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Archives de Tag: La course

La course à l’apocalypse de l’Empire américain devenu fou

À quelques heures d’une possible guerre totale, un entretien lucide et essentiel sur la semaine la plus dangereuse de l’histoire humaine.

Lors de notre précédent entretien (Antipresse n° 52 du 27 novembre 2016) au lendemain de l’élection surprise de Donald Trump, il avait exprimé son soulagement et ses espoirs de paix. Le nouveau président ne promettait-il pas de mettre fin à l’impérialisme global des néoconservateurs et de s’occuper de redresser intérieurement l’Amérique ?

Il ne pouvait rien arriver de pire à la paix dans le monde, pensait-on à l’époque, que l’élection d’Hillary Clinton. Or le rouquin tweeteur a démenti ces pronostics. De concessions en reculades, cet « homme sans aucun courage » a permis le rétablissement d’une « administration Clinton sous un autre nom » plus agressive que jamais.

Aujourd’hui, le Saker nous décrit une Amérique aux abois, profondément divisée entre une élite sans aucun contact avec la réalité et une population réduite à la servitude. Pour cet empire à la dérive, la guerre totale semble la seule issue.

Avec la dernière provocation en Syrie, dénoncée des semaines à l’avance par le gouvernement russe, le monde se retrouve au seuil d’une guerre nucléaire. L’ultime liaison rationnelle entre les puissances est assurée par les militaires. Leur sang-froid l’emportera-t-il sur la démence des néocons ?

Nous voulons l’ignorer, mais l’humanité est sans doute en train de vivre la semaine la plus dangereuse pour sa survie depuis qu’elle existe sur terre.

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La course vers les ordinateurs quantiques s’intensifie

L’obstacle de la décohérence quantique reste redoutable en ce qui concerne les ordinateurs quantiques mais de timides progrès sont fait continuellement avec les différents dispositifs qui permettraient de les fabriquer. Le dernier en date concerne les qubits portés par des électrons dans du silicium.

Interview : en quoi un ordinateur quantique est-il différent ?  Le monde quantique est fascinant : à cette échelle, par exemple, les objets peuvent se trouver simultanément dans plusieurs états. Exploitant ce principe, un ordinateur quantique aurait des possibilités bien plus vastes qu’un modèle classique. Dans le cadre de sa série de vidéos Questions d’experts, sur la physique et l’astrophysique, l’éditeur De Boeck a interrogé Claude Aslangul, professeur à l’UPMC, afin qu’il nous explique le fonctionnement de cette étrange machine.

Ces derniers temps, la course vers les ordinateurs quantiques semble s’intensifier. De nombreux laboratoires, de ceux financés par Google à ceux de l’IQC (Institute for Quantum Computing) fondé par le milliardaire canadien Mike Lazaridis, accumulent les annonces concernant ces machines, en partie issues des réflexions de Richard Feynman au début des années 1980. Elles exploitent des phénomènes clés de la physique quantique, la superposition des états et l’intrication quantique, pour effectuer des sortes de calculs en parallèle qui peuvent parfois être plus rapides et plus puissants que ceux menés sur des superordinateurs classiques, comme nous l’explique Claude Aslangul dans la vidéo ci-dessus.

Le chercheur, cependant, ne cache pas son scepticisme et celui de ses collègues spécialistes des questions d’information quantique. Pour le moment, malgré des annonces plus ou moins tonitruantes, la situation ne semble guère avoir évolué. Certes, on sait déjà faire des ordinateurs quantiques miniatures. Mais ils restent incapables de battre la moindre calculatrice de poche pour lycéens. Certes, on sait faire des calculateurs ou des simulateurs quantiques capables de résoudre des problèmes bien spécifiques, et il ne semble pas douteux que des progrès notables puissent permettre d’atteindre la « suprématie quantique » sur les calculateurs classiques. Mais il ne s’agit pas de vrais ordinateurs universels aptes à être programmés pour réaliser des tâches arbitraires.

Que sont des ordinateurs quantiques qui fonctionneraient avec des qubits portés par des électrons dans le silicium ? Cette vidéo nous l’explique à partir de travaux menés par des chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud . Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © UNSWTV

Comment obtenir une production industrielle d’ordinateurs quantiques ?

