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Von Greyerz – « L’automne 2018 sera capital pour l’économie mondiale, les marchés et la politique »

Graphique du cours de l'or en données 4 heures

Le cours de l’or stagne autour de 1200 $, il évolue « latéralement » comme on dit . Mais pour le moment la baisse est enrayée, il n’a pas baissé malgré la publication d’un trés bon rapport NFP (rapport mensuel de l’emploi américain) L’or attend un signal pour aller dans un sens où l’autre à court terme – La parution des données liées à l’inflation US jeudi pourrait orienter le prix … Il doit passer au dessus de 1218 $ pour se relancer . En attendant voici von gruyere, et c’est vrai que sur le long terme le dollar ne cesse de s’effondrer face à l’or, nous ne sommes que dans un minuscule répit à l’échelle du temps, j’ai déjà montré des graph remontant très loin . D’ailleurs je le constate souvent ici, le règne du papier dollar touche à sa fin, on va bientôt changer de paradigme monétaire. Et on en voit les prémisses avec de plus en plus de pays qui cherchent une alternative au dollar, qui n’est pas étranger à la débâcle des devises émergentes, voir un effondrement monétaire dans certains pays (où l’or explose) . Pour le moment, les politiques menées aux US créent en effet un effondrement de la masse monétaire mondiale, c’est ce qu’on voit avec le dollar qui monte, car il y en a moins en circulation. Donc à ce rythme il y a de grosses bulles qui vont exploser …  Z 

L’automne 2018 sera capital pour l’économie mondiale, les marchés et la politique.

Nous assistons actuellement au dernier « Hourra » pour les actions, les obligations, le dollar et la plupart des marchés d’actifs.

L’économie mondiale est en sursis depuis la crise de 2006-2009. Le système financier aurait dû s’effondrer à ce moment-là. Mais le patient mourant a été maintenu artificiellement en vie, grâce à l’aide des banques centrales. Abaisser les taux d’intérêt à zéro ou en territoire négatif, et imprimer suffisamment d’argent pour doubler la dette mondiale, semble avoir résolu le problème. Mais au lieu de sauver le monde d’un effondrement économique, la croissance de la dette et des bulles d’actifs a créé un système présentant un risque exponentiellement plus élevé.

LES PROBLÈMES COMMENCENT À LA PÉRIPHÉRIE – PAYS « TVA » (TURQUIE, VENEZUELA, ARGENTINE)

Nous voici donc à « l’aube de la destruction ». Les mesures bidons prises par les gouvernements et les banques centrales n’ont pas sauvé le monde, comme le croient les keynésiens, mais ont plutôt créé une bulle encore plus grande qui est sur le point d’éclater. Guérir un monde malade par les mêmes moyens que ceux qui ont initialement causé la maladie était, dès le départ, voué à l’échec.

Le type de problèmes que le monde connaîtra commencent généralement à la périphérie. Plusieurs feux de forêts se sont déclenchés au niveau local et se propageront jusqu’au cœur de l’économie mondiale.

Prenons l’exemple des pays « TVA ». Je ne parle pas de la taxe sur la valeur ajoutée, mais de la Turquie, du Venezuela et de l’Argentine. Les déficits, les dettes et l’effondrement des monnaies sont des signaux d’alerte typiques et ceux-ci sont présents à des degrés divers dans tous ces pays. Comme toujours, l’or est le meilleur et unique indicateur pour révéler ces problèmes. Comme le montre le graphique ci-dessous, l’or en Bolivars vénézuéliens continue d’augmenter exponentiellement. Depuis mai 2018, le prix de l’or a été multiplié par 23 000, soit une hausse de 2,3 millions %.

 

 

En Argentine, où l’on passe d’une crise à l’autre, l’or a gagné 14 500 % depuis le début du siècle. Depuis décembre 2017, le cours de l’or en pesos a augmenté de 74%.

Enfin, en lire turque, l’or est en hausse de 26% depuis mai 2018 et de 3 500% depuis 2000.

Pas étonnant que les gouvernements du monde entier détestent l’or. Parce que l’or révèle leurs actions trompeuses qui détruisent l’économie et la monnaie.

Il y a des manipulations flagrantes dans de nombreux domaines, comme la fausse monnaie créée à partir de rien, l’or papier, les fake news, les fausses politiques et les faux gouvernements.

Les pays « TVA » ne sont qu’un exemple, mais un exemple très important. Parce qu’ils donnent le signal qu’une crise mondiale a débuté. La plupart des pays émergents se trouvent dans la même situation. Au cours des prochains mois, les marchés émergents chuteront l’un après l’autre.

L’EUROPE EST EN FAILLITE

La situation est la même en Occident. L’Europe est en faillite totale. L’élite de l’UE tente désespérément de retenir un ensemble de nations disparates par la contrainte, associée à l’octroi de dettes à toute nation qui menace de quitter l’UE ou l’euro. La Grèce et l’Italie auraient dû quitter l’UE depuis longtemps, introduire leur propre monnaie dévaluée et faire défaut sur leurs dettes. Mais ils ont été stoppés par Bruxelles. Maintenant, ils tomberont avec le reste de l’UE. Le peuple britannique a voté pour quitter l’UE, mais Bruxelles utilise tous les moyens pour empêcher cela.

Un ensemble artificiel de nations avec des personnes, des cultures, des histoires, des ambitions, des systèmes financiers, des taux de croissance, etc. très différents était voué à l’échec. Le fait que ce mélange de pays soit gouverné depuis Bruxelles, par une élite non élue et non redevable, ne fait qu’empirer les choses.

Le système suisse avec la démocratie directe et le pouvoir du peuple, ainsi que la répartition du pouvoir au sein des cantons (États locaux), est beaucoup plus efficace.

LA DETTE AMÉRICAINE A DOUBLÉ, PASSANT DE 21 000 MILLIARDS $ À 42 000 MILLIARDS $

Le monde pourrait probablement faire face aux problèmes des marchés émergents et de l’Europe si la plus grande économie mondiale, les États-Unis, était saine. Mais malheureusement, c’est loin d’être le cas. La plus grande économie est aussi la plus malade. La dette fédérale double tous les 8 ans, ce qui laise présager une dette de 40 000 milliards $ de dollars d’ici 2025. Je suis conscient que ce chiffre dépasse largement les prévisions officielles, mais pourquoi y prêter attention alors qu’elles ont toujours été erronées. Les problèmes économiques, combinés à une crise financière, conduiront à l’impression monétaire illimitée et à une hausse des taux d’intérêt. Ainsi, il n’est pas impossible que la dette fédérale américaine dépasse les 100 000 milliards $ en 2025, surtout si la bulle des produits dérivés éclate.

