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La prochaine crise est imminente. Mais d’où viendra-t-elle ?

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Nous devons nous attendre à ce que les crises financières se produisent plus fréquemment. En fait, elles sont quasiment devenues une caractéristique de la vie moderne, montre une étude menée par Deutsche Bank.

Selon les chercheurs, la prochaine crise financière est probablement déjà en préparation, et même si elle reste difficile à prédire, elle pourrait bien être provoquée par les plus grandes banques centrales du monde.

Depuis la disparition des accords de Bretton-Woods, qui avaient mis en place un système de taux change fixes après la seconde guerre mondiale, les crises financières sont devenues plus fréquentes. Dans les années 70, les États-Unis ont décidé de suspendre la convertibilité du dollar en or, mettant ainsi fin aux accords de Bretton-Woods.

La convertibilité de l’or, en liant les monnaies à une matière finie, contribuait à limiter le niveau de dettes qui pouvait être créé. La suppression de la convertibilité a donc été à l’origine d’une augmentation des déficits budgétaires, d’une augmentation du niveau de l’endettement. Tout cela a généré des déséquilibres mondiaux et de l’instabilité sur les marchés. En même temps, la réglementation des banques a également été assouplie.

Des cycles

Les gouvernements ont la possibilité de créer autant d’argent que nécessaire pour éviter une crise financière, mais cela même peut aussi jeter les fondations d’un autre problème, explique la Deutsche Bank. Ainsi, une crise suivante, potentiellement plus grave, peut apparaître parce que le problème n’a pas été supprimé, mais déplacé sur une autre partie du système financier.

On constate que la dette publique mondiale atteint quasiment 70 % du PIB, le plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale, en hausse de plus de 20 % depuis les années 70, selon la Deutsche Bank. « Nous pensons que cela rend l’économie mondiale actuelle particulièrement encline à traverser des cycles initiés par un essor économique, suivi d’une crise, puis d’interventions lourdes, puis d’une relance, et ainsi de suite », explique la Deutsche Bank. « Il n’y a pas de point naturel où l’on réalise une purge des excès en limitant la création de crédit ».

Selon la Deutsche Bank, les candidats susceptibles de fournir une origine à la prochaine crise potentielle sont nombreux. L’Italie est très lourdement endettée, son système bancaire est très affaibli, et son gouvernement est dysfonctionnel. En Chine, une énorme bulle immobilière s’est formée, qui alimente l’endettement du pays. Enfin, les partis populistes pourraient renverser l’ordre mondial actuel.

Mais le rapport s’inquiète également de la taille des bilans des banques centrales, qui n’a jamais été aussi importante. Il semble difficile de les réduire, alors que la dette publique atteint également des niveaux records et que les taux d’intérêt sont extrêmement bas. Pour les stratégistes de la Deutsche Bank, c’est sûr : il y aura bientôt un nouveau choc financier.

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Publié par le 12 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Gel de vos dépôts bancaires pour contrecarrer la prochaine crise

Gel des comptes en banques gel bancaire crise

Aprés la directive BRRD , le gel des assurances vie, la taxation de l’épargne et du foncier – Les lois spoliatrices s’enchaînent dans l’indifférence générale tandis que les autorités s’affairent à border leurs arrières dans la nouvelle crise qui s’annonce.

Après avoir prévu le gel des assurances-vie en euro pour étouffer toute crise de la dette publique, les autorités mitonnent le possible recours au gel des dépôts bancaire pour stopper une crise de la dette privée.

Est-ce la grande réconciliation avec la réalité qui commence sur les marchés ? Les indices actions hésitent depuis la semaine dernière.

Début juillet, l’Autorité des Marchés Financiers faisait publiquement part de ses inquiétudes.

« On ne comprend pas bien  la hausse des valorisations des actions (…) Les valorisations élevées et la volatilité faible ne paraissent pas refléter le niveau de la croissance économique ni l’incertitude ambiante, y compris géopolitique » Stéphane Gallon, chef économiste de l’AMF

Il n’y a pas que les actions qui soient source de soucis.

Récemment, certaines bonnes âmes s’inquiétaient aussi de la quantité des dettes privées – celle des ménages et des entreprises – présente dans l’économie en France, en Europe et aux Etats-Unis. Grosso modo, les niveaux actuels flirtent avec ceux qui prévalaient en 201, juste avant que n’éclate la crise financière.

La Banque de France vient de publier l’endettement du secteur privé. Il atteint 129,6% du PIB et en dix ans, il a augmenté de 34 points de PIB soit une hausse voisine de celle de la dette publique qui est passée de 66% du PIB en 2007 à 99% au début de 2017.

La crise de 2008 a éclaté en raison du surendettement des ménages américains. 10 an plus tard, dette publique ET dette privée sont revenus à des niveaux insoutenables, la création de richesse ne suivant pas le rythme. Avec une différence : on ne pourra plus nous faire le coup des Etats qui sauvent les banques et inversement avec du crédit gratuit.

En coulisse, nos grands argentiers le savent.

C’est pour cela que, dans une ultime tentative de sauver leur système monétaire intrinsèquement malhonnête, les autorités préparent un projet de loi permettant de geler les dépôts bancaires afin de prévenir la fuite.

Gel des comptes en banques gel bancaire crise

Si les marchés baissent, les illusions créées par le crédit gratuit et infini risquent de se dissiper rapidement. L’argent gratuit ou le crédit gratuit ne créent aucune richesse.

C’est pourquoi ce projet de loi se discute en ce moment même, alors que les marchés donnent des signes inquiétant d’essoufflement.

Depuis des années, cher lecteur, je vous prépare à ce risque. C’était le thème de mon livre  Main basse sur votre argent, publié dès 2013 aux éditions Ixelles.

C’est une évidence pour qui veut bien regarder au delà des apparences. L’inflation, cet impôt qui ronge l’épargne pour sauver les institutions et individus surendettés (Etats, banques, grandes entreprises, consommateurs insolvables) n’est pas au rendez-vous. Pour se tirer d’affaire, les autorités en besoin de prendre autoritairement l’argent là où il est : le vôtre, sur vôtre compte bancaire.

Déjà, à l’échelon français, la loi Sapin 2, qui prévoit le gel possible des contrats d’assurance-vie, permettait de couvrir le risque d’une crise de la dette publique. Cette nouvelle loi en projet à l’échelle européenne, en prévoyant le gel des comptes bancaires, permet de couvrir le risque d’une crise de la dette privée.

