RSS

Archives de Tag: la hausse

« Or : L’ultime baisse qui va générer l’énergie pour la hausse à venir »

Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette analyse (pour moi l’or ne baissera pas en dessous de 1050 $, mais pour le moment il s’accroche, il stagne – toujours sans avoir de tendance ..), mais je vous la diffuse quand même pour élargir votre vision avec différents points de vues … Z

Vous trouverez ci-dessous une analyse chartiste de l’or. Ne tirez pas sur le chartiste.

Comme vous le savez, différents facteurs peuvent venir contrer le mouvement qui semble s’être amorcé, et je peux me tromper. Je dirais même plus, je serais heureux de m’être trompé.

Voici d’abord un plan large du graphique de l’or en USD, sur lequel on voit les faisceaux de Fibonacci qui rayonnent depuis le début du bull market.

Curieusement, sur ce graphique, on voit que le bull market a commencé en 1984. Il y a eu une poussée haussière de l’or et la résistance, qui a repoussé cinq fois la hausse des cours entre 1984 et 1988, a été retouchée en 2011. Les autres faisceaux de Fibonacci de cette hausse initiée en 84 ont également resservi depuis.

Si vous regardez le rallye haussier, qui a suivi la forte baisse des cours de 2008, il y a un faisceau (que j’ai mis en pointillés) sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008.

Je pense qu’on va aller le chercher dans cette jambe de baisse, pour mieux consolider la hausse à venir.

La grosse résistance devrait probablement être retouchée dans les mois à venir, en 2019 ou 2020, vers 2400 $.

 

Sur le plan plus serré ci-dessous, on peut constater que la MM100 mois a fait résistance depuis août 2017 à six reprises.

La MM140 mois a servi de support en décembre 2016 et novembre 2017, mais elle a été cassée en juillet dernier.

Force est de constater que la MM200 mois sera à la fin de l’année superposée avec le faisceau de Fibonacci, sur lequel il n’y a pas eu de pull back en 2008 et 2009.

La MM200M et ce faisceau seront exactement superposés au bout de la hauteur du triangle, dont nous sommes sortis par le bas.

Il y a donc trois bonnes raisons de penser que l’or va descendre vers 1000 $ au tout début de 2019.

 

Si on regarde le graphique hebdomadaire de l’or, il est évident qu’il forme depuis août ce qu’on appelle un fanion baissier.

 

Quatrième bonne raison…

Vous trouverez ici la définition du fanion baissier.

La chute de l’or ayant commencé le 23 avril à 1335 $, les cours de l’or ont chuté de 174 $ jusqu’au 13 août.

La sortie de fanion aura probablement lieu vers 1190 $ fin octobre, et devrait nous mener 174 $ plus bas, vers 1019 $.

 

La cinquième raison est la hausse attendue du Dollar index, qui dessine une ETE inversée et remonte vers sa ligne de cou vers 97,5.

Avec la possibilité qu’il remonte jusqu’à sa ligne de base dans un deuxième temps.

 

Si l’or doit chuter à 1000 $, l’argent chutera à 11.95 $, comme je l’ai démontré précédemment.

Et ce, malgré le corner de l’argent physique, qui est toujours en cours, et malgré le ramassage continu de l’or physique.

Comme l’euro va chuter face au dollar, c’est sans doute un mauvais calcul de vouloir acheter l’argent au plus bas, d’autant plus que l’on risque de constater des primes croissantes sur l’argent physique.

Le pétrole sera-t-il entraîné à son tour à la baisse ? Si cela arrivait, Wall Street chuterait également.

GÉOPOLITIQUE MONÉTAIRE

Le Yuan, qui semble indexé sur l’or depuis avril, va chuter également contre le dollar, rendant totalement inutile les barrières douanières américaines.

Plus le dollar montera, plus la crise de la dette s’amplifiera. Les défauts vont se multiplier et les banques vont souffrir.

Au final, Trump sera obligé de dévaluer brutalement le dollar pour que son industrie reste compétitive à l’export et pour calmer la crise internationale de la dette.

Souvenez-vous qu’à la fin du mois d’août 2018, la Chine a refusé de se voir imposer un nouvel Accord du Plaza, d’après l’agence de presse Chine Nouvelle (XinhuaNet), la plus ancienne des deux agences de presse chinoises, information reprise par zerohedge ici. La Chine considère que le Japon a été la grande victime de cet Accord du Plaza et que l’économie nipponne ne s’en est jamais remise. Le taux de change entre le dollar et le yen avait baissé de 51% en deux ans, effaçant la moitié de la valeur des réserves monétaires du Japon.

Mais si la Chine peut se targuer publiquement d’avoir refusé ce nouvel Accord, c’est que cela a été proposé par la Réserve fédérale et Donald Trump. Il y a donc, dans les coulisses de la géopolitique monétaire, une volonté de faire baisser le dollar. Il reste encore aux Américains à apprendre à négocier avec diplomatie, ce qu’il ne savent pas faire quand ils ne sont pas en position de force. La politique de la canonnière du Yang-Tsé n’est plus de mise aujourd’hui. Ni les Chinois, ni les Russes ne se laissent impressionner par les porte-avions américains; or c’était l’argument massue ultime pour imposer la violente dévaluation de 1985.

