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La fin de l’Internet ouvert et le retour à l’âge des ténèbres

La fin de l’Internet ouvert et le retour à l’âge des ténèbres (Counterpunch)
Peut-on encore douter que l’accès à un internet relativement libre et ouvert s’achève rapidement en Occident ? En Chine et dans d’autres régimes autocratiques, les dirigeants ont tout simplement détourné l’Internet à leur guise, censurant les contenus qui menacent leur pouvoir. Mais dans l’Occident « démocratique », les chose se passent différemment. L’État n’a pas besoin d’intervenir directement – il sous-traite son sale boulot aux entreprises privées.

Dès le mois prochain, le net pourrait devenir le jouet exclusif des plus grandes sociétés, décidées à tirer le plus de profit possible de la bande passante. Pendant ce temps, les outils pour nous aider à développer une pensée critique, la dissidence et la mobilisation sociale disparaîtront au fur et à mesure que « neutralité du net » deviendra un souvenir, une étape transitoire dans la « maturation » du réseau.

En décembre, la Federal Communications Commission (FCC) américaine prévoit d’abroger les règlements déjà compromis qui sont en place pour maintenir un semblant de « neutralité du Web ». Son président, Ajit Pai, et les entreprises qui sont des fournisseurs de services Internet veulent faire disparaître ces règles, à l’instar du secteur bancaire qui s’était débarrassé de la réglementation financière pour pouvoir transformer nos économies en de gigantesques bulles spéculatives.

Cela pourrait constituer le coup de grâce à la gauche et à sa capacité de faire entendre sa voix sur la place publique.

Ce sont des dirigeants politiques – aidés par les grands médias commerciaux – qui ont ouvert la voie en fomentant de manière intéressée une panique autour des « fausses nouvelles » (fake news). Les fausses nouvelles, disaient-elles, se trouvent sur Internet et non dans les pages des médias commerciaux – les mêmes médias qui nous ont vendu le mythe des Armes de destruction massive en Irak, et qui ont aussi efficacement préservé un système de parti unique à deux visages [Parti Démocrate/Républicain – NdT]. Apparemment, le public ne doit être protégé que contre les blogueurs et les sites internet.

Les géants des médias sociaux ont vite répondu. Il devient de plus en plus clair que Facebook s’immisce dans la diffusion d’informations des militants progressistes. Il ferme déjà des comptes et limite leur portée. Cette tendance ne fera que s’accélérer.

Google a modifié ses algorithmes de manière à ce que le classement des sites d’importance à gauche s’effondre. Il devient de plus en plus difficile de trouver d’autres sources d’information parce qu’elles sont activement cachées.

Google a accéléré ce processus cette semaine en « declassifiant » RT et Spoutnik, deux sites d’information russes qui offrent un contrepoids important – y compris avec leur parti-pris pro-russe – à la propagande anti-russe lancée par les médias occidentaux. Autant dire que ces deux sites seront censurés sur Internet pour la grande majorité des utilisateurs.

RT est loin d’être une source d’informations parfaite – aucun média public ou privé ne l’est – mais c’est une voix vitale pour avoir des informations en ligne. Il est devenu un refuge pour beaucoup de gens qui cherchent des alternatives, souvent beaucoup plus honnêtes, pour critiquer à la fois la politique intérieure occidentale et l’ingérence occidentale dans les contrées lointaines. Bien sûr, il a son propre programme politique, mais contrairement à l’idée que se font de nombreux progressistes occidentaux, sur une vaste éventail de sujets, il donne une image beaucoup plus exacte du monde que les médias occidentaux.

Et il y a une raison à cela. Les médias commerciaux occidentaux sont là pour confirmer les préjugés qui ont été inculqués à leurs publics tout au long de leurs vies – le principal étant que les États occidentaux agissent à juste titre comme des policiers bien intentionnés, quoique parfois maladroits, qui essaient de maintenir l’ordre dans d’autres États malveillants ou indisciplinés à travers le monde.

Les médias et la classe politique peuvent facilement puiser dans ces préjugés pour nous persuader de toutes sortes de contrevérités qui font avancer les intérêts occidentaux. Pour ne prendre qu’un seul exemple – l’Irak. On nous a dit que Saddam Hussein avait des liens avec Al-Qaïda (il n’en avait pas et ne pouvait pas en avoir), que l’Irak était doté d’armes de destruction massive (il ne l’était pas, comme les inspecteurs en désarmement de l’ONU ont essayé de nous le dire), et que les États-Unis et le Royaume-Uni voulaient promouvoir la démocratie en Irak (mais pas avant d’avoir volé son pétrole). Il y a peut-être eu de l’opposition en Occident à l’invasion de l’Irak, mais peu étaient motivés par l’idée que ces éléments du récit officiel pouvaient facilement être dénoncés comme autant de mensonges.