Pour découvrir quel danger menace à nouveau les banques et donc vos dépôts, cliquez ici.

Comment sauver votre épargne du désastre qui s’annonce ? Vous savez que nous vous préconisons de placer une partie de vos liquidités en or physique. L’or est une vraie monnaie depuis des millénaires et il n’est la dette de personne.

C’est à présent le seul actif dont les prix sont en retard comparés aux valorisations insensées des actions, des obligations et de l’immobilier.

Voici ce qu’en pense mon collègue Graham Summers, le spécialiste du trading dans notre lettre Crises, Or & Opportunités

« Nous avons enregistré un repli au début de la semaine dernière, lundi et mardi, l’or baissant à 1 280 $ l’once. Il a ensuite rebondi en fin de journée mardi pour terminer la semaine en repli de seulement 0,06%. J’anticipai un repli un peu supérieur à 1 275 $ l’once. La mauvaise nouvelle est qu’en raison de ce repli rapide, l’or reste légèrement suracheté (…) son cours reste dans une sorte de « no man’s land » entre 1 280 $ l’once et 1 300 $ l’once ». Selon toute probabilité, cette semaine qui s’ouvre ne devrait pas donner lieu à des mouvements importants. Toutefois, la tendance générale est à la hausse vers 1 325 $ l’once. De plus, je m’attends à ce que l’or soit bien au dessus de 1 350 $ l’once à la fin du mois de septembre ».

Gold - Continuous Contract (EOD)

C’est maintenant, alors que le billet n’est pas cher, qu’il faut monter dans le grand train de l’or qui s’est ébranlé dès 2000. Oui, 2000, souvenez-vous, krach des valeurs internet, début des grandes folies de baisse des taux d’intérêt et de « guerre contre le terrorisme ». L’or valait alors 250$ l’once. Le grand train de l’or  qui s’est ébranlé à ce moment est loin, très loin d’être arrivé en gare, celle d’un nouveau système monétaire honnête.

« Politiquement correct » et « financièrement correct » marchent ensemble

Je vous laisse maintenant en compagnie de Bill Bonner qui, après vous avoir livré le secret de la poule au pot selon l’ordonnance du général Lee, s’attaque au déboulonnage des statues historiques et au politiquement correct.

Ferghane Azihari, de son côté, vous vous explique comment le bitcoin et autres monnaies privées concurrentes de celles des banques centrales pourraient amener nos grands argentiers à plus de discipline

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Publié par le 18 septembre 2017 dans économie, général, or et argent métal, Politique

 

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Simone Wapler : Votre argent otage de la prochaine crise bancaire

Les zélites se préparent pour la future grande spoliation de nos avoirs bancaires : en plus de la directive BRRD qui prévoit le renflouement des banques en faillite par leurs clients (les créanciers), c’est maintenant une loi plus directe qui est en vue .

Pour sauver les banques zombies et éviter une « crise de liquidité », les autorités européennes discutent une loi leur permettant de geler vos dépôts

Nos grands argentiers commencent à perdre pied. Leurs plans ne fonctionnent pas comme prévu. Pour tenter de s’en sortir, ils veulent cette fois pouvoir disposer de votre argent et aller le chercher là où il se trouve : dans vos comptes en banque.

Le système monétaire et financier actuel repose sur une double tromperie. Il est au bord de l’effondrement mais il avantage une petite frange de la population qui entend garder ses privilèges exorbitants.

Une législation spoliatrice se met donc en place pour tenter de faire durer le système. Après la loi Sapin 2, qui emprisonnera les épargnants en cas de crise obligataire gênante pour les assureurs, voici une loi bancaire qui se profile et qui permettra de geler vos dépôts en cas de besoin… pour votre banque.

Le fait que les lois soient aujourd’hui faites, non pour protéger des individus, mais pour protéger des intérêts corporatistes, est un signe très inquiétant.

Mais avant de poursuivre sur cette loi bancaire en discussion, voyons pourquoi notre système monétaire et financier est une arnaque.

Une double arnaque, monétaire et bancaire

En premier lieu, la monnaie d’aujourd’hui n’est plus que du crédit. La tromperie consiste à avoir supprimé la monnaie « adossée à quelque chose de déjà existant » au profit du crédit pur, adossé à rien et sans contrepartie. C’est le principe « les crédits font les dépôts » qui sous-tend le système bancaire moderne. Une banque peut accorder des crédits en multiple de ses fonds propres (l’argent que les actionnaires ont vraiment mis dans l’affaire) simplement par le privilège de sa « licence bancaire ».

En France, seuls les buralistes ont le droit de vendre du tabac. De la même façon, en France et dans le monde, seules les banques ont le droit de vendre du crédit avec de l’argent qu’elles n’ont pas, qu’elles n’ont pas gagné et qui n’existe pas.

La deuxième tromperie est le mythe sur lequel repose le système bancaire moderne : votre argent en banque est instantanément disponible mais, « en même temps », il a été donné à quelqu’un d’autre à qui votre banque a consenti un prêt. Car les banques prêtent en fonction de leurs fonds propres mais elles prêtent aussi les dépôts de leurs clients.

Il est impossible qu’une même chose soit en même temps en deux endroits, mais c’est possible avec la monnaie d’aujourd’hui, crédit pur et totalement immatérielle. Tant que les gens ont confiance dans le système bancaire ils croient que leur argent en banque est en permanence disponible.

Confusion entre vrai argent et faux argent

L’économie fonctionne avec deux « argents ». Le vrai, celui que vous avez gagné par votre travail ou celui qui est adossé à des biens que vous avez légitimement acquis. Le faux, celui qui est créé par le système bancaire en vertu du principe « les crédits font les dépôts ».

Le drame est qu’il n’y a aucun moyen de distinguer le faux argent (le crédit adossé à rien) du vrai (le vôtre).

La crise de 2008, dite du crédit subprime, fut une crise de surendettement et d’insolvabilité. C’était une crise de la dette privée. Après la faillite de la banque Lehmann Brothers aux Etats-Unis, les autorités politiques et monétaires partout dans le monde ont choisi de sauver les banques et ce système monétaire et financier frelaté.

Elles l’ont sauvé parce qu’il leur convient à eux.

Elles l’ont sauvé en « passant la surmultipliée » en forçant les taux d’intérêt à baisser plus encore que par le passé, en multipliant le crédit public et privé.

L’espoir caché était de créer de l’inflation. Cette hausse des prix artificielle permettrait aux débiteurs de rembourser leurs dettes en monnaie dévaluée. Une façon élégante de plumer le créditeur (prêteur épargnant ou contribuable dans le cas de la dette d’Etat).

