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Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie

Le sommet de l’OTAN accélère les préparatifs de guerre contre la Russie
Mercredi et jeudi, les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se sont réunis à Bruxelles pour discuter des plans d’une escalade militaire majeure en Europe. Alors que le gouvernement Trump alimente le conflit avec la Russie et la Chine dans le Pacifique avec des menaces d’attaque nucléaire américaine contre la Corée du Nord, l’OTAN prévoit une modernisation majeure de ses installations militaires en Europe pour mener une guerre avec la Russie.

L’OTAN prévoit deux nouveaux grands centres de commandement militaire en Europe. L’un, probablement en France ou au Portugal, coordonnerait des opérations navales à grande échelle pour transporter des troupes américaines en Europe et détruire des navires de guerre russes dans l’Atlantique. L’autre, probablement en Allemagne ou en Pologne, coordonnerait le transport terrestre des forces de l’OTAN à travers l’Europe pour attaquer la Russie, notamment en veillant à ce que les frontières intérieures en Europe n’arrêtent pas le transit rapide des forces de frappe de l’OTAN vers l’est.

Dans son article qui passe en revue ces plans avant le sommet, le magazine d’information allemand Der Spiegel a carrément écrit : « En langage clair : l’OTAN se prépare à une éventuelle guerre avec la Russie ».

Lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a tenté d’imputer la responsabilité de la Russie de cette situation. « Nous avons réduit la structure de commandement à la fin de la guerre froide, car les tensions ont diminué », a déclaré Stoltenberg, « mais nous avons vu une Russie qui a investi de nombreuses années dans ses capacités militaires, modernisé ses capacités militaires, et qui n’exerce pas seulement ses forces conventionnelles, mais aussi ses forces nucléaires, et que l’on a vu utiliser la force militaire contre un voisin : l’Ukraine […] L’OTAN doit être capable de répondre à cela. »

Les affirmations selon lesquelles le renforcement de l’OTAN est une réponse à l’agression russe sont des mensonges politiques. La Russie effectue des exercices militaires sur son propre sol. C’est l’OTAN qui, après un quart de siècle de guerres au Moyen-Orient, a renversé un gouvernement ukrainien pro-russe par un coup d’État à Kiev en 2014, qui envoie ses troupes jusqu’aux frontières de la Russie. Les menaces de Trump d’annihiler la Corée du Nord avec « un feu et une furie comme le monde n’en a jamais vu », lancées à l’occasion de l’anniversaire du bombardement atomique américain de Nagasaki cette année, étaient un signe indubitable du rôle agressif et, franchement, insensé des puissances impérialistes de l’OTAN.

Au sommet de Bruxelles, les responsables de l’OTAN ont clairement indiqué qu’ils prévoyaient une guerre terrestre majeure contre la Russie, qui possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les États-Unis. Le ministre lituanien de la Défense, Raimondas Karoblis, a déclaré que la construction de nouvelles bases était essentielle, car le retard dans le transport des troupes et des armes à travers l’Europe pour combattre l’armée russe signifiait « plus de pertes et des risques supplémentaires […] le temps est très important ici. »

Expliquant les commentaires de Karoblis, le Washington Post affirmait que « la rapidité avec laquelle l’OTAN peut réagir à toute agression russe pourrait faire la différence entre combattre pour défendre les frontières de l’OTAN et des combats beaucoup plus durs pour reprendre du territoire déjà perdu. »

De telles discussions sur la planification de la guerre de l’OTAN cachent au public que ce que l’OTAN projette est une guerre qui dégénérerait rapidement en un échange nucléaire dévastateur entre l’OTAN et la Russie qui ferait des centaines de millions, voire des milliards de morts.

