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Loi sur les « fake news » : Bientôt la fin des médias alternatifs ?!!!

La France va-t-elle se doter d’un « ministère de la Vérité » ?

Chers lecteurs je suis très inquiet avec cette nouvelle loi liberticide en préparation, et qui nous vise directement !! On le sentait venir – Depuis un certain temps et de précédentes lois votées, nos libertés fondamentales fondent à vue d’œil, mais si cette loi passe il se pourrait qu’on ne puisse même plus exprimer librement son opinion sur le net !! Autrement dit , adieu la Blogosphère, , la fin des médias alternatifs, notre existence même est en danger, rien de moins !! “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus” selon la ministre ! Oui vous avez bien lu . C’est très grave et angoissant ce qui se prépare, et nous sommes en 1ere ligne ! Lisez bien ce qui suit, et soyez très vigilants … Z 

La France va-t-elle se doter d’un « ministère de la Vérité »

Depuis plusieurs mois le Président Emmanuel Macron et certains de ses ministres, nous ont annoncé le dépôt d’un projet de loi destinée à lutter contre les « fake news ». Finalement le Parlement a été saisi par le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale d’une proposition d’abord intitulée « lutte contre les fausses nouvelles » puis rebaptisée « loi contre la manipulation de l’information ».

La lecture de l’exposé des motifs et du texte lui-même ne peut que provoquer l’inquiétude de tous ceux qui sont attachés aux libertés publiques fondamentales et, en particulier, à la liberté de pensée et d’expression.

Si ce texte est adopté, il constituera une régression insupportable, et ouvrira la voie à ce qui semble être l’objectif principal, empêcher l’expression grâce à Internet d’opinions qui ne seraient pas validées par le pouvoir et / ou par des instances médiatiques sélectionnées par ce dernier. 

Il est impératif pour les démocrates soucieux de la préservation des libertés publiques fondamentales de s’opposer résolument à cette mise en cause brutale et inquiétante de l’une d’entre elles.

Signer la pétition 

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L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

Voici un point de vue Russe pertinent et cynique sur les événements des derniers jours … C’est vrai qu’on se demande à quoi sert l’ONU, dont la charte et les principes ont totalement été bafoués, une fois de plus, alors que l’organisation est censée garantir et maintenir la paix mondiale, : décidément, nous sommes mal barrés … L’ONU devient obsolète, et comme le montre l’histoire, seule une grande guerre pourrait changer les choses et faire naître le grand Israël une nouvelle organisation internationale fiable . Mais le problème c’est que si cette grande guerre se produit, il risque de n’y avoir plus personne sur terre pour faire émerger le grand Israël cette nouvelle structure internationale qui s’impose . (sauf les vrais décideurs de l’ombre dans leurs bunkers ou dans l’espace) L’équilibre du monde vole en éclats . Désormais les leaders des grosses « puissances » occidentales, marionnettes de ces élites sans foi ni lois,  se permettent de partir en guerre … sans aucune déclaration de guerre !! Ils sont en lévitation au dessus des lois internationales qui devraient nous protéger sans se soucier de conséquences potentielles impossibles à prédire que ce soit à court moyen ou long terme, qui pourraient s’avérer dramatiques pour la planète et ses habitants, risquant littéralement d’annihiler l’humanité, pauvres gueux que nous sommes ! Ils se moquent totalement des frontières, des peuples et de la souveraineté des états . Hallucinant quand on y pense ! Z 

A l’appel des Etats-Unis, malgré les hésitations de Trump, Macron et May ont mis nos pays à la solde des intérêts atlantistes. Sans accord du Conseil de sécurité de l’ONU, en conséquence d’une rumeur à la réalisation de laquelle la Grande-Bretagne a elle-même contribué. Finalement, une centaine de missiles a été envoyée en Syrie, les deux tiers détruits par le système de défense aérien syrien et des bâtiments vides ont terminé en poussière. La Russie cherche encore la participation française, qui n’est pas apparue sur leurs radars … L’on craignait une Troisième Guerre Mondiale, l’on a eu une petite revanche d’egos surdimensionnés. Le sursaut d’un système condamné. Et qui le sait.

Les dernières déclarations de D. Trump et de ses porte-paroles, qui annonçaient que différentes options étaient à l’étude, laissaient planer un doute sur la réalisation des frappes aériennes, surtout que les experts de l’OIAC se sont finalement décidés à aller en Syrie voir ce qu’il en était de la fameuse attaque chimique de Douma. Et c’est à ce moment que les USA, accompagnés de la France et de la Grande-Bretagne, décident de tirer. Justement lorsque ces experts sont à la frontière syrienne, comme s’il fallait à tout prix les empêcher d’entrer et de voir. Alors, dans la nuit, une centaine de missiles sont envoyés sur le pays. Mais la perspective de la guerre fait peur, la Russie est largement présente sur le sol syrien. La France prévient donc la Russie des frappes, des lieux, des heures. Et tous en coeur de répéter, les uns à la suite des autres, dans une litanie macabre et lassante: la Russie est coupable, Assad est un monstre, nous ne voulons pas la guerre contre la Russie, les frappes n’étaient pas dirigées contre Assad. 

Ces pays lancent des avions, des navires de guerre dans un conflit sans vouloir la guerre. Ils bombardent sans vouloir tuer. Mais qui sont ces dirigeants d’opérette? Ces dirigeants twitterisés, facebookés. Des dirigeants incapables d’appréhender le réel dans sa complexité.

