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La Corée du Nord menace de « couler » le Japon

Des milliers de nord-coréens se sont réunis à Pyongyang mercredi 9 août 2017 pour une manifestation de soutien au gouvernement (photo transmise le 10 août 2017 par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA).
Des milliers de nord-coréens se sont réunis à Pyongyang mercredi 9 août 2017 pour une manifestation de soutien au gouvernement (photo transmise le 10 août 2017 par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA). (Crédits : Reuters/KCNA KCNA)
Un organe de propagande nord-coréen a appelé jeudi à « couler » le Japon et à réduire les États-Unis « en cendres » pour avoir voté l’alourdissement des sanctions au Conseil de sécurité des Nations unies après le sixième essai nucléaire de Pyongyang.

Pyongyang menace de larguer une bombe nucléaire sur l’archipel nippon, suite à l’adoption de nouvelles sanctions dictées par le Conseil de sécurité de l’ONU mardi. Face aux menaces répétées de la Corée du Nord, de quels moyens militaires dispose le Japon ?

Cette fois-ci, la Corée du Nord ne menace pas uniquement les Etats-Unis. La dictature de Pyongyang s’en prend également à son voisin japonais. « Les quatre îles de l’archipel [japonais] doivent être coulées à l’aide d’une bombe nucléaire. (…) L’existence du Japon n’est plus nécessaire à nos côtés », déclare ce jeudi dans un communiqué de presse, le Comité coréen pour la paix en Asie-Pacifique, chargé des relations extérieures et des campagnes de propagande.

L’origine de sa colère : l’adoption de nouvelles sanctions à l’encontre du régime communiste, votées ce mardi par le Conseil de Sécurité des Nations unis auquel figurent le Japon et les Etats-Unis. Ces nouvelles mesures sanctionnent le sixième essai nucléaire de Pyongyang, réalisé début septembre. En réaction, le comité de propagande nord-coréen réclame le démantèlement du Conseil de sécurité, qualifié « d’outil du mal » formé « d’Etats corrompus » aux ordres de Washington, rapporte Reuters.

Le Japon, 7e puissance militaire au monde

Face aux menaces répétées de la Corée du Nord, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a appelé lundi à un renforcement des moyens de défense du pays. Il a en outre demandé à son ministre de la Défense, Itsunori Onodera, de préparer un projet de stratégie de défense à moyen terme. En ligne de mire : un budget record de la défense, pour la sixième année consécutive. Fin août, le ministère concerné a requis une enveloppe de 5.255 milliards de yens (soit 40 milliards d’euros) pour avril 2018 à mars 2019. Si le budget est validé, cela représentera une hausse de 2,54% par rapport à l’exercice en cours. Cette demande intervenait quelques jours seulement après le passage d’un missile nord-coréen au dessus du Japon.

Le Japon est considéré comme la 7e puissance militaire au monde en 2017, selon l’indice du Global Fire Power – derrière le trio de tête Etats-Unis, Russie et Chine. Elle revendique notamment 250.000 militaires actifs, 700 tanks et 17 sous-marins. Les forces japonaises cohabitent également avec environ 50.000 soldats américains, répartis dans 6 bases sur l’archipel. A titre de comparaison, la Corée du Nord revendique 945.000 militaires actifs, plus de 5.000 tanks et 76 sous-marins.

Vers une révision de la pacifiste constitution japonaise?

Shinzo Abe utilise la menace nord-coréenne pour plaider en faveur d’une révision constitutionnelle. Entrée en vigueur en 1947 et votée sous occupation américaine, la constitution japonaise renonce à l’usage de la force militaire.

« Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l’ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux. (…) Le droit de belligérance de l’État ne sera pas reconnu », impose l’article 9.

L’article a été interprété de façon extensive par les différents gouvernements, permettant la création de l’armée japonaise en 1954. Celle-ci est conçue comme une armée défensive – et non offensive, au grand dam de Shinzo Abe.

source

Aujourd’hui  la Corée du Nord a tiré un nouveau missile au dessus du japon :

Le tir intervient trois jours après l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité assortie de nouvelles sanctions, notamment une interdiction des livraisons de gaz à la Corée du Nord, un blocage de ses exportations de ses produits textiles et des limites à l’accueil de ses ressortissants pour travaillerdans d’autres pays.

Votée après le sixième essai nucléaire mené le 3 septembre par Pyongyang, elle a été vivement critiquée par le régime, qui a menacé le 14 septembre par l’intermédiaire de la commission pour la paix en Asie-Pacifique de « couler » le Japon et de réduire les Etats-Unis « en cendres », et appelé à dissoudre le Conseil de sécurité, un « outil diabolique » réunissant des pays « corrompus » obéissant aux ordres des Etats-Unis.

Le nouveau missile serait un modèle balistique à portée intermédiaire selon les premières évaluations de l’armée sud-coréenne et du commandement américain du Pacifique (Pacom), qui a par ailleurs « établi qu’il ne représentait pas une menace directe pour Guam », une île américaine du Pacifique. Mais la distance parcourue, 3 700 km, montre que le régime nord-coréen aurait désormais les moyens de l’atteindre.