La crise actuelle semble inexistante au regard de la flambée des cours du dollar de 1983 à 1985. La chute a été tout aussi violente… que la hausse, qui l’a précédée.

Cette chute du dollar s’est terminée le 1er janvier 1988, le jour exact du sommet de la poussée de l’or de 1984 à 1988. Les initiés ayant acheté de l’or durant les négociations de l’Accord du Plaza ont fait une très belle culbute.

À l’époque, ils avaient joué l’or contre le dollar mais pas l’argent, alors que je crois savoir qu’ils vont jouer les deux métaux précieux dans les mois à venir.

 

Une crise d’une telle ampleur sera-t-elle évitée ?

Évidemment, ceci est une analyse graphique, montrant un scénario parmi les multiples possibles.

La géopolitique militaire ou monétaire peut bousculer cet enchaînement.

 

Ceci expliquant cela, vous comprendrez pourquoi toute l’armada de l’OTAN se dirige vers la flottille russe en Méditerranée orientale, la Russie étant moins puissante que la Chine…

Vous comprendrez pourquoi, les diplomates chinois, russes et iraniens ont accéléré dès la fin de semaine dernière les négociations pour faire entrer l’Iran dans l’OCS, l’organisation de coopération de Shanghai, qui est un traité de défense eurasiatique, qui fait le pendant à l’OTAN.

Et pourquoi la Chine a refusé l’entrée d’un bâtiment militaire américain, qui voulait faire relâche dans le port de Hong Kong (NY Times).

Cette guerre commerciale est en réalité monétaire, et les pressions militaires sont actuellement au maximum.

À suivre…

source

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 5 octobre 2018 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , ,

La hausse rapide du méthane alarme les climatologues

La hausse rapide du méthane alarme les climatologues

Les scientifiques s’alarment : le taux de méthane, le deuxième gaz à effet de serre après le CO2, augmente à toute vitesse dans l’atmosphère.

La quantité de méthane dans l’atmosphère augmente de façon extrêmement rapide. Bien plus que prévu par les scientifiques. Un article publié en avril dans le journal Atmospheric Chemistry and Physics par un comité de 72 chercheurs fait état de cette augmentation inquiétante et de ses causes. Cette publication fait suite à deux articles publiés coup sur coup en décembre 2016 par la même équipe : l’un dressait l’inventaire mondial du méthane sur la période 2000-2012 tandis que le deuxième s’inquiétait du rôle croissant du méthane dans le changement climatique.

Après une stagnation entre 2000 et 2007, la concentration atmosphérique de ce gaz a crû chaque année de 5 partie par milliard (ppb/an). Les dernières données issues du réseau de référence de l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA) indiquent que ce chiffre est passé à 12.7 ppb/an en 2014 pour redescendre jusqu’à 9.45 ppb/an en 2016.

« Au cours des années 2014 et 2015, la concentration de méthane (CH4) a augmenté à une vitesse inégalée depuis les années 1980, explique Marielle Saunois, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) et coordinatrice de l’inventaire mondial du méthane. La concentration de méthane dans l’atmosphère est actuellement plus de 2,5 fois plus importante qu’en 1750, avec 1.842 ppb (parties par milliards) en 2016. »

Evolution de concentration de méthane dans l’atmosphère, comparée aux scénarios de réchauffement.

Des chiffres inquiétants : ils signifient que nous suivons le pire scénario du Giec (Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) qui prévoit une augmentation de 3,3°C à 5,5°C d’ici 2100. En effet, le méthane est le deuxième gaz à effet de serre en importance après le dioxyde de carbone (CO2), mais il est 28 fois plus réchauffant que ce dernier sur une période de 100 ans. Alors que la Cop23 aura lieu du 8 au 18 mai 2017 à Bonn, en Allemagne, les négociations oublient quasiment de prendre en compte ce gaz.

Il est vrai que l’une des grandes problématiques du méthane est qu’il n’est pas aisé de mesurer précisément ses émissions. Ni même de savoir d’où elles proviennent. Il existe en effet de nombreuses sources de ce gaz, et de nombreux puits de stockage. La première cause de sa production est la dégradation de la matière organique dans un milieu sans oxygène, un phénomène naturel. « Le méthane provient en partie de processus microbiens, diffus et donc difficiles à estimer », dit Marielle Saunois.

D’après les études du Global Carbon Project qui a publié le dernier inventaire mondial du méthane, 34 % de ses émissions proviendrait de l’agriculture et de la gestion des déchets, tandis que 36 % sont naturelles, dues en majorité aux zones humides puis aux lacs, océans et permafrost.

