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C’est officiel : Fin de la neutralité du Net aux États-Unis ! Vers la fin de l’Internet libre ?

Formalisée en 2003 par Tim Wu, professeur à l’université Columbia, la neutralité du Net assure l’existence d’un réseau transmettant toutes les données avec la meilleure efficacité possible et sans aucune discrimination. Ainsi, que vous soyez client chez Orange (principal fournisseur d’accès en France avec plus de 40 % de parts de marché) ou chez un petit opérateur, vous bénéficiez du même accès à Internet. Avec cette fin de la neutralité, aux Etats-Unis, les fournisseurs d’accès peuvent à présent proposer des offres avec des accès privilégiés à certains sites, moyennant accord (et donc rétribution) avec les fournisseurs de contenus, rendant possible un «Internet à deux vitesses». Ce système pénalise les plus petits, qui n’ont pas les moyens des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) pour assurer un accès haut débit à leurs sites. Autre revers de la médaille : désormais, les gros opérateurs américains sont libres de bloquer ou de faire payer plus cher l’accès à un site, à une application ou à un service. De façon complètement légale.


Le lundi 11 juin restera marqué d’une pierre noire dans la mémoire des défenseurs des libertés numériques. C’est en effet à cette date qu’a cessé d’être appliquée, aux Etats-Unis, la neutralité du Net, en vertu d’un vote de la Commission fédérale des communications (FCC) en décembre.

S’il y a une actualité à retenir aujourd’hui, c’est bien celle-ci : le gouvernement Trump vient de signer la fin de la neutralité du Net aux USA. Ce principe fondateur d’internet fait donc ses adieux malgré le tollé généré ces derniers mois par ses défenseurs.

Votée le 14 décembre 2017 par la Commission Fédérale des Communications, l’abrogation de la neutralité du Net vient de rentrer en vigueur pour de bon aux Etats-Unis après l’extinction d’une dernière lueur d’espoir. Si ce principe avait été fermement défendu sous le gouvernement Obama, il en est autrement sous l’actuel gouvernement Trump. Malgré plusieurs plaintes d’entreprises privées et de diverses institutions publiques, la FCC n’aura finalement pas fait marche arrière.

S’il est encore difficile de mesurer les impacts de l’abrogation de la neutralité du Net, les prochains mois risquent de voir survenir de gros changements pour les usagers du web aux Etats-Unis. En effet, les opérateurs ont maintenant les mains libres pour privilégier certains services ou en brider d’autres. Ils sont susceptibles de monter les prix de leurs abonnements auprès de certains usagers ou même de proposer des forfaits donnant accès à des services « Premium ». Pour simplifier, les opérateurs seront maintenant les rois…

L’Europe sera-t-elle la suivante ?

Une situation guère enviable qui pourrait prochainement se produire en France. Si l’Europe se montre – pour le moment – favorable au maintien de la neutralité du Net, la décision américaine pourrait être l’argument qui fera pencher la balance en faveur des anti-neutralité. La France semble d’ailleurs suivre une voie assez ambiguë sous le gouvernement Macron.

Le patron d’Orange n’avait d’ailleurs pas hésité à dire lors d’une interview que la fin de la neutralité du Net serai une obligation dans les années à venir. Doit-on s’attendre à un futur internet à deux vitesses en France et en Europe ? La réponse est encore indiscernable et c’est bien là le problème…

Et maintenant ?

Que va-t-il se passer concrètement à partir du 11 juin ? Les opérateurs vont-ils immédiatement proposer de nouvelles offres ? Vont-ils plutôt opter pour la prudence et attendre l’issue de ces recours ? Chad Marlow, un représentant de l’ACLU, la puissante association américaine de défense des libertés publiques, pense qu’ils attendront encore avant d’agir.

