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Archives de Tag: La résistance

Fin de la neutralité du Net : la résistance s’organise

« Résister » contre la mise sous tutelle de nos libertés : en voilà une bonne idée !!! Ce serait bien que la résistance s’organise aussi sur de nombreux autres sujets !! Car partout nos libertés qu’on prend pour acquises … sont en fait gravement menacées .  Z 

Face au risque de voir disparaître la neutralité du Net, certains envisagent de devenir leur propre fournisseur d’accès. Mais mettre en oeuvre un tel projet est loin d’être simple.

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L’OMS s’alarme de l’augmentation de la résistance de « superbactéries » aux antibiotiques.

Face à la « menace » croissante des bactéries résistantes aux traitements, il y a un « grave manque de nouveaux antibiotiques en développement », selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé.

L’OMS s’inquiète de l’augmentation de la résistance de « superbactéries » aux antibiotiques. Elles pourraient tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050.

Il est « urgent de multiplier les investissements dans la recherche et le développement pour les infections résistantes aux antibiotiques, y compris la tuberculose », s’alarme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans un rapport publié ce mercredi, l’organisme se dit inquiet, face à la « menace » croissante des bactéries résistantes aux traitements. Il y a un « grave manque de nouveaux antibiotiques en développement », critique-t-il.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, souligne dans un communiqué que « la résistance aux antimicrobiens est une urgence sanitaire mondiale qui met sérieusement en péril les progrès de la médecine moderne ».

12 familles de « superbactéries »

L’agence de santé des Nations Unies a recensé 51 nouveaux produits antibactériens en développement clinique, qui pourraient être utilisés pour traiter les agents pathogènes prioritaires résistants aux antibiotiques, ainsi que la tuberculose et l’infection diarrhéique parfois mortelle due au Clostridium difficile.

Mais, parmi tous ces candidats médicaments, « huit seulement » sont des « traitements innovants » susceptibles de valoriser l’actuel arsenal de traitements antibiotiques, déplore l’OMS dans un communiqué.

LIRE AUSSI >> Une super-bactérie « cauchemardesque » résiste à tous les antibiotiques

L’organisation, qui tire régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation de la résistance aux antibiotiques, a publié en février la liste de douze familles de « superbactéries » contre lesquelles elle juge urgent de développer de nouveaux traitements, en plus de la tuberculose résistante déjà prioritaire.

La crainte d’infections graves et souvent mortelles

Son rapport pointe un « grave manque d’options de traitement » pour la tuberculose résistante, qui tue quelque 250 000 personnes par an. Ce déficit concerne aussi des bactéries, largement résistantes aux médicaments, dont des Acinetobacter et des entérobactéries (telles que Klebsiella et E. coli). Ces dernières peuvent causer des infections graves et souvent mortelles et représentent une menace particulièrement sérieuse notamment dans les hôpitaux.

Il existe également « très peu » de formes orales d’antibiotiques en développement, pourtant « essentielles pour traiter les infections en dehors des hôpitaux ou dans des contextes à ressources limitées », souligne l’OMS. « La recherche sur la tuberculose est sous financée », relève pour sa part le Dr Mario Raviglione, directeur du programme global OMS de lutte contre la tuberculose, alors que plus de 800 millions de dollars par an seraient nécessaires pour trouver de nouveaux médicaments.

10 millions de morts d’ici à 2050?

La prévention et un usage approprié des antibiotiques (pour l’humain et l’animal) font également partie des moyens de lutte contre cette menace, rappelle l’OMS. Les bactéries résistantes aux antibiotiques pourraient tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050, soit autant que le cancer, selon un groupe d’experts internationaux formé en 2014 au Royaume-Uni, et auteur de plusieurs rapports sur le sujet.