En tout état de cause, deux problèmes fondamentaux sont à résoudre. Avoir un grand nombre de qubits et se protéger de la décohérence, une sorte de bruit issu de l’interaction d’un système quantique avec son environnement et qui fausse les calculs d’autant plus rapidement qu’ils nécessitent un nombre plus élevé de qubits.

Plusieurs équipes tentent de résoudre le problème de la décohérence en explorant des approches différentes. Il y a beaucoup d’espoir du côté des pièges à ions et des circuits supraconducteurs. Mais se poseraient de toute façon plusieurs problèmes : la fabrication à grande échelle d’ordinateurs quantiques, la facilité pour réaliser et utiliser des machines puissantes et leur coût de fabrication. Dans l’idéal, on voudrait disposer d’ordinateurs quantiques personnels et de telles machines ouvriraient peut-être la voie à la réalisation de robots conscients.

Un objectif est donc d’utiliser les techniques de fabrication standard des ordinateurs d’aujourd’hui pour réaliser des puces au silicium portant des qubits protégés de la décohérence. C’est cette voie qu’explorent depuis quelques années les chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (The University of New South Wales ou UNSW), une université australienne située non loin de Sydney, comme le montrent les vidéos mises en ligne.

Une vidéo sur le dernier succès des chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © UNSWTV

Des quibts habillés stabilisés par une onde électromagnétique

La dernière accompagne une publication d’un article dans Nature Nanotechnology, également en accès libre sur arXiv. Avec 2,4 millisecondes, les chercheurs y annoncent avoir battu un record du temps de résistance à la décohérence qu’ils ont multiplié d’un facteur 10. Ce n’est cependant pas le record du monde puisque, en 2013, une durée de 39 minutes a été obtenue. Mais il s’agissait alors de qubits portés par l’état de spin des noyaux alors qu’ici, ces qubits sont associés à l’état de spin d’électrons.

La technique employée pour rendre les qubits portés par les électrons dans le silicium plus résistants est une transposition de celle proposée dès la fin des années 1960 par les prix Nobel de physique français Claude Cohen-Tanoudji et Serge Haroche. Baptisée technique de l’atome habillé, elle consistait en quelque sorte à considérer un atome et un champ électromagnétique comme un unique système quantique couplé à un autre champ électromagnétique. Les chercheurs de l’UNSW se sont donc placés dans une situation analogue et c’est pourquoi il parle de qubit habillé (dressed qubit en anglais), comme ils l’expliquent dans leur dernière vidéo.

Ce progrès est intéressant mais les vrais ordinateurs quantiques surpuissants semblent toujours lointains. La situation semble toujours celle décrite par Max Tegmark : « J’ai discuté de ces questions récemment avec des collègues. Nous sommes plusieurs à penser que de tels ordinateurs ne verront probablement pas le jour avant les années 2050 ».

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Publié par le 27 octobre 2016 dans général, Sciences

 

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Renseignement : la course folle à la surveillance internationale de masse

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Communiqué de l’OLN dont les organisations membres sont: Cecil, Creis-Terminal, LDH, Quadrature du Net, Saf, SM.

Renseignement : la course folle à la surveillance internationale de masse

Attention, restez très vigilants face à l’évolution (rapide) des législations relative à la surveillance de masse (loi sur le renseignement, loi antiterroriste, etc..) , le « Big Brother Français » qui se fait souvent en toute discrétion, sans aucune vague médiatique (des médias mainstream à la botte du pouvoir), ni que le grand public n’en ai la moindre idée .

Voici la proposition de loi qui sera examinée aujourd’hui :

L’examen de la proposition de loi relative aux mesures de surveillance des communications électroniques internationales débutera à bas bruit aujourd’hui , 1eroctobre 2015. On lui prédit déjà un avenir radieux, fait d’examens éclair et débats expédiés. Après la censure du Conseil constitutionnel, qui avait amputé le système généralisé de renseignement de sa branche internationale, ce texte prétend combler le vide et introduire un « progrès décisif » : l’encadrement des activités du renseignement extérieur.

En fait d’encadrement, le texte construit minutieusement la toute-puissance de l’exécutif dans la surveillance hors des frontières nationales. L’espionnage international à grande échelle y est pensé comme une nécessité incontestable et qu’il est donc vain de contrôler : à peine les rédacteurs se sont-ils astreints, sous la timide incitation du Conseil constitutionnel, à enjoliver le texte de quelques limites, aussi lointaines que peu contraignantes.