Une masse très inquiétante de crédits

Mais aujourd’hui, la masse de crédit – public et privé- est devenue telle qu’elle inquiète même le profane et l’inflation généralisée n’est pas vraiment au rendez-vous. L’inflation ne touche que les actifs financiers et l’immobilier.

Certains commencent donc à douter, comme le formule Bill Bonner, « que l’on peut tous s’enrichir en empruntant de l’argent qui n’a jamais existé à des gens qui ne l’ont jamais gagné… et sans jamais le rembourser… ». D’autant plus que les inégalités se creusent. La classe moyenne s’appauvrit tandis que les 0,1% qui ont le privilège de l’accès au robinet du crédit gratuit et illimité s’enrichissent de façon insolente.

La montagne de crédits ne tient que parce que les taux sont nuls. Si jamais les banquiers centraux commencent à resserrer le robinet, une cascade de faillites risque de se produire et les banques plombées par des créances douteuses seront en danger.

N’oubliez pas que des banques espagnoles et italiennes viennent d’être à nouveau sauvées ou nationalisées alors même qu’on nous dit que la croissance en Europe se reprend.

Des crises de liquidité qui ne sont que des crises de solvabilité

La banque espagnole Banco Popular s’est retrouvée en quasi-faillite car les déposants avertis (des administrations publiques !) en avaient retiré leurs dépôts.

« La détérioration significative de la liquidité de la banque […] a conduit à établir que l’entité aurait, dans un futur proche, été incapable de rembourser ses dettes ou d’honorer d’autres engagements à la date d’échéance », a expliqué la BCE.

Comme en 2008, on nous explique qu’il s’agit d’une crise de liquidité mais c’est bien de solvabilité dont il est question.

Les déposants avertis savaient que la situation était désastreuse et en ont été le révélateur en retirant leurs dépôts.

Exactement comme c’était le cas autrefois lorsque le système bancaire était encore honnête (et que les banquiers faillis se suicidaient par sens de l’honneur)…

En cas de difficulté, il va falloir empêcher l’argent de sortir pour maintenir en vie une banque zombie.

D’où cette idée des autorités de casser le thermomètre, d’interdire aux déposants de retirer leurs dépôts.

Cette législation est en discussion, comme l’a révélé Reuters fin juillet, grâce à un document rédigé par la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Ce document mentionne que les clients devraient pouvoir toujours retirer une somme minimale, pour couvrir leurs besoins immédiats, et de limiter le gel des comptes à cinq jours ouvrés, pouvant être prolongée jusqu’à 20 jours en cas de « circonstances exceptionnelles ».

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora

 
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Publié par le 8 septembre 2017 dans économie, général

 

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La prochaine crise systémique est déjà là

La prochaine crise systémique est déjà là

Le FMI a récemment alerté les USA sur la situation de leurs firmes dont le niveau d’endettement facilité par des taux d’intérêts très faibles risquent de compromettre la stabilité du système financier. (1) C’est le cas particulièrement du secteur de l’énergie, de l’immobilier où la dette représente 4 à 6 fois les fonds propres. L’actuelle reprise des forages pour exploiter le gaz de schiste au Dakota, au Texas et en Virginie avec de nouveaux prêts accordés bénéficie de la remontée du cours du baril depuis la restriction de l’offre mondiale résultant des accords Russie-Séoud pour l’OPEP. La demande mondiale est atone, en accord avec la stagnation de la croissance mondiale. Un rebond de la consommation mondiale au deuxième trimestre est lié à un appétit plus important de l’Inde en hydrocarbures, géant continental qui est totalement dépendant de ses importations. Un contrat de dix ans signé en 2016 avec la Russie pour 100 millions de tonnes livrables en 10 ans assurera son ravitaillement. Rosneft a de plus acquis Essar Oil, une raffinerie sur la côte Ouest de l’Inde d’une capacité de 400 000 barils/jour.

L’énorme dette privée étasunienne s’est encore accrue avec des prêts à la consommation, hausse du recours aux cartes de crédit de plus de 4% (encours de 880 Milliards) et prêts automobiles et dette étudiante. Elle continue de reposer sur les Le crédit immobilier en constitue  une part  majoritaire (8400 milliards sur 12 600) mais il recule dans sa composition.

Les constructeurs automobiles voient leur chiffre de vente baisser en 2017 et leur prévision pour 2018 n’est pas meilleure. Le nombre de stock d’invendu n’a jamais connu un pic de cette ampleur et le prix de l’occasion s’affaisse. La bulle de 1100 milliards du prêt pour l’automobile, grandement encouragé par les incitations fiscales de l’administration précédente est proche d’éclater.

La dette étudiante a atteint 1480 milliards en avril 2017. Les frais de scolarité ont grimpé 4 fois plus vite que les prix à la consommation en 40 ans.  Trois raisons se sont conjuguées, une forte demande, une baisse des aides des collectivités et des revenus moindres des fonds d’investissement des universités depuis la dernière crise de 2007. C’est l’Etat fédéral qui est prêteur à plus de 70% à ceux qui espèrent tirer de leurs titres universitaires une source de revenus. La rente de ce prêt figure dans ses revenus, au même titre que ses recettes fiscales en baisse continue. En avril 2016, selon le Wall Street Journal 22 millions d’Etasuniens étaient en retard de leur paiement et un emprunteur sur 6, soit 3,6 millions d’ex étudiants, est en situation de défaut sur sa dette . Il n’a effectué aucun remboursement depuis plus d’un an. 3 millions ont obtenu un rééchelonnement de leur dette. Cette situation illustre la stagnation du « marché du travail », avec un chômage des diplômés du supérieur qui suit la courbe générale du chômage. La contraction de leurs salaires de 8%, rend encore plus difficile le remboursement de leur dette.

La dette publique des USA caracole cette année vers les 20 000 milliards de dollars, elle dépasse largement le PIB. Elle est grosse d’un problème majeur jusque-là occulté. Il s’agit des ponctions réalisées par l’Etat fédéral dans les fonds de réserve de la Sécurité Sociale et des retraites pour son fonctionnement alors qu’il s’est amputé de ses ressources pour réduire les impôts payés par les firmes. Il est estimé que si les taux de rendement des fonds de pensions publics se situent à un niveau de 4% et non de 7% comme tel qu’il est apprécié par leurs gestionnaires, le manque de provisionnement des rentes à servir est de 5000 à 8000 milliards de dollars et non de 2000. Une armée de futurs retraités, celle qui aura survécu à la dépression et à la dépendance aux opioïdes, va s’apercevoir que ses cotisations n’ont été investi ni dans l’appareil productif ni dans les infrastructures ni dans l’éducation de ses enfants. Qu’il lui faudra continuer à travailler si elle trouve à s’employer dans les petits boulots.

