RSS

Archives de Tag: La Russie

Les Pays-Bas annoncent être en état de «guerre informatique» avec la Russie

Les Pays-Bas sont en état de cyberguerre  avec la Russie

Les pays bas  continue de hausser le ton, et reproche maintenant à Moscou des provocations militaires en Arctique … Mais ce qu’on apprend ici est fort important, la rhétorique de la ministre néerlandaise de la Défense est subtile, mais ça me semble assez clair : c’est la guerre contre la Russie ! Z 

La ministre néerlandaise de la Défense a déclaré que les Pays-Bas se trouvaient en état de «cyberguerre» contre la Russie, rapporte des médias néerlandais. Amsterdam s’est également dit prêt à envoyer ses «cybersoldats» pour appuyer l’Otan «si nécessaire».

Les Pays-Bas sont en «cyberguerre» avec la Russie, a déclaré dimanche à la télévision néerlandaise la ministre de la Défense de ce pays, Ank Bijleveld.

«Ce qui est arrivé est vraiment dangereux», a déclaré Mme Bijleveld à la suite d’un incident survenu près du siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui impliquait, selon elle, des officiers du GRU.

À la question de savoir si la situation entre les deux pays pouvait être qualifiée de «cyberguerre», elle a répondu:

«Oui, c’est bien le cas.»

Et de poursuivre:

«Des gens essaient en permanence d’intervenir de différentes manières dans notre vie, d’influencer notre démocratie. Nous devons nous débarrasser de notre naïveté dans ce domaine et prendre des mesures.»Le budget du pays consacré à la cybersécurité a augmenté après que l’incident a été rendu public.

«Nous investissons davantage dans les services de renseignement pour pouvoir voir ce qui se passe et prendre des mesures si nécessaire», a fait savoir la ministre néerlandaise.

De plus, Mme Bijleveld a déclaré que les Pays-Bas avaient proposé à l’OTAN d’utiliser ses «cybersoldats».

Le jeudi 4 octobre, le ministère néerlandais de la Défense a déclaré que les services secrets des Pays-Bas avaient déjoué une cyberattaque contre l’OIAC qui aurait été menée par quatre ressortissants russes, ajoutant que les hackers russes présumés munis de passeports diplomatiques avaient été expulsés du pays.

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les accusations des autorités néerlandaises de nouvelle action de propagande. Moscou a plusieurs fois indiqué à La Haye que la «campagne d’espionite antirusse», lancée aux Pays-Bas, causait un grave tort aux relations bilatérales.

Une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il n’y avait eu et qu’il ne pouvait y avoir aucune cyberattaque russe contre l’OIAC parce que Moscou avait accès à toutes les informations de cette organisation. Elle a qualifié les accusations néerlandaises «d’exemple d’une politique frôlant l’obscurantisme appliquée par certains pays occidentaux». Le ministère a ajouté que l’espionite occidentale gagnait en ampleur.

source

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 15 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

Étiquettes : , , , , , ,

Les États-Unis menacent ouvertement la Russie de guerre

Les États-Unis menacent ouvertement la Russie de guerre

Kay Bailey Hutchison, ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN, est une diplomate de haut rang. Ses propos, quels qu’ils puissent être, sont officiels. En appliquant leur politique de persuasion percutante ou de diplomatie coercitive, le recours à l’ultimatum et à la menace est devenu de plus en plus banal chez les diplomates étasuniens. Leurs déclarations belliqueuses ont pour but d’impressionner.

Le 2 octobre, Mme Hutchison en a encore fait la démonstration. D’après sa déclaration, Washington est prêt à employer la force contre la Russie. En fait, elle a posé un ultimatum : Moscou doit mettre fin au développement d’un missile qui, de l’avis des États-Unis, violerait le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (Traité INF). Sinon, l’armée des États-Unis le détruira avant qu’il ne soit opérationnel. « Nous étudions en ce moment la possibilité d’éliminer tout missile (russe) capable d’atteindre n’importe quel pays à nous, » a déclaré Mme Hutchison lors d’une conférence de presse. « Les contre-mesures (des États-Unis) seront de détruire les missiles développés par les Russes en violation du traité, » a-t-elle ajouté. « Ils sont prévenus. » Ce qu’elle dit n’est rien de moins qu’une menace de frappe préventive.