Excroissance survitaminée de la loi du 24 juillet 2015, la proposition de loi confie au Premier ministre le pouvoir d’autoriser la surveillance des communications émises ou reçues à l’étranger. Les fondations de l’interventionnisme massif ont été posées par le nouvel article 811-3 du code de la sécurité intérieure issu de la loi sur le renseignement, mêlant prévention de la criminalité organisée, du terrorisme, défense et promotion des intérêts économiques, soutien de la politique étrangère, surveillance des mouvements contestataires, comme autant de motifs pour espionner quiconque présenterait, par ses idées ou celles de son entourage, sources hypothétiques d’actions, une menace toute aussi potentielle à ces « intérêts fondamentaux de la Nation ».

 Hors des frontières, quelle que soit la nationalité des cibles, il suffira aux services de se référer à l’un de ces critères, aussi larges qu’imprécis pour déclencher la collecte massive des données de connexion et communications, surveillance sous la seule direction de l’exécutif. Le texte autorise les services à mener des surveillances ciblées et, surtout, à recueillir massivement des données de connexion et des communications sur des « zones géographiques, des organisations, des personnes ou des groupes de personnes » : en bref, un permis général d’espionner. Le tout permettant de constituer de véritables réserves d’informations, mobilisables pendant des années, jusqu’à 8 ans pour les données chiffrées…

Dès lors qu’elles se trouveront à l’étranger, ni les professions dites protégées, ni les personnes utilisant des numéros ou des identifiants « rattachables au territoire français » ne bénéficieront des garanties d’un État de droit, ni même des conditions minimalistes de la loi du 24 juillet 2015. Leur exclusion de la surveillance internationale n’est que de façade, le texte organisant lui-même son propre contournement : il suffira de supposer qu’ils représentent une « menace » pour les soumettre au non-régime de la surveillance internationale.

La nouvelle commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), présidée par un ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, fait de la figuration : pas même sollicitée pour donner un avis préalable, elle devrait exercer un contrôle a posteriori. Sa marge de manœuvre au préalable encadrée par les choix du Premier ministre (dans la définition des dispositifs de traçabilité des interceptions, dans les modalités de la centralisation des renseignements collectés), la CNCTR devra digérer, après coup, les autorisations données et les renseignements massivement collectés, tout en restant dans l’ignorance des échanges d’information avec les services de renseignement étrangers et de leurs méthodes. Qu’il soit d’initiative ou sur la saisine des personnes visées -hypothèse d’école-, nul doute que le contrôle, par le double mécanisme de recommandations non impératives au Premier ministre et de la saisine du Conseil d’État, sera en réalité illusoire.

Le rythme et la publicité resserrés donnés à l’examen de ce texte ne leurreront ni les parlementaires ni les citoyens, qui avaient déjà identifié dans la loi du 24 juillet 2015 un basculement dans la surveillance de masse et une mise en péril de nos principes démocratiques. Nos élus doivent rejeter cette proposition de loi et le gouvernement, ouvrir un véritable débat public sur la course à la surveillance internationale, voilà ce dont notre démocratie a besoin.

Source: Lecreis.org

Mise à jour : viens d’être adopté par l’assemblée nationale en 1ere lecture , (Procédure accélérée) 

Lire la loi ici , extrait :

Le code de la sécurité intérieure, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement, est ainsi modifié :

1° Le chapitre IV du titre V du livre VIII est ainsi rédigé :

« Chapitre IV

« Mesures de surveillance des communications internationales

« Art. L. 854-1. – I. – Peut être autorisée, aux seules fins de la défense et de la promotion des intérêts fondamentaux de la Nation mentionnés à l’article L. 811-3, la surveillance des communications qui sont émises ou reçues à l’étranger.

« Cette surveillance, qu’elle porte sur des correspondances ou des données de connexion, est exclusivement régie par le présent article.

« Les mesures prises à ce titre ne peuvent avoir pour objet d’assurer la surveillance individuelle des communications de personnes utilisant des numéros d’abonnement ou des identifiants techniques rattachables au territoire national, à l’exception du cas où ces personnes communiquent depuis l’étranger et soit faisaient l’objet d’une autorisation d’interception de sécurité en application de l’article L. 852-1 à la date à laquelle elles ont quitté le territoire national, soit sont identifiées comme présentant une menace au regard des intérêts fondamentaux de la Nation mentionnés à l’article L. 811-3.