L’EFFONDREMENT DES INFRASTRUCTURES

La tragédie du pont de Gênes, que j’ai personnellement traversé trois jours avant l’accident, met en lumière le sous-investissement dans les infrastructures (et aussi la vie éphémère). L’Italie va maintenant débourser 80 milliards €, qu’ils n’ont pas, pour améliorer les infrastructures du pays. En parcourant l’Italie, vous réaliserez que c’est une goutte d’eau dans l’océan. La plupart des pays ont longtemps négligé les investissements en infrastructures. Aux États-Unis, par exemple, l’American Association of Civil Engineers estime que 5 000 milliards $ devront être injectés d’ici 2025 pour réparer les routes, ponts, barrages et autres infrastructures. Encore 5 000 milliards $ qui seront imprimés de nulle part.

DERNIER HOURRAH

La crise mondiale ayant déjà commencé, nous pourrions assister à un effondrement des marchés, des bulles d’actifs et des devises à tout moment. Avant cela, un dernier « Hourra » est possible, avec une ultime montée de certains marchés boursiers et un renforcement temporaire du dollar.

La tendance à long terme du dollar est claire. En termes réels, c’est-à-dire l’or, le dollar a baissé de plus de 98 % depuis la création de la Fed en 1913 et de 80 % depuis 1999.

La devise américaine est déjà sur le chemin de la perdition, mais la prochaine phase se déroulera plus vite qu’on ne peut l’imaginer.

 

 

« Le temps est venu pour la Russie de se débarrasser enfin du dollar américain », a déclaré récemment le Vice-ministre russe des Affaires étrangères. Il a ajouté : « Dieu merci, c’est ce qui se produit et nous allons accélérer ce processus ».

La Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran et bien d’autres pays sont déterminés à commercer dans leur propre monnaie ainsi qu’en or. Cela précipitera la chute du dollar. Mais la raison principale pour laquelle le dollar achèvera bientôt son mouvement vers ZERO entamé il y a une centaine d’années est l’état désastreux de l’économie américaine, tel que mentionné ci-dessus.

Alors que nous arrivons au terme d’un long marché haussier créé de toutes pièces, nous entrerons bientôt dans les « années sombres » que j’ai décrites il y a quelques années. Difficile d’imaginer que les pouvoirs en place aient réussi à tromper le monde pendant une décennie. Mais cette fois-ci, leurs mesures « anti-panique », qui incluent l’impression monétaire massive et des taux d’intérêt plus bas, ne fonctionneront pas.

Le monde découvrera que la monnaie imprimée ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite, ou que les entrées électroniques appelées « monnaie » peuvent disparaître aussi rapidement qu’elles ont été créées.

LES IGNORANTS ET LES SAGES DE L’EST

Alors que l’Occident a plus ou moins discrètement réduit ses avoirs en or, l’Est continue d’en accumuler autant que possible à prix d’aubaine. La plupart des banques centrales ont vendu ou loué une grande partie de leur or sur le marché. Cet or est ensuite acheté par la Chine, l’Inde ou la Russie via l’intermédiaire des banques d’investissement. Évidemment, ces pays de l’Est demandent la livraison physique de l’or plutôt que de le laisser à Londres ou à New York. Lorsque vous possédez de l’or, vous devez avoir un contrôle direct dessus.

 

 

 

L’OR DES BANQUES CENTRALES OCCIDENTALES VENDU OU LOUÉ CLANDESTINEMENT SE RETROUVE À L’EST

Le graphique ci-dessous montre comment les banques centrales et les banques d’investissement laissent filer leur or. La Suisse raffine environ 70% de l’or mondial. Comme vous pouvez le voir dans le graphique, ils importent depuis différentes sources. Assez curieusement, en juillet 2018, la plus grosse importation venait du Royaume-Uni, avec 67 tonnes. Le Royaume-Uni n’est pas un pays producteur d’or. Ce sont plutôt les barres de 400 onces des banques centrales occidentales qui ont été achetées par la Chine, l’Inde ou la Russie. Les barres sont envoyées aux raffineries suisses pour être refondues en lingots de 1 kg, puis expédiées aux acheteurs de l’Est. Les importations de la Suisse révèlent souvent que le Royaume-Uni est un exportateur important. C’est clairement la preuve que les banques centrales ocidentales réduisent en permanence leurs réserves d’or.

 

 

Il est donc probable que les avoirs réels des États-Unis (8 000 tonnes), de l’Allemagne (3,3 tonnes), ou du FMI (2,8 tonnes), soient bien inférieurs aux chiffres officiels. Ils ne récupéreront jamais ce qui a été loué sur le marché. Tout ce qu’ils détiennent, c’est une reconnaissance de dette pour l’or émise par une banque d’investissement. Cette reconnaissance de dette ne pourra jamais être honorée puisqu’il n’y aura plus d’or physique disponible. Et s’il en restait, ce serait à un prix 10, 20 ou 100 fois supérieur au prix actuel.

COMEX ET BANQUES D’INVESTISSEMENT PROCHES DE L’EXPLOSION

Lors la prochaine phase des marchés de l’or et de l’argent, les banques LBMA et le COMEX vont exploser et ne pourront pas honorer leurs engagements qui représentent au moins 500 fois l’or physique disponible.

Comme expliqué dans mon article précédent, le prix de l’or devrait être d’au moins 16 000 $ sur la base du sommet de 850 $ de 1980, ajusté en fonction de l’inflation. Selon les calculs de Jim Sinclair et Bill Holter, l’or pourrait même atteindre 87 000 $ ou 174 000 $.

Ces prix peuvent sembler fantaisistes, mais il faut comprendre que lorsque les marchés manipulés de l’or et de l’argent exploseront, il n’y aura pas de prix, ou pas d’offre d’or ou d’argent, puisque les négociants n’auront plus de métaux physiques.

