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L’OMS se prépare à «la maladie X», la prochaine épidémie mondiale

Cette mystérieuse "maladie X" qui pourrait être le prochain fléau mondial
Au même titre que le virus Ebola, la « maladie X » constitue une menace mondiale pour la santé publique, selon l’OMS.@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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L’OMS vient d’ajouter la « maladie X » à la liste des affections susceptibles de causer un danger international. Pourtant, elle n’a pas encore été identifiée.

Elle n’existe pas encore, mais fait déjà planer une menace inédite à l’échelle de la planète. Son nom : la « maladie X ». Comme Ebola ou le virus Zika avant elle, cette mystérieuse affection figure depuis peu au très officiel plan d’action prioritaire de recherche et développement contre les maladies, dressé chaque année par l’Organisation mondiale de la Santé. L’épidémie, encore virtuelle, permet à l’OMS de se préparer au pire.

« Quelque chose de jamais vu ». « L’histoire nous dit que la prochaine grande pandémie sera quelque chose de jamais vu », a prévenu John-Arme Rottinger, directeur général du Conseil norvégien de la recherche et conseiller scientifique à l’OMS, dans les colonnes du quotidien britannique The Telegraph. Si jusqu’ici, l’institut onusien s’attachait surtout à traiter et contrôler des maladies spécifiques, cette fois-ci, le paradigme a donc changé.

Les neuf maladies pouvant provoquer une urgence de santé publique, selon l’OMS :

Tuer la pandémie dans l’œuf. « La maladie X a été incluse dans la liste, pas pour nous terrifier, mais pour veiller à ce que la communauté mondiale de la santé soit prête à s’attaquer à toutes les menaces prévisibles et imprévisibles », a ainsi déclaré l’OMS sur son site internet. « Nous voulons être sûrs d’être prêts, d’avoir des vaccins et des diagnostics qui pourront s’adapter. Nous voulons développer des systèmes prêts à l’emploi qui pourront traiter toutes sortes de maladies », poursuit John-Arne Rottingen au Telegraph. Un peu comme une ville qui construirait des barrages en prévision d’une inondation.

 

Ce que n’a pas toujours fait l’institution par le passé. En 2014, le virus Ebola a d’abord échappé à tout contrôle. L’OMS n’a alors qualifié l’épidémie d' »urgence de santé publique de portée mondiale » que sept mois après l’apparition des premiers cas. En un peu plus de deux ans, la maladie a finalement causé la mort de quelque 11.000 personnes en Afrique de l’Ouest.

Risque de contamination d’origine animale. Reste à découvrir l’origine de cette fameuse « maladie X ». D’un laboratoire, suite à une erreur de manipulation génétique, voire même à un acte terroriste ? Possiblement. Pour l’OMS, elle a surtout de grandes chances de provenir de sources animales, comme 70% des maladies découvertes au 20ème siècle. Le virus Ebola, pour le reprendre en exemple, pourrait avoir été causé par une morsure de chauve-souris en Guinée, selon plusieurs chercheurs.

Ceux-ci sont désormais plus vigilants que jamais. Sans oublier pour autant les maladies déjà existantes. À l’occasion de la publication de sa liste, l’OMS a ainsi invité les institutions à poursuivre leurs efforts sanitaires contre les autres grandes maladies infectieuses telles que le VIH, le paludisme, la tuberculose ou la fièvre jaune.

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Publié par le 26 mars 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Et si la prochaine crise financière venait d’Europe, et pas des États-Unis ?

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On a tellement l’habitude de voir les crises financières naître aux États-Unis pour se transmettre ensuite au reste du monde que l’on ne peut pas imaginer d’autres enchaînements. Mais il s’agit d’une habitude mentale dont il faut se défaire. Il est vrai que l’histoire donne raison à cette assertion : de la Crise de 1929 à celle des subprimes, en passant par la Bulle Internet de l’an 2000, la première économie mondiale fut à l’origine des grandes crises financières planétaires. Figurer à la pointe de l’innovation financière apporte des avantages, mais aussi parfois des déconvenues.