« Sauf dans les cas où sont en cause les personnes mentionnées au troisième alinéa du présent I, lorsqu’il apparaît que des communications électroniques interceptées sont échangées entre personnes ou équipements utilisant des numéros d’abonnement ou des identifiants techniques rattachables au territoire national, y compris lorsque ces communications transitent par des équipements non rattachables à ce territoire, celles-ci sont instantanément détruites. »

 
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Publié par le 1 octobre 2015 dans général, International, Politique

 

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L’Arabie saoudite menace d’entrer dans la course à l’armement nucléaire !

L’Arabie saoudite menace d’entrer dans la course à l’armement nucléaire : le vrai-faux défi de Riyad à Washington

Et 45e décapitation de l’année en Arabie saoudite : ce ne seraient pas des barbares aussi ?? Et ils veulent la bombe ?! Ils ont les moyens avec 800 milliards pour l’Arabie, et plus de 2600 milliards $ de réserves de change pour les pays du golf !  

Vous avez dit barbare ?!

Ne manque que Israël après les élections, et la grande fête va pouvoir commencer !

« L’émulation nucléaire » IRAN –  Arabie saoudite , à qui profite -t-elle ? . Z .

Dans un entretien à la BBC, le prince saoudien Turki al-Faisal, ancien responsable des renseignements du royaume wahhabite, met en garde l’occident contre un risque de course à l’armement nucléaire au Moyen-Orient. Des déclarations qui interviennent en pleine négociation sur le dossier du nucléaire iranien, porté par les Etats-Unis, et auquel l’Arabie saoudite, grande rivale de l’Iran, reste fermement opposée.

Atlantico : Dans une interview, Turki al-Faisal affirme qui si jamais les 5+1 parvenaient à un accord sur le nucléaire avec l’Iran, d’autres puissances régionales, comme l’Arabie saoudite, pourraient, elles aussi, demander le droit d’avoir un programme nucléaire. Est-on face à une réalité géopolitique dans la région ou est-ce plutôt un effet d’annonce de la part de celui-ci ?

Fabrice Balanche : Il est vrai qu’au Moyen-Orient, nous assistons à un conflit majeur entre l’Arabie saoudite et l’Iran, lequel se traduit par une guerre de milices interposées que ce soit en Syrie, en Irak, au Liban… Donc si les Iraniens ont la bombe atomique, cela leur donne un avantage énorme sur l’Arabie saoudite, car ils peuvent ainsi sanctuariser leur territoire, et les Saoudiens se verraient dévalorisés d’un point de vue stratégique et, pour équilibre la balance, ils pourraient être tentés de se lancer dans un programme nucléaire.

Le problème est que, à mon avis, les Saoudiens n’ont pas la capacité scientifique de le faire. L’Iran compte dans ses rangs des savants, des physiciens, et son programme nucléaire est ancien, il a commencé à l’époque du Shah d’Iran mais a été interrompu par la révolution islamique avant de reprendre dans les années 90. Il s’agit donc d’un projet de longue haleine avec une base scientifique capable de le mener, ce que n’a pas du tout en Arabie saoudite. Evidemment, ils ont de l’argent, ils peuvent faire venir des savants, mais il faudrait aussi qu’ils achètent la technologie nucléaire, aux Etats-Unis par exemple, mais cela m’étonnerait que les Américains la leur fournissent. On peut également penser au Pakistan, qui a été aidé par les Etats-Unis dans son acquisition de la bombe nucléaire, mais il n’est pas sûr que les Pakistanais souhaitent partager la technologie avec les Saoudiens, car quand on a la bombe on fait partie d’un petit club très fermé et on tient à le rester. On peut donc se poser la question, s’il ne s’agit pas plutôt ici d’un effet d’annonce que d’une réalité stratégique. Je pense que c’est un effet d’annonce dans le cadre des négociations avec l’Iran sur le nucléaire, de manière à influencer le Congrès américain et l’administration Obama. S’il y a le moindre problème dans les négociations, avec les pressions qu’Obama subit de la part des Saoudiens, des Israéliens et d’autres, il pourrait ainsi peut-être renoncer dans ce dossier du nucléaire iranien.