Quel que soit les niveaux qu’atteindront l’or et l’argent, les cours actuels de 1 200 $ et 14,80 $ sont totalement ridicules.

OR ET ARGENT = ASSURANCE VIE

Détenir de l’or physique à des fins de protection du patrimoine est un secret bien gardé. Tout comme un Vénézuélien pourrait sauver la vie de sa famille avec de l’or, il en sera de même pour les occidentaux qui achètent aujourd’hui. Mais personne n’achète. Même ceux qui en ont conscience attendent de voir si l’or et l’argent vont baisser.

Croyez-moi, attendre une baisse des prix est la pire erreur à faire. Car lorsque les prix exploseront, la plupart des gens vont rater le bateau. Ils seront alors privés de la protection dont ils ont tant besoin.

Aux prix actuels, l’or physique est l’assurance-vie la moins chère que l’on puisse se procurer. Rappelez-vous que les métaux précieux ne sont pas un investissement, mais la forme ultime de préservation du patrimoine.

 

Source originale: Matterhorn – GoldSwitzerland

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Publié par le 14 septembre 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Faut-il prendre au sérieux la politique US contre l’Iran ?

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Le département d’État et le président Trump ont proféré des imprécations contre le Hezbollah et l’Iran qui font craindre une rupture de l’accord 5+1. Mais pour Thierry Meyssan, si le pire est possible, il est beaucoup plus probable qu’une fois encore Washington met en scène une fausse querelle pour mieux manipuler ses alliés israéliens et saoudiens.

Le discours du président états-unien sur l’Iran a été précédé d’un point de presse au département d’État accusant le Hezbollah d’exporter le terrorisme dans le monde entier pour le compte de Téhéran [1]. Joignant l’acte à la parole, une récompense a été offerte pour l’arrestation de deux de ses commandants. Mais —surprise !— pas un mot ni sur ses victoires face aux jihadistes, ni sur les 800 millions de dollars que le Guide Ali Khamenei vient d’offrir à la Résistance libanaise [2].

Puis, prenant la parole, le président Trump n’a pas manqué d’insulter autant que faire se peut l’héritage de l’imam Rouhollah Khomeini, les Gardiens de la Révolution et le Guide [3].

Il a relayé toutes sortes d’accusations anciennes dont ils ont pourtant été blanchis il y a longtemps et a jeté les bases pour les accuser d’animer la résurgence d’Al-Qaïda.

Avant même la fin de son discours, le pétrole était déjà en hausse de 85 cents le baril, le marché misant sur un arrêt des investissements pétroliers iraniens. Dans les heures qui suivirent, la totalité des États occidentaux et la Russie déplorèrent l’agressivité de Donald Trump, tandis qu’Israël et l’Arabie saoudite l’applaudissaient.

Or, les seules décisions annoncées par le président Trump et le département d’État sont la récompense mentionnée plus haut et l’arrêt de la certification de l’accord 5+1 devant le Congrès [4] ; cette dernière décision ne relève pas des relations internationales, mais exclusivement de la politique intérieure états-unienne. L’accord du 14 juillet 2015 a été adopté par le Conseil de sécurité des Nations Unies et ne peut être défait que par lui. Bien sûr, tous les diplomates savent que derrière cet accord multilatéral, les États-Unis et l’Iran sont convenus d’un protocole bilatéral secret qui régit leurs rôles respectifs au Moyen-Orient élargi. Au moment où j’écris, personne n’est capable de dire si le président Trump a remis en cause ou non ce protocole. Par conséquent toutes les réactions aux annonces du département d’État et à son discours du 13 octobre sont du pur théâtre.

Les classes dirigeantes des États-Unis et de l’Iran ont toujours été passionnées à propos de leurs relations respectives. Déjà, lors de la Révolution de 1979, l’administration Carter était divisée si profondément que le secrétaire d’État, Cyrus Vance, et le conseiller de Sécurité, Zbigniew Brzeziński, s’affrontèrent et menacèrent l’un et l’autre de démissionner si le président ne les écoutait pas. C’est finalement le second qui l’emporta sur le premier, non sans avoir travesti l’arrestation des espions de l’ambassade de Téhéran en une séquestration d’« otages » et sans s’être ridiculisé en échouant à les libérer [5]. À partir de cet incident, les relations de Washington avec Téhéran sont une succession de mensonges médiatiques n’ayant aucun rapport avec la réalité.

Du point de vue iranien, le Royaume-Uni et les États-Unis sont des prédateurs et des menteurs qui ont colonisé et exploité leur pays. Ils continuent à écraser d’autres États qui ne se sont pas encore révoltés. C’est pourquoi, les Iraniens les désignent communément sous les sobriquets de « Petit Satan » et de « Grand Satan ». Selon l’ayatollah Ali Khamenei, chaque homme digne de ce nom se doit de lutter contre leurs agissements pervers. D’un autre côté, tout n’est pas mauvais chez les Anglo-Saxons et il n’y a pas de raison de ne pas faire d’affaires avec eux.

Durant l’administration Bush Jr., le vice-président Dick Cheney ne cessa de comploter avec Londres et Tel-Aviv pour attaquer Téhéran. Il créa le très secret Groupe pour la Politique et les Opérations en Iran et en Syrie («  Iran Syria Policy and Operations Group  ») autour de sa fille, Liz Cheney, et d’un vieux routier des opérations secrètes, Elliott Abrams. Il envisagea successivement de bombarder atomiquement ce pays, puis de soutenir une attaque israélienne depuis des aéroports loués à la Géorgie. Cependant, c’est exactement l’inverse qui advint : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le chef d’état-major interarmes US, l’amiral Mike Mullen, se rencontrèrent secrètement le 2 mars 2008 à Bagdad. En renversant les Talibans afghans et le président iraquien Saddam Hussein, les États-Unis éliminèrent les ennemis de l’Iran à sa place et favorisèrent son influence régionale.