RT et d’autres sources d’information non occidentales en anglais fournissent un point de vue différent sur les événements importants, des angles d’analyse non obscurcies par un programme patricien occidental.

Ces sites et les sites progressistes sont progressivement réduits au silence et mis sur liste noire, nous ramenant dans les bras des propagandistes commerciaux. Peu de progressistes ont élevé la voix au nom de RT, oubliant les avertissements de l’histoire, comme le poème anti-nazie de Martin Niemoller « D’abord ils sont venus chercher les socialistes ».

Les règles actuelles de la « neutralité du réseau » jouent déjà en défaveur des progressistes et dissidents, comme le montrent clairement les développements que j’ai décrits plus haut. Mais sans ces règles, les choses vont empirer. Si les changements sont approuvés le mois prochain, les fournisseurs d’accès Internet (FAI), les sociétés qui nous connectent à Internet, seront également en mesure de décider ce que nous pouvons voir ou pas.

Une grande partie du débat a porté sur l’impact de la suppression des règles sur les entreprises commerciales en ligne. C’est pourquoi Amazon et les sites pornographiques comme Pornhub ont été à la tête de l’opposition. Mais cela éclipse la menace la plus importante qui pèse sur les sites progressistes et les principes de la liberté d’expression déjà très vacillantes.

Les FAI seront beaucoup plus libres de déterminer le contenu que nous pourrons voir en ligne. Ils pourront ralentir les vitesses d’accès aux sites « non rentables », ce qui est le cas par définition pour les sites militants. Mais ils pourront aussi imposer une censure à la chinoise, soit de leur propre initiative, soit sous la pression politique. Le fait que cela puisse être justifié par des motifs commerciaux, et non politiques, ne changera pas grand-chose.

Ceux qui cherchent à trouver de vraies informations pourront trouver des solutions de rechange. Mais c’est une maigre consolation. La grande majorité des gens utiliseront les services offerts et ignoreront le reste.

S’il faut trop de temps pour accéder à un site Web, ils cliqueront ailleurs. Si une recherche Google ne leur montre que les résultats approuvés par les entreprises commerciales, ils liront ce qui est proposé. Si leur fil Facebook refuse de leur fournir du contenu « non rentable » ou « faux », ils n’en seront pas plus contrariés. Contrairement à tous ceux qui se demandent ce que l’avenir nous réserve.

Jonathan Cook

https://www.counterpunch.org/2017/11/24/from-an-open-internet-back-to-…

Traduction « ce qui devait arriver arrive ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

source 

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La fin de l’hégémonie du dollar a-t-elle sonné ?

La Chine a en tout cas décidé d’en finir avec la suprématie du billet vert. Le dragon s’apprête à libeller son premier contrat pour le pétrole brut avec sa propre monnaie, le yuan, adossé à l’or. Une première qui pourrait bien créer un précédent [ITW Hervé Juvin].

 
 

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La fin de Daech approche, mais une nouvelle phase des guerres du Moyen-Orient vient d’être enclenchée avec le référendum kurde

Hé oui, comme je vous l’expliquais l’autre jour, l’axe Américano sioniste va désormais probablement utiliser la question kurde pour encore plus fracturer et diviser la région : diviser pour mieux régner . Daesh a commencé à déstructurer la région pour préparer l’avènement du grand Israël, qui est le but de ces guerres au Moyen orient – hé bien la question kurde, par sa capacité à créer du schisme,  pourrait bien constituer le point d’appui pour continuer voir finir le travail . En tous cas le Kurdistan est au centre de la stratégie américano-sioniste . Z .

Le chaudron du Kurdistan a été mis sur le feu, ce qui va inaugurer la prochaine crise pour ce pauvre Moyen-Orient. A peine sur le point de vaincre le djihado-terrorisme instrumentalisé par l’OTAN et Israël, qu’éclate une nouvelle crise. Le référendum a donc eu lieu aujourd’hui et on peut parier que Barzani et son projet de scission vont gagner.