L’instance capitaliste dominante est en quasi-faillite permanente.

Elle semble dépendre de deux ingrédients, la dette et la guerre.

Elle a vu fondre sa classe moyenne, passée de 54% à 50% en 20 ans avec de plus un revenu médian en baisse constante. 70% du PIB est porté par la consommation, donc il lui faut s’endetter.

Ce que masque mal l’alignement de ces données c’est la rétribution plus faible des salariés et une distribution du revenu de la production en faveur du capital. Un taux de chômage savamment maîtrisé contracte la masse salariale autochtone et favorise l’extorsion de la plus-value. Un autre mécanisme intervient pour la contenir à ce stade du capitalisme mondialisé.

La concurrence salariale exogène

A côté des déplacements d’unités de production vers des pays où la classe des travailleurs n’est pas organisée et n’a pas l’expérience des luttes accumulée depuis le triomphe du mode de production industriel capitaliste en Occident, un autre mécanisme la contient et la livre sans défense au capitalisme mondialisé.

L’impérialisme ne se contente plus de la liberté de circulation des capitaux et des marchandises.

Jusque là la main d’œuvre, source de plus-value à l’origine du profit était localisée à une nation. Ces trois dernières décennies se sont caractérisées par l’expansion de l’utilisation d’un salariat immigré dans les pays du Centre avec une accélération de ce phénomène depuis l’encouragement de mouvements migratoires liés aux guerres fomentés dans les pays périphériques. Cette mutation sociale a des conséquences sur la forme des antagonismes sociaux, leur expression politique, leur ‘ethnicisation’.

Trump a été élu sur la base de ses promesses intenables de fermer les frontières aux migrants mexicains et de restreindre sinon d’abolir les permis de travail HB1 pour les travailleurs qualifiés asiatiques et européens.

Le problème est configuré de manière analogue en Europe.

L’agriculture californienne ne peut se passer des Mexicains illégaux.

Le tourisme français incorpore notoirement des sans-papiers, de même pour le bâtiment et les travaux publics.

Il existe également une pression sur les salaires des travailleurs intellectuels en raison de l’emploi par les firmes (en particulier de la Silicon Valleyd’étrangers avec des visas HB1. La concurrence de jeunes diplômés venus de pays tiers, l’Inde et la Chine fournissent moins, le différentiel des salaires et l’environnement sont désormais moins attractifs, reflète la division internationale  du travail et l’existence de nations dominantes qui aspirent à elles à moindre coût toutes les ressources, y compris ‘humaines’.

Trump a été élu sur la base de ses promesses intenables de fermer les frontières aux migrants mexicains et de restreindre sinon d’abolir les permis de travail HB1 pour les travailleurs qualifiés asiatiques et européens. L’importation d’une main d’œuvre étrangère massive a été rendu possible par l’extrême prolétarisation des populations dans les pays périphériques en raison de l’échange inégal, économique et politique, imposé depuis la divergence installée au 19ème siècle. Elle est visible. Mal vécue par les couches sociales qui sont victimes de cette concurrence, elle est exprimée par des choix électoraux xénophobes.

Le problème est configuré de manière analogue en Europe. Le parti de la famille Le Pen n’a pas été porté au pouvoir car il est resté une entreprise familiale de peu d’envergure qui n’a pas convaincu des segments suffisamment importants du secteur financier.

Effacement des nations

Ainsi, le capitalisme après avoir désagrégé les communautés rurales, dissous les corporations artisanales, aboli les frontières pour les capitaux après deux guerres mondialisées sur le sol européen pour le partage des marchés et des colonies, est en train d’effacer les nations. Les puissances impériales du siècle dernier avaient redessiné selon leur gré d’un coup de crayon et d’une règle les limites des pays qu’ils n’ont plus administrés directement. Progressivement, elles-mêmes se trouvent engagées dans un processus de disparition. Les unités capitalistiques parcellaires en raison d’un phénomène de concentration extrême tendent à devenir une seule entité. Si la Deutsche Bank tombe, c’est aussi la BNP, la Société Générale et beaucoup d’autres.

Les nations bourgeoises et jacobines surgies sous la pression d’une classe de marchands alliée à des monarchies absolues qui ont stérilisé les classes féodales n’ont plus d’autre raison d’être que le prélèvement de l’impôt pour servir les intérêts de sa dette auprès de ses prêteurs privés et assurer une fonction de surveillance et de répression policière voire armée des populations. Les monopoles semblent suffire à la tâche. En Vingt ans, Google a absorbé près de deux cent sociétés dont les activités étaient voisines des siennes. Le partenariat récent avec Walmart pour lancer un commerce en ligne et rogner le périmètre d’Amazon la lance dans la concentration horizontale et indique qu’il n’y a plus de limite aux tailles de telles monstrueuses entités.

L’uniformisation du monde est en cours par la domination sans précédent de quelques firmes qui infligent au marché mondial leurs produits ‘spécifiques’. Ils sont si peu spécifiques et si peu indispensables que la ponction prioritaire du profit va à leur « marchandisation », le discours et ses moyens de persuasion. La fabrication de la camisole idéologique et sa dispersion est elle-même une industrie à part entière avec son réseau d’ouvriers spécialisés, pourvus de compétences techniques en matière d’images, de films et de scénarisations et de tropes sophistes.

Leurs prouesses en particulier le retournement du sens des notions en leurs contraires sont appréciées par les commanditaires de psy-ops.

La rhétorique de la guerre préventive permanente et la libération de peuples qui subissent une destruction de leur pays et de leur mode de vie et de pensée lors de campagnes de bombardement en sont des produits dérivés.

Le système a un besoin vital pour sa dynamique d’une polarisation du monde et de sa représentation en deux zones ou catégories énergétiques. Sans l’existence de deux phases hétérogènes, pas de circulation, pas de marchandises, pas de profit.

Une fois réglée (en apparence seulement) la question du communisme par la disparition de l’URSS, Al Qaida a été remise en service.  La création occidentale de cette nébuleuse qui allait porter un coup fatal à l’Urss en l’enlisant en Afghanistan et la prolifération de ses multiples avatars permet l’occupation militaire d’une zone charnière entre l’Orient et l’Occident. Les conflits de cette intensité sont le carburant indispensable à la Pax Americana, ventes d’armes et incitation à l’enrôlement par Facebook de clients au suicide pour « Allah » compris.