Cependant, que voyons-nous aujourd’hui ? Les banques centrales se sont placées au cœur du système financier avec leurs moyens gigantesques et leurs politiques interventionnistes, nous le savons, mais on constate une divergence criante entre la BCE et la Fed : la Banque centrale européenne est en roue libre avec sa planche à billets, tandis que la Banque centrale américaine a stoppé la sienne et tente de réduire son bilan. Désormais l’écart est considérable puisque, comme l’indique un journaliste du quotidien allemand Welt dans un tweet, le bilan de la BCE atteint désormais près du double de celui de la Fed, en pourcentage du PIB !

 

 

Le bilan de la BCE représente 41,4% du PIB de la zone euro, contre 22,7% pour la Fed par rapport au PIB américain. Comme, paraît-il, au centre de notre galaxie trône un gigantesque trou noir, l’économie européenne tourne autour d’un « trou noir » qui absorbe des quantités croissantes d’obligations et qui grossit de plus en plus…

Ce déluge de liquidités aplatit complètement la courbe des taux, l’épargne ne rapporte plus rien, les « entreprises-zombies » (en situation de faillite) perdurent en empruntant sur les marchés, et les banques peuvent cacher la misère des prêts pourris (plus de 1.000 milliards d’euros dans la zone euro). Les banques européennes présentent d’ailleurs un niveau de risque nettement plus élevé que les banques américaines, comme nous l’avions montré pour les banques françaises. Alors oui, la prochaine crise financière peut tout à fait apparaître en Europe, et plutôt dans le secteur bancaire que sur les marchés boursiers.

Attention, nous ne disons pas que tout va bien aux États-Unis. Les produits dérivés y atteignent (comme en Europe) des montants démesurés, le secteur bancaire peut receler des risques cachés, le déficit budgétaire se maintient à un niveau élevé, les marchés actions sont très hauts. Mais la croissance semble plus vigoureuse, le programme de baisse des impôts que Donald Trump est parvenu à faire passer incite à l’optimisme (on aimerait la même chose en Europe !). Il semble que l’économie américaine pourrait encaisser une sévère correction du Dow Jones, alors qu’une nouvelle crise des dettes souveraines ou une crise bancaire mettrait à mal la stabilité de l’Union européenne.

Les fragilités sont du côté de l’Europe, incontestablement, c’est de ce côté qu’il faut porter le regard, sur les risques de dérapage des prix, de remontée soudaine des taux d’intérêt, de bilans bancaires démesurés…

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La FED s’active pour trouver les meilleures solutions afin de combattre la prochaine récession

Fed

Les officiels de la FED, qui se grattent la tête à propos de cette basse inflation chronique, semblent au moins s’accorder sur une chose : ils s’inquiètent tous ou presque de ne pas avoir les outils nécessaires pour combattre la prochaine récession, quelle que soit sa date.

Au lieu de se reposer sur les mesures éprouvées comme la baisse des taux ou les achats obligataires, les responsables de la FED semblent se préparer à des changements plus larges, qui pourraient inclure la fin du régime du ciblage de l’inflation pour une approche encore plus agressive.

Plus important encore, les idées dissonantes proposées à l’occasion d’une conférence de la Brookings Institution par des personnalités telles que l’ancien président de la FED Ben Bernanke, l’ancien conseiller économique de la Maison-Blanche Lawrence Summers et 2 membres actuels de la FED ne font que rendre les perspectives des politiques monétaires encore plus opaques.

Le président de la FED de Boston Eric Rosengren suggère que la Federal Reserve suive le modèle de la Banque du Canada, qui revoit périodiquement son approche pour garantir la stabilité des prix. Il souhaite également voir la FED se tourner vers un objectif de fourchette d’inflation, qui pourrait être de 1,5 à 3 % au lieu des 2 % fixes actuels.

John Williams, président de la FED de San Francisco, souhaite quant à lui voir la FED se fixer pour objectif des niveaux de prix, ce qui signifie que l’objectif des 2 % pourrait être revu à la hausse ou à la baisse afin de compenser les déviations antérieures.