Pourtant, l’Arabie saoudite a tout de même signé un accord de coopération nucléaire avec la Corée du Sud, qui inclut un plan d’études concernant la faisabilité de la construction deux réacteurs nucléaires dans le royaume. De même, Riyad a signé d’autres accords en ce sens avec la France, la Chine et l’Argentine. Il y a tout de même des avancées dans le dossier du nucléaire saoudien…

Il ne faut pas confondre, là il s’agit bien de nucléaire civil et de technologie étrangère, c’est différent. Les Iraniens avaient d’ailleurs aussi, à l’époque, signé des accords avec les Européens pour le nucléaire civil, et ce n’est pas ça qui pose problème, mais plutôt leur capacité à enrichir eux-mêmes de l’uranium à haute dose afin de permettre le développement d’une bombe atomique. S’il s’agit juste de centrales dont l’uranium enrichi est fourni par la France ou la Corée du Sud, cela ne pose pas de problème car on peut bloquer le passage du civil au militaire.

suite et fin  http://www.atlantico.fr/decryptage/arabie-saoudite-menace-entrer-dans-course-armement-nucleaire-vrai-faux-defi-riyad-washington-fabrice-balanche-2045183.html#3YACHbfr1OOQsBYS.99

 
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Publié par le 18 mars 2015 dans général

 

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La course à l’enfant parfait : Comment nous reproduirons-nous demain ?

Et si la coutume consistant à faire des enfants dans son lit n'était plus qu'un vague souvenir dans quelques décennies ? C'est en tout cas ce que semble permettre l'évolution des techniques médicales. - Photo Shutterstock

Et si la coutume consistant à faire des enfants dans son lit n’était plus qu’un vague souvenir dans quelques décennies ? C’est en tout cas ce que semble permettre l’évolution des techniques médicales. – Photo Shutterstock

C’est une drôle de compétition à laquelle se livrent aujourd’hui les biogénéticiens pour faire des bébés-éprouvette des bêtes de course reléguant les rejetons du hasard au rang de la préhistoire du genre humain. D’ici à la fin du siècle, les bénéfices de la fécondation in vitro seront tels, prédisent certains, qu’il sera inconcevable de faire un enfant dans son lit. « Cette folle idée traversera peut-être l’esprit de quelques écologistes nostalgiques », plaisante à peine Jacques Testart, le père de la fécondation in vitro. Car un peu partout dans le monde, les signes avant-coureurs d’une dissémination planétaire de techniques de « formatage » de la matière humaine se multiplient. « Le monde de la recherche où se préparent ces révolutions et le monde clinique de la fécondation in vitro sont encore étanches l’un à l’autre. Mais pour combien de temps encore ? », s’inquiète le pionnier de la procréation assistée. Une fois ces intérêts connectés, la recherche sur les trois technologies qui se disputent l’avenir de la reproduction humaine risque de connaître une accélération sans précédent.

Le clonage

La première technologie a vu le jour avec la naissance de la brebis Dolly, clonée à partir de l’ADN d’une congénère. Depuis 1996, la technique a fait quelques progrès encadrés, essentiellement à des fins d’élevage de troupeaux homogènes. Les ratés sont encore nombreux. Mais quand les scientifiques auront compris pourquoi, plus rien alors, excepté les lois bioéthiques votées depuis deux décennies dans les pays occidentaux, ne s’opposera au clonage humain.

Les amateurs de science-fiction imaginent déjà des armées d’élites biologiques disposant de qualités renforcées. ça n’est que pur fantasme, répondent les chercheurs : le clonage ne permet pas de copier un modèle à l’identique. On peut cloner un ADN, c’est-à-dire la molécule informative et inerte constituant une des briques du vivant, mais pas les multiples facteurs qui participent à la construction d’un individu, comme l’influence de l’ARN (dont on sait qu’il module le travail de l’ADN), des protéines ou de l’environnement. « Les vaches clonées n’ont pas les mêmes tâches de pigmentation »,soulignent les généticiens. Elles n’ont pas non plus la même mémoire ni les mêmes connexions neurologiques, qui constituent la personnalité d’un être vivant.

Modifications génétiques

Un autre scénario passionne les amateurs de science-fiction : manipuler l’embryon pour créer des hommes génétiquement modifiés, à l’instar des OGM. Depuis des décennies, les scientifiques ont appris à introduire dans un oeuf de mammifère des gènes destinés à s’ajouter au génome embryonnaire. Il savent aussi en empêcher l’expression. Comment ne pas être tenté d’utiliser ces connaissances pour améliorer les caractéristiques humaines ?

C’est le pas qu’a osé franchir l’an passé le Chinois Zhao Bowen, un jeune prodige à la tête du laboratoire de génomique cognitive de BGI, un des grands centres de recherche sur la génomique dans le monde. Sur ses puissantes machines de séquençage alignées en batterie, il a commencé à scanner environ 2.200 précieux échantillons d’ADN provenant de personnes au quotient intellectuel exceptionnel, de 60 % supérieur au QI moyen de l’humanité et de 15 points au-dessus de la moyenne des lauréats du prix Nobel. En les comparant au génome de plusieurs milliers de personnes choisies au hasard dans la population, le chercheur de Hong Kong espère isoler certains facteurs héréditaires d’une intelligence supérieure et créer, pour commencer, un test génétique pour prévoir la capacité cognitive héritée d’une personne. « Si vous pouvez identifier les enfants qui vont avoir des difficultés d’apprentissage, vous pourrez intervenir très tôt dans leur vie en programmant leur éducation », défend le généticien britannique Robert Plomin, impliqué dans le projet.

Ces travaux ne fourniront cependant que des évaluations statistiques. « Des décennies seront insuffisantes pour comprendre l’énorme complexité fonctionnelle du génome et de ses interactions avec l’environnement. Il y a peu de chances de voir surgir demain un surhomme aux qualités génétiquement reprogrammées », tempère Jacques Testart.

Tri d’embryons

La troisième stratégie en route pour changer le cours darwiniste de notre histoire inquiète davantage. Connue sous le nom de diagnostic préimplantatoire (DPI), cette technique de tri des embryons est déjà pratiquée un peu partout dans le monde. Inutile de modifier l’oeuf, il suffit de choisir : à partir du prélèvement de quelques cellules, les techniciens de laboratoire peuvent identifier les caractéristiques génétiques de pathologies graves et exclure les embryons « non conformes ». En France, trois centres de tri autorisés ont pratiqué 500 DPI pour détecter dans les premiers instants d’existence d’embryons de parents « à risque » la présence d’une soixantaine de maladies rares, comme la myopathie ou la mucoviscidose. Mais, en Grande-Bretagne, les parents peuvent déjà écarter les embryons frappés d’un gène de strabisme, quand, aux Etats-Unis, ils peuvent choisir le sexe de leur enfant. Au total, selon le consortiumEuropean Society of Human Reproduction and Embryology, près de 3.000 enfants seraient nés en Europe après une biopsie embryonnaire et 11 pays du Vieux-Continent n’ont pas de cadre juridique pour réglementer le DPI. « Même sans modifier un seul être humain, le potentiel du DPI pour transformer l’humanité est considérable, car il ouvre la porte à un eugénisme mou, consensuel et démocratique », juge Jacques Testart.

Le risque ultime pourrait venir des progrès accomplis dans la biologie cellulaire pour transformer une cellule adulte spécialisée en une cellule primaire capable de redonner n’importe quelle sorte de cellules de l’organisme. La découverte de ce mécanisme IPS (« induced pluripotent stem cells ») qui a valu un prix Nobel à son auteur, Shinya Yamanaka, en 2012, devrait en effet permettre aux cliniciens de disposer d’ovules, donc d’embryons, en abondance pour retenir les meilleures combinaisons génétiques. Quel parent refuserait les bénéfices d’un enfant sans maladies disposant de gènes prédestinant à plus d’intelligence ?

« Quand la technique sera au point, ces tests seront aussi banals qu’une échographie, prédit Jacques Testart, et les Etats les encourageront au nom des économies de santé et de la compétitivité. Peu à peu, on choisira dans le catalogue des généticiens le même « best of » d’enfants parfaits. » En une dizaine de générations, l’humanité pourrait alors gommer de sa propre carte la biodiversité qui la protège.

Paul Molga / http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203384780669-comment-nous-reproduirons-nous-demain-664661.php
 
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Publié par le 16 avril 2014 dans Education - information, Insolite

 

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