Guam se situe à 3 400 km de Pyongyang. Le territoire, qui abrite d’importants moyens militaires américains, a été au cœur d’un vif échange verbal entre Washington et Pyongyang en août. Le régime nord-coréen a menacé de tirerdes missiles Hwasong-12 – identiques à celui lancé le 29 août – autour du territoire.

Le président américain Donald Trump ne s’est pas encore exprimé, mais Washington a immédiatement enjoint à la Chine, principal allié et soutien économique de Pyongyang, et à la Russie, de faire directement pression « de leur propre chef » sur le régime nord-coréen.

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La Corée du Nord promet d’accélérer ses programmes militaires

Des soldats nord-coréens assistent à une soirée de... (PHOTO AFP)

La fuite en avant continue – La Corée du Nord promet d’accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU à la suite de son sixième essai nucléaire.

La Corée du Nord a promis mercredi de donner un coup d’accélérateur à ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU après son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour.

Le site spécialisé 38 North de l’Université Johns Hopkins de Washington a annoncé qu’il révisait à la hausse sa précédente estimation de la puissance de l’engin testé le 3 septembre, une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile selon les dires de Pyongyang. D’après les experts de 38 North, l’énergie dégagée était d’«environ 250 kilotonnes», soit 16 fois la puissance de la bombe qui a rasé Hiroshima en 1945.

L’essai nucléaire, qui a provoqué un déluge de condamnations, succédait aux tirs par Pyongyang de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ayant semblé mettre à sa portée une bonne partie du continent américain.

Le Conseil de sécurité a infligé à l’unanimité lundi à la Corée du Nord une huitième volée de sanctions pour tenter de la convaincre de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits.

Le texte prévoit notamment un embargo sur les exportations de gaz vers la Corée du Nord, une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés ainsi que l’interdiction des exportations nord-coréennes de textile. Ce n’est, a prévenu le président américain Donald Trump, que le prélude à des mesures plus fortes.

Pour s’assurer du soutien de la Russie et de la Chine, Washington a dû revoir à la baisse ses prétentions et limiter les sanctions prévues. Le nouveau texte a été adopté à peine plus d’un mois après un précédent train de mesures visant à priver Pyongyang d’un tiers de ses recettes d’exportation, soit un milliard de dollars annuels.

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a condamné les sanctions «dans les termes les plus forts», estimant qu’il s’agissait d’un «blocus économique à part entière» imposé à l’instigation de Washington et visant à «étouffer» le peuple et le gouvernement nord-coréens.

Il s’agit d’une résolution «illégale et maléfique pilotée par les États-Unis», a dit le ministère dans un communiqué publié par l’agence officielle KCNA.

Réponse à minima?

«La RPDC (République populaire et démocratique de Corée, nom officiel du régime) redoublera d’efforts pour augmenter sa force afin de protéger la souveraineté du pays et son droit à l’existence».

À Séoul, le ministère de l’Unification a toutefois estimé qu’il s’agissait d’une réaction à minima du Nord, «sa réponse la plus modérée à une résolution du conseil de sécurité de l’ONU».

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, Séoul avait mené son premier exercice à munitions réelles utilisant des missiles Taurus à longue portée. Ces engins air/sol de fabrication allemande sont capables de frappes de précision sur des cibles nord-coréennes même lorsqu’ils sont tirés du centre de la Corée du Sud, d’après le ministère sud-coréen de la Défense.

Washington et ses alliés expliquent que le durcissement des sanctions contraindra Pyongyang à revenir à la table des négociations mais les spécialistes sont sceptiques.

Les dernières sanctions sont «juste un autre tout petit pas, pas quelque chose d’énorme», a déclaré M. Trump. «Ces sanctions ne sont rien par rapport à ce qui devra se passer in fine», a-t-il ajouté, sans autre précision.

Le Nord justifie ses programmes balistique et nucléaire par la nécessité de se protéger des forces américaines «hostiles». Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-Un en décembre 2011, Pyongyang a fait des progrès remarquables sans que les précédentes sanctions de l’ONU n’entravent ses ambitions, relèvent les experts.

La Commission sud-coréenne pour la sécurité nucléaire a annoncé mercredi qu’elle avait collecté une petite quantité de xénon-133 -un isotope radioactif du gaz qui ne se produit pas naturellement-, «lié au dernier essai nucléaire».

Mais, dans un communiqué, la Commission s’est dite incapable de «confirmer le type de test effectué par le Nord».

Initialement, Washington souhaitait imposer à Pyongyang un embargo total sur ses importations de pétrole et geler les avoirs de son dirigeant.

La nouvelle résolution prévoit de limiter les livraisons de brut à la Corée du Nord à ce qu’elles ont été ces 12 derniers mois.

Selon la délégation américaine aux Nations Unies, le Nord importe chaque année aux alentours de 8,5 millions de barils de brut et de produits pétroliers tandis que ses exportations textiles lui rapportent environ 760 millions de dollars par an.