Ceci est largement reconnu par les fonctionnaires du gouvernement et les analystes de la politique étrangère. Mike Kofman, du US Center for Naval Analyses, a écrit que le « problème de la fixation sur la dissuasion de guerre conventionnelle dans la lutte balte est que, comme dans l’ancienne impasse entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, cette guerre présente des possibilités d’escalade nucléaire. La plupart des experts russes que je connais dans la communauté de l’analyse militaire, y compris ceux de Russie, pensent pas vraiment qu’il y ait une chance qu’une bataille conventionnelle avec l’OTAN reste conventionnelle. »

Passant en revue le risque d’une guerre entre l’OTAN et la Russie dans les pays baltes, le site Web américain National Interest a commenté : « Une telle guerre dégénérera presque certainement en une guerre nucléaire complète entre les deux superpuissances nucléaires de la planète – ce qui veut dire que tout le monde est perdant. »

Néanmoins, le sommet de Bruxelles a agressivement poussé un renforcement de l’OTAN dans les États baltes et en Scandinavie contre la Russie. La Finlande s’est jointe à onze autres pays dans le cadre d’un programme visant à acquérir de vastes stocks de missiles américains air-sol de haute précision. Cela s’est produit après que la Suède a organisé son plus grand exercice militaire depuis 23 ans en septembre, avec 19 000 soldats suédois et des forces américaines, françaises, danoises, finlandaises, norvégiennes, estoniennes et lituaniennes. En mars, la Suède a rétabli la conscription dans une politique qui, selon les responsables de la défense, visait à préparer le pays à la guerre contre la Russie.

Plus largement, le sommet de l’OTAN a discuté des plans de guerre partout dans le monde. Les puissances de l’UE se sont engagées à envoyer 3000 soldats de plus pour participer à l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis. Dans la foulée de l’escalade des tensions entre la Turquie et ses principaux alliés de l’OTAN, les États-Unis et l’Allemagne, un accord aurait été conclu entre la Turquie, la France, l’Italie et l’Espagne pour collaborer au développement de systèmes de missiles pour la Turquie.

Ce mouvement de guerre est objectivement enraciné dans les politiques menées par les puissances de l’OTAN, dirigées par les États-Unis, depuis la dissolution stalinienne de l’URSS en 1991. Washington mena des guerres avec le soutien de diverses puissances européennes en Irak, en Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie et au-delà. Alors que Washington voulait utiliser sa puissance militaire pour cimenter son hégémonie mondiale en tant que puissance dominante dans l’alliance de l’OTAN et dominer la masse continentale eurasienne, ces guerres se sont avérées être des déboires horribles, sanglants et coûteux qui ont fait des millions de morts.

Tandis que Washington menace de lancer une guerre majeure en Asie de l’Est, visant en fin de compte à briser l’élan du défi croissant posé par la Chine aux intérêts impérialistes américains par la Chine, les conflits s’intensifient également au sein même de l’OTAN. Surtout après la décision de l’Allemagne de remilitariser sa politique étrangère, depuis l’élection de Trump et la décision de retrait britannique de l’Union européenne (UE) en 2016, qui a retiré de l’UE le meilleur allié militaire des États-Unis en Europe, les tensions entre les puissances majeures de l’OTAN ont explosé.

Ces tensions sont apparues peu de temps après l’élection de Trump, lorsque Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers pour tenter de couper les exportations de voitures allemandes vers les États-Unis.

Dans un document de prospective consulté par Der Spiegel, intitulé « Perspectives stratégiques 2040 », l’armée allemande prévoyait la possibilité d’une « désintégration de l’UE » et l’éruption de guerres à travers l’Europe. Après des « décennies d’instabilité », écrit-il, on pourrait avoir une situation où « l’élargissement de l’UE est largement abandonné, d’autres États ont quitté l’UE et l’Europe a perdu sa compétitivité mondiale dans de nombreux domaines. Le monde de plus en plus désordonné, parfois chaotique et conflictuel a radicalement changé l’environnement de sécurité allemand et européen. »

Dans ces conditions, les responsables de l’OTAN ont souligné leurs projets de collaboration continue avec l’UE alors même que les pays de l’UE, menés par l’Allemagne et la France, ont annoncé des plans pour un pacte militaire commun. La Coopération structurée permanente (PESCO), qui sera signée à Bruxelles le 13 novembre, serait destinée à mettre en commun des ressources pour créer des systèmes d’armement conjoints, à mettre en place une structure de commandement militaire et à faciliter les opérations conjointes de différentes nationalités. Cependant, ce pacte exclurait non seulement les États-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne, qui quitte l’UE.

