé mentale

Le tabac, bon pour la santé mentale

La nicotine normalise des déficits dans l’activité cérébrale associée à la schizophrénie, selon une étude publiée dans la revue Nature Medicine. Les personnes atteintes de la maladie « ont fréquemment recours au tabagisme comme automédication pour compenser les déficits dus à leur maladie ou pour soulager de lourds effets secondaires de leur traitement (léthargie, perte de motivation…) ». Le cortex préfrontal (associé à la cognition : prise de décision et mémoire de travail) est une des zones altérées dans la schizophrénie. 

Dans une situation non pathologique, l’activité du cortex préfrontal est modulée par des neurotransmetteurs tels que l’acétylcholine via les récepteurs nicotiniques situés à la surface des cellules nerveuses. Récemment, la mutation génétique CHRNA5, codant pour une sous-unité du récepteur nicotinique, a été identifiée comme étant associée aux troubles cognitifs de la schizophrénie et à la dépendance au tabac.

Dans la présente étude, les chercheurs de l’Institut Pasteur/CNRS), dirigée par Uwe Maskos, en collaboration avec des chercheurs de l’École Normale Supérieure et de l’Inserm, ont introduit le gène humain CHRNA5 chez la souris afin de reproduire les déficits cérébraux caractéristiques de la schizophrénie.

« « Les chercheurs ont pu constater une activité diminuée des cellules du cortex préfrontal chez les individus portant la mutation CHRNA5. Ils sont parvenus à identifier précisément le type cellulaire dont l’activité était affectée par la mutation génétique. Il s’agit des interneurones (petits neurones qui établissent des connexions entre des réseaux de neurones). »

« (…) lorsque nous administrons de la nicotine, celle-ci se fixe sur les récepteurs nicotiniques des interneurones, et influence l’activité des cellules pyramidales du cortex préfrontal qui retrouvent un état d’excitation normal » explique Fani Koukouli, première auteure de l’étude. La baisse d’activité mesurée chez ce modèle est semblable à celle observée chez les patients atteints de désordres psychiatriques, tels que la schizophrénie et l’addiction.

« L’administration répétée de nicotine rétablissant une activité normale du cortex préfrontal laisse présager une possible cible thérapeutique pour le traitement de la schizophrénie » déclare Uwe Maskos, principal auteur de l’étude. La molécule thérapeutique devra alors présenter la même forme que la nicotine sans en avoir les effets nocifs (dépendance, vieillissement cellulaire, accélération de l’activité cardio-vasculaire…). »

« Parce que l' »hypofrontalité » est également associée à l’addiction et d’autres conditions psychiatriques, tels que le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) et le trouble bipolaire, cette étude pourrait ultimement avoir de larges applications pour le développement de médicaments dans le domaine de la santé mentale », soulignent de leur côté des chercheurs de l’Université américaine Boulder ayant participé à cette étude.

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Publié par le 2 février 2017 dans général, Vidéos (Toutes)

 

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Pourquoi le lait est si mauvais pour la santé ?

Après 50 ans d’une idylle presque sans nuages, l’histoire d’amour entre les Français et le lait est-elle en train de tourner court ? Longtemps considéré comme une véritable potion magique, le lait fait aujourd’hui l’objet de nombreuses accusations : intolérance, allergies, digestion difficile, rhinites, otites, polyarthrite… Il provoquerait même le cancer ! Alors le lait, poison ou potion ?

 
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Publié par le 22 août 2016 dans général

 

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Le coup politique d’Hollande. Valls : le Tafta “ne pourra pas aboutir” faute de garanties sur la santé et l’environnement

Tafta :

Voici exactement ce que j’expliquais hier : Le gouvernement va simplement dans le sens du peuple de France qui rejette en masse le poulet au javel (vous prendrez bien quelques « wings » ?) et le Bœuf aux hormones , et la plupart des grandes spécialités gastronomiques US (« gastronomie » et non pas « astronomy » chers amis américains, c’est une façon de vivre la France, et de bien vivre ! Et donc bien manger) Bref, un coup de com du gouvernement pour remonter dans les sondages, et puis c’est vrai, 2017 approche ….

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Voilà le prochain coup médiatique de notre président béat pour qui la France va mieux : le Tafta. Il va le refuser… Enfin le refuser, non, parce que si les Américains veulent que la France signe ce traité, qui est particulièrement souhaité par l’Allemagne, il y a peu d’espoir que sa majesté des mouches Hollande ose s’y opposer plus qu’en négociant un délai d’ordre politique.

Hollande va donc afficher sa force et sa détermination idéalement jusqu’à sa “réélection” à laquelle il croit toujours. Avec un peu de chance, nous allons donc gagner au mieux un délai d’un an avant que ce traité ne vienne laminer nos modes de fonctionnement, nos normes et nos habitudes et nous soumette au totalitarisme marchand le plus violent.

En attendant, “Manuel Valls a averti mardi que le projet de traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP) “ne pourra pas aboutir” s’il ne garantit pas le maintien du “niveau d’exigence” de la France en matière de santé et d’environnement.

“Je veux être très clair : il ne pourra pas aboutir s’il n’apporte pas les garanties que le niveau d’exigence que nous avons en France pour la santé et l’environnement de nos concitoyens sera maintenu”, a déclaré M. Valls mardi lors de son discours de clôture de la Conférence environnementale à Paris. “Aujourd’hui nous sommes trop loin du compte”, a-t-il estimé.”

Le secrétaire d’État au Commerce extérieur Matthias Fekl, qui suit les négociations pour la France, avait jugé que la possibilité de conclure un accord “s’éloign(ait)”, mardi matin sur RTL.

En gros, le problème ce n’est pas le report de cet accord mais bien le rapport de force. Or la France, seule et isolée, ne pourra pas s’opposer ou difficilement à une Allemagne sûre d’elle-même et de son leadership économique européen ainsi qu’à une Amérique dominatrice et bien peu sympathique.

Charles SANNAT

Source ici

 
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Publié par le 27 avril 2016 dans économie, général, International, Nouvel ordre mondial

 

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