LIRE AUSSI >> Comment les bactéries résistent aux antibiotiques grâce aux… antibiotiques

Selon ce groupe d’experts, présidé par l’économiste Jim O’Neill, le phénomène cause déjà 700 000 décès par an, dont 50.000 en Europe et aux Etats-Unis. En France, on estime que la résistance aux antibiotiques cause 12.500 décès par an, selon des chiffres « probablement sous-estimés », souligne un rapport remis lundi au ministère de la Santé. (source)

 

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Une carte interactive mondiale montre la résistance aux antibiotiques

Capture ResistoMap

Réalisée par des chercheurs russes, cette carte mondiale interactive baptisée ResistoMap a pour but de localiser les endroits où la capacité microbiologique de l’intestin humain à résister aux antibiotiques est la plus importante.

Ce travail de titan a été effectué par des scientifiques de l’Institut de physique et de technologie de Moscou (Russie) et publié sur le site de la NCBI le 14 mars 2017. Il s’agit ici d’identifier les tendances se dégageant par pays concernant l’usage des antibiotiques et tenter de prévenir l’antibiorésistance.

La capacité d’un micro-organisme à résister aux effets des antibiotiques est considérée comme un véritable problème de santé publique par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) selon qui l’antibiorésistance pourrait causer dix millions de morts à partir de 2050, une hécatombe directement liée à des prises d’antibiotiques intensives et non contrôlées.

La carte interactive ResistoMap dont il est question ici apporte sa contribution dans cette lutte en identifiant les « microbiomes résistants », les zones où les personnes sont le plus assujetties à l’antibiorésistance. Ce support permet d’établir les grandes tendances dans le monde et a pour but de sensibiliser et alerter les pouvoirs publics des états dont la mission devrait être de réajuster l’utilisation des antibiotiques incriminés.

>> Ouvrir la carte dans un nouvel onglet

Cette première version de la ResistoMap mérite d’être améliorée, mais intègre déjà des données pour une quinzaine de pays, dont les États-Unis, la France, la Chine, la Russie ou encore l’Espagne. Pour réaliser cette carte, douze études ont été réalisées dans ces pays concernant environ 1600 personnes.

Selon la carte, la France est un pays où l’antibiorésistance est très présente, ce qui suggère que les patients prennent généralement trop d’antibiotiques ou encore que leur dosage n’est pas optimisé. Les auteurs des recherches estiment qu’il est nécessaire de prendre des antibiotiques seulement après la prescription par un médecin, respecter les doses et ne pas interrompre le traitement ou en prolonger la durée sans accord d’un professionnel.

Sources : Santé LogIFL Science

 
 

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Face aux méthodes brutales pour imposer le compteur Linky, la résistance grandit…

Voici un Kit complet de lutte contre Linky . Ce compteur mutlifacettes qui en plus de nous polluer avec des ondes electro-magnétiques dangereuses pour notre santé, compile vos données personnelles (Big Data)

Il s’est avéré dangereux pour les familles qui le possèdent déjà : aux niveaux santé (rayonnements), sécurité (incendie), vie privée (puce qui trace toutes les activités de la maison). 

Le compteur communicant « Linky » : un compteur électrique digital qui espionne les ménages.

Voici en outre un Résumé non exhaustif des inconvénients du Linky d’EDF/Énédis.

Meme les industriels s’opposent à la commission Européenne en jugeant  les compteurs intelligents « superflus »

Lisez ou relisez Tout sur les Compteurs LINKY : « Take back your Power ! », et jetez un œil à la Carte de France des communes refusant les compteurs Linky en 2017

Face aux méthodes brutales pour imposer le compteur Linky, la résistance grandit…

D’ici à 2021, 35 millions de compteurs communicants Linky devront avoir été installés en France. Chargés de leur déploiement, Enedis et ses sous-traitants ne respectent pas toujours les habitants qui refusent cette technologie. Enquête à Niort, où de méthodes brutales sont employées.

  • Niort (Deux-Sèvres), reportage

Linky est le nouveau compteur électrique en cours de déploiement en France. Promu par Enedis (ex-ERDF, entreprise chargée du réseau électrique), ce « compteur communicant » a la particularité d’enregistrer la consommation du circuit qu’il alimente chaque demi-heure, et d’envoyer ce relevé par ondes électromagnétiques. Pour ses détracteurs, cela signifie une augmentation des ondes qui nous entourent, et la captation de données concernant notre vie privée.