« Le plus malin pour eux serait d’éliminer la neutralité du Net lentement, petit à petit, en espérant que les consommateurs ne remarquent rien et cesse de s’y intéresser », écrit-il sur le site de l’ACLU. « A partir du 11 juin, on doit s’attendre à ce que les FAI ne fassent rien. Ensuite, après avoir laissé passer un peu de temps, ils brandiront leur inaction comme une preuve que nous avions tort de ne pas leur faire confiance. (…) Et avant même qu’on ne s’en rende compte, l’Internet libre et ouvert auquel nous croyons aura disparu. »

Clubic, Le Monde

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La fin de l’Internet ouvert et le retour à l’âge des ténèbres

La fin de l’Internet ouvert et le retour à l’âge des ténèbres (Counterpunch)
Peut-on encore douter que l’accès à un internet relativement libre et ouvert s’achève rapidement en Occident ? En Chine et dans d’autres régimes autocratiques, les dirigeants ont tout simplement détourné l’Internet à leur guise, censurant les contenus qui menacent leur pouvoir. Mais dans l’Occident « démocratique », les chose se passent différemment. L’État n’a pas besoin d’intervenir directement – il sous-traite son sale boulot aux entreprises privées.

Dès le mois prochain, le net pourrait devenir le jouet exclusif des plus grandes sociétés, décidées à tirer le plus de profit possible de la bande passante. Pendant ce temps, les outils pour nous aider à développer une pensée critique, la dissidence et la mobilisation sociale disparaîtront au fur et à mesure que « neutralité du net » deviendra un souvenir, une étape transitoire dans la « maturation » du réseau.

En décembre, la Federal Communications Commission (FCC) américaine prévoit d’abroger les règlements déjà compromis qui sont en place pour maintenir un semblant de « neutralité du Web ». Son président, Ajit Pai, et les entreprises qui sont des fournisseurs de services Internet veulent faire disparaître ces règles, à l’instar du secteur bancaire qui s’était débarrassé de la réglementation financière pour pouvoir transformer nos économies en de gigantesques bulles spéculatives.

Cela pourrait constituer le coup de grâce à la gauche et à sa capacité de faire entendre sa voix sur la place publique.

Ce sont des dirigeants politiques – aidés par les grands médias commerciaux – qui ont ouvert la voie en fomentant de manière intéressée une panique autour des « fausses nouvelles » (fake news). Les fausses nouvelles, disaient-elles, se trouvent sur Internet et non dans les pages des médias commerciaux – les mêmes médias qui nous ont vendu le mythe des Armes de destruction massive en Irak, et qui ont aussi efficacement préservé un système de parti unique à deux visages [Parti Démocrate/Républicain – NdT]. Apparemment, le public ne doit être protégé que contre les blogueurs et les sites internet.

Les géants des médias sociaux ont vite répondu. Il devient de plus en plus clair que Facebook s’immisce dans la diffusion d’informations des militants progressistes. Il ferme déjà des comptes et limite leur portée. Cette tendance ne fera que s’accélérer.

Google a modifié ses algorithmes de manière à ce que le classement des sites d’importance à gauche s’effondre. Il devient de plus en plus difficile de trouver d’autres sources d’information parce qu’elles sont activement cachées.

Google a accéléré ce processus cette semaine en « declassifiant » RT et Spoutnik, deux sites d’information russes qui offrent un contrepoids important – y compris avec leur parti-pris pro-russe – à la propagande anti-russe lancée par les médias occidentaux. Autant dire que ces deux sites seront censurés sur Internet pour la grande majorité des utilisateurs.

RT est loin d’être une source d’informations parfaite – aucun média public ou privé ne l’est – mais c’est une voix vitale pour avoir des informations en ligne. Il est devenu un refuge pour beaucoup de gens qui cherchent des alternatives, souvent beaucoup plus honnêtes, pour critiquer à la fois la politique intérieure occidentale et l’ingérence occidentale dans les contrées lointaines. Bien sûr, il a son propre programme politique, mais contrairement à l’idée que se font de nombreux progressistes occidentaux, sur une vaste éventail de sujets, il donne une image beaucoup plus exacte du monde que les médias occidentaux.

Et il y a une raison à cela. Les médias commerciaux occidentaux sont là pour confirmer les préjugés qui ont été inculqués à leurs publics tout au long de leurs vies – le principal étant que les États occidentaux agissent à juste titre comme des policiers bien intentionnés, quoique parfois maladroits, qui essaient de maintenir l’ordre dans d’autres États malveillants ou indisciplinés à travers le monde.