Mais ils sont aussi un accessoire plus que nécessaire pour susciter un antagonisme racial dans les contrées occidentales entre les ‘indigènes’ qui voient se rétrécir leurs privilèges de natifs de pays dominants et les importés plutôt basanés et souvent musulmans.

Le travail incessant des filiales sans nombre de l’institution Georges Soros en témoigne. Elles ne sont pas découragées par ce qui sert encore de cadre étatique en Occident alors que leur mode de financement est aisément consultable. L’Open Society irrigue aussi bien les Antifas à Charlottesville , le CCIF en France que les organisations en faveur des migrants qui se révèlent être parfois de simples trafiquants d’êtres humains. Il dispense ses deniers également aux mouvements d’extrême-droite, sans quoi le spectacle serait imparfait.

Le paradigme de la guerre permanente vécu dans leur chair par les peuples arabo-musulmans ne recouvre qu’imparfaitement celui du Monde (capitaliste) en Crise Permanente.

Les périodes de développement homogène inter-critiques sont révolues.

Les turbulences majeures- recherche éperdue du redressement des taux de profit en chute, comment vendre à une populace sous-payée, l’équation est aussi triviale, observables depuis plus de 20 ans ne peuvent faire ignorer une tentative de restauration de l’humanité dans un contexte qui privilégie son émancipation et d’abord de celui de sa reproduction, subsistance et éducation- transmission de savoirs et de croyances.

Elle persiste par endroit et ne cherche qu’à trouver moyen d’éclore.

La crise prochaine est déjà là, elle est permanente.

Badia Benjelloun

 Note

(1) Voir Chapitre 1, page 7 à 9, dans http://www.imf.org/en/publications/gfsr/issues/2017/03/30/global-financial-stability-report-april-2017

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Publié par le 6 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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Comment la littérature ancienne pourrait nous aider à prédire la prochaine grande tempête solaire

Des recherches récentes suggèrent que les littératures antiques japonaise et chinoise décrivant la météo spatiale dans les siècles passés pourraient nous aider à prédire quelques-unes des plus grandes tempêtes solaires à venir.

Les tempêtes solaires peuvent faire potentiellement beaucoup de dégâts, notamment au niveau des télécommunications, mais elles présentent l’inconvénient de ne laisser aucune « trace » physique de leurs passages que ce soit dans les carottes glaciaires ou dans les sédiments. C’est pourquoi il est si difficile de les étudier et donc de les prévenir. En revanche, certains textes historiques pourraient nous informer sur leurs existences passées.

Dans un effort de collaboration entre les arts et les sciences, les chercheurs de l’Université de Kyoto, de l’Institut national japonais de la recherche polaire (NIPR) et de l’Institut national de la littérature japonaise ont étudié des documents historiques pour tenter de mieux comprendre et d’appréhender les événements solaires passés. Ils expliquent notamment avoir étudié deux volumes historiques. L’un est japonais : Meigetsuki (Le compte rendu de la Lune) et le second chinois : Song Shi (Histoire de la chanson) et ces deux volumes qui couvrent des périodes allant du 10 au 14e siècle, pourraient effectivement nous en apprendre davantage sur les phénomènes astronomiques passés.

« La combinaison de la littérature antique, de la dendrochronologique (une méthode scientifique permettant en particulier d’obtenir des datations de pièces de bois, NDLRet de nos télescopes nous permet aujourd’hui d’identifier des tendances claires dans l’activité solaire et d’autres événements astronomiques », explique Hiroaki Isobe, de l’Université de Kyoto au Japon, qui a participé à l’étude. « De nos jours, les grandes tempêtes solaires peuvent perturber considérablement les réseaux électriques et les satellites. Nous sommes de plus en plus sensibles à ces événements et la perspicacité acquise grâce à certains documents historiques nous permet aujourd’hui de mieux prévoir et préparer l’avenir ».

Dans le premier volume (Meigetsuki), le poète japonais Fujiwara Sadaie mentionne avoir vu « de la vapeur rouge dans le ciel nocturne » le 21 et le 23 février de l’année 1 204, interprétée par les chercheurs comme le signe d’une tempête magnétique qui avait effectivement frappé la Terre à cette époque. Pendant ce temps, une « grande tache solaire », un signe d’activité magnétique intense du Soleil, a également été enregistrée au cours de la même période et retranscrite dans le Song Shi. En creusant un peu plus, les chercheurs ont également découvert une dizaine d’incidents du même type au cours de cette période, entre les années 900 et 1200, avec notamment plusieurs observations rapportées d’aurores boréales. En comparant ces dates aux données de radiocarbone de cernes d’arbres, ils ont alors constaté une diminution des niveaux de carbone 14 (indiquant une augmentation des niveaux d’activité solaire) aux dates correspondantes.

Ces textes auront permis aux chercheurs d’établir une chronologie de l’activité météorologique spatiale, révélant notamment que les aurores boréales étaient plus répandues au cours de la phase maximale des cycles solaires et que pendant le cycle minimal (1010-1050) aucune aurore n’a été observée. Les chercheurs continueront leurs recherches en explorant d’autres textes anciens qui pourront contenir d’autres indices de ces événements solaires passés. « Ces observations du ciel n’ont jusqu’ici été considérées que dans le cadre d’écritures de fiction », explique l’un des chercheurs, « mais jamais vraiment appréciées pour leur spécificité scientifique. Nous nous rendons compte maintenant que certains textes nous fournissent en fait un compte rendu lucide et précis des conditions célestes du passé ».

Source, via SP

 
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Publié par le 11 avril 2017 dans Espace, général, société

 

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USA : La prochaine crise économique, privera instantanément de cash les 2/3 de la population

Pour rappel, 33% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires …

Saviez-vous qu’environ 70% de la population américaine vit d’un chèque de paie à l’autre ? Comme vous le constaterez ci-dessous, une nouvelle enquête vient de montrer que 69% des américains ont moins de 1000 dollars d’économies.