Le texte interdit la délivrance de nouveaux permis de travail aux quelque 93 000 Nord-Coréens qui travaillent à l’étranger et constituent une importante source de revenus pour le régime. (source)

 

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Désarmement nucléaire ? La Corée du Nord propose à la France de montrer l’exemple

banksters-nucléaire

Ces hommes sont surement plus dangereux que KIM , y compris concernant le nucléaire


Au passage Une info qui date de décembre et que j’avais oublié de relayer, mais qui à toute son importance, Les banques ont investi pas moins de 498 milliards de dollars dans les armes nucléaires – Près de 500 milliards de dollars investis en 3 ans dans l’industrie de l’armement nucléaire donne une idée de la dangerosité de ces gens, de leur pathologie mentale. Il n’y rien d’autre à ajouter : ils ont détruit économiquement le monde, ils veulent le finir à coups de champignons atomiques…

KBC, BNP Paribas Fortis, ING et Deutsche Bank figurent sur la liste des banques qui ont investi dans cette industrie.

Alors à coté le KIM c’est un enfant de cœur .. Et justement , concernant le Désarmement nucléaire, La Corée du Nord propose à la France de montrer l’exemple :

Réagissant aux récentes déclarations de l’exécutif français, appelant à la fermeté contre Pyongyang, un dignitaire nord-coréen a proposé à la France de renoncer à son propre arsenal nucléaire, puisqu’elle n’est pas menacée.

Alors que les dirigeants français se sont positionnés, à plusieurs reprises, pour la fermeté envers la Corée du Nord, Pyongyang n’est pas resté silencieux.

Réagissant aux propos du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui avait estimé que la Corée du Nord serait en capacité de frapper l’Europe «en quelques mois», Ri Tok-Son, directeur adjoint du département européen du ministère des Affaires étrangères nord-coréen, a opté pour le sarcasme lors d’un entretien accordé à l’AFP.

Si les armes nucléaires sont si mauvaises, la France devrait alors d’abord abandonner ses armes nucléaires puisqu’elle n’est sous la menace nucléaire de personne

«Il est ridicule de dire que les armes nucléaires de la Corée du Nord, la force dissuasive contre le chantage et la menace nucléaire américaine, puissent viser l’Europe», a ainsi expliqué le dignitaire nord-coréen, le 8 septembre. Et d’ajouter : «Si les armes nucléaires sont si mauvaises, la France devrait alors d’abord abandonner ses armes nucléaires puisqu’elle n’est sous la menace nucléaire de personne».

Des propos qui semble-t-il n’ont pas obtenu un grand succès auprès de l’exécutif français. Le 9 septembre, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe sur cette question et s’était prononcé en faveur de nouvelles sanctions contre Pyongyang. Assurant au chef du gouvernement japonais le soutien de la France, l’Elysée a qualifié les «provocations» de la Corée du Nord de «menace pour la paix et la sécurité internationale». «La priorité [est] d’accentuer la pression sur Pyongyang par le renforcement des sanctions», a précisé la présidence française.

Depuis le récent essai nucléaire nord-coréen, présenté par Pyongyang comme un test de bombe H, les Etats-Unis réclament de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Ils veulent que le Conseil de sécurité des Nations unies vote un texte en ce sens le 11 septembre, malgré l’opposition de Pékin et Moscou – qui appellent au dialogue entre les parties.

 

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La Corée du Nord dans le grand jeu nucléaire

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Docteur Folamour

Pour Manlio Dinucci, la crise nord-coréenne nous fait perdre de vue le fond du problème : ce n’est pas que Pyongyang ait la bombe atomique, mais que les grandes puissances en aient d’invraisemblables stocks, que 35 autres Etats soient sur le point de l’acquérir, et que face à la stratégie US, ceux qui la détiennent sont mieux protégés que les autres.

Les projecteurs politico-médiatiques, focalisés sur les tests nucléaires et de missiles nord-coréens, laissent dans l’ombre le cadre général dans lequel ils s’insèrent : celui d’une croissante course aux armements qui, tandis qu’elle conserve un arsenal nucléaire en mesure d’effacer l’espèce humaine de la Terre, mise sur des têtes et vecteurs high tech de plus en plus sophistiqués.

La Fédération des scientifiques américains (Fas) estime, en 2017, que la Corée du Nord a « du matériel fissible pour produire potentiellement 10-20 têtes nucléaires, mais il n’y a pas de preuves disponibles qu’elle ait rendu opérationnelles des têtes nucléaires transportables par des missiles balistiques ». Toujours selon la Fas, les USA possèdent 6 800 têtes nucléaires, dont 1 650 stratégiques et 150 non-stratégiques prêtes à tout moment à être lancées. En comptant les françaises et les britanniques (respectivement 300 et 215), les forces nucléaires de l’Otan disposent de 7 315 têtes nucléaires, dont 2 200 prêtes au lancement, face aux 7 000 russes dont 1 950 prêtes au lancement. Selon les estimations de la Fas, environ 550 têtes nucléaires états-uniennes, françaises et britanniques, prêtes au lancement, sont déployées en Europe à proximité du territoire russe. C’est comme si la Russie avait installé au Mexique des centaines de têtes nucléaires pointées sur les États-Unis.

En ajoutant les chinoises (270), pakistanaises (120-130), indiennes (110-120) et israéliennes (80), le nombre total des têtes nucléaires est estimé à environ 15 000. Ce estimations sont approximatives, presque certainement par défaut. Et la course aux armements nucléaires se poursuit avec la modernisation continue des têtes et des vecteurs nucléaires.

