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La fin de l’hégémonie du dollar a-t-elle sonné ?

La Chine a en tout cas décidé d’en finir avec la suprématie du billet vert. Le dragon s’apprête à libeller son premier contrat pour le pétrole brut avec sa propre monnaie, le yuan, adossé à l’or. Une première qui pourrait bien créer un précédent [ITW Hervé Juvin].

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La fin de Daech approche, mais une nouvelle phase des guerres du Moyen-Orient vient d’être enclenchée avec le référendum kurde

Hé oui, comme je vous l’expliquais l’autre jour, l’axe Américano sioniste va désormais probablement utiliser la question kurde pour encore plus fracturer et diviser la région : diviser pour mieux régner . Daesh a commencé à déstructurer la région pour préparer l’avènement du grand Israël, qui est le but de ces guerres au Moyen orient – hé bien la question kurde, par sa capacité à créer du schisme,  pourrait bien constituer le point d’appui pour continuer voir finir le travail . En tous cas le Kurdistan est au centre de la stratégie américano-sioniste . Z .

Le chaudron du Kurdistan a été mis sur le feu, ce qui va inaugurer la prochaine crise pour ce pauvre Moyen-Orient. A peine sur le point de vaincre le djihado-terrorisme instrumentalisé par l’OTAN et Israël, qu’éclate une nouvelle crise. Le référendum a donc eu lieu aujourd’hui et on peut parier que Barzani et son projet de scission vont gagner.

Netanyahou jubile et BHL s’est transporté à Irbil pour apporter ses encouragements à M Barzani et à son fils Najerfane. Le Mossad est sur les dents et a renforcé sa présence autour de Barzani. Ce sont les officiers du Mossad qui dirigent les services de renseignement et de sécurité du clan Barzani. De même les spécialistes militaires et civils ont mis au point dans ses moindres détails le scénario de tout le processus.

Ces spécialistes ne sont pas à leur première expérience dans le domaine. Ils ont déjà conçu et mené à bon port la scission de l’Érythrée avec l’Éthiopie. Comble de la prestidigitation: les Israéliens ont pris le contrôle du pouvoir dans ces deux nouveaux pays qui étaient Un. Puis les spécialistes israéliens de l’ingénierie psycho politique se sont occupés du Soudan et l’on sevré de son Sud. Ces trois pays qui ont eu le malheur de devenir un champ d’expérience pour les spécialistes israéliens sont en faillite. Faillite tous azimuts: politique, économique et sociale. Les Israéliens font éclater les entités étatiques et s’en vont.

Les Kurdes du clan Barzani risquent de connaitre la même situation et pour BHL ce ne sera pas aussi facile qu’en Libye. Ceci dit, quelles sont les tendances lourdes de ce nouveau tsunami géopolitique qui pointe à l’horizon du Moyen-Orient ? Barzani semble avoir reçu toutes les garanties et les encouragements secrets de la part des Etats-Unis et de l’OTAN. Les responsables israéliens eux ne se gênent pas pour pavoiser tellement ils sont fiers d’avoir allumé ce nouveau foyer.

Erdogan lui agite timidement des menaces, mais est dans la combine et semble avoir passé des accords secrets avec Barzani. Abadi lui louvoie et est poussé par son opinion publique interne et une partie de la classe politique vers l’action.

Les Iraniens quant à eux prennent la menace au sérieux car ils ont compris que la création de ce Kurdistan les visait eux. Comment comprendre en effet cette soudaine apparition des unités armées du PJAK (Kurdistan Free Life Party) à Kirkouk ? On sait que le PJAK est une création conjointe de la CIA et du Mossad. Sa mission est de faire du renseignement en Iran et de mener des opérations de guérilla dans le nord-ouest de ce pays.

Les Gardiens de la révolution qui protègent les frontières de l’Iran ont toujours su contenir le PJAK. Normalement l’apparition des unités du PJAK peut apparaitre comme une erreur psycho politique de la part de Barzani. Eh bien, ce n’est pas le cas car le but des concepteurs est d’attirer l’Iran vers une réaction brutale. On sait que les Talmudistes rêvent de pouvoir faire détruire l’Iran par les Etats-Unis, comme ils l’ont fait pour l’Irak en 2003.

Les concepteurs de ce nouvel état du Kurdistan y voient aussi leur plan « B » pour la Syrie et l’Irak. Leurs instruments asymétriques (Daesh et consorts) ont inéluctablement perdu la guerre en Syrie et en Irak. Le plan B consisterait donc à créer un état-tampon qui irait d’Irbil jusqu’à la méditerranée à travers le nord syrien. Seul l’avenir pourra nous dire s’il ne s’agit pas de plans tirés sur la comète. L’hiver sera chaud !

Depuis 2003 les Kurdes ont profité de la destruction de l’Etat irakien pour mettre la main sur des territoires où ils étaient minoritaires. Ils ont cependant procédé à des épurations ethniques contre les Chrétiens et autres pour renverser en leur faveur le rapport démographique. Cet aspect ne risque pas d’être soulevé par les média occidentaux.

