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Archives de Tag: La Monnaie

Plus les banques centrales impriment de la monnaie, plus les pays de la Route de la soie achètent de l’or

24hGold - Plus les banques cen...

Traverser un marché haussier est comme grimper un mur d’incertitude – la plupart du temps, le marché semble se consolider ou se corriger. Le marché haussier de l’or colle parfaitement à cette image. Il a débuté en 1999, à 250 $ l’once, mais très peu de gens ont acheté au plus bas. Nous sommes entrés dans ce marché en 2002, à 300 $ l’once, avec la ferme conviction que l’économie mondiale et le système financier seraient confrontés à d’insurmontables problèmes.

Depuis lors, nous avons eu un puissant marché haussier, interrompu de temps à autre par des corrections tout à fait normales. Il faut bien admettre que, depuis le sommet de 2011-2012, l’attente est longue, mais la tendance haussière a repris à la fin de 2015, même si elle se met en marche lentement, pour le moment. La même chose est arrivée au début des années 2000 : l’or avait atteint un plus bas en 1999, mais il ne décolla vraiment qu’en 2002.

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La plupart des investisseurs entrent dans un marché après une forte hausse, et ils patientent pendant une grande partie de la correction avant de, finalement, en sortir. Le meilleur moment pour entrer dans un marché est lorsqu’un investissement est mal aimé et sous-évalué, mais peu de personnes ont le courage de plonger à ce moment-là. Ils attendent plutôt que les médias commencent à en parler. Nous avons la chance de conseiller des investisseurs qui comprennent le rôle de l’or dans la préservation de richesse. Ce sont des investisseurs qui ne voient pas l’or comme un investissement, mais comme une assurance et une protection contre la folie des gouvernements, leur mauvaise gestion de l’économie et du système financier. Les gouvernements détestent l’or, parce qu’il révèle leurs actions frauduleuses. Jamais un gouvernement n’a dit aux gens que, à cause de ses actions, la valeur de la papier-monnaie finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro. Depuis 1913, par exemple, le dollar a perdu 98% de son pouvoir d’achat ! Depuis 1999, le dollar a décliné de 81% en termes réels, mesuré en or.

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La phase finale de destruction du dollar est imminente

Nous débuterons bientôt, probablement en 2017, la phase finale de destruction du dollar, dont la valeur atteindra zéro. Cela peut sembler dramatique, mais il ne faut pas oublier que quelque chose qui a déjà perdu 98% est garanti de finir avec une perte totale de 100%. Il reste 2% avant que le dollar n’atteigne sa valeur intrinsèque de ZÉRO ! Le seul problème, en le mesurant à partir d’aujourd’hui, est que le dollar perdra encore 100%. Probablement dans les quatre ou cinq années à venir. Mais cela pourrait aller très vite, une fois commencé. Les 2 000 000 milliards $ de dette mondiale, de produits dérivés et de passifs non capitalisés pourraient imploser très rapidement, vu que les tentatives futiles des gouvernements pour sauver le système n’auront plus aucun effet. Après tout, en imprimant ou en créant électroniquement des quadrillions de dollars, les gouvernements ne font que gaspiller du papier et de l’électricité. Le monde va découvrir que les cent dernières années ont été basées sur l’illusionque la papier-monnaie et la monnaie électronique avaient vraiment de la valeur. Mais comment de la monnaie ou du crédit créés sans production de biens ou services en contrepartie peuvent-ils valoir autre chose que zéro ? Pendant plus d’un siècle, les gouvernements et les banques centrales ont fait croire de la richesse réelle avait été créée, alors qu’elle a été basée sur des illusions et des mensonges. La vitesse à laquelle ce château de cartes financier mondial s’effondrera prouvera qu’il était bâti sur des sables mouvants.

La politique de bas taux d’intérêt finira mal

Depuis la création de la Fed, il y a cent ans, les gouvernements et les banquiers ont pratiqué la répression financière, ce qui inclut la manipulation des marchés et des taux d’intérêt, ainsi que l’expansion illimitée du crédit et l’impression monétaire.

Lorsque l’adossement du dollar à l’or prit fin en 1971, le processus s’est accéléré, et nous entrons maintenant dans la phase finale du plus grand schème de Ponzi jamais élaboré. Cette fois, cela se terminera très mal. La croissance exponentielle de la dette et du risque entre 1971 et 2006 a mené à la faillite d’un système financier qu’on aurait dû laisser couler en 2007-2008. Mais les banques en faillite ont demandé à leurs marionnettes, les banques centrales, d’émettre plus de 25 000 milliards $ de crédit, d’impression monétaire et de garanties diverses. Cela a temporairement reporté l’inévitable effondrement du système financier. Cela a aussi permis aux banquiers et aux riches de bénéficer d’augmentations massives de revenus et de capitaux.

La dette mondiale a augmenté d’environ 70% – 100 000 milliards $ – depuis 2006, et cela n’inclut pas les produits dérivés ou les passifs non capitalisés.

Tous les éléments sont en place pour que le déluge commence. Dix années sont passées depuis la dernière crise, qui ne constituait qu’un avant-goût de l’effondrement final. Les marchés boursiers sont à des surévaluations historiques, les taux d’intérêt des obligations sont à un bas de 5 000 ans, et le dollar est une devise sans aucune valeur, qui n’est basée que sur la dette et les armes. Mais cette bulle de dette pourrait encore gonfler avant d’imploser. Cela ne sera dû qu’à la tentative finale désespérée des banques centrales de sauver le monde en imprimant des quadrillions de dollars. Toute la dette et les actifs financés par elle disparaîtront ensuite dans un trou noir.