Pourquoi? Des besoins intérieurs, des exigences d’images

Chacun des trois protagonistes avait besoin de ces actions. Elles ont donc eu lieu. Et cela n’a rien à voir avec l’utilisation présumée et non prouvée d’armes chimiques, les droits de l’homme ou autres fétiches du jour.

Macron a voulu revêtir les oripeaux des chefs de guerre. Pour le plus grand bonheur de la presse française, qui s’est pâmée dans un orgasme collectif. Et faire ainsi oublier la contestation populaire montante.

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May s’est embourbée dans son Skripal, il faut faire montrer la pression pour faire oublier les échecs passés. Quant à Trump, pas très chaud dans les actes, brûlants en parole, il ne pouvait plus perdre la face et lâche du mou à l’international en espérant pouvoir un minimum gouverner à l’intérieur.

Des frappes illégales

Mais le Conseil de sécurité n’a pas suivi, la Russie et la Chine n’ont pas autorisé les frappes. Ce qui irrite totalement le ministre des affaires étrangères français, si l’on en croit la bande-annonce de pure propagande justifiant l’intervention militaire française. Un relent de Maréchal nous voilà!

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Donc sans autorisation du Conseil de sécurité, qui rappelons-le, prend ses décisions non pas à la majorité mais à l’unanimité, seule garantie de la souveraineté des Etats, trois des membres permanents sont partis en guerre.

Des frappes illégitimes

Faute de légalité, nos joyeux lurons ont voulu jouer la carte de la légitimité, c’est-à-dire de la conformité des actions non pas au droit, mais aux valeurs. Assad attaque son peuple aux armes chimiques et est protégé par la Russie, il faut agir.

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Снимок экрана (585)Le seul problème est que ces frappes interviennent juste après que le ministère de la défense russe ait démontré lors de son briefing devant la presse le montage de l’affaire des soi-disant victimes à Douma par les Casques blancs et l’organisation médicale américano-syrienne. Avant déjà, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, avait signalé que la Russie s’était adressée aux ONG en question pour savoir dans quels hôpitaux étaient soignées les victimes, où étaient les corps de ces victimes et quelle en était la liste. Aucune information. A part la bande vidéo virale qui s’est emparée du net et des médias.

Or, il apparaît que la Russie a retrouvé un des soignants qui s’était trouvé sur les lieux et qui déclare que tout à coup, des inconnus sont entrés dans l’hôpital en criant à l’attaque chimique, tenant des caméras. Les gens se sont précipités pour s’arroser d’eau. Les médecins de l’hôpital de leur côté, ont déclaré qu’il n’y avait aucune trace d’arme chimique. Le ministère de la défense russe a ajouté qu’il détenait des preuves de l’implication de la Grande-Bretagne dans la mise en oeuvre de cette provocation sordide.

Donc, pas de décision internationale qui donnerait un cadre légal, ni de fondement moral puisque l’attaque est un Fake.

Peut-être est-ce pour cela que finalement, l’acte de guerre n’a pas été très … guerrière. Que la Russie a été prévenue, selon les dires de la France.

Une opération militairement ratée

Selon les acteurs de cet acte de bravoure sans précédent (il faut quand même beaucoup de courage pour bombarder de nuit), l’opération est un grand succès.Снимок экрана (583)

Position répétée à loisir par les « alliés ». Pourtant, un rapport du ministère de la défense russe entre désagréablement – pour nos amis bellicistes – dans le détail. Et comme disait J.-P. Sartre, une guerre racontée en détail, on ne sait plus ce qui la différencie d’une défaite.

L’on apprend ainsi que les systèmes de défense syriens, qui datent encore de l’époque soviétique, ont descendu les deux tiers des missiles lancés contre le pays, qu’aucun aérodrome n’a été touché. Que des cibles civiles ont été touchées, notamment trois bâtiments qui servaient, avant qu’Israël ne commence à les prendre pour cible, à la recherche et à l’enseignement. Mais justement en raison des différents raids d’Israël, ces bâtiments étaient totalement vides. Les USA, la Grande-Bretagne et la France peuvent se féliciter de les avoir détruits.

En ce qui concerne plus particulièrement la participation de la France, des questions se posent. Dans les médias, les déclarations, nous sommes au sommet. Pour 16 millions d’euros, quand même:

Sur les 105 missiles tirés sur des installations syriennes par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, 12 l’ont été par les forces tricolores. Dans le détail, 9 missiles Scalp, d’une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1000 km et « d’une précision de l’ordre du métrique », ont été tirés par la frégate multimissions Aquitaine, déployée en Méditerranée orientale.

Et maintenant, si l’on compare avec le rapport présenté par les forces russes. Eux n’ont malheureusement pas remarqué la participation annoncée des forces françaises … Ils nous font le décompte des missiles britanniques et américains qui sont arrivés vers la Syrie, aucun des missiles tirés par les avions n’a pu être aperçu … car les avions eux-mêmes n’ont pas été remarqués. Quant aux 3 missiles tirés depuis la frégate… les autres bâtiments de « nos alliés » sont bien cités, mais lui … également absent.

Et pour ceux qui ont des doutes quant à la véracité de la destruction des « missiles démocratiques et salvateurs », dont les médias occidentaux ne disent un mot, les réseaux sociaux commencent à sortir des photos, mais qui elles étrangement ne sont pas reprises par nos journalistes, tant avides de justice:

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Réaction mesurée de la Russie

Face à cela, la Russie a décidé de réagir mesurément: on ne déclenche pas une guerre mondiale pour 5 blessés (puisque les 103 missiles ont fait … 5 blessés) et des bâtiments vides détruits.