Des collectifs d’opposants à ce compteur et son installation dans tous les foyers se sont développés depuis son lancement en décembre 2015. Tout en expliquant pourquoi ils sont contre, ils ont commencé à tenter de s’opposer à sa mise en place. Des communes ont notamment tenté de refuser le Linky en prenant des délibérations en conseil municipal.

Niort a la particularité d’avoir été l’une des premières villes concernées, début 2016, par le déploiement des compteurs Linky. Son maire, Jérôme Baloge (Parti radical), est un ancien directeur territorial d’ERDF. Aujourd’hui, 17.700 sur 28.000 compteurs ont été remplacés, selon Enedis.

À l’époque, personne n’avertit la population du déploiement prochain de Linky. Notamment pas la mairie, pourtant propriétaire des compteurs. « Ce n’est pas la mairie qui s’en occupe, c’est une décision de loi », assure Nancy L’Horty, au cabinet du maire. Pourtant, lorsque Reporterre a interrogé Enedis, voilà ce que nous ont répondu deux communicants (qui n’ont pas voulu donner leurs noms) : « Six mois avant le déploiement dans une commune, on contacte les élus locaux pour voir quel type de concertation il faut mettre en place afin d’expliquer le pourquoi de ces compteurs. »

Patricia Véniel, cheville ouvrière du collectif contre Linky Deux-Sèvres, apprend donc la nouvelle par le bouche-à-oreille, et un échange entendu entre le maire et un adjoint, dit-elle à Reporterre. « À ce moment, les gens ne savaient pas ce qu’était Linky. Mais quand on leur a expliqué, alors ça a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase : on voulait leur imposer quelque chose dans leur maison », explique-t-elle.

Dans la rue où habite Patricia Véniel, toutes les portes ou presque portent des autocollants anti-Linky.

Quand nous nous rendons dans la ville, les autocollants anti-Linky fleurissent sur les voitures et les portes d’entrée. Des « non au Linky » sont écrits à la peinture sur le sol. Pour autant, difficile de savoir combien de personnes s’opposent au remplacement de leur compteur : c’est une lutte individuelle, menée par chaque habitant à son domicile.

« Une fois, on a failli en venir aux mains »

Dès les premiers mois, les techniciens chargés de poser les Linky rencontrent une opposition. « Il y avait un ou deux refus sur dix tentatives de pose », se souvient Maxime, un des techniciens à l’époque. « Très vite, raconte Patricia Véniel, cela a commencé à glisser vers la violence de la part des particuliers qui ne voulaient pas du compteur. Alors, nous avons pris contact avec les poseurs et convenu qu’ils ne changeraient pas les compteurs si une lettre de refus y était collée. » Ces premiers techniciens, engagés par Solutions 30, un sous-traitant d’Enedis, ont depuis été licenciés. « Au début, on se donnait beaucoup pour faire du chiffre, et puis, on s’est rendu compte que les primes qu’on nous avait promises n’arrivaient pas, les heures supplémentaires n’étaient pas payées, il n’y avait pas une voiture de fonction par personne… Alors on a baissé le rythme, et ils ont trouvé des excuses pour nous virer », raconte Maxime [1]

« Ni à l’école ni à la maison, non au compteur électrique Linky. »

Aujourd’hui, les personnes que nous avons rencontrées décrivent un système de harcèlement et une véritable course au plus malin pour réussir à installer le précieux boîtier fluo. Cela commence par les passages au domicile. Jojo, une retraitée niortaise, en a dénombré neuf entre février 2016 et janvier 2017. Les poseurs sonnent, elle leur répond qu’elle ne veut pas du Linky : « J’ai des arguments, je sais quoi dire, alors ils repartent en prenant une photo du compteur », explique-t-elle. La photo sert à prouver à leur hiérarchie qu’ils sont bien venus sur place. « Une fois, poursuit-elle, on a failli en venir aux mains. Ça a été long, on a dû attendre qu’ils remontent en voiture. »

Jojo, retraitée, n’était pas militante avant de refuser le Linky.