L’inflation américaine est restée obstinément en dessous de l’objectif des 2 % de la FED durant la majorité de la reprise économique, ce qui insinue que le marché du travail n’est pas aussi sain que le taux de chômage de 4,1 %, au plus bas depuis 17 ans, le suggère. La transition vers un objectif de niveau de prix « n’est pas aussi effrayante qu’elle en a l’air », a déclaré Williams devant un parterre de monétaristes, d’économistes, de professeurs d’économie et d’investisseurs.

Il s’inquiète du « problème de la crédibilité » qui émane de cette inflation obstinément basse, qui porte à croire que « la banque centrale n’est pas sérieuse à propos de ses objectifs ». Une période prolongée de basse inflation, qui se reflète dans la faible croissance des salaires, peut réduire l’efficacité des politiques monétaires parce qu’ « elle s’ancre dans les mœurs, ce qui signifie qu’il est plus difficile d’atteindre l’objectif des 2 % lorsque la situation économique est bonne ».

basse inflation américaineLes 5 relèvements de taux de la FED depuis décembre 2015, après 7 années de taux zéro et 4,5 trillions de dollars d’achats obligataires, sont en partie le reflet d’un désir de reformer un matelas de sécurité en cas de revers économique.

Manque d’outils ou de volonté ?

La présidente de la FED a indiqué que le FOMC pourrait considérer un changement d’approche sous le leadership du nouveau président Jerome Powell.

« En ce moment, le comité de la FED ne discute pas de l’objectif d’inflation », a-t-elle déclaré durant sa conférence de presse de décembre. « Je ne dirais pas que nous n’avons plus de munitions, mais il est clairement reconnu – et j’ai insisté là-dessus moi-même – qu’à terme, nous pourrions l’être, et nous devrons voir comment cela tourne, mais nous pourrions être dans un environnement de taux bas dans lequel il pourrait être utile d’avoir un cadre additionnel pour conduire les politiques monétaires.

Dans ce contexte, je pense que des recherches additionnelles… les économistes académiques et d’autres y réfléchissent très sérieusement, et je pense qu’il est judicieux d’étudier plus en profondeur le fruit de ces recherches. »

Selon Summers, la FED ne dispose pas des outils adéquats pour combattre la prochaine récession, suggérant que ses achats d’obligations, connues sous le nom de QE, n’ont pas fonctionné.

suite et fin

 
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Publié par le 19 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La Chine abaisse la note de crédit américaine de A- à BBB +, et met en garde que l’insolvabilité des États-Unis serait susceptible de devenir « le détonateur de la prochaine crise financière » !

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Dans son dernier rappel que la Chine est l’heureux détenteur de 1,2 billions de dollars de Treasuries, l’agence de notation chinoise Dagong a abaissé la note souveraine américaine de A- à BBB +, invoquant des «déficiences de la politique économique américaine» et des réductions d’impôts. qui « réduisent directement les sources de remboursement de la dette du gouvernement fédéral » affaiblissant la base du remboursement de la dette du gouvernement.

Oh, et juste pour s’assurer que le message est clair et net, les notes, qui sont maintenant au niveau de celles du Pérou, de la Colombie et du Turkménistan sur l’échelle de solvabilité de l’agence basée à Pékin, ont également eu des perspectives négatives.

Dans un communiqué publié mardi, Dagong a averti que la dépendance croissante des États-Unis à l’égard de la dette pour stimuler le développement nuirait à sa solvabilité. Cité par Reuters , Dagong a fait une référence spécifique au paquet fiscal du président Donald Trump, qui devrait ajouter 1,4 billion de dollars  en plus des 20 billions de dette nationale sur une décennie.

PEKIN, 16 janvier (Reuters) – L’agence de notation chinoise  Dagong a dégradé mardi la note souveraine des Etats-Unis de A- à BBB+ avec perspective négative, en raison de la hausse de la dette publique américaine.

La dépendance croissante à un mode de développement économique fondé sur l’endettement va continuer à miner la solvabilité du gouvernement fédéral américain, estime l’agence de notation.

La réforme fiscale promulguée en décembre par le président Donald Trump pourrait se traduire par une augmentation sur les 10 prochaines années de 1.400 milliards de dollars de la dette fédérale qui atteint actuellement 20.000 milliards de dollars.