Le Dessous des Cartes

 

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La fin de la démocratie

La fin de la démocratie

Rappel utile: La pyramide fait référence à l’Egypte des pharaons. Il n’en demeure pas moins qu’elle leur servait de monument funéraire…

L’élection d’Emmanuel Macron est historique.

L’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée marque une délimitation claire du passage de la France de l’ancien modèle organisationnel démocratique à un nouveau résolument « corporatocratique ».

E Macron a été porté au pouvoir par une élite qui le voulait clairement là où il se trouve aujourd’hui.

L’ensemble de la planète des médias a pu voir l’ampleur des moyens qui ont été mis à sa disposition pour l’amener au succès.

L’oligarchie financière a déployé au vu et au su de tous les outils médiatiques nécessaires et suffisants pour marquer l’inconscient collectif des spectateurs et partant forger une opinion publique acceptante.

Le mot acceptante est plus adéquat que favorable puisque nous savons bien que M Macron a été élu par une succession de concours de circonstances. Une grande partie des électeurs ont été mis au pied du mur. Marine Le Pen elle-même les y a aidés tant sa prestation télévisuelle de l’entre deux tours a été mauvaise.

Par cette élection, une page démocratique se tourne. Cet épisode électoral ne consistait plus à élire un candidat pour son expérience, ses compétences ou sa popularité.

Nous savions que M Macron n’avait jamais été élu. Et là, nous découvrons, selon les dernières informations disponibles (cf Vidéo de Trouble fait excessivement bien documenté), qu’il n’est pas vraiment le brillant intellectuel ou économiste que l’on nous a fait croire.

M Macron est un pur produit fabriqué par une oligarchie qui s’est mise au-dessus des peuples. Il a à un moment donné été coopté par une élite qui a projeté en lui ses espoirs… et ses moyens financiers et médiatiques.

Le 7 mai 2017 a été l’aboutissement d’un processus de fabrication d’un président. Dont acte!

Cette élection est donc une étape déterminante dans l’officialisation de la prise de pouvoir politique par l’oligarchie des marchés.  D’ailleurs, reconnaissons à M Macron la franchise de ses intentions. Il ne s’est pas prêté aux discours électoralistes des partis politiques habituels qui ont été trop souvent un chapelet de promesses jamais tenues, mais qui faisaient plaisir à un électorat qui faisait mine de croire.

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M Macron a un comportement marqué par un sentiment de supériorité. Il n’a pas hésité à se démarquer du peuple et des moins nantis.

M Macron est un pur produit du marché financier qui l’a testé avant de lui accorder sa confiance.

Les exemples de sa loyauté envers le monde financier européen et atlantiste a été vérifié à de multiples reprises durant son passage au ministère de l’économie. La France lui doit de multiples ventes dans des conditions extraordinaires (Alstom, aéroports de Toulouse, Lyon, Nice, Le Monde,..), mais aussi un flop remarquable avec les « Bus Macron ». M Macron est la personne qui n’a pas peur d’afficher la privatisation des biens publics pour le plus grand bonheur de la haute finance internationale.

M Macron a réussi un autre test de haut vol, connu sous l’appellation de « loi Macron ». Elle fut présentée sous le titre flatteur et prometteur de « Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ». M Macron va la faire passer grâce à « L’article 49 alinéa 3, dit d’« engagement de responsabilité », qui permet au gouvernement de faire passer le texte qu’il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d’espoir de réussite ». (Wikipédia)

Et voici un aperçu de cette loi Macron qui n’est rien d’autre que le TISA relooké!

« La loi se donne, selon Emmanuel Macron, pour finalité de « déverrouiller l’économie française » ; elle doit régler les « trois maladies » de la France : « défiance », « complexité » et « corporatisme » en prenant un ensemble de mesures modifiant un certain nombre de réglementations en vigueur afin de restreindre le droit au repos du dimanche et faciliter le travail de nuit, de réduire le caractère fixe des tarifs des professions réglementées et d’augmenter le nombre de professionnels, de supprimer le monopole du service public de la SNCF accordant la préférence au rail pour le transport terrestre régulier à longue distance, d’accélérer l’acquisition du permis de conduire, de plafonner les indemnités de licenciement et les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, de permettre la vente par l’État de dix milliards de participation dans des entreprises publiques privatisées afin d’augmenter les intérêts de la dette payés, la possibilité de transférer la propriété de l’armement militaire, des avions de chasse et des navires de guerre à des sociétés commerciales privées qui les loueront à l’armée française et à la Marine nationale, l’augmentation systématique de 30 % des limites de constructibilité en zones urbaines, ainsi que diverses autres mesures qui ont été abandonnées : l’ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs non pharmaciens, l’ouverture de la profession d’avocat aux juristes d’entreprise, etc. » (Source Wikipédia)

Lecture fortement recommandée: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_pour_la_croissance,_l%27activit%C3%A9_et_l%27%C3%A9galit%C3%A9_des_chances_%C3%A9conomiques

Bref, M Macron a osé finir le travail commencé par ses prédécesseurs. Le marché est content! maintenant, regardez l’évolution du Cac 40 (environ 5’400 ce jour), soit un niveau qui avoisine celui de janvier 2008! Il faut reconnaître que nous pouvons les comprendre dans la mesure où il a toutes les chances de venir faire de superbes affaires dans la probable intensification de la liquidation des biens publics.