Il est vrai que le respect du traité INF est une question controversée. Moscou a maintes fois accusé Washington de le violer, et cela est avéré. Ainsi, le système Aegis Ashore qui a été installé en Roumanie et qui doit être déployé en Pologne, utilise le lanceur Mk-41 qui est capable de tirer des missiles Tomahawk à portée intermédiaire. C’est une violation flagrante du traité INF. Le fait est indéniable. Les États-Unis accusent Moscou d’avoir et de tester un missile de croisière lancé depuis le sol d’une portée de 500 à 5500 kilomètres, mais rien n’a jamais prouvé cela. La Russie a toujours démenti l’accusation en disant que le missile en question, le 9M729, est conforme aux dispositions du traité, n’a jamais été mis à niveau et il n’a jamais été vérifié que son rayon d’action est interdit.

Cette thèse est raisonnable. Après tout, il n’existe aucun moyen d’empêcher la détection et la surveillance par satellite des tests de ce genre. Les États-Unis pourraient soulever la question auprès de la Commission spéciale de vérification. Au lieu de le faire, ils menacent de guerre.

Tout cela est très important, car les paroles de l’ambassadrice n’étaient ni une déclaration non préparée, ni un commentaire en l’air, mais venait en fait à la suite d’un autre ‘avertissement’ lancé dernièrement par un autre fonctionnaire.

S’exprimant le 28 septembre lors d’un événement de l’industrie organisé en Pennsylvanie par Consumer Energy Alliance, le Secrétaire de l’Intérieur, Ryan Zinke, a suggéré que la marine de guerre serve à imposer un blocus restreignant le commerce de l’énergie des Russes. Ce qu’il a dit, « Les États-Unis, avec leur marine de guerre, ont la capacité de faire en sorte que les voies maritimes soient ouvertes et, le cas échéant, de les bloquer… pour s’assurer que leur énergie ne soit pas mise sur le marché, » a révélé que cette option était envisagée. Le ministère de l’Intérieur n’a rien à voir avec la politique étrangère, mais Ryan Zinke est un membre de haut rang de l’administration.

Deux déclarations belliqueuses faites coup sur coup, et les deux à la limite de la déclaration de guerre ! Le blocus est un acte hostile qui serait contré par la force, et les États-Unis en sont bien conscients. Ils savent aussi que la Russie se défendra. Il est important de noter qu’aucun commentaire ou explication n’est venu de la Maison Blanche. Cela confirme que ce qu’ont dit les fonctionnaires reflète la position de l’administration.

Cela rappelle que la loi Interdiction and Modernization of Sanctions a été adoptée par la Chambre des représentants. Elle donnerait le droit d’inspecter les ports chinois, iraniens, syriens et russes. Parmi ces derniers il y a les ports de Nakhodka, Vanino et Vladivostok. L’adoption de cette loi est un acte ouvertement hostile en violation flagrante du droit international. Si ce projet de loi devient loi, la guerre va probablement se déclencher, avec les États-Unis dans le rôle de l’agresseur.

Trident Juncture, le plus grand entraînement organisé par l’OTAN depuis 2002, débutera le 25 octobre et se poursuivra jusqu’au 7 novembre 2018. Il se tiendra à proximité des frontières de Russie. Les manœuvres russes Vostok-2018 de septembre, ont été les plus importantes depuis la guerre froide, mais elles se sont déroulées en Extrême-Orient, loin de la zone de responsabilité de l’OTAN. En organisant des manœuvres de cette envergure près des frontières de Russie, c’est l’OTAN, pas la Russie, qui dégrade la situation déjà tendue en Europe.

La Russie n’est pas le seul pays menacé de guerre. Il y a aussi les tentatives d’intimidation contre la Chine. La situation se tend fortement en mer de Chine méridionale, là où des navires étasuniens et chinois se sont côtoyés dangereusement le 30 septembre. La collision a été évitée de justesse. Du coup, le Secrétaire à la Défense James Mattis, a dû suspendre sa visite en Chine, celle-ci ayant été annulée par Pékin. Le dialogue sur la sécurité entre les deux pays a été retardé.