Les responsables de l’OTAN, conscients de la large opposition à la guerre avec la Russie dans la population européenne, ont proposé que l’UE aide à coordonner les efforts politiques plus larges visant à promouvoir la guerre. L’OTAN sera en pourparlers étroits avec les gouvernements, les banques, la police et les services de renseignement à travers l’Europe qui sont chargés d’essayer d’imposer des plans de guerre à la population européenne.

Stoltenberg a déclaré : « Bien sûr, la mobilité militaire ne concerne pas seulement les militaires. Cela nécessite une approche pan-gouvernementale. Il est donc important que nos ministres de la défense sensibilisent nos ministres de l’intérieur, des finances et des transports aux exigences militaires. »

Le danger principal dans cette situation est que de larges masses de la classe ouvrière en Europe et dans le monde ne sont pas conscientes du fait que la possibilité d’une guerre mondiale catastrophique est vraiment pressante, et à quel point les pertes d’un tel conflit seraient dévastatrices. C’est pourquoi le WSWS souligne l’urgence de construire un mouvement anti-guerre international fondé sur la classe ouvrière et une perspective socialiste et anti-impérialiste, et demande le soutien actif de ses lecteurs dans la diffusion de ses textes contre la guerre.

Alex Lantier

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La Turquie veut abandonner l’euro et le dollar pour commercer avec la Russie en devises nationales

Tous ceux qui chroniquent la “dédollarisation” et la “désaméricanisation” de l’économie mondiale ne peuvent qu’attirer l’attention du plus grand nombre sur la poursuite et l’extension de ce mouvement qui est aussi créé par les Américains eux-mêmes.

En effet, avec leurs lois sur l’extraterritorialité, tous ceux qui commercent avec des dollars ou avec un ressortissant américain même à l’étranger tombent sous le coup des lois fédérales US et des sanctions monumentales qu’ils imposent.

Conséquence, tous les pays qui veulent pouvoir être indépendants dans leurs choix bilatéraux avec d’autres sont obligés de se passer du dollar.

C’est ce que fait la Turquie, en rajoutant en plus dans la poubelle monétaire l’euro, dans la mesure où les relations ne sont pas au beau fixe.

Comme vous pouvez également le voir, nous sommes inscrits dans un processus de longue durée en ce qui concerne le système monétaire international.

La Turquie ne cesse pas toutes ses transactions en dollars. Seulement certaines avec certains pays. Une nuance de grande taille.

Charles SANNAT

Ankara souhaite passer à la devise nationale dans ses échanges bilatéraux, notamment avec la Russie, a déclaré le ministre turc de l’Économie, Nihat Zeybekci.

La Turquie prévoit de développer son commerce en devises nationales avec la Russie, l’Iran et la Chine, a affirmé Nihat Zeybekci, le ministre turc de l’Économie.

« Dans cinq ans, le monde aura profondément changé et il faut être prêt à passer au commerce dans la devise nationale. Ce qui ne fera que profiter à toutes les parties […] Une telle décision est conforme aux intérêts de n’importe quel pays, que ce soit la Russie, l’Iran, la Turquie, la Chine ou le Japon », a indiqué Nihat Zeybekci lors d’une interview donnée à l’agence de presse turque Anadolu.

Aujourd’hui, le monde considère comme des devises de réserve essentiellement le dollar et l’euro. Seuls 15 % des échanges commerciaux de la Turquie sont effectués en devise nationale, a-t-il poursuivi.

« Il importe de faire de la devise nationale une devise de réserve. Si de 1,5 % à 4 % du déficit des opérations de commerce extérieur sont comblés grâce à la devise nationale, la nécessité de drainer des financements étrangers disparaîtra. En outre, on se tournera vers le marché intérieur, ce qui permettra également d’éliminer l’influence négative des oscillations des cours », a fait remarquer Nihat Zeybekci.

Il a affirmé que son pays créerait des conditions propices au commerce en devises nationales avec les grands partenaires commerciaux de la Turquie, notamment en roubles russes, en rials iraniens et en riyals saoudiens.
Lors d’une interview accordée précédemment à Sputnik, Nihat Zeybekci avait noté que l’objectif était de porter le chiffre d’affaires des échanges réciproques à 100 milliards de dollars (90 mds EUR).