« La solvabilité virtuelle du gouvernement fédéral deviendra vraisemblablement le détonateur de la prochaine crise financière », prévient Dagong qui estime que les autorités américaines seront contraintes de relever fréquemment le plafond de la dette.

« Les réductions massives d’impôts réduisent les capacités de remboursement de la dette du gouvernement fédéral, affaiblissant de ce fait encore plus la base de remboursement de la dette du gouvernement fédéral », ajoute l’agence de notation.

Les agences de notation internationales Fitch et Moody’s accordent leur note la plus élevée – AAA – à la dette souveraine américaine. Standard & Poor’s l’a abaissé d’un cran à AA+ depuis 2011.

 
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Publié par le 16 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La prochaine crise est imminente. Mais d’où viendra-t-elle ?

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Nous devons nous attendre à ce que les crises financières se produisent plus fréquemment. En fait, elles sont quasiment devenues une caractéristique de la vie moderne, montre une étude menée par Deutsche Bank.

Selon les chercheurs, la prochaine crise financière est probablement déjà en préparation, et même si elle reste difficile à prédire, elle pourrait bien être provoquée par les plus grandes banques centrales du monde.

Depuis la disparition des accords de Bretton-Woods, qui avaient mis en place un système de taux change fixes après la seconde guerre mondiale, les crises financières sont devenues plus fréquentes. Dans les années 70, les États-Unis ont décidé de suspendre la convertibilité du dollar en or, mettant ainsi fin aux accords de Bretton-Woods.

La convertibilité de l’or, en liant les monnaies à une matière finie, contribuait à limiter le niveau de dettes qui pouvait être créé. La suppression de la convertibilité a donc été à l’origine d’une augmentation des déficits budgétaires, d’une augmentation du niveau de l’endettement. Tout cela a généré des déséquilibres mondiaux et de l’instabilité sur les marchés. En même temps, la réglementation des banques a également été assouplie.

Des cycles

Les gouvernements ont la possibilité de créer autant d’argent que nécessaire pour éviter une crise financière, mais cela même peut aussi jeter les fondations d’un autre problème, explique la Deutsche Bank. Ainsi, une crise suivante, potentiellement plus grave, peut apparaître parce que le problème n’a pas été supprimé, mais déplacé sur une autre partie du système financier.

On constate que la dette publique mondiale atteint quasiment 70 % du PIB, le plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale, en hausse de plus de 20 % depuis les années 70, selon la Deutsche Bank. « Nous pensons que cela rend l’économie mondiale actuelle particulièrement encline à traverser des cycles initiés par un essor économique, suivi d’une crise, puis d’interventions lourdes, puis d’une relance, et ainsi de suite », explique la Deutsche Bank. « Il n’y a pas de point naturel où l’on réalise une purge des excès en limitant la création de crédit ».

Selon la Deutsche Bank, les candidats susceptibles de fournir une origine à la prochaine crise potentielle sont nombreux. L’Italie est très lourdement endettée, son système bancaire est très affaibli, et son gouvernement est dysfonctionnel. En Chine, une énorme bulle immobilière s’est formée, qui alimente l’endettement du pays. Enfin, les partis populistes pourraient renverser l’ordre mondial actuel.

Mais le rapport s’inquiète également de la taille des bilans des banques centrales, qui n’a jamais été aussi importante. Il semble difficile de les réduire, alors que la dette publique atteint également des niveaux records et que les taux d’intérêt sont extrêmement bas. Pour les stratégistes de la Deutsche Bank, c’est sûr : il y aura bientôt un nouveau choc financier.

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Publié par le 12 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Gel de vos dépôts bancaires pour contrecarrer la prochaine crise

Gel des comptes en banques gel bancaire crise

Aprés la directive BRRD , le gel des assurances vie, la taxation de l’épargne et du foncier – Les lois spoliatrices s’enchaînent dans l’indifférence générale tandis que les autorités s’affairent à border leurs arrières dans la nouvelle crise qui s’annonce.

Après avoir prévu le gel des assurances-vie en euro pour étouffer toute crise de la dette publique, les autorités mitonnent le possible recours au gel des dépôts bancaire pour stopper une crise de la dette privée.