Durant l’administration Obama, la Maison-Blanche tenta de renverser le président Mahmoud Ahmadinejad en organisant la révolution colorée de 2009. Tirant les conclusions de son échec, elle prit contact avec ses opposants réunis autour de l’ancien président Hachemi Rafsandjani. Il se trouve que, dans la période 1983-86, le Conseil national de sécurité US organisa l’opération Iran-Contras. À l’époque le colonel Oliver North et l’éternel Elliott Abrams s’appuyèrent sur un député, cheikh Hassan Rohani, qui les introduisit auprès de l’hodjatoleslam Rafsandjani. C’est donc avec eux que l’administration Obama commença à discuter à Oman, en mars 2013. Et grâce à un tour de passe-passe, le candidat d’Ahmadinejad ne fut pas autorisé à se présenter à l’élection présidentielle que cheikh Rohani remporta cinq mois plus tard. Dès son arrivée au pouvoir ce dernier commença à négocier officiellement l’accord 5+1 qu’il avait imaginé lors des négociations d’Oman.

Donald Trump, quant à lui, n’a pas cessé de tenir un discours violemment anti-iranien durant sa campagne électorale. C’était aussi la position de son premier conseiller de Sécurité, le général Michaël Flynn. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier dernier, le président a pourtant éliminé un à un tous ceux de ses conseillers anti-Iraniens (à l’exception de Mike Pompeo, l’actuel directeur de la CIA). Au contraire ses trois principaux conseillers sont pro-Iraniens (son directeur de cabinet le général John Kelly, son secrétaire à la Défense le général James Mattis et son secrétaire d’État Rex Tillerson).

Il est d’ailleurs intéressant d’observer que lors de la nomination du secrétaire d’État, la presse pro-Obama annonçait comme une certitude que le poste échoirait à Elliott Abrams —encore lui—. Le président le reçut longuement, l’interrogea sur ses relations avec cheikh Rohani, puis le raccompagna à la porte et nomma Tillerson.

Il est tout à fait possible que le président Trump détruise l’accord irano-US sur un coup de tête et —beaucoup plus grave— s’en prenne aux Gardiens de la Révolution, mais il est bien plus probable qu’il joue une nouvelle fois la comédie pour apaiser ses alliés israéliens et saoudiens. Nous devons conserver à l’esprit que Donald Trump n’est pas un politicien professionnel, mais un promoteur immobilier, et qu’il agit comme tel. Il a réussi professionnellement en semant la panique par des propos excessifs et en observant les réactions qu’ils provoquaient chez ses concurrents et ses partenaires.

Pour trancher entre ces deux hypothèses, nous devons attendre les sanctions contre les Gardiens de la Révolution. Nous verrons alors si elles sont sérieuses ou relèvent uniquement à la fois de la manière de faire de Donald Trump et de la mascarade traditionnelle des États-Unis face à l’Iran.

Source
Al-Watan (Syrie)

 
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Publié par le 17 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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Tout est truqué : la médecine, la politique, la finance… Vous vivez dans un conte de fées fabriqué

Tout est truquéLe fait que ce que vous vivez est peut-être un mensonge ne peut être ignoré. En fait, les choses devraient toujours faire l’objet d’un examen minutieux de votre intellect et de vos capacités de raisonnement au lieu de l’acceptation et de la soumission aveugles.

Ces mensonges peuvent surgir n’importe où, de vos proches qui racontent des mensonges afin que vous ne vous sentiez pas mal à l’égard du gouvernement et des médias qui vous posent des problèmes de changement de vie tels que la santé, l’éducation, la politique et le terrorisme.

La principale chose sur laquelle nous allons nous concentrer est le grand mensonge qu’on vous raconte. Ces mensonges peuvent causer des dommages irréparables à certaines personnes et ils ne doivent pas être ignorés et pardonnés.

1. Les médias (biais médiatique et fausses informations)

Il n’est pas rare que la plupart des mensonges que vous entendez soient ceux présentés par les médias. Bien que l’un des cinq principes fondamentaux du journalisme soit «la vérité et la précision», vous ne trouverez pas les histoires de dissimulation des médias, la désinformation et l’abus d’informations hors contexte sont rares.

Beaucoup d’histoires que vous avez lues se sont révélées être des mensonges qui n’avaient rien à voir avec l’équité et l’honnêteté. L’année dernière, on pouvait voir un sondage de Reuters qui a nettement trompé beaucoup de lecteurs, et si vous décidez d’explorer des contes de fées similaires, nous vous donnerons quelques liens ci-dessous.

Les histoires fabriquées par les médias de masse sont le plus souvent le résultat d’un biais médiatique. Quand une telle chose se produit, vous pouvez mettre ces six types de biais médiatiques dans votre base de connaissances. Parfois, la connaissance de cette information vous aidera à reconnaître le biais sans utiliser un site de vérification des faits.

De plus, vous devrez voir si l’histoire que vous lisez est écrite par un média qui utilise un vérificateur de faits, le plus populaire étant le Pinocchio Test. Le Washington Post, par exemple, déclare qu’ils utilisent un vérificateur de faits conformément au International Fact-Checking Network.

Vous pouvez également consulter des sites Web tels que FactCheck et Media Bias/Fact Check.

Cependant, parfois, vous ne pouvez rien faire. Bien que les médias puissent fabriquer des histoires, dans de nombreux cas, les histoires ne sont que des déclarations faites par d’autres personnes qui ont choisi de mentir.

2. Alimentation, santé et environnement

Comment réagiriez-vous en apprenant que vous avez été nourris avec du poison au travers de la nourriture, la médecine et l’air ? Comme les médias de masse sont le seul moyen par lequel les informations peuvent vous être transmises, il est juste de les mentionner ici.

Les médias ne vous diront pas ces choses, car dans ces cas, ils choisissent de s’appuyer sur les mots «déclarations officielles» ou «recherches et rapports scientifiques» ou simplement ignorer certaines découvertes et vérités.

C’était le cas du cannabis et des histoires déclarant «les effets mortels de la marijuana». À titre d’exemple, un article du DailyMail s’appuie sur des réclamations faites par une personne ayant un fond anti-cannabis.

Un autre indice pour constater que cela pourrait être un article biaisé est qu’il n’y a pas de sources indiquées, même si cela ne fait pas état d’une entrevue, mais sur une «étude dévastatrice de 20 ans» de l’expert.

Cependant, les médias traditionnels ne vous racontent pas les propriétés curatives du cannabis et leur utilité pour la société dans de nombreux aspects, pas seulement la santé. Ils ne sont pas payés pour cela.

Avez-vous déjà entendu un grand rapport d’organisation de nouvelles sur les effets destructeurs des OGM ? Essayez !