Bien sûr, l’une des principales raisons qui expliquent cette triste réalité, c’est que la plupart des américains croulent littéralement sous les dettes. En fait, le montant total de la dette des ménages américains dépasse maintenant les 12.000 milliards de dollars. Du coup, beaucoup d’Américains sont tellement occupés à essayer de rembourser leurs dettes existantes qu’ils n’ont pas le temps de penser à épargner pour leur avenir. Si les conditions économiques continuent de rester relativement stables et ce même si beaucoup d’américains vivent au bord de la pauvreté, cela ne les tuera probablement pas. Mais le jour où l’économie américaine plongera dans une nouvelle crise du type de 2008 voire pire, les deux tiers des Etats-Unis pourraient se retrouver quasi instantanément dans une grave pénurie de liquidités.

Si vous vivez d’un chèque de paie à l’autre aux Etats-Unis, vous vivez sous la menace permanente de voir votre vie basculer totalement et à tout moment si ce salaire ne vous était plus versé. Durant la dernière crise, des millions d’Américains ont perdu leur emploi très rapidement, et parce que beaucoup d’entre eux vivaient d’un chèque de paie à l’autre, tout d’un coup un grand nombre d’entre eux se sont retrouvés dans l’incapacité de rembourser leurs prêts immobiliers. En conséquence, une multitude de familles américaines ont vécu cette douloureuse vague de saisies immobilières.

Malheureusement, il semble que nous n’ayons tiré aucune leçon de nos erreurs passées. Selon la dernière enquête que j’ai mentionné précédemment, 69% des Américains ont moins de 1000 dollars d’économies

L’an dernier, le site de finance personnelle GoBankingRates avait interrogé plus de 5000 Américains et il avait découvert que 62% d’entre eux avaient moins de 1000 dollars d’économies. Le site GoBankingRates a une nouvelle fois posé cette question le mois dernier auprès de 7052 américains. Le résultat ? Près de sept Américains sur 10 (69%) ont déclaré avoir moins de 1000 dollars d’économies sur leur compte en banque.(69% = 34% qui n’ont rien + les 35% qui ont entre 0,01 et 999,99 dollars)

Si l’on rentre un peu plus dans les détails de cette enquête, nous constatons que 34% des Américains n’ont plus un seul sou sur leur compte en banque, tandis que 35% ont moins de 1000 dollars. Parmi les autres résultats de cette enquête, 11% des américains ont entre 1000 dollars et 4999 dollars, 4% ont entre 5000 dollars et 9999 dollars, et 15% ont plus de 10 000 dollars d’économies.

Probablement que le fait le plus inquiétant de cette enquête, c’est que 62% des Américains avaient moins de 1000 d’économies l’année dernière. Cela signifie donc que le chiffre de cette année est bien pire que celui de l’an passé puisqu’il a malheureusement progressé 7 % au cours des 12 derniers mois.

Comment cela a t-il pu arriver ? Je pensais que les médias nous expliquaient que l’économie se portait bien mieux…

Regardez, si vous n’avez pas eu l’idée de mettre de l’argent de côté pour parer à un imprévu ou à une situation d’urgence, vous risquez de vous retrouver dans une situation très compliquée voire de tout perdre. j’ai alerté à maintes reprises à ce sujet et ce depuis des années, et dans un article toujours en lien avec cette dernière enquête, le quotidien national américain USA Today a lui aussi très fortement souligné ce point

Ces données sont particulièrement inquiétantes car on recommande aux américains d’avoir l’équivalent de six mois de dépenses mis de côté en cas d’urgence, comme dans le cas d’importantes dépenses médicales, de frais pour la réparation d’un véhicule, ou pour un licenciement. Sans ce fonds d’urgence qui sert de coussin, des millions d’Américains pourraient se retrouver dans une situation financière désastreuse.

En tant que rédacteur en chef du site The Economic Collapse Blog, les gens me demandent constamment ce qu’ils doivent faire afin de se préparer au mieux face aux difficultés qui se profilent à l’horizon.

Le tout premier conseil que je donne, c’est de se constituer un fonds d’urgence et donc de mettre de l’argent de côté.

Dans une situation chaotique, il est toujours difficile de prévoir avec précision ce qui va se passer, mais de toute façon, nous devrons continuer à payer nos factures et acheter divers produits à nos familles au cours de la prochaine crise.

Oui, un jour, le dollar américain n’aura plus aucune valeur, mais avant que cela n’arrive, vous aurez toujours besoin d’un toit pour votre famille et à qu’il y ait de la nourriture sur la table.

Et vous aurez besoin d’argent pour cela.

Il y a quelque temps, la Réserve fédérale américaine avait également constaté qu’un grand pourcentage d’Américains vivaient au bord de la pauvreté. La Fed a découvert récemment que 47 % des Américains sont incapables de sortir 400 dollars pour couvrir un imprévu sans devoir emprunter ou vendre quelque chose qu’il possède à quelqu’un.

Si vous n’êtes même pas capable de sortir 400 dollars pour couvrir un imprévu comme une visite aux urgences, alors c’est que vous devez déjà vraiment avoir du mal à joindre les deux bouts financièrement chaque mois. Malheureusement, près de la moitié des américains se trouvent actuellement dans cette situation.

on nous répète inlassablement que l’économie se porte mieux, mais c’est totalement faux !

En réalité, il se trouve que l’intervalle d’années allant de 2005 à 2015 a été la pire période de croissance du PIB par habitant de toute l’histoire moderne des Etats-Unis. Ce qui suit provient du site zerohedge

  1. La croissance était particulièrement forte dans les années 1960 et ce jusqu’au début des années 1970. Chaque année, de 1966 à 1973, le revenu par habitant augmentait entre 30 % et 40 % par rapport à la même période une décennie plus tôt. Ainsi, il n’est donc pas surprenant que de nombreux Américains se rappellent de cette période comme étant la meilleure qu’ait connu l’économie américaine.
  2. Chaque année de 1984 à 2007 – une période que les économistes appellent la Grande Modération, en raison du taux de croissance moins dynamique et de la faiblesse des taux d’intérêt -. Le revenu par habitant augmentait entre 20 % et 30 % par rapport à la même période une décennie plus tôt. Voilà la raison pour laquelle les américains se rappellent de cette période qui fut bonne pour l’économie américaine.
  3. La croissance du revenu par habitant de 2005 à 2015 a été inférieur chaque année à celle qui avait été relevée une décennie plus tôt. C’est certainement ce qui explique pourquoi beaucoup d’américains sont mécontents des récentes performances économiques de leur pays.

