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« La plus grande destruction de richesse de l’histoire arrive et très peu de gens sont préparés face aux chocs à venir »

Est-ce la fin du marché haussier et d’une belle époque ? Nous vivons dans un monde pourri jusqu’à la moelle et construit sur une dette qui ne sera jamais remboursée. Une dette qui soutient artificiellement des milliers de milliards de dollars d’actifs et des quadrillions de dollars si l’on inclut les produits dérivés. L’économie prétendument la plus puissante du monde (les États-Unis bien sûr) est tellement endettée qu’elle doit lancer toutes sortes de guerres pour assurer sa survie, la dernière en date étant une guerre commerciale.

LE SON DES TAMBOURS DE GUERRE RÉSONNE

Chaque fois qu’une nation commence à menacer d’autres pays, c’est parce qu’elle se trouve en position de faiblesse. La dette américaine est hors de contrôle depuis longtemps. Les dettes fédérale, de l’État, des entreprises, personnelle, hypothécaire, automobile, étudiante etc., augmentent toutes de manière exponentielle. En plus de cela, le déficit budgétaire américain atteindra des milliers de milliards dans un avenir prévisible. Le déficit commercial s’élevait à 600 milliards de dollars en 2017 et pourrait bientôt dépasser 1 000 milliards.

Le déclenchement de conflits est le signe d’un empire en grande difficulté. Les guerres et les ingérences dans des pays comme l’Iran, la Libye, l’Ukraine, la Syrie et le Yémen font partie de tout cela. La nomination de John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche est un autre signe que les États-Unis sont à nouveau sur la voie de la guerre.

La régulation du système financier mondial, le protectionnisme et les guerres commerciales sont également des mesures désespérées prises par un pays en phase finale de déclin. Ce n’est certainement pas une coïncidence si cette guerre commerciale a commencé juste avant le lancement du commerce de pétrole libellé en yuans. En fin de compte, cela entraînera la chute du dollar et un important transfert de pouvoir de l’Ouest vers l’Est, ainsi que des prix de l’orbeaucoup plus élevés.

Il n’est pas surprenant que les pays de la Route de la soie aient acheté des quantités importantes d’or au cours de ce siècle. Les avoirs en or de la Russie, de la Turquie, de l’Inde et de la Chine ont été multipliés par 7 depuis 2004, passant de 5 000 tonnes à 35 600 tonnes. La question est de savoir combien il reste réellement des 23 000 tonnes que les banques centrales occidentales sont censées détenir.

 

 

LES ÉTATS-UNIS BLÂMENT TOUT LE MONDE

Le monde entier vit au-dessus de ses moyens, mais particulièrement les États-Unis. Que font-ils à ce sujet ? Hors de question d’ajuster les dépenses en fonction du budget. Ce serait beaucoup trop simple. Mieux vaut blâmer le monde entier. C’est exactement ce que fait Trump. C’est la faute de la Chine et du monde entier si une grande partie de l’industrie manufacturière américaine s’est déplacée vers des pays à bas coûts. C’est aussi à cause d’eux si les États-Unis vivent au-dessus de leurs moyens, empruntent et dépensent plus qu’ils ne gagnent. Par conséquent, ces méchants pays doivent être punis. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont lancé une guerre commerciale. La guerre commerciale a souvent été une mesure désespérée prise par une économie en difficulté. Une guerre commerciale entre les deux plus grands pays du monde entraînera incontestablement un ralentissement du commerce international et, par conséquent, un important ralentissement de l’économie mondiale.

LA GUERRE COMMERCIALE DE TRUMP ET LA GUERRE DU DOLLAR DE NIXON

Donald Trump me rappelle Richard Nixon en août 1971, lorsqu’il blâmait le monde entier pour les attaques contre le dollar. Le président français Charles de Gaulle était assez intelligent pour voir ce qu’il se passait et demander le paiement de la dette américaine en or. Le dollar étant adossé au métal précieux à cette époque, les États souverains pouvaient exiger un paiement en or. Devant l’ampleur prise par la dette américaine et la baisse considérable des réserves d’or, Nixon abandonna l’adossement du dollar à l’or le 15 août 1971. Ce fut le début de la fin pour l’économie américaine et l’économie mondiale. Le commencement de l’expansion du crédit et de l’impression monétaire qui continuent jusqu’à ce jour. Cela a rendu une toute petite minorité très riche et a fait crouler le reste du monde sous une dette impossible à rembourser.

La mesure désespérée de Trump pour sauver l’Amérique sonnera le glas de l’économie américaine et mondiale. Nous pouvons faire un parallèle avec 1971. Les États-Unis se trouvaient alors dans une situation similaire à celle d’aujourd’hui. Les déficits augmentaient et le dollar chutait. Quelles ont été les conséquences de la décision fatale de Nixon ? Le dollar s’est effondré. J’étais en Suisse à l’époque et j’ai vu le dollar chuter de 63% par rapport au franc suisse entre août 1971 et janvier 1980. Au cours de cette même période, l’or et l’argent ont bondi. L’or est passé de 35 $ l’once à 850 $, soit une multiplication par 24. L’argent est passé de 1,60 $ à 50 $, soit une multiplication par 31.

 

 

ACCÉLÉRATION DE L’OR ET DE L’ARGENT À 32 000 $ ET 500 $ ?

En appliquant les mêmes multiples (or x24, argent x31), le cours de l’or pourrait alors atteindre 32 000 $ et l’argent 500 $. Certains diront que la situation est aujourd’hui différente et que le point de départ est erroné etc… Mais, à mon avis, le point de départ sera très élevé. Les guerres commerciales auront un impact majeur sur les papiers-monnaies et surtout sur le dollar qui est surévalué de façon absurde et repose uniquement sur la dette. Les autres monnaies ne seront pas pour autant en meilleure posture. Nous sommes maintenant à un point d’inflexion qui entraînera une chute rapide du dollar et une montée en flèche de l’or et de l’argent.

DEUTSCHE BANK EN DIFFICULTÉ – ENCORE

L’économie fragile et surendettée n’a besoin que d’un dernier petit flocon de neige pour déclencher l’inévitable avalanche. On blâmera la guerre commerciale pour la chute de l’économie mondiale. Bien que les guerres commerciales et le protectionnisme soient sources de problèmes, ce n’est certainement pas la cause du désastre à venir. Ce n’est qu’un catalyseur pour quelque chose d’inévitable. La question est de savoir quel système bancaire sera mis sous pression en premier. Nous savons que les banques du sud de l’Europe sont au plus mal, ce qui exerce une pression énorme sur la BCE et la plus grande banque de la zone euro, Deutsche Bank – DB. Le rapport cours/valeur comptable est maintenant de 38%. De toute évidence, le marché ne croit pas que les actifs sont évalués correctement. Comment pourraient-ils être avec un portefeuille de dérivés d’au moins 47 000 milliards d’euros, soit 15 fois le PIB allemand ? « Trop grosse pour faire faillite », la banque s’éffondrera certainement un jour. Mais seulement après que la BCE et la Bundesbank auront tué l’euro en imprimant des quantités illimitées de monnaie et créé de l’hyperinflation.