En tête se trouvent les États-Unis, qui effectuent de continuels tests des missiles balistiques intercontinentaux Minuteman III et se préparent à les remplacer par de nouveaux missiles (coût estimé à 85 milliards de dollars). Le Congrès a approuvé en 2015 un plan (coût estimé à environ 1 000 milliards) pour potentialiser les forces nucléaires avec 12 sous-marins d’attaque de plus (7 milliards pièce), armé chacun de 20 têtes nucléaires. Entre dans le même cadre le remplacement des bombes nucléaires USA B61, présentes en Italie et dans d’autres pays européens, par les nouvelles B61-12, armes de première frappe. La potentialisation des forces nucléaires comprend aussi le prétendu « bouclier anti-missiles » pour neutraliser les représailles ennemies, comme celui installé par les USA en Europe contre la Russie et en Corée du Sud, non pas contre la Corée du Nord mais en réalité contre la Chine.

Russie et Chine sont en train d’accélérer la modernisation de leurs forces nucléaires, pour ne pas de faire distancer. En 2018, la Russie déploiera un nouveau missile balistique intercontinental, le Sarmat, avec une portée allant jusqu’à 18 000 km, capable de transporter 10 à 15 têtes nucléaires qui, en rentrant dans l’atmosphère à une vitesse hypersonique (plus de 10 fois celle du son), manœuvrent pour échapper aux missiles intercepteurs en perçant le « bouclier ».

Dans une telle situation, où un cercle restreint d’États conserve l’oligopole des armes nucléaires, où celui qui les possède menace celui qui ne les a pas, il est de plus en plus probable que d’autres cherchent à se les procurer et y arrivent. En plus des neuf pays qui possèdent déjà des armes nucléaires, il y en environ 35 autres en mesure de les construire.

Tout cela est ignoré par les journaux papier et télévisés, alors qu’ils lancent l’alarme sur la Corée du Nord, dénoncée comme unique source de menace nucléaire. On ignore aussi la leçon qu’à Pyongyang on dit avoir appris : Kadhafi —rappellent-ils— avait renoncé totalement à tout programme nucléaire et autorisé des inspections de la Cia en territoire libyen. Cela pourtant ne sauva pas la Libye quand les USA et l’Otan décidèrent de la détruire. S’il avait eu des armes nucléaires, pense-t-on à Pyongyang, personne, n’aurait eu le courage de l’attaquer. Ce raisonnement peut être fait aussi par d’autres : dans la situation mondiale actuelle il vaut mieux avoir les armes nucléaires que ne pas les avoir.

Pendant que sur la base de cette logique dangereuse la probabilité de prolifération nucléaire augmente, le Traité sur la prohibition des armes nucléaires, adopté à une grande majorité par les Nations Unies en juillet dernier, est ignoré par toutes les puissances nucléaires, par les membres de l’Otan (Italie comprise) et par ses principaux partenaires (Arabie saoudite, Ukraine, Japon, Australie). Une large mobilisation est fondamentale pour imposer que notre pays aussi adhère au Traité sur la prohibition des armes nucléaires et donc évacue de son territoire les bombes nucléaires US, dont la présence viole l’autre Traité, celui de non-prolifération, déjà ratifié par l’Italie. Si la conscience politique fait défaut, l’instinct de survie au moins devrait se déclencher. (source)

 
 

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Mise en garde de Poutine au monde : la Corée du Nord est « au bord d’un conflit à grande échelle »

Le 2 e sujet que je vais aborder en rapport avec l’actu, et qui est primordial, est bien sur la question Nord coréenne, qui pourrait vite dégénérer en un conflit mondial de grande ampleur. Les tensions ne cessent de s’exacerber, au moment où la Corée vient de tester une bombe H . C’est le chat qui se mord la queue car la corée se sent de plus en plus menacée et le régime veut à tout prix se pérenniser en maintenant un équilibre de la terreur grâce à l’obtention des bombes A et H . Ce qui met de plus en plus les autres pays en état d’alerte et augmente les chances d’une réponse de ces derniers menés par les états unis, ce qui pourrait mener le monde dans le précipice . A tel point que Poutine met en garde le monde contre un conflit à grande échelle et déclare que les deux parties « s’équilibrent à la veille d’un conflit à grande échelle » … (ne pas oublier que la Corée est un pantin chinois, devenu encombrant pour ces derniers)

C’est fort sérieux Selon Zero Hedge  : 

 Alors que les tensions entre les Etats-Unis, leurs alliés régionaux et la Corée du Nord se poursuivent, dépandant des prochains missiles qui seront testés par Kim Jong Un, ce qui selon Kelly pourrait pousser Trump à tweeter ces prochaines heures, le président russe Vladimir Poutine a décidé de peser personnellement sur le conflit pour la première fois depuis que l’ONU a adopté de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord un peu plus tôt ce mois-ci.

Dans un article publié sur le site web du Kremlin, le président russe a averti que les deux parties « s’équilibrent à la veille d’un conflit à grande échelle », ajoutant que toute tentative de faire pression sur la Corée du Nord pour qu’elle mette fin à son programme nucléaire serait « futile » et que la seule solution tenable à l’impasse serait un « dialogue assorti de conditions préalables ».