Et comme je l’ai répété à maintes reprises, Barack Obama est en passe de devenir le seul président de toute l’histoire des États-Unis à n’avoir jamais fait progresser le Pib américain de plus de 3% sur une année et ce durant ces deux mandats soit 8 ans. Tous les autres présidents dans l’histoire des Etats-Unis, et même les plus mauvais, avaient au moins réussi à faire progresser le Pib d’au moins 3% ne serait-ce qu’une année. Mais cela n’est pas arrivé sous Obama, et ce même si il a eu deux mandats à la Maison Blanche.

Pourquoi Donald Trump n’a pas soulevé ce point ? Je pense qu’il pourrait faire mal avec ce fait établi.

Actuellement, personne ne peut nier que la classe moyenne ne cesse de rétrécir.  Nous avons appris pour la première fois que la classe moyenne américaine constituait une minorité au sein de la population.Alors qu’en 1971, 61 % de l’ensemble des ménages américains faisaient partie de la classe moyenne.

En 1970, la classe moyenne américaine ramenait au foyer environ 62 % de l’ensemble des revenus. Aujourd’hui, ce nombre a chuté et atteint dorénavant 43%.

Ceux qui rejettent encore les arguments que je viens d’exposer et qui sortiront des phrases du type: « Trouve toi un travail » ne comprennent pas qu’il devient de plus en plus difficile de trouver un bon emploi actuellement.

Les statistiques les plus récentes montrent qu’il y a 7,9 millions d’américains déclarés comme étant officiellement au chômage. Lorsque vous ajoutez à ce nombre les  94,1 millions d’américains en âge de travailler et sans emploi, qui sont comptabilisés comme étant en dehors de la population active, vous obtenez plus de 102 millions d’américains sans emploi actuellement.

Et avoir un emploi ne signifie pas forcément que tout va bien. Selon les derniers chiffres de l’administration américaine en charge de la sécurité sociale (The Social Security Administration), 51 % de l’ensemble des travailleurs américains gagnent moins de 30.000 dollars par an.

Partout où l’on peut regarder, les choses se détériorent. Il y a quelques temps, j’avais expliqué que les villages de tentes pour sans-abri poussent comme des champignons aux Etats-Unis et que la pauvreté continue de progresser, et que du coup, de plus en plus d’adolescents se prostituent pour se nourrir.

Malheureusement, ce que nous venons d’évoquer se banalise un peu partout à travers les Etats-Unis. Même dans des régions où tout semble bien se passer, nous constatons que la pauvreté progresse à des niveaux records. Par exemple, il a été récemment rapporté que le nombre de sans-abri New-Yorkais vient d’atteindre« un niveau record » le week-end dernier, et le nombre de familles vivant en permanence dans des refuges pour sans-abri a bondi de 60 % au cours des cinq dernières années.

Si les choses vont aussi mal alors que nous sommes normalement en pleine période de « reprise économique », on est en droit de se demander à quoi ressembleront les choses lorsque l’économie implosera…

Et compte tenu du fait que près de 70% de la population américaine n’a pratiquement pas d’économies, comment l’Amérique fera pour gérer un ralentissement économique prolongé qui pourrait être encore pire que ce que nous avions vécu en 2008 et 2009 ?

Le décor est déjà planté pour la prochaine grande crise économique mondiale, et il n’en faudra pas beaucoup pour que les Etats-Unis basculent dans le précipice.

Source, via BB

 
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Publié par le 12 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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La Deutsche Bank sur le point de devenir la prochaine Lehman Brothers

Tout se joue surement ce WE pour la Deutsche bank, si on attend plus la banque qui fait face à la défiance des marchés risque de s’effondrer, et avec tout le système bancaire mondial .  Bail in (les créanciers qui payent) comme le prévoit la directive BRRD ou Bail out (argent public, contribuable qui paye) que Merkel a exclu, nous verrons . La BCE pourrait aussi intervenir … 

Monte paschi est dans le même cas que DB , elle est  contrainte d’augmenter son capital pour satisfaire aux ratios et augmenter ses fonds propres, et aux derniere nouvelles les tentatives d’augmentation de capital pour la renflouer ne se passent pas bien. (elle devait l’etre avant le 30 septembre, mais ça sera repoussé à l’aprés référendum en Italie) Le gouvernement italien sait très bien que si la banque n’arrive pas à lever suffisamment d’argent pour se renflouer , alors elle devra procéder à un bail-in et ponctionner déposants, actionnaires et créditeurs . Or l’Italie veut renflouer Monte dei Paschi avec l’argent du contribuable ; elle souhaite opérer un bail-out. Mais les régles Européennes ont changé avec la directive BRRD, c’est ce que explique l’Allemagne à l’Italie .

On a donc 2 banques systémiques au bord de la faillite qui seront surement sauvées, mais comment et à quel prix ? Y’aura-t-il une guerre à ce sujet entre l’Italie et l’Allemagne ?  Si on attend trop, ça provoquera surement une crise systémique avec un effet de contagion, un Lehman puissance 1000. Ce sont les vrais enjeux .  L’heure de vérité approche vite pour la DB .

Selon Jim Rickards :

Les marchés ne vont pas attendre que les politiciens allemands et italiens tergiversent autour de la question du bail-in.

Ils tireront leurs propres conclusions et amorceront une vague de ventes sur Deutsche Bank dès que l’échec de la levée de fonds de BMPS sera avéré. (c’est avéré au 2 octobre ndlr)

Cela fera plonger l’action de 90% encore, en plus des multiples krachs qu’elle a déjà subis.

Logique : la Deutsche Bank prépare son bail-in… et l’augmentation de capital sera extrêmement dilutive et n’aboutira peut-être même pas. Qui voudrait monter au capital d’une banque qui s’apprête à faire faillite, à rogner sur les montants déposés et capitaux investis ?

Le gouvernement allemand laissera chuter l’action Deutsche Bank… sans doute jusqu’à 2 € avant d’intervenir. Mais face à la panique financière que cela va créer… Angela Merkel sera « obligée » de réagir et de porter secours à la banque. Elle ne l’aura pas choisi, elle sera sommée de le faire pour éviter l’effondrement du système.

MAJ _ ça ne se passe pas bien du tout : Procès en vue pour Monte Paschi, Deutsche Bank et Nomura en Italie !

Z .

La Deutsche Bank sur le point de devenir la prochaine Lehman Brothers

Le spectre d’un retour en 2008 est à nos portes. Ça ne date pas d’hier, nous en avons parlé à de multiples reprises ici même. Mais cette fois, ça se précise. Vous avez dû le lire ces derniers jours, la Deutsche Bank est dans une situation catastrophique et en plus, les Etats-Unis veulent lui imposer une amende de 14 milliards de dollars, ce qui l’achèverait quasi-instantanément. Bien entendu, ce ne serait pas la première banque à faire faillite, mais il se trouve que celle-ci est énorme. Et comme vous le savez désormais, il existe un truc magique pour les banquiers. Lorsqu’une grosse banque s’est complètement plantée, soit en raison de l’incurie de ses dirigeants, soit parce qu’elle a réalisé des opérations douteuses ou trop dangereuses et qu’elle a perdu, elle prononce la phrase magique : « risque systémique ». Du coup, les Etats contribuables la renflouent. C’est probablement le seul secteur économique à bénéficier de cette carte magique qui marche à peu près à tous les coups. L’ironie de l’histoire, c’est que ce sont ceux-là mêmes qui exercent les plus grosses pressions sur les gouvernements pour obtenir leur désengagement et une auto-régulation qui font le plus appel à nos porte-monnaies. Dans le cas de la Deutsche Bank, elle est particulièrement systémique. En cas de faillite, ce serait tout le système bancaire européen qui souffrirait, et par rebond, ceux des autres grandes puissances régionales. In fine, l’économie mondiale souffrirait sans doute sévèrement.

Mais que s’est-il passé ? N’avait-on pas tiré les leçons de 2008 ? La crise des subprimes, suivie de la crise de la dette, n’avait-elles pas mis un terme à la spéculation la plus incongrue, n’avait-on pas encadré les bonus des banquiers ? N’avait-on pas réformé le cadre dans lequel elles évoluent ?

La réponse est non.

Tous les affreux anarcho-communistes (le système aime bien ce type d’argument pertinent pour désigner ses contradicteurs) le crient sur tous les toits depuis 2008, mais personne n’écoute au sein du système : ni les politiques, ni les industriels, ni le secteur de la finance.

Pour comprendre les détails et savoir comment on en est arrivé là, vous pouvez lire le résumé fait par Mediapart ou aller lire les articles publiés sur le toujours excellent Zerohedge (un peu plus technique mais plus détaillé).

La chute éventuelle de la Deutsche Bank est un casse-tête pour tout le système financier, mais surtout pour les gouvernements et les banques centrales.

Comment sauve-ton le soldat Deutsche Bank quand on s’est lié les mains ?

Tout va très bien madame la marquise…

On peut commencer à s’inquiéter quand Christine Laboulette Lagarde se met à parler d’un sujet pour dire que tout va bien. La pire économiste du monde vient de nous gratifier d’un magistral :

« Deutsche Bank is a systemic important player in the global financial system.

But, is on a solid base currently, and we are not at a stage in which I see the need for a government intervention. »

Ce qui, pour les initiés confirme que la situation est grave. Les initiés le savent d’ailleurs depuis des mois et la majorité tente de sauver ses investissements, ce qui précipite la chute du titre en bourse et fait fondre les fonds propres de la banque comme neige au soleil. Le cours de la banque allemande a plongé comme jamais et il est aujourd’hui nettement en dessous de ses niveau aux pires moments de la dernière crise. Sa capitalisation boursière a fondu d’un quart en moins d’un mois… On notera également que la banque est engagée sur des produits dérivés à hauteur de 42 000 à 60 000 milliards de dollars, selon les estimations. Une paille.

Allez, un petit chiffre pour mettre en regard de tous ces milliards très « virtuels », celui du produit intérieur brut (PIB) européen en 2015. Il s’est établi à 16 229 milliards de dollars. Si vous avez une idée pour éviter un effet Titanic pour la zone euro en cas de défaut de la Deutsche Bank, merci d’écrire à Christine Laboulette Lagarde et aux dirigeants européens qui continuent de jouer tranquillement de la musique sur le pont du paquebot.

Tu t’es vu quand t’as Chypré ?

Mais revenons aux méthodes de sauvetage… Angela Merkel, prise dans ses contradictions a dit publiquement que l’Etat allemand ne serait pas un payeur en dernier ressort. En clair, pas d’intervention étatique. Déclaration qui n’a pas aidé la banque, les marchés craignant désormais le pire. Mais ce n’est pas tout. Angela Merkel est prisonnière de choix précédents.

En avril 2013, l’Europe décide de « sauver » Chypre, nouveau domino qui tangue dangereusement. Mais cette fois, Bruxelles, en plus des fameux plans d’austérité décide que le coup du sauvetage des banques doit inclure… Les déposants. Au delà de 100.000 euros, leurs avoirs participeront au renflouement des banquiers qui ont planté leur établissement. C’était une nouveauté qui risquait fort de miner la confiance, la matière première des banquiers. Mais… Cela concernait Chypre. Un tout petit pays, éloigné, perdu au fond de la Méditerranée. Le monde financier ayant une capacité incroyable pour masquer la réalité s’est dit en rigolant du sort des chypriotes que finalement, cela ne risquait pas d’arriver dans un pays aussi fort que… L’Allemagne. Le géant économique européen ne pouvait être touché, pas plus que la France, par exemple. Nous, nous avons des banques solides. C’est bien connu.

Oui, mais non.

Comment Angela Merkel et ses amis pourraient ils continuer de justifier ce qui a été fait pour Chypre et refuser cette solution pour la Deutsche Bank?

D’autant plus que la Cour de justice européenne vient de rendre un arrêt très intéressant et étrangement passé complètement inaperçu.

Le 20 septembre, elle a confirmé le rejet de recours en annulation et en indemnité (détails ici) d’investisseurs ou déposants mauvais coucheurs concernant la restructuration du secteur bancaire chypriote. Sur le mode « un peu responsables, mais pas coupables vu que c’est pas elle, c’est l’autre », la Cour a renvoyé dans leurs cordes ceux qui trouvaient que quand même, se faire plumer par une baque qui a planté tout le monde, c’était un peu exagéré.

On voit d’ici les responsables politiques français et ceux du secteur financier expliquer dans le sillage de Christine Laboulette Lagarde qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir pour la France.

Oui, mais non.

La Deusche Bank étant ce qu’elle est, une catastrophe aurait des effets très probables sur les systèmes bancaires et les économie de plusieurs pays. Dont la France, l’Italie (le maillon faible de toujours), l’Espagne…D’autant que très vite, les investisseurs (les investisseurs institutionnels, ou les zinzins, dans le jargon de la finance) s’intéresseraient à la Commerzbank, au Crédit Suisse, Barclays… Toutes en pleine forme…

Qui sait ?

Et bonne année 2017, vos dirigeants politiques vous protègent.

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Publié par le 2 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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