Le président russe a qualifié les frappes menées par les USA, la Grande-Bretagne et la France d’acte d’agression contre un pays souverain, à l’avant-poste de la lutte contre le terrorisme, acte commis en violation du droit international. Le ministre des affaires étrangères S. Lavrov souligne le danger de destruction du système international sous l’effet de la violation constante de ses règles élémentaires.

La réunion du Conseil de sécurité n’a évidemment débouché sur aucune résolution: les trois pays agresseurs criant à la légitimité de viser « le régime syrien« . Comme s’il ne s’agissait pas d’un pays avec des gens, mais d’une chose abstraite, « un régime », et forcément mauvais. Pour reprendre les paroles du représentant russe Nebenzia, en quoi bombarder les aérodromes d’un pays luttant contre le terrorisme va aider à la lutte contre le terrorisme, ce n’est pas très clair …

Pour sa part, le ministère de la défense russe envisage à nouveau la possibilité de livrer à la Syrie et à d’autres Etats se trouvant en difficulté le système de protection aérien S300.

Le résultat de cette opération est plus que mitigé. A ce niveau, il n’est pas mitigé, il est simplement déplorable. En ce qui concerne la Syrie, ne supportant de voir leur défaite et leur mise à l’écart du processus de règlement politique, les Etats-Unis aidés par les pays dont les dirigeants en avaient le plus besoin sur le plan intérieur, ont voulu reprendre la main. Même si l’OTAN et l’UE les soutiennent, car ils soutiennent la position atlantiste, dans les pays européens (et ailleurs), les forces politiques se divisent.

La France a remplacé l’Allemagne dans le coeur des atlantistes et s’est allongée comme une prostituée toute enjouée. La Grande-Bretagne a désespérément besoin d’un ennemi, rien de tel que la Russie, pour faire oublier les scandales intérieurs et la dégradation. D’une manière générale, l’on assiste à la dégradation du politique, car nos populistes ont oublié que la politique est une affaire de professionnels, pas de business man, pas de la société civile, mais de professionnels.

Sur le plan intérieur, Trump a voulu sauver la face sans faire réellement la guerre. Il ne s’agit pas d’une action d’envergure de plusieurs jours comme le demandaient les militaristes, ni d’une intervention au sol. Le conflit direct avec la Russie fait peur, il ne veut pas d’une guerre, Mattis non plus, mais veut garder la face faute de pouvoir réellement diriger ce pays, tenu par des élites qui le rejettent. Il tente le compromis à l’extérieur pour garder la main sur la politique intérieure. Que ce pari soit un pari gagnant, il y a peu de chances. Qu’il tente de limiter les dégâts à l’international en faisant plus de gesticulations que de réelles et dangereuses actions, oui. Mais il n’a objectivement ni la force ni les moyens de mettre en place une véritable politique extérieure, il n’y a aucune stratégie, seul de l’empêchement.

Le problème est que le véritable ennemi reste la Russie, pas la Syrie, ou les terroristes. Il faut continuer à la discréditer pour reprendre la main. Mais en radicalisant le discours et le comportement, l’Occident se discrédite de plus en plus. Se renie.

Finalement, c’est la fin d’un monde. Sans qu’un nouveau ne soit arrivé. En effet, l’ONU ou l’OTAN sont en échec. Mais l’on ne change pas un système international lorsque le conflit existe. Car même sans tanks et avec de fausses attaques, le conflit existe réellement. A la fin de celui-ci, l’on pourra mettre en place un nouvel ordre international. Pour l’instant, les acteurs principaux se battent pour gagner leur place dans un hypothétique schéma à venir. Tout cela semble d’autant plus chaotique qu’ils ne savent pas ce qu’il sera. Mais sans combat aujourd’hui, ils seront absents demain.

Karine Bechet-Golovko

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Une démocratie mondiale de façade : La fin programmée des Etats

Une démocratie mondiale de façade: La fin programmée des Etats

«Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité.»

Nicholas Murray Butler, président de la Pilgrim Society

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Le monde va mal ! Cela devient lancinant de toujours le proclamer! Il est même possible que ceux qui interdisent de porter ce jugement sont ceux-là même qui mènent le monde dans la direction qu’ils veulent, à savoir à l’échelle planétaire l’avènement inexorable d’une oligarchie mondiale qui se veut œcuménique tant qu’on obéisse au money-théisme. Le catéchisme est connu, il faut s’enrichir aux dépens des plus faibles en les exploitant dans un esclavage déguisé, hard, des multinationales qui font travailler des enfants comme au bon vieux temps décrit par Zola dans Germinal ou encore un esclavage d’un autre type qui consiste à dresser les faibles les uns contre les autres au nom de la compétitivité. Ce sera les délocalisations sauvages qui consistent à repérer les pays vulnérables, ce qui permet au capital d’extraire de la valeur.