« Il est essentiel de résoudre les problèmes de la région par un dialogue direct impliquant toutes les parties sans poser de conditions préalables (pour de tels pourparlers) », a écrit M. Poutine. « Les provocations, la pression, la guerre et la rhétorique offensante ne mènent nulle part. »

Ses remarques sur une solution diplomatique faisaient allusion à une « feuille de route » pour la paix formulée conjointement entre la Russie et la Chine… sans les États-Unis.

Selon le plan conjoint russo-chinois de désescalade, la Corée du Nord cesserait de travailler sur son programme de missiles en échange de l’arrêt des exercices de guerre à grande échelle entre les États-Unis et la Corée du Sud, ce qui permettrait aux tensions de s’apaiser progressivement.

 

En voici plus d’après Al Jazeera :

« La Russie estime que la politique consistant à faire pression sur Pyongyang pour qu’elle mette un terme à son programme de missiles nucléaires est malavisée et vaine », a-t-il écrit dans l’article envoyé aux médias du Brésil, de Russie, d’Inde, de Chine et d’Afrique du Sud – les États membres du BRICS.

« Les problèmes de la région ne devraient être résolus que par un dialogue direct et sans conditions préalables entre toutes les parties concernées. Les provocations, la pression et la rhétorique militariste et insultante sont une voie sans issue. »

Pas plus tard que la semaine dernière, les tensions entre les deux parties semblaient s’apaiser, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson louant la retenue du pays après que le Nord ait passé près d’un mois sans nouveau test de missiles, en dépit des nouvelles sanctions restrictives de l’ONU qui sont entrées en vigueur le 5 août. Cela a rapidement changé avec le début des exercices militaires conjoints annuels de 11 jours des Etats-Unis et de la Corée du Sud, qui semblent avoir provoqué une réaction particulièrement exacerbée de la part du Nord cette année, provoquant non pas un mais deux tirs de roquettes au cours des jours suivants.

Il y a deux jours, le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov aurait averti Tillerson qu’il serait  » dangereux  » de pousser à plus de sanctions contre la Corée du Nord.

 Voici ce qu’en livre Newsweek :

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré à Tillerson que les États-Unis devraient éviter de prendre des mesures militaires contre le régime de Kim Jong Un et que le gouvernement russe estime que des sanctions supplémentaires pourraient s’avérer « contre-productives et dangereuses ».

    La réponse de Tillerson à Lavrov n’est pas claire, mais les deux ont condamné le plus récent essai de la Corée du Nord lundi, quand un missile a survolé le Japon. »

Bien sûr, le lancement de missiles au début de la semaine, qui a survolé l’espace aérien japonais, semble avoir effrayé – du moins temporairement – les investisseurs, ce qui a déclenché une brève liquidation des stocks mondiaux. Il y a un jour, les États-Unis et la Corée du Sud ont insisté sur leur propre provocation, en menant un exercice de bombardement avec des bombardiers étatsuniens dotés de capacités nucléaires et avec le nouveau chasseur furtif F-35.

Malgré les discours belliqueux des deux côtés, une guerre généralisée est beaucoup moins probable que l’opinion publique ne le croit. Faisant écho aux commentaires de l’ancien stratège en chef de la Maison-Blanche, Steve Bannon, un professeur a averti hier que les États-Unis n’étaient  » pas en mesure  » de déclencher une guerre avec la Corée du Nord en raison de la dévastation sans précédent que l’artillerie de la Corée du Nord pourrait déclencher sur Séoul, la capitale sud-coréenne densément peuplée.

Comme Bannon l’ avait déclaré lors d’un entretien avec American Prospect, les États-Unis n’ont pas d’option militaire viable pour renverser Kim Jong Un :

« Tant que quelqu’un ne résoudra pas la partie de l’équation qui me montre que dix millions de personnes à Séoul ne meurent pas dans les 30 premières minutes suite à l’utilisation des armes conventionnelles, je ne sais pas de quoi vous parlez, il n’ y a pas de solution militaire ici, ils nous ont eu. »

Alors que la guerre des mots s’étend depuis huit mois, les observateurs garderont sûrement cela à l’esprit. Les investisseurs, d’un autre côté, cherchent juste une opportunité pour « acheter la putain de guerre nucléaire ».

Pendant ce temps Les Nord-Coréens célèbrent l’essai d’une Bombe H de 120 kilotonnes avec un gigantesque trou en plein coeur des USA à la télé !

Derrière la femme en rose et noir, vous voyez non pas une montagne en Corée du Nord mais les Etats-Unis avec un gigantesque trou en plein centre. Ce qui est rassurant c’est que l’essai de la première bombe à Hydrogène nord-coréenne n’est pas si terrifiant que ça du fait qu’elle n’avait qu’une charge de 120 kilotonnes (bien que celle qui est tombée sur Hiroshima était de 15 kilotonnes soit 15,000 tonnes de TNT qui explosent.)

120,000 tonnes de TNT peuvent effectivement faire des centaines de milliers de morts, voire quelques millions ici et là, mais en aucun cas ne peut créer un trou qui va de la côte ouest à la côte est des USA. Rien à craindre donc pour le pays de la liberté !