Est-ce la grande réconciliation avec la réalité qui commence sur les marchés ? Les indices actions hésitent depuis la semaine dernière.

Début juillet, l’Autorité des Marchés Financiers faisait publiquement part de ses inquiétudes.

« On ne comprend pas bien  la hausse des valorisations des actions (…) Les valorisations élevées et la volatilité faible ne paraissent pas refléter le niveau de la croissance économique ni l’incertitude ambiante, y compris géopolitique » Stéphane Gallon, chef économiste de l’AMF

Il n’y a pas que les actions qui soient source de soucis.

Récemment, certaines bonnes âmes s’inquiétaient aussi de la quantité des dettes privées – celle des ménages et des entreprises – présente dans l’économie en France, en Europe et aux Etats-Unis. Grosso modo, les niveaux actuels flirtent avec ceux qui prévalaient en 201, juste avant que n’éclate la crise financière.

La Banque de France vient de publier l’endettement du secteur privé. Il atteint 129,6% du PIB et en dix ans, il a augmenté de 34 points de PIB soit une hausse voisine de celle de la dette publique qui est passée de 66% du PIB en 2007 à 99% au début de 2017.

La crise de 2008 a éclaté en raison du surendettement des ménages américains. 10 an plus tard, dette publique ET dette privée sont revenus à des niveaux insoutenables, la création de richesse ne suivant pas le rythme. Avec une différence : on ne pourra plus nous faire le coup des Etats qui sauvent les banques et inversement avec du crédit gratuit.

En coulisse, nos grands argentiers le savent.

C’est pour cela que, dans une ultime tentative de sauver leur système monétaire intrinsèquement malhonnête, les autorités préparent un projet de loi permettant de geler les dépôts bancaires afin de prévenir la fuite.

Gel des comptes en banques gel bancaire crise

Si les marchés baissent, les illusions créées par le crédit gratuit et infini risquent de se dissiper rapidement. L’argent gratuit ou le crédit gratuit ne créent aucune richesse.

C’est pourquoi ce projet de loi se discute en ce moment même, alors que les marchés donnent des signes inquiétant d’essoufflement.

Depuis des années, cher lecteur, je vous prépare à ce risque. C’était le thème de mon livre  Main basse sur votre argent, publié dès 2013 aux éditions Ixelles.

C’est une évidence pour qui veut bien regarder au delà des apparences. L’inflation, cet impôt qui ronge l’épargne pour sauver les institutions et individus surendettés (Etats, banques, grandes entreprises, consommateurs insolvables) n’est pas au rendez-vous. Pour se tirer d’affaire, les autorités en besoin de prendre autoritairement l’argent là où il est : le vôtre, sur vôtre compte bancaire.

Déjà, à l’échelon français, la loi Sapin 2, qui prévoit le gel possible des contrats d’assurance-vie, permettait de couvrir le risque d’une crise de la dette publique. Cette nouvelle loi en projet à l’échelle européenne, en prévoyant le gel des comptes bancaires, permet de couvrir le risque d’une crise de la dette privée.

Pour découvrir quel danger menace à nouveau les banques et donc vos dépôts, cliquez ici.

Comment sauver votre épargne du désastre qui s’annonce ? Vous savez que nous vous préconisons de placer une partie de vos liquidités en or physique. L’or est une vraie monnaie depuis des millénaires et il n’est la dette de personne.

C’est à présent le seul actif dont les prix sont en retard comparés aux valorisations insensées des actions, des obligations et de l’immobilier.

Voici ce qu’en pense mon collègue Graham Summers, le spécialiste du trading dans notre lettre Crises, Or & Opportunités

« Nous avons enregistré un repli au début de la semaine dernière, lundi et mardi, l’or baissant à 1 280 $ l’once. Il a ensuite rebondi en fin de journée mardi pour terminer la semaine en repli de seulement 0,06%. J’anticipai un repli un peu supérieur à 1 275 $ l’once. La mauvaise nouvelle est qu’en raison de ce repli rapide, l’or reste légèrement suracheté (…) son cours reste dans une sorte de « no man’s land » entre 1 280 $ l’once et 1 300 $ l’once ». Selon toute probabilité, cette semaine qui s’ouvre ne devrait pas donner lieu à des mouvements importants. Toutefois, la tendance générale est à la hausse vers 1 325 $ l’once. De plus, je m’attends à ce que l’or soit bien au dessus de 1 350 $ l’once à la fin du mois de septembre ».