P. Barnevick ancien P-DG de ABB avait en son temps décrit la mondialisation: «Je définirais dit-il la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.» En clair, c’est la liberté du renard dans le poulailler. Cette mise au pas du monde ne peut pas se faire sans un bréviaire, les accords de Bretton Woods et un clergé, le FMI, la Banque mondiale, l’OMC avec naturellement un bras armé, l’Otan et la CPI pour les récalcitrants. «Des recherches de l’université de Carnegie Mellon estiment que les Etats-Unis ont été impliqués d’une manière ou d’une autre dans 81 élections différentes depuis la Seconde Guerre mondiale. La Russie l’a fait 36 fois.». (1)

L’illusion lors de l’élection de Donald Trump

On a cru un moment qu’à l’instar du Christ, Donald Trump allait renverser les tables des marchands du Temple de la mondialisation qu’Alain Minc, économiste tout terrain, toute tendance, nous avait fait la promesse  d’être heureuse. Il n’en sera rien! Trump sera rapidement pris en charge et on constate une veillée d’armes pluri- dimensionnelle avec un monde plus chaotique que jamais avec des feux illuminant la Terre çà et là comme dans le texte atemporelle de Leo Ferré «un jour le diable vint sur Terre pour surveiller ses intérêts». La publication suivante est édifiante elle nous explique que de fait, le président est sous contrôle: «Suivre l’argent est toujours l’élément clé et crucial pour déterminer ‘la cause probable / le modus operandi » des actions des globalistes. Bien qu’il y en a beaucoup qui croient que le président Trump est la panacée à tous nos problèmes, il y a beaucoup de choses que le président ignore. C’est intentionnel de la part des intérêts monétaires qui contrôlent le tissu même de notre société. Les intérêts sont des entreprises, des politiques et des religieux: un niveau de contrôle à trois niveaux sur toutes les facettes de la société humaine. (…) » (2)

« Le problème réside dans le fait que derrière ces intérêts, il y a des élites qui croient en l’imposition forcée de leurs philosophies aux masses. Ils croient également pouvoir «abattre sélectivement le troupeau» et maintenir une population servile à des niveaux minimaux pour mener à bien le travail domestique et la production industrielle (les Delta et les Epsilon du livre Le meilleur des mondes de Huxley) sous leur direction. Patiemment, ces élitistes attendaient le jour où leur société «1984» sera une réalité, travaillant à ce projet et l’élaborant depuis des décennies. Le poids de l’humanité pose un problème, car ils ne peuvent pas éradiquer efficacement tout ce qui est en trop sans une épidémie ou une guerre à grande échelle, mais après un tel événement, la planète elle-même pourrait être invivable». (2)

La fin programmée de la démocratie

 Une publication savoureuse résume en quelques pages la condition humaine actuelle et permet d’expliquer des incohérences constatées par le profane alors que tout est sous contrôle de personnes non élues, mais qui dirigent des hommes politiques élus pour diriger les pays selon leur directive. On se souvient des propos de Danièle Mitterrand qui reprochait à son mari le président français François Mitterrand de ne pas appliquer ses promesses de campagne. Réponse de l’intéressé, je ne contrôle rien et je ne peux rien contre les banques…Nous le voyons avec la condition des citoyens européens qui sont sous les fourches caudines des oligarques de Bruxelles non élus par les peuples européens, mais qui assassinent le quotidien des citoyens à coups de directives supranationales.

Nous lisons dans cette contribution: «Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations. Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des Etats est limité à une dimension nationale. Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des Etats. A dimension transnationale, plus riches que les Etats, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au-dessus des lois et du pouvoir politique, au-dessus de la démocratie. La démocratie a déjà cessé d’être une réalité. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions. La marge d’action des Etats est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (Gatt, OMC, AMI, NTM, Nafta) visent un but unique: le transfert du pouvoir des Etats vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé ‘mondialisation »» (3)

L’auteur nous apprend qu’il n’est pas question de créer des révolutions, il faut y aller en douceur: «Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir ‘une démocratie de façade », et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres. Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel. Depuis le début des années 1990, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public. Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.» (3)

L’objectif étant de réduire le rôle d’un Etat stratège et protecteur des plus faibles. C’était d’ailleurs la doctrine de Ronald Reagan pour qui ‘l’Etat était le problème et pas la solution ». Il eut un excellent disciple en la personne de Margaret Thatcher qui elle, déclarait sans ambages: «Je ne connais pas de citoyens, je connais le consommateur.» «Il est dès lors naturel poursuit l’auteur de la contribution parlant des «dirigeants du monde» qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir: «Affaiblissement des Etats et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics. Désengagement total des Etats de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme, de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées. Endettement des Etats au moyen de la corruption. Plus un gouvernement est sous le contrôle des «Maîtres du monde», et plus il fait augmenter la dette de son pays. Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail. Empêcher la montée des revendications salariales dans le tiers-monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus.» (3)

«Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des Etats: réseaux de communication, satellites, services de renseignements, fichiers sur les individus, institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un Etat devant une cour de justice internationale privée). L’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les Etats qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique. (…) La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le «monde réel». Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d’argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles. Cette création d’argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie.» (3)

La dimension environnementale pourrait gripper la machine

L’auteur nous apprend qu’il n’y a que l’environnement qui pourrait freiner cette machine du diable: «Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long terme tels que la dégradation de l’environnement. Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est «rentable» et de ce qui ne l’est pas. La production de la nature a été évaluée à 55 000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l’Institute for Ecological Economics de l’université du Maryland en 1997. La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi? pour trois raisons: La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie (…). La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence. L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace totalement contrôlé, surveillé, et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social. Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre. Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d’autres valeurs que le profit et l’argent. Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social. Pour la stabilité du «nouvel ordre social», tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.» (3)

Tout est dit, nous allons vers la robotisation du monde avec les promesses prévues par Orwell dans son fameux roman 1984. Il laissa pour la postérité cette fameuse phrase qui n’a pas pris une ride:  « A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »

Les contre-pouvoirs pour « résister »