LA PLUS GRANDE DESTRUCTION DE RICHESSE DE L’HISTOIRE

La plus grande destruction de richesse de l’histoire a commencé et durera plusieurs années. Ce sera un choc pour tous les investisseurs qui ont été sauvés par les banques centrales pendant des décennies. Cette fois, l’impression monétaire n’aura aucun effet. Les banques centrales tenteront d’abaisser les taux, mais cela ne fonctionnera pas car elles perdront le contrôle du marché de la dette. Les taux d’intérêt atteindront au moins les niveaux des années 1970 et du début des années 1980 (10-20%). Ils pourraient même monter plus haut en cas de défaut de paiement des débiteurs.

 

 

TRÈS PEU DE GENS SONT PRÉPARÉS POUR LES CHOCS À VENIR

La crise à venir peut être directement comparée à celle des années 1970, après que Nixon ait mis fin à la convertibilité du dollar en or. J’ai déménagé au Royaume-Uni en 1972 et je me souviens des effets sur l’économie. Il y a eu un contrôle des prix et des salaires (qui a échoué), un rationnement du carburant, une grève des mineurs de charbon et une semaine de trois jours, ce qui signifie que les magasins et les bureaux n’avaient de l’électricité que pendant trois jours. J’avais obtenu des actions dans l’entreprise qui m’employait, à 1,30 £ en 1972. En 1974, le cours de l’action était de 10 pence. L’entreprise se portait bien, mais les marchés se sont effondrés. Le taux d’intérêt sur ma première hypothèque était de 21% pour une période donnée. Qui pourrait surmonter cela aujourd’hui ? De nombreux pays européens ont un taux hypothécaire d’environ 1%. Les actions se sont effondrées dans les années 1970, de même que la livre et le dollar. Mais l’or a explosé à la hausse, comme je l’ai décrit plus haut.

L’expérience acquise durant ces années m’a enseigné un certain nombre de leçons. Très peu d’investisseurs ou de gens ordinaires qui vivent et travaillent aujourd’hui ont vécu un grave ralentissement économique. Le légendaire Richard Russell (Dow Theory Letters) a parlé de la dépression qu’il a traversée à New York. Cette expérience a eu une valeur inestimable pour son incroyable sagesse dans les marchés, l’investissement et la vie.

Il y a de nombreuses similitudes entre les années 1970 et l’époque actuelle. La plupart des gens diront que c’est différent aujourd’hui. Mais ces personnes n’ont pas l’expérience nécessaire d’une longue vie et d’événements graves.

Dans un récent article, j’annonçais que les actions avaient atteint un plus haut et qu’un effondrement du dollar et une flambée des métaux précieux étaient imminents. Cela semble être sur la bonne voie.

ÊTRE PRÊT POUR LES CHANGEMENTS IMPORTANTS

Nous sommes à la veille d’un tournant majeur dans l’économie mondiale. Pour les très rares personnes qui ont des actifs à protéger, le moment est venu de sortir des bulles d’actifs, comme je le recommande depuis longtemps. Il est également temps de détenir de l’or et de l’argent physique comme assurance pour son patrimoine. Les métaux précieux iront aux niveaux indiqués ci-dessus, voire plus haut avec l’hyperinflation.

Pour les autres, rappelez-vous que vous pourriez acheter 1 gramme d’or par mois, ou plus, ce qui coûte aujourd’hui 43 $. Au fil du temps, cela vous permettra d’accumuler un important pécule.

Mais votre soutien le plus important sera votre cercle familial et d’amis. En période de crise, c’est absolument essentiel.

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Suède : La plus grande bulle immobilière du monde sur le point de craquer !

Comme l’explique Zero Hedge aujourd’hui à grand renfort de graphiques :

« Novembre Noir » … L’indice des prix des logements de Stockholm s’effondre à un niveau proche de son niveau record lors de la crise financière de 2008.

Nous aimons souligner que bien que la bulle immobilière en Suède n’est pas la plus longue (cette distinction est attribuée à l’Australie à 55 ans), mais elle est probablement la plus grande au monde, même si elle est relativement peu couverte par les médias financiers traditionnels.

Pour comprendre l’ampleur du problème, Voici ce qu’avait pressenti et ce que rapportait il y a un an La Tribune au sujet de la bulle  immobilière en Suède qui menaçait déjà :

Rien ne semble freiner la hausse des prix immobiliers en Suède. Une bulle alimentée par les taux négatifs et dont l’issue est bien incertaine, et certainement périlleuse.

C’est un des risques les plus connus, mais aussi les plus oubliés de la situation économique actuelle. La Suède, un des pays à la croissance la plus vigoureuse d’Europe (4,1 % en 2015) et un des rares pays encore noté triple A par les grandes agences de notation, apparaît d’une solidité sans faille. Pourtant, dans ce pays nordique se développe une des bulles immobilières les plus importantes du vieux continent.

Forte hausse des prix

L’augmentation des prix de l’immobilier en Suède n’est pas un phénomène nouveau. Elle a commencé au début des années 1990, après la grave crise qui a frappé les pays nordiques, et rien ne l’a véritablement stoppée : ni la crise de 2000-2001, ni celle de 2008. Au premier trimestre 2016, selon le bureau central des statistiques de Suède (SSB), le prix des résidences principales a progressé sur un an de 12,9 %. Sur la même période, les prix à la consommation ont progressé en Suède de 0,78 %. Au niveau européen, la Suède a connu sur un an, la troisième plus forte progression de l’UE, derrière la Hongrie et l’Autriche. Mais la hausse des prix est beaucoup plus soutenue qu’au Royaume-Uni, par exemple, où les prix n’ont progressé que de 8 %. Et, surtout, dans le temps, la hausse des prix de l’immobilier n’est nulle part aussi forte qu’en Suède.