« L’autre source de méthane est lié à des fuites lors du dégazage naturel des sols et lors de l’usage de combustibles fossiles », poursuit la chercheuse. Rien que l’exploitation de combustibles fossiles comme par exemple le gaz de schiste causerait 19 % des émissions. Les données recueillies sur la période entre 2002 et 2012 montrent une augmentation continue des sources anthropogéniques. Et entre 2008 et 2012, les émissions proviendraient en majorité des tropiques et en particulier d’Amérique du Sud et de l’Asie du Sud et de l’Est.

Le « budget » planétaire du méthane.

Alors quelle est la cause de la brusque et récente croissance des émissions de méthane ? Les scientifiques ne le savent pas encore. L’année la plus forte, 2007, a été marquée par un pic d’émission provenant d’Arctique. Ce phénomène marginal serait dû à des températures anormalement élevées. Pour la période qui a suivi, plusieurs hypothèses se développent. La plus importante, qui considère les nombreux scenarii déjà élaborés par d’autres scientifiques, suggère que ces émissions proviennent en majorité de l’agriculture et des déchets. L’équipe de Marielle Saunois estime dans l’article publié en avril que l’agriculture et les déchets contribuent ensemble à émettre 16 Teragrammes (soit 16 milliard de kg) par an, tandis que les émissions liées aux combustibles fossiles atteindraient environ 7 Tg/an.

Il est certain qu’une politique ciblant l’agriculture et la gestion des déchets aurait des conséquences positives. « Des actions auraient un effet rapide car le méthane ne reste pas longtemps dans l’atmosphère, dit Marielle Saunois, il a une durée de demi-vie de 10 ans environ » , c’est-à-dire que la moitié de sa quantité disparait en dix ans, beaucoup plus rapidement que ce n’est le cas pour le dioxyde de carbone.

Pour réduire les émissions de méthane, une part de la solution est de réduire la taille des élevages et de les nourrir à l’herbe.

Selon le rapport du 3e groupe de travail du Giec en 2014, l’agriculture et la foresterie représentent la première source d’émissions de gaz à effet de serre avec environ 24 % de l’ensemble. Derrière les nombreux articles sur les pets des vaches, aucune remise en cause ou modification de notre système agricole n’a vu le jour. Plusieurs propositions ont pourtant été étudiées par des associations ou par le Giec dans ses mesures d’atténuation. Ainsi l’institut Solagro a imaginé un scénario écologique d’utilisation des terres : Afterres 2050. Ce document préconise de réduire la taille des élevages, de favoriser le pâturage en plein air, et de nourrir les animaux à l’herbe. Cela réduirait en effet le temps de pré-digestion dans l’estomac des ruminants, et ainsi la fermentation qui produit des gaz comme le méthane. Pour la gestion des déchets, la méthanisation à petite échelle permettrait de récupérer et de transformer le méthane. Reste à voir si ces solutions seront mises en œuvre.

 

Source

 
1 commentaire

Publié par le 10 mai 2017 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

Étiquettes : , , , ,

Or : le rallye alimenté par la hausse des taux se poursuit

Le sentiment des particuliers envers l’or est au plus haut depuis 4 ans

Je vous ai toujours dit de ne pas vous inquiéter sur l’or , qui va remonter vite la pente .

L’or profite d’un effet Trump à retardement, les ventes d’American Eagle s’envolent :

La conférence de presse de Donald Trump a eu pour effet de donner un coup de pouce significatif à l’or. L’once tutoie dorénavant le seuil des 1200 dollars.

Marchés financiers en pleine phase de doute et vol vers la qualité constituent les principaux facteurs de soutien du métal jaune, aussi aidé par l’approche du Nouvel An chinois.

Enfin la perspective du Brexit ajoute un élément anxiogène supplémentaire portant le métal jaune à un plus haut depuis 7 semaines.

La baisse des cours de l’or intervenue fin 2016 a provoqué une vague d’achat à bon compte. The Us Mint, l’hôtel des monnaies américain a presque vendu 1 million d’onces l’année dernière à travers sa pièce vedette : l’American Eagle. Ce sont les meilleures ventes enregistrées depuis 5 ans. (source)

Or : le rallye alimenté par la hausse des taux se poursuit

« La déflation fut le contexte des deux derniers marchés baissiers de la Bourse américaine. Le prochain devrait avoir pour thème l’inflation. À cette occasion, on pourrait voir le dollar et l’or grimper de concert.

Les prix des producteurs chinois viennent subitement d’augmenter à un rythme plus vu depuis cinq ans. Cette inflation sera bientôt exportée vers les États-Unis.

24hGold - Or : le rallye alime...

L’or est en hausse depuis la mi-décembre. Il pourrait s’affranchir de la fourchette 1170-1185 $ et grimper jusqu’à 1200 $ l’once (voir ci-dessus). Les hedge funds détiennent beaucoup de positions short sur le marché de l’or du Comex (voir ci-dessous). C’est plutôt positif pour le court, car la plupart de ces fonds utilisent d’énormes effets de levier. Cela signifie qu’ils ont énormément de mal à tenir leurs positions lorsqu’ils sont proches de leur appel de marge ou qu’ils l’ont atteinte. Il semble que ces hedge funds sont nombreux à avoir augmenté leurs positions short durant la hausse actuelle de l’or, ce qui signifie qu’un grand nombre de leurs positions sont très proches de leur appel de marge.

24hGold - Or : le rallye alime...

Cela dit, il est important que les investisseurs de l’or se focalisent sur le cours actuel, et non sur les prix futurs. Voici pourquoi : tout comme les plantes d’un jardin, les minières et l’or doivent être « plantés et entretenus ». L’or a grimpé d’environ 60 $ depuis son plus bas de 1125 $. Les investisseurs doivent profiter de cette vigueur pour élaguer leurs positions. (…)

Je reçois beaucoup d’e-mails à propos de la demande d’or en Inde. Il est indubitable que les politiques du gouvernement indien ont eu un effet négatif sur la demande d’or en 2016. Mais ce qui se passera en 2017 sera conditionné par le budget de février. Si les droits de douane sur les importations d’or sont réduits, les Indiens seront plus enclins à acheter de l’or via des paiements électroniques, la méthode encouragée par le gouvernement.

Cependant, le facteur déterminant pour l’or en 2017 sera probablement centré davantage sur les événements qui auront lieu aux États-Unis qu’en Inde. Les flux de transferts monétaires à partir de la FED vers les banques sont en cours, le relèvement des taux va accélérer ces mouvements. La baisse de la vélocité de la monnaie va se retourner, peut-être vers la mi-2017, alors que simultanément le marché haussier de la Bourse américaine est en bout de course.

Les investisseurs ne doivent pas craindre la hausse des taux

L’or s’est bien apprécié après le premier relèvement des taux de la FED de 2015. Nous assistons au même scénario cette fois-ci, après le second relèvement. Les investisseurs n’ont rien à craindre de la hausse des taux. Ce relèvement du loyer de l’argent va encourager les banques à sortir leurs réserves parquées à la FED pour les réinjecter dans le système bancaire à réserves fractionnaires.

Les crédits bancaires accordés à la fin d’un cycle économique ont tendance à être bien plus inflationnistes que ceux accordés à ses débuts.

Article de Stewart Thomson, publié le 10 janvier 2017 sur GoldSeek.com

 
 

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

« Comme prévu, la FED stoppe la hausse des taux. Les conséquences pour votre épargne !! » L’édito de Charles SANNAT

janet yellen congres

Contrairement aux journaux spécialisés mainstreams, la presse d’avant garde avait 100 % raison sur la question des taux , elle ne fut que symbolique en 2015 . Et les prévisions de hausse pour 2016 se réduisent comme peau de chagrin,  certains analystes prédisent même désormais une baisse des taux cette année . Les banques centrales et la FED (se) sont enfermées dans leurs politiques et n’ont plus vraiment de marge de manœuvre .

« Car tout cela n’était qu’une fiction destinée à provoquer des anticipations autocréatrices mais cela n’a pas fonctionné. » En effet c’était une fiction, mais avec le scénario écrit . Les banksters fabriquent de toutes pièces les grands cycles économique de croissance et de récession grace à l’outil de la création monétaire et du crédit qu’ils lancent comme un filet de pêche. Tout est prémédité . On ne me fera pas croire que Yellen and Co ne savent pas exactement où ils vont . L’ordre par le chaos, la dialectique hégélienne action – réaction – solution . En effet,  il est déjà trop tard .

———————————————-

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

J’ai toujours affirmé depuis maintenant deux ans qu’il était impossible pour la FED de relever significativement ses taux d’intérêt sauf à souhaiter créer volontairement une crise économique d’ampleur “biblique” avec explosion des bulles boursières et obligataires, insolvabilité généralisée des acteurs économiques et arrêt total et rapide du système économique.

Pourquoi ? La réponse est à la fois très simple et très compliquée si l’on souhaite être exhaustif mais disons, pour résumer, que nous sommes dans un monde de dettes. Un monde d’endettement généralisé, et en l’absence de croissance forte il n’y a point de possibilité de rembourser ces dettes qui ne sont garanties ou assises sur une promesse de richesse future.

Hélas, nous le voyons depuis 2007, la croissance économique mondiale s’en est allée. Alors depuis cette date, nous attendons, nous espérons le retour de la sainte croissance, et les autorités monétaires ainsi que politiques assurent la solvabilité du système d’endettement par des taux bas, à zéro généralement, de plus en plus souvent négatifs. Les banques centrales émettent de la monnaie sans compter et rachètent des centaines de milliards de dollars d’actifs chaque mois.

La planète financière et économique est devenue une droguée à l’argent gratuit. Si nous cessons ces injections, alors les forces déflationnistes, présentes naturellement dans nos économies, prennent le dessus.

Déclencher à tout prix l’inflation… et faire croire que tout va mieux : la fable américaine

Nos amis américains ont décidé de lancer un beau scénario hollywoodien. Au début était la crise des supbrimes. Mais grâce à la super FED qui a des super pouvoirs et à Obama qui au bas mot est un véritable héros de comics américain, la reprise est revenue. L’argent s’est mis à couler à flots. La croissance a repris. Les entreprises ont investi. La bourse montait, montait, montait encore, permettant aux retraités de Floride de dépenser à nouveau. L’immobilier s’est stabilisé avant de repartir à la conquête de nouveaux prix toujours plus en hausse, les voitures neuves se vendent comme des petits pains et, cerise sur le gâteau, évidemment le chômage baissait, baissait, baissait pour atteindre le plein emploi et la félicité générale avec un taux de 5 % à peine…

Haaaaa… quelle belle historie économique. Sauf que cette belle histoire n’est qu’une fiction dont est prisonnière la FED, enfermée jusqu’à présent dans ses propres mensonges. Empêtrée même, pouvons-nous dire.

Alors il fallait attendre des excuses, des “alibis” pour dire “finalement la reprise est plus délicate que prévue… la faute à Pierre, Paul Jacques et aux émergents”.

Car tout cela n’était qu’une fiction destinée à provoquer des anticipations autocréatrices mais cela n’a pas fonctionné.

Cela n’a pas fonctionné car 80 % des jobs créés sont des petits boulots d’auto-entrepreneurs payés à la tâche. 47 millions d’Américains restent à la soupe populaire moderne – et encore, en réalité ils sont plus nombreux car les programmes d’aide deviennent de plus en plus restrictifs.

Alors la FED calme un peu ses ardeurs et finalement annonce une pause dans la montée des taux, baisse ses prévisions de taux et aussi de croissance économique pour l’année 2016, ou encore celles d’inflation.

Les conséquences pour votre épargne à court terme !

Évidemment, comme vous pouvez le voir, les discours changent et cela impacte directement vos placements.
Si les risques d’une augmentation des taux s’éloignent, alors cela est favorable aux marchés actions, mais attention : ces derniers sont déjà très chers (ils ont remontés) et si la FED n’augmente plus les taux, c’est qu’il n’y a plus de croissance et les investisseurs peuvent vivre cela comme en réalité une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle de la fin de la belle fable rassurante sur la croissance américaine.

Dans tous les cas, cela fait baisser les risques d’effondrement brutal des marchés financiers et cela devrait faire baisser ce que l’on appelle pudiquement “la volatilité”.

Autre élément, évidemment l’or et de façon générale les métaux précieux : pas de hausse de taux et toujours plus d’argent mis en circulation sont autant de facteurs de soutien pour l’or qui n’a baissé qu’en raison de deux choses. La fin des craintes d’explosion de l’euro, grâce aux propos de Draghi à l’été 2011, et au discours de la FED disant que tout allait tellement mieux que bien qu’elle allait monter les taux… Rien de tout cela ne se passant comme annoncé, l’or va pouvoir reprendre durablement sa progression vers de nouveaux sommets.

L’argent gratuit a cela d’extraordinaire qu’il fait monter toutes les classes d’actifs – immobilier, action, métaux précieux – et qu’il gonfle des bulles.

Il faut donc choisir avec soin la bulle dans laquelle on rentre et pourquoi car quand les bulles explosent, elles n’explosent absolument pas toute de la même manière. Ceux qui veulent en savoir plus peuvent me rejoindre dans ma lettre STRATÉGIES ici. Avant de vous quitter pour aujourd’hui, sachez également que la classe obligataire dont les rendements tendent vers zéro et dont les risques augmentent par ailleurs avec l’abus de crédit sera évidemment directement frappée par ces taux très bas ou négatifs, et les obligations c’est l’essentiel de l’épargne des ménages. Je vous révélerai (entre autres) dans ma lettre STRATÉGIES du mois de mars (qui n’est pas encore sortie mais qui ne va pas tarder) le taux de rendement à partir duquel les compagnies d’assurance vie perdent de l’argent et pourquoi elles feront tout pour vous faire migrer de vos fonds euros vers des fonds actions nettement plus “volatils”.

En attendant mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Source

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Métaux précieux : enfin la hausse… ou faux espoirs ?

L'or établit son premier sommet plus élevé depuis 2011

On reste sur l’or, qui est à un moment charnière . Pourquoi serait ce un « faux espoir » ???

L’or qui monte ne doit rien au hasard, mais à des conditions macro économiques qui se dégradent rapidement et fortement, avec le monde au bord de la récession .

Notez que historiquement, quand l’or a monté le plus, c’était en corrélation avec le dollar, le dollar montait aussi (30 % du temps) . Il n’y a pas forcément de corrélation inverse entre les 2 . (c’est vrai qu’il y a corrélation inverse dans 70 % du temps) 

Pas de boule de cristal, pas de miracles, juste de la logique . 

——————————————————————-

 – Jusqu’à fin 2015, les prix des métaux précieux étaient depuis plusieurs années sur une tendance baissière.

Les articles de presse et les participants aux marchés, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale, étaient tous pessimistes quant aux évolutions futures. Les investisseurs institutionnels ont eu des positions short exceptionnellement élevées. Seules — et a contrario — la Chine, l’Inde et la Russie sont restées acheteurs.

▪ Tout d’un coup le vent semble tourner

Depuis le début de l’année, le prix de l’once d’or a augmenté de 15% et celui de l’argent-métal de 11% ; pour la première fois depuis 2011, le graphique technique montre un sommet plus élevé que celui obtenu précédemment, comme montré ci-dessus. Le prix de l’or a même déjà annulé sa baisse de 2015. Analystes et journalistes sont redevenus prudemment optimistes.

C’est que, d’un point de vue technique, l’état du marché n’est plus le même : suite aux taux d’intérêt négatifs, aux turbulences monétaires et aux conflits militaires, les investisseurs privés qui, habituellement, ne détiennent que de faibles quantités d’actifs en métaux précieux, ont fait de l’or leur « refuge sûr ».

Par ailleurs, les paiements en espèces pourraient être limités, les billets de 500 euros peut-être interdits et la détention de liquide sur les comptes bancaires devenir plus coûteuse. De nombreuses banques semblent avoir des difficultés.

Les marchés boursiers sont particulièrement volatils. Les achats d’obligations ne sont pas recommandés, et la hausse des taux américains — qui était encore, fin décembre, prévue en mars — n’est plus aussi certaine en raison de la faiblesse du développement économique aux Etats-Unis. En conséquence de quoi, il n’y a guère d’alternatives d’investissement intéressantes aux métaux précieux.

▪ L’équilibre offre/demande

D’un point de vue fondamental, la relation offre/demande semble être de plus en plus tendue. Selon le World Gold Council, la demande d’or a augmenté au quatrième trimestre 2015 de 4% par rapport à l’an dernier, pour atteindre son plus haut niveau depuis 10 trimestres, soit 1 117,7 tonnes.

En 2015, la demande a été pratiquement inchangée (-14 tonnes) à 4 212 tonnes (t) : la faiblesse de la première moitié de l’année a été compensée par la forte demande dans la seconde moitié. La hausse au quatrième trimestre est principalement due à la demande des Banques centrales (+33 t) et celle des investisseurs (+25t), légèrement amputée par la baisse de la demande de l’industrie de la bijouterie (-6 t) et celle du secteur technologique (-6t).

L’offre reste sous contrainte : la production minière croît de 1%, son taux le plus bas depuis 2008 et le secteur du recyclage est à son niveau le plus bas. L’ensemble de l’offre a diminué de 4% à 4 258 t, son plus bas depuis 2009. Un certain nombre de mines d’or envisagent de réduire leur production car les prix de marché actuels ne permettent pas de couvrir les coûts de production.

La balance des comptes courants de la Zone euro affiche, pour 2015, un excédent de 314 milliards d’euros (3% du PIB) après 246 milliards d’euros (2,4% du PIB) en 2014. En 2016 l’excédent devrait être du même ordre. A titre de comparaison, les Etats-Unis ont un déficit chronique de la balance des comptes courants autour de 450 milliards de dollars, remettant en question la domination du dollar. Du point de vue fondamental, c’est un argument en faveur d’un dollar plus faible et on sait que, historiquement, l’or et le dollar tendent vers une corrélation inverse : quand le dollar monte le prix de l’or baisse et vice versa.

▪ Conclusion

Les marchés des métaux précieux sont très probablement proches d’un retournement. Du point de vue des fondamentaux et d’une approche technique du marché, il y a des arguments assez solides pour des prix plus élevés.

Les investisseurs plutôt guidés par une approche technique du marché devraient passer acheteurs au moment où le prix de l’once va dépasser son dernier plus haut niveau de 1 250 $ l’once.

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/36471-2/
Copyright © Publications Agora

 
Poster un commentaire

Publié par le 25 février 2016 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , ,

Fed : la hausse des taux d’intérêt a jeté de l’essence sur un gigantesque brasier financier

Afficher l'image d'origine

Si le crash du jeudi 17 et du vendredi 18 Décembre 2015 s’était déroulé sur une seule journée sur les marchés financiers, cette chute aurait été la septième plus forte baisse de l’histoire américaine sur une journée. Le vendredi 18 Décembre 2015, le Dow Jones Industrial Average avait baissé de 367 points après avoir reculé de 253 points la veille, le jeudi 17 décembre. La baisse globale de 620 points sur ces deux journées aurait été le 7ème crash le plus important jamais vu aux États-Unis s’il était survenu sur une seule journée d’échanges. Si vous vous en souvenez, c’est exactement ce que j’avais anticipé si la Réserve fédérale américaine relevait ses taux d’intérêt.

Mais lorsque la nouvelle sur la hausse des taux est sortie en premier le mercredi, les indices avaient grimpé dans un premier temps. Cela n’avait pas de sens du tout, et personnellement j’étais absolument stupéfait que les marchés aient agi de cette manière irrationnelle. Mais nous avons vu que le jeudi et vendredi les marchés avaient fait exactement ce que nous pensions qu’ils allaient faire. David Rosenberg, l’économiste en chef de Gluskin Sheff, avait nommé cette brève reprise du mercredi “une impression trompeuse aux proportions énormes“, et les analystes du tout Wall Street se préparent à ce qui pourrait être une nouvelle semaine difficile à venir.

Lorsque la Réserve fédérale a décidé de lever les taux d’intérêt, ils ont fait une erreur colossale. Vous ne levez pas les taux d’intérêt lorsque la crise financière mondiale a déjà démarré. C’est absolument suicidaire. C’est le genre de chose que vous feriez si vous vouliez faire tomber le système financier mondial délibérément.

Bien entendu, les “experts” de la Réserve fédérale voient ce qui se passe. Les obligations à haut rendement(à haut risque) se sont déjà effondrées, tout comme elles l’avaient déjà fait en 2008. Le prix du pétrole s’est effondré, tout comme il l’avait fait en 2008. Les prix des matières premières se sont effondrés, tout comme ils l’avaient fait en 2008. Et plus de la moitié de tous les principaux indices financiers mondiaux sont déjà en baisse d’au moins 10 % sur l’année en cours.

Vous ne relevez pas les taux d’intérêt dans ce genre d’environnement.

Vous seriez complètement fou de le faire.

La Réserve fédérale a jeté de l’essence sur un gigantesque brasier financier qui fait déjà rage, et les choses pourraient échapper à tout contrôle très rapidement.

En ce qui concerne la semaine prochaine, nous sommes à présent entrés dans la “saison de liquidation”. Les investisseurs veulent retirer leur argent des fonds spéculatifs ayant des performances médiocres avant la fin de l’année civile, et c’est ce qu’a souligné Jim Cramer sur CNBC, les fonds spéculatifs ont déjà plus déçu en 2015 qu’à tout autre moment depuis la dernière crise financière…

jim-cramerLa saison de liquidation se produit lorsque les clients de fonds spéculatifs ayant eu de médiocres performances réclament leur argent. Cela a tendance à se produire à la fin d’un trimestre ou d’une année. En réponse, les fonds spéculatifs doivent vendre les actions sur le marché libre afin de réunir l’argent qui doit être retourné aux investisseurs.

Cela signifie que si un fonds spéculatif a eu une mauvaise performance cette année; il est sans doute inondé de demandes de liquidation actuellement. En réalité, il y a eu plus de fonds spéculatifs qui ont sous-performé cette année qu’à tout moment depuis 2008.

Les dominos commencent à tomber les uns après les autres. Nous avons déjà vu les fonds spéculatifs Third Avenue et Lucidus s’effondrer. Etonnamment, il y a toujours des gens qui tentent de faire croire que “rien ne se passe”, même au milieu de tout ce chaos.

Comme l’on dit, faire l’autruche en plongeant sa tête dans le sable ne résoud pas les problèmes.

Et cette crise va empirer alors que nous nous dirigeons vers 2016. Egon Von Greyerz, le fondateur deMatterhorn Asset Management, est convaincu que pour bientôt ce sera “catastrophe après catastrophe”…

egon-von-greyerz“Je pense que ce ne sera que catastrophe après catastrophe, d’abord sur le marché des obligations à haut rendement(à haut risque ou pourries), puis sur les marchés émergents et, après cela, sur le marché des subprimes. les prêts automobiles type subprimes et les prêts étudiants sont des secteurs que je vois avec des problèmes massifs. Les soucis vont arriver les uns après les autres. Depuis 2008 et alors que le monde était au bord du gouffre, nous avons imprimé ou augmenté l’endettement de 50% soit d’environ 70.000 milliards de dollars, et l’économie mondiale lutte encore pour survivre. Je pense que la confiance en ce système disparaîtra lorsque les marchés baisseront. . . . Et je pense que ça va baisser très rapidement.”…..Allez lire sa dernière intervention: “Crise mondiale et effondrement, la mèche vient d’être allumée !” ainsi que son dernier entretien vidéo face à Max keiser.

Et je pense qu’il a raison. Le système financier mondial est plus interconnecté que jamais, et si une seule institution financière vient à faire faillite, elle affecte inévitablement des dizaines d’autres. Et les faillites auxquelles nous avions déjà assisté se répandent comme un vent de panique qui peut être difficile à arrêter. Ce qui suit provient de Business Insider, et je pense que c’est une très bonne explication sur ce qui pourrait arriver la prochaine fois…

traders-crying

    • Des fonds spéculatifs tels que Third Avenue etLucidus ont fermé, liquidant leurs portefeuilles.
    • Les investisseurs, effrayés par ces fermetures et des risques de ne pas pouvoir récupérer leur argent de ces fonds, se ruent pour en sortir tant qu’ils le peuvent encore.
    • Cela crée encore plus de pression à la vente.
  • Les fonds vendent les actifs qui sont faciles à vendre puisqu’ils cherchent à réduire le risque, ce qui pousse la pression à la vente des parties à risque du marché vers la partie de meilleure qualité.
  • Les choses évoluent ainsi.

Si vous en êtes toujours à attendre que la prochaine crise arrive, vous pouvez déjà arrêter, car elle se passe déjà sous vos yeux.

La seule question à se poser est: jusqu’où ira cette crise ?

En fin de compte, je me sens plutôt d’accord avec Charles Hugh Smith, l’auteur d’Un monde radicalement bénéfique: automatisation, technologie et création d’emplois pour tous. Il estime que les politiques monétaires ridicules de la Réserve fédérale ont joué un rôle primordial dans la mise en oeuvre de cette nouvelle crise, et que maintenant ce géant financier du genre “Etoile Noire” qu’ils ont créé “est sur ​​le point d’exploser“…

janet-yellenEn réduisant les taux à zéro, la Fed avait supprimé la sécurisation des rendements pour les épargnants, les fonds de pension, les assureurs et les millions de personnes ayant des fonds de retraite. En effet, la Fed a poussé tout le monde vers des actifs à risque et a ensuite joué la comédie en masquant les véritables dangers de ces actifs risqués.

Comme la dette du secteur pétrolier explose, comme la bulle sur les obligations à haut rendement( à haut risque ou pourries) est en train d’éclater comme celle des indices sur les marchés émergents, nous commençons enfin à constater l’effet du côté obscur de l’expansion du crédit sans fin qui équivaut à jeter de l’essence près des taux d’intérêt à zéro sur les incendies spéculatifs liés à la financiarisation.

L’orgueil de la Fed l’a conduit du côté obscur de la force, et maintenant son “étoile noire” de dettes altérées, non-garanties, liées à une frénésie spéculative, à des manipulations et mensonges divers est sur le point d’exploser.

Personnellement, au lieu de dire que la crise “est sur le point d’exploser”, je vous aurais dit qu’elle a déjà éclaté.

Nous avons déjà vu des milliers et des milliers de milliards de dollars de richesse disparaître dans le monde entier.

Les sociétés du secteur de l’énergie font faillite, des hedge funds géants sont au bord de la faillite, et la 7èmeplus grande économie sur l’ensemble de la planète est déjà plongé dans “une totale dépression”.

Tous ceux qui avaient averti d’une catastrophe financière dans la deuxième moitié de l’année 2015 avaient vu juste, mais c’est juste le début.

Maintenant que la Réserve fédérale a jeté de l’essence sur le feu, nos problèmes vont seulement s’accélérer alors que nous nous dirigeons vers 2016.

Donc, pour l’année à venir, souhaitons-nous le meilleur, mais préparons-nous aussi au pire.

Source via BB

 
3 Commentaires

Publié par le 28 décembre 2015 dans économie, général, International, Politique

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

Paul Craig Roberts : la hausse des taux est une arnaque

La Fed, ce 16 décembre 2015, s’est enfin décidée à relever son taux directeur pour la première fois depuis 2006. Selon Paul Craig Roberts, ancien du Trésor, il s’agit d’une arnaque, et il s’en est expliqué hier soir surKWN :

« La Fed a relevé hier son taux interbancaire d’un quart de pourcent, ou 25 points de base. Certains lecteurs se demandent ce que cela implique.

Cette décision signifie que la Fed a pu déterminer que cette petite remontée des taux n’aura quasi aucune conséquence. Autrement dit, la petite augmentation dans l’écart de taux souhaité, passé de 0-0,25 % à 0,25-0,5 %, est insuffisante pour créer des problèmes sur le marché des produits dérivés liés aux taux d’intérêt ou pour provoquer une baisse des marchés actions ou obligataires.

Avant l’annonce de la Fed et depuis le début des QE, le taux interbancaire s’est élevé en moyenne à 0,13 %. Autrement dit, la demande des banques ne fut pas suffisante pour pousser les taux vers la limite des 0,25 %. Similairement, après l’annonce du « relèvement du taux directeur », les taux pourraient se stabiliser à 0,25 %, soit le plafond précédent et le minimum de l’écart actuel.

La hausse des taux est une arnaque

Il est cependant important d’insister sur le fait que les liquidités disponibles excèdaient la demande durant l’ancien écart des taux. Le but d’un relèvement des taux est de réduire la demande de crédit, mais une telle décision n’était pas nécessaire vu que la demande de crédit était juste suffisante pour maintenir le taux interbancaire au milieu de son écart souhaité. Cette hausse des taux est donc une arnaque. Elle est juste à l’attention des idiots des médias financiers qui en parlent depuis des lustres. Elle sert également à protéger la crédibilité de la Fed.

Voyons les choses sous un autre angle. Le système bancaire dans son ensemble n’a pas besoin d’emprunter alors qu’il est assis sur 2,42 trillions de dollars de réserves excédentaires. L’impact négatif du relèvement du taux directeur n’affectera qu’une petite frange des banques qui prêtent aux entreprises et aux consommateurs.

Les grosses banques vont en profiter, les consommateurs seront le dindon de la farce

source et suite

 
Poster un commentaire

Publié par le 17 décembre 2015 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :