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La prochaine crise majeure sera monétaire

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Publié par le 6 juillet 2018 dans économie, général, Vidéos (Toutes)

 

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Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale

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Les hauts responsables institutionnels qui n’ont pas vu venir la crise de 2008 et n’ont pas su en tirer les leçons ni les mesures concrètes de prévention, multiplient ces derniers temps les messages pontifiant trompeurs en vue d’affaiblir la vigilance des citoyens. Patrick ARTUS, économiste de Natixis, s’en est fait l’un des complices le 13-06-2018 dans un hebdomadaire pourtant sérieux sur d’autres sujets graves (notamment le martyre d’AFRINE envahie et saccagée avec aval de la Russie et de l’OTAN). Face à la tempête financière mondiale qui s’annonce, cette propagande type « tout va bien madame la Marquise » ou « Oyez citoyens, tout est calme, dormez en paix » accumule tellement de contrevérités et d’omissions qu’elle mériterait une enquête au pénal pour complicité de concussion, au vu des terribles conséquences déjà vécues et surtout à venir sur le portefeuille des citoyens. Car là, à l’instar de notre Bernard Tapie national, également victime d’un « complot de banquiers »), nous assistons à un immense remake de l’énorme « escroquerie financière en bande organisée » de 2008.

 

Ces borborygmes médiatiques « mainstream » occultent soigneusement la gigantesque dette actuelle des USA et de nombreux pays, mais aussi les milliers de milliards de billets imprimés par les banques centrales reposant sur un massif rachat de dettes des banques. Peut-on vraiment parler d’économie US « solide » avec un déficit budgétaire qui approche les 1000 milliards de dollars, une dette de 22 000 milliards, un déficit commercial de 500 milliards, alors que le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1970 ? Financièrement, les USA et l’Europe sont devenus des « colosses au pied d’argile ». La France, l’Amérique et nombre de pays de l’OCDE consomment plus qu’ils ne produisent, grâce à un endettement gigantesque, ce qui implique une balance commerciale déficitaire chronique. Même la Chine est aussi en danger, puisque possédant une énorme partie de la dette américaine. De plus, la croissance chinoise ralentit ; son marché immobilier s’est très fragilisé ; quelques secteurs industriels devenus obsolètes sont maintenues en vie artificielle ou licencient ; et un important échafaudage « domino » de crédits privés chinois est menacé d’effondrement. Sans oublier les difficultés des pays « sanctionnés » (comme la Russie et l’Iran), « périphériques » (comme la Turquie) ou « émergents » (comme le Venezuela ou l’Algérie), dont la solvabilité ne cesse de décroitre. Les trois quart des pays sont en constante difficulté. Oui, le tableau économique général s’est amélioré, mais il est loin d’être euphorique.

 

La crise américano-américaine de 2008 dite des « subprimes » a été la plus importante depuis celle de 1929, avec des conséquences terribles sur tous les continents. Les causes demeurent. Aggravées par d’autres causes. Certes, les banques US avaient ensuite payé des amendes faramineuses pour échapper aux procès. Mais peu de sanctions en Europe et presque toutes ont conservé leur comportement imprudents sur les produits financiers spéculatifs à risque. Des règles prudentielles strictes auraient du être prises, mais elles ont été et sont systématiquement combattues par les politiciens complices des banques des deux côtés de l’Atlantique.

 

N’oublions jamais que ce sont les États, donc les contribuables, donc nous, qui avons payé avec nos impôts pour réparer les sinistres bancaires. Les Etats n’auront plus les capacités de s’endetter comme en 2008 pour renflouer les banques car l’endettement des pays développés a explosé. Et le taux de prélèvement obligatoire sur les foyers et sur le travail (devenu en France le plus élevé du monde à l’avènement de la présidence Macron), ne peut plus augmenter sans explosion sociale et politique.

Malgré cette situation et nos avertissements répétées, en cynique contradiction avec les engagements électoraux, une nouvelle hausse de taxes sur l’alcool, le tabac et les produits de luxe a été annoncée (Richard Ferrand veut même surtaxer la fragile industrie nautique française). En sus de la hausse de la CSG, des ponctions sur les retraites, de la diminution des APL, sont médiatiquement annoncées des baisses de minima sociaux et de protections sociales. De nouvelles hausses d’impôts, de taxes foncières sur la résidence secondaire et de TVA risquent de passer en douce pendant l’été 2018 ou en 2019. En continuant à prélever encore plus d’argent dans la poche des français qui n’en peuvent plus, nos dirigeants jouent avec le feu. Incroyable circonstance aggravante : tout en épargnant systématiquement les activités spéculatives toxiques.

