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Paul Craig Roberts : « Le problème n’est pas résolu. La guerre se profile toujours à l’horizon »

L’humanité et la conscience morale des Russes ne peuvent rien changer

Lisez un peu cette superbe analyse de l’ancien Secrétaire Adjoint au Trésor US, et il a raison, rien n’est fini, ce à quoi nous assistons est une escalade sans fin qui pourrait mener au pire à n’importe quel moment si aucun camps n’abdique . Et il y a peu de chance que cela se produise , chacun est déterminé à défendre ses intérêts quoi qu’il en coûte . Les Russes sont clairement visés, accablés de toutes parts, sur tous les terrains . Impossible que cela ne dure, ou c’est fini pour eux . Quel est la finalité à tout cela ??? Une attaque directe contre la Russie ? Une déstabilisation du régime pour le ramener dans le giron occidental ? C’est sur, Poutine ne laissera jamais faire et les Russes feront en sorte que ça ne se produise jamais . Mais au delà, pensez à …. la Chine !!! Pensez vous que les Chinois ne savent pas qu’ils sont sur la liste ?? Ils prennent déjà des mesures avec entre autres la guerre économique contre les US . Quelle est la prochaine étape ? Les Chinois modernisent fortement leur armée … Nous sommes dans une nouvelle lutte pour l’hégémonie mondiale, et les enjeux sont énormes et nombreux . Il y a les « intérêts vitaux » de quelques pays (Russie, Chine, Iran etc, de plus en plus de pays sont concernés, ne serait ce que à cause de l’hégémonie du dollar qui devient inadmissible pour eux) qui sont clairement en cause . Bref la situation est vraiment compliquée, et nul ne sait comment ça se terminera . Selon Craig Roberts, les Russes auraient du frapper pendant la dernière attaque, tant qu’il est encore temps, pour affirmer une détermination sans faille et éviter une « destruction » inéluctable selon lui ! Analyse hallucinante à 1ere vue, mais qui pourrait bien être visionnaire . Z 

Il semble que, pour que Donald Trump puisse sauver la face, le gouvernement russe de Vladimir Poutine animé par son humanité et sa grandeur morale, ait consenti à laisser faire une attaque simulée. Malheureusement pour nous tous, ce que récolteront les Russes pour leur générosité, ce ne sera pas les remerciements qu’ils méritent. La Russie et Poutine n’auront pas le prestige d’avoir épargné à Trump de devoir reculer, ni de n’avoir pas coulé sa flotte et abattu ses bombardiers.

Les Russes veulent éviter le conflit. Ce n’est pas parce qu’ils ont peur de l’armée étasunienne, mais parce qu’ils savent avoir affaire à un régime de psychopathes qui ont non seulement volontairement détruit entièrement ou en partie sept pays musulmans au cours des 17 dernières années, mais aussi l’humanité entière. Poutine se dérobe donc à toute confrontation qu’ils orchestrent et s’en tient au droit international et aux règles juridiques.

Seulement, le résultat n’est pas ce à quoi s’attendrait quelqu’un d’humain. La bienveillance russe ne fait que pousser le mal qu’est l’Occident à faire plus de provocations.

Ce matin, j’ai rendu visite à un ami qui avait la télé allumée. Je ne pouvais pas croire les mensonges que Trump, les membres de son gouvernement, et la pressetituée racontaient au monde. C’était étonnant. Stephen Lendman parle ici de quelques-uns de ces mensonges.

Seuls les lecteurs de mon site Internet et quelques autres sauront que si des milliers de marins et des douzaines de pilotes étasuniens sont toujours en vie, c’est parce que les Russes leur ont épargné la vie.

Bien que le gouvernement russe soit animé de bonnes intentions, de conscience morale et de la considération envers les autres, il pousse le monde vers l’Armageddon. La raison en est que les néocons qui contrôlent la politique étrangère des États-Unis, ne cesseront pas d’orchestrer des événements qu’ils reprocheront aux Russes. Plus les Russes attendront avant de sévir enfin, plus les provocations s’accentueront. Les provocations successives acculeront les Russes à se rendre ou à la guerre nucléaire.