Allez sur Google et écrivez «GMO Harms bees» ou «Destructive effects of GMO» et dites-nous quelle importante organisation de presse apparaît dans les résultats.

La réponse est : aucune.

Beaucoup de ces histoires ne proviennent pas des médias traditionnels, mais peuvent apparaître dans différents sites Web. Notez que vous devrez vérifier si l’histoire est bien prise en charge par des faits et des arguments. La chose est que les faits sont présents et tous ceux qui souhaitent les trouver réussiront.

Le grand public, cependant, ne devrait pas être accusé d’avoir accepté des notions aussi plausibles et normales, et ce n’est pas grâce à l’éducation.

3. Education

Il y a un dicton : Si vous voulez détruire un pays, détruisez son éducation. L’éducation est le fondement de toute société, car elle enseigne aux gens à faire partie de la société. L’éducation peut être dirigée de telle sorte que les gens ignorent totalement ce qui est vraiment important.

L’éducation forme la société. Cela signifie que sa forme dictera la forme de la société. Vous pouvez voir des exemples de sociétés prospères qui ont décidé de transformer leurs systèmes éducatifs en paradis pour la connaissance et le développement individuel. Les sociétés les plus intelligentes et les plus avancées investissent dans une éducation appropriée, ce qui est aujourd’hui loin de ce que l’éducation peut sembler dans beaucoup d’autres pays.

Alors, comment est l’éducation comme dans la plupart des pays ? Une classe avec un ordre précis de l’armée dans les sièges, l’enseignement et les tests produiront les mêmes personnes qui tentent de se conformer à une société qui leur dit quoi faire, les instruit sur ce qui est bon et mauvais et mène leur vie alors qu’ils ne sont pas au courant de tout cela.

Ces salles de classe ne fournissent aucun espace libre pour la pensée critique, à l’exception des formes contrôlées de la pensée critique qui est instruite contre une certaine vérité (de sorte qu’elle reste cachée).

En parlant de la présentation de la vérité, de nombreux pays décident de façonner leur matériel pédagogique selon leurs préférences. Vous n’avez pas appris les génocides sur les autochtones américains à l’école, et vous n’avez rien appris sur Nikola Tesla.

4. Le gouvernement et les sociétés

Les gouvernements sont ceux qui représentent le peuple. Une chance pour eux ou pas, certaines de ces personnes ont des poches très profondes. La racine des problèmes ne commence pas par le gouvernement. Pour qu’une personne devienne une partie du gouvernement, elle a besoin de beaucoup de financement, et cela ne proviendra pas des gens ordinaires.

Les plus fidèles partisans des politiciens sont les entreprises les plus riches, comme les compagnies pharmaceutiques, les compagnies électriques, pétrolières et les géants similaires de leurs industries.

Ce que le soumissionnaire demande en retour, c’est une protection complète et une autorisation pour tous les crimes contre l’humanité qu’ils ont l’intention de commettre. Tel était le cas avec le cannabis, qui a été évité pendant tant d’années malgré la vérité. Un autre cas est la vérité cachée sur l’idée de Nikola Tesla pour l’électricité sans fil. La liste se rallonge de plus en plus. Monsanto, le pétrole, le terrorisme et bien d’autres thèmes sont des sujets que vous devriez reconsidérer.

Ces mensonges sont imprégnés sur le tissu de la société au quotidien. Le gouvernement choisit l’éducation, les médias, les médias sociaux, la science et tout ce que vous pouvez penser.

Bien que vous ne puissiez pas modifier certaines choses du jour au lendemain, la seule chose que vous pouvez changer est de savoir à quoi faire confiance. Toujours regarder les choses avec un examen minutieux. Cela ne signifie pas que vous ne devriez pas faire confiance à tout ce que vous entendez, mais vous devriez toujours commencer par un esprit neutre et construire votre attitude à l’égard de l’information lorsque vous découvrirez de nouvelles informations sur le chemin.

Source : Educate Inspire Change

 
 

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Changement majeur dans la politique Britannique sur Assad : la Syrie peut être une démocratie !

Voilà – une autre excellente nouvelle !  Boris Johnson (ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni )  signale un changement dramatique quant à la politique Britannique sur Assad .

Selon la presse Britannique ce matin – Ici The Herald

Le Royaume-Uni accepte le fait que Bachar al-Assad devrait être autorisé à se présenter à sa propre réélection en cas d’accord de paix en Syrie, a déclaré Boris Johnson, dans un revirement spectaculaire de la politique britannique, remettant en cause l’idée (qui remonte aux premiers jours de la guerre civile) que le président Assad doit partir. A la veille de la réunion de Theresa May avec Donald Trump à Washington, le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni a reconnu que l’intronisation du nouveau président américain sous entend que tout le monde devrait repenser leur approche sur la Syrie.

« Il est de notre avis que Bachar al-Assad devrait partir, c »était notre position de longue date. Mais nous sommes ouverts sur la façon dont cela se produira et sur l’échelle de temps nécessaire », a déclaré Johnson .

«Je dois être réaliste quant à la façon dont le paysage (géopolitique) a changé et il se peut que nous ayons à réfléchir à nouveau sur la façon dont nous traiterons cela. L’ancienne politique, je crains de le dire, n’inspire pas beaucoup confiance »

Voici des précisions :

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a indiqué que son pays ne devrait plus s’opposer à ce que le président Bachar el-Assad puisse se présenter aux prochaines élections syriennes.

Admettant que cette nouvelle position ressemblait à un complet retournement, à l’instar de la nouvelle administration états-unienne, il a souligné qu’il fallait aborder la question avec un regard frais.

En juin 2014, la République arabe syrienne avait organisé une élection présidentielle. Les puissances occidentales s’y étaient opposées et —en violation de la Convention de Vienne— avaient interdit aux consulats syriens d’organiser le scrutin dans leurs locaux pour les émigrés. Plusieurs millions d’électeurs avaient été empêchés par la guerre de voter. Les États ayant des représentations diplomatiques en Syrie ont tous reconnu la sincérité du scrutin. Bachar el-Assad avait été réélu président par 10 319 723 citoyens, soit 88,7 % des suffrages exprimés et 65 % de la population en âge de voter. Le septennat du président el-Assad s’achèvera en juin 2021. [1].