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L’expérience a  appris à M Macron qu’un certain nombre de députés d’une génération plus vieillotte que la sienne et moins favorable au marché risquerait de tenter de bloquer son programme probable. Eh bien, il a averti clairement, publiquement et à de nombreuses reprises qu’il gouvernerait par ordonnances. Pour ceux qui ne le savent pas, une ordonnance est, en droit français, une mesure que prend le gouvernement suite à la délégation par le parlement de l’une de ses compétences. Il faut bien ça pour mettre en place un programme qui plaît à une ultra-minorité!

Source schéma: ATTAC France

Source schéma: ATTAC France

L’ordonnance, attribut essentiel d’un régime royaliste, est le nom donné aux lois (Ordonnance royale).

Tout ceci nous amène à une question essentielle. A quel système de gouvernance la France doit-elle s’attendre? Et là, la mise en scène qui amène le nouvel élu à pied au pied d’une pyramide ne manque pas d’interpeller. La pyramide est LE symbole royal par excellence!

Un autre clin d’oeil des circonstances, M Macron a été élu avec 66,1% de voix avec 66,01% d’électeurs qui se sont exprimés! Les mathématiciens devraient nous calculer la probabilité d’obtenir ce genre d’occurrence! Quand on connaît les mésaventures statistiques du déroulement de ces élections, on ne peut être que soufflés par ces résultats….

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Et voilà un autre clin d’oeil de la « Providence » que M Macron affectionne. Le nombre 66 s’écrit en romain LXVI, abréviation de Louis XVI qui résidait  aux Tuileries. A quelques pas donc de la pyramide du Louvre….

Bref, une gouvernance d’un nouveau genre s’est imposée par un redoutable et puissant marketing, qui a fabriqué un président-monarque sur fond de symboles ésotériques. Une sorte de corporatocratie inspirée par la royauté pharaonique se dévoile tous les jours un peu plus. Les tabous tombent emportant ce qu’il restait de gênes.

Il a d’ores et déjà donné un grand coup de pied dans la fourmilière que sont les partis politiques classiques. Un par un les apparatchiks essaient de retrouver un second souffle en prêtant allégeance au nouvel élu prouvant à quel point leurs convictions habituellement affichées n’étaient que de la comm.

Quant au Premier ministre à venir, nous pourrions bien imaginer dans ce rôle Mme El Khomri  puisqu’elle a bien des compétences en matière de 49.3…

Liliane Held-Khawam

 
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Publié par le 11 mai 2017 dans général, Politique, société

 

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La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique

​La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a sauvé l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique :

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a de nouveau appelé à une sortie prochaine des rachats de dette publique par la Banque Centrale Européenne, plus de deux ans après le lancement de cette mesure controversée pour soutenir l’inflation. « Le moment se rapproche, de mon point de vue, de ne plus appuyer sur la pédale d’accélérateur mais de lever le pied » en matière de politique monétaire expansionniste, déclare M. Weidmann dans une interview à l’hebdomadaire « Die Zeit » paraissant jeudi. « Je saluerais le fait qu’il n’y ait plus du tout d’achats d’obligations d’ici un an », poursuit-il.

La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a « sauvé » l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

Si Mario Draghi tient bon face aux dernières attaques de la Bundesbank, il serait peut être temps que les candidats à la présidentielle française s’intéressent un peu plus aux questions économiques européennes.

Ce qui se joue dans les coulisses depuis quelques temps c’est l’avenir de la pseudo-reprise pour 2018 en Europe, et un « Game of Trones » en anticipation du moment où notre suzerain, le boomerang Mario Draghi, reviendra chez Goldman Sachs ou ailleurs (à partir d’octobre 2019). Les enjeux sont titanesques parce que les gens dont je vais parler ici traitent tous les mois d’affaires qui dépassent d’un facteur 10 la marge de manœuvre éventuelle dont disposera peut-être annuellement Macron s’il obtient une majorité (ce dont je doute) et s’il fait mine de vouloir bouger quelques lignes concrètes (ce dont je doute) au-delà d’un service-citoyen de 30 jours et 30 nuits pour les garçons et les filles.

Il y a quelques jours, sans que cela ne fasse beaucoup de bruit dans le paysage médiatique occupé à des histoires bien plus sérieuses (les justificatifs de travail de Penelope pour 1991, l’élimination de Didier dans Koh-Lanta), les banques de la zone euro ont récolté plus de 200 milliards au guichet de la BCE, à des taux négatifs, pour des durées jusqu’à 3 ans : ce qui en dit long au passage sur le non-rétablissement du marché interbancaire quasi-mort il y a bientôt 10 ans et remplacé par des intraveineuses (de la taille de pipelines) que l’on nous présente toujours comme temporaires et techniques ; ce qui en dit long aussi sur les jérémiades de certains banquiers qui se plaignent des effets des « taux trop bas » sur leur activité, confondant au passage cause et symptôme. Ce biberonnage intense, pas du tout infantilisant et pas du tout zombifiant, effectué par l’instance en charge de superviser le secteur (hum hum…) ne fait pas les gros titres, rien que le nom de code du dispositif (TLTRO2) effraie, c’est d’ailleurs un peu fait pour. Allez voter au mois de mai pendant que les choses sérieuses se déroulent sans vous !?!