Netanyahou jubile et BHL s’est transporté à Irbil pour apporter ses encouragements à M Barzani et à son fils Najerfane. Le Mossad est sur les dents et a renforcé sa présence autour de Barzani. Ce sont les officiers du Mossad qui dirigent les services de renseignement et de sécurité du clan Barzani. De même les spécialistes militaires et civils ont mis au point dans ses moindres détails le scénario de tout le processus.

Ces spécialistes ne sont pas à leur première expérience dans le domaine. Ils ont déjà conçu et mené à bon port la scission de l’Érythrée avec l’Éthiopie. Comble de la prestidigitation: les Israéliens ont pris le contrôle du pouvoir dans ces deux nouveaux pays qui étaient Un. Puis les spécialistes israéliens de l’ingénierie psycho politique se sont occupés du Soudan et l’on sevré de son Sud. Ces trois pays qui ont eu le malheur de devenir un champ d’expérience pour les spécialistes israéliens sont en faillite. Faillite tous azimuts: politique, économique et sociale. Les Israéliens font éclater les entités étatiques et s’en vont.

Les Kurdes du clan Barzani risquent de connaitre la même situation et pour BHL ce ne sera pas aussi facile qu’en Libye. Ceci dit, quelles sont les tendances lourdes de ce nouveau tsunami géopolitique qui pointe à l’horizon du Moyen-Orient ? Barzani semble avoir reçu toutes les garanties et les encouragements secrets de la part des Etats-Unis et de l’OTAN. Les responsables israéliens eux ne se gênent pas pour pavoiser tellement ils sont fiers d’avoir allumé ce nouveau foyer.

Erdogan lui agite timidement des menaces, mais est dans la combine et semble avoir passé des accords secrets avec Barzani. Abadi lui louvoie et est poussé par son opinion publique interne et une partie de la classe politique vers l’action.

Les Iraniens quant à eux prennent la menace au sérieux car ils ont compris que la création de ce Kurdistan les visait eux. Comment comprendre en effet cette soudaine apparition des unités armées du PJAK (Kurdistan Free Life Party) à Kirkouk ? On sait que le PJAK est une création conjointe de la CIA et du Mossad. Sa mission est de faire du renseignement en Iran et de mener des opérations de guérilla dans le nord-ouest de ce pays.

Les Gardiens de la révolution qui protègent les frontières de l’Iran ont toujours su contenir le PJAK. Normalement l’apparition des unités du PJAK peut apparaitre comme une erreur psycho politique de la part de Barzani. Eh bien, ce n’est pas le cas car le but des concepteurs est d’attirer l’Iran vers une réaction brutale. On sait que les Talmudistes rêvent de pouvoir faire détruire l’Iran par les Etats-Unis, comme ils l’ont fait pour l’Irak en 2003.

Les concepteurs de ce nouvel état du Kurdistan y voient aussi leur plan « B » pour la Syrie et l’Irak. Leurs instruments asymétriques (Daesh et consorts) ont inéluctablement perdu la guerre en Syrie et en Irak. Le plan B consisterait donc à créer un état-tampon qui irait d’Irbil jusqu’à la méditerranée à travers le nord syrien. Seul l’avenir pourra nous dire s’il ne s’agit pas de plans tirés sur la comète. L’hiver sera chaud !

Depuis 2003 les Kurdes ont profité de la destruction de l’Etat irakien pour mettre la main sur des territoires où ils étaient minoritaires. Ils ont cependant procédé à des épurations ethniques contre les Chrétiens et autres pour renverser en leur faveur le rapport démographique. Cet aspect ne risque pas d’être soulevé par les média occidentaux.

Le Dessous des Cartes

 

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La fin de la démocratie

La fin de la démocratie

Rappel utile: La pyramide fait référence à l’Egypte des pharaons. Il n’en demeure pas moins qu’elle leur servait de monument funéraire…

L’élection d’Emmanuel Macron est historique.

L’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée marque une délimitation claire du passage de la France de l’ancien modèle organisationnel démocratique à un nouveau résolument « corporatocratique ».

E Macron a été porté au pouvoir par une élite qui le voulait clairement là où il se trouve aujourd’hui.

L’ensemble de la planète des médias a pu voir l’ampleur des moyens qui ont été mis à sa disposition pour l’amener au succès.

L’oligarchie financière a déployé au vu et au su de tous les outils médiatiques nécessaires et suffisants pour marquer l’inconscient collectif des spectateurs et partant forger une opinion publique acceptante.