Des cygnes noirs survolent

Il semble peu probable que les banques centrales puissent laisser voler tous les cygnes noirs en 2017. La pression sur le système financier est trop forte. Cela peut commencer avec un évènement anodin, comme une chute sévère du dollar ou des marchés boursiers. Au début, cela changera la politique de resserrement attendue de la Fed. Pendant une courte période, les taux d’intérêt américains baisseront. Mais, lorsque la chute du dollar et des marchés boursiers s’accélérera, la baisse des taux par la Fed sera vue comme un signe de faiblesse. Cela entraînera une hausse des taux à long terme, vu que les investisseurs se mettront à vendre tous les instruments de dette du gouvernement ou des sociétés. Les investisseurs réaliseront bientôt que les gouvernements ne rembourseront jamais leurs dettes, tout comme les consommateurs, les étudiants, les acheteurs d’automobiles ou les propriétaires de maisons. Durant cette crise, tout le monde comprendra la signification des junk bonds, ou obligations de pacotille, parce que toutes les obligations le deviendront. Elles n’auront aucune valeur et ne serviront qu’à décorer les murs de vos toilettes. Les mots ‘dette’ et ‘hypothèque’ sont liés au mot ‘mort’. Le monde connaîtra la mort des marchés du crédit, ce qui sonnera aussi le glas du système financier.

La arguments irréfutables pour une montée de l’or

Qu’est-ce que tout cela signifie pour le prix de l’or ? Premièrement, soyons clair : le prix actuel de l’or n’a rien à voir avec le prix qu’il aurait dans un marché libre. Plusieurs personnes croient que l’or grimpe en réaction à certains événements comme la guerre, des bombardements ou des attaques terroristes. Mais de tels événements n’ont qu’un effet à court terme sur le prix de l’or. Étant donné que l’or est une monnaie avec un pouvoir d’achat stable, son prix en monnaie fiduciaire ou papier est surtout le reflet du changement de valeur de la papier-monnaie. Si cette monnaie est dévaluée à cause de l’impression monétaire ou de l’expansion du crédit, le prix de l’or mesuré en dollars ou en euros augmentera. Ce n’est pas le prix de l’or qui grimpe, c’est la valeur de la papier-monnaie qui baisse.

Jetons un coup d’œil sur quelques-uns des facteurs qui feront grimper le prix de l’or à des niveaux inimaginables, mesurés en papier-monnaie :

  • Impression monétaire illimitée par toutes les banques centrales
  • Explosion de la dette
  • Effondrement des marchés de crédit
  • Effondrement du marché des produits dérivés
  • Perte de confiance envers les gouvernements et le système financier
  • Faillites bancaires et fermetures
  • Défauts de paiement sur les dettes souveraines
  • Contrôles de change
  • Non-disponibilité de cash
  • Effondrement du COMEX et des marchés d’or-papier
  • Demande soutenue et continue des pays de la Route de la soie
  • Augmentation massive de la demande d’investissement dans l’or
  • Les fonds de pension, institutions et autres fonds augmenteront le pourcentage d’allocation à l’or de 0,4% à 1,5%, voire même 5-10%.
  • Il n’y aura, bien sûr, pas d’or physique additionnel disponible, étant donné que le pic de production est déjà atteint.
  • Une augmentation de la demande ne peut être régulée que par le prix. Si une institution voulait investir 1 milliard $ en or aujourd’hui, elle en obtiendrait 24 tonnes, à un prix de 1 300 $ l’once. Mais, avec une forte montée de la demande, elle pourrait avoir à payer 13 000 $ l’once et n’obtenir que 2,4 tonnes d’or.

Tandis que l’Occident ne réalise pas encore les effets de ses politiques désastreuses, l’Orient sait exactement ce qu’il se passera. C’est pourquoi les Orientaux continuent d’acheter tout l’or qu’ils peuvent, afin de se protéger d’un système financier en faillite, créé par les banques centrales.

Le prix de l’or reflétera bientôt la dévaluation des devises

Plusieurs méthodes peuvent être appliquées pour calculer le futur prix de l’or. Mais que l’on choisisse un adossement à l’or de 40% ou 100% du dollar US, ou de la base monétaire mondiale, ou un prix de l’or ajusté à l’inflation, ou toute autre mesure, on arrive à un prix de 10 000 $ ou plus, en monnaie d’aujourd’hui. Mais lorsque la panique s’installera et que le système financier s’effondrera, tous ces calculs ne voudront plus rien dire. Dans un scénario de panique, engendré par l’hyperinflation, l’or atteindra des niveaux inimaginables aujourd’hui : 100 000 $, 100 milliards $ ou 100 000 milliards $. Le nombre absolu ne signifiera rien, puisqu’il s’agira de papier-monnaie sans valeur. Il est certain que l’or s’appréciera beaucoup plus que la valeur actuelle de son pouvoir d’achat.

Que feront les gouvernements ? Confisqueront-ils l’or ? Selon moi, il est peu probable qu’ils confisquent la seule monnaie que les gens puissent utiliser lorsque la papier-monnaie ne vaudra plus rien et que le système financier sera mort. Ils essaieront peut-être de taxer l’or et les autres actifs des gens riches. Mais si les choses tournent aussi mal, il n’y aura pas beaucoup de services fiscaux fonctionnels.

Je sais que plusieurs personnes pensent que ce scénario est ridicule. Évidemment, j’espère qu’il ne se réalisera pas. Mais le risque est aujourd’hui plus important que jamais. Cela pourrait, bien sûr, prendre plus de temps à se matérialiser, et le résultat pourrait être un peu différent. Mais, avec le risque qui atteint des niveaux sans précédent, la préservation de la richesse doit devenir une priorité. Il n’y a pas de meilleure protection financière que l’or et l’argent physique, stocké en sécurité.

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Publié par le 9 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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« L’Inde confisque l’or et les bijoux de ses citoyens » – L’argent pourrait devenir la monnaie favorite de l’Inde

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Voici la traduction de l »article d’hier relayé par Zero Hedge qui titrait sur la confiscation de l’or en Inde, une info à la fois correcte et non correcte (lire mon papier d’hier Confiscation de l’or en Inde ?! Une tempête dans un verre d’eau ? La guerre de MODI contre le cash fait s’effondrer l’activité économique « légale ») – c’est plus que l’article est incomplet (ne mentionne pas l’énorme taxation de 85 % sur la richesse non divulguée), mais tout ce qu’il raconte est exact, il y a une guerre contre l’or et un gros paquet de citoyens Indiens sont spoliés .

 L’ Inde confisque l’Or, même les bijoux, et lance des Raids sur l’argent caché :

La répression financière est à la hausse de par le monde, et notamment en Inde. Après avoir rendu ses plus grosses coupures illégales en novembre, le gouvernement indien s’en prend désormais à l’or.

Et pas seulement aux barres et pièces d’or. Lors de récents raids, il est allé jusqu’à confisquer des bijoux.

Pour en savoir plus, voyez mon article du 27 novembre intitulé Cash Chaos in India, 86% of Money in Circulation Withdrawn; Cash Still King in Japan.

Les plus grosses coupures indiennes, ce sont les billets de 500 (7,30 dollars) et de 1000 roupies (14,60 dollars), qui représentent plus de 85% des billets en circulation. Ils n’ont désormais plus cours légal.

Le désordre qui a fait suite à la décision du gouvernement de les sortir de la circulation se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

L’Inde confisque l’or de ses citoyens

Voici un extrait de Message to Modi: Do No More Harm, par Mihir Sharma.

Le désordre né de la « démonétisation » ne s’estompe pas. Il y a de fortes chances que les bouleversements économiques actuels, notamment dans les régions rurales de l’Inde, affectent la croissance pendant encore quelques trimestres. Il est difficile de prédire quels en seront les effets, nous sommes désormais en territoire inconnu, et les estimations varient considérablement. De nombreux analystes tombent toutefois d’accord avec l’ancien Premier ministre, Manmohan Singh, qui s’attend à voir les récentes politiques faire perdre deux points de pourcentage au taux de croissance du PIB.

La démonétisation a d’abord été présentée comme une attaque de haute précision contre l’argent noir — les piles d’argent illicites qui ont été accumulées à l’abri du regard du percepteur. Il est désormais évident que cette attaque ait été tout sauf précise. Pire encore, des questions gênantes sont aujourd’hui posées quant à la possibilité pour les règles et exemptions qui ont accompagné cette démonétisation d’avoir permis à certains propriétaires d’argent noir de blanchir leurs réserves. C’est pourquoi Modi choisit maintenant de présenter la démonétisation comme un moyen d’encourager le développement d’une société sans espèces.

Et pourtant, l’idée d’une guerre contre le capital non-déclaré reste centrale à la démonétisation, ce qui signifie que Modi devra trouver d’autres manières de poursuivre son agenda. Le gouvernement a déjà commencé à faire des perquisitions chez des individus soupçonnés d’avoir dissimulé des actifs autres que des espèces, comme par exemple de l’or.

Beaucoup s’inquiètent de voir les perquisitions redevenir chose fréquente, ce qui a poussé le gouvernement à tenter d’apaiser la situation en clarifiant, entre autres, que rien ne se passerait si « les réserves d’or des individus se limitent à 500 grammes d’or par femme mariée, 250 grammes par femme non-mariée et 100 grammes par homme ». Il a également ajouté que les bijoux ne feraient l’objet d’aucune limitation, si tant est qu’ils proviennent d’un héritage. L’agent en charge d’une perquisition a « la possibilité, à sa seule discrétion, de ne pas saisir une quantité plus importante encore de bijoux ».

Cela signifie, malheureusement, que les agents fiscaux de l’Inde ont gagné la loterie. Lors d’une perquisition, ils peuvent décider de confisquer, ou non, les réserves d’or d’une famille. Les Indiens possèdent de très importantes réserves d’or – estimées à 20.000 tonnes, dont une majeure partie a été héritée. Les lois qui s’appliquent aux mandats de perquisition simple sont différentes, mais très peu le savent. Plutôt que de faire le ménage en matière de gestion fiscale, le gouvernement a offert aux agents de perquisition plus de pouvoir qu’ils n’en ont eu depuis des décennies. Les riches paieront le nécessaire pour qu’on les laisse en paix, les autres souffriront

Les riches s’en sortent, les autres souffrent

La dernière phrase de l’article précédent en dit long sur ce qui se passe aujourd’hui : « Les riches paieront le nécessaire pour qu’on les laisse en paix, les autres souffriront ».

Les preuves dont nous disposons poussent à croire que ceux qui ont des contacts politiques, ainsi que leurs amis, ont été avertis de ces mesures. Tous les autres se sont retrouvés coincés.

Les perquisitions d’or renforcent la guerre que mène le gouvernement indien contre les espèces. Et ce genre d’actions finira ultimement par faire grimper la demande en or.

Qu’arrivera-t-il ensuite ?

Je ne cesse jamais de me demander ce qui arrivera ensuite. Certains prétendent le savoir. J’admets être dans le noir. Je suis sûr que nous avançons vers une crise des devises, mais suis incapable de déterminer quand elle se présentera. Et la liste des candidats potentiels ne cesse plus de se rallonger.

Je me suis principalement penché sur le Japon, la Chine et l’Union européenne. L’Inde m’a pris par surprise, mais s’intègre dans ma théorie générale selon laquelle une goutte inattendue viendra bientôt faire déborder le vase, ailleurs qu’aux Etats-Unis.

Les décisions des Etats-Unis pourraient déclencher une crise des devises, mais je suis d’avis qu’une crise frappera d’abord un autre pays. Si je ne me trompe pas, l’or représentera de nouveau une valeur refuge dans toutes les devises, et principalement dans celle qui se trouvera à l’épicentre de la crise.

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Pendant ce temps la demande en Argent explose – L’argent pourrait devenir la monnaie favorite de l’Inde

Le gouvernement indien tente depuis quelques années, et par divers moyens, de réduire la demande de ses citoyens en or. Les mesures adoptées s’intègrent dans un ensemble de politiques établies par le gouvernement en vue de réprimer l’utilisation de devises sur le marché noir, qui ont également inclus le retrait des billets de 500 et 1000 roupies de la circulation au début du mois de novembre. Au vu de ce qui s’est passé en 1910, nous pouvons nous attendre à ce que ces décisions aient des conséquences inattendues.

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Croissance de la demande indienne en bijoux en or et en argent. Thomson Reuters GFMS, Gold 2016 and Silver Survey 2016

L’amour des Indiens pour l’or a posé pour leur pays de sérieux problèmes économiques. En 2011, la banque d’investissement australienne Macquarie a estimé que les ménages indiens placent 78% de leur épargne sur l’or.

Cela signifie que l’Inde dispose aujourd’hui d’un système de double monnaie, dans le sens où les gens préfèrent épargner en or qu’en roupies. C’est une situation unique parmi les économies développées, qui me pousse à me demander comment réduire l’attrait d’une population pour un métal précieux.

L’accumulation d’épargne sous forme d’or plutôt que de dépôts bancaires impose un frein permanent à la croissance indienne. La raison en est que l’épargne n’augmente pas les fonds disponibles au prêt au sein de l’économie. L’une des raisons pour lesquelles il est difficile de faire travailler cet or en tant que capital d’investissement est que 79% de l’épargne en or prend la forme de bijoux plutôt que de barres ou pièces.

L’Inde était le plus gros consommateur d’or au monde en 2015 avec près de 700 tonnes, selon le GFMS Gold Survey 2016. En revanche, elle produit moins de deux tonnes d’or par an. Cela signifie que l’Inde doit importer 25 milliards de dollars d’or chaque année, ce qui accroît son déficit de compte courant et réduit la valeur de sa roupie.

En 2015, le Premier ministre indien, Narendra Modi, a introduit une obligation souveraine sur l’or pour permettre aux propriétaires de métal d’échanger leur or contre des obligations porteuses d’intérêts. Après l’arrivée à maturité de ces obligations, les investisseurs peuvent demander de récupérer de l’or physique dans des quantités égales aux réserves qu’ils ont déposées. Les quantités d’or minimums nécessaires à une participation à ce programme ont été fixées à 2 grammes. En novembre 2016, 14 tonnes d’or avaient été mobilisées dans le cadre des deux émissions d’obligations sur l’or, et cinq tonnes supplémentaires avaient été collectées au travers des autres programmes de monétisation du gouvernement (dont les dépôts minimums ont été fixés à 30 grammes).

En revanche, parce que les Indiens sont dits posséder 20.000 tonnes d’or, ces dépôts ne représentent que de très petites quantités de métal, et ne semblent pas pour le moment représenter de solution durable.

Conséquences inattendues

Une alternative pourrait être de réduire les importations d’or indéfiniment. C’est à ces fins que le gouvernement a commencé à rehausser les taxes d’importation sur l’or en 2013, pour les porter à 6%. Elles s’élèvent aujourd’hui à 10%. En revanche, le déclin du prix de l’or sur la période a entraîné une hausse de 12% des importations d’or en 2015, les consommateurs ayant profité de ce qu’ils percevaient comme une offre avantageuse.

Pour observer les conséquences qu’ont pu avoir de telles politiques par le passé, il nous faut revenir un siècle en arrière. L’Inde cherche en effet depuis un certain temps à réduire les importations de métaux précieux. En 1910, le gouvernement indien a fait passer les taxes d’importation sur l’argent de 5 à 11%. Un rapport de marché publié en 1912 par Pixley & Abell a montré un déclin de 28% de la demande en argent des Indiens dans les bazars du pays au cours des trois années qui ont suivi cette hausse des taxes. Ce déclin de la demande a été attribué non seulement à la hausse des taxes d’importation, mais aussi à la substitution de l’or à l’argent dans l’épargne des citoyens, l’or étant devenu plus intéressant sur une base relative.

Entre 1910 et 1930, les importations d’argent nettes de l’Inde sont passées de 98 à 31 millions d’onces, selon les rapports du British Geological Survey. L’Inde est, après cette date, graduellement devenue le plus gros consommateur d’or au monde, avant d’être dépassée par la Chine en 2015.

Il semblerait que les citoyens indiens se tournent aujourd’hui de nouveau vers l’argent. Suite à la récente hausse des taxes d’importation sur l’or, les importations d’argent de l’Inde ont atteint près de 8.000 tonnes en 2015, soit 14% de plus qu’en 2014. La demande en bijoux en or, qui représentent 75% de la demande en or des Indiens, a perdu 30% entre septembre 2015 et septembre 2016, selon le Conseil mondial de l’or. Voilà qui laisse supposer un possible retour de l’argent en tant qu’investissement favori des Indiens.

L’or représente en Inde une vaste majorité des ventes de bijoux. Mais la demande en bijoux en argent a gagné 600% en dix ans, contre seulement 25% pour la demande en bijoux en or.

L’argent n’est bien évidemment pas le seul métal d’investissement disponible. Les investisseurs à la recherche d’une forme de capital plus compacte peuvent par exemple opter pour le platine, dont le prix par once est 56 fois plus élevé que celui de l’argent. Mais une transition vers l’argent, qui était la norme jusqu’à la première guerre mondiale, semble plus probable. Elle pourrait avoir un très lourd impact sur les prix. Pour vous donner une idée d’échelle, le marché des bijoux en or de l’Inde représentait 25 milliards de dollars en 2015, alors que le marché global des bijoux en argent n’était que de 3,5 milliards de dollars.

Conclusion

Même une légère transition de l’or vers l’argent entraînerait une forte hausse du prix de l’argent. Une réallocation de 10% des investissements en bijoux en or sur les bijoux en argent ferait doubler la demande globale en bijoux en argent. Les mines et autres sources d’argent ne seraient pas capables de satisfaire immédiatement cette hausse de la demande, et les prix grimperaient pour finalement représenter un casse-tête supplémentaire pour ceux sui sont en charge de la très atypique économie de l’Inde.

 
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Publié par le 9 décembre 2016 dans général, or et argent métal

 

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DÉBUT DE BASCULEMENT VERS LES ACTIFS RÉELS ET FUITE DEVANT LA MONNAIE ?

 

En 2016, la Chine aura acheté plus d’actifs dans le monde que les États-Unis, avec 200 milliards de dollars contre 180 pour la première puissance économique. C’est la progression qui impressionne également, avec un doublement par rapport à l’année 2015 (105 milliards de dollars). Les hommes d’affaires chinois investissent tous azimuts, dans les hydrocarbures en Russie, les minerais en Afrique, les clubs de football en Italie (Inter Milan), les aéroports en France (Toulouse)…

Cette appétence pour les actifs réels ne concerne pas seulement la Chine, et pas seulement les investisseurs privés, mais aussi les banques centrales des pays émergents exportateurs, qui gèrent 10.000 milliards de dollars de réserves de change (provenant de leurs excédents de balance commerciale), et les fonds souverains, qui pèsent 11.000 milliards de dollars. Deux raisons fondamentales expliquent cette évolution : d’une part les pays pétroliers doivent préparer « l’après-pétrole » et trouver d’autres relais de croissance (Norvège, Émirats, Qatar, et maintenant Arabie Saoudite), et d’autre part, les obligations souveraines, leur principal placement jusqu’ici, ne rapportent plus rien avec la généralisation des taux zéro et des taux négatifs.

On assiste donc à un mouvement de vente des obligations souveraines américaines et européennes par les pays émergents et pétroliers, et à une réorientation vers les secteurs de l’énergie, de l’industrie, des infrastructures, de l’immobilier. Cette tendance « va s’amplifier dans le futur », selon Patrick Artus. Les masses en jeu sont énormes : ces 21.000 milliards de dollars de réserves de change et de fonds souverains représentent la moitié de l’encours des dettes publiques des pays de l’OCDE. D’ailleurs ces ventes d’obligations souveraines font remonter les taux d’intérêt à long terme sur la dette américaine, mais pas dans la zone euro, en raison du Quantitative Easing de la Banque centrale européenne (80 milliards d’euros par mois). Etant donné qu’une forte remontée des taux longs mettrait en péril le système financier, voilà qui va encourager les banques centrales à continuer leurs politiques laxistes…

Au-delà de ces raisons d’ordre économique, on ne peut s’empêcher d’y voir également un début de fuite devant la monnaie. D’ailleurs ces pays (Chine, Moyen-Orient) sont justement de gros acheteurs d’or, au niveau de la population et/ou de leurs banques centrales. L’or est l’actif réel par excellence, comme nous l’avons dit, mais il ne peut suffire à absorber toute cette masse considérable d’argent, et ces pays doivent en outre diversifier leurs investissements. Quoi qu’il en soit, les grandes monnaies internationales (dollar, euro, yen) n’inspirent plus confiance avec des rendements quasi nuls pour leurs dettes souveraines et une valeur remise en cause par des taux directeurs à zéro et des Quantitative Easing à répétition (sauf aux États-Unis pour l’instant).

De la même façon qu’un particulier avec beaucoup de cash n’en retire aucun rendement, et de plus s’expose à des risques de ponction en cas de crise financière (directive BRRD et loi Sapin 2 pour l’assurance-vie), les grands détenteurs de liquidités (banques centrales de pays exportateurs, fonds souverains) comprennent qu’ils détiennent un cadeau empoisonné. La fuite devant la monnaie commence, sans précipitation pour l’instant, les prix des actifs réels vont encore monter, avec sans doute des bulles (pas encore sur l’or, profitez-en), mais toute accélération dans ce domaine peut mettre l’ensemble du système financier sous une pression destructrice.

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Chronique d’un éveil citoyen – Penser la monnaie

 
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Publié par le 27 octobre 2016 dans économie, général, société, Vidéos (Toutes)

 

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Penser la Monnaie, entre pesant d’or et pièces frappées

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Pour commencer aujourd’hui voici un peu de pédagogie et une belle réflexion sur la monnaie  .

Partie 1 ici « penser la monnaie » , voici la 2e parie (la plus intéressante) :

« On remarquera que lorsque, de nos jours les théoriciens parlent de l’invention de la monnaie dans l’Antiquité, ils omettent le plus souvent de définir de quelle monnaie et de quelle invention il s’agit ». Cette citation tirée d’un ouvrage remarquable sur la naissance de la monnaie en Orient par Georges le Rider, ne dit pas seulement l’énervement d’un spécialiste des monnaies anciennes vis-à-vis des commentateurs modernes de la monnaie et de leurs simplifications, mais nous parle du mal que nous avons, essayant de penser la monnaie, à restituer les cadres sociaux, technologiques et économiques dans lesquels elle se déploie.

Dans l’article précédent, on a mis en valeur que « Monnaie » est un mot dont le sens même est compliqué par la multiplication des adjectifs dont on l’assortit. De même que rien n’est simple sur le plan des idées puisque s’affrontent ceux qui pensent que la monnaie est le fait du Souverain quand d’autres en font une sorte de convention « sui generis » entre groupes sociaux. Peu importe dans tous les cas son support, métal, papiers ou lignes comptables.

Il y a donc peu de certitudes autour de cette chose ou de cette relation, la monnaie, dite essentielle au fonctionnement des sociétés modernes!

Imaginaire social et trésors du Grand Roi

La monnaie est aussi essentielle au bon fonctionnement de l’imaginaire social surtout quand elle brille! Il faut se souvenir de cette scène magnifique du réveil du « plus petit des grands d’Espagne » quand Yves Montand, le serviteur, fait chanter les pièces d’or, des ducats évidemment, pour réveiller son maître, incarné par Louis de Funès. Le cinéma, contemporain a aimé faire tinter l’or et le voir briller dans des cassettes ou des malles profondes.

L’or brillait aussi en Asie Mineure au temps de Xerxès: en 480 avant JC, un dénommé Pythios, faisant sa cour au Grand Roi, offrit de mettre à sa disposition un trésor composé 3.993.000 dariques, ce qui, à 8,4 grammes d’or la darique, ne représentait pas moins de 33, 5 tonnes d’or… On sait que ledit Grand Roi disposait dans un coffre au pied de son lit, pour ses besoins courants, d’une réserve personnelle de 5000 talents soit 1.500.000 dariques… Nageait-on dans l’or et surtout la monnaie d’or dans ces temps anciens? On pourrait le croire puisqu’il est rapporté que le trésor de Suse, quand Alexandre le Grand y entra était composé de 2.700.000 monnaies d’or.

De quoi rêver n’est-ce pas? Et féliciter par la même occasion le célèbre Roi de Lydie, Crésus et ses descendants pour avoir, un siècle plus tôt, non seulement inventé la monnaie d’or, mais aussi pour avoir converti le monde entier à ce moyen de paiement.

Quand Louis XIII, réforme la monnaie dans son pays en créant le fameux Louis d’or, quand Napoléon poursuit cette idée en créant… le Napoléon, ils s’inscrivent dans ce même mouvement. Ce sont de vieilles monnaies dira-t-on, des monnaies métalliques, mais aussi des monnaies que tout le monde souhaite posséder, dans son coffre pour les uns, sous le matelas pour les autres, de la vraie monnaie!

Décrite de cette façon, la monnaie d’or paraît presque banale. C’est la monnaie par excellence, celle qui est conservée à monceaux dans les grottes les plus reculées des pays les plus imaginaires ou dans les caves de châteaux pareils à ceux-ci des Disney resorts.

Monnaies imaginaires ou monnaies d’élites?

Et pourtant cette abondance est une illusion et elle cache trop que la monnaie qui brille dans notre imaginaire n’éclairait pas celui des paysans de Mésopotamie au Ve siècle avant notre ère! Imaginez notre monde européen contemporain dans lequel les moyens de paiement ne seraient constitués que de billets de 250, 500 et 1000 euros! Imaginez-vous, munis d’un de ces billets, achetant un kilo de tomates? Imaginez cela seulement et répondez à la question: l’invention de la monnaie, a-t-elle permis de fluidifier et de simplifier les échanges commerciaux? A-t-elle vraiment libéré les sociétés du troc ou, ce qui n’en est pas loin, du paiement par remise de métal au poids? Votre réponse sera évidente. Un tel système monétaire ne peut pas faciliter les échanges commerciaux en général, c’est-à-dire tous les échanges commerciaux quels que soient leur valeur et leur nature et quelques qu’en soient les protagonistes.

Donc, lorsqu’un économiste se laisse aller à penser à ces Grecs anciens qui ont « inventé » la monnaie, il faut relativiser. Une société où on ne connaîtrait de monnaie que sous la forme de billets de 1000 euros aurait bien du mal à fonctionner. Commenterions-nous alors l’invention de cette forme de la monnaie en soutenant que c’est une étape décisive pour le fonctionnement souple et fluide de nos sociétés? Que dire alors de cette innovation incroyable, la monnaie frappée et dénommée, la fameuse monnaie lydienne monnaie qui porte une valeur nominale garantie par son émetteur mais qui ne peut être utilisée dans la plupart des transactions courantes!

Plutarque indiquait qu’un mouton valait une drachme, c’est-à-dire une pièce en argent dont le poids est de plus ou moins 4.30 g. Aurait-on pu régler un morceau de mouton au moyen d’une pièce de monnaie lydienne en électrum, un alliage d’or et d’argent? La plus petite pièce Lydienne pesait 0,15 gramme, valeur d’un tiers de mouton ! (Pour donner une idée de la taille de ces pièces de monnaie, il faut se souvenir que le Napoléon pèse 6,45g). Pour compléter ce tableau, retournons en Mésopotamie. Au Ve siècle, on payait en « métal pesé ». Parmi les unités de compte, la plus commune en Mésopotamie, le shekel correspondait à 8,4 grammes d’argent, une unité payait le salaire moyen mensuel d’un travailleur. Que conclure de tous ces exemples: qu’ils soient pesés ou frappés, ces moyens de paiement ne s’appliquaient à toutes les transactions courantes.

Dans ces conditions, ou bien, ces transactions se faisaient encore selon la bonne vieille tradition du troc, ou bien des sous-monnaies permettaient de faire face aux menus paiements. Les inventeurs de la Monnaie moderne, celle qui a été entouré des attentions d’un des plus grands philosophes de tous les temps, Aristote, n’avaient donc pas du tout trouvé ce moyen de paiement que nous révérons tous, unique, universel et décomposable jusqu’à des sous-multiples impressionnants.

Plus étonnant: peu de temps après que les Lydiens eussent trouvé le moyen de donner à l’économie monétaire un support moderne, les Perses « annexaient » la Lydie. Or, les Perses ne connaissaient pas la monnaie au sens lydien du terme. Ils utilisaient la monnaie-métal qu’on pesait et continuèrent à l’utiliser pendant un bon siècle après leur conquête (voir l’exemple du shekel, cité plus haut).

Comment comprendre ces deux aspects de la question monétaire? D’un côté, la monnaie lydienne, symbole de la modernité monétaire et support de nombreuses théorisations économiques n’était manifestement pas une monnaie pour tous et pour toutes opérations; de l’autre, dans l’empire dominant, la Perse, puissance économique et impériale considérables, la « monnaie moderne » ne fut pas considérée, ni comme nécessaire à l’économie courante, ni comme une expression de la puissance du Souverain?

Pour quelles raisons, dans ces conditions, les Lydiens lancèrent-ils cette innovation, la monnaie frappée à valeur nominale standardisée? Pourquoi y voit-on un coup de génie conceptuel pour l’avenir? Si la monnaie nouvelle (mais s’agit-il d’une monnaie nouvelle?) ne sert pas efficacement le commerce, si elle n’incarne pas la puissance du souverain, d’où vient-il qu’on l’ait inventée? D’où vient-il qu’on la voit toujours comme l’alpha et l’oméga de l’univers monétaire?

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Publié par le 7 septembre 2016 dans général, or et argent métal

 

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La fin de la Monnaie Papier

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Tiens , une nouvelle venue dans le monde de l’or : on va lui donner une tribune, comme tous ceux qui écrivent sur l’or – passer par chez nous commence à être inévitable pour être lu et se faire un nom dans ce domaine.

Et nous ne sommes pas fermés, mais ouverts . Ouvert à tous ceux qui écrivent dans et pour la liberté .

Le titre est accrocheur, ici on a un bon résumé sur comment le systeme basé sur la monnaie papier, qui est une pyramide de Ponzi tous nos lecteurs savent cela, a évoluer ces dernieres années pour arriver à un moment où les devises papiers sont en train de s’effondrer, d’où la tentative actuelle, désespérée , d’évoluer vers la monnaie digitale et numérique, d’abolir le cash .

Le graphique ci dessus de l’or , antithèse de la monnaie papier, sur le trés long terme illustre bien le phénomène .

Elle semble maîtriser son sujet .

Voici donc Estelle Blanc, qui est un pseudo :

Le sauvetage « in extremis » des banques illiquides et insolvables, aux Etats Unis, et en Europe en 2008, par le peuple à hauteur de milliards (Plan Paulson) a entraîné peu à peu le mécontentement des citoyens, et l’économie mondiale dans la tourmente : « socialisation des Pertes/ privatisation des profits ».

En effet, l’abrogation du Glass Steagal Act en 1999 aux Etats Unis, a permis aux institutions financières américaines, et ses concurrents mondiaux dans des prises de risques inconsidérées (commercialisation de fonds structurés complexes basés sur des pyramides de dettes immobilières (RMBS, CDO, CDO2, etc…) insolvables, provoquant la « myopie au désastre » (Minsky) et sans doute la plus grande déroute financière connue jusqu’alors.

Dans ce contexte, les « experts » parlent de régime aliéné, de monnaie carencée (Frederic Lordon, Imperium) et de changement de régime (2008). La fin de la monnaie papier ?

Le dollar vivrait-il la fin de son monopole dans les échanges commerciaux ? En effet, les BRICS se désolidarisent des transactions en dollars menaçant les Etats-Unis d’insolvabilité (la fin du dollar, journaliste Myret Zaki, rédactrice de Bilan.ch).

La croissance économique mondiale est menacée de déflation (INSEE, ou economic outlook, FMI ou world bank), par un pouvoir d’achat raboté par le sauvetage des banques « too big too fail », et une politique monétaire accommodante qualifiée de criminelle (QE1, QE2, QE…n…) (quantitativ easing= “PLANCHE A BILLET…)

Les produits d’épargne complexes (Fonds indiciels, fonds structurés, fonds de fonds) ne font plus l’unanimité chez les épargnants : « bien mal acquis, ne profite jamais », (l’Or des fous, de Gillan Tett).

Le crédit dans l’économie ne circule plus, car la dérégularisation des banques n’a pas été sanctionnée par les Agents économiques.

Le livret A ne rapporte plus rien (plan d’épargne préféré par la population française, source: Banque de France), voire même est pris en tenaille entre une fiscalité imposante et un risque de dégradation, de perte de valeur. Le montant des actifs en défaut est alarmant donnant de la place aux placements de refuge.

La Grande Dépression de 1929 a débouché dix ans après sur 1939 ; en Europe Centrale, le laxisme budgétaire des années 1980 de la “You_go_sla_ VIE” a débouché petit à petit sur la perte de confiance dans les institutions, sa monnaie papier, et la Guerre Civile, coûtant des milliers de vies Humaines, de dépenses militaires et financières profitables pour les organisations mondiales telles que le FMI.

Dans ce contexte, tous les experts de la finance « structurée » préconise de sauver votre épargne dans les actifs tangibles comme l’or physique et/ou la terre agricole, afin de se prémunir contre le risque systémique de Ponzi, imposé en 1971 par le gouvernement Nixon (“le dollar est votre problème, pas le nôtre”).

Depuis l’éclatement de la Crise des subprimes, l’or physique (et non papier (ETF)) a accéléré son intérêt chez les épargnants: ainsi selon le graphique ci-dessous , entre 2015 et 2016: l’or PHYSIQUE a pris a pris +12,7%, avec un pic historique en 2013. Le système Ponzi semble toucher à sa fin, et un monde ne suffirait pas, pour éponger une DETTE mondiale insolvable.

L’ancien “Maestro” de la FED, directeur de 1987 a 2008, avait prévenu « le canari se cache dans la Mine ».

Estelle Blanc, source

 

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L’or, la monnaie du futur selon le prévisionniste George Gilder

Une revue de presse spéciale vacances de fin d’année cette semaine. Avec d’abord cette prédiction ma foi fort intéressante  . Z 

George Gilder, investisseur, écrivain et économiste américain, est célèbre pour avoir prédit l’avènement de technologies comme les micropuces et Internet. Dès 1990, il avait prédit dans un livre intitulé Life After Television (la vie après la télévision) que les ordinateurs allaient rendre la télévision obsolète, une prédiction qui est en train de se réaliser 25 ans plus tard ! Dans son dernier livre, Gilder explique pourquoi le standard or devrait remplacer le système monétaire actuel.  Article de Jerry Bowyer, publié le 23 décembre 2015 sur Forbes.com :

« Dans son livre paru récemment, “The 21st Century Case For Gold”, George Gilder retourne l’argument contre ceux qui dénigrent le standard or en le qualifiant de relique barbare. Pour Gilder, les monnaies papier fluctuantes sont LA relique du passé. Elles sont totalement inadaptées à notre monde moderne, rendues indéfendables par la théorie de l’information moderne. Elles sont également une source majeure de corruption politique et économique ainsi que l’une des barrières les plus significatives au progrès.

Le standard or est devenu quelque chose considéré comme « rétro ». Qualifié de système ancien datant de l’avant keynésianisme, de l’avant modernisme, un vestige du passé datant de la Première Guerre mondiale. Gilder, pourtant, est un homme qui se propulse dans l’avenir. Il s’agit d’un prévisionniste technologique qui fut l’un des premiers à mesurer le potentiel de la micropuce et, ensuite, à comprendre l’importance grandissante d’Internet. Il fut également l’un des premiers à prédire l’avènement du Cloud Computing. Gilder a tout d’un technophile, un profil aux antipodes d’un nostalgique tourné vers le passé.

Qu’est-ce qui a donc pu pousser un homme comme George Gilder à se tourner vers le standard or ? Les mathématiques qui ont commencé à faire leur apparition vers la moitié du 20e siècle sont les mathématiques de l’inconnu. Elles apparaissent aux limites des calculs infinitésimaux et d’autres systèmes mathématiques basés sur un futur déterministe. Elles concernent l’incomplétude de notre système (Kurt Gödel) ou la dissimulation intentionnée d’information (la cryptographie) ainsi que la révélation d’informations jusqu’alors inconnues (Claude Shannon) et l’écartement de certaines possibilités.

Ces nouvelles disciplines rendent l’or plus attractif que les branches les plus anciennes des mathématiques. Isaac Newton a développé à la fois le calcul et le standard or britannique. Mais même lui n’était pas en mesure de comprendre l’avantage majeur de ce système. Les mathématiques, euclidiennes aux calculs infinitésimaux, concernent le comptage de ce qui peut être vu : un nombre, un espace, une masse. Le calcul infinitésimal a ajouté du mouvement aux formules statiques des mathématiques anciennes, mais sans parvenir à transcender les catégories matérielles. Pourtant, notre monde se différencie par un fossé de taille, qui consiste à être capable de mesurer quelque chose de non matériel et non spatial : l’information. La théorie de l’information ainsi que le théorème de l’incomplétude rendent l’avènement de l’âge de l’information possible.

suite et fin

 
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Publié par le 28 décembre 2015 dans général, or et argent métal

 

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