En son temps le forum brésilien de Porto-Allègre avait apporté un vent d’espoir vite dissipé. Ce fut ensuite un peu partout les Indignés de Stephane Hessel qui nous incitait à «nous indigner» en vain! Ce sera en France «Nuit Debout». Tous ces mouvements comme Podemos qui se veulent une alternative au tout-marchand n’ont pas tenu la route. On voit comment Syriza est rentré dans le rang et les citoyens grecs n’en finissent pas de payer des dettes pour un argent qu’ils n’ont pas dépensé. Même en France le mouvement «la France insoumise» avec Jean-Luc Melenchon et qui a récolté près de 20% aux élections en France risque aussi de s’évanouir. L’auteur appelle à une coordination mondiale, une de plus dirions-nous: «Pour ne pas être définitivement exclus du jeu, les contre-pouvoirs au pouvoir économique (syndicats, associations de consommateurs, mouvements écologistes) doivent répondre en se plaçant sur le même niveau d’organisation, au niveau mondial et non plus national, en unifiant et en synchronisant leurs actions, à l’échelle de groupes d’Etats pesant un poids suffisant dans les flux économiques mondiaux.» (3)

De fait, en Occident les citoyens se croient libres de dire et de faire ce qu’ils veulent. Rien n’est plus faux. Ils sont des esclaves consentants à qui «le divin marché» selon la belle expression du philosophe Dany Robert Dufour on donne l’illusion qu’il est en démocratie. Le regretté Coluche avait l’habitude de dire: «Dans les pays où les libertés sont réduites c’est: « Ferme ta gueule! », dans les pays dits démocrates, c’est « cause toujours ». Nous le voyons tous les jours avec cette mondialisation laminoir qui flatte leurs ego en leur donnant le sentiment factice d’une hyper-puissance alors qu’en fait, ils sont des marionnettes conditionnées à dépenser, mais pas à penser. En toute logique, les combats ne sont pas entre faibles dans chaque pays, mais entre les faibles du monde et l’oligarchie qui le gouverne.

Dans cet ordre, l’essai de Thierry Meyssan Le monde tel qu’il est dépeint loin de l’idéal de la naïveté de chacun, loin de l’éthique tous les coups sont permis, même les plus bas. Comme l’écrit le chercheur canadien Marshall McLuhan: «Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique.» «Il décortique, nous dit François Xavier, les Printemps arabes vus de Paris, vécus par les Frères musulmans, et organisés depuis Washington. Révélateur de la duperie dans laquelle nous vivons, ce livre apportera surtout à ceux qui veulent prendre leur destin en main, les données indispensables pour comprendre ce qui se passe. Car il n’est pas joli-joli le mandat Sarkozy, et l’ombre du reniement face au peuple lors du référendum sur l’Europe n’est rien comparé à ce qu’il orchestra en Libye. Le témoignage de Walter E. Fauntroy, ancien membre du Congrès des États-Unis et ancien assistant de Martin Luther King Jr est glaçant: il a vu des soldats réguliers français et danois, aux côtés d’Al-Qaïda, décapiter des Libyens… Puis, le 5 septembre 2011, le président Sarkozy recevra le patriarche maronite, S. B. Béchara Raï, et lui expliquera sans détour que l’Empire va placer les Frères musulmans au pouvoir à Damas et qu’il faut songer à rapatrier les chrétiens d’Orient en France. Après la Libye, la Syrie… Ainsi il en va du monde moderne où les forces spéciales françaises (sous l’autorité du général Puga) aident les djihadistes à attaquer Maâloula, puis encadrent les takfiristes à Baba où ils proclament un Émirat islamique (…)».(4)

Cela a commencé comme documenté avec les révolutions brutales des pays pétroliers comme l’Iran – le premier ministre Mossagegh qui voulait contrôler les richesses nationales de l’Iran fit face à un coup d’état en bonne et due forme. Le Chah le démit et mit à sa place le général Zahedi plus conciliant avec l’Angleterre et les Etats Unis . Bien plus tard, Margareth Albright reconnaissait que c’était la CIA qui a été à la manœuvre. Ce sera ensuite, le Chili  qui vit un coup d’état fomenté par les Américains, car Allende voulait récupérer les richesses de son pays. Il en mourut. C’était partout la démocratie aéroportée jusqu’en 2003, qui vit l’occupation de l’Irak, l’installation d’un vice roi  (administrateur général) en  la personne de Paul Bremer suivi de  la pendaison de  Saddam Hussein. Les Irakiens se déchirent encore et toujours, mais le pétrole coule à flot, direction les Etats Unis  d’Amérique.

Par la suite, le soft power a permis l’émergence des révolutions arabes qui emportèrent la Libye, son guide fut lynché, l’Egypte ; la Syrie que l’on veut à tout prix et comme le recommande  Kissinger la reshaper pour le plus grand bien d’Israël. Ce sera la Tunisie et sa révolution dite de jasmin . Ce sera la seule révolution mise en œuvre pour créer un chaos de plus chez les Arabes, et qui risque  contre toute attente des architectes du chaos ,de réussir du fait de la résilience du peuple tunisien.

En  fait la théorie du  chaos organisateur Ordo ab chaos qui avait les préférences de Candy Rice en son temps, a été  mise en œuvre auprès des pays faibles  . Le néo-libéralisme à la manœuvre  continue encore son travail destructeur des nations, notamment en créant la zizanie inter-pays  et bloc, comme c’est le cas de l’Alliance au vu et au su de tout le monde , de l’Arabie Saoudite et d’Israël –  Une ambassade saoudienne et en  construction en Israël – Cette alliance est notamment  en œuvre pour détruire le Yemen qui fait face en prime à une terrible épidémie de choléra.