Depuis 2011, les Occidentaux accusent la République arabe syrienne d’être une dictature et de pratiquer la torture à grande échelle. Ce n’est manifestement pas l’avis des Syriens.

En septembre 2015, le prédécesseur de M. Johnson, Philip Hammond, avait admis que le président Bachar el-Assad puisse rester au pouvoir pendant une période de transition de 3 mois. Mais il maintenait que la République arabe syrienne était une dictature et que le mandat de M. el-Assad était illégitime.

 
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Publié par le 27 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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Perturbateurs endocriniens – 100 scientifiques dénoncent la politique de l’Union européenne en matière de santé publique

Pourquoi une telle frilosité à réglementer l'utilisation de ces substances ?

Près de 100 scientifiques réputés ont signé une tribune dénonçant la stratégie des industriels, qui orientent la politique de Bruxelles en matière de santé publique et d’environnement.

Jusqu’à quand la dangerosité des perturbateurs endocriniens sera-t-elle minimisée par les instances politiques ? Jusqu’à quand les industriels parviendront-ils à imposer leur calendriers et leurs choix en matière de réglementation européenne sur des substances pourtant décriées depuis des années par la communauté scientifique ? C’est en matière ce que dénonce une tribune, publiée mardi dans Le Monde, en français et en anglais, et signée par près de 100 scientifiques internationaux renommés, spécialistes des troubles hormonaux ou des évolutions climatiques.

Selon eux, le lobbying des industriels (qui fabriquent et vendent les substances considérées comme des perturbateurs endocriniens) est tel que depuis des années, l’Europe reste incapable de légiférer pour encadrer correctement l’utilisation de ces produits, pourtant jugés dangereux pour la santé humaine.

Les perturbateurs endocriniens, substances chimiques capables d’interférer avec notre système hormonal et de le contaminer, sont présentes dans de très nombreux produits de notre quotidien (alimentation, cosmétiques, ameublement, matériaux de construction…)

 

D’un côté, des études qui dénoncent le danger

Les études démontrant leur dangerosité même à très petite dose, se sont multipliées ces dernières années. Selon les scientifiques, l’exposition à ces polluants est particulièrement critique lors de « certaines périodes du développement, pendant la grossesse ou la puberté, lorsque notre organisme est particulièrement vulnérable ».

Leur effet est souvent irréversible.

Résultat : leur prolifération est une véritable « menace mondiale pour la santé », alertent les signataires de la tribune.

Jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal : cancers du sein, du testicule, de l’ovaire ou de la prostate, troubles du développement du cerveau, diabète, obésité, non-descente des testicules à la naissance, malformations du pénis et détérioration de la qualité spermatique.

Selon eux, une seule solution existe pour enrayer cette hausse des maladies hormonales : limiter l’exposition de la population aux substances nocives en réglementant strictement leur utilisation.

De l’autre, des industriels qui veulent gagner du temps

Face à ces études alarmantes, la première réaction aurait pu être la décision d’appliquer le « principe de précaution » et de stopper l’utilisation des substances mises en cause.

Mais c’était sans compter sur les enjeux financiers d’une telle décision, beaucoup trop importants pour être ignorés par les industriels.

Aussi, selon les signataires de la tribune, la stratégie des fabricants est souvent la même :

  1. Nier en bloc les accusations
  2. Si une étude vient confirmer les risques, sortir une contre-étude pour maintenir le doute
  3. Créer une controverse scientifique pour laisser les politiques dans le flou, afin de gagner du temps sur les législations

Et ces industriels ne se battent pas seuls : ils peuvent compter sur certains États hors Europe, précieux alliés de leurs intérêts économiques.

Car au-delà des enjeux financiers pour les fabricants de substances chimiques, c’est une partie du système de libre-échange mondial qui pourrait être remise en cause si l’Europe venait à légiférer strictement sur les perturbateurs endocriniens et donc à limiter leur utilisation et leur importation sur le territoire.

En tête de file de la fronde anti-législation, les États-Unis, qui alertent à plusieurs reprises l’Organisation mondiale du commerce (OMC) du risque de « perturbation des marchés » en cas de limitation des perturbateurs endocriniens.

Selon Le Monde, les Américains font aussi savoir ouvertement aux commissaires européens leur désaccord sur une éventuelle législation et les menacent à demi-mots de poursuites en cas de prise de décision trop radicale.

Face à ces études contradictoires et ces pressions, comment réagissent les responsables gouvernementaux chargés de mettre en place les politiques de santé publique ?

Au milieu, l’Europe incapable de légiférer

Le dossier sur les perturbateurs endocriniens traîne dans les bureaux européens depuis 2009. Sans cesse repoussée, la définition même de ce qu’est un perturbateur endocrinien a finalement été timidement adoptée en juin dernier par Bruxelles, mais son contenu scandalise scientifiques et ONG.

Parmi les critiques faites à cette définition :

  • Le fait qu’elle ne prenne en compte que les effets sur la santé humaine. Une substance testée sur les animaux et présentant des risques avérés pourrait ne pas être considérée comme un perturbateur endocrinien par l’Europe, car non confirmée sur l’homme.
  • Le fait qu’elle ne classe les substances qu’en deux catégories : perturbateur endocrinien avéré, ou non. Impossible donc d’émettre un doute ou d’appliquer un principe de précaution, comme c’est le cas pour les substances cancérogènes, classées en quatre catégories (avéré, probable, inclassable, inoffensif).

Pourquoi une telle frilosité à réglementer l’utilisation de ces substances ?

Selon les signataires de la tribune parue dans Le Monde, les financements privésgangrènent la prétendue impartialité des études européennes sur lesquelles se basent les législations.

« Des individus dans le déni de la science ou financés par des intérêts industriels déforment délibérément des preuves scientifiques afin de créer une fausse impression de controverse. »

Le Monde s’est procuré une série de documents internes à la Commission, détaillant comment les conclusions scientifiques sur les perturbateurs endocriniens étaient écrites à l’avance pour faire correspondre les études de l’EFSA (l’autorité européenne de sécurité des aliments) à la volonté politique. Les « recommandations/conclusions » sont édifiantes.

L’omniprésence des lobbys et conflits d’intérêts au sein des institutions européennes n’est pas une découverte nouvelle. Depuis des années, des ONG dénoncent le manque d’impartialité des commissaires européens.

Ces derniers, responsables de l’initiation, de la négociation et du vote de lois qui affectent le quotidien de 500 millions de citoyens, dans des domaines aussi essentiels que le climat, l’agriculture, l’alimentation, la finance, occupent parallèlement des postes dans de grands groupes financiers ou industriels, dans les domaines qu’ils sont censés encadrer législativement.

L’an dernier, l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO) dévoilait des chiffres accablants : un tiers des anciens commissaires – soit 9 sur 27 – auraient pris des fonctions dans de grandes entreprises privées issues de secteurs souvent proches de leurs affectations politiques.

Comment changer la donne ?

Pour les scientifiques signataires de la tribune, le principal enjeu est de garantir l’indépendance des études, nécessaire à une prise de décision impartiale et efficace.

« Un moyen efficace pourrait être la création, sous les auspices de l’Organisation des Nations unies, d’un groupe (indépendant, ndlr) chargé d’évaluer les connaissances scientifiques destinées aux responsables politiques dans l’intérêt général et mettrait la science à l’abri de l’influence des intérêts privés. »

Ils appellent également leurs confrères à revendiquer leur indépendance et à défendre leurs études face à la volonté de « désinformation » des industriels.

« La plupart des scientifiques pensent qu’exprimer publiquement leur point de vue sur des questions politiques et participer aux débats de société pourrait compromettre leur objectivité et leur neutralité (…) Mais ce sont ceux qui nient la science qui laissent leurs opinions politiques obscurcir leur jugement. Avec, pour conséquence, des dommages irréparables. »

 
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Publié par le 29 novembre 2016 dans général, Insolite, International, Politique, Sciences

 

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10 Faits qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne

Nous croyons tout savoir de l’Union Européenne. En fait nous ne savons rien. Cette vidéo décortique les mécanismes de fonctionnement des instances européennes et nous donne une vraie vision de la manière dont notre vie et notre quotidien sont gérés à partir de Bruxelles et Strasbourg.

 

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La colère des épargnants va-t-elle infléchir la politique de la BCE ?

Et surtout l’épargnant « rentier » Allemand pour qui la politique de la BCE des taux Zéro et négatifs est particulièrement nuisible .

Alors si on parle aux Allemands d’Hélicoptères monétaires , rien ne va plus –  les tensions entre la BCE et l’Allemagne deviennent toujours plus grandes :*

« Un mois après le débat polémique portant sur les limites des injections monétaires de la BCE dans une zone euro moribonde, la Banque Centrale Européenne tente d’apaiser ses relations avec l’Allemagne après avoir encaissé des critiques particulièrement dures en provenance de Berlin.

En fin de semaine dernière, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schaeuble a notamment remis sur le dos des politiques d’argent bon marché de la BCE la montée en puissance du parti entier migration de droite Afd (alternative pour l’Allemagne).

Les discussions devraient se poursuivre lorsque le président de la BCE Mario Draghi rencontrera Wolfgang Schaeuble cette semaine à Washington durant la réunion printanière du FMI, qui rassemble banquiers centraux et ministres du monde entier.

Une vague de protestations s’est élevée dans une Allemagne économe après que Draghi ait qualifié de « très intéressante » l’idée des hélicoptères monétaires, soit le versement direct d’argent la population.

Mais en fin de semaine dernière, des figures importantes de la BCE, dont son chef économiste et son vice-président, ont fait marche arrière en affirmant que l’idée n’était pas à l’ordre du jour. Cependant, les dégâts ont déjà été occasionnés.

« Les politiques de la BCE sont déjà très impopulaires en Allemagne. Les hélicoptères monétaires ont donc été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, » a déclaré Joerg Kramer, économiste de la Commerzbank à Francfort. « Les gens estiment que cette idée est dangereuse. »

Les analystes allemands estiment que l’idée même de renforcer des politiques monétaires déjà accommodantes font déjà grimper les prix immobiliers dans le pays. Ils craignent également l’affaiblissement d’un euro qui serait distribué « gratuitement » via la planche à billets.

« Nous avons ressenti la majorité de l’impact du QE l’année dernière, les effets à venir seront très limités, » a déclaré Lars Feld, l’un des sages qui conseillent le gouvernement allemand sur les matières économiques.

« Des taux d’intérêt plus élevés seraient désormais positifs pour les bénéfices des banques et des assureurs. Ils pourraient mettre un terme aux bulles dans l’immobilier, comme celle qui existe en Allemagne.  (suite et fin)

Explications par Philippe Herlin – La colère des épargnants va-t-elle infléchir la politique de la BCE ?

En Allemagne, la colère monte contre la Banque Centrale Européenne et Mario Draghi. Le 10 avril, l’inamovible ministre des finances Wolfgang Schäuble a réclamé la fin de la politique d’assouplissement quantitatif et de taux bas de la BCE, et il a indiqué avoir cherché à convaincre le Secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Jack Lew : « Vous devez encourager la Réserve fédérale et nous devons, de notre part, encourager la BCE à sortir de cette politique. » Le Welt am Sonntag a publié une étude de la DZ Bank, qui regroupe la plupart des banques mutualistes, estimant que, depuis 2010, l’épargnant allemand a perdu 200 milliards d’euros en raison de la baisse des taux d’intérêt, soit « 2.450 euros de moins dans les poches de chaque Allemand. » La perte doit se situer au même niveau en France mais, comme c’est étonnant, personne ne réalise une étude comparable… Cette vérité serait-elle trop cruelle à reconnaître ?

Lors de sa création, l’euro a été vendu aux Allemands comme un « super deutsche mark » mais Mario Draghi est en train, consciencieusement, de le détruire. Après avoir mis le taux directeur à zéro, le président de la BCE fait désormais tourner la planche à billets (le « QE ») au rythme de 80 milliards d’euros tous les mois. De l’argent créé ex nihilo qui sert à racheter de la dette d’Etats et de grandes entreprises aux banques, qui le réinvestissent ensuite dans les marchés boursiers et des actifs financiers, créant autant de bulles…

Et pendant ce temps-là, l’épargnant voit le rendement de son épargne tendre vers zéro. C’est même la double peine pour lui car il doit, plus qu’avant, craindre pour le principal, pour le placement lui-même. En effet les taux zéro, et même négatifs, atteignent en plein cœur le business model des banques qui collectent de l’argent à court terme sans le rémunérer (les comptes courants) pour le prêter moyennant un taux d’intérêt (crédit aux particuliers et aux entreprises). Cette marge d’intérêt est écrasée suite à l’aplatissement de la courbe des taux. La même menace pèse sur l’assurance-vie, qui rapporte de moins en moins, exposant les sociétés d’assurance à des retraits massifs les obligeant à vendre leurs actifs de façon précipitée et à perte. Si des banques ou des sociétés d’assurance venaient à tomber, le capital des épargnants serait évidemment touché de plein fouet.