La seule chose qu’il reste à faire est sans doute de renoncer aux relations normales avec les États-Unis. La déclaration de l’ambassadrice Hutchison envoie un message clair : « oubliez la diplomatie, nous revenons à l’âge de pierre, » avec Washington montrant l’exemple. C’est la nouvelle réalité, alors soyons prêts. Ne prêtons pas attention aux États-Unis et essayons de nous passer d’eux, mais soyons vigilants et prêts à repousser toute éventuelle attaque.

Il faut remarquer que la Russie n’a jamais menacé les États-Unis d’action militaire. Les Russes n’ont jamais déployé de forces militaires à proximité des côtes étasuniennes, ni incité à toutes ces sanctions sans fin et ces guerres commerciales. En révélant les violations d’accords internationaux des États-Unis, ils n’ont jamais dit se réserver l’option de recourir à la force. Ils se sont efforcés de relancer le dialogue sur le contrôle des armements et de coordonner les opérations en Syrie. Mais ils ont dû aussi prévenir des conséquences au cas où ils seraient amenés à réagir à tout acte hostile. Si le pire arrive, nous saurons tous qui en porte le chapeau. Washington endosse la responsabilité de pousser le monde au bord de la guerre.

source

Note :

 Depuis, Hutchinson a fait marche arrière en déclarant dans un tweet : « je ne parlais pas de frappe préventive contre le Russie. Je parlais de la nécessité pour la Russie de respecter l’INF sinon nous aurons à équilibrer notre puissance pour protéger les intérêts des États-Unis et de l’OTAN »

 
 

Étiquettes : , , , ,

IL-20 : Israël accuse la Russie d’avoir prémédité un coup pour le piéger

Des missiles antiaériens russes S-300.©Sputnik
Des missiles antiaériens russes S-300.©Sputnik

Rien ne va plus entre la Russie et Israël, ces derniers sont prêts à continuer leur attaques en Syrie quitte à risquer une confrontation directe avec les Russes . Car en verrouillant l’espace aérien Syrien , ils ont « intégré la DCA syrienne au Centre de Commandement russe, ce qui revient à dire que désormais, les chasseurs US ou israéliens n’auraient pas à faire face à la DCA syrienne mais au système de défense antiaérienne de la Russie qui a pour charge de protéger des villes russe » « , un système contre les attaques nucléaires » . Donc c’est à dire que quelque soit l’avion ou autre bâtiment qui s’attaquera aux Syriens aura affaire directement aux Russes !! Imaginez un peu la situation, c’est devenu hyper chaud ! Paul Craig Roberts avait raison , à force de ne pas réagir aux provocations et de tendre l’autre joue, les Russes ont créé les conditions d’une situation de plus en plus inextricable, qui nous rapproche de la guerre mondiale . Comme il dit « Il vaut beaucoup mieux arrêter l’escalade avant qu’elle n’atteigne ce dangereux niveau » Maintenant ils réagissent fortement, j’espère simplement que ce n’est pas trop tard . Z

La réaction israélienne à la livraison des S-300 russes à la Syrie n’a pas tardé : défiant le président Poutine,  le ministre israélien des Affaires militaires, Avigdor Lieberman a affirmé ce mercredi 3 octobre que Tel-Aviv poursuivrait ses frappes en Syrie. En passant, il a accusé de façon implicite Moscou d’avoir fait la sourde oreille « aux justes argumentations » d’Israël et d’avoir cherché à culpabiliser un Israël qui n’est pour rien dans cette histoire. Mais pourquoi Israël s’entête-t-il, en refusant de reconnaître sa responsabilité, quitte à s’engager dans un cercle de tensions dangereuses qui l’opposerait à la puissante Russie? 

«Nous ne pouvons nous permettre aucun compromis. Israël ne peut pas abandonner ses opérations en Syrie, malgré la livraison de systèmes de missiles antiaériens russes S-300 à l’armée syrienne », a lancé Lieberman avant de poursuivre : «Je ne peux pas dire que nous sommes heureux du déploiement des S-300 sur le territoire syrien, mais c’est un dossier pour lequel nous avons déjà tranché».