En fait ce qui a été fait pour les pays faibles est en train de gagner les  faibles des pays  développés .A  partir des années 2005  apparurent les révolutions de couleur, en Géorgie, en Ukraine… Le chaos s’y est installé.  Cela ne suffit pas au néo-libéralisme  car après avoir laminé les peuples faibles  il s’occupe des démocraties des pays dits développés, l’objectif et d’arriver à terme à supprimer les Etats  en tant que tels pour n’avoir en face que des peuples consommateurs consentants avec des ersatz de liberté en fait   c’est un asservissement au marché. C’en est fini des solidarités et du rôle d’un Etat stratège de tous ses citoyens pauvres ou riches, qui assure un smic de dignité aux citoyens.

D’où viendrait  le sursaut salvateur  d’une prise de conscience de tous les hommes sous toutes sous toutes latitudes ?  Suffit il de s’indigner ?  Suffit -il de passer de veiller et de refaire le monde auprès d’un brasier , pour qu’il change  ?, En leur temps des hommes illustres ont payé de leurs vies cette utopie d’un monde plus juste ; d’un monde où le travail est un motif de fierté qui donne de la dignité. Je veux citer tous les  Lumumba, Che Guevara, les Sankara Nous avons que  tous les mouvements altermondialistes de  Porto Allegre et d’ailleurs ont tenté en vain d’influer sur le cours des choses . Nous l’avons vu avec la loi El Khomry qui détricote les solidarités et marginalise les mouvements syndicaux, livrant le citoyen au bon vouloir des patrons.  Ainsi Nuit Debout à Paris, Indignés, Occupy Wall Street… les mouvements spontanés qui se multiplient depuis l’an 2000 mais n’ont pas encore  trouvé de vrai débouché politique. A bien des égards ce  qui va se passer en France est d’une certaine façon un laboratoire des confrontations  de ce  qui reste de la contestation avec un pouvoir acquis qui annonce la  couleur.

Les certitudes des architectes du Nouvel ont toujours étaient clairs . Elle sont plus que jamais  d’une brûlante réalité  Déjà en 1920 Paul Warburg Grand banquier, premier président du CFR en 1920  écrivait : « Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir si il sera créé par conquête ou par consentement » David Rockefeller le bien nommé parlait carrément de Nouvel  Ordre inéluctable : « Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial » Sombres jours pour les sans dents du monde…

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

1. http://fr.whatsupic.com/nouvelles-politiques-monde/1494415152.html

2.http://lesakerfrancophone.fr/une-catastrophe-mondiale-est-orchestree-par-les-elites-il-y-a-beaucoup-de-choses-que-le-president-ne-sait-pas

3. http://www.syti.net/Topics2.html

4. http://reseauinternational.net/thierry-meyssan-le-monde-tel-quil-est/#rTgLj9HGBTZPmx5t.99

Source

 

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Vers un monde sans cash : bientot la fin des distributeurs automatiques de billets ?

Avec la hausse du paiement en ligne et sans contact, sur mobile ou par carte, les automates sont de moins en moins utilisés.
Avec la hausse du paiement en ligne et sans contact, sur mobile ou par carte, les automates sont de moins en moins utilisés. (Crédits : Reuters)
Les banksters planchent sur un monde sans cash depuis quelques années déjà, et l’idée est diffusée via les médias affiliés . Voici un papier tout à fait révélateur de la Tribune qui en fait la promo et expose des statistiques en ce sens …  

Ce papier à charge contre le cash est intitulé Banque : et si c’était la fin des distributeurs automatiques de billets ? 

L’essor du paiement en ligne et sans contact, sur mobile ou par carte, accélère la baisse des usages des automates, qui coûtent cher aux banques. Le DAB a encore de l’avenir selon certains fournisseurs qui essaient d’inventer de nouveaux services comme la réservation de billets de spectacles.

Le mois prochain, on fêtera les cinquante ans du premier DAB, le distributeur automatique de billets, ouvert par la Barclays, au nord de Londres en juin 1967. En France, le premier automate fut installé l’année suivante, à la Société Marseillaise de Crédit, au tout début de la carte bleue, qui peina à décoller avant le milieu des années 1980 pour devenir le premier moyen de paiement des Français en 2003. Les machines se sont modernisées depuis mais, à l’heure du numérique, de la banque sur mobile et du paiement sans contact, qui laisse entrevoir un monde sans cash, les spécialistes du secteur s’interrogent sur « la fin des automates bancaires ».

Barclays DAB

[Barclaycash, le premier distributeur automatique de billets mis en service, chez Barclays, en juin 1967, devait permettre à l’agence de fournir un service 24h/24.]

Selon une étude OpinionWay pour l’éditeur italien de logiciels bancaires Auriga dévoilée ce jeudi, 29% des Français estiment qu’ils utilisent moins souvent les distributeurs automatiques de billets depuis cinq ans, principalement parce qu’ils paient plus fréquemment en carte bancaire et moins en espèces.

Usages DAB distributeur banques

[Quels sont les types d’opérations que vous avez réalisées sur des distributeurs automatiques de billets au cours des 12 derniers mois ? En gris : non. Crédits : sondage OpinionWay pour Auriga]

Baisse du nombre de retraits et du parc

Interrogé, le Groupement des Cartes bancaires nous révèle les tous derniers chiffres: en 2016, le nombre de DAB a diminué de 2% (-1.200), le parc total tombant à 57.136. Le nombre de retraits baisse graduellement (-2,5% en 2015), tombant à moins de 22 par an et par carte. Toutefois, en valeur, le montant total des retraits a légèrement progressé (+1% à près de 127 milliards d’euros). Les Français retirent un peu moins souvent, mais davantage: 86 euros en moyenne en 2016, contre 84 euros l’année précédente.