Après une bulle sur les marchés actions (qui n’a certes pas éclaté, mais qui cède du terrain depuis l’été dernier), nous sommes en pleine bulle sur les obligations, les taux négatifs en font foi. Quelle sera la prochaine ? Une bulle des devises étrangères, autrement dit un effondrement de la devise nationale, selon Natixis, qui se produira lorsque les investisseurs se débarrasseront des obligations de la zone euro, dont le prix sera jugé trop élevé, pour basculer leurs avoirs en devises étrangères afin d’échapper à l’excès de création monétaire de la BCE. Ce type de mouvement est déjà à l’œuvre dans plusieurs pays émergents comme le Brésil ou la Chine (fuite des capitaux, baisse de la devise).

Après les taux nuls, une vague d’inflation, provoquée par la forte dépréciation de l’euro, viendrait sérieusement entamer le capital des épargnants. Leur colère ferait alors trembler les gouvernements de la zone euro. Mario Draghi l’entendra-t-elle ? Rien n’est moins sûr, il sera en conséquence plus prudent de privilégier les actifs réels, au premier rang desquels l’or physique, plutôt que de placer le moindre espoir dans une politique monétaire devenue ubuesque.

Voici Pierre jovanovic, LA GUERRE EST DECLAREE ENTRE L’ALLEMAGNE ET GOLDMAN-SACHS, PARDON, LA BANQUE CENTRALE EUROPEENNE :

du 11 au 15 avril 2016 : Réalisant que les planches à billets que Mario Draghi va deverser tout au long de l’année sur les places financières pour acheter des actions, obligations et Bons du Trésor, les banquiers allemands, des résistants authentiques (note de Z – clin d’oeil de Pierre ??)  (et pour cause, le souvenir de Weimar est toujours là -voir le livre 666), ont décidé de le mettre au tribunal afin que celui-ci explique une fois pour toutes ce qu’il peut faire avec la BCE et ce qu’il ne peut surtout pas faire, comme par exemple fabriquer de la monnaie de singe pour acheter les actions à la baisse de ses amis de Wall Street et surtout Goldman Sachs…

C’est ce qu’a révélé Der Spiegel ce dimanche ce qui n’a pas manqué de mettre le feu aux telescripteurs car c’est là aussi une première, vous imaginez! Angela Merkel a dit à Mr Draghi (je résume) que « sa politique de monnaie de singe est en train de mettre en danger la totalité des caisses d’épargne allemandes« .

Ja… Richtig, danke shön für die negativ %

Des banquiers allemands bien propres sur eux en costumes Hugo Boss, avec leurs agendas + protège-téléphone Goldpfeil et boutons de manchette Cartier, veulent donc mettre le tricheur Mario devant les juges allemands parce qu’il fabrique de la monnaie de singe par milliards !!!

Bienvenue dans 666, une illustration que je n’aurais jamais imaginé arriver aussi vite.

Cela vous montre les tensions qui règnent en ce moment dans les couloirs de Bruxelles et dans toutes les banques et assurances européennes, et cela en même temps que l’Autriche a déclenché le plan rasoir Gillette 8 lames (voir plus haut) pour les créditeurs de sa banque pourrie…

Ca sent le sapin (autrichien, les plus beaux pour Noël, tout le monde le sait) pour la monnaie européenne.

Plus rien ne tourne rond en Europe, pas même l’entente bancaire entre Francfort-BCE et Berlin, et il en faudrait pas beaucoup plus pour que la guerre devienne ouverte d’ici quelques semaines, quand les assureurs vont tirer la langue, merci aux taux d’intérêts négatifs.

« ECB head Draghi doesn’t understand why he is getting so much resistance from the country that has profited from the euro more than any other. Yet Germans blame Draghi for miniscule yields on savings accounts and life/retirement insurance policies. Frustration is growing. Draghi has pushed the prime rate down to zero and now even charges commercial banks a fee for parking their money at the ECB. He has also bought almost €2 trillion worth of bonds from euro-zone member states, making the ECB one of the largest state creditors of all time« …

Bref, les cavaliers de l’Apocalypse bancaire prennent leur temps, mais l’un d’eux parle curieusement très bien la langue de Goethe:

      « 

Wer reitet so spät durch Nacht und Wind?
Es ist der Vater mit seinem Euro
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm.

Mein Euro, was birgst du so bang dein Gesicht?
Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht?
Den Erlenkönig mit Kron’ und Schweif?
Mein Euro, es ist ein Nebelstreif.

« Du liebes Geld, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel’ ich mit dir
Manch’ bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand. »

Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht?
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind
In dürren Blättern säuselt der Wind.
 »

En résumé: le Roi des Aulnes va bientôt visiter Mario Drgahi à la Banque Centrale Européenne !!! « Angela Merkel is also critical of Draghi’s zero percent interest policy, but she is afraid of making public demands that she may not be able to push through. Still, she is convinced that Draghi must give greater weight to German concerns, so she has resorted to telephone conversations and closed-door meetings to make her case.« …

Traduction: le taux négatif, ou zéro, comme vous voulez, permet au parti allemand d’extrême droite de monter de plus en plus dans les sondages et pourrait dégommer Mme Merkel de son siège… On est bien revenus en 1932.

Lire ici Der Spiegel Ein et ici Der Speigel Zwei.

PS: Voilà ce que ça donne quand nos députés français ont voté l’abandon du contrôle de nos banques à la BCE voici 5 ans… Même les Allemands s’en mordent les doigts maintenant.

PS2: Mes amitiés à nos professeurs d’allemand qui nous ont bassiné avec ce poème, finalement si pertinent et si poétique… Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2016

 
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Publié par le 15 avril 2016 dans économie, général, International

 

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