Imaginez que vous votiez pour une fois en faveur d’un candidat sympathique, propre sur lui et pas trop hostile à un petit retour de la croissance en France. Vous êtes très content de vous : vous avez fait votre devoir citoyen, vous avez mis Mélenchon à la retraite et Le Pen sur la touche, c’est le bonheur dans le vivre-ensemble et les congés à peu près payés. Mais voilà, votre Président n’a jamais connu concrètement les effets d’une crise de la demande agrégée, il n’a vu cela que de loin ou il ne fait pas bien le lien avec la BCE. Il y nomme un de ses anciens camarades de l’inspection des finances ou un de ses futurs employeurs dans une banque, persuadé au fond de lui que tout cela n’a pas une si grande importance (Obama a fait grosso modo la même erreur et cela lui a coûté très cher : deux des trois activistes anti-QE3 à la FED vers 2013 avaient été nommés par un Président que l’on dit pro-relance).

Et puis, patatra : à Francfort, en 2019, par un de ces coups tordus dont les élites franco-allemandes à majorité allemandes ont le secret, ils remplacent Draghi-les-bons-tuyaux par un tonton-macoute des taux-qui-remontent, un pote louche de Weidmann, un élève d’Axel Weber (qui a bien failli récupérer le poste en 2011, vous imaginez !), un membre de la secte apocalyptique de saint Trichet des derniers jours, un autodidacte monétaire diplômé de la BRI, que sais-je. Votre beau Président tout propre qui a à peine servit se retrouve aussitôt démonétisé, japonisé et sarkoïsé : parce qu’une baisse d’impôt de 30 milliards ou des réformettes structurelles ne pèsent pas lourd en face d’un arrêt du QE de la BCE et d’une envolée artificielle de l’euro, en face d’une programmation de remontée des taux et d’un retour des spreads périphériques, en face d’une jolie correction des actions et de l’immobilier, en face de banques en panne ou qui doivent recapitaliser. Et si votre Président s’acharne, il risque le scénario Berlusconi 2011, il le sait et ils savent qu’il le sait et il sait qu’ils le savent.

Combien pariez-vous que votre Président préférera convoquer une commission pour la croissance et la solidarité et la lutte contre le CO2 (commission confiée à Bayrou, Attali ou Minc) plutôt que de ruer dans les brancards, plutôt que de suivre une stratégie du bord du gouffre ou un « chicken game » face à des gens qui ont plus de moyens et de temps que lui, et qui n’ont pas à répondre de leurs actes ?

Suite et fin

 
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Publié par le 9 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Pierre Jovanovic sur la fin de l’argent liquide

 

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La fin de la zone euro est inéluctable…et imminente : les «vrais coûts de la sortie de l’euro pour la France» !

Charles Gave, La fin de la zone euro est inéluctable…et imminente !

N’importe quoi ! Vous voulez connaitre le vrai coût de la sortie de l’euro pour nous, les Français ??? Hé bien c’est 00 (zéro) Euro, très exactement . Cette histoire de dévaluation n’a intrinsèquement aucun sens (ça en a un en économie évidemment – 3 % de notre dette) . « Dévaluation » par rapport à quoi ? ….

Vous connaissez la réponse (Hé bien,les Métaux Précieux bien sur !). Cela ne changera fondamentalement Rien .

Comme le précise Charles  :

 » Il n’y a aucune peur à avoir d’une dévaluation, c’est un phénomène normal d’ajustement des économies par les monnaies.  »

. Z .

« L’article édifiant de Challenges sur les «vrais coûts de la sortie de l’euro pour la France»  ! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

L’article édifiant… voire… carrément mensonger de Challenges, qui est un magazine qui nous a habitués à une meilleure qualité !

Le problème quand on veut être anti-FN systématiquement, c’est que l’on finit par en devenir totalement stupide, et c’est ce qui transpire dans cet article…

Pire : pour être sûr d’être bien anti-FN comme il se doit, on va aller jusqu’à dire que le gouverneur de la banque de France n’a pas été à la hauteur, qu’il n’a pas fait assez peur, que la sortie de l’euro c’est la fin du monde, et que la Terre cessera de tourner et le soleil de se lever… au moins sur la France !

Tout cela est totalement absurde, imbécile, et, disons-le, relève d’une volonté farouche non pas de faire de l’information mais de la propagande, ce à quoi, encore une fois, Challenges ne nous avait pas habitués.

Reprenons l’essentiel de ce qui est dit par ce magazine.