La dernière provocation en Syrie était idéale pour les Russes. Les Russes avaient tous les atouts militaires. Ils auraient pu facilement détruire tous les navires et tous les avions, et comme ils avaient annoncé clairement les conséquences à l’avance au monde, les États-Unis auraient reculé. Leur défaite sans un coup de feu, aurait sapé les néocons fous qui cherchent l’hégémonie mondiale.

Après une déclaration aussi claire des Russes, selon laquelle les forces étasuniennes allaient être entièrement anéanties, les chefs d’état-major interarmées étasuniens n’auraient pas attaqué.

Tant que les Russes s’accommoderont de l’agressivité de Washington, la malveillance de Washington empirera.

Je pense parfois que les Russes espèrent que les peuples occidentaux prendront conscience des affrontements dangereux et gratuits qui sont faits en leur nom. En fait, les peuples occidentaux sont impuissants. Ni Washington, ni ses régimes vassaux britanniques et français, ne consultent le peuple ou ses représentants élus avant de lancer une attaque militaire contre un autre pays. Ce fait démontre définitivement que ni les États-Unis, ni le Royaume-Uni, ni la France, n’ont de respect pour la loi et leurs propres démocraties, et que ces pays ont des régimes qui ne rendent aucun compte de leurs actions à leurs peuples. Les régimes britannique et français sont responsables devant Washington, et Washington est responsable devant le complexe militaro-sécuritaire et Israël, dont l’histoire montre qu’ils peuvent faire tomber tout sénateur ou député étasunien.

Si le gouvernement russe avait regardé aujourd’hui les médias télévisés étasuniens, il comprendrait la futilité qu’il y a à éviter les provocations de Washington. Non seulement les Russes noteraient les mensonges de Washington à propos du grand succès d’un non-événement, mais aussi que d’un côté, une grande victoire étasunienne était proclamée, et de l’autre, les alliés néocons de John Bolton racontaient que l’attaque ne suffisait pas pour mettre la Syrie et la Russie au pas.

La victoire et son insuffisance s’allient pour pousser à des provocations pires. La prochaine provocation sera orchestrée de manière à être plus favorable aux armements des États-Unis qu’à ceux de la Russie. Washington ne risquera plus une confrontation comme il l’a fait en Syrie, où il aurait manifestement perdu. Cela signifie que l’humanité et la conscience morale des Russes aboutiront à une confrontation bien plus dangereuse pour la Russie et pour nous tous.

Comme je l’ai écrit plus tôt aujourd’hui, « Il serait erroné de conclure que la diplomatie a prévalu et que Washington a retrouvé la raison. Rien ne pourrait être plus loin de la vérité. Le problème n’est pas résolu. La guerre se profile toujours à l’horizon. »

Paul Craig Roberts

Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur chez Business WeekScripps Howard News Service et Creators Syndicate, il a écrit de nombreux ouvrages, dont l’un, L’Amérique perdue : Du 11 septembre à la fin de l’illusion Obama, a été traduit en français, et il a aussi été affecté à de nombreux postes universitaires.

Original : www.paulcraigroberts.org/2018/04/14/russias-humanity-moral-conscience-leading-war/
Traduction Petrus Lombard

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Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial ?

Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial?

Cette fois ci on ne rigole plus, ça devient trés sérieux !!! Les occidentaux se préparent à frapper en Syrie, et les Russes et leurs alliés ont annoncé qu’ils allaient réagir . La porte vers la 3e guerre mondiale se rapproche dangereusement ! Même les journaux mainstreams ont prévenus qu’un affrontement entre superpuissances « n’a jamais été aussi proche » !!!! Commençons par le début avec ce papier : La Russie avait avant hier « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles … Oui vous avez bien lu !! Ca risque désormais de déraper à n’importe quel moment !!! Z 

Le conflit hybride syrien risque dangereusement de se « traditionnaliser ». Trump s’est donné jusqu’à ce soir pour annoncer sa décision d’une intervention militaire de grande ampleur en Syrie, avec le soutien particulièrement actif de la France. La présence russe au sol permettra-t-elle de calmer les ardeurs guerrières de nos politiciens en mal de grandeur? Espérons.

Une guerre est toujours improbable, tout autant qu’inattendue. Un être rationnel et raisonnable ne peut imaginer que des hommes prennent la décision d’envoyer d’autres hommes se battre, sous quelque prétexte que ce soit (aujourd’hui, les droits de l’homme), pour défendre en réalité des intérêts très ciblés, circonstanciels, voire très personnels. Trump fera-t-il exception à la règle, alors que ses avocats se trouvent perquisitionnés, que des starlettes l’accusent de les avoir payées pour taire des scandales sexuels, alors que l’Establishment fait planer l’ombre d’une collusion avec la Russie, qu’ils n’arrivent toujours pas à prouver? Mais peu importe. C’est à la Une. Scandales et guerre vont souvent de pair.

Après la montée en pression de la surprenante attaque chimique dans la Ghouta alors presque libérée des terroristes, qui n’a aucun sens sur le plan stratégique pour Assad, mais sert largement les intérêts de la coalition américaine sur place (voir notre article à ce sujet), Trump s’est donné 48h pour annoncer sa décision. Elle doit donc tomber aujourd’hui.

En attendant la présence militaire américaine se renforce dans la zone:

The USS Harry S. Truman Carrier Strike Group will depart Naval Station Norfolk, Va., Wednesday for a deployment to the Middle East and Europe.

The aircraft carrier will be accompanied by the guided-missile cruiser USS Normandy and the guided-missile destroyers USS Arleigh Burke, USS Bulkeley, USS Forrest Sherman and USS Farragut. The destroyers USS Jason Dunham and USS The Sullivans will join the strike group later, a Navy statement said.

The strike group, carrying 6,500 sailors and Carrier Air Wing One, will cruise alongside the German frigate FGS Hessen during the first half of the deployment. The German ship conducted a brief mission with the Harry S. Truman in 2010, the Navy said.

Le destroyer Donald Cook, avec ses missiles de croisière Tomahauwk, est déjà aujourd’hui à moins de 100 km de la base russe de Tartous en Syrie. Et l’USS Porter le rejoindra bientôt, au large des côtes syriennes.

Le véritable danger est présenté par le destroyer Cook, qui peut être opérationnel rapidement. Sera-t-il ou non utilisé? L’USS Porter ne sera pas sur les lieux avant une semaine, quant aux autres il leur faudra un bon mois. Cela signifie-t-il qu’il ne s’agit que d’une opération de comm, une de plus, ou est-ce le signe de la préparation d’un conflit sur le long terme?

L’autre question restant de savoir quelles cibles viser. Il a déjà été clairement affirmé que les frappes ne doivent pas être ciblées comme la dernière fois sur un seul objet, mais doivent viser plusieurs cibles et s’étendre sur plusieurs jours:

Administration officials said they expected any new strike to be more expansive than last year’s, but the question was how much more. Possible options included hitting more than a single target and extending strikes beyond a single day.

Il pourrait s’agir des infrastructures syriennes, des bases militaires, peut-être aussi pour aider les Kurdes. Autrement dit, des frappes répétées et étendues dans le temps et contre des bâtiments publics et des infrastructures, ça s’appelle une guerre. Mais justement, ici, à la différence de l’Irak, des difficultés existent en raison de la présence russe et de l’implication de l’Iran:

The president’s new national security adviser, John Bolton, urged Trump to skip the trip, an official said. This reflects a view in the White House that deeper Russian and Iranian involvement in Syria have complicated calculations about a response to any U.S. military attack, according to the official, who spoke on condition of anonymity to discuss internal deliberations. Moscow has cautioned the U.S. not to launch a military attack.

La Russie a en effet « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles.

Finalement, toute l’escalade militaire va tenir en cette question: la Russie répondrait-elle vraiment en coulant un navire américain ou en descendant un avion militaire en cas d’attaque de la coalition?

Car si Trump a besoin de faire diversion et de montrer patte blanche pour les élections de mi-mandat, il ne peut se permettre la mort de soldats américains. Seule la certitude de la réponse de la Russie peut empêcher un nouvel Irak. Rappelons que la présence au sol de la Russie en Syrie est très étendue, à la fois militaire avec les deux bases qu’elle possède, mais aussi avec la police militaire qui accompagne l’armée syrienne, les conseillers qui se trouvent notamment à Damas, etc. Des frappes américaines en principe mettent directement en jeu les intérêts russes. Ce qui fait quand même peur aux alliés potentiels de la coalition américaine, les opinions étant largement partagées.

Karine Bechet-Golovko

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/les-etats-unis-iront-ils-jusqua-la.html

 

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La Russie est prête pour la guerre — L’humeur à la télévision aux heures de grande écoute est sinistre

La Russie est prête pour la guerre — L’humeur à la télévision aux heures de grande écoute est sinistre

Hé bien, ça fait vraiment froid dans le dos !!! Les Russes sont semble-t-il prêt à la guerre sans aucun état d’âmes, et le pire c’est qu’il semble y avoir un certain consensus national (ça reste à relativiser je pense)  Le message c’est que les Russes détestent de plus en plus viscéralement les US (le tout sur fond de propagande grand public à grande échelle), pire qu’aux grandes heures de la guerre froide . Et ils communiquent sans détours sur la question . Quand on lis ce qui se dit à la TV Russe, on se dit qu’une vrai grande guerre peut éclater vraiment n’importe quand ! Ça fait peur !! Z 

« A ma grande surprise, l’idée que la Russie pourrait avoir à couler quelques navires de l’USN ou à utiliser des Kalibers contre les forces américaines au Moyen-Orient a été considérée comme une option réelle, peut-être inévitable. Vraiment, personne ne s’y est opposé ».

Par Le Saker

Je viens de passer environ 2 heures à écouter un débat télévisé d’experts russes sur ce qu’il faut faire au sujet des États-Unis. Voici quelques points intéressants.

1) Ils ont tous convenu que les Anglo-sionistes (bien sûr, ils ont utilisé les mots « USA » ou « pays occidentaux ») n’allaient qu’aller plus loin dans l’escalade et que la seule façon d’arrêter tout cela est d’amener délibérément le monde au point où une guerre complète entre les Etats-Unis et la Russie était imminente ou même commencée localement. Ils ont dit que la Russie avait fondamentalement tort de répondre par de simples mots aux actions occidentales.

2) Il est intéressant de noter qu’il y avait aussi un consensus sur le fait que même une attaque américaine à grande échelle contre la Syrie arriverait trop tard pour changer la situation sur le terrain, qu’il était beaucoup trop tard pour cela.

3) Une autre conclusion intéressante est que la seule vraie question pour la Russie est de savoir s’il serait préférable pour elle de retarder cette crise maximale ou d’accélérer les événements et de faire en sorte que tout se produise plus tôt. Il n’y a pas eu de consensus à ce sujet.

4) Ensuite, il y a eu un consensus sur le fait que plaider, raisonner, demander l’équité ou la justice, ou même le bon sens, était futile. Le point de vue russe est simple : l’Occident est gouverné par une bande de voyous soutenus par des médias infiniment menteurs et hypocrites, tandis que le grand public occidental a été désespérément zombifié. L’autorité des soi-disant « valeurs occidentales » (démocratie, État de droit, droits de l’homme, etc.) en Russie est maintenant morte.

5) Il y a également un large consensus sur le fait que les élites américaines ne prennent pas la Russie au sérieux et que les efforts diplomatiques russes actuels sont vains (en particulier à l’égard du Royaume-Uni). La seule façon de changer cela serait de prendre des mesures très sévères, y compris des mesures diplomatiques et militaires. Tout le monde était d’accord pour dire que parler avec Boris Johnson serait non seulement une perte de temps totale, mais aussi une énorme erreur.

6) A ma grande surprise, l’idée que la Russie pourrait avoir à couler quelques navires de l’US Navy ou à utiliser des Kalibers contre les forces américaines au Moyen-Orient a été considérée comme une option réelle, peut-être inévitable. Vraiment – personne ne s’y est opposé.

Tirez-en vous-même vos propres conclusions. Je dirai simplement qu’aucun des « experts » ne représentait ou ne travaillait pour le gouvernement russe. Les experts gouvernementaux ont non seulement de meilleures informations, mais ils savent aussi que la vie de millions de personnes dépend de leurs décisions, ce qui n’est pas le cas pour les soi-disant « experts ». Pourtant, les propos de ces experts reflètent, je pense, un consensus populaire grandissant.

Source : Le Saker

Via RI

 

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La guerre commerciale de Trump : un écran de fumée parfait pour un krach boursier

 

Tout d’abord, je voudrais dire que le moment de l’annonce de Donald Trump sur l’augmentation des tarifs commerciaux est inhabituel pour ne pas dire impeccable. Je dis cela seulement SI le plan de Trump était de faire profiter les mondialistes de l’establishment d’une couverture parfaite pour la démolition en cours des bulles financières qu’ils ont conçues depuis le crash de 2008.

Si ce n’était pas son plan, je suis un peu déconcerté par ce qu’il espère accomplir. Ce n’est certainement pas la fin des déficits commerciaux et le retour de l’industrie américaine. Mais explorons la situation un moment…


Trump est à mon avis une version moderne Herbert Hoover. L’une des premières actions de Hoover en tant que président en réponse au krach de 1929 fut de soutenir des réductions d’impôts accrues, principalement pour les entreprises (cela fut suivi en 1932 par de fortes augmentations d’impôt au milieu de la dépression, alors voyons ce que fera Trump dans les prochaines années). Puis, il a institué des tarifs douaniers par l’intermédiaire de la loi Smoot-Hawley. Son hyper-focalisation sur les dépenses massives en infrastructure a entraîné l’expansion de la dette américaine et n’a rien fait pour sortir les États-Unis de l’abîme du chômage. En fait, des projets d’infrastructure comme le barrage Hoover, lancés en 1931, ont mis 50 ans à être remboursés. Hoover a supervisé le début de la Grande Dépression et comme président républicain à un seul mandat, il a gentiment ouvert la voie à Franklin D. Roosevelt, un crypto-communiste et peut-être le pire président de l’histoire américaine.

Cela ne veut pas dire que Hoover est responsable de la Grande Dépression. Cette distinction revient à la Réserve fédérale, qui a artificiellement abaissé les taux d’intérêt et les a ensuite fortement remontés en plein milieu d’un ralentissement économique, provoquant une implosion des bulles en cours (tout comme la banque centrale le fait actuellement). Mais Hoover a effectivement aidé la Fed à saper la stabilité économique en poursuivant des politiques mal synchronisées.

Je frappe l’imagination des lecteurs avec tout cela parce que je suis de plus en plus fatigué du contingent des apologistes de Trump dans le mouvement de la liberté qui se bousculent pour défendre chaque action de Trump, aussi illogique soit-elle. Ces gens devraient mieux apprendre. Désolé, mais Trump ne joue pas aux échecs contre les globalistes. Ses actions principales ont seulement servi jusqu’ici à créer une distraction utile pour diriger la lumière loin des globalistes.

Le point troublant de tout cela est le fait que moi, et beaucoup d’autres, avons plaidé pour de nombreuses politiques de Trump dans le passé. Le problème est qu’il les met en œuvre dans le désordre et avec un mauvais calendrier, ce qui, à la fin, ne fera que rendre ces politiques destructrices plutôt que constructives.

En ce qui concerne la mise en œuvre des tarifs douaniers, les gens qui défendent cette action à l’heure actuelle ne semblent pas comprendre les bases du commerce international. Les tarifs ne peuvent être adoptés qu’à partir d’une position de force économique et de développement des ressources. Cette force vient d’une autosuffisance interne en terme de production. Autrement dit, pour que les États-Unis imposent leur balance commerciale (ce que les tarifs sont supposés faire), les États-Unis doivent avoir une base industrielle solide et DOIVENT être capables de produire la plupart sinon la totalité des biens et marchandises nécessaires.

Le fait est que le secteur manufacturier américain a été complètement externalisé par les sociétés mêmes auxquelles Trump vient de donner une réduction d’impôt de 10%, et la reconstruction de cette base industrielle prendrait des décennies. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucune incitation pour les entreprises à ramener le secteur manufacturier sur le sol américain.

Comme je l’ai déjà dit, Trump instaure des politiques potentiellement solides, mais il le fait dans le désordre. Les réductions d’impôt accordées aux sociétés n’auraient dû être promulguées que pour inciter les entreprises manufacturières à réimplanter les usines en Amérique. Au lieu de cela, les entreprises ont obtenu des réductions d’impôt sans aucune contre-partie. Ces réductions d’impôt iront-elles vers plus d’emplois ou d’innovation ? Non M’sieur. Elles vont refinancer des dettes d’entreprise sans précédent, et des rachats d’actions, dont la plupart ont été accumulées grâce à des emprunts auprès de la Réserve fédérale.

Cette manne de rachat d’actions va-t-elle même générer de nouveaux records pour le Dow Jones ? Probablement pas. Mais je vais vous expliquer pourquoi plus tard.

Si Trump avait donné des incitatifs fiscaux aux sociétés pour ramener le secteur manufacturier aux États-Unis, puis donné à ces sociétés quelques années pour faire le changement, alors seulement les tarifs douaniers auraient été une mesure efficace. Mais en l’état actuel des choses, nous avons une production matérielle minimale dans ce pays, et des dettes historiques détenues par les mêmes concurrents étrangers à qui Trump cherche maintenant à « donner une leçon ».

La dette est la prochaine question qui doit être abordée avant que les tarifs douaniers puissent être mis en œuvre de manière pratique. En termes de dette nationale, plutôt que de mettre en place un plan pour réduire les dépenses liées à la dette américaine, Trump augmente la dette en réduisant les impôts tout en augmentant les dépenses. Trump n’a pas pris fortement position sur le débat sur le plafond de la dette, comme il le prétendait à l’origine, aussi, le train de la dette continue sans relâche.

Qui va acheter cette dette, je me le demande ? Au cours des dernières années, le principal acheteur de la dette du Trésor américain a été la Réserve fédérale au moyen de la création de monnaie fiduciaire. Maintenant, la Fed a ralenti ses assouplissements quantitatifs et elle réduit son bilan à un rythme plus rapide que prévu. La Fed retire son soutien artificiel à l’économie.

Les acheteurs les plus importants sont les grandes banques centrales étrangères dans des pays comme la Chine, le Japon et, dans une certaine mesure, l’UE supranationale. Si les acheteurs de la dette en dernier recours sont maintenant les mêmes pays à qui Trump cherche à imposer des tarifs douaniers, comment pensez-vous que ce petit théâtre prendra fin ? Oui, avec une vente des obligations du Trésor américain et peut-être la fin du dollar comme monnaie de réserve mondiale par ces nations.

Mais qu’en est-il du consommateur américain ? Le marché de la consommation en Amérique n’est-il pas si attrayant que des pays comme la Chine n’oseront jamais « jeter »la dette américaine ou le dollar ? Non, pas vraiment. Si nous parlons d’une « guerre »commerciale, alors un pays comme la Chine, qui a une vaste base manufacturière et qui a également construit son propre marché intérieur de consommation, serait prêt à faire ce sacrifice. L’Amérique serait beaucoup plus touchée par la menace de défaillance de la dette et la perte du pouvoir d’achat international du dollar que la Chine ne le sera jamais par la perte des consommateurs américains. Avec la mise en œuvre des tarifs douaniers, ils risquent de perdre le consommateur américain de toute façon.

Notre marché au détail n’est vraiment pas aussi appétissant qu’il y a dix ans, compte tenu de la décennie de descente aux enfers qu’ont subis les Américains, avec un plus grand nombre historique de citoyens en âge de travailler ne participant plus au marché du travail. Le consommateur américain est maintenant plus endetté qu’à tout autre moment de l’histoire.

Tous ces effets négatifs pèsent sur notre économie alors que la Réserve fédérale dégonfle rapidement les marchés frauduleux que l’establishment a utilisé pendant l’administration Obama pour soutenir que l’Amérique était en mode « reprise ». Bien sûr, les économistes alternatifs savent depuis le début que c’était un mensonge, et que la seule chose qui soutenait l’économie et les marchés boursiers était la manipulation par les banques centrales.

La Fed, sous Jerome Powell, a clairement fait savoir qu’elle augmenterait les taux d’intérêt et réduirait le bilan de la Fed, peut-être plus que ce que les informations parcellaires ne l’avaient indiqué dans le passé. Sans les taux bas et un bilan en constante augmentation, nous avons déjà vu les résultats. Les actions en particulier sont devenus folles par rapport aux dernières années, baissant de près de 10% en une semaine, reprenant environ la moitié du chemin perdu la semaine suivante. Une chose est certaine, le marché haussier supposé sans fin induit par la Fed il y a des années est maintenant terminé. Les marchés sont en mode crise cardiaque.

Ce n’est pas par hasard que les deux premières fois que la Fed a réduit son bilan, le Dow Jones a plongé de plus de 1000 points. La dernière remise sur le marché de 23 milliards de dollars fin février a entraîné une baisse d’environ 1 500 points. Il est trop tôt dans ce processus pour savoir quelle sera la tendance, mais il me semble que les marchés sont dégonflés chaque mois, avec un déclin marqué juste après une baisse du bilan, suivi d’un rebond moins impressionnant de dead cat bounce la semaine suivante.

Entre-temps, la « guerre commerciale » de Trump est maintenant mise en cause dans les médias dominants pour la baisse des marchés dont la Fed est réellement responsable. Comme je l’ai toujours dit, Trump est le bouc émissaire idéal pour l’inévitable crise économique que les banquiers centraux ont mise en scène. La guerre des tarifs de Trump pourrait exacerber le problème, tout comme les politiques de Hoover au début de la Grande Dépression, mais le blâme repose carrément sur la Réserve fédérale et les banques centrales du monde entier. La personne moyenne comprendra-t-elle cette dynamique une fois que la poussière se sera redéposée sur notre système financier ? Probablement pas.

Donc, pour résumer, alors que Trump a effectivement mis en œuvre des politiques que les conservateurs en général ont tendance à approuver, il l’a fait d’une manière impraticable et sera finalement blâmé pour un krach boursier que la Fed a créé. Si des idéaux conservateurs tels qu’un gouvernement limité et une protection commerciale souveraine sont à blâmer pour une crise économique sans précédent, cela pourrait saboter le conservatisme pour les générations à venir. Si les élections sont encore un facteur d’enjeu au moment où cette crise se déroulera, les chances du public d’accepter un régime de cauchemar socialiste après la sortie de Trump de la Maison Blanche sont élevées. Et, les élites bancaires qui ont organisé tout ce désordre s’échapperont encore une fois sans aucune punition.

La question que nous devons nous poser est la suivante : Trump est-il conscient que ses politiques créent une distraction parfaite pour ces mêmes élites bancaires ? Je crois que nous saurons avec certitude la réponse avant la fin 2018.

 
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Publié par le 23 mars 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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Vidéos du Blog par Zac – La guerre contre les Hommes (Paul Joseph Watson)

Zac est revenu parmi nous, alléluia !!! D’autres vidéos à venir …… je viens de lui donner quelques directions …

Si vous voyez des vidéos pertinentes en Anglais, envoyez nous toujours un mail, on pourra traduire !

 

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Comment les Suédois se préparent à la guerre

 
3 Commentaires

Publié par le 18 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Le journal militaire officiel Chinois avertit : « La guerre n’est pas loin » !!

Un journal militaire chinois met en garde : "La guerre n'est pas loin" (Zero Hedge)

« La guerre n’est pas loin de nous. Les situations régionales en Chine sont complexes et instables et les dangers se cachent sous la paix. La Chine ne peut pas se permettre un échec militaire, nous devons donc être pleinement conscients de la crise potentielle et être prêts à combattre à tout moment. Alors que le pays est sur le point de devenir une grande puissance militaire, il entre également dans une période où les risques pour la sécurité nationale sont élevés », a écrit le quotidien officiel de l’Armée populaire de libération (APL) selon le quotidien China’s Global Times.

L’article titrait mardi dans le quotidien de l’APL : « Un soldat sans désir de préparation à la guerre n’est pas un bon soldat. » Le journal a averti que les soldats chinois ne sont pas prêts au combat parce que beaucoup refusent de croire que la guerre est imminente.

Les experts militaires s’accordent à dire que la menace d’un conflit autour de la Chine s’est accrue ces dernières années.

« Dans des régions comme la péninsule coréenne, la zone frontalière Chine-Inde et le détroit de Taïwan, l’APL doit être préparée à toutes les possibilités. Nos intérêts outre-mer dans des régions comme l’Afrique et le Moyen-Orient sont également menacés en raison de l’instabilité locale « , a déclaré Xu Guangyu, un grand général à la retraite et conseiller principal de la China Arms Control and Disarmament Association selon le Global Times.

La semaine dernière, le président Xi Jinping a donné le coup d’envoi de la nouvelle année en prononçant un discours rare à l’intention des militaires, dans lequel il exhortait les soldats à se préparer à la guerre et à ne pas craindre la mort.

Les soldats chinois ne devraient « ni craindre la misère ni la mort », a déclaré Xi à des milliers de soldats lors d’une visite d’inspection mercredi dernier au Central Theater Command de l’Armée populaire de libération (APL) dans la province du Hebei, selon l’agence de presse officielle Xinhua.

L’Armée populaire de libération (APL) a organisé des exercices de guerre dans le pays et à l’étranger auxquels participent la plupart de ses branches militaires. Depuis le début de l’année, les avions militaires les plus perfectionnés de la Chine, y compris le chasseur furtif J-20, l’avion de transport Y-20, le bombardier H-6k et les chasseurs J-16, J-11B J-10C, s’entraînent.
Plus d’informations émanent du quotidien APL Daily :

Le J-20 s’entraîne au combat aérien avec d’autres avions de chasse, y compris le J-16. Le J-20 pratique également le combat aérien au-delà de la portée visuelle, et d’autres aéronefs, y compris le Y-20 et le J-10C, s’entraînent dans des aéroports non spécifiés sur un « plateau régional » afin d’améliorer leur capacité de transport militaire à longue distance et de combat aérien.

L’Economic Times identifie la « région du plateau » comme le « plateau tibétain qui fournit une longue ligne de contrôle entre l’Inde et la Chine ».

Un journal militaire chinois met en garde : "La guerre n'est pas loin" (Zero Hedge)

Alors que la Corée du Nord continue d’être une grande distraction, la Chine se prépare à un conflit avec l’Inde sur le LAC (Line of Actual Control  ou Ligne actuelle de contrôle est la ligne de démarcation qui sépare le territoire sous contrôle indien du territoire sous contrôle chinois dans l’ancien État princier de Jammu Cachemire, NdT), selon le Global Times.

    Les conflits militaires potentiels dans les régions du plateau ont augmenté depuis les frictions frontalières avec l’Inde l’année dernière, de sorte qu’une augmentation de l’entraînement militaire dans la région du plateau est hautement nécessaire. Un officier retraité de l’APL qui a servi dans l’armée de l’air et qui a demandé à ne pas être nommé, a déclaré au Global Times :

    « La force terrestre de l’Inde a quelques avantages en quantité dans les zones frontalières, donc si un conflit se produit, l’armée de l’air chinoise doit s’emparer de la domination du ciel et immédiatement créer un avantage écrasant pour la Chine « , a déclaré l’officier.

En 2018, la mise en garde urgente adressée par la Chine à ses forces armées pour qu’elles se préparent à la guerre a été un signe révélateur de l’imminence d’un événement. Alors que beaucoup se concentrent sur les développements dans la péninsule coréenne, le véritable affrontement émerge entre les deux superpuissances nucléaires divisées par la Ligne de Contrôle Actuel. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner si les deux nations les plus peuplées du monde entrent en conflit l’une contre l’autre ?

Zero Hedge , Traduction SLT

 
 

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