 
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Publié par le 3 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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Du Turkménistan au Donbass et à la guerre nucléaire contre la Russie ?

Du Turkménistan au Donbass et à la guerre nucléaire contre la Russie ?
France24 diffuse un reportage à charge contre le Turkménistan. Je me dis aussitôt : « Les merdias commencent à attaquer le Turkménistan. Pardi, le pays est entouré de l’Afghanistan, de l’Iran, les USA le convoitent pour des bases militaires ! » Au lieu d’informer honnêtement, la chaîne sioniste semble pousser à l’ingérence contre ce pays insoumis aux Etats-Unis. Et puis, viser le Turkménistan à coté de l’Iran, ne serait-ce pas pour mieux attaquer le pays perse ?  Pour moi, de prime abord, les Atlantistes se servent des médias afin de préparer l’Opinion à une ingérence dans ce pays si bien situé…

Voyant mes tweets sur le Turkménistan discrédité par des merdias comme France24,  m’envoie ce texte  : http://reflexions.id.st/les-usa-ont-cinq-ans-pour-mettre-la-russie-a-genoux-sinon-ils-sortiron-a132341818

Avant de le lire entièrement, je le parcours et je trouve cette phrase explosive pour moi qui sais que les installations militaires russes les plus sensibles, nucléaires, sont au coeur du pays, actuellement encore hors de portée des missiles d’adversaires potentiels : « A partir de Lugansk et Kharkov, les missiles tactiques de croisière peuvent atteindre le Trans-Oural, où sont placées nos principales forces de dissuasion nucléaires. Avec une probabilité de 100%, elles seraient en mesure de frapper les missiles balistiques enterrés dans des silos et les missiles mobiles au moment du décollage[et réussir ainsi une première frappe paralysante, NdT]. Actuellement, cette zone n’est pas accessible depuis les lieux occupés par les bases de l’US Army: la Pologne, la Turquie, l’Asie du Sud-Est. C’est l’objectif principal. En plus, les États-Unis combattront pour le Donbass jusqu’au dernier Ukrainien ».

Ce que je viens de dénicher dans cet article est de la plus haute importance ! Si le Donbass tombe, les forces de dissuasion nucléaires russes sont menacées !  Et je sais que les Etats-Unis voudraient trouver le moyen de neutraliser les installations militaires russes, en l’absence de missiles d’assez longue portée.

A un Lecteur,  qui répond à mes tweets : « Cet article mentionne également l’encerclement de la Russie.. Quand on pense à la Corée du Nord qui fait tampon.. Tout devient clair : 3eGM ! », « Si vous approfondissez votre lecture, vous lirez que Poutine est dans une position d’attente, sachant que quelque chose de favorable se passe en Europe », je rétorque : « J’avoue ne pas avoir encore tout lu, mon regard est tombé sur ce détail qui m’a frappée, je recherche toujours ce qui est DECISIF, le détail important pouvant donner matière à réflexion ou à alerte, détail d’ailleurs souvent noyé dans une masse d’informations ». Le Lecteur réagit encore: « La Russie réplique en renforçant ses liens avec la Serbie mais aussi…la Croatie. Sans doute pour prendre par derrière les bases US : https://fr.sputniknews.com/international/201710201033538300-russie-croatie-relations/ ».   Je réponds à ce twitteur : « Je ne savais pas, merci, contente de l’apprendre. Ma spécialité est de dénicher les menaces futures, ainsi mon article sur la Crimée et l’Ukraine il y a une dizaine d’années ».

Un autre Lecteur intervient: « L’article http://reflexions.id.st/les-usa-ont-cinq-ans-pour-mettre-la-russie-a-genoux-sinon-ils-sortiron-a132341818  date de 2015 !!  » (Par vilistia dans RUSSIE le 12 Avril 2015 à 20:08 Par Alexander Chuikov).   lui répond : « Certes, mais ça n’entame en rien la pertinence de cet article compte tenu des développements actuels qui ne font que davantage le crédibiliser ». Et ces développements, pour moi, ce sont d’une part l’introduction d’armes lourdes américaines en Ukraine, et d’autre part, l’arrivée à Kiev du fasciste agent des Etats-Unis, sans doute de Soros, le sinistre Mikheil Saakachvili,  pour déstabiliser encore davantage l’Ukraine : http://reseauinternational.net/ce-nouveau-maidan-calme-la-mise-a-mort-de-letat-ukrainien/

 conclut de façon pertinente: « Tout ça risque d’entraîner jusqu’à une déstabilisation de l’Europe où les forces otanesques entreraient en scène. Ça craint ! »

Il y a une dizaine d’années, sur mon blog R-sistons à l’intolérable, j’annonçais déjà que la région était une poudrière en raison notamment de la Crimée, et que la guerre mondiale pourrait partir de là… Cela va-t-il se réaliser ? En tous cas, la sage Russie ne laissera pas menacer ses installations militaires stratégiques…

Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

à partir de mes tweets https://twitter.com/rsistons

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CryptoRouble : la Russie va lancer sa propre monnaie virtuelle

CryptoRouble : la Russie va lancer sa propre monnaie virtuelle

Pour prendre les devants sur ses voisins, la Russie a annoncé le lancement de sa propre monnaie virtuelle, le CryptoRouble. Son fonctionnement se rapprochera cependant de celui d’une monnaie classique, émise et contrôlée par l’Etat.

«Je peux affirmer avec certitude que nous lancerons le CryptoRouble pour une raison simple : si on ne le fait pas, nos voisins de l’Eurasec [la communauté économique eurasiatique, disparue en 2015 mais dont l’union douanière est conservée] le feront d’ici deux mois», a déclaré le ministre russe des télécommunications, Nikolaï Nikiforov, à l’issue d’une réunion avec le président Vladimir Poutine le 16 octobre.

A la différence des autres cryptomonnaies, il ne sera cependant pas possible de «miner» le CryptoRouble. «Miner» est le fait de prêter la puissance de calcul de son ordinateur pour qu’il vérifie puis inscrive sur un registre public (appelé chaîne de bloc ou blockchain) les transactions effectuées sur le réseau. Cette action est récompensée par la création de nouvelles unités; ainsi il donc possible pour tout un chacun de participer à la création monétaire.

Le Cryptorouble sera lui émis et contrôlé par les autorités russes : ce fonctionnement centralisé le rapprochera donc plus d’une monnaie classique, adaptée à l’économie digitale.

Nikolaï Nikiforov précise que le CryptoRouble sera échangeable contre des roubles sans frais, sauf si leur propriétaire est incapable de justifier de sa provenance, auquel cas une taxe de 13% leur sera imposée.

La décision du gouvernement russe n’est donc pas un blanc-seing donné aux monnaies virtuelles, au contraire. Dès que le CryptoRouble sera lancé, le «minage» des autres cryptomonnaies telles que le Bitcoin, activité très populaire en Russie, sera interdit dans le pays, prévient Nikolaï Nikiforov.

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Publié par le 19 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Le plan de la Russie pour se libérer du dollar américain fonctionne mieux que personne ne l’a jamais imaginé

Le plan de la Russie pour se libérer du dollar américain fonctionne mieux que personne ne l’a jamais imaginé
La Russie a maintenant triplé ses réserves d’or d’environ 600 tonnes à 1 800 tonnes.

Par Alex Christoforou

Jim Rickards pour The Daily Reckoning explique comment la Russie travaille avec détermination à dissocier son économie de la dépendance au dollar américain.

L’or, l’alternative à SWIFT et même la technologie blockchain sont utilisés pour libérer la Russie de l’influence hégémonique des États-Unis … et ça marche.

Alors que l’ensemble des médias traditionnels occidentaux et des membres du Congrès américains «paniqués par les Rouges» continuent leurs fake news au sujet de «l’intervention russe dans les élections américaines», il n’y a qu’une seule « histoire de la Russie qui compte »

Le World Gold Council a signalé que la Banque centrale de Russie a plus que doublé le rythme de ses achats d’or, ce qui porte ses réserves au plus haut niveau depuis que Poutine a pris le pouvoir il y a 17 ans.

Le désir de la Russie de sortir de l’hégémonie du dollar américain et du système de paiement en dollars est bien connu. Plus de 60% des réserves mondiales et 80% des paiements mondiaux sont en dollars. Les États-Unis sont le seul pays à avoir un pouvoir de veto au Fonds monétaire international, le prêteur mondial de dernier recours.

L’arme la plus agressive de la Russie dans sa guerre contre les dollars est peut-être l’or. La première ligne de défense consiste à acquérir de l’or physique, qui ne peut pas être gelé hors du système de paiement international ou piraté.

Avec de l’or, vous pouvez toujours payer un autre pays en mettant l’or dans un avion et en l’envoyant à la contrepartie. C’est l’équivalent au 21ème siècle de la façon dont JP Morgan avait réglé les paiements en or par bateau ou chemin de fer au début du 20ème siècle.

La Russie a maintenant triplé ses réserves d’or d’environ 600 tonnes à 1 800 tonnes au cours des 10 dernières années et ne montre aucun signe de ralentissement. Même lorsque les prix du pétrole et les réserves russes s’effondraient en 2015, la Russie continuait à acquérir de l’or.

Mais la Russie poursuit d’autres alternatives au dollar en plus de l’or.

D’une part, il s’agit de construire des systèmes de paiements autres qu’en dollar avec les partenaires commerciaux régionaux et la Chine.

Les États-Unis utilisent leur influence sur SWIFT, le système nerveux central du trafic mondial de messages de transfert d’argent, pour couper les nations qu’il considère comme des menaces.

D’un point de vue financier, il s’agit de couper l’oxygène à un patient dans l’unité de soins intensifs. La Russie comprend sa vulnérabilité à la domination américaine et veut réduire cette vulnérabilité.

Maintenant, la Russie a créé une alternative à SWIFT.

La patronne de la banque centrale de Russie, Elvira Nabiullina, a signalé à Vladimir Poutine: « qu’il y avait une menace d’être exclu de SWIFT. Nous avons mis à jour notre système de transaction, et si quelque chose se passe, toutes les opérations au format SWIFT continueront de fonctionner. Nous avons créé un système analogue. «

La Russie fait également partie d’un plan qui a été annoncé par la Chine pour mettre en place un nouvel ordre monétaire international qui exclut le dollar américain. Dans le cadre de ce plan, la Chine pourrait acheter du pétrole russe avec du yuan et la Russie pourrait alors échanger ce yuan contre de l’or sur le marché de change de Shanghai.

Aujourd’hui, il semble que la Russie possède une autre arme dans son arsenal anti-dollar.

La banque de développement de la Russie, VEB et plusieurs ministères de l’Etat russe seraient en train de s’organiser pour développer la technologie blockchain. Ils veulent créer un système de paiement entièrement chiffré, distribué et peu coûteux qui ne dépend pas des banques occidentales, de SWIFT ou des États-Unis pour transférer de l’argent.

Cela n’a rien à voir avec bitcoin, qui n’est qu’un autre jeton numérique. La technologie blockchain (maintenant appelée technologie du grand registre distribué, ou DLT (distributed ledger technology)) est une plate-forme qui peut faciliter une grande variété de transferts, y compris une nouvelle crypto-monnaie de l’Etat russe soutenue par l’or.

« Des pièces Poutine, » ça vous dit ?

Le perdant ultime ici sera le dollar. C’est une raison supplémentaire pour les investisseurs de consacrer une partie de leurs portefeuilles à des actifs tels que l’or.

Source : http://theduran.com/russias-plan-to-free-itself-from-the-us-dollar-is-working-better-than-anyone-ever-imagined/

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La Russie a mis en place une nouvelle connexion internet pour la Corée du Nord

La Russie a mis en place une nouvelle connexion internet pour la Corée du Nord 

Vous voyez, c’est grâce à ce genre d’infos qui paraissent anodines qu’on voit les vrais enjeux géostratégiques se dévoiler, ainsi que les forces en présence . Derrière les nord coréens il y a certes les chinois, mais aussi les Russes qui œuvrent dans les coulisses pour déstabiliser les occidentaux . Z .

Alors que les Etats-Unis s’efforce d’isoler Pyongyang, une entreprise publique russe a établi une nouvelle connexion internet pour la Corée du Nord, la seconde après celle qui passe par la Chine.

Une nouvelle liaison internet vers la Corée du Nord a été mise en place par l’entreprise publique russe TransTeleCom. Elle a été détectée le 1er octobre par des analystes de Dyn Research, société mesurant la cyberconnectivité mondiale.

Cette nouvelle connexion s’ajoute à celle établie par China Unicom, qui avait quasiment jusqu’à présent l’exclusivité du routage du trafic internet entre la Corée du Nord et le reste du monde.

Cette nouvelle ligne donne à Pyongyang davantage de résilience en cas d’éventuelles attaques contre l’infrastructure de son réseau, d’après Bryce Boland, de la société spécialisée en cybersécurité FireEye.

Le quotidien américain Washington Post rapportait récemment que les Etats-Unis avaient mené des attaques informatiques contre des hackers nord-coréens visant à les priver d’accès internet, une opération qui aurait pris fin le 30 septembre.

La Corée du Nord compterait une unité d’environ 6 800 spécialistes des cyberattaques, selon le ministère sud-coréen de la Défense. Elle a été accusée de nombreuses attaques informatiques de grande ampleur, et notamment de celle menée en 2014 contre Sony Pictures. Mais avec une seule connexion internet avec l’extérieur, la Corée du Nord restait particulièrement vulnérable.

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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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La Russie aurait testé des cyber-armes lors de manoeuvres

La russie aurait teste des cyber-armes lors de manoeuvres[reuters.com]
(Crédits : © Hannibal Hanschke / Reuters)

RIGA (Reuters) – Les perturbations qui ont affecté le réseau de téléphonie mobile en Lettonie le mois dernier ont probablement été provoquées par la Russie qui testait ses armes cybernétiques avant de grandes manoeuvres militaires organisées avec la Biélorussie, estiment des responsables baltes et de l’Otan.

Moscou est soupçonné d’avoir interrompu pendant sept heures le réseau de téléphonie mobile dans la partie occidentale de la Lettonie le 30 août. L’enclave de Kaliningrad aurait servi de base avancée à cette opération visant la Suède, précisent des diplomates alliés et des responsables de la sécurité lettone.

La Russie aurait également pris pour cible le service téléphonique d’urgence de Lettonie, le 112, qui est tombé pour la première fois en panne le 13 septembre, juste avant le début des manoeuvres « Zapad », les plus importantes depuis 2013.

« La Russie semble avoir utilisé un brouilleur de communications téléphoniques très puissant à partir de Kaliningrad. Il ne visait pas la Lettonie mais était dirigé vers (l’île suédoise de) Gotland et l’archipel d’Aland », a déclaré Karlis Serzants, vice-président de la Commission de la sécurité nationale du Parlement letton.

« L’un des bords du faisceau a également affecté la Lettonie », a-t-il précisé après avoir reçu des informations des services de renseignement.

Un porte-parole du ministère suédois de la Défense a dit ne pas avoir connaissance d’une quelconque tentative de perturbation des communications visant la Suède.

L’Otan estime que la Russie avait placé ses armes cybernétiques au centre des exercices « Zapad » et celles-ci auraient été testées dans une perspective offensive.

Cette stratégie inquiète les alliés qui, pour l’instant, ne considèrent les armes de ce type que dans un cadre défensif.

Le général Ben Hodges, commandant des forces armées américaines en Europe, estime que la Russie a développé au cours des trois dernières années « un important arsenal électronique ».

« Une grande partie (de cet arsenal) a été utilisé lors des manoeuvres (Zapad) », a-t-il dit à la presse, précisant que les moyens dont dispose désormais la Russie dans ce domaine sont puissants et perfectionnés.

Au total, quelque 100.000 soldats auraient participé à ces manoeuvres de l’Arctique à la mer Noire et l’Otan estime que Moscou a, à cette occasion testé, sa capacité à mener un conflit contre les Occidentaux. Moscou soutient que seuls 13.000 hommes ont été engagés dans ces exercices du 14 au 20 septembre. Pour l’Otan, ils se sont déroulés d’août à fin septembre.

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Publié par le 5 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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