Le mot acceptante est plus adéquat que favorable puisque nous savons bien que M Macron a été élu par une succession de concours de circonstances. Une grande partie des électeurs ont été mis au pied du mur. Marine Le Pen elle-même les y a aidés tant sa prestation télévisuelle de l’entre deux tours a été mauvaise.

Par cette élection, une page démocratique se tourne. Cet épisode électoral ne consistait plus à élire un candidat pour son expérience, ses compétences ou sa popularité.

Nous savions que M Macron n’avait jamais été élu. Et là, nous découvrons, selon les dernières informations disponibles (cf Vidéo de Trouble fait excessivement bien documenté), qu’il n’est pas vraiment le brillant intellectuel ou économiste que l’on nous a fait croire.

M Macron est un pur produit fabriqué par une oligarchie qui s’est mise au-dessus des peuples. Il a à un moment donné été coopté par une élite qui a projeté en lui ses espoirs… et ses moyens financiers et médiatiques.

Le 7 mai 2017 a été l’aboutissement d’un processus de fabrication d’un président. Dont acte!

Cette élection est donc une étape déterminante dans l’officialisation de la prise de pouvoir politique par l’oligarchie des marchés.  D’ailleurs, reconnaissons à M Macron la franchise de ses intentions. Il ne s’est pas prêté aux discours électoralistes des partis politiques habituels qui ont été trop souvent un chapelet de promesses jamais tenues, mais qui faisaient plaisir à un électorat qui faisait mine de croire.

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M Macron a un comportement marqué par un sentiment de supériorité. Il n’a pas hésité à se démarquer du peuple et des moins nantis.

M Macron est un pur produit du marché financier qui l’a testé avant de lui accorder sa confiance.

Les exemples de sa loyauté envers le monde financier européen et atlantiste a été vérifié à de multiples reprises durant son passage au ministère de l’économie. La France lui doit de multiples ventes dans des conditions extraordinaires (Alstom, aéroports de Toulouse, Lyon, Nice, Le Monde,..), mais aussi un flop remarquable avec les « Bus Macron ». M Macron est la personne qui n’a pas peur d’afficher la privatisation des biens publics pour le plus grand bonheur de la haute finance internationale.

M Macron a réussi un autre test de haut vol, connu sous l’appellation de « loi Macron ». Elle fut présentée sous le titre flatteur et prometteur de « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ». M Macron va la faire passer grâce à « L’article 49 alinéa 3, dit d’« engagement de responsabilité », qui permet au gouvernement de faire passer le texte qu’il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d’espoir de réussite ». (Wikipédia)

Et voici un aperçu de cette loi Macron qui n’est rien d’autre que le TISA relooké!

« La loi se donne, selon Emmanuel Macron, pour finalité de « déverrouiller l’économie française » ; elle doit régler les « trois maladies » de la France : « défiance », « complexité » et « corporatisme » en prenant un ensemble de mesures modifiant un certain nombre de réglementations en vigueur afin de restreindre le droit au repos du dimanche et faciliter le travail de nuit, de réduire le caractère fixe des tarifs des professions réglementées et d’augmenter le nombre de professionnels, de supprimer le monopole du service public de la SNCF accordant la préférence au rail pour le transport terrestre régulier à longue distance, d’accélérer l’acquisition du permis de conduire, de plafonner les indemnités de licenciement et les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, de permettre la vente par l’État de dix milliards de participation dans des entreprises publiques privatisées afin d’augmenter les intérêts de la dette payés, la possibilité de transférer la propriété de l’armement militaire, des avions de chasse et des navires de guerre à des sociétés commerciales privées qui les loueront à l’armée française et à la Marine nationale, l’augmentation systématique de 30 % des limites de constructibilité en zones urbaines, ainsi que diverses autres mesures qui ont été abandonnées : l’ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs non pharmaciens, l’ouverture de la profession d’avocat aux juristes d’entreprise, etc. » (Source Wikipédia)

Lecture fortement recommandée: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_pour_la_croissance,_l%27activit%C3%A9_et_l%27%C3%A9galit%C3%A9_des_chances_%C3%A9conomiques

Bref, M Macron a osé finir le travail commencé par ses prédécesseurs. Le marché est content! maintenant, regardez l’évolution du Cac 40 (environ 5’400 ce jour), soit un niveau qui avoisine celui de janvier 2008! Il faut reconnaître que nous pouvons les comprendre dans la mesure où il a toutes les chances de venir faire de superbes affaires dans la probable intensification de la liquidation des biens publics.