Puis il y a les coups de téléphone, émanant d’Enedis ou de ses sous-traitants. Jusqu’à 10 voire 15 par jour. Les installateurs cherchent à obtenir un rendez-vous avec les personnes dont le compteur est « inaccessible ». Selon les témoignages que nous avons recueillis, les opérateurs n’hésitent pas à faire pression en usant de menaces : « Votre facture d’électricité va augmenter », « La pose du compteur va devenir payante », « On va vous couper l’électricité », etc. « Une intimidation qui peut fonctionner chez les personnes âgées, notamment », selon Patricia Véniel.

Plus grave, il y a les cas où les poseurs ne se gênent pas pour entrer et changer les compteurs, sans même avoir prévenu. Enedis nous a assuré qu’un courrier était envoyé à chaque client, 45 jours environ avant la pose du compteur, expliquant comment les choses vont se dérouler. Les sous-traitants sont censés contacter les clients pour prendre un rendez-vous en cas de compteur intérieur, ou alors sonner simplement pour les prévenir lorsqu’il procèdent au remplacement de compteur dit « accessible », c’est-à-dire situés à l’extérieur des habitations ou dans les parties communes des logements collectifs.

Martine, Catherine et Michel, de la résidence Floreal, nous ont raconté une autre histoire : « Le syndic de copropriété a refusé le Linky, mais les poseurs utilisent un pass pour entrer, comme les facteurs, donc ils ne nous ont pas prévenus », expliquent-ils. Par chance, eux ont quand même été alertés de l’arrivée d’une équipe : « On les a laissés installer un compteur qui avait été demandé, mais on les a bien surveillés pour qu’ils n’en changent qu’un. »

« On les a laissés installer un compteur qui avait été demandé, mais on les a bien surveillés pour qu’ils n’en changent qu’un. »

Depuis, ils organisent des sortes de rondes : « On est obligés de surveiller, on regarde par la fenêtre ou bien on fait des gardes devant, par tranche de deux heures », raconte Martine. Si un poseur arrive, les opposants se postent devant l’entrée pour l’empêcher de faire son travail. « Un soir, un poseur nous a tenus jusqu’à 18 h, il ne voulait pas partir, et menaçait de nous couper l’électricité », poursuit-elle.

« Une petite magouille derrière »

Émilie, elle, est arrivée trop tard. Propriétaire d’un immeuble comprenant plusieurs logements, elle a vu les boîtiers fluo apparaître les uns après les autres, sans en être avertie. Par deux fois, des poseurs ont changé les compteurs sans qu’elle s’en aperçoive, en entrant grâce à un pass de facteur. Jusqu’à la troisième : « Il était 9 h, la locataire était sous la douche, c’est elle qui m’a prévenue qu’il y avait une coupure de courant. Alors, je suis descendue et j’ai vu le poseur qui avait commencé », raconte-t-elle. Elle a porté plainte pour violation de domicile. Le parquet lui a répondu qu’il n’y avait pas violation de domicile, car les compteurs sont situés dans des parties communes.

Émilie a vue apparaître les boîtiers jaunes dans son immeuble sans en être informée.

Même s’il n’en existe pas de strict recensement, ces témoignages ne sont pas rares. Stéphane Lhomme, farouche opposant au nucléaire et aux compteurs intelligents, a rassemblé sur son site les cas les plus surprenants. Les faits sont même assumés par Enedis, qui énumère dans une fiche les différents cas de figure auxquels les poseurs peuvent faire face. En gros, tant qu’une « barrière physique ou morale (muret, porte fermée à clé, panneau “propriété privée”…) » ne l’en écarte pas, le poseur peut procéder au remplacement de compteur.

Le mode d’emploi des poseurs face à une situation de refus.