Les médias et la classe politique peuvent facilement puiser dans ces préjugés pour nous persuader de toutes sortes de contrevérités qui font avancer les intérêts occidentaux. Pour ne prendre qu’un seul exemple – l’Irak. On nous a dit que Saddam Hussein avait des liens avec Al-Qaïda (il n’en avait pas et ne pouvait pas en avoir), que l’Irak était doté d’armes de destruction massive (il ne l’était pas, comme les inspecteurs en désarmement de l’ONU ont essayé de nous le dire), et que les États-Unis et le Royaume-Uni voulaient promouvoir la démocratie en Irak (mais pas avant d’avoir volé son pétrole). Il y a peut-être eu de l’opposition en Occident à l’invasion de l’Irak, mais peu étaient motivés par l’idée que ces éléments du récit officiel pouvaient facilement être dénoncés comme autant de mensonges.

RT et d’autres sources d’information non occidentales en anglais fournissent un point de vue différent sur les événements importants, des angles d’analyse non obscurcies par un programme patricien occidental.

Ces sites et les sites progressistes sont progressivement réduits au silence et mis sur liste noire, nous ramenant dans les bras des propagandistes commerciaux. Peu de progressistes ont élevé la voix au nom de RT, oubliant les avertissements de l’histoire, comme le poème anti-nazie de Martin Niemoller « D’abord ils sont venus chercher les socialistes ».

Les règles actuelles de la « neutralité du réseau » jouent déjà en défaveur des progressistes et dissidents, comme le montrent clairement les développements que j’ai décrits plus haut. Mais sans ces règles, les choses vont empirer. Si les changements sont approuvés le mois prochain, les fournisseurs d’accès Internet (FAI), les sociétés qui nous connectent à Internet, seront également en mesure de décider ce que nous pouvons voir ou pas.

Une grande partie du débat a porté sur l’impact de la suppression des règles sur les entreprises commerciales en ligne. C’est pourquoi Amazon et les sites pornographiques comme Pornhub ont été à la tête de l’opposition. Mais cela éclipse la menace la plus importante qui pèse sur les sites progressistes et les principes de la liberté d’expression déjà très vacillantes.

Les FAI seront beaucoup plus libres de déterminer le contenu que nous pourrons voir en ligne. Ils pourront ralentir les vitesses d’accès aux sites « non rentables », ce qui est le cas par définition pour les sites militants. Mais ils pourront aussi imposer une censure à la chinoise, soit de leur propre initiative, soit sous la pression politique. Le fait que cela puisse être justifié par des motifs commerciaux, et non politiques, ne changera pas grand-chose.

Ceux qui cherchent à trouver de vraies informations pourront trouver des solutions de rechange. Mais c’est une maigre consolation. La grande majorité des gens utiliseront les services offerts et ignoreront le reste.

S’il faut trop de temps pour accéder à un site Web, ils cliqueront ailleurs. Si une recherche Google ne leur montre que les résultats approuvés par les entreprises commerciales, ils liront ce qui est proposé. Si leur fil Facebook refuse de leur fournir du contenu « non rentable » ou « faux », ils n’en seront pas plus contrariés. Contrairement à tous ceux qui se demandent ce que l’avenir nous réserve.

Jonathan Cook

https://www.counterpunch.org/2017/11/24/from-an-open-internet-back-to-…

Traduction « ce qui devait arriver arrive ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

source 

 

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La fin de l’hégémonie du dollar a-t-elle sonné ?

La Chine a en tout cas décidé d’en finir avec la suprématie du billet vert. Le dragon s’apprête à libeller son premier contrat pour le pétrole brut avec sa propre monnaie, le yuan, adossé à l’or. Une première qui pourrait bien créer un précédent [ITW Hervé Juvin].

 
 

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La fin de Daech approche, mais une nouvelle phase des guerres du Moyen-Orient vient d’être enclenchée avec le référendum kurde

Hé oui, comme je vous l’expliquais l’autre jour, l’axe Américano sioniste va désormais probablement utiliser la question kurde pour encore plus fracturer et diviser la région : diviser pour mieux régner . Daesh a commencé à déstructurer la région pour préparer l’avènement du grand Israël, qui est le but de ces guerres au Moyen orient – hé bien la question kurde, par sa capacité à créer du schisme,  pourrait bien constituer le point d’appui pour continuer voir finir le travail . En tous cas le Kurdistan est au centre de la stratégie américano-sioniste . Z .