 
 

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Des « conséquences catastrophiques » si la Corée du Nord n’obéit pas

Les Etats-Unis font monter la tension en Asie, tout à fait artificiellement ; les nord-coréens ne sont pas plus menaçants que d’habitude ; leur armement et leurs essais balistiques, pas plus performants que d’habitude. On ne doute pas une seconde, derrière le désormais traditionnel prétexte des ADM, de la malignité des intentions étasuniennes (ou peut-être plus précisément de l’« État profond ») : regime change en Corée du Nord ? Provocation à l’encontre de la Chine ? A l’encontre de la Russie ? Désir de semer la discorde entre ces deux là ? Réel désir de guerre ? Un peu tout ça à la fois ? Carte et menus de la folie étasunienne sont toujours variés.

Dans une allocution prononcée vendredi au Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a affirmé qu’il y aurait des « conséquences catastrophiques » si les États membres ne prenaient de mesures rapides pour forcer la Corée du Nord à négocier sur les conditions draconiennes américaines.

Tillerson a réaffirmé que « toutes les options » étaient sur la table, en disant que les mesures diplomatiques et financières « seraient renforcées par une volonté de contrecarrer l’agression nord-coréenne avec des actions militaires, si nécessaire ». Il a fait ces remarques pendant que la Corée du Nord faisait l’essai du lancement d’un missile balistique de portée moyenne, tôt samedi matin heure locale, qui aurait échoué. Les commentaires de Tillerson soulignent le grave danger de conflit que la politique de la corde raide de l’administration Trump a créé dans la péninsule coréenne. Les États-Unis utilisent la menace d’une guerre imminente, qui pourrait rapidement devenir une catastrophe nucléaire mondiale, pour intimider le monde, en particulier la Corée du Nord et la Chine, pour qu’il accepte ses demandes.

Tout au long de son discours, le secrétaire d’État américain a insisté à maintes reprises sur l’idée que le Conseil de sécurité de l’ONU prenne d’urgence des mesures contre la Corée du Nord. « Pendant trop longtemps, la communauté internationale a reculé face à la Corée du Nord. Cette période doit prendre fin », a-t-il déclaré. « Ne pas agir maintenant sur le problème de sécurité le plus urgent du monde pourrait avoir des conséquences catastrophiques. »

Les États-Unis exercent une immense pression à la fois sur la Corée du Nord et sur la Chine grâce à leur développement militaire en Asie du Nord-Est. En plus des jeux de guerre conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, le Pentagone a envoyé un groupe d’attaque de porte-avion dirigé par l’USS Carl Vinson et un sous-marin nucléaire qui se consacre actuellement à des exercices avec des navires de guerre sud-coréens et japonais près de la péninsule coréenne.

Dans ce contexte, Tillerson a déclaré que les États-Unis « préféraient une solution négociée à ce problème » et a énoncé les termes de tous pourparlers avec Pyongyang. « La Corée du Nord doit prendre des mesures concrètes pour réduire la menace que ses programmes d’armes illégales posent aux États-Unis et à ses alliés avant que nous envisagions des discussions. » À la fin de la réunion, Tillerson a précisé les conditions :

« Nous ne récompenserons pas leur mauvaise conduite avec des pourparlers. Nous ne discuterons avec la Corée du Nord que lorsqu’elle s’engagera de bonne foi à respecter les résolutions du Conseil de sécurité et ses promesses passées de mettre fin à ses programmes nucléaires. »

Une telle entreprise entraînerait l’arrêt de tous les essais nucléaires et antimissiles de la Corée du Nord, la destruction de ses installations nucléaires et leur démantèlement final, ainsi que des inspections fortement intrusives de l’ONU. Tillerson n’a pas indiqué les « mesures concrètes » que Pyongyang devrait prendre avant que Washington « n’envisage des discussions ».

Tout le discours était rempli d’hypocrisie. À deux reprises, en 1994 et en 2007, la Corée du Nord a accepté toutes les conditions susmentionnées et a commencé leur mise en œuvre seulement pour voir les accords sabotés après par les États-Unis, qui ont refusé de respecter leur part de l’entente. Washington n’a jamais démontré sa «bonne foi» en allégeant l’embargo diplomatique et économique sur la Corée du Nord qui continue depuis des décennies.

En outre, les affirmations de Tillerson selon lesquelles les États-Unis ne veulent pas de « changement de régime » à Pyongyang et n’ont pas « envie de menacer le peuple nord-coréen ou de déstabiliser la région Asie-Pacifique » sont absurdes. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, le but à peine déguisé des administrations américaines successives a été d’abolir le régime nord-coréen. Le discours de Tillerson était en fait un ultimatum fait au monde entier. Il a souligné une série de demandes dirigées aux États membres de l’ONU : qu’ils appliquent pleinement les sanctions existantes contre la Corée du Nord, suspendent ou réduisent les relations diplomatiques et « augmentent l’isolement financier de la Corée du Nord » par de nouvelles sanctions. « Cette nouvelle campagne de pression sera rapidement mise en œuvre et pénible pour les intérêts nord-coréens », a-t-il déclaré.