Le vrai coût de la sortie de l’euro voulue par Marine Le Pen

« Le vrai coût de la sortie de l’euro prônée par Marine Le Pen n’est pas de 30 milliards d’euros, comme avancé prudemment par François Villeroy de Galhau sur France Inter, mais de 103 milliards. »

« Or la surprise vient plutôt de la modestie du calcul du gouverneur. La sortie de l’euro coûterait en réalité beaucoup plus cher à l’économie française, mais la Banque de France a choisi sciemment de ne pas présenter toute l’addition. Alors reprenons-là, en partant des fameux 30 milliards avancés à la radio, et confirmés par un document de la Banque de France. Cette somme correspond à l’écart de taux d’intérêt avec ceux pratiqués en Allemagne (ce que l’on nomme le « spread » dans le jargon économique), avant et après l’euro : ce spread était en moyenne de 1,9 % avant l’euro, et s’établit autour de 0,4 % depuis 1992, avec l’euro ; la différence étant de 1,5 %, et la dette s’établissant à 2 160 milliards d’euros, c’est donc plus de 30 milliards d’euros de charge supplémentaire d’intérêts dont il faudrait s’acquitter. »

« L’effet le plus massif serait lié à une dévaluation, sujet avec lequel la Banque de France se trouve par nature mal à l’aise. Qui imagine un banquier central parler de dévaluation ? Et pourtant, ce serait bien la conséquence immédiate que produirait le retour à une monnaie nationale. De quel niveau serait cette dévaluation ? La livre sterling a perdu 10 % depuis l’annonce du Brexit. Mais la comparaison la plus juste serait plutôt celle de la lire italienne, quand elle a quitté le Système monétaire européen en 1992 : plus de 20 % de chute de la monnaie en huit mois !

Si l’on retient ce chiffre, cela veut dire que la part de la dette française (libellée en euros) détenue par des étrangers gonfle immédiatement de 20 % : soit 260 milliards de plus pour la dette publique (à 60 % dans des mains étrangères) et 90 milliards pour la dette privée, ce qui se traduit par une charge supplémentaire de 13 milliards d’euros. L’économiste en chef de Natixis, Patrick Artus, rajoute quant à lui l’effet sur la dette interbancaire qu’il estime autour de 50 milliards ! Mais la Banque de France ne reprend pas dans ses schémas cet impact majeur.

Par contre, la dévaluation immédiate a un autre effet, considérable à terme, sur la consommation des ménages. Environ un quart de ce qu’ils achètent (1 200 milliards d’euros) est importé, soit au niveau global de la France un montant de 300 milliards d’euros par an. Ce serait donc 60 milliards.

Conclusion, et même en laissant de côté l’hypothèse Artus, la véritable addition de la sortie de l’euro s’établit à 30 milliards d’euros (effet spread), auxquels il faut ajouter 13 milliards (effet dévaluation sur le montant de la dette) et 60 milliards (effet dévaluation sur les ménages). Total: 103 milliards d’euros, au débit du compte du Front national ! »

Bon reprenons la vérité et la réalité parce que l’explosion de l’euro est inéluctable si l’on ne fait pas immédiatement une Europe fédérale totale, et nous n’en prenons pas du tout le chemin, avec une union de transfert.

Quelle sera la réalité ?

1/ Si la France sort de l’euro, il n’y aura plus probablement d’euro pour la simple et bonne raison que nous représentons la deuxième économie de la zone euro et que l’Allemagne ne va pas partager sa monnaie uniquement avec la Grèce et l’Italie !! Soyons sérieux !!

2/ Si l’euro n’existe plus, alors il n’existe plus, et certainement pas uniquement pour calculer la valeur d’obligations émises dans une monnaie qui n’a plus d’existence !!

3/ Il y a ce que l’on appelle évidemment la Lex Monetae, la loi monétaire.

Dans cet article, le Décodex du monde qui est censé donner la bonne parole et donc la source la plus fiable indique que :

« Le chiffre cité par Florian Philippot est proche de la réalité : 97 % de la dette publique française serait émise sous contrat de droit français, contre 3 % sous loi étrangère.

Il correspond à l’estimation faite par l’économiste danois Jens Nordvig, coauteur d’une étude de la banque japonaise Nomura qui s’est penchée début 2012 sur les conséquences d’une dissolution de la zone euro, régulièrement citée par Jacques Sapir. Un chiffre jugé « plausible » par une source du Trésor public dans les colonnes de Libération. »

En savoir plus sur Le Monde 

En clair, 97 % de la dette française est émise en droit français. Par extension, la dette de notre pays est payable et remboursable dans la monnaie ayant cours légal en France !! L’euro aujourd’hui. Hier le franc. Demain, sans doute le nouveau franc !

Il ne faut donc pas confondre notre droit juridique à rembourser notre dette en futurs francs, ce qui est évidemment le cas et le fait que le faire soit apprécié des marchés ! Il est évident qu’ils ne seront pas contents, mais il ne faut pas se leurrer : avec l’euro et sans banque centrale, nous allons tout droit vers la faillite.

4/ La dévaluation par rapport à quoi ?