À Niort, une dame s’est plainte d’avoir reçu la visite d’un poseur sans en avoir été prévenue, alors que son compteur était accessible : elle a reçu une indemnité de 25,63 €. Pour Maxime, il y a « une petite magouille derrière » : « Souvent, quand les compteurs étaient accessibles, les gens ne recevaient pas de courrier », se souvient-il. Pour les compteurs non accessibles, qui demandent le concours des habitants, des rendez-vous sont fixés soit par téléphone soit de manière aléatoire par Enedis.

« Je ne suis pas contre pour être contre, mais c’est dur de faire la part des choses. On ne sait pas où est la loi », témoigne Émilie. Les avocats Blanche Magarinos-Rey (connue pour avoir défendu la liberté d’échanger des semences paysannes) et Antoine de Lombardon se sont penchés sur la question. Selon eux, les poseurs utilisent la ruse ou la force face aux récalcitrants, alors que leurs menaces ne sont pas fondées : tout au plus Enedis pourrait-il éventuellement facturer, à l’avenir, le relevé des anciens compteurs par les techniciens.

Dans la résidence le Floréal, le syndic a affiché des conseils pour refuser le Linky.

Pour Me de Lombardon, il faudrait se pencher sur les contrats qui lient Enedis aux particuliers. « Il existe un doute sur la possibilité que les dispositions contractuelles permettent le changement de technologie prévu par ces compteurs. C’est une question qui mériterait d’être tranchée par un juge. » En attendant, « un particulier est légitime à refuser l’accès à son domicile pour le changement d’un compteur, s’il estime que ce changement n’est pas prévu par le contrat l’unissant à Enedis ».

« Toutes les classes sociales sont représentées »

« Quand vous êtes face à une voie de fait, la seule chose à faire consiste à prévenir la justice, pour faire juger que le déploiement se fait dans des conditions très contestables sur le plan de la légalité », estime Me Magarinos-Rey. Or, pour l’instant, les plaintes déposées au pénal sont systématiquement refusées. « Il faudrait aller devant la justice civile, mais c’est plus cher et complexe pour les particuliers. »

Les avocats pointent deux failles dans la mise en place du Linky. Les recommandations de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) sur les données personnelles enregistrées par les compteurs n’ont pas été suivies pas Enedis (mais, il est vrai qu’elles n’ont pas de valeur contraignante). Il en va de même pour la possibilité des communes de refuser le déploiement : elles demeurent propriétaires des compteurs, même si elles ont transféré leurs compétences en la matière à des établissements publics. Ces deux arguments n’ont pas encore été portés devant un tribunal, mais devraient l’être dans les mois qui viennent si les conseils des deux avocats sont suivis par les opposants.

« Je suis contre le changement de compteur Linky », a écrit ce propriétaire au-dessus de son compteur.

Selon nos interlocuteurs d’Enedis, c’est « beaucoup de bruit pour rien ». « Après chaque pose, nous menons une enquête de satisfaction, et les taux de satisfaction sont extrêmement importants », soulignent-ils, ajoutant que le remplacement se fait au rythme prévu (3,5 millions de Linky sont déjà en place).

Mais, à Niort, la situation que nous avons pu constater est bien tendue. Jojo a attaché le boîtier de son compteur avec une chaine afin que personne ne puisse l’ouvrir. Récemment, elle a acheté un dictaphone afin d’enregistrer les conversations avec Enedis et ses sous-traitants. C’est la première fois qu’elle s’engage dans une lutte. Émilie, elle, s’interroge : « Sur internet, on lit les deux extrêmes : soit tout va bien, soit on va mourir. Il faudrait des études indépendantes sur le Linky. Mais, aujourd’hui, la confiance avec les grandes entreprises est rompue. »

Le compteur de Jojo, protégé par une chaine, recouvert d’un tract et d’un double de la lettre de refus envoyée à Enedis.