L’insistance de Tillerson sur la mise en œuvre intégrale des sanctions existantes visait en particulier la Chine, que l’administration Trump a critiquée à maintes reprises pour ne pas l’avoir fait. « Nous devons tous faire notre part, mais la Chine, qui représente 90 pour cent du commerce nord-coréen, a un levier économique unique et son rôle est particulièrement important », a-t-il déclaré.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a réfuté cette critique en déclarant :

«La situation dans la péninsule coréenne n’est pas causée par une seule partie, et il n’est pas non plus raisonnable de demander à n’importe quelle partie d’en prendre seule la responsabilité. »

Wang a de nouveau appelé ces parties directement impliquées – les États-Unis et la Corée du Nord – à « démontrer leur réelle ouverture au dialogue et à reprendre ce dialogue » et a mis en garde contre « la rhétorique ou l’action provocatrices ». Les remarques de Tillerson dans l’ONU sont conformes aux commentaires de jeudi soir du président Trump, quand il a déclaré que « nous aimerions régler les choses diplomatiquement, mais c’est très difficile ». Il a ensuite précisé que si la campagne de pression, en particulier par la Chine , échouait, alors la seule option était la force militaire. Trump a prévenu qu’il y avait « absolument » la possibilité d’un « important, très important conflit » avec la Corée du Nord.

Ayant amené la péninsule coréenne au bord de la guerre, l’administration Trump n’est pas disposée à attendre des mois que Pyongyang accepte ses demandes. Le Korean Times a rapporté la semaine dernière que la Chine et la Corée du Nord mènent des pourparlers secrets. Il a fait remarquer que la NBC avait cité une source gouvernementale américaine qui a dit que Pékin avait envoyé ses « principaux négociateurs du nucléaire » pour « communiquer la gravité de la situation au Nord ».

Selon le journal, l’analyste militaire de Hong Kong, Liang Guoliang, a indiqué que, dans les pourparlers, la Corée du Nord avait exigé que la Chine garantisse sa sécurité et son économie et qu’elle lui accorde trois ans pour abandonner ses armes nucléaires. Les autorités chinoises ont répondu en disant que Pyongyang avait trois mois pour démanteler son arsenal nucléaire et deux à trois semaines pour accepter les conditions américaines. Le Korean Times a également cité le journaliste sud-coréen Jeong Kyu-jae, qui prétend que les États-Unis ont déjà entamé des pourparlers secrets à New York avec des responsables nord-coréens. « Si le dialogue s’avère productif, le président américain Donald Trump pourrait envoyer clandestinement un envoyé spécial au Nord à la fin avril ou au début du mois de mai », a-t-il déclaré. Cependant, Jeong a prévenu :

« C’est un scénario qui ne peut fonctionner que si les choses se déroulent en douceur. Si les pourparlers échouent, les États-Unis pourraient considérer comme prochaine option une attaque militaire. »

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La Corée du Nord demande la médiation de l’ASEAN pour éviter un «holocauste nucléaire»

La Corée du Nord demande la médiation de l'ASEAN pour éviter un «holocauste nucléaire»

La situation va de mal en pis en ce qui concerne la Corée du Nord, et on voit mal comment une guerre pourrait être évitée, sachant que les nord coréens n’hésitent pas à faire de la provocation, et qu’ils ont d’ores et déjà la possibilité de toucher les bases US, et la technologie pour atteindre directement les US. Elle a en effet d’ores et déjà le savoir faire – sous estimé – afin de miniaturiser ses bombes H , et de construire un « véhicule d’entrée » (pour transporter les missiles quels qu’ils soient) n’importe où dans le monde, comme des experts US l’ont rapporté . (cf Des experts mettent en garde : Un seul missile nord-coréen pourrait mettre à terre le réseau National électrique US et tuer 90% des Américains)

Sur fond de tensions croissantes dans la péninsule coréenne, Pyongyang a demandé le soutien de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est pour empêcher un «holocauste nucléaire». Donald Trump a lui, mis en garde contre un «conflit majeur».

Dans une lettre au Vietnamien Le Luong Minh, président de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-ho s’est alarmé des actions et de la rhétorique de Washington qui poussent selon lui la région au «bord de la guerre».

«Comme vous pouvez le constater, les actions belliqueuses des Etats-Unis et de la Corée du Sud dans la péninsule coréenne mènent à une situation totalement hors de contrôle», peut-on lire également dans cette lettre du diplomate nord-coréen, datée du 23 avril dernier et que s’est procurée l’AFP.

«Il est clair pour tous que le déploiement nucléaire que les Etats-Unis et la Corée du Sud mènent actuellement dans la péninsule coréenne peut conduire à une véritable hécatombe en quelques secondes. La nature de ces « exercices » n’est en aucun cas défensive», a ajouté Ri Yong-ho.

L’appel de Pyongyang à l’ASEAN a précédé de peu le 30e Sommet de l’organisation qui s’est déroulé à Manille aux Philippines du 26 au 28 avril. La Corée du Nord y a justifié ses efforts pour développer son propre arsenal nucléaire comme seul moyen de dissuasion contre les Etats-Unis

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères a exhorté le chef de l’ASEAN à informer ses homologues de l’organisation «sur la situation extrêmement grave» dans la région et à élaborer une «proposition appropriée» pour la préservation de la paix dans la péninsule coréenne.