Le chaudron du Kurdistan a été mis sur le feu, ce qui va inaugurer la prochaine crise pour ce pauvre Moyen-Orient. A peine sur le point de vaincre le djihado-terrorisme instrumentalisé par l’OTAN et Israël, qu’éclate une nouvelle crise. Le référendum a donc eu lieu aujourd’hui et on peut parier que Barzani et son projet de scission vont gagner.

Netanyahou jubile et BHL s’est transporté à Irbil pour apporter ses encouragements à M Barzani et à son fils Najerfane. Le Mossad est sur les dents et a renforcé sa présence autour de Barzani. Ce sont les officiers du Mossad qui dirigent les services de renseignement et de sécurité du clan Barzani. De même les spécialistes militaires et civils ont mis au point dans ses moindres détails le scénario de tout le processus.

Ces spécialistes ne sont pas à leur première expérience dans le domaine. Ils ont déjà conçu et mené à bon port la scission de l’Érythrée avec l’Éthiopie. Comble de la prestidigitation: les Israéliens ont pris le contrôle du pouvoir dans ces deux nouveaux pays qui étaient Un. Puis les spécialistes israéliens de l’ingénierie psycho politique se sont occupés du Soudan et l’on sevré de son Sud. Ces trois pays qui ont eu le malheur de devenir un champ d’expérience pour les spécialistes israéliens sont en faillite. Faillite tous azimuts: politique, économique et sociale. Les Israéliens font éclater les entités étatiques et s’en vont.

Les Kurdes du clan Barzani risquent de connaitre la même situation et pour BHL ce ne sera pas aussi facile qu’en Libye. Ceci dit, quelles sont les tendances lourdes de ce nouveau tsunami géopolitique qui pointe à l’horizon du Moyen-Orient ? Barzani semble avoir reçu toutes les garanties et les encouragements secrets de la part des Etats-Unis et de l’OTAN. Les responsables israéliens eux ne se gênent pas pour pavoiser tellement ils sont fiers d’avoir allumé ce nouveau foyer.

Erdogan lui agite timidement des menaces, mais est dans la combine et semble avoir passé des accords secrets avec Barzani. Abadi lui louvoie et est poussé par son opinion publique interne et une partie de la classe politique vers l’action.

Les Iraniens quant à eux prennent la menace au sérieux car ils ont compris que la création de ce Kurdistan les visait eux. Comment comprendre en effet cette soudaine apparition des unités armées du PJAK (Kurdistan Free Life Party) à Kirkouk ? On sait que le PJAK est une création conjointe de la CIA et du Mossad. Sa mission est de faire du renseignement en Iran et de mener des opérations de guérilla dans le nord-ouest de ce pays.

Les Gardiens de la révolution qui protègent les frontières de l’Iran ont toujours su contenir le PJAK. Normalement l’apparition des unités du PJAK peut apparaitre comme une erreur psycho politique de la part de Barzani. Eh bien, ce n’est pas le cas car le but des concepteurs est d’attirer l’Iran vers une réaction brutale. On sait que les Talmudistes rêvent de pouvoir faire détruire l’Iran par les Etats-Unis, comme ils l’ont fait pour l’Irak en 2003.

Les concepteurs de ce nouvel état du Kurdistan y voient aussi leur plan « B » pour la Syrie et l’Irak. Leurs instruments asymétriques (Daesh et consorts) ont inéluctablement perdu la guerre en Syrie et en Irak. Le plan B consisterait donc à créer un état-tampon qui irait d’Irbil jusqu’à la méditerranée à travers le nord syrien. Seul l’avenir pourra nous dire s’il ne s’agit pas de plans tirés sur la comète. L’hiver sera chaud !

Depuis 2003 les Kurdes ont profité de la destruction de l’Etat irakien pour mettre la main sur des territoires où ils étaient minoritaires. Ils ont cependant procédé à des épurations ethniques contre les Chrétiens et autres pour renverser en leur faveur le rapport démographique. Cet aspect ne risque pas d’être soulevé par les média occidentaux.

Le Dessous des Cartes

 

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La fin de la démocratie

La fin de la démocratie

Rappel utile: La pyramide fait référence à l’Egypte des pharaons. Il n’en demeure pas moins qu’elle leur servait de monument funéraire…

L’élection d’Emmanuel Macron est historique.

L’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée marque une délimitation claire du passage de la France de l’ancien modèle organisationnel démocratique à un nouveau résolument « corporatocratique ».