« 90 % des citoyens du collectif ne sont pas militants », assure Patricia Véniel. D’après elle, ce combat ressoude les gens : « Toutes les classes sociales sont représentées, même des médecins, qui viennent tracter avec nous. »

Dernier épisode en date, samedi 11 mars : pendant une réunion d’information sur les compteurs communicants dans un petit village (Ardin, Deux-Sèvres), une participante sort de la salle et se rend compte que des gendarmes sont en train de relever les plaques d’immatriculation des véhicules garés sur le parking. Tout le monde sort alors et bloque le véhicule des gendarmes en demandant la restitution de la liste. Après avoir photographié la feuille, selon les opposants, les gendarmes finissent par la déchirer et distribuer les bouts de papier aux présents. Donnant un argument de plus aux anti-Linky.


POUR ALLER PLUS LOIN

Le journal l’Âge de faire a constitué un dossier au sujet des compteurs Linky. La page est accessible ici.

 

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Incroyable – Des scientifiques ont mis au point une molécule qui inverse la résistance des super-bactéries aux antibiotiques !!!

Absolument superbe ! Une équipe de chercheurs annonce le développement d’une molécule qui inverserait la résistance aux antibiotiques contre plusieurs souches de bactéries, ce qui en fait l’une des avancées les plus prometteuses que nous avons eues à ce jour dans la lutte contre les super-bactéries.

Des médecins américains rapportaient il y a quelques jours le décès d’une femme de 70 ans dans le Nevada suite à une infection pulmonaire provoquée par une bactérie résistante à tous les antibiotiques disponibles à ce jour. Les analyses confirmaient peu après la résistante de cette « super-bactérie » à la classe des carbapénèmes, un des antibiotiques au spectre d’action le plus large. Mais plus alarmant, la bactérie s’est avérée résistante à tous les médicaments antimicrobiens disponibles.

La menace se fait donc de plus en plus grande et si rien n’est fait pour stopper la progression de l’antibiorésistance, nous pourrions manquer de moyens efficaces pour traiter certaines infections animales et humaines, surtout en l’absence de développement de nouveaux antibiotiques. À terme, plus de 10 millions de décès dans le monde pourraient être attribués à l’inefficacité des antibiotiques d’ici 2050. Ces chiffres sont aussi élevés que ceux concernant le cancer. Mais la guerre contre les « super-bactéries » n’est peut-être pas perdue d’avance.

Une équipe de chercheurs menée par Bruce Geller, de l’Oregon State University, annonce en effet le développement d’une molécule qui inverserait la résistance aux antibiotiques dans plusieurs souches de bactéries. La molécule en question représente un peptide conjugué à un oligomère morpholino phosphorodiamidate et s’attaquerait directement à l’enzyme NDM-1 (New Delhi métallobêta lactamase) qui confère aux bactéries une résistance aux antibiotiques de la famille des carbapénèmes habituellement réservés au traitement des infections multirésistantes.

Les essais effectués en laboratoires semblent concluants. Les chercheurs ont testé la nouvelle molécule sur des souris infectées par trois bactéries, dont la bactérie E. coli, résistante aux antibiotiques. Combinée à un type de carbapénème généralement utilisé pour traiter les infections intra-abdominales et des voies urinaires (le méropénème), cette nouvelle molécule aura permis de restaurer la capacité des antibiotiques à s’attaquer aux bactéries. Les chercheurs ont ainsi pu traiter efficacement l’infectionpar des bactéries élevées dans des boîtes de pétri et améliorer les taux de survie des souris infectées.

Il est pour le moment impossible de savoir si des essais seraient concluants chez l’Homme, mais l’équipe se dit « prête » pour des essais cliniques au cours des trois prochaines années.

Source, via SP

 
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Publié par le 26 janvier 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Nimr al-Nimr, symbole de la résistance à l’oppression et de la liberté d’expression

Suite à mon article sur l’exécution de Nimr al-Nimr et les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, je publie un extrait d’un discours de Cheikh Nimr al-Nimr datant du 7 octobre 2011. Prononcé avant la prière rituelle du vendredi, il comprend deux sections, l’une religieuse et l’autre politique, une disposition traditionnelle chez les chiites depuis la Révolution Islamique de l’Imam Khomeini.

Cet extrait se situe à la transition entre ces deux sections, et en plus d’apporter des informations précises sur le « Printemps arabe » en Arabie Saoudite – soumis à un embargo politico-médiatique depuis 2011 –, il permet de voir comment la religion peut être non pas un vecteur d’oppression et d’arriération, mais bien un instrument de libération et d’émancipation des peuples, conception avec laquelle l’Occident n’est pas forcément familier.

La dénonciation politique de la religion en tant qu’instance de domination réactionnaire, inculquant la résignation aux peuples face au pouvoir politique temporel en échange d’hypothétiques récompenses éternelles, était combattue par Marx, farouchement athée, mais également par Rousseau, Robespierre et Jaurès, dont la pensée s’inspirait largement – et explicitement – de sources religieuses.

Par sa dénonciation virulente, éloquente et courageuse d’un régime barbare qui compte parmi les plus tyranniques au monde (mais ne laisse pas d’être un allié stratégique de Washington, Londres et Paris) et son combat pacifique pour la liberté et la dignité, qui n’étaient certes pas de vains mots pour lui, Nimr al-Nimr est incontestablement un martyr de la lutte pour l’auto-détermination des peuples et la liberté d’expression. Loin de l’étouffer et de l’éteindre, son exécution ne fera que donner un plus grand écho à sa voix.

Soumis au Blog par Salah Lamrani
 
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Publié par le 12 janvier 2016 dans général, International, Politique

 

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Appel à la Résistance Citoyenne !

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Alors attention : ce papier est très bon (presque..) dans ce qu’il raconte, qui est aussi ce que je raconte avec ce Blog, mais avec un petit coté double tranchant.

En effet « s’indigner » est certes une étape nécessaire (une réaction qui découle d’un stimulus, une information : on ne peut être indigné sans être informé) . Mais seulement s’indigner empêche de résister .

C’est ce que je reprochais à Hessel : exhorter les gens à s’indigner , puis c’est tout , point barre . Alors on s’indigne 2 minutes et on reprend sa vie … : c’est pratique pour le pouvoir en place, non ? (pourquoi Hessel a fait un carton : on promouvrait la révolte ou la révolution maintenant ?) . 

L’indignation n’est qu’une des 1eres étapes, naturelle, qui va amener à agir concrètement, à « résister » . Mais ce n’est pas encore résister réellement .

On peut s’indigner sans résister, sans agir . En focalisant sur l’indignation on empêche la résistance, on « donne à manger » au peuple . En ce cas c’est de la pure stratégie politique .

Résister ne peut se réduire à s’indigner , c’est agir concrètement, y compris par la désobéissance citoyenne .

Pour le reste je suis d’accord (avec presque tout) « Transformons notre indignation en engagement » , la solution peut en effet venir de la Résistance Citoyenne, c’est pourquoi j’ai créé ce blog.

Encore mieux serait de (s’) (l’) organiser, c’est ce que je tente de faire  …
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Voici l’appel qui reste assez pertinent : 

Nos dirigeants politiques ont crée un système à bout de souffle et anti démocratique, la solution peut venir de la Résistance Citoyenne !

Appel à la Résistance Citoyenne !

Indignés. Comment ne pourrions-nous pas l’être après une année 2015 qui aura vu tour à tour la violence obscurantiste laisser place à la violence étatique? Le Parti Socialiste obsédé par la conservation du pouvoir et la Droite revancharde se sont lancés dans une stratégie mortifère d’union sacrée « républicaine» post attentats prétexte à des mesures liberticides et discriminatoires bien éloignées des valeurs fondamentales du pays des Droits de l’Homme. Ce front « républicain » prenant de vitesse le Front National qui reste pourtant leur meilleur ennemi, leur permettant de remporter alternativement chaque élection, comme cela semble déjà s’écrire pour les élections présidentielles de 2017.