Une hausse historiquement élevée

Ainsi, si l’on prend un peu de recul historique, les chiffres donnent le vertige. Le prix de l’immobilier suédois a grimpé en 5 ans de 28,9 % (contre 1,8 % pour les prix à la consommation). En vingt ans, les prix ont bondi de 285 %, alors que les prix à la consommation ont progressé de 22,8 % sur la même période. La différence entre l’inflation suédoise et les prix à la consommation semblent montrer qu’il existe bien une bulle immobilière en Suède. Mais cette bulle a une particularité : elle est très résistante aux chocs extérieurs. Là où la bulle irlandaise ou la bulle espagnole ont explosé dans la foulée de la crise de 2008, la bulle suédoise a résisté et a même continué à gonfler. Jusqu’à quand ? C’est la question que se pose, depuis ce printemps avec de plus en plus d’acuité, les observateurs et les dirigeants économiques du pays.

Les flux de capitaux étrangers

Pour comprendre les caractéristiques de cette bulle, il faut en expliquer les causes. La première est le caractère de « havre de sécurité » que représente la Suède depuis la crise des années 1990. Avec une croissance supérieure à la moyenne, un Etat peu endetté et une notation optimale, la Suède a tout pour attirer les investisseurs soucieux de protéger leur argent. A chaque crise, le pays connaît donc d’importantes entrées de capitaux. Lesquels sont particulièrement attirés par les rendements du marché immobilier. L’immobilier suédois est longtemps apparu – avec raison – comme capable de fournir sécurité et rendement. Le rêve de l’investisseur dans un monde de taux bas et d’inflation faible. Cet effet a permis aux prix de résister à la crise de 2008, par exemple, où la baisse des prix a été limitée à 2,2 % sur un an au premier trimestre 2009.

Les particularités des crédits immobiliers suédois

Deuxième élément : les pratiques de crédits immobiliers en Suède. En théorie, la hausse des prix permet de stabiliser le marché en réduisant la demande. En Suède, ceci ne s’est pas produit parce que les ménages ont continué à avoir accès à des crédits qui, jusqu’en mai 2016, avaient des durées illimitées (la durée moyenne des crédits est de 140 ans), et dont, pour un tiers d’entre eux, on ne rembourse que les intérêts (largement déductibles de l’impôt sur le revenu). Alors que la croissance économique a alimenté la croissance du revenu des ménages, ses derniers ont pu continuer à s’endetter, même avec la hausse vertigineuse des prix. Ceci a conduit à un niveau d’endettement des ménages très élevé (366 % du revenu pour les ménages ayant un crédit immobilier) qui ne se ressent que très modérément sur le niveau de vie des ménages. La demande reste donc soutenue.

Les éléments structurels

Troisième élément : le caractère structurel de la bulle. Les loyers sont très régulés en Suède et sont souvent maintenus très bas, notamment dans les quartiers très recherchés des grandes villes. Ceci conduit les locataires à ne pas quitter les appartements qu’ils occupent pour conserver ces avantages. Cette situation alimente une pénurie de logement, particulièrement dans les zones les plus recherchées. Alors que la demande est forte, l’offre est rare. Les prix explosent donc. Autre élément : la croissance démographique, relativement soutenu dans un pays qui, avec l’Irlande et la France, est un de ceux ayant la fécondité la plus élevé de l’UE. La hausse de la population et les familles nombreuses sont des éléments qui alimentent la demande de logements.

L’effet de la politique monétaire

Dernier élément de cette bulle, la politique de la banque centrale suédoise, la Riksbank. Une récente étude réalisée par deux économistes de l’université de Lund, Frederik Andersson et Lars Jonung a souligné l’importance de la politique monétaire dans l’accélération des prix immobiliers en Suède. La Riksbank a en effet été parmi les premières banques à faire usage des taux négatifs, non seulement pour les facilités de dépôts, mais aussi pour les taux de refinancement. La banque centrale a un objectif d’inflation de 2 % qu’elle peine à atteindre malgré la vigueur de la croissance. Menacée par une tendance haussière de la couronne, elle a dû mener une politique agressive pour réduire l’effet du taux de change sur l’inflation. Aussi, en février, est-elle allée encore plus loin dans les taux négatifs, avec une baisse de 15 points de base à -0,5 % de son taux de refinancement. Cette politique porte doucement ses fruits avec un taux d’inflation en juin qui a atteint 1 % pour la première fois depuis 4 ans.

Mais cette politique a aussi naturellement incité les banques à prêter beaucoup et à des taux faibles, alors même que de nouveaux acteurs sur le marché, comme les banques danoises, augmentait la concurrence. Ceci a accéléré fortement la croissance de la demande en incitant les ménages à s’endetter.

Vulnérabilité du système bancaire

La bulle immobilière suédoise est donc un des produits des taux négatifs. Mais aujourd’hui, le niveau des prix inquiète très clairement. En juin, la Riksbank elle-même s’est émue dans son rapport de stabilité financière du danger et a pointé la « vulnérabilité aux chocs internes et externes » du marché immobilier et, partant, du système financier suédois. Avec des bilans remplis de crédits immobiliers suédois potentiellement surévalués, les banques du pays pourraient devoir faire face, en cas de chute des prix, à un défi insurmontable. Un signe ne trompe pas. Le ratio de solvabilité des banques suédoisespondérés des risques selon une méthode définie par les banques elles-mêmes (méthode officiellement reconnue), s’établit à 18,8 % contre 13,5 % pour les banques de la zone euro. Mais si on se passe de cette pondération, le rapport entre les fonds propres et les actifs des banques suédoises tombe à 4,8 % contre 8 % pour les banques de la zone euro. out est donc question de point de vue. Si le marché immobilier n’est pas jugé risqué alors qu’il a progressé deux fois plus vite que le PIB en vingt ans, tout va bien. Sinon, les risques sont réels. Et c’est ce qui a inquiété la Riksbank en juin.

Correction violente à venir ?

Dans leur étude, Frederik Andersson et Lars Jonung ont estimé que le niveau global d’endettement des ménages qui est de 180 % des revenus disponibles était jugé surévalué de 50 points de pourcentage par rapport au niveau « soutenable » de la dette des ménages. Cette différence dit assez quel pourrait être l’ampleur de la correction en cas d’éclatement de la bulle. Près d’un tiers de la valeur des prêts pourraient s’envoler. Or, comme le souligne les deux chercheurs « l’histoire nous apprend qu’une période prolongée de hausse du crédit et des prix des actifs pose généralement les bases d’une correction, souvent sous la forme d’une crise financière ». Néanmoins, ces deux chercheurs ne voient pas arriver cette correction tant que durera la croissance. Mais en cas de hausse des taux ou d’affaiblissement de cette croissance, le risque d’un éclatement de la bulle est réel.