E Macron a été porté au pouvoir par une élite qui le voulait clairement là où il se trouve aujourd’hui.

L’ensemble de la planète des médias a pu voir l’ampleur des moyens qui ont été mis à sa disposition pour l’amener au succès.

L’oligarchie financière a déployé au vu et au su de tous les outils médiatiques nécessaires et suffisants pour marquer l’inconscient collectif des spectateurs et partant forger une opinion publique acceptante.

Le mot acceptante est plus adéquat que favorable puisque nous savons bien que M Macron a été élu par une succession de concours de circonstances. Une grande partie des électeurs ont été mis au pied du mur. Marine Le Pen elle-même les y a aidés tant sa prestation télévisuelle de l’entre deux tours a été mauvaise.

Par cette élection, une page démocratique se tourne. Cet épisode électoral ne consistait plus à élire un candidat pour son expérience, ses compétences ou sa popularité.

Nous savions que M Macron n’avait jamais été élu. Et là, nous découvrons, selon les dernières informations disponibles (cf Vidéo de Trouble fait excessivement bien documenté), qu’il n’est pas vraiment le brillant intellectuel ou économiste que l’on nous a fait croire.

M Macron est un pur produit fabriqué par une oligarchie qui s’est mise au-dessus des peuples. Il a à un moment donné été coopté par une élite qui a projeté en lui ses espoirs… et ses moyens financiers et médiatiques.

Le 7 mai 2017 a été l’aboutissement d’un processus de fabrication d’un président. Dont acte!

Cette élection est donc une étape déterminante dans l’officialisation de la prise de pouvoir politique par l’oligarchie des marchés.  D’ailleurs, reconnaissons à M Macron la franchise de ses intentions. Il ne s’est pas prêté aux discours électoralistes des partis politiques habituels qui ont été trop souvent un chapelet de promesses jamais tenues, mais qui faisaient plaisir à un électorat qui faisait mine de croire.

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M Macron a un comportement marqué par un sentiment de supériorité. Il n’a pas hésité à se démarquer du peuple et des moins nantis.

M Macron est un pur produit du marché financier qui l’a testé avant de lui accorder sa confiance.

Les exemples de sa loyauté envers le monde financier européen et atlantiste a été vérifié à de multiples reprises durant son passage au ministère de l’économie. La France lui doit de multiples ventes dans des conditions extraordinaires (Alstom, aéroports de Toulouse, Lyon, Nice, Le Monde,..), mais aussi un flop remarquable avec les « Bus Macron ». M Macron est la personne qui n’a pas peur d’afficher la privatisation des biens publics pour le plus grand bonheur de la haute finance internationale.

M Macron a réussi un autre test de haut vol, connu sous l’appellation de « loi Macron ». Elle fut présentée sous le titre flatteur et prometteur de « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ». M Macron va la faire passer grâce à « L’article 49 alinéa 3, dit d’« engagement de responsabilité », qui permet au gouvernement de faire passer le texte qu’il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d’espoir de réussite ». (Wikipédia)

Et voici un aperçu de cette loi Macron qui n’est rien d’autre que le TISA relooké!

« La loi se donne, selon Emmanuel Macron, pour finalité de « déverrouiller l’économie française » ; elle doit régler les « trois maladies » de la France : « défiance », « complexité » et « corporatisme » en prenant un ensemble de mesures modifiant un certain nombre de réglementations en vigueur afin de restreindre le droit au repos du dimanche et faciliter le travail de nuit, de réduire le caractère fixe des tarifs des professions réglementées et d’augmenter le nombre de professionnels, de supprimer le monopole du service public de la SNCF accordant la préférence au rail pour le transport terrestre régulier à longue distance, d’accélérer l’acquisition du permis de conduire, de plafonner les indemnités de licenciement et les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, de permettre la vente par l’État de dix milliards de participation dans des entreprises publiques privatisées afin d’augmenter les intérêts de la dette payés, la possibilité de transférer la propriété de l’armement militaire, des avions de chasse et des navires de guerre à des sociétés commerciales privées qui les loueront à l’armée française et à la Marine nationale, l’augmentation systématique de 30 % des limites de constructibilité en zones urbaines, ainsi que diverses autres mesures qui ont été abandonnées : l’ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs non pharmaciens, l’ouverture de la profession d’avocat aux juristes d’entreprise, etc. » (Source Wikipédia)