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L’expérience a  appris à M Macron qu’un certain nombre de députés d’une génération plus vieillotte que la sienne et moins favorable au marché risquerait de tenter de bloquer son programme probable. Eh bien, il a averti clairement, publiquement et à de nombreuses reprises qu’il gouvernerait par ordonnances. Pour ceux qui ne le savent pas, une ordonnance est, en droit français, une mesure que prend le gouvernement suite à la délégation par le parlement de l’une de ses compétences. Il faut bien ça pour mettre en place un programme qui plaît à une ultra-minorité!

Source schéma: ATTAC France

Source schéma: ATTAC France

L’ordonnance, attribut essentiel d’un régime royaliste, est le nom donné aux lois (Ordonnance royale).

Tout ceci nous amène à une question essentielle. A quel système de gouvernance la France doit-elle s’attendre? Et là, la mise en scène qui amène le nouvel élu à pied au pied d’une pyramide ne manque pas d’interpeller. La pyramide est LE symbole royal par excellence!

Un autre clin d’oeil des circonstances, M Macron a été élu avec 66,1% de voix avec 66,01% d’électeurs qui se sont exprimés! Les mathématiciens devraient nous calculer la probabilité d’obtenir ce genre d’occurrence! Quand on connaît les mésaventures statistiques du déroulement de ces élections, on ne peut être que soufflés par ces résultats….

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Et voilà un autre clin d’oeil de la « Providence » que M Macron affectionne. Le nombre 66 s’écrit en romain LXVI, abréviation de Louis XVI qui résidait  aux Tuileries. A quelques pas donc de la pyramide du Louvre….

Bref, une gouvernance d’un nouveau genre s’est imposée par un redoutable et puissant marketing, qui a fabriqué un président-monarque sur fond de symboles ésotériques. Une sorte de corporatocratie inspirée par la royauté pharaonique se dévoile tous les jours un peu plus. Les tabous tombent emportant ce qu’il restait de gênes.

Il a d’ores et déjà donné un grand coup de pied dans la fourmilière que sont les partis politiques classiques. Un par un les apparatchiks essaient de retrouver un second souffle en prêtant allégeance au nouvel élu prouvant à quel point leurs convictions habituellement affichées n’étaient que de la comm.

Quant au Premier ministre à venir, nous pourrions bien imaginer dans ce rôle Mme El Khomri  puisqu’elle a bien des compétences en matière de 49.3…

Liliane Held-Khawam

 
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Publié par le 11 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique

​La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a sauvé l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique :

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a de nouveau appelé à une sortie prochaine des rachats de dette publique par la Banque Centrale Européenne, plus de deux ans après le lancement de cette mesure controversée pour soutenir l’inflation. « Le moment se rapproche, de mon point de vue, de ne plus appuyer sur la pédale d’accélérateur mais de lever le pied » en matière de politique monétaire expansionniste, déclare M. Weidmann dans une interview à l’hebdomadaire « Die Zeit » paraissant jeudi. « Je saluerais le fait qu’il n’y ait plus du tout d’achats d’obligations d’ici un an », poursuit-il.

La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a « sauvé » l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

Si Mario Draghi tient bon face aux dernières attaques de la Bundesbank, il serait peut être temps que les candidats à la présidentielle française s’intéressent un peu plus aux questions économiques européennes.

Ce qui se joue dans les coulisses depuis quelques temps c’est l’avenir de la pseudo-reprise pour 2018 en Europe, et un « Game of Trones » en anticipation du moment où notre suzerain, le boomerang Mario Draghi, reviendra chez Goldman Sachs ou ailleurs (à partir d’octobre 2019). Les enjeux sont titanesques parce que les gens dont je vais parler ici traitent tous les mois d’affaires qui dépassent d’un facteur 10 la marge de manœuvre éventuelle dont disposera peut-être annuellement Macron s’il obtient une majorité (ce dont je doute) et s’il fait mine de vouloir bouger quelques lignes concrètes (ce dont je doute) au-delà d’un service-citoyen de 30 jours et 30 nuits pour les garçons et les filles.