Et Israël a effectivement fait son choix : Lieberman a pointé du doigt Damas pour avoir détruit l’appareil russe à Lattaquié avant d’aller plus loin dans l’accusation et prétendre que « la destruction de l’IL-20 avait été planifié » : « Cet incident est illogique. De plus, vous devez comprendre que la vitesse du chasseur F-16 est deux fois et demie supérieure à celle d’Iliouchine Il-20 (…). Lorsque l’armée de l’air syrienne a commencé à tirer, des avions israéliens survolaient notre espace aérien ».

Lieberman a accusé donc la Russie de complotisme alors que les sources proches de l’armée israélienne soupçonne Poutine d' »avoir tourné le crash de l’Il-20 à son avantage ». Ce discours semble d’ailleurs finir par pousser Washington à réagir : le secrétaire d’État Pomepo a qualifié mercredi le déploiement des S-300 en Syrie de « démarche qui ne fait que monter la tension », façon de rappeler à la bonne mémoire des russes qu’une intervention US dans cette affaire n’était pas totalement écartée.

Selon DEBKAfile, la déclaration du ministre russe de la Défense, Sergeï Choïgu, le 2 octobre comme quoi les systèmes de défense antiaérienne S-300 «unifiés» seraient installés en Syrie d’ici le 20 octobre, avait un sens bien particulier : par ce déploiement Moscou chercherait à intégrer la DCA syrienne au Centre de Commandement russe, ce qui revient à dire que désormais, les chasseurs US ou israéliens n’auraient pas à faire face à la DCA syrienne mais au système de défense antiaérienne de la Russie qui a pour charge de protéger des villes russes. DEBKA se réfère d’ailleurs à l’exposé du ministre russe de la Défense présenté devant Poutine où le général aurait mentionné 49 unités de radars, de systèmes d’acquisition d’objectifs de base, ou encore de postes de commandement ainsi que quatre lanceurs. Israël accuse désormais Poutine d’avoir saisi l’alibi de « l’IL-20 » pour établir en Syrie « un système d’armement de défense antiaérien avancé » lié non seulement à la base aérienne russe Hmeimim à Lattaquié, mais « intégré au système de commandement, de contrôle et de communication C-3 de la Russie », un système contre les attaques nucléaires.

Or le problème est que le C-3 est à peu près inconnu pour les services de renseignements occidentaux surtout que les ingénieurs militaires russes travaillent sans relâche à la modernisation de ce système depuis quelques mois. Et DEBKA ajoute : « les officiers militaires israéliens ont sagement cessé de se vanter et de prétendre que leur force aérienne pouvait facilement manipuler les S-300, après que Moscou eut annoncé avoir livré à la Syrie une version modernisée de ces missiles « .

Pour l’axe Israël/USA, Moscou vient de réaliser un coup de maître difficile à contrer  puisqu’il a considérablement relevé les enjeux dans la lutte sans merci que se livrent la Russie et les États-Unis en Syrie. Poutine a choisi cet arène pour mettre à l’épreuve les capacités de défense aérienne russe, défiant à la fois les avions furtifs F-22 de l’armée de l’air américaine et les super-avions «Adir» F-35 fabriqués par les États-Unis et d’Israël.

source

 
 

Étiquettes : , , , , , , ,

Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

Adieu la technologie furtive américaine. La Russie développe un radar radio photonique

C’est fascinant de voir toutes les évolutions en matière d’armement ces derniers temps . Les Russes (surtout) et les chinois font forts ! Bizarrement on entend pas les US sur ce sujet . C’est fascinant mais ça fait peur, car une course aux armements n’augure jamais rien de bon, et quand on voit l’escalade des tensions entre Russes, Chinois, et US, ce n’est pas rassurant du tout … Z

Par Andrei Martyanov

La semaine dernière, Ruslan Ostachko a fait à la radio une déclaration assez surprenante.

Selon ses informations (très probablement à partir de ses sources), non seulement la Russie dispose déjà d’un radar radio-photonique (nous savions que cet appareil existait et fonctionnait en laboratoire), mais qu’il sera testé avec le Su-35 comme plate-forme avant 2021 et que ce sera un appareil de production série.

C’est une information véritablement sensationnelle, dans une certaine mesure, qui explique aussi pourquoi les Chinois, il y a quelques jours, ont commencé à parler de leur propre radar quantique. Eh bien, les amis, c’est la fin de l’aviation « furtive » telle que nous la connaissons.

Je suppose que ce n’est pas la peine d’expliquer ce que tout cela signifie. Ostashko utilise l’exemple d’Elon Musk comme charlatan pour une bonne raison : le discours et l’image ne coûtent rien, alors que la stabilité stratégique coûte très cher et demande beaucoup de travail et de réflexion.

Cette avancée correspond assez bien à Poutine qui a appelé très récemment au développement d’une nouvelle génération d’armes reposant sur de nouveaux principes physiques, comme celui-ci (en russe). De toute évidence, de tels systèmes sont en cours de développement et certaines informations commencent à nous parvenir, à nous, simples mortels.

Comme je l’ai déjà dit, nous assistons à une véritable révolution dans les affaires militaires (RAM) qui modifie le champ de bataille moderne de manière profonde et spectaculaire.

Eh bien, en regardant la nouvelle Académie des forces de missiles stratégiques de la Russie, on comprend un peu où tout cela va. Même son esthétique en dit long.

Photo: Un radar utilisant des lasers pour une portée et une précision accrues et pouvant même générer une image 3D de la cible

Source : Réminiscence du futur

Via : https://russia-insider.com/en/goodbye-us-stealth-russia-developing-radio-photonic-radar/ri24947

source

 
Poster un commentaire

Publié par le 3 octobre 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

Étiquettes : , , , , ,

La Russie va créer une zone d’exclusion aérienne totale en Syrie

La Russie va créer une zone d’exclusion aérienne totale en Syrie (Valentin Vasilescu)

C’est ce que va faire indirectement la Russie en équipant les Syriens, en plus de leurs propres équipements sur place . Attaquer la Syrie va devenir compliqué  . Les Russes montent d’un ton, mais ils prennent le risque d’un affrontement direct avec les US et l’occident en « verrouillant » l’espace aérien syrien  ! Z

Par Valentin Vasilescu

Comment ? En science militaire, il y a le terme « mesures sécuritaires dans le combat ». Les Américains ont appliqué des mesures sécuritaires de combat extrêmement sophistiquées sur tous les théâtres d’opérations qu’ils ont déployés pour protéger leurs soldats. Les Russes, qui ne voulaient pas contrarier les Israéliens, les Turcs et les Américains, ne les avaient pas prises. Ils se sont dit :  » tout va bien ! » Mais ça n’a pas marché. Ils ont perdu 15 officiers, morts avec la destruction de l’IL-20, chacun d’eux était hautement spécialisé dans un domaine très sensible. Il ne sera possible de les remplacer que dans 5 à 6 ans. La conséquence de ce drame est que la Russie va prendre en Syrie des mesures sécuritaires très sévères, quelle que soit la réaction des États-Unis.

Ainsi, le ministre de la Défense de la Fédération de Russie a déclaré qu’il fournirait à la Syrie dans les deux prochaines semaines des systèmes modernes de missiles AA, S-300 / PMU2, d’une portée de 250 km. Les missiles eux-mêmes ne garantissent pas la sécurité des avions et des cibles terrestres, russes et syriens. C’est pourquoi ce ne sont pas eux les éléments les plus importants, mais plutôt l’architecture globale créée par les Russes autour de l’espace aérien syrien.

http://thesaker.is/russia-will-establish-an-unofficial-no-fly-zone-over-syria/

Outre les systèmes S-300 / PMU2, la Russie va livrer l’équipement de gestion de l’espace aérien le plus moderne au monde, appelé C3I ou automatisation de la gestion. Cela signifie pour l’armée syrienne un pas de géant augmentant la précision de 50 fois. Ainsi, les missiles plus anciens de la période soviétique (S-200, S-75, S-125, etc.) ne seront plus lancés de manière aléatoire et seront presque aussi précis que le S-300.

Le rôle des systèmes d’automatisation de la gestion est une interface nécessaire au fonctionnement simultané des unités aériennes et de la défense syriennes. À quoi s’ajoutent maintenant les russes.

1. Une fois la cible aérienne détectée par un radar en Syrie, le système automatisé affiche les informations sur tous les radars de découverte et de contrôle de l’aviation et des missiles / artillerie AA syriens et russes.

2. Toutes les unités de missiles AA et l’aviation de chasse syriens seront enregistrées dans la mémoire des serveurs informatiques intégrés russes qui stocke l’empreinte radar de toutes les cibles aériennes, y compris des missiles de croisière et des F-35.

3. Une fois identifiées, les cibles aériennes sont enregistrées et redispatchées à partir du système central automatisé vers le commandement des forces armées syriennes. Tout est automatiquement supervisé par le chef du contingent russe en Syrie.

4. Toutes les cibles aériennes (vols civils, avions militaires russes, syriens et étrangers) sont symbolisées par des boutons de couleur, l’indigo, en passant par le bleu, vert, jaune, orange et rouge en fonction du degré de risque. Cela crée également l’ordre de priorité dans l’attaque hostile. Dans la seconde capture d’écran (voir image) le système de gestion automatisé a observé comment le F16 israélien a manœuvré pour interposer l’avion IL-20 russe entre lui et les missiles S-200.

42426159_10156921730677845_40709598407032832_n

5. Le système informatique russe met alors en branle toutes les unités d’aviation et de missiles syriens qui extrapolent la trajectoire des cibles assignées, en prédisant les cibles terrestres de l’ennemi, tout en calculant le nombre et le type d’avions de chasse disponibles et de missiles AA qui doivent entrer en action.

6. Les avions et missiles syriens sont contrôlés via un canal de données, impossible à brouiller.

7. Les systèmes automatisés de gestion ont également un équipement antibrouillage qui calcule, par une méthode de triangulation, les coordonnées de la cible aérienne génératrice du brouillage. L’armée syrienne recevra également de la Russie du matériel spécialisé dans ce domaine. Il en résulte un suivi précis de l’évolution des générateurs de brouillage et l’élimination des fausses cibles.

8. La Russie déploiera des équipements de brouillage des navigations par satellite (GPS), radars aéroportés ou navals, des données et des communications pour tous les moyens d’attaque contre la Syrie à partir de la Méditerranée. Ils opéreront sous la coordination du système de gestion de l’espace aérien syrien. Les missiles de croisière « invisibles » britanniques Storm Shadow, le Scalp français et les missiles américains JASMM et l’invisible Tomahawk lancé en Avril dernier, sont guidés par GPS. Pas de chance. Ils ne toucheront plus aucune cible en Syrie car maintenant tout cela sera verrouillé. Et tout cela à cause de la diversion qui a entrainé la destruction de l’avion russe IL 20 par la faute des Israéliens, avec la participation d’une frégate française et d’un avion Tornado britannique.

9. Il est très probable que le système d’automatisation soit le Polyana D4M1. Il peut couvrir une superficie de 800 × 800 km (l’équivalent de toute la superficie de la France), peut suivre 500 cibles aériennes + missiles balistiques et engager 250 d’entre elles. Il intègre plus de 14 divisions de missiles antiaériens dotés de missiles de grande portée S-300 AA, de missiles AA à courte et moyenne portée, quelle qu’en soit la génération. Le temps de réaction est de 1-3 secondes.

10. Une fois que l’armée syrienne sera intégrée dans ce système de gestion de l’espace aérien, son système sera similaire à ceux des armées russe, américaine, britannique, française et israélienne, et l’armée syrienne pourra déclencher l’offensive contre les terroristes dans la province d’Idlib, sans crainte de représailles américaines, britanniques, israéliennes et françaises. Et de ce point de vue, l’agression extérieure de la Syrie, couverte par l’expression « guerre civile », prendra rapidement fin.

Contrairement à la Syrie, qui reçoit gratuitement ce système de la Russie, la Roumanie, un état membre de l’OTAN, a acheté 7 batteries antiaériennes Patriot américaines, d’une valeur de 3,6 milliards d’euros. Sans système d’automatisation de la gestion. En cas de guerre, des centaines de lancements de missiles Patriot seront contre de fausses cibles.

source

 

Étiquettes : , , , , ,

La Russie va fournir des S-300 à la Syrie et « brouiller les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée » !

La Russie compte fournir à la Syrie des systèmes de défense anti-aérienne S-300 d'ici deux semaines

 

Finalement les déclarations de Poutine n’étaient que pour la forme, la Russie répond et continue de « muscler » sa politique quant au conflit syrien , et enchaine les mesures de rétorsion envers Israël , ce qui touche l’occident en général . Apres avoir ferme l’est de la Méditerranée au trafic maritime et aérien, ce qui est un coup dur pour Israël, elle va maintenant livrer le système de défense anti-aérienne ultra sophistiqué S 300 à la Syrie d’ici 2 semaines (Damas et Moscou ont signé en 2010 un accord pour la livraison de S-300, mais la Syrie n’avait toujours pas pris possession de ce matériel en raison de l’opposition d’Israël) . Autre annonce importante à noter : « les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée seront dorénavant brouillées » ! Alors là on monte encore d’un ton . Les Russes replacent leur pions . On va voir comment va réagir l’occident face à ces mesures.   Z 

Une semaine après qu’un avion russe a été abattu en Syrie – tragédie dont la Russie tient Israël responsable –, le ministère russe de la Défense a annoncé la livraison à Damas de systèmes de défense anti-missiles S-300.

La Russie a annoncé ce 24 septembre son intention de livrer des systèmes de défense anti-aérienne S-300 à l’armée syrienne, une semaine après le crash d’un avion russe Ilouchine-20 (Il-20) en Syrie, drame dont Moscou a attribué la responsabilité à Israël. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a précisé : «Les forces armées syriennes seront fournies d’ici deux semaines en systèmes modernes S-300.» Ces derniers, selon le membre du gouvernement russe, «sont capables d’intercepter des appareils sur une distance de plus de 250 kilomètres et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs».

Le président russe Vladimir Poutine a informé directement son homologue syrien Bachar el-Assad de cette décision, lors d’un entretien téléphonique.

Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats

La livraison de ces systèmes modernes, prévue par un accord signé en 2010 par Moscou et Damas, n’avait pas eu lieu jusque-là en raison de réserves israéliennes. «En 2013, à la demande d’Israël, nous avions suspendu la livraison des systèmes S-300 à la Syrie, qui étaient prêts à être utilisés», a ainsi rappelé, dans un communiqué, le ministère russe de la Défense. Or, «la situation a changé et cela n’est pas de notre fait», déclare le ministère, en référence à la tragédie du Il-20.

L’armée syrienne disposait, jusqu’alors, de systèmes de défense anti-aérienne S-200, moins avancés. En outre, des S-300 opérés par l’armée russe sont déployés autour de la base navale russe de Tartous en Syrie, tandis que des S-400, encore plus modernes, sont déployés sur la base aérien ne de Hmeinim.

«Refroidir les têtes brûlées» et «empêcher les actes irréfléchis»

«Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats», a encore déclaré Sergueï Choïgou.

Pour autant, interrogé sur ses relations avec Israël, le Kremlin a assuré que la décision concernant les S-300 n’était pas dirigée contre un Etat en particulier. Le Kremlin a précisé que ce choix visait, seulement, à accroître la sécurité des forces militaires russes.

Autre annonce : les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée seront dorénavant brouillées. «La navigation par satellite, les radars de bord et les systèmes de communication de l’aviation militaire attaquant des cibles sur le territoire syrien seront supprimées dans les zones adjacentes à la Syrie en mer Méditerranée», selon le ministre russe de la Défense.

Une décision provoquée par le drame de l’Ilouchine-20

Selon Moscou, la disparition de l’avion russe Il-20 le 17 septembre au soir au-dessus de la Méditerranée, avec 15 membres d’équipage à son bord, résulte d’«une succession de circonstances tragiques» ayant abouti à un tir ami de la défense anti-aérienne syrienne. La Russie considère néanmoins Israël comme responsable de ce drame. Ce 24 septembre, encore, le Kremlin a expliqué la destruction de l’avion russe par les actions «préméditées» des pilotes israéliens

«La responsabilité dans la tragédie […] incombe entièrement à l’Armée de l’air israélienne», avait déjà conclu le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov, lors de son compte-rendu des événements le 24 septembre. D’après ce dernier, l’appareil russe a en effet été abattu par le système de défense anti-aérienne syrien alors que des F-16 israéliens s’en servaient comme couverture, pour opérer des frappes sur la province syrienne de Lattaquié.