Lecture fortement recommandée: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_pour_la_croissance,_l%27activit%C3%A9_et_l%27%C3%A9galit%C3%A9_des_chances_%C3%A9conomiques

Bref, M Macron a osé finir le travail commencé par ses prédécesseurs. Le marché est content! maintenant, regardez l’évolution du Cac 40 (environ 5’400 ce jour), soit un niveau qui avoisine celui de janvier 2008! Il faut reconnaître que nous pouvons les comprendre dans la mesure où il a toutes les chances de venir faire de superbes affaires dans la probable intensification de la liquidation des biens publics.

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L’expérience a  appris à M Macron qu’un certain nombre de députés d’une génération plus vieillotte que la sienne et moins favorable au marché risquerait de tenter de bloquer son programme probable. Eh bien, il a averti clairement, publiquement et à de nombreuses reprises qu’il gouvernerait par ordonnances. Pour ceux qui ne le savent pas, une ordonnance est, en droit français, une mesure que prend le gouvernement suite à la délégation par le parlement de l’une de ses compétences. Il faut bien ça pour mettre en place un programme qui plaît à une ultra-minorité!

Source schéma: ATTAC France

Source schéma: ATTAC France

L’ordonnance, attribut essentiel d’un régime royaliste, est le nom donné aux lois (Ordonnance royale).

Tout ceci nous amène à une question essentielle. A quel système de gouvernance la France doit-elle s’attendre? Et là, la mise en scène qui amène le nouvel élu à pied au pied d’une pyramide ne manque pas d’interpeller. La pyramide est LE symbole royal par excellence!

Un autre clin d’oeil des circonstances, M Macron a été élu avec 66,1% de voix avec 66,01% d’électeurs qui se sont exprimés! Les mathématiciens devraient nous calculer la probabilité d’obtenir ce genre d’occurrence! Quand on connaît les mésaventures statistiques du déroulement de ces élections, on ne peut être que soufflés par ces résultats….

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Et voilà un autre clin d’oeil de la « Providence » que M Macron affectionne. Le nombre 66 s’écrit en romain LXVI, abréviation de Louis XVI qui résidait  aux Tuileries. A quelques pas donc de la pyramide du Louvre….

Bref, une gouvernance d’un nouveau genre s’est imposée par un redoutable et puissant marketing, qui a fabriqué un président-monarque sur fond de symboles ésotériques. Une sorte de corporatocratie inspirée par la royauté pharaonique se dévoile tous les jours un peu plus. Les tabous tombent emportant ce qu’il restait de gênes.

Il a d’ores et déjà donné un grand coup de pied dans la fourmilière que sont les partis politiques classiques. Un par un les apparatchiks essaient de retrouver un second souffle en prêtant allégeance au nouvel élu prouvant à quel point leurs convictions habituellement affichées n’étaient que de la comm.

Quant au Premier ministre à venir, nous pourrions bien imaginer dans ce rôle Mme El Khomri  puisqu’elle a bien des compétences en matière de 49.3…

Liliane Held-Khawam

 
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Publié par le 11 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique

​La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a sauvé l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique :

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a de nouveau appelé à une sortie prochaine des rachats de dette publique par la Banque Centrale Européenne, plus de deux ans après le lancement de cette mesure controversée pour soutenir l’inflation. « Le moment se rapproche, de mon point de vue, de ne plus appuyer sur la pédale d’accélérateur mais de lever le pied » en matière de politique monétaire expansionniste, déclare M. Weidmann dans une interview à l’hebdomadaire « Die Zeit » paraissant jeudi. « Je saluerais le fait qu’il n’y ait plus du tout d’achats d’obligations d’ici un an », poursuit-il.

La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a « sauvé » l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

Si Mario Draghi tient bon face aux dernières attaques de la Bundesbank, il serait peut être temps que les candidats à la présidentielle française s’intéressent un peu plus aux questions économiques européennes.