Un pays dopé aux taux bas

En attendant, les autorités semblent avoir pris conscience du risque. Le gouvernement suédois a modifié la régulation pour contraindre les ménages à l’amortissement de leur dette immobilière et la réduction de la limite de remboursement des crédits à… 105 ans. Des mesures insuffisantes qui ont pourtant fait pousser des cris d’orfraies aux banquiers suédois. Comme toujours, la bulle est devenue si importante que le niveau d’équilibre est quasiment impossible. Réguler le crédit ou relever les taux pourraient conduire à une correction. Aussi préfère-t-on gagner du temps pour repousser l’inévitable.

La Riksbank, malgré sa mise en garde de juin, a ainsi, en juillet, confirmé sa position très accommodante, a repoussé toute hausse des taux et s‘est même dite prête à faire encore davantage. Elle n’a pas le choix : si la bulle éclate en cas de resserrement monétaire et de ralentissement de la croissance, il faut à tout prix maintenir la politique actuelle. La Suède est désormais dopée aux taux négatifs et à une croissance forte elle-même cause et conséquence de la bulle immobilière. Avec le Brexit, la Riksbank devait, par ailleurs, éviter toute fuite vers la qualité vers la Suède, ce qui aurait encore alimenté la demande en biens immobiliers. Trouver une issue à une telle situation n’est décidément pas simple. Et le réveil pourrait être très douloureux.

La situation vient donc de s’accélérer et est sur le point de dégénérer …

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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« La plus grande crise de notre histoire approche à grand pas, et personne ne semble s’en soucier »

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Selon Investopedia, « le risque désigne la possibilité d’avoir un rendement réel des placements différent du rendement espéré. Le risque inclut la possibilité de perdre une partie ou l’intégralité de l’investissement original ».

Cela résume tout. Le risque signifie que vous pourriez perdre une partie ou l’intégralité de votre investissement. Normalement, les valorisations tiennent compte du risque. Mais les risques suivants sont-ils bien évalués ?

UN MONDE TRÈS RISQUÉ

Guerres

  • Corée du nord – Corée du sud – États-Unis – Japon – Chine – Russie, guerre nucléaire ?
  • Ukraine – États-Unis – Russie
  • Syrie – Israël – États-Unis – ISIS – Al-Qaeda – Arabie saoudite, Yemen – Iran, Irak etc.
  • Chine – Inde – Pakistan – Afghanistan – États-Unis
  • Plusieurs autres

Guerre civile et terrorisme

  • Dans la plupart des pays, y compris les États-Unis et l’Europe

Risques économiques

  • Dette mondiale de 230 000 milliards $ — qui ne sera jamais remboursée, ni ne pourra être financée lorsque les taux se normaliseront
  • Passifs non capitalisés de 250 000 milliards $ — ne seront jamais honorés
  • Bilan des banques centrales à 20 000 milliards $ – toutes insolvables
  • Les États-Unis sont insolvables – ils s’appuient sur un dollar surévalué et leur armée
  • L’explosion de la dette de la Chine, de 2 000 milliards $ à 40 000 milliards $, depuis 2000 – une bulle massive
  • La plupart des pays industrialisés et émergents survivent grâce à l’assouplissement quantitatif (QE) – c’est insoutenable
  • Le système de papier-monnaie – les devises se dirigent vers zéro

Risques financiers

  • Marchés mondiaux des dérivés de 1,5 quadrillion $ – ils imploseront tous lorsque les contreparties feront défaut
  • Système bancaire européen en faillite – ne survivra probablement pas
  • Système bancaire mondial sous effet de levier de 20 à 50
  • Des bulles dans la plupart des classes d’actifs – actions, obligations, immobilier

Risques politiques

  • Le président des États-Unis est « canard boiteux » – risque d’actions irrationnelles ou pas d’actions du tout
  • L’élite européenne – non élue et non redevable – détruit l’Europe
  • Tendance à la mondialisation et au socialisme – très dangereux pour la stabilité mondiale

Cette liste des risques n’est certainement pas exhaustive.

Pour résumer en une phrase : Le monde fait face à des risques de guerres (nucléaires) majeures, d’effondrement économique et financier, ainsi qu’à des révoltes politiques et sociales. Si un seul de ces risques venait à se réaliser, cela suffirait à changer le monde pour longtemps. Nous vivons dans un monde complètement interconnecté, et le danger réside dans l’effet domino, qui déclenchera un événement après l’autre, jusqu’à ce que ces risques deviennent réalité.

Mais le monde se croit entièrement à l’abri des risques. Ces risques ne sont pas intégrés dans la valorisation des marchés financiers. S’ils l’étaient, nous n’aurions pas de tels sommets historiques et de telles surévaluations dans les actions, obligations et l’immobilier. Les banques centrales ont réussi leurs expériences pendant si longtemps que les marchés ignorent totalement le risque. Il semble que l’impression monétaire illimitée, l’expansion du crédit, la manipulation des taux d’intérêt et la dévaluation des devises soient la solution durable pour un monde vivant au-dessus de ses moyens. Mais, pour berner les gens, il faut aussi manipuler l’information, et c’est là que les fake news entrent en scène. Il faut constamment manipuler les données financières et économiques, et changer la base des calculs.

UN NOUVEAU PARADIGME, OU LA PLUS GRANDE CRISE DE L’HISTOIRE ?

La plus grande crise de notre histoire approche à grand pas, et personne ne s’en soucie outre mesure. Si les participants au marché assimilaient le risque, ils se seraient déjà retranchés dans des bunkers (suisses, de préférence). Mais au lieu de cela, ils continuent d’acheter les actions surévaluées du secteur des technologies, de l’immobilier, des crypto-devises et d’autres actifs, tous surévalués massivement. Ils subiront bientôt le choc de leur vie.

Mais cette folie spéculative est souvent la norme à la fin d’une ère de bulles. Tout juste avant le krach de 1929 et la dépression de 1930, l’optimisme était à un sommet et les participants au marché, ainsi que les politiciens, étaient certains qu’il s’agissait d’un nouveau paradigme qui durerait pour toujours.

LES MARCHÉS DES DEVISES NOUS RÉVÈLENT LA VÉRITÉ

Tandis que la plupart des marchés financiers ne s’inquiètent pas du risque, le marché des devises, lui, reflète vraiment la manière dont le monde voit l’économie américaine, ses marchés et, aussi, sa situation politique.

Il est très difficile de manipuler le FOREX. Avec un volume mondial quotidien de plus de 5 000 milliards $, aucune banque centrale ne peut faire bouger ce marché toute seule. Une manipulation concertée des banques centrales a déjà fonctionné auparavant, mais la coopération est chose du passé. Aujourd’hui, tous les pays souhaitent dévaluer leur devise. C’est pourquoi nous voyons constamment des dévaluations compétitives, dans une course vers le bas. Ces cent dernières années, toutes les devises ont perdu 95-97% de leur pouvoir d’achat. La descente finale vers zéro se fera probablement dans les cinq à huit prochaines années. Cela représente, en réalité, une perte de 100% à partir d’aujourd’hui.

 

 

 

La plupart des Américains ne se soucient pas de la valeur de leur monnaie. Ils ne savent pas que, par exemple, s’ils avaient visité la Suisse en 1971, ils auraient obtenu 4,3 francs suisses pour un dollar. Aujourd’hui, ils n’en obtiennent que 0,95. Soit une perte de pouvoir d’achat par rapport au franc suisse de 80% depuis que Nixon a mis fin à l’étalon-or. Les mouvements des devises révèlent la (mauvaise) gestion économique d’un pays. La perte constante de valeur du dollar par rapport à la plupart des autres devises, ces dernières décennies, indique clairement que les États-Unis se dirigent vers la faillite. Les jours du dollar en tant que devise mondiale sont comptés. Le monde n’a pas besoin d’une devise de réserve, et encore moins d’une devise en déclin chronique à cause d’une mauvaise gestion économique. Les jours du pétrodollar arrivent à leur fin. La Chine et la Russie surveillent cela de près.

Il y a très peu de respect en Europe ou en Asie pour la situation politique actuelle des États-Unis. Encore moins pour leur situation économique et leur devise. Juste après l’élection de Trump, le dollar a réagi en direction opposée des marchés américains. Le dollar a atteint un sommet en décembre 2016, et est maintenant en déclin par rapport à toutes les devises. Par exemple, l’indice du dollar a décliné de 12% en 2017.

 

 

UNION EUROPÉENNE ET EURO : UNE EXPÉRIENCE RATÉE

L’euro a grimpé de 16%, par rapport au dollar, au cours des neuf derniers mois. L’euro est la devise d’une expérience politique ratée. L’idée d’une seule devise pour tous était vouée à l’échec, avant même d’être lancée. Comment la Grèce ou le Portugal peuvent-ils utiliser la même devise que l’Allemagne ? Les Allemands, si efficaces, avec leur base industrielle forte, ont énormément bénéficié d’un euro relativement faible, tandis que plusieurs pays méditerranéens inefficaces se sont endettés et sont devenus moins compétitifs, à cause d’une devise trop forte. Malgré les problèmes dans la zone euro, l’euro a superformé le dollar en 2017, de 16%. Comme nous savons, il n’existe pas de valeur absolue pour une devise. Elles sont pratiquement toutes sans valeur, et sont uniquement adossées à de la dette. Mais c’est un jeu relatif. Relativement, la devise de réserve mondiale, le dollar, perd rapidement de la valeur par rapport à la construction artificielle que l’on appelle euro. L’euro, bien que condamné depuis plusieurs années, est en train remporter sa bataille contre le dollar.

 

 

L’EMPIRE AMÉRICAIN S’EFFONDRE

Quels sont les avantages du dollar ? Les États-Unis sont le plus grand empire financier au monde, et le dollar était désiré par la plupart des personnes dans le monde pendant plusieurs décennies. Comme avec tous les empires, la domination américaine est en train de s’effondrer, et le dollar aussi. La force du dollar était basée sur le fait que les États-Unis étaient la plus puissante nation industrielle au monde, avec peu de dettes et un excédent de la balance des paiements. Mais cela a changé progressivement, à partir du début des années 1960, alors que les États-Unis ne pouvaient joindre les deux bouts. Depuis, la dette des États-Unis a grimpé chaque année, pendant 56 ans. Les États-Unis ont enregistré un déficit commercial chaque année, au cours des 45 dernières années. Comme le dollar était attaqué au début des années 1970, Nixon prit la décision fatale de ne plus adosser le dollar sur rien. Lorsque l’or, le 15 août, cessa d’être l’adossement du dollar et du système monétaire mondial, peu de gens réalisèrent les effets désastreux que cette décision allait avoir sur le monde. Depuis, la dette mondiale a grimpé de façon exponentielle, et la plupart des devises ont décliné de 70-80% en termes réels.

LES RENDEMENTS DES PLACEMENTS AUX ÉTATS-UNIS SONT INSUFFISANTS

2017 est une année où plusieurs investisseurs américains ont perdu de l’argent, ainsi que du pouvoir d’achat. Comment cela est-il possible, alors que la plupart des investissements ont été forts, mesurés en dollars ? Les Américains s’inquiètent rarement de ce qu’il arrive à leur devise, puisqu’ils mesurent leur richesse en dollars. Mais sur la base du pouvoir d’achat international, les investisseurs en dollar sont perdants en 2017. Le graphique ci-dessous nous montre que le Dow Jones a décliné de 10%, en euros, depuis mars 2017.

 

 

LA BULLE GONFLERA-T-ELLE ENCORE ?

Étant donné que nous en sommes à la fin d’un cycle majeur, les bulles ont tendance à croître plus que nous ne l’aurions cru. C’est pourquoi nous pourrions voir les actions boursières continuer à monter pendant quelques mois, et les marchés de crédit continuer à ignorer le risque. Mais très peu d’investisseurs se sont enrichis en conservant leurs actions jusqu’à la toute fin d’un marché haussier majeur. Il n’y a qu’à regarder le NASDAQ à la fin des années 1990. Il a été multiplié par cinq entre 1996 et le début de 2001, et a ensuite perdu 80%. Plusieurs actions sur le NASDAQ perdirent 100%. Entre 2009 et 2017, le NASDAQ a encore été multiplié par cinq. La plupart des principales valeurs du NASDAQ se négocient maintenant à des niveaux stratosphériques. Il serait surprenant de voir une correction de seulement 80%, cette fois-ci. Il est plus probable qu’elle soit de l’ordre de 90-95% dans les années à venir.

Quel que soit le catalyseur qui déclenchera la prochaine crise, nous ne le saurons qu’après coup. Ce qui est certain est qu’il y en aura un. Quand, évidemment, est une grande question. Est-ce que cette bulle prendra encore de l’ampleur, ou bien commencera-t-elle à imploser cet automne ? Personne ne connaît la réponse. Nous savons juste que faisons face à des risques sans précédent. Ces risques sont aussi incommensurables.

La prochaine crise financière sera plus grave qu’en 2006-2009. Nous savons aussi que les outils utilisés auparavant par les banques centrales ne fonctionneront probablement plus. L’impression monétaire n’a plus d’effet pour stimuler l’économie; elle ne fait que créer des bulles d’actifs. L’arme des taux d’intérêt n’existe plus. En 2006, les taux d’intérêt à travers le monde se situaient autour de 5-6%. Aujourd’hui, il y a plus de vingt pays avec des taux négatifs, et les autres sont légèrement supérieurs à zéro. Cela n’empêchera pas les banques centrales de se lancer dans une ronde finale d’impression monétaire illimitée, menant à l’hyperinflation et au dernier mouvement des devises vers zéro. La destruction d’actifs et de richesse sera catastrophique. En termes réels, la plupart des actifs déclineront de 75-99%.

La plupart des investisseurs n’écouteront pas cet avertissement et ne sortiront pas des marchés avant d’avoir perdu presque tout leur argent. Même pour ceux qui considèrent ces prédictions comme alarmistes, ne serait-il pas sage de se doter d’une forme d’assurance ? S’il y avait un risque élevé d’incendie ou d’inondation, la plupart des gens assureraient leur maison, s’ils le pouvaient. Alors, pourquoi si peu de gens s’assurent contre les risques financiers ? Certainement parce qu’ils ne les voient pas.

ACHETEZ UNE ASSURANCE CONTRE LE RISQUE PENDANT QUE C’EST ENCORE ABORDABLE

Même si les investisseurs ne voient aucun de ces risques se matérialiser, cela ne vaudrait-il pas la peine, tout de même, de se doter d’une forme d’assurance ? L’assurance financière conventionnelle ne fonctionnera pas, si l’on regarde le risque systémique. Les puts, les swaps et autres instruments dérivés ne paieront probablement pas, à cause des défauts des contreparties. La meilleure assurance sont les actifs tangibles. Les terres agricoles et les bâtiments ont survécu à la plupart des catastrophes, à condition qu’ils n’aient pas été grevés. Le problème avec le marché immobilier est que, dans la plupart des pays, il est énormément surévalué.

Les meilleurs actifs tangibles sont l’or et l’argent physique, détenus hors du système bancaire. Comme démontré dans mon article de la semaine dernière, l’or a repris sa tendance haussière vers de nouveaux sommets, après une longue correction. Même chose pour l’argent. L’argent a cassé sa tendance baissière de cinq ans en 2016. Comme le démontre le graphique ci-dessous, l’argent est sorti de sa correction d’un an et est maintenant prêt à grimper de manière explosive.

 

 

Si les bulles continuent de grossir, le risque d’implosion augmentera aussi. Le risque atteint des proportions énormes à l’échelle mondiale. Si les marchés continuent de défier la réalité, il devient encore plus essentiel de se procurer une assurance.

Pour les investisseurs qui ne détiennent pas encore de métaux précieux, le moment est idéal pour acheter de l’or ou de l’argent physique. Lorsque vous achetez une assurance, vous devez en avoir assez pour protéger d’autres actifs et vivre confortablement de votre assurance. Je sais, évidemment, que les investisseurs ne sont pas tous dans une position confortable. Mais, que vous achetiez quelques onces ou quelques tonnes d’or, il est absolument essentiel de se couvrir. Quel pourcentage des actifs financiers devrait être alloué à l’or ou à l’argent ? Cela pourrait être moins de 5% ou plus de 50%, selon la situation de l’investisseur. Selon nous, 20-25% est un minimum.

Pour tous les investisseurs, détenir une couverture d’assurance sous la forme d’or et d’argent, contre ce qui est sans doute la situation la plus risquée de l’histoire, s’avérera une décision extrêmement sage.

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Publié par le 21 septembre 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Descente aux enfers de la Monte Paschi, la plus grande banque italienne

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La recapitalisation de Monte dei Paschi di Siena se passe mal. Les déposants risquent de devoir payer. La crise bancaire peut devenir politique avec le référendum prévu en décembre, et l’euro est sous tension.

Le cours de la banque Monte Paschi s’est effondré de 37% hier durant la conférence de presse donnée par son nouveau P-d-g Marco Morelli.

La banque a besoin d’être “recapitalisée”, terme élégant signifiant que des investisseurs doivent remettre au pot pour que cet établissement puisse continuer à exister.

Des investisseurs, mais lesquels ? Auparavant, dans ce genre de désastre, “les investisseurs” étaient les contribuables… mais depuis les nouvelles directives européennes de résolution bancaire, il faut trouver des volontaires, tout au moins dans un premier temps.

Cette recapitalisation programmée ne suscite pas l’enthousiasme des foules (bigre, que font les Qatari pourtant venus à la rescousse de Deutsche Bank ?)

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Certes, avec une action à moins de 0,5 euro, Monte Paschi est devenue une penny stock et le mouvement le plus insignifiant exprimé en pourcentage devient gros. Sur le long terme, la banque fait naufrage avec moins de remous.

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Le cours avait remonté dans la troisième semaine d’octobre, probablement grâce à l’intervention du Grand Banquier Central Spéculateur Mario Draghi.

Mais voilà que le président de BMPS, cet établissement trop-gros-pour-faire-faillite, évoque la possibilité de transformer 5,1 milliards d’euros d’obligations bancaires en actions.

En langage de L’Agefi, voici ce que cela donne :

“‘Le point le plus important est la confirmation que les particuliers seront impliqués dans le LME’, estime BNP Paribas, en référence à la possible conversion de cinq milliards d’euros de dette subordonnée de MPS. La banque envisage en outre de réserver une part de l’augmentation de capital à ses actionnaires actuels. Alors que la levée totalise cinq fois la capitalisation de MPS, ils recevront aussi des titres du véhicule de titrisation pour participer au retour à meilleure fortune.

En décodé, les déposants naïfs — à qui un guichetier zélé a fait souscrire des obligations bancaires logées dans un livret — verront leur épargne transformée en actions d’une banque qui coule.

Pas excellent, avant le référendum constitutionnel du 5 décembre auquel se prépare l’Italie. Tout ça pourrait nous occasionner une petite poussée de fièvre “populiste”.

Faute de recapitalisation par voie des marchés et d’investisseurs volontaires, BMPS devra soit faire faillite soit demander de l’aide à l’Etat italien, ce qu’interdisent les nouvelles dispositions.

Empoignades à prévoir avec l’Allemagne…

Tensions sur l’euro….

Ne vous y trompez pas, à terme, c’est la survie de l’euro qui est désormais en jeu. La dislocation de l’euro aura des conséquences énormes sur votre épargne en banque ou même votre assurance-vie. Etes-vous prêt ?

Une crise de surproduction et de surendettement

Comme vous le savez, j’analyse la crise de 2008 comme une crise de surproduction et de surendettement. Les deux sont liés.

Le créditisme a induit une fausse demande. Des gens achètent à crédit, l’argent du crédit ne correspondant pas à une épargne existante d’autre gens mais étant créé par le système financier. Pour répondre à cette fausse demande, des entreprises ont emprunté (à ce même système financier) pour investir. Pensez à l’immobilier, aux voitures, aux téléphones, à l’électronique achetés à crédit.

A titre d’illustration, le chiffre d’affaires cumulé annuel des entreprises cotées du CAC 40 est de 1 200 milliards d’euros (chiffre annoncé sur BFM Business à 7h ce matin).

Dans le même temps, le bilan de BNP Paribas est de 2 101 milliards d’euros, celui de Crédit Agricole Group est de 1 697 milliards d’euros, celui de BPCE Natixis est de 1 691 milliards d’euros et celui de Société Générale de 1 421 milliards d’euros.

Les entreprises françaises du CAC 40 sont internationales, les quatre grandes banques françaises que je viens de vous citer aussi. Pour 1 200 milliards de production achetable, il y a 6 910 milliards de crédit.

La sphère financière est bourrée de dettes pourries qui ne seront jamais remboursées. Plutôt que d’admettre qu’il faut détruire ces dettes, que les imprudents prennent leurs pertes, plutôt que d’accepter la nécessaire récession d’assainissement qui en résulterait, politiciens et financiers préfèrent nous étouffer sous les impôts et la répression financière.

Dans ces conditions, le recul des ventes d’Apple (qui vend des téléphones subventionnés à crédit par les opérateurs) ou la montée des “populismes” sont-ils surprenants ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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Publié par le 28 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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La Finlande Lâche l’hélicoptère Monétaire dans « la plus grande Transformation Sociétale de notre temps »

Finland flag

C’est ça l’hélicoptère Monétaire , donner directement de l’argent à la population – La Finlande est sur le point de lancer une expérience dans laquelle un groupe choisi au hasard de 2000-3000 citoyens bénéficiant déjà des allocations chômage va commencer à recevoir un revenu mensuel de base de 560 euros (env. 600 $). Ce revenu de base va remplacer leurs prestations existantes. Le montant est le même que le niveau minimal actuel de soutien garanti de la sécurité sociale finlandaise. L’étude pilote, en cours pendant deux ans jusqu’ en 2017-2018, vise à déterminer si le revenu de base peut aider à réduire la pauvreté, l’exclusion sociale, et la bureaucratie, tout en augmentant le taux d’emploi.

Pourtant, la plus grande expérience de revenu de base national du monde représente un grand saut vers la gouvernance expérimentale , une transformation qui a donné l’ accent dans le programme du gouvernement actuel de l’Etat finlandais. En outre, le test finlandais établit l’ordre du jour pour l’avenir du revenu de base universel au sens large. Ses résultats seront suivis de près par les gouvernements dans le monde entier.L’expérience du revenu de base peut donc conduire à la plus grande transformation sociétale de notre temps.

Il y a des choses importantes qu’on doit comprendre en suivant les gros titres sur l’expérience du revenu de base finlandais :

En 2015, le gouvernement finlandais a déclaré vouloir mettre en place un revenu universel, proposition qui a eu d’importantes retombées médiatiques en France et dans le monde. Le gouvernement de centre-droit, par le biais de l’organisme de sécurité sociale finlandaise Kela, est en train de mettre en place cette expérimentation de revenu de base, qui devrait démarrer début 2017. Faisons le point sur l’avancée du projet de revenu universel finlandais.

Les déclarations médiatiques qui ont eu lieu depuis l’hiver dernier ont conduit à penser qu’un revenu de base serait appliqué directement en Finlande : en réalité, rien n’a été acté concernant sa mise en place, mais un processus d’expérimentation a été mis en œuvre. Alors, quelle forme prendra l’expérience finlandaise ?

Cette expérimentation, qui devrait commencer début 2017, aurait une durée de deux ans. Elle serait financée par une enveloppe budgétaire de 20 millions d’euros, auxquels devraient s’ajouter une réallocation des minimas sociaux pour les personnes participant à l’expérience. Des groupes de tests régionaux et nationaux devraient être mis en place. L’expérience serait obligatoire pour les 2000 citoyens choisis aléatoirement pour faire partie de la population-test, pour éviter les biais de sélection, c’est-à-dire les cas où seules les personnes volontaires participeraient à l’expérience.

En mars dernier, l’organisme Kela avait remis un rapport préliminaire dans lequel il détaillait les différentes formes que pouvait prendre un revenu de base en Finlande. Ils en retenaient ainsi trois principales :

  • Un revenu de base « complet », dont le montant devrait être élevé (1000/1500 euros), car il remplacerait les assurances sociales (chômage, maladie, retraites). Si son montant était inférieur (800 euros par exemple), ce revenu de base ferait beaucoup de perdants parmi les personnes les moins aisées. Cette piste n’a pas été retenue pour l’expérience, le montant élevé posant notamment des questions de financement à très court terme compte-tenu du budget de 20 millions d’euros débloqué pour l’occasion.
  • Un revenu de base « partiel », dont le montant serait moins élevé, entre 550 et 600 euros par mois, qui remplacerait les minima sociaux mais garderait intacte la protection sociale assurantielle. Son montant devrait être au moins égal aux minima sociaux actuels, pour que les personnes bénéficiaires ne soient pas perdantes par rapport à leur situation précédente. C’est cette piste qui a été retenue comme point de départ de l’expérimentation finlandaise.
  • La troisième option était celle d’un impôt négatif, qui a été écartée par Kela et le gouvernement.

À ce stade, Kela a relevé plusieurs difficultés juridiques qu’il est intéressant de présenter, car elles sont proches des difficultés que pourrait connaître la France dans l’expérimentation d’un revenu de base. Ces difficultés, comme l’expliquent plusieurs chercheurs en lien avec Kela [1], sont de deux ordres :

  • Sur le plan constitutionnel, une expérience d’aussi grande importance pose une question essentielle : une expérimentation de redistribution aussi importante menace-t-elle l’égalité entre les citoyens prenant part à l’expérience et les autres ? Sur ce point, des expériences passées en Finlande ont montré que si la différence de traitement entre les deux groupes est raisonnable, que cette expérience est nécessaire pour améliorer les politiques publiques, que les résultats ne peuvent être obtenus par d’autres moyens, qu’elle est limitée dans le temps et qu’elle ne se fait pas au détriment des personnes participant à l’expérience, alors cette expérimentation a de fortes chances d’être considérée comme constitutionnelle. En France, la réforme constitutionnelle de mars 2003 et la loi sur les expérimentations d’août 2003 proposent un cadre pour le Parlement et les collectivités territoriales pour déroger au principe d’égalité devant la loi à titre expérimental, dans des conditions proches de la Finlande, ce qui permettrait la mise en place d’une expérimentation sous certaines conditions. Les collectivités locales peuvent également être à l’initiative d’expérimentations, même si celles-ci ne font pas forcément partie de leurs compétences.
  • Au niveau européen, la question du caractère exportable du revenu de base se pose, pour qu’il soit en conformité avec le droit européen. En clair, dans quelle mesure est-il possible de réserver le revenu de base aux seules personnes résidant sur le territoire, et non à celles qui décident par exemple de partir vivre à l’étranger ? La réponse dépend ici des aides sociales que ce revenu de base remplacerait. S’il venait à remplacer le chômage et une partie de la protection sociale assurantielle par exemple, ce revenu de base aurait de fortes chances d’être « exportable ». En revanche, si on se restreint à un revenu de base partiel ne remplaçant que les minimas sociaux et les éventuelles allocations logement, alors celui-ci pourrait se limiter aux personnes résidant sur le territoire.

Le gouvernement a également lancé une consultation à la fin du mois d’août, ce qui a relancé le débat médiatique sur l’expérience finlandaise. Le gouvernement souhaite ainsi présenter au Parlement cette proposition d’expérimentation, développée dans un projet de loi rendu public, pour qu’elle soit intégrée au budget 2017. Leur proposition actuelle, serait un revenu de base de 560 euros, déjà expérimenté sur les personnes de 25 à 58 ans, dont le but serait de lutter contre le chômage, en ciblant plus particulièrement les personnes actuellement bénéficiaires d’aides sociales.

Plusieurs personnes en Finlande, et notamment certains partis de gauche (Left Alliance), dénoncent le cadre trop restreint de cette proposition. En effet, celle-ci ne retient qu’un seul montant pour l’expérience, 560 euros, et ne réduit la population cible qu’aux chômeurs sans s’intéresser aux entrepreneurs, à une partie des travailleurs à temps partiel, aux étudiants, etc. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer cela : la contrainte budgétaire de l’expérimentation, les délais pour soumettre le projet de loi au Parlement, les limites de la rupture d’égalité entre les citoyens, ainsi que des contraintes d’ordre technique et administratif.

Rien n’a cependant été décidé de façon précise : suite à la consultation lancée par le gouvernement, le processus d’amendement du projet de loi débutera mi-septembre, et Kela doit remettre un rapport final à la mi-novembre qui déterminera le cadre précis de l’expérimentation. Rendez-vous dans trois mois pour découvrir les détails de l’expérience finlandaise !

Source, avec Zero Hedge

 
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Publié par le 31 août 2016 dans économie, général, International

 

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La plus grande banque du Portugal en difficulté, l’Etat appelé à la rescousse

La crise de la zone Euro prend un nouveau tournant avec les banques Italiennes et Portugaises qui ont de graves difficultés – Le Portugal et l’Union européenne se préparent à renflouer la plus grande banque du pays, la Caixa Geral de Depósitos, actuellement en graves difficultés. Ce plan de recapitalisation pourrait s’élever à 4,6 milliards d’euros.

«La commissaire à la concurrence Margrethe Vestager est parvenue la nuit dernière à un accord de principe avec les autorités portugaises sur la manière de permettre une recapitalisation de CGD au prix du marché», a déclaré la Commission européenne dans un communiqué publié ce mercredi 24 août.

Plusieurs leviers financiers vont être mobilisés pour venir en aide à la banque portugaise : l’Etat va d’abord directement injecter 2,7 milliards d’euros et faire un prêt de 900 millions d’euros. De son côté, la banque devra s’engager à des réductions de coûts significatives et un milliard d’euros doit être dégagé par la vente de titres de dette, ce qui porte le montant global de la recapitalisation à 4,6 milliards d’euros.

Les autorités portugaises ont du négocier avec les instances bruxelloises pour être autorisés à effectuer ce plan d’aide. En effet, Lisbonne s’est engagé auprès de Bruxelles à réduire son déficit budgétaire de 4,5% du PIB en 2015 à 2,5% en 2016.

L’accord conclu doit encore être validé par les 28 commissaires européens.

Première banque portugaise en termes d’actifs, la Caixa Geral de Depósitos avait pourtant réussi fin 2014, les tests de résistance de la Banque centrale européenne, mais la banque portugaise peine encore à se remettre de la crise économique.

Ce n’est pas la première fois que l’Etat portugais aide son secteur bancaire en difficulté : les contribuables avaient déjà été sollicités en août 2014 pour sauver la Banco Espirito Santo et la banque Banif en en décembre 2015. Ces opérations avaient coûté respectivement 4,9 milliards et 2,5 milliards d’euros à l’Etat et aux autres banques.

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Publié par le 28 août 2016 dans économie, général, International

 

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Est-ce la plus grande crise de l’histoire ?

Parlant du pétrole et de l’or, la semaine dernière, la Deutsche Bank a montré un graphique à long terme du pétrole en termes réels ajustés, qui montre que le prix réel moyen depuis 1861 est de 47 $.

À la suite de cela, Deutsche note un ratio qu’ils regardent de temps en temps qui est le ratio de divers actifs vs prix de l’or …

Aujourd’hui, nous mettons à jour le ratio or / pétrole à partir de 1865 et constatons que le prix de l’or vient de frapper à un niveau record, autour de 44 fois le prix du pétrole.

 

 

Le record précédent de 41 en 1892 vient d’être dépassé.

Pour la perspective, le ratio était de 6,6 en Juin 2008 et seulement de 12 en mai 2014. La moyenne à long terme est de 15,5. Bien que cela ne dit rien sur où le ratio va dans le court terme , cela semble sûrement un bon trade à exploiter pour le plus long terme pour ceux qui se soucient de telles choses.

Cependant, comme nous l’avons noté récemment , ce ratio prédit simplement une crise et selon le tableau ci-dessus, c’est la plus grande crise de l’histoire ...

 

La précédente «plus grande crise de l’histoire» était en 1893 quand une depresion économique grave a frappé l’Amérique.  Nous avons atteint ce  niveau en termes de ratio or / pétrole, ce qui nous pose une question : quelle crise est juste au coin de la rue, et à quel point ce sera dévastateur ?

Zero Hedge – resistanceauthentique

Pendant ce temps, le Canada a vendu presque la moitié de ses réserves d’or 

Le Canada vend près de la moitié de toutes ses réserves d’or

Le gouvernement du Canada a vendu près de la moitié de ses réserves d’or au cours des dernières semaines, poursuivant une tendance à se déplacer loin du métal précieux comme actif gouvernemental.

Selon les statistiques financières internationales du Fond monétaire international, le Canada n’avait plus que trois tonnes de réserves d’or à partir de fin 2015.

According to ZH , This Is The NIRP « Doom Loop » That Threatens To Wipeout Banks And The Global Economy

Graphiques WSJ

 
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Publié par le 12 février 2016 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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