Les banques ont tendance à « dédoublonner » leurs distributeurs et à regrouper les agences en fermant les plus petites, face à la baisse de fréquentation  – seulement 21% des Français se rendent dans leurs agences plusieurs fois par mois, contre 52% en 2010. Pour la première fois, en 2016, une banque française ayant l’un des tous premiers réseaux de distribution a enregistré une baisse, proche de 5% du nombre de transactions sur ses automates.

D’ores et déjà, les espèces représentent moins de 5% du total des transactions en valeur, selon des estimations convergentes, tandis que le paiement par carte ne cesse de progresser depuis 2000  et pèse plus de la moitié des transactions en volume.

Transactions cartes bancaires France 2008-2015

[Evolution des transactions par carte bancaire en France de 2008 à 2015. Crédits : Groupement des cartes bancaires]

« Ennuyeux » et « pas sûr »

Près d’un quart des Français (23%) perçoivent le DAB comme « ennuyeux » et la proportion monte à 37% chez les 25-34 ans, qui ne le trouve « pas sûr » non plus (45%, contre 35% pour l’ensemble des personnes interrogées). Selon ce sondage*, « le choix du DAB se fait d’ailleurs à 89% pour des aspects sécuritaires », à l’intérieur d’une agence notamment. La fonction plébiscitée demeure le retrait de billets, faute d’alternative: 92% des Français l’ont fait au cours des 12 derniers mois, loin devant le dépôt de chèque (45%) et la consultation des comptes (39%).

L’éditeur de logiciels veut croire que « les automates bancaires n’ont pas dit leur dernier mot » car 23% des sondés sont ouverts à plus de services sur ces machines. Par exemple, ils sont 51% (sur les 23%) à être intéressés par le retrait d’argent sans carte bancaire, à l’aide d’un code reçu par mail ou SMS. Plusieurs banques françaises ont commencé à le faire, notamment la Caisse d’Epargne et le Crédit Mutuel (e-retrait). Et 43% sont intéressés par la réservation et l’impression de billets de spectacles ou événements sportifs, 42% par le paiement de factures ou services administratifs, directement depuis le DAB.

« Le consommateur actuel a profondément changé, il est plus exigeant, encouragé par une utilisation accrue des applications bancaires mobiles et en ligne. Si l’utilisation massive de la carte bancaire relègue l’automate bancaire au second plan, cette étude prouve que le DAB a encore de l’avenir devant lui. En lui apportant davantage de valeur ajoutée via des services additionnels, son attractivité auprès des Français et plus particulièrement des 25-34 ans, serait renforcée », fait valoir Thierry Crespel, le responsable commercial pour la zone Europe d’Auriga.

Toutefois, l’enquête OpinionWay souligne « un point de vigilance: les usagers ne montrent pas un très fort enthousiasme à l’égard de ces nouveaux services ». Et une toute petite fraction serait prête à payer un surcoût (14% des personnes intéressées, moins de 2 euros par service).

En septembre dernier, les experts des services financiers du cabinet Deloitte s’étaient montrés très dubitatifs, en présentant une étude sur les relations entre les banques et leurs clients, soulignant que les consommateurs n’étaient pas très attachés au DAB de leur agence.

« Les machines multi-usages comme l’achat de billets de concerts, c’est le chant du cygne des fabricants de GAB, pour continuer à exister ! » avaient-ils estimé. « Est-ce la vocation d’un DAB de proposer de la recharge de crédit de téléphone mobile ? Avec le développement des moyens digitaux, on se dirige vers une diminution structurelle du nombre de guichets automatiques, qui coûtent cher aux banques en frais de transport de fonds », prédisaient-ils.

Banques DAB Français

[Lieu de retrait d’espèces habituel préféré des Français. Crédits: baromètre 2016 des relations banques clients Deloitte]

Si, en ville, il suffit de marcher quelques mètres de plus pour trouver un distributeur, les fermetures de DAB et d’agences posent un tout autre problème en zones rurales. Au Royaume-Uni, une solution a été trouvée pour éviter cet appauvrissement et la désertification bancaire des campagnes: les bureaux de la Poste servent désormais de guichet universel, à la suite d’un accord signé avec les plus grandes banques.

* Etude quantitative réalisée entre le 3 et le 8 mars 2017 auprès de 1.026 individus de 18 à 65 ans clients d’au moins une banque traditionnelle ou en ligne et utilisateurs de DAB.

 

 
 

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La fin des politiques monétaires accommodantes sera-t-elle inflationniste ?

billets euros

C’est ce qu’on constate : depuis la (presque) fin des politiques monétaires accommodantes, et avec la hausse des taux – l’inflation explose .

Les achats d’obligations gouvernementales par les banques centrales sont l’une des expériences monétaires les plus atypiques de l’histoire financière. On a affirmé qu’il s’agissait d’une forme de création monétaire censée créer de l’hyperinflation, qui ne s’est jamais matérialisée malgré les prédictions des incorrigibles pessimistes.

Néanmoins, le montant total des assouplissements monétaires qui s’est accumulé sur les bilans de la Fed, de la BCE et de la BoJ s’élève désormais environ 13,5 trillions de dollars, une somme supérieure au PIB de la Chine ou de la zone euro par exemple.