Gold - Continuous Contract (EOD)

C’est maintenant, alors que le billet n’est pas cher, qu’il faut monter dans le grand train de l’or qui s’est ébranlé dès 2000. Oui, 2000, souvenez-vous, krach des valeurs internet, début des grandes folies de baisse des taux d’intérêt et de « guerre contre le terrorisme ». L’or valait alors 250$ l’once. Le grand train de l’or  qui s’est ébranlé à ce moment est loin, très loin d’être arrivé en gare, celle d’un nouveau système monétaire honnête.

« Politiquement correct » et « financièrement correct » marchent ensemble

Je vous laisse maintenant en compagnie de Bill Bonner qui, après vous avoir livré le secret de la poule au pot selon l’ordonnance du général Lee, s’attaque au déboulonnage des statues historiques et au politiquement correct.

Ferghane Azihari, de son côté, vous vous explique comment le bitcoin et autres monnaies privées concurrentes de celles des banques centrales pourraient amener nos grands argentiers à plus de discipline

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Publié par le 18 septembre 2017 dans économie, général, or et argent métal, Politique

 

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Simone Wapler : Votre argent otage de la prochaine crise bancaire

Les zélites se préparent pour la future grande spoliation de nos avoirs bancaires : en plus de la directive BRRD qui prévoit le renflouement des banques en faillite par leurs clients (les créanciers), c’est maintenant une loi plus directe qui est en vue .

Pour sauver les banques zombies et éviter une « crise de liquidité », les autorités européennes discutent une loi leur permettant de geler vos dépôts

Nos grands argentiers commencent à perdre pied. Leurs plans ne fonctionnent pas comme prévu. Pour tenter de s’en sortir, ils veulent cette fois pouvoir disposer de votre argent et aller le chercher là où il se trouve : dans vos comptes en banque.

Le système monétaire et financier actuel repose sur une double tromperie. Il est au bord de l’effondrement mais il avantage une petite frange de la population qui entend garder ses privilèges exorbitants.

Une législation spoliatrice se met donc en place pour tenter de faire durer le système. Après la loi Sapin 2, qui emprisonnera les épargnants en cas de crise obligataire gênante pour les assureurs, voici une loi bancaire qui se profile et qui permettra de geler vos dépôts en cas de besoin… pour votre banque.

Le fait que les lois soient aujourd’hui faites, non pour protéger des individus, mais pour protéger des intérêts corporatistes, est un signe très inquiétant.

Mais avant de poursuivre sur cette loi bancaire en discussion, voyons pourquoi notre système monétaire et financier est une arnaque.

Une double arnaque, monétaire et bancaire

En premier lieu, la monnaie d’aujourd’hui n’est plus que du crédit. La tromperie consiste à avoir supprimé la monnaie « adossée à quelque chose de déjà existant » au profit du crédit pur, adossé à rien et sans contrepartie. C’est le principe « les crédits font les dépôts » qui sous-tend le système bancaire moderne. Une banque peut accorder des crédits en multiple de ses fonds propres (l’argent que les actionnaires ont vraiment mis dans l’affaire) simplement par le privilège de sa « licence bancaire ».

En France, seuls les buralistes ont le droit de vendre du tabac. De la même façon, en France et dans le monde, seules les banques ont le droit de vendre du crédit avec de l’argent qu’elles n’ont pas, qu’elles n’ont pas gagné et qui n’existe pas.

La deuxième tromperie est le mythe sur lequel repose le système bancaire moderne : votre argent en banque est instantanément disponible mais, « en même temps », il a été donné à quelqu’un d’autre à qui votre banque a consenti un prêt. Car les banques prêtent en fonction de leurs fonds propres mais elles prêtent aussi les dépôts de leurs clients.