Selon Igor Konachenkov, l’armée israélienne n’avait pas transmis à son homologue russe les informations exactes concernant la localisation de ses avions et la nature de ses cibles. Tsahal aurait ainsi déclaré s’apprêter à frapper des «sites industriels» dans le nord de la Syrie, avant de finalement réaliser des frappes dans la province de Lattaquié, à l’ouest du pays. «Les informations trompeuses fournies par [l’armée israélienne] à propos des frappes [israéliennes] n’ont pas permis à l’avion russe Il-20 de se déplacer à temps vers une zone sûre», a analysé Igor Konachenkov.

source

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , ,

La Russie ferme l’est de la Méditerranée au trafic maritime et aérien

La Russie ferme l’est de la Méditerranée au trafic maritime et aérien

Alors que la Russie travaille à une riposte en bonne et due forme à la provocation suprême du régime israélien en Méditerranée qui a coûté la vie à 15 militaires russes, un premier élément de cette même riposte tombe : le ministère russe de la Défense a annoncé jeudi matin, le 20 septembre, la fermeture de l’est de la Méditerranée au trafic aérien et maritime en raison d’un nouveau « exercice militaire ». Cette mesure inclut une vaste région qui s’étend des côtes syriennes et libanaises à Chypre. C’est dans cette même zone que les F-16 israéliens en se servant d’un Il-20 comme bouclier ont provoqué son crash. Selon Haaretz qui rapporte cette information, de nouveaux exercices russes dans l’est de la Méditerranée dureront jusqu’à mercredi.

Selon certains analystes, la Russie vient, par cette décision de priver automatiquement l’armée de l’air israélienne de toute possibilité de lancer des frappes depuis la mer ou depuis le ciel libanais. Les raids aériens israéliens ne pourront donc désormais être menés que depuis Israël ou par l’espace aérien jordanien. La zone d’exclusion russe dans l’est de la Méditerranée empêche de facto les missiles israéliens d’atteindre les côtes syriennes.

NOTAM-IsraeliNoFly

Plus tôt dans la journée, le président russe avait annoncé lors d’un discours vouloir doter les deux bases aérienne et navale russe respectivement à Hmeimim et à Tartous de nouveaux dispositifs de surveillance. Cité par Al-Watan, des dispositifs électroniques de surveillance seront largement déployés sur les deux sites russes pour contrer toute attaque ennemie. L’aérodrome de Hmeimim a fait l’objet des dizaines d’attaques aux drones avant qu’Israël la prenne pour cible de ses frappes aux missiles mardi 17 septembre.

L’annonce de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne russe dans l’est de la Méditerranée semble avoir pris de court les milieux militaires israéliens qui misent désormais sur un « clash US/Russie » pour se tirer d’affaire. Ainsi, DEBKAfile, rappelle-t-il dans son rapport, la présence du porte-avions USS Harry S. Truman qui s’apprête à se joindre à la sixième flotte américaine. « La flotte transporte 6 000 membres d’équipage, 9 escadrons de chasseurs-bombardiers sur ses ponts, et comprend en plus des croiseurs de missiles guidés et des destroyers », affirme le site qui y voit « une première réponse majeure de l’administration Trump au déploiement par la Russie d’une armada de 25 navires de guerre au large des côtes syriennes depuis la dernière semaine d’août ».

Ceci étant, les commentateurs croient surtout qu’Israël tire là des plans sur des comètes. Dans les heures suivant la destruction du l’Il-20 russe, le Pentagone a formellement démenti toute implication et a affirmé ne pas avoir été informé auparavant par Israël. Même la France que la Russie avait montré de doigt aux premières heures suivant l’incident de l’Il-20, a formellement démenti toute implication. Pour de nombreux analystes, la tentative israélienne de déclencher un face-à-face sanglant entre la Russie d’une part et les États-Unis et l’OTAN de l’autre a jusqu’ici lamentablement échoué.

Photo: Le porte-avions Amiral Kouznetsov dans l’Atlantique Nord en janvier 2008. ©Forumairbase.ru

source

 

Étiquettes : , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :