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Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne menacent de frapper à nouveau la Syrie

Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne menacent de frapper à nouveau la Syrie

Ça risque de bouger à nouveau en Syrie, comme vous aller le voir … 

Lors d’une rencontre, le jeudi 23 août, avec son homologue russe, le Conseiller à la sécurité nationale des États-Unis a de nouveau évoqué la probabilité d’une intervention militaire contre la Syrie. Une rencontre à Genève qui a duré cinq heures.

John Bolton, le conseiller du président américain à la sécurité nationale a déclaré à son homologue russe, Nikolaï Patrouchev que son pays est prêt à employer la force en Syrie. Une menace, sous prétexte d’éventuel recours à l’arme chimique par Damas.

« Les États-Unis disposent de renseignements selon lesquels le président Bachar Assad aurait recours aux armes chimiques pour reprendre la province d’Idlib », a-t-il prétendu.

Il a averti qu’en cas de nouvelle attaque chimique, les États-Unis lanceraient une frappe plus forte que par le passé.

Quatre sources bien informées du contenu des entretiens Bolton-Patrouchev, ont transmis leurs renseignements à Bloomberg sous couvert d’anonymat.

Dans le même cadre, le ministre russe de la Défense a fait part de la nouvelle tentative États-Unis/France/Grande-Bretagne de prendre pour cible la Syrie.

Les groupes armés terroristes et les Casques blancs soutenus par Londres, entre autres, se préparent pour une autre attaque au gaz pour offrir à l’Occident le prétexte nécessaire pour une nouvelle offensive militaire en Syrie.

Moscou accuse ouvertement Londres d’aides aux terroristes, dont les Casques blancs qui sont une banche d’al-Qaïda pour qu’ils soient prêts pour la nouvelle attaque chimique dans le pays.

Par ailleurs, le ministère russe de la Défense fait allusion à l’entrée du destroyer USS the Sullivans dans les eaux du golfe Persique en affirmant que ce destroyer avait débarqué un bombardier stratégique de type B-1B au Qatar censé participer à la prochaine offensive de l’Occident en Syrie.

Pour rappel, les États-Unis ont déjà déployé près de 2 000 effectifs dans le nord-est de la Syrie. En avril 2017, les navires américains dans les eaux de la mer Méditerranée ont tiré près de 60 missiles de croisière sur la Syrie. Le 14 avril 2018, les États-Unis et leurs alliés franco-britanniques sont encore une fois passé à l’offensive en Syrie, en lançant des centaines de missiles sur des régions au cœur du pays sinistré dont 70 ont été interceptés selon des estimations du ministère russe de la Défense. L’attaque balistique est survenue alors que les forces gouvernementales étaient sur le point de reconquérir Douma, ville principale de la région de la province de Ghouta, située au nord-est de Damas.

Avec «un faisceau de fausses preuves» avancé par les soutiens des terroristes et sans attendre le résultat d’une quelconque enquête officielle, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France décident de frapper des positions de l’armée gouvernementale. Il est dit que les frais de l’invasion occidentale en avril dernier en Syrie avait été fournis par le royaume saoudien. En tout état de cause, la survenue d’une prochaine attaque chimique en Syrie reste très probable puisque Idlib est le dernier grand bastion des terroristes et le gouvernement de Assad en sera à coup sûr tenu comme responsable.

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La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

Mercredi 21 février, le ministre britannique de la Défense, le conservateur Gavin Williamson, a annoncé que le Royaume-Uni changeait sa stratégie de défense principale, passant d’une stratégie ciblant les terroristes non gouvernementaux (Al-Qaïda, etc) à une stratégie ciblant trois pays : la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Il a reconnu qu’une augmentation massive des dépenses militaires sera nécessaire à cette fin, et que des « économies » devront être réalisées dans d’autres domaines de dépenses gouvernementales, comme les services de santé, et les dépenses militaires contre le terrorisme.

Le titre du London Times du 22 février était « La Russie est une plus grande menace pour notre sécurité que les terroristes ». Leur rédactrice en chef concernant la Défense, Deborah Haynes, y écrivait que :

« La menace que représentent des États comme la Russie et la Corée du Nord pour la Grande-Bretagne est plus grande que celle que représente le terrorisme, a déclaré hier le secrétaire à la Défense, ce qui marque un changement important dans la politique de sécurité.

Gavin Williamson a laissé entendre aux députés que plus d’argent et un changement dans la structure des forces armées seraient nécessaires dans le cadre d’une révision de la défense pour relever le défi d’un conflit entre États, ce que la Grande-Bretagne n’a pas eu à envisager depuis une génération…

C’est un changement par rapport à la stratégie de sécurité nationale publiée en 2015, qui a d’abord inscrit le terrorisme international sur la liste, et qui s’inscrit dans le droit fil de la décision prise le mois dernier par les États-Unis de déclarer la « concurrence stratégique » de pays comme la Chine et la Russie comme son principal objectif plutôt que de lutter contre le terrorisme…

Il a décrit « l’affirmation accrue » du Kremlin, comme une multiplication par dix de l’activité de ses sous-marins dans l’Atlantique Nord, une présence russe croissante dans la région méditerranéenne et son implication dans la guerre en Syrie. Mais vous voyez alors de nouvelles nations qui commencent à jouer un rôle plus important dans le monde, comme la Chine…

Interrogé sur la question de savoir si M. Williamson admettait que cela aurait un effet indirect sur la façon dont les forces armées britanniques étaient structurées et sur leur état de préparation à la guerre, M. Williamson a répondu « Oui, c’est le cas ». »

Tout comme ce qui s’est passé lorsque le Premier ministre britannique Tony Blair a fait de son pays le chien de garde du président américain George W. Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003, la Première ministre britannique Theresa May a fait de son pays le chien de garde du président américain Donald Trump dans les invasions à venir, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

La presse aux États-Unis et dans les pays alliés (comme le Royaume-Uni) pourrait avoir de la difficulté à convaincre leurs populations que l’augmentation des dépenses militaires afin de conquérir la Russie, la Chine, la Corée du Nord et – comme le président américain Trump souhaite également l’inclure – l’Iran (mais il va probablement utiliser l’allié américain qu’est Israël pour cette partie de l’opération), pourrait être difficile, car, par exemple, le même jour, le 22 février, Gallup a rapporté que 59 % des Américains désapprouvent Trump (et 37 % l’approuvent) sur la question des « relations avec la Russie », et si on revient au 23 mars 2017, Public Integrity titrait « Le public est favorable à la réduction des dépenses de défense, pas d’ajouter des milliards de plus, constate un nouveau sondage » et il y était écrit que :

« Le budget proposé par le président Trump pour 2018 ne suit pas l’opinion publique, selon un nouveau sondage.

Le sondage, réalisé par le Programme de Consultation Publique (PCP) de l’Université du Maryland, a révélé que même si Trump a proposé une augmentation de 54 milliards de dollars des dépenses fédérales pour les forces armées, la majorité des Américains préfèrent une réduction de 41 milliards de dollars. Alors que Trump a proposé une augmentation de 2,8 milliards de dollars pour la sécurité intérieure, une majorité d’Américains est favorable à une réduction de 2 milliards de dollars…

Les propositions de Trump étaient en contradiction avec les préférences des républicains et des démocrates…

La majorité des personnes interrogées au sein du parti républicain ont déclaré qu’elles souhaitaient maintenir le budget de défense dit « de base », ou principal, au niveau actuel, bien qu’elles soient favorables à une réduction de 5 milliards de dollars des dépenses concernant le budget pour les « opérations des contingents à l’étranger », notamment en Afghanistan et en Irak…

Ces résultats, à leur tour, étaient étonnamment semblables aux conclusions d’une enquête menée en 2012 par le Centre pour l’Intégrité Publique, le PCP, et le Centre Stimson, un groupe d’étude à but non lucratif sur les politiques de Washington. Lorsqu’on a demandé aux participants de cette enquête ce qu’ils feraient du budget de la défense de base d’Obama, la majorité des participants étaient favorables à une réduction d’au moins 65 milliards de dollars, passant de 562 à 497 milliards de dollars… »

La situation risque d’être encore plus difficile au Royaume-Uni, où, selon un sondage de Gallup en 2017, comme indiqué dans leur « Classement des Dirigeants Mondiaux : 2018 », les habitants du Royaume-Uni à qui on a demandé « Approuvez-vous ou désapprouvez-vous les performances professionnelles des dirigeants des États-Unis ? » ont été 63 % à désapprouver et 33 % à approuver, et l’approbation nette (-30%) a diminué de 26 % par rapport à la notation du précédent président, Obama (-4%), en 2016.

Par conséquent, pour que les dirigeants y parviennent, il faudra qu’il y ait un divorce total, même de la prétention d’être des « démocraties », car, sur la base d’une décision si importante quant à savoir s’il devrait y avoir ou non une troisième guerre mondiale (et, si c’est le cas, si l’Iran devrait y être une cible), il ne serait possible d’aller à l’encontre de l’écrasante majorité de l’opinion publique que dans ce qui est effectivement une dictature (ce qui a été scientifiquement prouvé pour les États-Unis). Donc : il sera difficile d’y parvenir, mais au moins aux États-Unis – qui est une dictature avérée – c’est possible.

Alors que la presse, à la fois aux États-Unis, et au Royaume-Uni, a délibérément gonflé les mensonges du gouvernement, affirmant que, selon l’AIEA, Saddam Hussein n’était qu’à six mois de posséder des armes nucléaires, ils pourraient ne pas le faire cette fois-ci contre des pays réellement dotés d’armes nucléaires, parce qu’il n’y a probablement pas encore, ni dans un proche avenir, suffisamment de bunkers de milliardaires souterrains profonds – comme ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici – pour les protéger des explosions nucléaires, et encore moins quoi que ce soit pour protéger quiconque contre l’hiver nucléaire et la famine mondiale qui en résulteraient.

Ainsi, peut-être, l’avidité atteindra-t-elle enfin ses limites : l’auto-préservation pure et simple. C’est une chose quand un pays étranger, comme l’Irak – ou la Libye, ou la Syrie, ou le Yémen – est détruit, mais c’en est une autre quand le monde sera lui-même détruit. Le degré de folie que le complexe militaro-industriel suppose aujourd’hui parmi le grand public pourrait tout simplement ne pas exister.

Enfin, les entreprises de fabrication d’armes des gouvernements occidentaux pourraient devoir faire face à la chute brutale de leurs valeurs boursières, que toutes méritent tant, et qui a déjà été retardée pendant des décennies – depuis au moins 1991, quand l’Union soviétique, son communisme et son alliance militaire avec le Pacte de Varsovie ont tous pris fin, et que tout ce qui reste disponible en tant qu’épouvantails qui doivent être tués pour « sauver le monde » c’est : la Russie, la Chine, la Corée du Nord – et peut-être (si les Saoudiens et Israël veulent faire ce qu’ils veulent), l’Iran.

Ce qui n’est pas encore clair c’est quand – si jamais – les pays « démocratiques » occidentaux (les États-Unis et leurs alliés, les milliardaires qui s’y trouvent) atteindront la limite de leur cupidité impériale. Mais si le monde est leur limite, alors il n’y a pas de limite du tout, parce que le monde lui-même prendra fin avant que cette limite soit atteinte. Et maintenant, ce n’est pas seulement Donald Trump qui ouvre la voie, mais Theresa May s’est jointe à sa marche somptueuse vers l’anéantissement mondial.

Eric Zuesse

Note de la traductrice : Je suis personnellement beaucoup moins optimiste que l’auteur concernant la propension des journalistes à ne pas suivre le mouvement par peur de l’anéantissement mondial. Il suffit de repenser à cet article de The Economist qui appelle peu ou prou à déclencher la guerre contre la Russie et la Chine car ces pays contestent l’hégémonie américaine, pour se rendre compte que les journalistes des médias de masse ont perdu tout sens commun, et sont incapables d’appréhender les réelles conséquences de leurs appels à la guerre.

Source : Strategic Culture
Traduction : Christelle Néant

via:https://dnipress.com/fr/posts/la-grande-bretagne-se-prepare-desormais-officiellement-pour-une-guerre-contre-la-russie/

 
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Publié par le 28 février 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Jour J pour le Brexit – Ça y est : la Grande-Bretagne va commencer à « libérer l’Europe ». Ouf !

L’Europe des nations, c’était la vision Gaullienne . Non à l’Europe de technocrates actuelle, mais oui à l’Europe des peuples et des nations . Avec la France en avant garde si possible ….

Aujourd’hui c’est le jour du brexit : Neuf mois après le référendum, la première ministre, Theresa May, déclenche ce jour l’article 50 du traité de Lisbonne ouvrant les négociations en vue de la sortie de l’UE. (Cinq questions pour comprendre le déclenchement du Brexit)

Ça y est : la Grande-Bretagne va commencer à « libérer l’Europe ». Ouf !

Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et son gouvernement, en actionnant aujourd’hui le « chapitre 50 » respecte le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Cette Europe est exécrable. C’est vrai. Parce qu’elle « oblige » à vivre ensemble des peuples qui avaient la « désagréable » habitude de s’entre-massacrer tous les quarts de siècle ? Quel fanatique du « frexit » pourrait dire ça ? Parce que sans l’Europe, aussi imparfaite soit-elle, la désintégration de la Yougoslavie il y a quelques années aurait dégénéré en un nouveau carnage entre France et Allemagne. La paix, la PAIX entre ces deux frères ennemis vaut tous les désagréments.

L’Europe est, pour cela, trop précieuse pour qu’on la rejette. Et le « brexit » est une chance formidable : débarrassée du boulet britannique, l’Europe – actuellement massivement rejetée par les peuples qui la composent – peut entamer sa refondation autour d’u noyau restreint : les fondateurs plus les nations ibériques.

Ne rêvons pas, ce n’est pas demain que l’on aura une armée commune ce qui impliquerait de donner le bouton de notre force nucléaire à un Espagnol, un Italien, un Belge, un Allemand… Mais on peut avoir, rapidement, une diplomatie sinon unique du moins largement concertée. Et si on veut vraiment la relancer, on doit avoir rapidement une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes. Parce que c’est de là que vient le rejet de l’Europe. Cette clause qui exclut le social et la fiscalité des règles communes a été imposée par les Anglais. C’est d’elle que découle les pratiques de rufians du Luxembourg, de l’Irlande, des Pays-Bas.

Refonder l’Europe c’est avant tout abroger cette clause scélérate, ainsi que le système des travailleurs détachés tout en laissant s’épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l’éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens.

Faisons un petit retour en arrière. À l’époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre-échange » avec quelques pays de l’Europe du Nord. Mais les milieux d’affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

De Gaulle – qui les connaissait bien – s’est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l’Europe en 1972, amenant dans ses bagages l’Irlande et le Danemark.

La Grande-Bretagne s’est tout de suite opposée à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé…

Souvenons-nous, en 1979, de Margaret Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l’Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s’opposa aux tentatives de Jacques Delors d’avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

Souvenons-nous de Leon Brittan, nommé en 1989 commissaire européen à la très sainte « Concurrence ». Ultralibéral assumé, cette brute a tout fait pour donner le pouvoir aux multinationales étasuniennes et européennes. Il est à la source d’un lobby international regroupant les multinationales, le TABD (dialogue économique transatlantique), l’ancêtre de TAFTA.

Souvenons-nous de John Major qui, en 1990, proclamait que « le succès économique de la Grande-Bretagne dépend de ses coûts sociaux bas, pas de chapitre social et pas de salaire minimum ». Refusant l’application d’une des rares directives sociales de la Commission européenne, concernant une limitation du temps de travail à 48 heures et 3 semaines de congés payés, il fusilla toute tentative d’Europe sociale.

Souvenons-nous aussi de Tony Blair, le caniche de Washington, fidèle soutien de Bush dans son invasion de l’Irak et donc, à ce titre, coresponsable du foutoir actuel au Moyen-Orient. Il aurait sa place comme accusé devant le tribunal de La Haye, tout comme Sarkozy, Obama et évidemment tous les Bush…

C’est une constante de la politique extérieure britannique, lorsqu’elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n’a qu’une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l’alternative n’étant pas réalisable, il fallait donc couler l’Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

Comment ?

D’abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l’intégration catastrophique de tous les pays de l’Est… 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l’unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C’est ce qui se passe actuellement. Et que serait-ce si on intégrait la Turquie ! Aux fous !

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste. Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d’une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

Puis vint Maastricht et la création de l’Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C’est donc à eux que l’on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C’est à cause d’eux que des pays sans scrupule comme le Luxembourg, l’Irlande et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l’Europe aux appétits sans frein des multinationales. C’est à cause d’eux que celles-ci ne paient pas d’impôts.

Quant à l’euro, non seulement ils n’y sont pas entrés, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leur nid de banksters qu’est la City…

Ce ramdam autour de la sortie de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l’Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l’oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l’orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l’U.E. sauf… pour l’Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l’exploitation éhontée de la main-d’œuvre des ex-pays de l’Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu’ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l’air l’industrie laitière et l’élevage des autres pays européens, en industrialisant l’agriculture, exploitant là encore la main-d’œuvre détachée de ses marches de l’Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu’elle se laisse griser par sa puissance économique.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu’on croyait rangées aux poubelles de l’Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l’Europe à une immigration sans limite… pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient – de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens – avec le dictateur Turc Erdogan qui s’est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s’implique en Ukraine comme un toutou docile des Yankees, donnant toutes facilités à l’Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l’horreur économique qu’est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s’impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique, laissant la France s’épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l’Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l’Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l’avenir de l’Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité. Dans quelques semaines nous aurons cette possibilité. Il s’agit de ne pas la laisser passer en se réfugiant derrière un « votutile » imbécile.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.

 
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Publié par le 29 mars 2017 dans général

 

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Vive altercation entre Poutine et Hollande : « Si la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis veulent la guerre, ils l’auront »

Les médias occidentaux font état d’une très vive altercation entre le Président russe, Vladimir Poutine et son homologue français, François Hollande autour de la Syrie.

Le contact téléphonique entre les deux hommes a tourné à une passe d’arme verbale, avec en toile de fond un approfondissement des divergences de part et d’autre. Hollande qui tentait de dissuader Poutine de la prolongation des raids aériens russes contre les terroristes à Alep, s’est trouvé confronté à la grande colère du Président russe.

Hollande avait vertement critiqué Poutine pour avoir frappé ceux qu’il qualifiait de  » rebelles modérés » quand le Président russe a laissé éclater sa colère en affirmant qu’il « n’existe aucun rebelle modéré en Syrie puisque tous les rebelles agissent en interaction sur le terrain ».

Et le Président Poutine d’ajouter : » le fait d’attribuer aux terroristes le qualificatif « modéré « est méprisable » !

En réponse à Hollande qui demandait l’arrêt des frappes aériennes russes contre les positions des terroristes d’Al Qaida et de l’ASL à Alep, Poutine aurait fulminé : » Vous n’avez plus aucun autre choix, si ce n’est le fait d’abattre les avions russes et là vous allez tout bonnement déclencher une nouvelle guerre mondiale. Si la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis veulent la guerre, ils l’auront »

Poutine aurait évoqué par la suite l’intervention de 2011 de l’Otan en Libye pour demander à son homologue français :  » Quand vous avez décidé d’attaquer la Libye, avez-vous demandé la permission de la Russie? »
PressTV

 
 

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Terrorisme : le Maroc met en garde la Grande-Bretagne et l’Europe contre des attentats à l’arme chimique

maroc

Dans une interview au magazine britannique The Sun, le patron du FBI marocain a déclaré que Daesh pourrait utiliser l’arme chimique dans des attaques ciblées en Grande-Bretagne et en Europe. Les ingrédients pour en fabriquer sont, selon lui, librement vendus dans le commerce.

« Il est très possible que Daesh utilise les armes biologiques et chimiques pour attaquer la Grande Bretagne ainsi que d’autres pays européens », a averti Abdelhak Khiame, directeur du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) au Maroc dans une interview au journal britannique The Sun, le 4 avril.

« Ils ont déjà des brigades d’enfants qui ont suivi des entraînements dans leurs camps afin de perpétrer des attaque terroristes en Europe. Pour les armes chimiques, nous avons pu constater combien il est facile pour eux de les concocter », ajoute le responsable sécuritaire marocain.

Le 18 février, les autorités marocaines ont démantelé un réseau terroriste lié à l’État islamique qui préparait un attentat-suicide à l’arme chimique. […]

« Les produits utilisés dans ce genre de préparations sont disponibles dans les commerces en Grande-Bretagne et dans toute l’Europe et il est très facile d’en faire des produits mortels », a avertit le directeur du BCIJ.

Jeune Afrique

 

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La Grande-Bretagne impliquée dans le trafic de pétrole de l’État Islamique, Des comptes Twitter de l’EI seraient associés à des adresses IP du gouvernement britannique

Deux info importantes et liées , d’abord La Grande-Bretagne serait impliquée dans le trafic de pétrole de l’État Islamique :

Dans leur hâte d’accéder à la richesse que constituent le pétrole et le gaz du Kurdistan, les États-Unis et la Grande-Bretagne ferment les yeux sur la complicité avec la contrebande de pétrole de “l’État Islamique”

Selon des sources politiques haut-placées de la région, des alliés clés dans la guerre dirigée par les États-Unis et la Grande-Bretagne contre l’État Islamique (ÉI) financent secrètement le mouvement terroriste. Des compagnies pétrolières américaines et britanniques sont lourdement investies dans le triangle géopolitique trouble qui soutient les ventes clandestines de pétrole de l’ÉI.

Le Gouvernement Régional Kurde (GRK) en Irak et le renseignement militaire turc ont tous deux apporté leur concours à la contrebande de pétrole de l’ÉI et ont même, selon des officiels kurdes, irakiens et turcs, fourni des armes au groupe terroriste.

Une compagnie pétrolière britannique en particulier, Genel Energy, a passé un contrat avec le GRK pour fournir du pétrole à une grande société kurde accusée de faciliter les ventes de pétrole par l’ÉI à la Turquie. Cette société kurde a des liens étroits avec le gouvernement kurde irakien.

Genel opère au GRK avec le soutien du gouvernement britannique, et est également lié à un groupe parlementaire britannique qui a des liens anciens avec les industries pétrolières britanniques et kurdes.

Les relations entre, d’une part, les sociétés pétrolières britanniques et kurdes et, d’autre part, des personnalités politiques britanniques importantes, soulèvent des questions sur les conflits d’intérêts — surtout dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme » qui est censée viser, et non financer, l’« État Islamique ».

Les Kurdes, les Turcs et les aveugles

L’une des principales sources de revenus de l’ÉI est la contrebande de pétrole. L’État Islamique contrôle approximativement 60% du pétrole syrien, ainsi que sept des plus grands sites de production de pétrole en Irak.

En se servant d’un réseau soigneusement entretenu d’agents et d’intermédiaires dans la région kurde de l’Irak aussi bien qu’en Turquie, l’ÉI a réussi à produire la quantité phénoménale de 45000 barils par jour de pétrole, leur permettant d’engranger 3 millions de dollars par jour en espèces en pratiquant des prix bien au-dessous du marché.

Mais l’ampleur du montant des transactions et l’impunité de ce réseau de contrebande ont amené des politiciens locaux à se demander si certains personnages officiels du GRK et de Turquie ne fermaient pas les yeux sur ces opérations.

Des personnalités irakiennes, kurdes et turques ont accusé aussi bien le GRK que l’État turc de délibérément autoriser un certain nombre de ces opérations de contrebande.

La tension monte entre le GRK et le gouvernement central à Bagdad au sujet du contrôle de la production et des revenus des champs pétroliers de la région kurde. Les dirigeants kurdes d’Irak voient dans le pétrole de leur région un moyen d’accroître leur autonomie, voire d’accéder à l’indépendance, tandis que le gouvernement irakien cherche à assurer son contrôle souverain sur toutes les ventes en provenance de ses champs pétroliers, incluant ceux du GRK.

Ces tensions ont atteint un sommet lorsque le GRK a commencé à vendre unilatéralement du pétrole et à l’exporter en Turquie en contournant Bagdad.

Complicité

Le GRK et les autorités turques démentent avec véhémence avoir quelque rôle que ce soit dans la facilitation des ventes de pétrole par l’ÉI. Les deux gouvernements ont pris des mesures pour réprimer ces opérations de contrebande, et tant les États-Unis que la Grande-Bretagne travaillent en liaison étroite avec la GRK pour établir les routes empruntées par la contrebande de l’ÉI.

Malgré l’arrestation d’intermédiaires kurdes impliqués dans le marché noir de l’ÉI, des preuves continuent d’affluer montrant que ces mesures sont complètement décousues et ne parviennent pas à enrayer la corruption à haut niveau.

Selon une source de haut niveau du parti islamique Dawa majoritaire au gouvernement irakien, les autorités irakiennes et américaines ont recueilli des renseignements importants prouvant que des membres du GRK ont fermé les yeux sur les ventes de pétrole au marché noir par l’ÉI.

La source, qui a un accès direct à des personnalités de haut niveau du gouvernement irakien, affirme que le GRK a tout d’abord vu l’invasion de l’Irak par l’ÉI comme une occasion de consolider le contrôle kurde sur le territoire contesté, surtout sur la région riche en pétrole de Kirkuk. Cependant, les Kurdes n’avaient pas prévu que la présence de l’ÉI deviendrait aussi puissante.

Au début de l’invasion, l’année dernière, il a dit :

« Des éléments du GRK et de la milice peshmerga ont directement facilité la contrebande secrète de pétrole à travers la région kurde. Les Américains le savaient, et ils ont partagé ces renseignements avec le gouvernement irakien à Bagdad. »

Cette question a engendré des tensions entre le GRK et Bagdad et facilité les efforts de Hussein al-Chahrestani, alors vice-premier ministre irakien de l’énergie, à réprimer les exportations de pétrole indépendantes des Kurdes

Son successeur, le nouveau ministre du pétrole Adel Abdul-Mehdi, a été mis à ce poste à l’occasion d’un remaniement ministériel en septembre de l’année dernière sous la pression diplomatique américaine. Selon la source, contrairement à al-Chahrestani, Abdul-Mehdi a une approche beaucoup plus conciliante de la question du pétrole kurde, ce qui justement arrange les intérêts des investisseurs américains et britanniques dans le GRK. « Ceci signifie que Bagdad est devenu beaucoup plus coulant sur les preuves de la contrebande de pétrole par l’ÉI à travers le GRK. »

La source a confirmé que sous la pression croissante des États-Unis, « les autorités du GRK ont pris de sérieuses mesures pour freiner la contrebande illégale au profit de l’ÉI, mais que la contrebande continue, bien qu’à un niveau plus faible, avec le soutien de dirigeants du GRK qui tirent profit de ces ventes. »

Selon la source irakienne, la Turquie aussi joue un rôle crucial dans ces opérations de contrebande de l’ÉI. En tant que point d’arrivée d’une large quantité de ce pétrole parvenant au marché mondial, les autorités turques ont, dans la pratique quotidienne, fermé les yeux sur ce marché noir mené par l’ÉI. “Les Turcs ont des relations acrimonieuses avec les Américains,” affirme-t-il, tout en confirmant que les services de renseignement américains sont bien au courant du rôle de la Turquie :

« Les services de renseignement américains surveillent de près toutes ces opérations de contrebande. Quelques-uns de ces renseignements nous sont parvenus. Les Américains savent ce qui se passe. Mais Erdogan et Obama n’ont guère d’atomes crochus. En fait, Erdogan fait ce qu’il veut, et les Américains doivent faire avec. »

Ces allégations ont été confirmées par des turcs proches du gouvernement ou parlementaires. En particulier, une source ayant de nombreuses relations au sein du milieu politique turc, y compris l’entourage du Premier ministre, a affirmé que le soutien de la Turquie aux rebelles islamistes opposés au régime de Bachar el Assad en Syrie avait commencé longtemps avant l’émergence de l’ÉI, et qu’il était décisif dans l’ascension fulgurante du groupe.

La Turquie, qui est depuis longtemps membre de l’OTAN, fait partie de la coalition menée par les États-Unis pour combattre l’ÉI et a pris une part essentielle à l’entraînement des rebelles “modérés”, entraînement supervisé par les services de renseignement occidentaux.

La source a ajouté : « La Turquie joue un double jeu dans sa stratégie syrienne. »

« Depuis le début, la Turquie a financé les groupes islamistes en Syrie, y compris l’ÉI, et elle continue à le faire. L’ampleur de la contrebande de l’ÉI à travers la frontière turco-syrienne est énorme, et en grande partie facilitée par la bénédiction d’Erdogan et de Davitoglu, qui voient dans les islamistes le moyen d’étendre la mainmise de la Turquie sur la région. »

Recep Tyyip Erdogan est président de la Turquie ; et Ahmet Davitoglu en est le Premier ministre. Interrogée sur la contradiction entre ces faits et les récentes opérations destinées à tenter d’arrêter cette contrebande en visant les bastions de l’ÉI de l’autre côté de la frontière, la source a dit que c’était trop peu, trop tard.

“Ces actions sont conformes à la stratégie d’expansion d’Erdogan, a-t-il dit, nous n’essayons pas de détruire l’infrastructure de l’ÉI, nous l’attaquons sélectivement.”

Un réseau d’ombre en pleine lumière

La route de la contrebande pétrolière l’ÉI — qui passe par le GRK et aboutit au port de Ceyhan en Turquie — a récemment été étudiée par deux universitaires de Greenwich.

Le document de George Kiourktsoglou, conférencier en sécurité maritime et ancien stratège de la Royal Dutch Shell, et du Dr Alec Coutroubis, directeur par intérim de la faculté de science et d’ingénierie, visait à identifier les schémas suspects de ce commerce illicite de pétrole.

Leur étude extraordinaire, publiée en mars par la Maritime Security Review, examine en détail la route utilisée par l’ÉI, fondée sur une « chaîne de plaques tournantes commerciales » qui passe par les localités de Sanliura, Urfa, Slirt, Batman, Osmanya, Gaziantep, Simak Adana, Kahramarmaras, Adyaman et Mardin. “La chaîne se termine dans la province d’Adana (sud-est de la Turquie), où se trouve le grand port pétrolier de Ceyhan.”

En comparant les pics des tarifs d’affrètement au départ de Ceyhan avec la chronologie des activités de l’ÉI, l’analyse de l’université de Greenwich a identifié une corrélation significative entre les deux. Chaque fois que l’ÉI combat “à proximité d’une zone comportant des équipements pétroliers, les exportations par Ceyhan augmentent rapidement. Ceci peut être attribué à une augmentation due à la contrebande de pétrole en vue de générer rapidement des recettes supplémentaires.”

Bien que les preuves ne soient pas déterminantes à ce stade, les auteurs ont écrit : “Il y a de fortes probabilités qu’une chaîne d’approvisionnement illicite exporte du pétrole de l’ÉI à partir de Ceyhan” vers le marché global. “Depuis le lancement de l’aventure pétrolière de l’ÉI en septembre 2014, les taux d’affrètement à partir de Ceyhan se sont beaucoup rapprochés de ceux du reste du Moyen-Orient”

Bien qu’ils ne puissent être catégoriques, une recherche approfondie incluant des interviews de sources bien informées tend à démontrer que “ceci est le résultat d’une demande accrue de brut de contrebande à très bon marché, disponible au chargement” à partir du port turc.

Kiourktsoglu et Coutroubis appellent à une “recherche complémentaire” sur les entreprises criminelles de l’ÉI qui “puisse potentiellement définir sa place dans l’économie globale.” Les universitaires ont auparavant exposé ces éléments devant une délégation de parlementaires de la commission des Affaires étrangères sur la sécurité maritime au large de la Somalie.

Leur étude met en évidence les failles de l’approche militaire des États-Unis concernant les opérations pétrolières de l’ÉI. Bien qu’ils saluent la manière dont les États-Unis., la Turquie et les raids aériens des pays du Golfe ont “réduit les recettes pétrolières” de l’ÉI en détruisant plusieurs « installations industrielles », cela n’a pas été assez loin. Ils rapportent que :

« … dans la zone bombardée, les puits n’ont pas encore été ciblés par les É-U ou par l’aviation des alliés, un fait qui peut certainement être attribué à la politique “toxique” de l’époque au Moyen-Orient. »

En dépit des grands convois transportant le pétrole de l’ÉI à travers les zones de Syrie, de l’Irak et de Turquie contrôlées par les gouvernements, « les raids des alliés des États-Unis ne ciblent pas les camions et les citernes de crainte de provoquer une réaction violente de la part des populations locales. » En fin de compte, « les opérations de transport sont faites avec efficacité et ont lieu la plupart du temps en plein jour. »

Le dossier public

Le dossier public contient des preuves qui corroborent les affirmations des sources irakiennes et turques en démontrant une corruption endémique en amont comme en aval de la route de contrebande de l’ÉI.

Des observateurs bien informés à l’intérieur et en dehors de la Turquie ont accusé le gouvernement turc de fermer les yeux sur la contrebande de pétrole à travers la frontière syro-turque dans sa détermination à faire tomber le régime d’Assad.

Des dépositions de procureurs et de témoins, dans les tribunaux turcs, ont révélé qu’à la fin 2013 et en 2014, le renseignement militaire turc avait fourni des armes à l’intérieur de zones syriennes sous contrôle rebelle islamiste, contribuant ainsi directement à la montée de l’ÉI.

Le député d’opposition turc Ali Ediboglu a déclaré l’an dernier que du pétrole de l’ÉI avait été introduit en contrebande en Turquie, pour une valeur de 800 millions de dollars. Il a également dit que plus d’un millier de ressortissants turcs aidaient les combattants étrangers à rejoindre l’ÉI en Syrie et en Irak en passant par le territoire turc. Ces deux phénomènes, a-t-il affirmé, se déroulent au vu et au su du renseignement militaire turc, et avec sa participation.

En juillet 2014, des responsables irakiens ont révélé que, lorsque l’ÉI avait commencé à vendre du pétrole extrait de la province septentrionale de Salahouddine, « les peshmergas kurdes en ont arrêté la vente au début, mais ont plus tard permis aux pétroliers de transférer et de vendre du pétrole. »

Trois mois plus tard, un document du ministère de l’Intérieur du GRK divulgué par le média kurde Rudaw a montré qu’un ancien député de l’opposition, Bourhane Rachid, avait accusé les institutions du GRK de faciliter le flux des fonds et des armes aux militants de l’ÉI en Irak.

« Un parti politique kurde à Erbil a fourni armes et munitions aux militants de l’ÉI en échange de pétrole, » a affirmé Rachid. Le document a révélé que le procureur en chef du GRK avait secrètement préparé un procès contre Rachid à la suite des accusations qu’il avait formulées.

Le procès, qui n’a apparemment pas abouti, était une tentative évidente de réduire les critiques au silence. En janvier cependant, une commission d’enquête dirigée par les ministres du GRK de l’Intérieur et des Ressources naturelles avait largement confirmé les affirmations de Rachid.

Des milieux parlementaires kurdes ayant pris connaissance du rapport final du comité, resté secret à ce jour, ont confié à Rudaw que le rapport confirmait :

« … un certain nombre de fonctionnaires du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK), de l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) et des peshmergas ont été impliqués dans le commerce illégal. »

Six mois plus tard, les identités des fonctionnaires visés par l’enquête ne sont toujours pas divulguées et personne n’a été inculpé, jugé ou condamné. Le bureau du GRK au Royaume-Uni n’a pas souhaité répondre à notre demande de commentaire.

Le Groupe Nokan

Cependant, quelques mois après les conclusions du comité, des preuves ont émergé de l’implication du Groupe Nokan, une importante société kurde en lien étroit avec le GRK, dans les ventes de pétrole de l’ÉI.

Dans une lettre au Groupe Nokan, Mark D. Wallace — ancien ambassadeur américain aux Nations Unies sous la présidence de George W. Bush et chef de la direction du Counter Extremism Project, une ONG  basée à New York — a jugé fiables « des rapports selon lesquels certaines formations kurdes facilitent le commerce de pétrole de l’ÉI… »

« Plus précisément, certaines sociétés kurdes seraient engagées pour transporter du carburant raffiné à partir de la raffinerie de Baïji contrôlée par l’ÉI, au nord de Tikrit, en Irak, en vue de sa livraison à travers la région kurde par les autorités de la province de Soulaymaniyah, au Kurdistan irakien, au nord-est de l’Irak. »

Meer Soma, une « filiale » du Groupe Nokan, possède ou exploite des camions qui « sont utilisés pour transporter des produits pétroliers traités à partir des raffineries contrôlées par l’ÉI jusqu’à des organismes kurdes à l’intérieur ou aux environs de Kirkouk, » a écrit l’ambassadeur Wallace dans la lettre datée du 20 mars 2015.

Wallace a observé que, selon la presse kurde, Meer Soma figure parmi plusieurs sociétés-écran contrôlées par Nokan et opérant pour le compte du groupe dans le but d’éviter toute association publique avec la société mère.

  Photographie jointe à la lettre de l’ambassadeur Wallace adressée au Groupe Nokan, et reprise par plusieurs comptes-rendus des médias

Selon un rapport de 2012 de l’agence de renseignements d’affaires MarcoPolis basée à Paris, le Groupe Nokan compte parmi les sociétés les plus importantes de la province et « a des intérêts » dans Meer Soma.

En 2014, année de la publication en ligne de photographies montrant des pétroliers de Meer Soma acheminant du pétrole de l’ÉI vers des raffineries kurdes, le site internet de la filiale de Nokan a été supprimé.

Le courrier de l’ambassadeur Wallace n’a pas suscité grand chose sinon le silence. Wallace n’a reçu aucune réponse du groupe Nokan. Le groupe Nokan n’était pas disponible pour fournir le moindre commentaire.

Des copies de ce courrier ont été envoyées aux commissions parlementaires concernées, ainsi qu’à John E. Smith, directeur par intérim du Bureau du ministère des Finances américain pour le contrôle des actifs à l’étranger. Le trésor américain n’a pas donné suite aux demandes d’information concernant les mesures prises pour enquêter sur ces affirmations.

Même un porte-parole du Counter Extremism Project, au nom duquel le courrier fut envoyé, a refusé de faire le moindre commentaire lorsqu’il lui a été demandé de clarifier le suivi effectué par les autorités américaines.

La corruption, Nokan, et le GRK

Le groupe Nokan est un consortium d’entreprises possédées et contrôlées par le parti kurde irakien Union Patriotique du Kurdistan (UPK), qui est un des membres de la coalition majoritaire du GRK aux côtés du PDK.

Le Kurdistan Tribune rapporte que Nokan est dirigé depuis le siège de l’UPK dans la région de Soulaymani. Le journal estime qu’en comptabilisant ses 23 filiales, la valorisation du groupe Nokan approche les 4 à 5 milliards de dollars, soit plusieurs fois sa valeur déclarée.

Le quotidien La Tribune pointe le fait que le business modèle de l’UPK est représentatif du secteur privé dans tout le GRK – gangréné par la corruption et le népotisme, principalement pour enrichir les élites politiques et leurs alliés. “Le modèle économique du Kurdistan fait du marché un monopole au bénéfice de quelques-uns et crée un environnement empoisonné pour les PME,” observe le journal.

Un long article dans The Nation indique que le système clientéliste du GRK exclut et spolie la majorité de la population : “La plupart des entreprises profitables, comme celles qui contrôlent les projets de construction, sont possédées par un Barzani ou un Talabani”, les chefs des deux partis au pouvoir du GRK.

“Mais au-delà les nouveaux faubourgs rutilants, les hôtels cinq étoiles et les voitures tape-à-l’œil se trouve une ville ancienne dans laquelle, disent les critiques, la corruption reste un problème et les limites entre le gouvernement et le privé souffrent d’être troubles,” note le Financial Times.

Jusqu’à l’année dernière, le chef de l’UPK Jalal Talabani présidait l’Irak. Son fils, Qubad Talabani, est aujourd’hui premier ministre adjoint du GRK. Auparavant, celui-ci servait comme représentant du GRK aux États-Unis. Dans le cadre de ses deux fonctions, Qubad a joué un rôle clé dans le développement des relations commerciales avec l’Occident, notamment le secteur pétrolier.

L’autre fils de Jalal Talabani, Pavel, supervise le bataillon anti-terroriste du GRK à Sulaymani, qui est dirigé par un membre de l’UPK, Lahur Sheikh Jangi.

La belle-sœur de l’aîné Talabani, Shanaz Ibrahim Ahmed, est la représentante de l’UPK au Royaume-Uni en charge des relations avec les médias, ainsi que des finances du groupe Nokan.

Qubad Talabani, premier ministre adjoint en titre, doit prononcer un discours à la Kurdistan-Iraq Oil & Gas Conference qui doit se tenir à Londres ce novembre. Cette conférence, organisée par la société britannique CWC Group en partenariat avec le gouvernement d’union UPK-PDK, est sponsorisée par un grand nombre de sociétés du secteur énergétique y compris Exxon Mobil, Chevron, DNO, Gulf Keystone Petroleum et le Qaiwan Group.

Le Qaiwan Group, parmi les sponsors de platine de la conférence londonienne, est sous contrat du ministère de l’énergie du GRK pour construire et opérer les extensions prévues de la raffinerie pétrolière de Bazian dans le cadre d’un Accord d’Achat d’Energie (Power Purchase Agreement).

L’actuelle “phase 3″ de l’extension, qui doit être achevée d’ici 2018, a pour objectif de porter la capacité de la raffinerie de 34 000 à 80 000 barils par jour.

La raffinerie de Bazian est cependant possédée et contrôlée par WZA Petroleum, une autre filiale du groupe Nokan de l’UPK, dominée par la famille Talabani.

Parrwen Babakir est la présidente de WZA Petroleum et, à ce titre, également la propriétaire principale de la raffinerie de Bazian. Babakir est aussi présidente du groupe Nokan et chargée du portefeuille exploitation-production de l’UPK. Elle avait été auparavant nommée ministre de l’industrie du district de Sulaymani par Talabani de 2003 à 2007. Elle n’a pas répondu aux questions concernant le concours présumé du groupe Nokan aux ventes de pétrole de l’ÉI.

Tandis que les officiels du gouvernement du GRK et leurs proches profitent directement des contrats énergétiques lucratifs négociés par le GRK, ces mêmes officiels – qui sont responsables de la lutte anti-terroriste dans la province de Sulaymani – supervisent le groupe Nokan, qui est impliqué dans la contrebande pétrolière de l’ÉI.

La filière britannique

Une entreprise britannique du secteur de l’énergie avec de forts soutiens de l’establishment politique du Royaume-Uni contrôle le champ pétrolier alimentant la raffinerie de Bazian détenue par le groupe Nokan.

La raffinerie, détenue par le groupe Nokan dont les camions ont été vus transportant le pétrole de Daech au travers de la province du Kurdistan irakien, est fournie par le champ Taq Taq du GRK. Le champ pétrolier produit un total de 100 000 barils par jour, la plupart étant expédiés aux raffineries locales. La firme turco-britannique Genel possède une participation de 45% dans le champ pétrolier Taq Taq.

Genel Energy a été formé via une fusion de 2,1 milliards de dollars entre la firme britannique, Vallares Plc, et une compagnie turque, Genel Enerji. La firme est dirigée par Tony Hayward, un ancien président-directeur général de British Petroleum (BP).

Interrogé au sujet de la position de Genel sur sa collaboration avec des institutions impliquées dans le financement du terrorisme de Daech, Andrew Benbow, porte-parole de la compagnie anglo-turque, a répondu : « Toutes ces questions sont à poser au GRK plutôt qu’à nous. »

Selon le rapport final du Comité spécial des Affaires étrangères de la Chambre des communes dans l’enquête sur la politique du gouvernement britannique à l’égard du GRK, publié en janvier 2015, Genel est le seul investisseur britannique majeur dans la province.

Le rapport a noté que la région du Kurdistan détient environ 45 milliards de barils de pétrole — niveau du même ordre que la Libye et le Nigéria — et un “complément” de 311 milliards de m³ de gaz, plaçant ce champ autour de la dixième ou douzième place des réserves mondiales. Le GRK vise à exporter jusqu’à 2 millions de barils par jour d’ici 2020, une perspective d’un énorme intérêt pour les sociétés occidentales, y compris, selon le rapport, “Exxon, Chevron, Repsol, Total, le géant local KAR, et la compagnie britannico-turc, Genel Energy.”

Juste un mois auparavant, le ministre de l’Énergie de David Cameron à l’époque, Matthew Hancock, déclarait à la 4e conférence d’Erbil sur le pétrole et le gaz du Kurdistan irakien que l’Irak “a un rôle majeur à jouer dans la future demande mondiale de pétrole.” Faisant remarquer qu’”est prévu un pic de production en 2020″ de la production américaine de pétrole, il a dit que par conséquent : “Le monde devrait devenir de plus en plus dépendant des réserves irakiennes.”

La production de pétrole irakien va tripler à plus de 8 millions de barils par jour en 2040, il a ajouté : “Les réserves du Kurdistan vont jouer un rôle significatif dans cette augmentation. Cette région est non seulement perçue comme l’une des plus grandes réserves inexploitées de pétrole dans le monde, mais a également un potentiel substantiel pour le gaz.

Genel Energy est positionné pour tirer un profit maximal de l’augmentation de la production kurde, via un choc pétrolier ou tout autre évènement inattendu. Mehmet Sepil, le président de Genel, a dit à la conférence de 2014 que sa société entend jouer un rôle majeur dans l’exploitation des 311 milliards de m³ de gaz de la province kurde.

Une année plus tôt, le groupe parlementaire de tous les partis (GPTP) chargé de la région kurde d’Irak a publié un rapport à partir de sa mission exploratoire de la province, recommandant que le Comité spécial des Affaires étrangères entreprenne cette enquête.

Dans le cadre de la mission exploratoire, le député conservateur Nadhim Zahawi, qui est coprésident du GPTP sur le Kurdistan, visitait la région pétrolière de Taq Taq qui était dirigée par Genel Energy en novembre 2013.

Zahawi détenait des actions de Genel Energy, selon le registre d’intérêts de la Chambre des Communes, ce qui montre qu’il a déclaré sa relation avec Genel en juin 2013. Selon Zahawi, il a vendu ses parts de Genel Energy le 30 avril 2014.

Plus tard en 2013, Zahawi a été désigné par David Cameron au Conseil de Direction du Premier ministre, avec la responsabilité particulière des affaires et de l’économie, un poste qu’il détient toujours.

En juin 2014, Zahawi a été désigné comme membre du Comité spécial des Affaires étrangères, et a joué un rôle clé dans son enquête sur la politique du gouvernement.

“Ce sont évidemment de très sérieuses affirmations dont je n’étais pas au courant auparavant et qui n’ont pas été soumises à l’enquête du Comité spécial,” a déclaré Zahawi au sujet de la lettre de l’ambassadeur Wallace concernant le groupe Nokan. Il expliqua que le comité examinerait les sources de financement de l’État Islamique dans une enquête ultérieure.

Zahawi a également nié être au courant de l’enquête interne du GRK concernant le soutien au terrorisme de l’État Islamique, mais également des affirmations au sujet de la relation entre Genel et Nokan. “En tant qu’ancien actionnaire,” a-t-il expliqué, “je ne connaissais pas plus le détail de leurs opérations qu’un autre actionnaire ou tout membre du public. Je suggérerais que vous soumettiez vos preuves et questions à Genel directement.”

Le GPTP sur le Kurdistan est intimement lié au PUK et au KDP, qui dirigent tous deux les intérêts pétroliers du gouvernement et de l’Occident dans la province. Gary Kent, qui est le directeur des Amis Travaillistes de l’Irak, est payé directement par la Gulf Keystone Petroleum — qui est massivement investie dans les actifs pétroliers du GRK — pour fournir des services de secrétariat au GPTP.

Le GRK et sa branche britannique fournissent également des “services administratifs” au GPTP, ce qui inclut des “dîners pour les parlementaires,” des réceptions annuelles et des délégations du groupe de financement à la province.

Décrivant les découvertes du GPTP sur le Kurdistan en janvier 2014, le vice-président du GPTP Robert Halfon — qui est maintenant ministre (sans portefeuille) du nouveau cabinet de David Cameron et député président du Parti Conservateur — a déclaré à la Chambre des Communes :

“Dans l’ensemble du Kurdistan, les affaires sont florissantes… et les gens sont désireux d’investissement britannique et étranger. La privatisation continue rapidement et de vastes complexes immobiliers sont en construction. D’importantes réserves de gaz et de pétrole qui, de façon inhabituelle dans ces régions, sont utilisées pour l’intérêt du pays ne sont pas détournées par la corruption. Comme je l’ai mentionné lors d’une motion d’urgence [déposée par Zahawi et d’autres]… le GRK peut devenir un important allié pour garantir la future sécurité énergétique du Royaume-Uni.”

En janvier 2015, alors que le Comité spécial des Affaires étrangères publiait son rapport d’enquête, Zahawi était de retour au GRK en tant que membre d’une délégation commerciale officielle du Royaume-Uni, dirigée par le maire de Londres Boris Johnson, récemment nommé au sein du cabinet politique du Premier ministre.

Fracturer l’Irak pour le pétrole

Bien que le GRK ait lancé une enquête sur le financement du terrorisme de Daech par des responsables kurdes alors que l’enquête du parlement britannique était toujours en cours, le rapport d’enquête ne le mentionne pas, et il ne reconnait pas non plus que l’enquête du GRK avait confirmé les affirmations publiées près d’un mois plus tôt.

Le comité parlementaire n’a pas constaté de telles affirmations, et de telles informations n’ont jamais été soumises à l’enquête, a dit Zahawi.

Le rapport parlementaire britannique de 2015 justifie avec insistance les appels à cimenter les liens britanniques-GRK en raison du rôle du GRK comme “partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme.”

Alors que le rapport du parlement s’efforce de souligner la position officielle du gouvernement britannique qui privilégie un Irak unifié, il penche également fortement en faveur d’une solution fédérale qui octroie au GRK une autonomie considérable, basée sur son habileté à exploiter les ressources pétrolière et gazière de la province.

Soulignant la recommandation du ministre britannique des Affaires étrangères de décentralisation maximale comme étant le meilleur modèle possible pour une gouvernance démocratique en Irak, le rapport recommande que le gouvernement britannique soit préparé aux “possibles conséquences d’un éclatement de l’Irak.”

“Une augmentation de l’autonomie du GRK, voire son indépendance, est rationnelle en soi, étant donné son potentiel économique et sa capacité démontrable d’autonomie effective, et est compréhensible en soi, étant donné son histoire récente.” Alors que l’avancement vers l’indépendance n’est pas imminent, “c’est une possibilité à moyen terme, dépendante en grande partie de la stratégie d’exportation d’énergie de la région Kurdistan, ce à quoi le gouvernement britannique devrait être préparé.”

Dans son rapport sur la visite de Zahawi dans les champs pétroliers exploités par Genel Energy, The Independent a observé qu’il n’y avait “aucune suggestion d’une quelconque irrégularité dans les relations avec le GPTP Kurdistan.”

Mais indépendamment des règles parlementaires, le rôle éhonté du GPTP pour favoriser les intérêts pétroliers et gaziers britanniques dans la région n’est guère un secret.

“Nous avons apporté les rapports détaillés de nos délégations auprès des ministres britanniques et d’autres groupes pour promouvoir le message que le Kurdistan est ouvert aux affaires et pour dynamiser les relations britanniques dans le commerce, la culture et d’autres domaines,” a déclaré le GPTP sur son site web.

“Cela a aidé à changer l’approche de la Grande-Bretagne par rapport au Kurdistan… Les rapports du groupe ont aidé à dépasser cette hypothèse erronée et ont persuadé le gouvernement britannique d’envoyer des missions officielles à la foire commerciale d’Erbil – un plus grand nombre d’entreprises britanniques est attendu à la foire du mois prochain.”

Comme de nombreux autres intérêts impliqués, le Bureau des Affaires étrangères de Grande-Bretagne (FCO) a échoué à répondre lorsqu’il était questionné au sujet de la relation qu’a le gouvernement britannique avec les autorités régionales et les firmes impliquées dans la facilitation des ventes de pétrole au marché noir par l’État Islamique.

Le PDG de Genel Energy, Tony Hayward, s’est exprimé pour prendre la défense de la décision du GRK qui demande aux entreprises d’exporter par camion le pétrole brut du champ de Taq Taq en Turquie. La firme anglo-turque reçoit des paiements pour ces exportations directement du GRK, plutôt que du gouvernement de Bagdad, qui les considère comme illégales.

Jusqu’à sa démission plus tôt cette année, l’ancienne députée travailliste Meg Munn était présidente du GPTP sur le Kurdistan aux côtés de Zahawi. Ancienne ministre des Affaires étrangères sous Tony Blair, elle est vice-présidente de la Fondation Westminster pour la Démocratie (FWD), un “organisme exécutif public non ministériel” financé par les Affaires étrangères qui fait la promotion des institutions parlementaires à l’étranger.

Le FWD est sous contrat depuis de nombreuses années avec les Affaires étrangères et le Département Pour le Développement International britannique (DPDI) pour augmenter les mécanismes formels de démocratie en Irak et au sein du GRK.

Toutefois, une analyse indépendante du travail de l’organisation, commandée par le FCO en 2010, concluait que ses propres dossiers internes “fournissent peu de preuves que l’organisation a un impact significatif et durable à long terme.” L’analyse concluait au contraire :

“… l’objet du soutien du parti – strictement défini – n’est pas de présenter des améliorations démontrables du fonctionnement de la démocratie… [mais] permet aux parties prenantes de se livrer à des activités, ce qui serait impossible pour le FCO d’entreprendre.”

Cela concerne des activités politiques “conçues pour aider leurs homologues idéologiques dans d’autres pays” et qui facilitent “l’accès aux partis des démocraties en développement et leur influence,” soutenant ainsi les “objectifs diplomatiques du gouvernement de Grande-Bretagne.”

Donc, la fonction finale du FWD est de promouvoir les intérêts du gouvernementbritannique. Sa constitution stipule que les quatorze membres de son Conseil des Gouverneurs doivent être nommés par le ministre britannique des Affaires étrangères, dont huit d’entre eux sont nommés par le parlement. Un rapport annuel du FWD avoue ceci :

“Le FWD offre au FCO et au HMG [Le Gouvernement de Sa Majesté]… une focalisation sur le travail politique que le FCO ou le Gouvernement ne pourraient pas ou ne souhaiteraient pas entreprendre directement… là où le soutien du gouvernement britannique pourrait être interprété comme une interférence étrangère.”

Malgré sa propre description comme “rassembleur neutre” entre les demandes d’unité nationale et de fédéralisation, l’entièreté du programme national en Irak du FWD est dirigé depuis la capitale du GRK, Erbil.

Dans le Kurdistan irakien, cela signifiait pour le FWD, selon le rapport de 2011 du GPTP, promouvoir “une économie de marché démocratique” sûre pour la pénétration de capitaux étrangers : “Le menu inclut un État plus petit mais plus intelligent, une société civile active, un système médiatique libre et professionnel, et plus d’entreprises privées.”

“Le Kurdistan exploite ses richesses pétrolières et gazières de manière louable et en avance sur le planning par le biais d’une utilisation judicieuse du secteur privé,” s’enthousiasmait le rapport du GPTP sous la surveillance de Zahawi et Munn.

“La sécurité énergétique européenne viendra de la capacité d’acheminer le gaz par le projet de couloir énergétique sud sur un siècle. Cela mérite la reconnaissance et le soutien du Royaume-Uni.”

L’ardeur avec laquelle les compagnies pétrolières américaines et britanniques exploitent les ressources des Kurdes irakiens soulève, cependant, des questions urgentes, à savoir si le soutien des gouvernements US-UK à l’égard des liens entre GRK et le pétrole turc ne joue pas en défaveur de la guerre contre l’ÉI, et si cela n’alimente pas le groupe terroriste.

Les Britanniques pas plus que les Américains ne veulent apparemment répondre à ces questions.

Source : Insurge Intelligence, le 31/07/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
Vu ici 

Ensuite , dans un 2e développement  confirmant le 1er, on apprend que des comptes Twitter de l’EI seraient associés à des adresses IP du gouvernement britannique, selon le Mirror Online : 
De jeunes pirates informatiques prétendent qu’un certain nombre de comptes Twitter appartenant à des membres de l’État islamique seraient opérés à partir d’adresses IP liées au Département du Travail et des Retraites (DWP) du gouvernement britannique, rapporte Mirror Online.

Tout appareil se connectant à l’Internet (ordinateur, téléphone, tablettes) obtient une adresse IP, qui est une sorte de numéro d’identification.

Le groupe de pirates VandaSec a dévoilé à Mirror Online les adresses IP des prétendus comptes Twitter d’un trio de djihadistes qui se servaient du réseau social pour effectuer des campagnes de recrutement et de propagande.

Le travail de VandaSec a déclenché des rumeurs suggérant que quelqu’un au sein du DWP pourrait opérer les comptes de l’EI, ou que les comptes auraient été créés par le service de renseignements pour piéger des djihadistes.

Cependant, le Bureau du Cabinet du Royaume-Uni a admis avoir vendu une grande quantité d’adresses IP à deux firmes saoudiennes, Saudi Telecom et Mobile Telecommunications Company, en octobre dernier.

Ces adresses auraient alors été utilisées par des extrémistes pour accéder à leurs comptes Twitter.

Un porte-parole du Bureau du Cabinet a dit, «Le gouvernement détient des millions d’adresses IP inutilisées que nous vendons en échange d’une bonne somme d’argent pour les contribuables diligents.»

«Nous choisissons minutieusement les compagnies auxquelles nous vendons les adresses, mais la façon dont leurs clients utilisent leur connexion Internet est hors de notre contrôle.»

Source

 

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La Grande-Bretagne s’apprête à lancer des frappes aériennes contre ISIS en Syrie : « les chances d’une 3e Guerre mondiale ont augmenté de façon exponentielle »

« Maintenant que la France a officiellement rejoint la guerre en Syrie dans le but de venger les 130 personnes qui ont perdu leur vie avec l’agression de l’État islamique sur Paris, les chances d’uneTroisième Guerre mondiale ont augmenté de façon exponentielle. » écrit Zero Hedge .

Bien sûr, Le Kremlin a pour l’instant demandé aux militaires de traiter les Français comme des « alliés » et pour le moment, les pilotes de Moscou écrivent « Pour Paris » sur les bombes, mais « l’incident » de mardi entre le F-16 turcs et le Su russe -24 fait, montre que les ciels encombrés sont dangereux surtout quand il y a beaucoup d’ambiguïté entourant ce que chacun fait en Syrie jour après jour. 

Maintenant que la Russie a déployé des S-400 à Lattaquié et placé le croiseur Moskva équipé de systèmes de missiles guidés S-300 au large des côtes, tout ce qui ressemble même à une menace pour la force aérienne de la Russie sera « détruit » et comme, WaPo l’a noté le mercredi, « ça a le potentiel pour créer des maux de tête aux avions turcs et d’autres dans une coalition sous commandement américain qui mène une campagne de frappes aériennes séparées en Syrie. »

 


Donc, dans la mesure où les attentats de Paris ont servi à dégeler les tensions entre la Russie et l’Occident, la décision de la Turquie d’abattre un Su-24 signifie que c’était un pas en avant et deux pas en arrière. 

Maintenant, il semble que le terrain de jeu déjà bondé soit sur  ​​le point de le devenir encore plus alors que David Cameron, suivant les observations formulées au cours des réunions avec François Hollande, pousse es législateurs britanniques à approuver les frappes de la RAF sur ISIS.

Comme le rapporte Reuters, le Premier ministre « a déclaré aux parlementaires jeudi qu’il était temps de rejoindre les frappes aériennes contre les militants de l’État islamique en Syrie, disant que la Grande-Bretagne ne peut pas «sous-traiter sa sécurité à d’autres pays ‘ ».

Ceci est la deuxième fois que Cameron  cherche l’approbation du Parlement pour des frappes en Syrie. Il avait perdu le vote en 2013.

Cette fois, les enjeux sont plus grands et les circonstances ont changé avec ISIS grâce en grande partie à, i) ce qui ressemble à un effort délibéré de la part du Pentagone pour éviter de heurter les convois de pétrole de l’Etat islamique, ii) le soutien continu de la CIA aux différents groupes rebelles qui ont au mieux depuis cinq ans assuré que le pays reste totalement instable , et iii) le soutien de la Turquie, des Saoudiens, et du Qatar.

« C’est mauvais pour le Royaume-Uni d’attendre que les équipages des autres nations portent les fardeaux et les risques de frapper ISIS en Syrie pour arrêter le terrorisme ici en Grande-Bretagne », a déclaré Cameron.

Dans un témoignage montrant  à quel point la Grande-Bretagne est prête de se joindre à la mêlée, le leader du Parti travailliste Jeremy Corbyn n’ utilisera pas de fouet pour influencer les décisions de députés. « Avec ce genre de questions de conscience, il est préférable de permettre aux députés de se faire leurs propres opinions, a déclaré John McDonnell à la BBC.

« Je ne pense pas que nous sommes un pays qui permet à d’autres, comme les Français ou les Américains de défendre nos intérêts et de nous protéger contre les organisations terroristes – nous devrions contribuer à cet effort », a ajouté le ministre des Finances, George Osborne, soulignant la perception que les prouesses militaires de la Grande-Bretagne ne sont que l’ombre de ce qu’elles étaient autrefois.

Cameron a minimisé l’idée que de frapper l’ISIS à Raqqa augmenterait la mesure dans laquelle le groupe cible la grande Bretagne. « Il a dit aux députés que le Royaume-Uni était déjà une cible pour ISIS – et la seule façon de traiter avec était de  prendre des mesures « maintenant », rapporte la BBC, ajoutant que la commission des affaires étrangères a dit qu’ils ne fernt »aucune intervention militaire sans une «stratégie internationale cohérente » pour la lutte contre ISIS et  terminant la guerre civile en Syrie.  »

Ouais, eh bien bonne chance à ce sujet. Il y a deux « stratégies », l’une poursuivi par la Russie et l’Iran, et l’autre par les Etats-Unis, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar. Moscou et Téhéran vont tout simplement détruire tous ceux et celles luttant contre le gouvernement Assad , ce qui comprend ISIS, tandis que les Etats-Unis et de ses alliés régionaux vont continuer à financer l’ASL et, indirectement, al-Qaïda en faisant secrètement ce qu’ils peuvent pour assurer que les frappes contre ISIS ne paralysent pas la capacité du groupe à rester opérationnel et efficace en Syrie et en Irak. Le France, franchement, lance juste des bombes sans but autour de zones abandonnées  où les Etats-Unis lui dit de frapper, ce qui est précisément ce que le Royaume-Uni va finir par faire si il décident de participer directement.

Le problème ici est que la France et la Grande-Bretagne sont simplement axés sur les forces de l’air. À moins que et jusqu’à ce que les États-Unis ne décident d’abandonner son soutien pour les programmes et les pays qui arment et financent l’ASL, al-Nusra, et ISIS, ajouter plus d’avions ne fera rien pour aider à la lutte contre le terrorisme et ne fera que rendre l’espace aérien plus bondé, ce qui rend encore plus difficile pour les Russes de déterminer qui est qui , et qui représentent une menace et ceux qui ne le font pas  .

Enfin, notez que les tensions entre la Turquie et la Russie rendront les discussions en cours à Vienne insupportables pour Moscou et Ankara ce qui signifie que tout « progrès » vers une « solution politique » sera probablement écrasé et brûlée avec le Su-24 qui descendait près de la frontière Turque mardi.

Pendant ce temps à Alep :

Zero Hedge – resistanceauthentique –  WaPo – BBC – Reuters

 

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