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La Chine abaisse la note de crédit américaine de A- à BBB +, et met en garde que l’insolvabilité des États-Unis serait susceptible de devenir « le détonateur de la prochaine crise financière » !

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Dans son dernier rappel que la Chine est l’heureux détenteur de 1,2 billions de dollars de Treasuries, l’agence de notation chinoise Dagong a abaissé la note souveraine américaine de A- à BBB +, invoquant des «déficiences de la politique économique américaine» et des réductions d’impôts. qui « réduisent directement les sources de remboursement de la dette du gouvernement fédéral » affaiblissant la base du remboursement de la dette du gouvernement.

Oh, et juste pour s’assurer que le message est clair et net, les notes, qui sont maintenant au niveau de celles du Pérou, de la Colombie et du Turkménistan sur l’échelle de solvabilité de l’agence basée à Pékin, ont également eu des perspectives négatives.

Dans un communiqué publié mardi, Dagong a averti que la dépendance croissante des États-Unis à l’égard de la dette pour stimuler le développement nuirait à sa solvabilité. Cité par Reuters , Dagong a fait une référence spécifique au paquet fiscal du président Donald Trump, qui devrait ajouter 1,4 billion de dollars  en plus des 20 billions de dette nationale sur une décennie.

PEKIN, 16 janvier (Reuters) – L’agence de notation chinoise  Dagong a dégradé mardi la note souveraine des Etats-Unis de A- à BBB+ avec perspective négative, en raison de la hausse de la dette publique américaine.

La dépendance croissante à un mode de développement économique fondé sur l’endettement va continuer à miner la solvabilité du gouvernement fédéral américain, estime l’agence de notation.

La réforme fiscale promulguée en décembre par le président Donald Trump pourrait se traduire par une augmentation sur les 10 prochaines années de 1.400 milliards de dollars de la dette fédérale qui atteint actuellement 20.000 milliards de dollars.

« La solvabilité virtuelle du gouvernement fédéral deviendra vraisemblablement le détonateur de la prochaine crise financière », prévient Dagong qui estime que les autorités américaines seront contraintes de relever fréquemment le plafond de la dette.

« Les réductions massives d’impôts réduisent les capacités de remboursement de la dette du gouvernement fédéral, affaiblissant de ce fait encore plus la base de remboursement de la dette du gouvernement fédéral », ajoute l’agence de notation.

Les agences de notation internationales Fitch et Moody’s accordent leur note la plus élevée – AAA – à la dette souveraine américaine. Standard & Poor’s l’a abaissé d’un cran à AA+ depuis 2011.

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Publié par le 16 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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La dé-dollarisation se poursuit : la Chine et l’Iran éliminent le billet vert du commerce bilatéral

« La boucle de la dé-dollarisation est bouclée. Ce qui a commencé par des échanges entre la Russie et l’Iran, puis entre la Russie et la Chine, se termine par les échanges entre l’Iran et la Chine »

« Plus Washington se déchaîne contre ceux qui ne veulent pas s’incliner devant l’ordre mondial unipolaire, plus le reste du monde se rebiffe. À l’aube du lancement de son contrat à terme sur le pétrole, la Chine intensifie son programme de dé-dollarisation en cherchant un accord bilatéral rial-yuan avec l’Iran.

À titre de rappel, rien ne dure éternellement…

L’ancien économiste en chef de la Banque mondiale veut remplacer le dollar américain par une super-monnaie mondiale unique, affirmant que cela va créer un système financier mondial plus stable. « La domination du billet vert est la cause première des crises financières et économiques mondiales », a déclaré Justin Yifu Lin à Bruegel, un groupe de réflexion sur la recherche politique basé à Bruxelles, ajoutant que « la solution à cela est de remplacer la monnaie nationale par une monnaie mondiale ».

La fin de l’hégémonie du dollar est inéluctable. Comme l’a dit le président russe Vladimir Poutine il y a presque deux mois lors du sommet des BRIC à Xiamen :

« La Russie partage les inquiétudes des pays du BRICS quant à l’injustice de l’architecture financière et économique mondiale, qui ne tient pas compte du poids croissant des économies émergentes. Nous sommes prêts à collaborer avec nos partenaires pour promouvoir les réformes de la réglementation financière internationale et surmonter la domination excessive d’un nombre limité de monnaies de réserve. »

Comme l’a récemment noté Pepe Escobar, « surmonter la domination excessive du nombre limité de monnaies de réserve » est la manière la plus polie de qualifier ce dont les BRICS ont discuté depuis des années, à savoir, comment contourner le dollar américain, ainsi que le pétrodollar.

Beijing est prêt à intensifier le jeu. Bientôt, la Chine lancera un contrat à terme sur le pétrole brut libellé en yuans et, comme le rapporte Russia Today, Téhéran et Pékin sont déterminés à éviter l’utilisation du dollar américain comme monnaie de règlement dans leurs échanges, selon un rapport du quotidien économique iranien Financial Tribune.

Le sujet de la dé-dollarisation a été soulevé lors d’une réunion entre le principal conseiller politique du gouvernement chinois, Chen Yuan, et les responsables de la banque centrale iranienne à Téhéran. Selon le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Valiollah Seif :

« L’accord monétaire bilatéral rial-yuan peut avoir un rôle important dans l’augmentation du volume des échanges entre les deux pays et, à cet égard, nous avons mené une série de négociations avec le président de la banque centrale de la République de Chine. »

Téhéran a poursuivi son objectif d’éliminer le dollar dans son commerce et a essayé de signer des accords d’échange de devises avec quelques pays ciblés.

Chen a dit que l’Iran et la Chine devraient développer leurs liens bancaires et ont également souligné l’injustice du système financier existant, dominé par quelques pays développés. Il a ajouté, cité par le quotidien financier iranien, que les autres nations feraient mieux si ce système injuste était éliminé :

« Nous pourrions utiliser l’expérience des pays européens avec l’euro en tant que monnaie commune entre de nombreux pays, et qui n’est pas exclusivement contrôlée par un seul pays. Mais d’ici là, nous devons utiliser le maximum de capacités disponibles pour étendre nos relations bancaires. »

Comme Federico Pieraccini l’a déjà noté, jusqu’à il y a quelques décennies, toute idée de s’éloigner du pétrodollar était considérée comme une menace directe à l’hégémonie mondiale américaine, nécessitant une réponse militaire. En 2017, compte tenu du déclin de la crédibilité des États-Unis à la suite de guerres contre des pays plus petits – évitant de se frotter à des pays comme la Russie, la Chine et l’Iran qui ont des capacités militaires auxquelles les États-Unis n’ont pas fait face depuis plus de soixante-dix ans – la récession générale du système basé sur le dollar s’installe dans de nombreux pays.

Ces dernières années, il est devenu évident pour de nombreuses nations opposées à Washington que la seule manière de contenir de manière adéquate les retombées de l’effondrement de l’empire américain est d’abandonner progressivement le dollar. Cela permet de limiter la capacité de dépenses militaires de Washington en créant les outils de rechange nécessaires dans les domaines financier et économique qui élimineront la domination de Washington. C’est essentiel dans la stratégie russo-sino-iranienne pour unir l’Eurasie et ainsi mettre les États-Unis hors-jeu.

La dollarisation pour Pékin, Moscou et Téhéran est devenue une priorité stratégique. L’élimination de la capacité de dépense illimitée de la Fed et de l’économie américaine entraînera la limitation de l’expansion impérialiste américaine et réduira la déstabilisation mondiale. À l’abri de la puissance militaire américaine, employée habituellement pour renforcer et imposer l’utilisation des dollars américains, la Chine, la Russie et l’Iran ont ouvert la voie à d’importants changements dans l’ordre mondial.