Encore une fois, si l’euro explose, on dévalue le nouveau par rapport à quoi ? À l’ancien euro ? Mais cela ne veut rien dire, l’euro n’existe plus ! On dévalue par rapport au futur nouveau Mark ? Mais il n’y a aucune honte à cela !!

Autrefois, la monnaie allemande valait plus chère que la monnaie française qui elle-même valait plus que la lire italienne ou la peseta espagnole… Et alors ? Tout allait très bien !!

Il n’y a aucune peur à avoir d’une dévaluation, c’est un phénomène normal d’ajustement des économies par les monnaies. Soyons clairs : mieux vaut une dévaluation qu’une faillite !

La réalité c’est que personne ne peut chiffrer le coût de l’explosion de l’euro !

Pourquoi ? Parce que, encore une fois, on ne maîtrise pas le scénario !! Est-ce que l’euro existe encore ou pas ? Est-ce qu’il explose brutalement ou pas ? Y-a-t-il une panique ou pas ? Fait-on faillite ou pas ? Comment iront les USA ? Bref, l’euro ne marche pas, mais personne ne sait comment faire pour en sortir !

Enfin, si l’on vous parle des coûts de sortie avec toutes les manipulations de rigueur, on s’abstient de vous parler du coût du maintien de l’euro.

Demandez aux Grecs ! Aux Chypriotes ! Aux Italiens, et prochainement à vous, à nous, les Français !!

Tout cela n’est que manipulation, mensonges et propagande !

La vérité mes amis, c’est que nous sommes dans une situation inextricable, qu’il n’y a plus aucune bonne solution et indolore pour s’en sortir, que tout, oui tout sera douloureux. Rester dans l’euro, c’est la certitude d’une lente agonie à la grecque.

Sortir de l’euro, c’est la certitude de grands soubresauts et d’une crise énorme qui ne durera que le temps qu’un nouveau système monétaire ne trouve sa place.

Dans tous les cas, cela fera mal. Cela fera mal parce que nous avons 100 % de dettes, pas de croissance et que nous sommes en faillite virtuelle !

La décision de créer et l’euro était une décision politique.

La décision « d’exploser » l’euro sera aussi une décision politique.

La véritable question que tout le monde occulte n’est pas tant de savoir quels seraient les coûts d’une sortie de l’euro ou de son maintien. La véritable question est de savoir si nous sommes capable de réparer l’euro et de le rendre viable, car si nous en sommes incapables, alors il vaut mieux le quitter avant que lui ne nous quitte.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

 
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Publié par le 21 février 2017 dans économie, général, International

 

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La fin de son blog, «l’opération de calomnie» du Monde, fake news : Olivier Berruyer se confie

Nous vivons une époque fort dangereuse pour les médias alternatifs vous le savez . Mais ça va aller je vous rassure … . Z .

Indigné et inquiet de l’évolution de la liberté d’expression en France, Olivier Berruyer revient pour RT sur l’outil de classement (ou «de censure») du Monde, Décodex, et sur la chasse aux «fake news» qui laisse Google choisir le vrai du faux.

RT : Le Monde a déclaré via son outil Décodex que votre blog Les-Crises.fr n’était pas fiable, l’accusant de diffuser des «fausses informations». Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les raisons de ces accusations ?

O. B. : J’anime l’un des plus grands blogs français sur lequel j’essaie de livrer une information critique des médias tout à fait sérieuse, la plus factuelle possible et évidemment non complotiste. Le journal Le Monde vient de lancer une opération à mi-chemin entre le maccarthysme et le ministère de la Vérité d’Orwell, qui vise à poser un label, non plus à l’information dans la chasse actuelle aux fake news, mais à l’ensemble des sites et sources en ligne. Ils ont expliqué que RT était une source moyennement fiable et que mon site ne l’était pas du tout. Pour justifier cela, il ont expliqué que je partagerais des théories complotistes sur l’affaire ukrainienne. J’ai effectivement beaucoup suivi cette crise mais pour étayer leurs accusations, les journalistes du Monde se sont appuyés sur un lien internet qui est une énorme fake news se basant sur un énorme mensonge, comme je l’ai démontré sur mon blog. C’est clairement une opération de calomnie visant à censurer mon blog. Je vais devoir arrêter mon blog, car je ne peux pas continuer dans ces conditions-là, face au journal Le Monde qui s’est lancé dans une énorme opération de diffamation.

Le problème des grands médias occidentaux aujourd’hui n’est pas celui des fake news, mais celui des «no news». Ce ne sont pas des mensonges mais c’est toute une partie de la vérité qui n’est jamais mise en avant

RT : Pourquoi vos posts ont-ils attiré une telle attention et de telles réactions ?

O. B. : Au début, mon blog était consacré à l’économie. J’ai beaucoup travaillé par exemple avec un ancien Premier ministre sur la réforme des banques. Tant que j’en restais là, il n’y avait pas de problème. Je me suis mis à traiter de géopolitique car je préside l’association française des amis de Noam Chomsky. J’essaie de faire un travail très chomskiste – évidemment avec pas tout à fait le même talent que lui. Je critique beaucoup les médias et je me suis intéressé à l’affaire ukrainienne. Depuis, Le Monde et un certain nombre de réseaux néo-conservateurs qui soutiennent le régime ukrainien, s’attaquent à moi.