Indignés, comme ces électeurs dont je fais partie, s’étant reconnus dans le discours du Bourget et ayant soutenu François Hollande en 2012, et qui ressentent tel un coup poignard chaque promesse de campagne venant se perdre dans les abysses du renoncement: droit de vote des étrangers, lutte contre l’évasion fiscale, baisse du chômage et lutte contre la précarité, mise en place de la proportionnelle pour une représentativité plus démocratique, etc.

Indignés comme ces citoyens qui rejettent en bloc un système politique à bout de souffle orchestré par des énarques cumulards et professionnels de la politique, à droite comme à gauche, renforçant ainsi le premier parti de France : l’abstention, ils étaient 23 millions au premier tour des élections régionales de décembre 2015 ! Par ailleurs, que dire du mépris de nos élus face aux français qui continuent d’accomplir leur devoir civique tout en optant pour le vote BLANC faute de pouvoir se reconnaitre dans un des partis politiques proposés ? Car même si le vote BLANC est comptabilisé depuis 2014, il n’est toujours pas considéré comme un vote exprimé à ce jour, caractérisant un déni flagrant de démocratie par nos élites bien pensantes. Ce sont 5% des votants qui ont ainsi été rendus invisibles lors du deuxième tour des dernières élections régionales.

Ce sont aussi plus de 9 français sur 10 qui se prononcent contre le cumul de mandats de nos élus qui eux préfèrent continuer à les collectionner sans pouvoir les assumer. La droite va même beaucoup plus loin en projetant d’abroger la loi interdisant le cumul de mandats, en cas de victoire aux élections présidentielles et législatives de 2017. Certains de nos élus se sont ainsi enfermés dans une logique de conservation de poste s’éloignant des attentes de leurs concitoyens, cédant même parfois à la pression de lobbies leur dictant les positions à tenir. Notre système politique est malade et le cumul des mandats à l’instant T ou dans le temps constitue dans notre cinquième République un des clivages majeurs entre nos « élites » et le peuple, car il est symptomatique d’une confiscation du pouvoir par une poignée d’individus mais aussi d’un refus de renouvellement du paysage politique. Ce même système qui voit nos parlementaires ou nos anciens présidents de la république bénéficier d’indemnités à vie : comment expliquer par exemple aux 9 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté que Valéry Giscard D’Estaing reçoive encore plus de 2,5 millions d’euros par an de l’Etat français alors qu’il a quitté la Présidence de la République en 1981 ? Non, la réponse ne viendra pas d’eux, mais de nous, simples citoyens traçant une nouvelle voie, la voie de la responsabilité car nous ne capitulerons pas !

Un changement de système politique apparait donc vital pour retrouver demain de l’exemplarité chez les représentants de la Cité, mais il ne viendra pas des dirigeants politiques en place qui ont créé et qui jouissent quotidiennement de ce système. Stéphane Hessel appelait déjà à l’insurrection pacifique, précisant que l’indifférence était la pire des attitudes, et qu’une minorité active pouvait changer les choses. Que ce soit dans les associations, les syndicats, dans les partis politiques alternatifs luttant contre ce système, dans les rassemblements citoyens comme ceux qui ont vu le jour lors des élections régionales, ou via des initiatives citoyennes individuelles: ne laissons plus le champ libre à ces fossoyeurs de la République, investissons le terrain, lançons des débats, des actions citoyennes, demandons à nos élus de rendre des comptes. Transformons notre indignation en engagement et devenons chacun à notre niveau les acteurs du renouvellement politique afin que le peuple ne soit non plus représenté par des apparatchiks, mais par des élus « normaux » au service de l’intérêt général.

Nous sommes déterminés, nous sommes révoltés, nous sommes indignés, nous sommes ceux qui marchent contre le vent, nous sommes la Résistance Citoyenne se dressant face à ceux qui essayent de confisquer la Démocratie.

Le Blog de Sami Fouadh

 
 

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