Il est impossible qu’une même chose soit en même temps en deux endroits, mais c’est possible avec la monnaie d’aujourd’hui, crédit pur et totalement immatérielle. Tant que les gens ont confiance dans le système bancaire ils croient que leur argent en banque est en permanence disponible.

Confusion entre vrai argent et faux argent

L’économie fonctionne avec deux « argents ». Le vrai, celui que vous avez gagné par votre travail ou celui qui est adossé à des biens que vous avez légitimement acquis. Le faux, celui qui est créé par le système bancaire en vertu du principe « les crédits font les dépôts ».

Le drame est qu’il n’y a aucun moyen de distinguer le faux argent (le crédit adossé à rien) du vrai (le vôtre).

La crise de 2008, dite du crédit subprime, fut une crise de surendettement et d’insolvabilité. C’était une crise de la dette privée. Après la faillite de la banque Lehmann Brothers aux Etats-Unis, les autorités politiques et monétaires partout dans le monde ont choisi de sauver les banques et ce système monétaire et financier frelaté.

Elles l’ont sauvé parce qu’il leur convient à eux.

Elles l’ont sauvé en « passant la surmultipliée » en forçant les taux d’intérêt à baisser plus encore que par le passé, en multipliant le crédit public et privé.

L’espoir caché était de créer de l’inflation. Cette hausse des prix artificielle permettrait aux débiteurs de rembourser leurs dettes en monnaie dévaluée. Une façon élégante de plumer le créditeur (prêteur épargnant ou contribuable dans le cas de la dette d’Etat).

Une masse très inquiétante de crédits

Mais aujourd’hui, la masse de crédit – public et privé- est devenue telle qu’elle inquiète même le profane et l’inflation généralisée n’est pas vraiment au rendez-vous. L’inflation ne touche que les actifs financiers et l’immobilier.

Certains commencent donc à douter, comme le formule Bill Bonner, « que l’on peut tous s’enrichir en empruntant de l’argent qui n’a jamais existé à des gens qui ne l’ont jamais gagné… et sans jamais le rembourser… ». D’autant plus que les inégalités se creusent. La classe moyenne s’appauvrit tandis que les 0,1% qui ont le privilège de l’accès au robinet du crédit gratuit et illimité s’enrichissent de façon insolente.

La montagne de crédits ne tient que parce que les taux sont nuls. Si jamais les banquiers centraux commencent à resserrer le robinet, une cascade de faillites risque de se produire et les banques plombées par des créances douteuses seront en danger.

N’oubliez pas que des banques espagnoles et italiennes viennent d’être à nouveau sauvées ou nationalisées alors même qu’on nous dit que la croissance en Europe se reprend.

Des crises de liquidité qui ne sont que des crises de solvabilité

La banque espagnole Banco Popular s’est retrouvée en quasi-faillite car les déposants avertis (des administrations publiques !) en avaient retiré leurs dépôts.

« La détérioration significative de la liquidité de la banque […] a conduit à établir que l’entité aurait, dans un futur proche, été incapable de rembourser ses dettes ou d’honorer d’autres engagements à la date d’échéance », a expliqué la BCE.

Comme en 2008, on nous explique qu’il s’agit d’une crise de liquidité mais c’est bien de solvabilité dont il est question.

Les déposants avertis savaient que la situation était désastreuse et en ont été le révélateur en retirant leurs dépôts.

Exactement comme c’était le cas autrefois lorsque le système bancaire était encore honnête (et que les banquiers faillis se suicidaient par sens de l’honneur)…

En cas de difficulté, il va falloir empêcher l’argent de sortir pour maintenir en vie une banque zombie.

D’où cette idée des autorités de casser le thermomètre, d’interdire aux déposants de retirer leurs dépôts.

Cette législation est en discussion, comme l’a révélé Reuters fin juillet, grâce à un document rédigé par la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Ce document mentionne que les clients devraient pouvoir toujours retirer une somme minimale, pour couvrir leurs besoins immédiats, et de limiter le gel des comptes à cinq jours ouvrés, pouvant être prolongée jusqu’à 20 jours en cas de « circonstances exceptionnelles ».

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora

 
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Publié par le 8 septembre 2017 dans économie, général

 

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