Il figure toujours aujourd’hui sur leur site, trois ans après, une interview de l’envoyé spécial du Monde à Kiev, Piotr Smolar. Dans cette vidéo, qui a été réalisée une dizaine de jours après Maïdan, il explique très calmement que les manifestants à Maïdan n’étaient pas armés. Alors qu’évidemment, il y a eu des dizaines de policiers tués et des centaines blessés par balles. J’ai débattu plusieurs mois après avec lui là-dessus. Il maintenait sa position. Aujourd’hui, la vidéo est toujours en ligne sans aucun commentaire. Le Monde estime donc que cette information est de qualité, labellisée en vert, alors même que j’ai démonté tout cela sur mon blog, preuves à l’appui.

Le président du parlement du plus grand pays d’Europe est le fondateur du parti néo-nazi local et Le Monde n’en parle pas

Dans les médias occidentaux, il n’y a pas beaucoup de fake news. Cela arrive évidemment de temps en temps. Le Monde en a encore fait une dernièrement sur l’affaire des Russes qui voulaient pirater un réseau électrique dans le Vermont. Ils n’y ont vu aucun problème de logique, ils n’ont rien vérifié et lancé cela un 31 décembre. Sauf qu’on s’est rendu compte le lendemain que c’était juste un virus sur un ordinateur portable. Néanmoins, le problème des grands médias occidentaux, aujourd’hui, n’est pas celui des fake news, mais celui des «no news». Ce ne sont pas des mensonges, mais c’est toute une partie de la vérité qui n’est jamais mise en avant. Quelques jours après, le Parlement ukrainien a élu Andreï Paroubi comme nouveau président du Parlement ukrainien à la majorité des députés. Andreï Paroubi est le cofondateur du parti néo-nazi ukrainien. Il a animé toutes ses milices militaires pendant plusieurs années. Il s’est occupé du commandement militaire de Maïdan. Cet homme-là a été nommé président du parlement ukrainien dans un contexte de tensions avec la Russie. On imagine ce que la nomination d’un tel personnage signifie pour la stabilité de l’Europe. Il n’y a pas une information là-dessus dans Le Monde. Le président du parlement du plus grand pays d’Europe est le fondateur du parti néo-nazi local et Le Monde n’en parle pas.

J’ai consacré du temps à cette histoire sur mon blog. j’ai même fait un très gros effort, j’ai fait traduire la prose de ce sinistre personnage des années 1990 en français. Dedans, on apprend que le rôle historique de l’Ukraine est de protéger la race blanche en Europe des hordes barbares asiatiques qui vont les envahir avec les Russes. Cet homme est président du parlement. C’est délirant. Il rencontre les plus grands dirigeants de l’Europe et cela ne pose aucun problème. C’est de ce genre de choses dont j’ai parlé et qui me font être haï par les grands médias. C’est parfaitement vrai. C’est parfaitement factuel. Ils n’en parlent pas. c’est un exemple de «no news» avec des conséquences dramatiques.

Ce n’est pas à Google de nous expliquer ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Quel est ce ministère de la Vérité qui est en train de se mettre en place ?

RT : Google et Facebook lancent un projet Crosscheck en France, en coopération avec plusieurs médias français, dont Le Monde. Que pensez-vous de cette initiative de lutte contre les «fausses informations» sur internet ?

O. B. : Ce genre de choses montre bien qu’il y a des réactions de plus en plus étonnantes de la part des grands médias. Il est vrai qu’il y a des problèmes avec de fausses informations qui se répandent. Il faudrait qu’on en discute tranquillement. L’information est une base de la démocratie. Avant d’agir, il faudrait peut-être que le pouvoir politique se charge de la situation, qu’il y ait un débat national et professionnel. A la place, les grands médias, qui sont totalement décriés par l’opinion publique, essaient de se regrouper. En France, Le Monde, de part son poids, devient un problème pour la démocratie. Cette opération est très gênante. Regardez qui est derrière cette opération ! Elle est lancée à la base par Google, associé à Bellingcat. Bellingcat dont la crédibilité et neutralité sont extrêmement faibles.

Ce n’est pas à Google de nous expliquer ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Quel est ce ministère de la Vérité qui est en train de se mettre en place ? J’appelle à l’aide les démocrates à l’étranger car la France a régulièrement ce genre de problèmes avec ses médias. Je les appelle à observer et à enquêter. J’aimerais que des personnes comme Edward Snowden, Glenn Greenwald ou Noam Chomsky regardent ce qui se passe en ce moment en France car c’est sidérant. Je ne vois pas d’équivalent ailleurs. Peut-être est-ce un peu le cas en Allemagne… La différence demeure qu’ils n’ont pas un média comme Le Monde qui est en train d’essayer de s’arroger le droit de censurer. Avant, c’était les religieux, puis les politiques, qui en usaient. Maintenant ce sont les médias qui déclarent : «Vous n’avez pas le droit de vous exprimer.»