Si les QE ont échoué à créer de l’inflation, y mettre un terme pourrait en fait générer l’inflation qui était attendue. Cela ne semble-t-il pas paradoxal ? Voyez-vous, peu importe la quantité de monnaie créée, si elle n’atteint pas l’économie réelle il n’y aura pas d’inflation. De plus, même si elle atteint l’économie réelle et qu’elle alimente l’épargne, il n’y aura toujours pas d’inflation.

La conséquence la plus dingue des QE, ce sont les réserves excédentaires à la Fed. Les banquiers se sont plaints des achats d’obligations de la Fed, qui les empêchaient de parquer leur argent. La Fed leur a donc offert une solution en leur proposant de leur payer des intérêts sur leurs réserves excédentaires, sans justification valable. Environ 3 trillions de dollars ont été parqués à la Fed, générant des intérêts, si bien que 4,5 trillions de dollars n’ont jamais vu le jour. De ce fait, il n’y a pas eu vraiment d’inflation (en dehors des soins de santé, qui grimpent toujours de toute façon), le cash a simplement été accumulé. (…)

réserves parquées à la Fed

Mais comment la fin des QE pourrait-elle créer de l’inflation ? La fin des politiques accommodantes de la Fed, de la BCE et de la BoJ va déboucher sur une augmentation des taux obligataires, ce qui augmentera le coût du service de la dette des états. Cela augmentera encore plus les dépenses et les emprunts des gouvernements, même s’ils n’investissent pas. Les gouvernements ne se penchent pas sur ce problème car ils s’attendent à ce que rien ne change : ils pensent qu’il y aura toujours des acheteurs pour leurs émissions obligataires.

Les gouvernements ont fortement augmenté leurs dépenses en raison des taux planchers, de facto à zéro, et du fait que les banques centrales achetaient. Alors que, durant Reagan, la dette américaine a atteint la barre du trillion de dollars, Obama a enregistré des déficits annuels d’un trillion.

Le moment de vérité approche. Les QE ont-ils déstabilisé les marchés obligataires de façon telle que seuls des idiots achèteront des obligations dans un contexte de taux en hausse ? Comment ce système d’emprunts perpétuels peut-il se poursuivre année après année tandis que que les dettes gonflent ? Certains ne comprennent toujours pas que l’économie est régie par un cycle ; ce n’est pas parce qu’on peut vendre une obligation aujourd’hui qu’on pourra trouver un acheteur demain.

De plus, d’autres secteurs du système financier mondial ont été sérieusement déstabilisés. Par exemple, les banques européennes ont transféré du cash dans leurs succursales américaines, tout en parquant de l’argent à la Fed, alors que la BCE leur imposait des taux négatifs. De plus, les 13,5 trillions de dollars du bilan de la Fed, de la BCE de la BoJ sont pris au piège, ces actifs ne peuvent être vendus sur les marchés. Cela signifie qu’elles sont obligées d’attendre que leurs obligations arrivent à maturité afin de réduire la taille de leur bilan. Elles n’ont pas d’autre porte de sortie. (…)

La BCE, la plus vulnérable de toute

La BCE est la plus vulnérable de toutes, car elle possède 40 % de la dette des états membres de l’Union. Alors que la situation économique déchire l’Union, le bilan de la BCE est le plus vulnérable, le plus exposé à un défaut.

De plus, ce trio de banques centrales a épuisé toutes ses cartouches. La Fed doit relever son taux directeur pour être en mesure de le rabaisser en cas de besoin, mais elles ne peuvent acheter davantage d’obligations sans risquer de courir vers leur propre banqueroute. Un défaut de la banque centrale, comme cela s’est passé sous Jackson avec la Banque des États-Unis, fut suivi par la panique de 1837 et les défauts des états souverains des années 1840, qui créèrent une dépression qui sema les graines de la guerre de Sécession.

Le bilan de la Fed était de 900 milliards en 2008 alors qu’il est aujourd’hui de 4,5 trillions. Celui de la banque du Japon a enregistré une augmentation de 107 trillions de yens durant la même période pour atteindre aussi environ 4,5 trillions de dollars (490 trillions de yens). Nous avons ensuite la BCE, qui a plus que doublé son bilan de 2 à 4,1 trillions d’euros, soit aussi environ 4,5 trillions de dollars.

Les banques centrales ont acheté les obligations gouvernementales des banques commerciales et leur ont payé des intérêts avec de la monnaie créée : il s’agit de la description du processus par les pessimistes. En théorie, c’est élastique : si on laisse les obligations arriver à maturité, elles disparaissent petit à petit du bilan. Mais voici le problème : le gouvernement continue d’emprunter. Si la banque centrale n’est plus acheteuse, les taux peuvent grimper bien plus vite qu’escompté afin d’attirer de nouveaux acheteurs. Si cela ne marche pas, nous pourrions connaître des défauts souverains.

Le QE de la Fed va désormais véritablement prendre fin

La Fed a récemment annoncé qu’elle ne réinvestira plus le produit des obligations arrivées à échéance dans de nouveaux titres, ce qui signifie que la taille de son bilan va se réduire. Pour 426 milliards d’obligations arriveront à échéance en 2018, pour 357 milliards un an plus tard. La Fed ne réinvestira pas ces montants, ce qui signifie que la quantité d’obligations disponible sur le marché va doubler.

Suite et fin

 
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Publié par le 25 avril 2017 dans économie, général, International

 

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