 

Une des racines de la crise de 2008 était l’absence quasi-totale de régulation au sein des banques. Elles ne se comportaient plus comme des services publics (privatisés ou non) mais comme des entités spéculatives prédatrices sans cahier des charges éthiques ni aucune moralité. Par nos impôts, nos gouvernements de mollusques et d’incompétents les ont renflouées sans rien demander en échange. Conséquence, cette crise de régulation des banques se poursuit encore. Car les responsables physiques de cette catastrophe de 2008 n’ont jamais été sanctionnés, sont toujours en place, et certains même installés à la tête des observatoires soit disant chargés d’anticiper les crises futures : « Des renards chargés de la sécurité au sein même du poulailler » ! (voir l’excellent documentaire hélas incomplet « Inside job » de Charles Ferguson).

 

Résultat de cette « gestion par les prédateurs pour les prédateurs » : Leur première mesure a été de limiter la future responsabilité financière des banques coupables, ripoux ou mal gérées (ou les trois) au dépend des intérêts des citoyens victimes. Les dépôts dépassant 100.000 € seront confisqués pour renflouer les banques. Cette mesure scandaleuse a été discrètement ratifiée (sans véritable débat) par la totalité des Gouvernements et Parlements de l’OCDE. Tous les citoyens ont reçu dans leur courrier bancaire en 2018 cet « avis de saisie automatique en cas de crise ». Par conséquent, le silence radio des partis politiques parlementaires (pour soit disant ne pas alarmer inutilement le public) n’est plus défendable. Ce silence complice est en fait très révélateur de l’absolue crédibilité de cette crise à venir et de la future spoliation ouvertement légalisée. Il est aujourd’hui clair que les crises financières ne pourront jamais disparaitre tant que les banquiers voyous (personnes morales et physiques comprises) ne subiront pas de sanctions et tant que le pouvoir protégera ouvertement la corruption et l’incompétence des régulateurs.

 

Autre résultat de cette incurie gouvernementale généralisée sur tout le système bancaire, de nombreuses bulles financières se développent. Rien à voir avec les inquiétudes légitimes pour les prêts étudiants aux USA ou pour le marché de l’investissement immobilier en Chine. La création de liquidités au profit de la spéculation est devenue faramineuse : le seul total des dollars qui circulent dans le monde dépasse les 600 000 milliards, alors que le total des échanges commerciaux est évalués à… 5 600 milliards. 100 fois plus que les vrais besoins.

 

Ajoutons à cela que les transactions financières opaques (appelées shadow banking) ne sont pas soumis aux règles prudentielles déjà insuffisantes. Gonflées par le contexte d’incompétence gouvernementale et d’anarchie spéculative (avec la complicité active de tout le système bancaire dérégulé), elles représentent 96 000 milliards de dollars, soit 150 % du PIB mondial.

 

Si l’on observe le marché des produits financiers spéculatifs appelés « dérivés », la situation est dantesque. En 2016, la somme totale des produits dérivés se monte à 1,2 « Quadrillion », soit 1.200.000.000.000.000.000 dollars. Largement plus que l’ensemble des pièces, billets et comptes de dépôt cash de l’ensemble de la planète, estimés à 81.000.000.000.000 dollars (81 « Trillions »). Aujourd’hui, la valeur totale des produits dérivés représente plus de 1000 fois la valeur de l’or détenu par l’ensemble des banques centrales dans le monde ( 1400 milliards $). Dans cette monstrueuse affaire, les grandes banques mondiales sont en première ligne et impliquées jusqu’aux narines : leurs fonds propres ne représentent plus qu’entre 0,15 % et 0,6 % de leurs engagements sur ces produits dérivés. Cette énorme bulle spéculative déconnectée de l’économie réelle (donc objectivement de type « Ponzi ») s’accroit de manière exponentielle.