«Nous attendons de l’ASEAN, qui attache une grande importance à la paix et à la stabilité régionales, qu’elle s’intéresse à la question des exercices militaires conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud à partir d’une position équitable et joue un rôle actif dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité», a déclaré Ri Yong-ho dans sa lettre.

Ce n’est pas la première fois que Pyongyang envoie une lettre à l’organisation régionale composée de dix nations membres mais dont la Corée du Nord ne fait pas partie. L’agence de presse officielle nord-coréenne, KCNA, a annoncé que son ministère des Affaires étrangères avait déjà envoyé une requête au secrétariat de l’ASEAN le 4 avril dernier au sujet des manœuvres militaires de Washington et Séoul.

Ce plaidoyer de la Corée du Nord est adressé l’ASEAN alors que la péninsule est en proie à de vives tensions. Au cours de la semaine dernière, les armées sud-coréenne et américaine ont effectué des manœuvres conjointes à Pocheon, dans le nord de la Corée du Sud. Elles ont fait suite à des exercices nucléaires nord-coréens qui avaient eu lieu la veille à Wonsan, au bord de la mer du Japon.

Les Etats-Unis ont de leur côté procédé, le 26 avril, aulancement d’un missile Minuteman III pour démontrer leurs «capacités nucléaires». En outre, un sous-marin nucléaire américain armé de missiles téléguidés a fait une escale portuaire en Corée du Sud le 25 avril et le navire de guerre USS Carl Vinson a été envoyé dans la région.

Le 28 avril, le ministère de la Défense de Corée du Sud a annoncé que les Etats-Unis envisageaient de continuer à déployer leurs armes «stratégiques» dans le pays, selon l’agence sud-coréenne Yonhap.

«Washington et Séoul ont convenu de poursuivre la mise en œuvre de toutes les mesures disponibles, y compris le déploiement régulier d’actifs stratégiques américains», a déclaré le ministre coréen lors de la réunion de deux jours entre la Corée et les Etats-Unis sur la question de la défense qui s’est tenue à Washington DC.

La Corée du Nord pour sa part a promis de répondre si nécessaire par une frappe nucléaire sur le territoire américain et a même diffusé la vidéo d’une simulation de tir de missile balistique frappant les Etats-Unis. Pyongyang a en outre assuré être prêt au combat, et a affirmé pouvoir couler le Carl Vinson en une seule frappe.

Washington se prépare au pire, tandis que Pékin, Moscou et Tokyo appellent à une solution diplomatique

Dans le même temps, alors que les Etats-Unis continuaient de renforcer leur présence militaire dans la région, la Chine et la Russie ont appelé à rechercher une solution diplomatique à la montée des tensions dans la péninsule coréenne.

Pékin tente de convaincre Pyongyang de renoncer à effectuer un sixième essai nucléaire. La Chine craint en effet qu’une telle manœuvre puisse déclencher des mesures de représailles de la part de Washington.

Le 27 avril, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a déclaré que la Chine avait accepté le principe de sanctions unilatérales contre Pyongyang si la Corée du Nord effectuait un nouvel essai nucléaire. En février dernier, la Chine avait déjà interdit les importations de charbon en provenance de Corée du Nord et évoqué la possibilité de restreindre ses exportations de pétrole vers cette dernière.

«Nous allons discuter des prochaines étapes qui pourraient être nécessaires à l’augmentation de la pression [économique] sur le régime [nord-coréen]», a déclaré Rex Tillerson. «Nous ne cherchons pas à changer le régime en Corée du Nord. Nous voulons la même chose que la Chine : une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», a-t-il ajouté.

Donald Trump, quant à lui, a déclaré à l’agence Reuters qu’il y avait «une possibilité de conflit majeur» dans la région. «Nous aimerions résoudre les choses de manière diplomatique, mais c’est très difficile», a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la journée, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont préconisé une solution diplomatique à la crise coréenne. «Nous appelons tous les Etats impliqués dans les affaires de la région à s’abstenir d’employer une rhétorique militaire et à chercher un dialogue pacifique et constructif», a déclaré Vladimir Poutine après avoir rencontré son homologue japonais au Kremlin.

La veille, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait estimé que les pourparlers entre les six parties (Etats-Unis, Corée du Sud, Corée du Nord, Russie, Chine, Japon) devraient être relancés.

«Il existe bien un mécanisme de pourparlers à six et il convient parfaitement à la Russie. Il faudrait demander aux Etats-Unis pourquoi ils rejettent ce mécanisme conçu pour améliorer la situation dans la péninsule coréenne», a déclaré Maria Zakharova. «Nous devrions utiliser tous les efforts diplomatiques et toutes les possibilités qu’offre le droit international [dans la situation actuelle de la région]», a ajouté la responsable russe.

Ces pourparlers à six (Chine, Corée du Sud, Corée du Nord, Etats-Unis, Russie et Japon), ont commencé en 2003, dans le but d’une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne. Ils ont capoté dès 2008 après le lancement d’une fusée par la Corée du Nord.

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