Ce qui se joue dans les coulisses depuis quelques temps c’est l’avenir de la pseudo-reprise pour 2018 en Europe, et un « Game of Trones » en anticipation du moment où notre suzerain, le boomerang Mario Draghi, reviendra chez Goldman Sachs ou ailleurs (à partir d’octobre 2019). Les enjeux sont titanesques parce que les gens dont je vais parler ici traitent tous les mois d’affaires qui dépassent d’un facteur 10 la marge de manœuvre éventuelle dont disposera peut-être annuellement Macron s’il obtient une majorité (ce dont je doute) et s’il fait mine de vouloir bouger quelques lignes concrètes (ce dont je doute) au-delà d’un service-citoyen de 30 jours et 30 nuits pour les garçons et les filles.

Il y a quelques jours, sans que cela ne fasse beaucoup de bruit dans le paysage médiatique occupé à des histoires bien plus sérieuses (les justificatifs de travail de Penelope pour 1991, l’élimination de Didier dans Koh-Lanta), les banques de la zone euro ont récolté plus de 200 milliards au guichet de la BCE, à des taux négatifs, pour des durées jusqu’à 3 ans : ce qui en dit long au passage sur le non-rétablissement du marché interbancaire quasi-mort il y a bientôt 10 ans et remplacé par des intraveineuses (de la taille de pipelines) que l’on nous présente toujours comme temporaires et techniques ; ce qui en dit long aussi sur les jérémiades de certains banquiers qui se plaignent des effets des « taux trop bas » sur leur activité, confondant au passage cause et symptôme. Ce biberonnage intense, pas du tout infantilisant et pas du tout zombifiant, effectué par l’instance en charge de superviser le secteur (hum hum…) ne fait pas les gros titres, rien que le nom de code du dispositif (TLTRO2) effraie, c’est d’ailleurs un peu fait pour. Allez voter au mois de mai pendant que les choses sérieuses se déroulent sans vous !?!

Imaginez que vous votiez pour une fois en faveur d’un candidat sympathique, propre sur lui et pas trop hostile à un petit retour de la croissance en France. Vous êtes très content de vous : vous avez fait votre devoir citoyen, vous avez mis Mélenchon à la retraite et Le Pen sur la touche, c’est le bonheur dans le vivre-ensemble et les congés à peu près payés. Mais voilà, votre Président n’a jamais connu concrètement les effets d’une crise de la demande agrégée, il n’a vu cela que de loin ou il ne fait pas bien le lien avec la BCE. Il y nomme un de ses anciens camarades de l’inspection des finances ou un de ses futurs employeurs dans une banque, persuadé au fond de lui que tout cela n’a pas une si grande importance (Obama a fait grosso modo la même erreur et cela lui a coûté très cher : deux des trois activistes anti-QE3 à la FED vers 2013 avaient été nommés par un Président que l’on dit pro-relance).

Et puis, patatra : à Francfort, en 2019, par un de ces coups tordus dont les élites franco-allemandes à majorité allemandes ont le secret, ils remplacent Draghi-les-bons-tuyaux par un tonton-macoute des taux-qui-remontent, un pote louche de Weidmann, un élève d’Axel Weber (qui a bien failli récupérer le poste en 2011, vous imaginez !), un membre de la secte apocalyptique de saint Trichet des derniers jours, un autodidacte monétaire diplômé de la BRI, que sais-je. Votre beau Président tout propre qui a à peine servit se retrouve aussitôt démonétisé, japonisé et sarkoïsé : parce qu’une baisse d’impôt de 30 milliards ou des réformettes structurelles ne pèsent pas lourd en face d’un arrêt du QE de la BCE et d’une envolée artificielle de l’euro, en face d’une programmation de remontée des taux et d’un retour des spreads périphériques, en face d’une jolie correction des actions et de l’immobilier, en face de banques en panne ou qui doivent recapitaliser. Et si votre Président s’acharne, il risque le scénario Berlusconi 2011, il le sait et ils savent qu’il le sait et il sait qu’ils le savent.

Combien pariez-vous que votre Président préférera convoquer une commission pour la croissance et la solidarité et la lutte contre le CO2 (commission confiée à Bayrou, Attali ou Minc) plutôt que de ruer dans les brancards, plutôt que de suivre une stratégie du bord du gouffre ou un « chicken game » face à des gens qui ont plus de moyens et de temps que lui, et qui n’ont pas à répondre de leurs actes ?

Suite et fin

 
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Publié par le 9 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Pierre Jovanovic sur la fin de l’argent liquide

 

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