 

Imaginez qu’une taxe française ou européenne se mette enfin en place avant l’effondrement. Un prélèvement identique à celui sur le travail ? (où 1.500 à 2.000 € de salaire entraînent en France 1.500 à 2.000 € d’aberrantes charges avant impôt et taxes diverses !). Ou bien plutôt comme une petite taxe légère de 1%. Ou alors comme notre fameuse mini taxe « sociétale » (faussement appelée taxe Tobin) de 0,1% déjà proposé en… 1988. Voire une microbienne ponction indolore de 0,01%. Mais non, les banques pourtant parfaitement informatisées ne veulent rien connecter au fisc, ne veulent rien mettre dans une réserve de sécurité et ne veulent rien lâcher au peuple qui vient pourtant à chaque fois à leur secours. Pourquoi ? Par principe suprême du profit capitalistique dérégulé. La goinfrerie au maximum. A la Fillon and co démultipliée à l’infini. Et pourquoi les politiciens demeurent silencieux ? Parce qu’ils ont besoin de l’aide des banques pour arriver au pouvoir et pour s’y maintenir, autant qu’ils en ont besoin pour combler les déficits budgétaires nationaux et locaux.

 

Certes, direz-vous, la bourse est au beau fixe. Pourquoi se plaindre ? Le Dow Jones monte depuis 8 ans et demi… Il est passé de 6.000 points en 2009 à 25.000 en 2018. 400% de hausse. Mais n’oublions pas que la plus longue hausse boursière de l’Histoire n’a duré que neuf ans. Et c’était entre 1920 et 1929. La hausse spéculative ne pourra jamais grimper à l’infinie. Un prochain krach est inéluctable. Un krach d’au moins 50% sur les actions, l’équivalent de celui de 1929. Reste à savoir quand il aura lieu. La logique mathématique la plus élémentaire indique une fourchette maximum d’une à deux année.

 

Ajoutons aussi à cette sombre prédiction que les taux d’intérêts vont fatalement augmenter un jour. Le taux d’intérêt immobilier moyen actuel en France est de 1,7%. Aux USA, il est déjà de 4,6% (taux directeur de la FED à 2%)… Le prochain krach sera donc triplement alimenté via… les dettes d’état. La dette étatique mondiale officielle a atteint 250.000 milliards $. Idem pour les engagements non provisionnés dans les bilans bancaires. Les produits dérivés des banques dans le monde ont aujourd’hui dépassé le montant faramineux de 1.500.000 milliards de dollars. Ce qui, en cas de krach, représente un passif théorique global de 2 millions de milliards de dollars. Soit environ 2500 fois le PIB mondial (évalué à 80.000 milliards $ en 2018) !

Avec ses 2300 milliards de dette (environ 100% du PIB), si l’intérêt monte à 4% (le double de la croissance maximale française), la France sera mathématiquement acculée à la faillite. Comme la majeure partie des pays dit « riches ».

 

Conclusion adressée au gouvernement par le think tank « En Marge » et par les « Bouledogues de la République » de tous partis :

 

Messieurs les ENArques de la haute administration, du Parlement et du Gouvernement, attention.

Nous avons soutenu activement un jeune banquier novice en campagne électorale et fait basculer nombre de circonscriptions en ballotage incertain.

pour procéder à un vaste dégagisme politique.

Parce que nous soutenions globalement son programme électoral (bien qu’insuffisant).

Dans l’espoir que ce programme sera complété un jour avec notre douzaine de propositions compatibles et indispensables. Et aussi

dans l’objectif que ce nouveau Président de la république soit capable de comprendre et donc de réformer les rouages du système bancaire en perte de boussole. Qu’il puisse leur parler dans leur langue financière sans se faire manipuler et rouler dans la farine comme ses prédécesseurs. Qu’il puisse même, éventuellement, leur faire le coup que Poutine à fait aux oligarques en Russie (ils l’avaient choisi, croyant avoir à faire à un « pion docile »).

 

Mais nous vous alertons que la colère froide des citoyens ne s’est pas estompée. Nous la sentons puisque nous la cotoyons au quotidien. Elle continue de monter à cause des dossiers « orphelins » non traités. Et à cause des mesures gouvernementales récessives non prévues dans le programme électoral initial. En cas d’inaction présidentielle et gouvernementale sur ce dossier bancaire explosif, la phase de « dégagisme électoral  » pourrait se poursuivre au-delà du nécessaire. Avec des conséquences imprévues (près une majorité des pays de l’Europe de l’Est, l’Italie vient d’en montrer l’exemple).

Par conséquent, démontrez votre volonté de changer les choses en commençant déjà par

alléger d’urgence et fortement les charges sur le travail pour aider la création d’emplois.

offrir enfin un contexte de concurrence loyale aux entreprises françaises, tant sur le marché domestique qu’à l’exportation.

prendre l’argent nécessaire dans la poche des prédateurs et spéculateurs, notamment sur les produits financiers toxiques appelés « dérivés » (qui devront être un jour légalement interdits, comme le seront un jour les crédits arnaques à taux variables abusifs qui ont notamment grugé et ruiné en toute impunité 8.000 communes françaises).

 

Faites enfin le boulot que les autres ont refusé de faire depuis des décennies. Œuvrez à mettre de l’ordre dans le système bancaire européen et mondial, en arrêtant d’emmerder fiscalement et bureaucratiquement les citoyens. Oui, foutez la paix aux français ! Y compris aux retraités. Y compris aux mal-logés. Y compris aux investisseurs. Y compris aux chômeurs créateurs de leur micro-entreprise. Y compris aux agriculteurs et artisans épuisés par le système de prélèvement confiscatoire le plus aberrant de la planète.

 

Comme nous le réclamons depuis 30 ans, aussi bien pour le dossier bancaire que pour les nombreux autres dossiers, nous voulons « une Europe des Nations et des projets concrets, pour une future France forte au sein d’une future Europe forte ». La mobilisation réformiste de la classe dirigeante doit se faire au niveau national ET être négociée au niveau européen. Rapidement. Avec des avancées expérimentales internationales pragmatiques, concrètes, sans attendre l’unanimité des 27 membres. Sous peine de prochaines « élections dégagistes carnassières ».

 

Ronald REMY

Animateur du think tank « En Marge » et des « Bouledogues de la République ».

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Publié par le 19 juin 2018 dans économie, général, International

 

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L’OMS se prépare à «la maladie X», la prochaine épidémie mondiale

Cette mystérieuse "maladie X" qui pourrait être le prochain fléau mondial
Au même titre que le virus Ebola, la « maladie X » constitue une menace mondiale pour la santé publique, selon l’OMS.@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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L’OMS vient d’ajouter la « maladie X » à la liste des affections susceptibles de causer un danger international. Pourtant, elle n’a pas encore été identifiée.

Elle n’existe pas encore, mais fait déjà planer une menace inédite à l’échelle de la planète. Son nom : la « maladie X ». Comme Ebola ou le virus Zika avant elle, cette mystérieuse affection figure depuis peu au très officiel plan d’action prioritaire de recherche et développement contre les maladies, dressé chaque année par l’Organisation mondiale de la Santé. L’épidémie, encore virtuelle, permet à l’OMS de se préparer au pire.

« Quelque chose de jamais vu ». « L’histoire nous dit que la prochaine grande pandémie sera quelque chose de jamais vu », a prévenu John-Arme Rottinger, directeur général du Conseil norvégien de la recherche et conseiller scientifique à l’OMS, dans les colonnes du quotidien britannique The Telegraph. Si jusqu’ici, l’institut onusien s’attachait surtout à traiter et contrôler des maladies spécifiques, cette fois-ci, le paradigme a donc changé.

Les neuf maladies pouvant provoquer une urgence de santé publique, selon l’OMS :

Tuer la pandémie dans l’œuf. « La maladie X a été incluse dans la liste, pas pour nous terrifier, mais pour veiller à ce que la communauté mondiale de la santé soit prête à s’attaquer à toutes les menaces prévisibles et imprévisibles », a ainsi déclaré l’OMS sur son site internet. « Nous voulons être sûrs d’être prêts, d’avoir des vaccins et des diagnostics qui pourront s’adapter. Nous voulons développer des systèmes prêts à l’emploi qui pourront traiter toutes sortes de maladies », poursuit John-Arne Rottingen au Telegraph. Un peu comme une ville qui construirait des barrages en prévision d’une inondation.

 

Ce que n’a pas toujours fait l’institution par le passé. En 2014, le virus Ebola a d’abord échappé à tout contrôle. L’OMS n’a alors qualifié l’épidémie d' »urgence de santé publique de portée mondiale » que sept mois après l’apparition des premiers cas. En un peu plus de deux ans, la maladie a finalement causé la mort de quelque 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Risque de contamination d’origine animale. Reste à découvrir l’origine de cette fameuse « maladie X ». D’un laboratoire, suite à une erreur de manipulation génétique, voire même à un acte terroriste ? Possiblement. Pour l’OMS, elle a surtout de grandes chances de provenir de sources animales, comme 70% des maladies découvertes au 20ème siècle. Le virus Ebola, pour le reprendre en exemple, pourrait avoir été causé par une morsure de chauve-souris en Guinée, selon plusieurs chercheurs.

Ceux-ci sont désormais plus vigilants que jamais. Sans oublier pour autant les maladies déjà existantes. À l’occasion de la publication de sa liste, l’OMS a ainsi invité les institutions à poursuivre leurs efforts sanitaires contre les autres grandes maladies infectieuses telles que le VIH, le paludisme, la tuberculose ou la fièvre jaune.

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Publié par le 26 mars 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Et si la prochaine crise financière venait d’Europe, et pas des États-Unis ?

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On a tellement l’habitude de voir les crises financières naître aux États-Unis pour se transmettre ensuite au reste du monde que l’on ne peut pas imaginer d’autres enchaînements. Mais il s’agit d’une habitude mentale dont il faut se défaire. Il est vrai que l’histoire donne raison à cette assertion : de la Crise de 1929 à celle des subprimes, en passant par la Bulle Internet de l’an 2000, la première économie mondiale fut à l’origine des grandes crises financières planétaires. Figurer à la pointe de l’innovation financière apporte des avantages, mais aussi parfois des déconvenues.

Cependant, que voyons-nous aujourd’hui ? Les banques centrales se sont placées au cœur du système financier avec leurs moyens gigantesques et leurs politiques interventionnistes, nous le savons, mais on constate une divergence criante entre la BCE et la Fed : la Banque centrale européenne est en roue libre avec sa planche à billets, tandis que la Banque centrale américaine a stoppé la sienne et tente de réduire son bilan. Désormais l’écart est considérable puisque, comme l’indique un journaliste du quotidien allemand Welt dans un tweet, le bilan de la BCE atteint désormais près du double de celui de la Fed, en pourcentage du PIB !

 

 

Le bilan de la BCE représente 41,4% du PIB de la zone euro, contre 22,7% pour la Fed par rapport au PIB américain. Comme, paraît-il, au centre de notre galaxie trône un gigantesque trou noir, l’économie européenne tourne autour d’un « trou noir » qui absorbe des quantités croissantes d’obligations et qui grossit de plus en plus…

Ce déluge de liquidités aplatit complètement la courbe des taux, l’épargne ne rapporte plus rien, les « entreprises-zombies » (en situation de faillite) perdurent en empruntant sur les marchés, et les banques peuvent cacher la misère des prêts pourris (plus de 1.000 milliards d’euros dans la zone euro). Les banques européennes présentent d’ailleurs un niveau de risque nettement plus élevé que les banques américaines, comme nous l’avions montré pour les banques françaises. Alors oui, la prochaine crise financière peut tout à fait apparaître en Europe, et plutôt dans le secteur bancaire que sur les marchés boursiers.

Attention, nous ne disons pas que tout va bien aux États-Unis. Les produits dérivés y atteignent (comme en Europe) des montants démesurés, le secteur bancaire peut receler des risques cachés, le déficit budgétaire se maintient à un niveau élevé, les marchés actions sont très hauts. Mais la croissance semble plus vigoureuse, le programme de baisse des impôts que Donald Trump est parvenu à faire passer incite à l’optimisme (on aimerait la même chose en Europe !). Il semble que l’économie américaine pourrait encaisser une sévère correction du Dow Jones, alors qu’une nouvelle crise des dettes souveraines ou une crise bancaire mettrait à mal la stabilité de l’Union européenne.

Les fragilités sont du côté de l’Europe, incontestablement, c’est de ce côté qu’il faut porter le regard, sur les risques de dérapage des prix, de remontée soudaine des taux d’intérêt, de bilans bancaires démesurés…

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La FED s’active pour trouver les meilleures solutions afin de combattre la prochaine récession

Fed

Les officiels de la FED, qui se grattent la tête à propos de cette basse inflation chronique, semblent au moins s’accorder sur une chose : ils s’inquiètent tous ou presque de ne pas avoir les outils nécessaires pour combattre la prochaine récession, quelle que soit sa date.

Au lieu de se reposer sur les mesures éprouvées comme la baisse des taux ou les achats obligataires, les responsables de la FED semblent se préparer à des changements plus larges, qui pourraient inclure la fin du régime du ciblage de l’inflation pour une approche encore plus agressive.

Plus important encore, les idées dissonantes proposées à l’occasion d’une conférence de la Brookings Institution par des personnalités telles que l’ancien président de la FED Ben Bernanke, l’ancien conseiller économique de la Maison-Blanche Lawrence Summers et 2 membres actuels de la FED ne font que rendre les perspectives des politiques monétaires encore plus opaques.

Le président de la FED de Boston Eric Rosengren suggère que la Federal Reserve suive le modèle de la Banque du Canada, qui revoit périodiquement son approche pour garantir la stabilité des prix. Il souhaite également voir la FED se tourner vers un objectif de fourchette d’inflation, qui pourrait être de 1,5 à 3 % au lieu des 2 % fixes actuels.

John Williams, président de la FED de San Francisco, souhaite quant à lui voir la FED se fixer pour objectif des niveaux de prix, ce qui signifie que l’objectif des 2 % pourrait être revu à la hausse ou à la baisse afin de compenser les déviations antérieures.

L’inflation américaine est restée obstinément en dessous de l’objectif des 2 % de la FED durant la majorité de la reprise économique, ce qui insinue que le marché du travail n’est pas aussi sain que le taux de chômage de 4,1 %, au plus bas depuis 17 ans, le suggère. La transition vers un objectif de niveau de prix « n’est pas aussi effrayante qu’elle en a l’air », a déclaré Williams devant un parterre de monétaristes, d’économistes, de professeurs d’économie et d’investisseurs.

Il s’inquiète du « problème de la crédibilité » qui émane de cette inflation obstinément basse, qui porte à croire que « la banque centrale n’est pas sérieuse à propos de ses objectifs ». Une période prolongée de basse inflation, qui se reflète dans la faible croissance des salaires, peut réduire l’efficacité des politiques monétaires parce qu’ « elle s’ancre dans les mœurs, ce qui signifie qu’il est plus difficile d’atteindre l’objectif des 2 % lorsque la situation économique est bonne ».

basse inflation américaineLes 5 relèvements de taux de la FED depuis décembre 2015, après 7 années de taux zéro et 4,5 trillions de dollars d’achats obligataires, sont en partie le reflet d’un désir de reformer un matelas de sécurité en cas de revers économique.

Manque d’outils ou de volonté ?

La présidente de la FED a indiqué que le FOMC pourrait considérer un changement d’approche sous le leadership du nouveau président Jerome Powell.

« En ce moment, le comité de la FED ne discute pas de l’objectif d’inflation », a-t-elle déclaré durant sa conférence de presse de décembre. « Je ne dirais pas que nous n’avons plus de munitions, mais il est clairement reconnu – et j’ai insisté là-dessus moi-même – qu’à terme, nous pourrions l’être, et nous devrons voir comment cela tourne, mais nous pourrions être dans un environnement de taux bas dans lequel il pourrait être utile d’avoir un cadre additionnel pour conduire les politiques monétaires.

Dans ce contexte, je pense que des recherches additionnelles… les économistes académiques et d’autres y réfléchissent très sérieusement, et je pense qu’il est judicieux d’étudier plus en profondeur le fruit de ces recherches. »

Selon Summers, la FED ne dispose pas des outils adéquats pour combattre la prochaine récession, suggérant que ses achats d’obligations, connues sous le nom de QE, n’ont pas fonctionné.

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Publié par le 19 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La Chine abaisse la note de crédit américaine de A- à BBB +, et met en garde que l’insolvabilité des États-Unis serait susceptible de devenir « le détonateur de la prochaine crise financière » !

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Dans son dernier rappel que la Chine est l’heureux détenteur de 1,2 billions de dollars de Treasuries, l’agence de notation chinoise Dagong a abaissé la note souveraine américaine de A- à BBB +, invoquant des «déficiences de la politique économique américaine» et des réductions d’impôts. qui « réduisent directement les sources de remboursement de la dette du gouvernement fédéral » affaiblissant la base du remboursement de la dette du gouvernement.

Oh, et juste pour s’assurer que le message est clair et net, les notes, qui sont maintenant au niveau de celles du Pérou, de la Colombie et du Turkménistan sur l’échelle de solvabilité de l’agence basée à Pékin, ont également eu des perspectives négatives.

Dans un communiqué publié mardi, Dagong a averti que la dépendance croissante des États-Unis à l’égard de la dette pour stimuler le développement nuirait à sa solvabilité. Cité par Reuters , Dagong a fait une référence spécifique au paquet fiscal du président Donald Trump, qui devrait ajouter 1,4 billion de dollars  en plus des 20 billions de dette nationale sur une décennie.

PEKIN, 16 janvier (Reuters) – L’agence de notation chinoise  Dagong a dégradé mardi la note souveraine des Etats-Unis de A- à BBB+ avec perspective négative, en raison de la hausse de la dette publique américaine.

La dépendance croissante à un mode de développement économique fondé sur l’endettement va continuer à miner la solvabilité du gouvernement fédéral américain, estime l’agence de notation.

La réforme fiscale promulguée en décembre par le président Donald Trump pourrait se traduire par une augmentation sur les 10 prochaines années de 1.400 milliards de dollars de la dette fédérale qui atteint actuellement 20.000 milliards de dollars.

« La solvabilité virtuelle du gouvernement fédéral deviendra vraisemblablement le détonateur de la prochaine crise financière », prévient Dagong qui estime que les autorités américaines seront contraintes de relever fréquemment le plafond de la dette.

« Les réductions massives d’impôts réduisent les capacités de remboursement de la dette du gouvernement fédéral, affaiblissant de ce fait encore plus la base de remboursement de la dette du gouvernement fédéral », ajoute l’agence de notation.

Les agences de notation internationales Fitch et Moody’s accordent leur note la plus élevée – AAA – à la dette souveraine américaine. Standard & Poor’s l’a abaissé d’un cran à AA+ depuis 2011.

 
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Publié par le 16 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La prochaine crise est imminente. Mais d’où viendra-t-elle ?

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Nous devons nous attendre à ce que les crises financières se produisent plus fréquemment. En fait, elles sont quasiment devenues une caractéristique de la vie moderne, montre une étude menée par Deutsche Bank.

Selon les chercheurs, la prochaine crise financière est probablement déjà en préparation, et même si elle reste difficile à prédire, elle pourrait bien être provoquée par les plus grandes banques centrales du monde.

Depuis la disparition des accords de Bretton-Woods, qui avaient mis en place un système de taux change fixes après la seconde guerre mondiale, les crises financières sont devenues plus fréquentes. Dans les années 70, les États-Unis ont décidé de suspendre la convertibilité du dollar en or, mettant ainsi fin aux accords de Bretton-Woods.

La convertibilité de l’or, en liant les monnaies à une matière finie, contribuait à limiter le niveau de dettes qui pouvait être créé. La suppression de la convertibilité a donc été à l’origine d’une augmentation des déficits budgétaires, d’une augmentation du niveau de l’endettement. Tout cela a généré des déséquilibres mondiaux et de l’instabilité sur les marchés. En même temps, la réglementation des banques a également été assouplie.

Des cycles

Les gouvernements ont la possibilité de créer autant d’argent que nécessaire pour éviter une crise financière, mais cela même peut aussi jeter les fondations d’un autre problème, explique la Deutsche Bank. Ainsi, une crise suivante, potentiellement plus grave, peut apparaître parce que le problème n’a pas été supprimé, mais déplacé sur une autre partie du système financier.

On constate que la dette publique mondiale atteint quasiment 70 % du PIB, le plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale, en hausse de plus de 20 % depuis les années 70, selon la Deutsche Bank. « Nous pensons que cela rend l’économie mondiale actuelle particulièrement encline à traverser des cycles initiés par un essor économique, suivi d’une crise, puis d’interventions lourdes, puis d’une relance, et ainsi de suite », explique la Deutsche Bank. « Il n’y a pas de point naturel où l’on réalise une purge des excès en limitant la création de crédit ».

Selon la Deutsche Bank, les candidats susceptibles de fournir une origine à la prochaine crise potentielle sont nombreux. L’Italie est très lourdement endettée, son système bancaire est très affaibli, et son gouvernement est dysfonctionnel. En Chine, une énorme bulle immobilière s’est formée, qui alimente l’endettement du pays. Enfin, les partis populistes pourraient renverser l’ordre mondial actuel.

Mais le rapport s’inquiète également de la taille des bilans des banques centrales, qui n’a jamais été aussi importante. Il semble difficile de les réduire, alors que la dette publique atteint également des niveaux records et que les taux d’intérêt sont extrêmement bas. Pour les stratégistes de la Deutsche Bank, c’est sûr : il y aura bientôt un nouveau choc financier.

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Publié par le 12 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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