Tout le monde applaudit en trouvant très très bien que Le Monde réinvente l’Index de l’Eglise catholique

RT : Peut-on confier aux médias la lutte contre les «fake news», la vérification des faits, ou les gens doivent-ils décider eux-mêmes en quoi il veulent croire ?

O. B. : Le problème central n’est pas les fake news. C’est un problème accessoire. La question majeure qui devrait tous nous préoccuper est de se demander comment faire en sorte que le grand public ait de nouveau confiance dans les grands médias. Le reste est avant tout une affaire d’analyses différentes. C’est normal qu’il y ait des analyses différentes entre CNN et RT. C’est du débat démocratique, c’est extrêmement important. Le problème survient quand les faits ne sont plus connus. Mon cas peut être un exemple. Ça montre bien l’utilité que vous avez pour le débat démocratique. Il n’y a pas un média français qui s’y intéresse. Tout le monde applaudit en trouvant très très bien que Le Monde réinvente l’Index de l’Eglise catholique. C’est-à-dire la liste de tout ce qu’il ne faut pas lire ! Pour redonner la confiance dans les grands médias, il faut vérifier information par information. Il faut du débat. Ce n’est pas à des médias discrédités de se regrouper en disant : «Regardez on va vous dire la vérité.» Cela servira juste à accentuer la défiance et le complotisme, qui est aussi un grave problème pour la démocratie.

Ce qu’il faudrait peut-être créer, et je vais y réfléchir, serait de faire une sorte de Wikipédia sur lequel les gens discuteraient des informations. Il faudrait que des citoyens en discutent de manière collaborative. Comme le disait Edward Snowden, je n’ai pas envie que des multinationales telle que Google expliquent au grand public ce qu’il doit penser. Je n’ai pas envie que Le Monde fasse cela.

D’ailleurs, en lançant leur Décodex orwellien, Le Monde a annoncé avoir mis en place un ensemble de journalistes volontaires de leur rédaction qui iront dans les écoles pour expliquer aux enfants comment lire l’information. C’est proprement délirant. J’imagine déjà la troisième et quatrième leçon qui seront : «N’allez pas sur RT, c’est tamponné en orange» ou «N’allez surtout pas lire Olivier Berruyer, c’est en rouge.» Par contre, Al-Jazeera est en vert. C’est donc une information tout à fait indépendante et de qualité en provenance des coupeurs de têtes.

Il est vrai que sur internet on va lire des âneries colossales, mais on en lit aussi dans la grande presse. Ce problème des fake news doit être traité mais il doit l’être de manière démocratique

RT : Dans quelle mesure le phénomène de «fake news» affecte-t-il la formation de l’opinion publique ? Qu’en est-il si les médias qui sont censés contrôler la véracité des faits relayés dans les actualités sont eux-mêmes accusés d’avoir distribué d’informations fausses ? Qui donc va contrôler ceux qui contrôlent ?

O. B. : L’ensemble de nos médias est en train de s’agiter comme des poules sans tête en criant : «Mon dieu, il y a un nouveau phénomène : les fake news, les fake news, les fake news.» Cela s’appelle des mensonges et du bourrage de crâne. Voilà tout. La problématique c’est que les journalistes viennent de perdre le monopole du bourrage de crâne. Il est vrai que sur internet on va lire des âneries colossales, mais on en lit aussi dans la grande presse. Ce problème des fake news doit être traité mais il doit l’être de manière démocratique.

Nous sommes dans une époque de perte de contact avec la réalité et avec les principes élémentaires du journalisme

Est-ce que cela influe tant que cela sur l’opinion publique ? J’ai des doutes. Néanmoins, cela a des conséquences démocratiques extrêmement importantes. Toute la presse française s’est fait l’écho d’une rumeur, donc non-vérifiée, insistant que les Russes seraient en train de se préparer à manipuler l’élection française. C’est exactement la même propagande que l’on nous a servie pour l’élection de Donald Trump. On nous a expliqué que Donald Trump a été élu à cause de la rumeur Pizzagate, qui n’a été lue par à peu près personne. Ce n’est surement pas parce que l’espérance de vie décline aux Etats-Unis. Ce n’est pas non plus parce qu’une partie du pays sombre dans la pauvreté et la misère. Non. C’est évidemment à cause des méchants d’internet.

Nous sommes dans une époque de perte de contact avec la réalité et avec les principes élémentaires du journalisme. Des principes tels que «quelle est votre source ?», «quelle est sa qualité ?», «les informations ont-elle été bien recoupées ?» On a fait face à une campagne où on nous expliquait tranquillement que Donald Trump allait uriner sur des prostituées russes dans un grand hôtel de Moscou. Ces informations ne pouvaient qu’être fiables car elles venaient de McCain, qui les a eu d’une agence, qui les a eu d’un ancien des services secrets anglais… Tout cela détruit la confiance de l’opinion publique non seulement dans les médias, mais aussi dans notre système politique. Et cela veut dire que, dans le cas de notre prochain président, on se demandera si ce ne sont pas les Russes qui l’ont fait élire…

 

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