Il y a quelques jours, sans que cela ne fasse beaucoup de bruit dans le paysage médiatique occupé à des histoires bien plus sérieuses (les justificatifs de travail de Penelope pour 1991, l’élimination de Didier dans Koh-Lanta), les banques de la zone euro ont récolté plus de 200 milliards au guichet de la BCE, à des taux négatifs, pour des durées jusqu’à 3 ans : ce qui en dit long au passage sur le non-rétablissement du marché interbancaire quasi-mort il y a bientôt 10 ans et remplacé par des intraveineuses (de la taille de pipelines) que l’on nous présente toujours comme temporaires et techniques ; ce qui en dit long aussi sur les jérémiades de certains banquiers qui se plaignent des effets des « taux trop bas » sur leur activité, confondant au passage cause et symptôme. Ce biberonnage intense, pas du tout infantilisant et pas du tout zombifiant, effectué par l’instance en charge de superviser le secteur (hum hum…) ne fait pas les gros titres, rien que le nom de code du dispositif (TLTRO2) effraie, c’est d’ailleurs un peu fait pour. Allez voter au mois de mai pendant que les choses sérieuses se déroulent sans vous !?!

Imaginez que vous votiez pour une fois en faveur d’un candidat sympathique, propre sur lui et pas trop hostile à un petit retour de la croissance en France. Vous êtes très content de vous : vous avez fait votre devoir citoyen, vous avez mis Mélenchon à la retraite et Le Pen sur la touche, c’est le bonheur dans le vivre-ensemble et les congés à peu près payés. Mais voilà, votre Président n’a jamais connu concrètement les effets d’une crise de la demande agrégée, il n’a vu cela que de loin ou il ne fait pas bien le lien avec la BCE. Il y nomme un de ses anciens camarades de l’inspection des finances ou un de ses futurs employeurs dans une banque, persuadé au fond de lui que tout cela n’a pas une si grande importance (Obama a fait grosso modo la même erreur et cela lui a coûté très cher : deux des trois activistes anti-QE3 à la FED vers 2013 avaient été nommés par un Président que l’on dit pro-relance).

Et puis, patatra : à Francfort, en 2019, par un de ces coups tordus dont les élites franco-allemandes à majorité allemandes ont le secret, ils remplacent Draghi-les-bons-tuyaux par un tonton-macoute des taux-qui-remontent, un pote louche de Weidmann, un élève d’Axel Weber (qui a bien failli récupérer le poste en 2011, vous imaginez !), un membre de la secte apocalyptique de saint Trichet des derniers jours, un autodidacte monétaire diplômé de la BRI, que sais-je. Votre beau Président tout propre qui a à peine servit se retrouve aussitôt démonétisé, japonisé et sarkoïsé : parce qu’une baisse d’impôt de 30 milliards ou des réformettes structurelles ne pèsent pas lourd en face d’un arrêt du QE de la BCE et d’une envolée artificielle de l’euro, en face d’une programmation de remontée des taux et d’un retour des spreads périphériques, en face d’une jolie correction des actions et de l’immobilier, en face de banques en panne ou qui doivent recapitaliser. Et si votre Président s’acharne, il risque le scénario Berlusconi 2011, il le sait et ils savent qu’il le sait et il sait qu’ils le savent.

Combien pariez-vous que votre Président préférera convoquer une commission pour la croissance et la solidarité et la lutte contre le CO2 (commission confiée à Bayrou, Attali ou Minc) plutôt que de ruer dans les brancards, plutôt que de suivre une stratégie du bord du gouffre ou un « chicken game » face à des gens qui ont plus de moyens et de temps que lui, et qui n’ont pas à répondre de leurs actes ?

Suite et fin

 
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Publié par le 9 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Pierre Jovanovic sur la fin de l’argent liquide

 

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La fin de la zone euro est inéluctable…et imminente : les «vrais coûts de la sortie de l’euro pour la France» !

Charles Gave, La fin de la zone euro est inéluctable…et imminente !

N’importe quoi ! Vous voulez connaitre le vrai coût de la sortie de l’euro pour nous, les Français ??? Hé bien c’est 00 (zéro) Euro, très exactement . Cette histoire de dévaluation n’a intrinsèquement aucun sens (ça en a un en économie évidemment – 3 % de notre dette) . « Dévaluation » par rapport à quoi ? ….

Vous connaissez la réponse (Hé bien,les Métaux Précieux bien sur !). Cela ne changera fondamentalement Rien .

Comme le précise Charles  :

 » Il n’y a aucune peur à avoir d’une dévaluation, c’est un phénomène normal d’ajustement des économies par les monnaies.  »

. Z .

« L’article édifiant de Challenges sur les «vrais coûts de la sortie de l’euro pour la France»  ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

L’article édifiant… voire… carrément mensonger de Challenges, qui est un magazine qui nous a habitués à une meilleure qualité !

Le problème quand on veut être anti-FN systématiquement, c’est que l’on finit par en devenir totalement stupide, et c’est ce qui transpire dans cet article…

Pire : pour être sûr d’être bien anti-FN comme il se doit, on va aller jusqu’à dire que le gouverneur de la banque de France n’a pas été à la hauteur, qu’il n’a pas fait assez peur, que la sortie de l’euro c’est la fin du monde, et que la Terre cessera de tourner et le soleil de se lever… au moins sur la France !

Tout cela est totalement absurde, imbécile, et, disons-le, relève d’une volonté farouche non pas de faire de l’information mais de la propagande, ce à quoi, encore une fois, Challenges ne nous avait pas habitués.

Reprenons l’essentiel de ce qui est dit par ce magazine.

Le vrai coût de la sortie de l’euro voulue par Marine Le Pen

« Le vrai coût de la sortie de l’euro prônée par Marine Le Pen n’est pas de 30 milliards d’euros, comme avancé prudemment par François Villeroy de Galhau sur France Inter, mais de 103 milliards. »

« Or la surprise vient plutôt de la modestie du calcul du gouverneur. La sortie de l’euro coûterait en réalité beaucoup plus cher à l’économie française, mais la Banque de France a choisi sciemment de ne pas présenter toute l’addition. Alors reprenons-là, en partant des fameux 30 milliards avancés à la radio, et confirmés par un document de la Banque de France. Cette somme correspond à l’écart de taux d’intérêt avec ceux pratiqués en Allemagne (ce que l’on nomme le « spread » dans le jargon économique), avant et après l’euro : ce spread était en moyenne de 1,9 % avant l’euro, et s’établit autour de 0,4 % depuis 1992, avec l’euro ; la différence étant de 1,5 %, et la dette s’établissant à 2 160 milliards d’euros, c’est donc plus de 30 milliards d’euros de charge supplémentaire d’intérêts dont il faudrait s’acquitter. »

« L’effet le plus massif serait lié à une dévaluation, sujet avec lequel la Banque de France se trouve par nature mal à l’aise. Qui imagine un banquier central parler de dévaluation ? Et pourtant, ce serait bien la conséquence immédiate que produirait le retour à une monnaie nationale. De quel niveau serait cette dévaluation ? La livre sterling a perdu 10 % depuis l’annonce du Brexit. Mais la comparaison la plus juste serait plutôt celle de la lire italienne, quand elle a quitté le Système monétaire européen en 1992 : plus de 20 % de chute de la monnaie en huit mois !

Si l’on retient ce chiffre, cela veut dire que la part de la dette française (libellée en euros) détenue par des étrangers gonfle immédiatement de 20 % : soit 260 milliards de plus pour la dette publique (à 60 % dans des mains étrangères) et 90 milliards pour la dette privée, ce qui se traduit par une charge supplémentaire de 13 milliards d’euros. L’économiste en chef de Natixis, Patrick Artus, rajoute quant à lui l’effet sur la dette interbancaire qu’il estime autour de 50 milliards ! Mais la Banque de France ne reprend pas dans ses schémas cet impact majeur.

Par contre, la dévaluation immédiate a un autre effet, considérable à terme, sur la consommation des ménages. Environ un quart de ce qu’ils achètent (1 200 milliards d’euros) est importé, soit au niveau global de la France un montant de 300 milliards d’euros par an. Ce serait donc 60 milliards.

Conclusion, et même en laissant de côté l’hypothèse Artus, la véritable addition de la sortie de l’euro s’établit à 30 milliards d’euros (effet spread), auxquels il faut ajouter 13 milliards (effet dévaluation sur le montant de la dette) et 60 milliards (effet dévaluation sur les ménages). Total: 103 milliards d’euros, au débit du compte du Front national ! »

Bon reprenons la vérité et la réalité parce que l’explosion de l’euro est inéluctable si l’on ne fait pas immédiatement une Europe fédérale totale, et nous n’en prenons pas du tout le chemin, avec une union de transfert.

Quelle sera la réalité ?

1/ Si la France sort de l’euro, il n’y aura plus probablement d’euro pour la simple et bonne raison que nous représentons la deuxième économie de la zone euro et que l’Allemagne ne va pas partager sa monnaie uniquement avec la Grèce et l’Italie !! Soyons sérieux !!

2/ Si l’euro n’existe plus, alors il n’existe plus, et certainement pas uniquement pour calculer la valeur d’obligations émises dans une monnaie qui n’a plus d’existence !!

3/ Il y a ce que l’on appelle évidemment la Lex Monetae, la loi monétaire.

Dans cet article, le Décodex du monde qui est censé donner la bonne parole et donc la source la plus fiable indique que :

« Le chiffre cité par Florian Philippot est proche de la réalité : 97 % de la dette publique française serait émise sous contrat de droit français, contre 3 % sous loi étrangère.

Il correspond à l’estimation faite par l’économiste danois Jens Nordvig, coauteur d’une étude de la banque japonaise Nomura qui s’est penchée début 2012 sur les conséquences d’une dissolution de la zone euro, régulièrement citée par Jacques Sapir. Un chiffre jugé « plausible » par une source du Trésor public dans les colonnes de Libération. »

En savoir plus sur Le Monde 

En clair, 97 % de la dette française est émise en droit français. Par extension, la dette de notre pays est payable et remboursable dans la monnaie ayant cours légal en France !! L’euro aujourd’hui. Hier le franc. Demain, sans doute le nouveau franc !

Il ne faut donc pas confondre notre droit juridique à rembourser notre dette en futurs francs, ce qui est évidemment le cas et le fait que le faire soit apprécié des marchés ! Il est évident qu’ils ne seront pas contents, mais il ne faut pas se leurrer : avec l’euro et sans banque centrale, nous allons tout droit vers la faillite.

4/ La dévaluation par rapport à quoi ?

Encore une fois, si l’euro explose, on dévalue le nouveau par rapport à quoi ? À l’ancien euro ? Mais cela ne veut rien dire, l’euro n’existe plus ! On dévalue par rapport au futur nouveau Mark ? Mais il n’y a aucune honte à cela !!

Autrefois, la monnaie allemande valait plus chère que la monnaie française qui elle-même valait plus que la lire italienne ou la peseta espagnole… Et alors ? Tout allait très bien !!

Il n’y a aucune peur à avoir d’une dévaluation, c’est un phénomène normal d’ajustement des économies par les monnaies. Soyons clairs : mieux vaut une dévaluation qu’une faillite !

La réalité c’est que personne ne peut chiffrer le coût de l’explosion de l’euro !

Pourquoi ? Parce que, encore une fois, on ne maîtrise pas le scénario !! Est-ce que l’euro existe encore ou pas ? Est-ce qu’il explose brutalement ou pas ? Y-a-t-il une panique ou pas ? Fait-on faillite ou pas ? Comment iront les USA ? Bref, l’euro ne marche pas, mais personne ne sait comment faire pour en sortir !

Enfin, si l’on vous parle des coûts de sortie avec toutes les manipulations de rigueur, on s’abstient de vous parler du coût du maintien de l’euro.

Demandez aux Grecs ! Aux Chypriotes ! Aux Italiens, et prochainement à vous, à nous, les Français !!

Tout cela n’est que manipulation, mensonges et propagande !

La vérité mes amis, c’est que nous sommes dans une situation inextricable, qu’il n’y a plus aucune bonne solution et indolore pour s’en sortir, que tout, oui tout sera douloureux. Rester dans l’euro, c’est la certitude d’une lente agonie à la grecque.

Sortir de l’euro, c’est la certitude de grands soubresauts et d’une crise énorme qui ne durera que le temps qu’un nouveau système monétaire ne trouve sa place.

Dans tous les cas, cela fera mal. Cela fera mal parce que nous avons 100 % de dettes, pas de croissance et que nous sommes en faillite virtuelle !

La décision de créer et l’euro était une décision politique.

La décision « d’exploser » l’euro sera aussi une décision politique.

La véritable question que tout le monde occulte n’est pas tant de savoir quels seraient les coûts d’une sortie de l’euro ou de son maintien. La véritable question est de savoir si nous sommes capable de réparer l’euro et de le rendre viable, car si nous en sommes incapables, alors il vaut mieux le quitter avant que lui ne nous quitte.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

 
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Publié par le 21 février 2017 dans économie, général, International

 

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