Les États-Unis se sont tiré une balle dans le pied en accélérant ce processus par l’exclusion de l’Iran du système SWIFT – ouvrant la voie à l’alternative chinoise, connue sous le nom de CIPS − et en imposant des sanctions à des pays comme la Russie, l’Iran et le Venezuela. Cela a également accéléré l’exploitation minière et l’acquisition d’or physique par la Russie et la Chine, ce qui est en contraste direct avec la situation aux États-Unis, accompagnée de rumeurs selon lesquelles la Fed ne posséderait plus d’or. Ce n’est pas un secret que Pékin et Moscou visent une monnaie adossée à l’or si le dollar devait s’effondrer. Cela a poussé les pays intransigeants à commencer d’opérer dans un environnement non dollar et à travers des systèmes financiers alternatifs. Pour la Chine, l’Iran et la Russie, ainsi que d’autres pays, la dédollarisation est devenue une question urgente ».

Tyler DurdenZeroHedge, le 11 décembre 2017

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

 
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Publié par le 26 décembre 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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«La Chine a gagné»

« La Chine a gagné »

Moi je dirais que la chine est en train de gagner . Car ce n’est pas fini !! Le plan Chinois pour le Monde est assez vaste, et on l’a beaucoup décrypté ici sur ce blog . La Chine prépare rien de moins que le casse du siècle !! Z .

C’est rien de moins que le titre de couverture de l’influent magazine Time de novembre. Suivi d’un point final. L’article intérieur établit la supériorité d’une économie où les décisions sont centralisées et incontestées, où l’Etat et ses banques viennent en soutien direct aux entreprises publiques et privées. Il voit le risque que l’Empire du Milieu, devenu le plus puissant acteur de l’économie globale, occupe seul le devant de la scène internationale, profitant du retranchement de l’Amérique de Donald Trump. 

Tout en reconnaissant le déficit démocratique du modèle, on ne peut qu’être d’accord avec Time, dans le sens où c’est le modèle chinois qui semble avoir gagné la partie. En effet, le capitalisme d’Etat se propage de par le monde, adopté par des puissances qui comptent, pour le meilleur et pour le pire.

D’abord avec la Russie de Vladimir Poutine, qui s’est muée en modèle fortement centralisé depuis la purge menée par l’homme fort de Moscou contre les influents oligarques du pétrole et des matières premières, puis avec son arrivée en force sur la scène internationale. Sa vision géostratégique eurasienne s’inspire d’une notion de zone d’influence comparable à la vision de la «Route de la soie» chinoise. On voit aussi l’Inde et la Turquie s’inscrire dans ce modèle d’économie dirigée.

A présent arrive l’Arabie saoudite. Riyad, qui s’est rapproché de Pékin en mars au gré de 65 milliards de dollars de contrats de coopération, voit des intérêts avec Moscou via une diplomatie pétrolière commune et pour négocier un compromis autour de la Syrie. Le nouveau leader saoudien, autoritaire, centralisateur, est déterminé à reprendre le contrôle des fleurons de l’économie. Ce qui se dessine à la tête du royaume wahhabite, depuis l’arrestation des 11 princes, est une redéfinition du contrat entre politique et économie vers un contrôle accru de la première sur la seconde.

Une centralisation à marche forcée pour une économie qui n’a peut-être pas le choix, en raison du risque de faillite qu’encourt la maison des Saoud, ruinée par les faibles prix du pétrole et le coût de la paix sociale visant à calmer les esprits pour prévenir des soulèvements populaires. Le prince Mohammed ben Salmane, successeur désigné de son père le roi Salmane, qui supervisera l’allocation future des 100 milliards de dollars issus de l’entrée en bourse des 5% du géant pétrolier étatique Aramco, semble déterminé à gouverner de plus en plus seul, tout en écartant les puissants émirs rivaux. Cela rappelle étrangement la chasse de Poutine contre les oligarques qui avaient acquis un pouvoir démesuré.

De même que la Chine a d’abord promulgué sa loi «anticorruption», puis décidé de limiter fortement les investissements de ses ressortissants à l’étranger, afin d’orienter les capitaux chinois vers le marché domestique, de même l’Arabie a lancé son opération «anticorruption» et semble décidée à rediriger vers le pays les milliards disséminés par ses princes milliardaires partout dans le monde, qui bénéficient à tout sauf à l’économie saoudienne. Un nouveau patriotisme qui promet de s’exercer avec poigne.

Le mimétisme a changé de camp 

La nouvelle prédominance du modèle de capitalisme centralisé met à mal la vision occidentale selon laquelle toutes ces économies émergentes auraient fatalement dû embrasser la démocratie libérale, entamer des «réformes de marché», «ouvrir» leur économie, faire évoluer leurs institutions vers un modèle multipartite. En réalité, le capitalisme d’Etat, dans lequel la puissance politique est doublée de celle de l’économie, est celui qui est imité par des puissances occidentales, qui défendent plus ouvertement que jamais leurs intérêts nationaux.

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Publié par le 14 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Comment la Chine se prépare à la confrontation avec les USA

Comment la Chine se prépare à la confrontation avec les USA
La confrontation USA – Chine est une confrontation de chaque jour, qui est susceptible de dégénérer un jour pas si lointain, peut être sur un malentendu, peut être car c’est inévitable .  Mais une chose est sure, viendra un moment où la guerre entre les 2 super puissances va forcément s’accélérer et prendre une toute autre tournure/ampleur .  Car il n’y a de la place que pour un . Z 

D’un point de vue purement technique, une confrontation hypothétique entre la Chine et les USA pourrait commencer dès demain: les deux pays disposent d’un nombre suffisant d’armements et affichent régulièrement leur détermination et leur capacité à «aller jusqu’au bout».

Cependant les conséquences d’un tel conflit armé, même mineur, pourraient être irréparables.

Les experts militaires américains notent régulièrement depuis 2015 que les relations entre les États-Unis et la Chine ont franchi le «point de non-retour» et que chaque démarche de l’administration présidentielle américaine doit être «minutieusement réfléchie».

Hormis les leviers purement économiques de pression sur la Chine, les USA ont commencé à afficher leur présence militaire en Asie. Ce qui a provoqué des contre-mesures: Pékin a nettement renforcé ses propres forces armées et a commencé à développer des technologies militaires avancées.

En 2017, la crise dans les relations entre ces deux pays s’est traduite dans les déclarations de leurs représentants officiels. En mai, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Chine Lu Kang a appelé les USA à «cesser leurs provocations en mer de Chine méridionale» et à «respecter l’intégrité territoriale de la Chine». Cette déclaration faisait suite à l’apparition du destroyer USS Dewey dans la zone de 20 km de la mer de Chine méridionale située près de l’archipel des Spratleys qui fait l’objet de longs litiges territoriaux entre différents pays de la région.

La construction active de la flotte chinoise, comprenant non seulement des navires de différentes classes mais également des sous-marins polyvalents, n’est qu’une partie du programme militaire national A2/AD visant à «restreindre et interdire l’accès et les manœuvres» des forces navales et aériennes étrangères.

Les militaires chinois mettent l’accent sur les actions défensives: en effet, les compagnies du pays créent, testent et fabriquent des systèmes dotés essentiellement de missiles de croisière antinavires à grande portée.

Un éventuel conflit local ne se limiterait certainement pas à des actions purement défensives. Selon les experts, un scénario très négatif est envisageable, dans lequel la Chine détruirait les bases d’appui et les sites militaires proches des USA dans la région. Fin octobre, la revue américaine Defense News a rapporté que pendant les derniers exercices l’aviation chinoise s’était entraînée à détruire des sites similaires à la base aérienne des USA sur l’île de Guam.

La probabilité d’un passage du conflit entre Washington et Pékin à une phase chaude est très improbable, pensent les experts. Si des opérations militaires étaient lancées, il n’y aurait pas de gagnants: les unités opérationnelles de la marine et l’aviation des USA, représentant la «pointe de la lance» seraient détruits, et après l’ordre de riposte les principaux sites militaires américains dans la région pourraient être rayés de la surface de la Terre, y compris la base navale de Yokosuka au Japon et la base aérienne Andersen de Guam.

La préparation impressionnante de la Chine à une éventuelle invasion garantit pour l’instant le recours aux méthodes diplomatiques pour régler la plupart des situations conflictuelles en Asie-Pacifique. Mais sa revendication du statut de principale puissance dans la région ne convient pas aux États-Unis, habitués à la domination globale dans pratiquement toutes les régions du monde.

Zvezda la chaîne

source 

 

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La Chine teste des armes qui peuvent atteindre les Etats-Unis en 14 minutes

La Chine teste des armes qui peuvent atteindre les Etats-Unis en 14 minutes
Une soufflerie hypersonique secrète, surnommée «Hyper Dragon», est en train de révéler aux experts de nombreux faits que les Américains n’ont pas découverts », déclare un chercheur chinois dans un documentaire de propagande …

Vidéo

Stephen Chen, de South China Morning Post, rapporte que la Chine construit la soufflerie la plus rapide du monde pour simuler un vol hypersonique à des vitesses allant jusqu’à 12 kilomètres par seconde.

Un véhicule hypersonique volant à cette vitesse à partir de la Chine pourrait atteindre la côte ouest des États-Unis en moins de 14 minutes.

Zhao Wei, un scientifique de haut niveau travaillant sur le projet, a déclaré que les chercheurs avaient l’intention de faire fonctionner l’installation d’ici 2020 pour répondre à la demande pressante du programme de développement d’armes hypersoniques de la Chine.

« Cela stimulera l’application technique de la technologie hypersonique, principalement dans les secteurs militaires, en reproduisant l’environnement des vols hypersoniques extrêmes, afin que les problèmes puissent être découverts et résolus sur le terrain », a déclaré Zhao, directeur adjoint du State Key Laboratory of High Temperature Gas Dynamics à l’académie des sciences chinoise à Beijing.

Les essais au sol permettront de réduire considérablement le risque de défaillance lorsque les vols d’essai des avions hypersoniques commenceront.

La soufflerie la plus puissante au monde est actuellement l’usine américaine LENX-X à Buffalo, dans l’état de New York, qui fonctionne à des vitesses allant jusqu’à 10 kilomètres par seconde, soit 30 fois la vitesse du son.

Les avions hypersoniques sont définis comme des véhicules qui voyagent à des vitesses de Mach 5, cinq fois la vitesse du son, ou plus.

L’armée américaine a testé le HTV-2, un avion sans pilote à Mach 20 en 2011, mais le vol hypersonique n’a duré que quelques minutes avant que le véhicule ne s’écrase dans l’océan Pacifique.

En mars, la Chine a effectué sept vols d’essai réussis de son planeur hypersonique WU-14, également connu sous le nom de DF-ZF, à des vitesses comprises entre Mach 5 et Mach 10.

D’autres pays, dont la Russie, l’Inde et l’Australie, ont également testé certains prototypes de l’avion, qui pourraient être utilisés pour porter des missiles, y compris des armes nucléaires.

« La Chine et les Etats-Unis ont commencé une course hypersonique », déclare Wu Dafang, professeur à l’université de Beihang à Beijing, qui a reçu un prix national de la technologie pour l’invention d’un nouveau bouclier thermique utilisé sur les véhicules hypersoniques en 2013 .

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Wu a travaillé sur le développement de missiles de croisière hypersoniques, d’un véhicule spatial pour le proche espace, de drones à grande vitesse et diverses autres armes pour l’Armée populaire de Libération.

Il dit qu’il y avait un certain nombre de souffleries hypersoniques en Chine continentale qui avaient contribué à assurer le taux de réussite élevé de ses tests d’armes hypersoniques.

La nouvelle soufflerie sera «l’une des installations d’essai au sol les plus puissantes et les plus avancées au monde pour les véhicules hypersoniques», a déclaré Wu, qui n’était pas impliqué dans le projet.

« C’est vraiment une bonne nouvelle pour nous. J’attends son achèvement avec impatience « , a-t- il ajouté.

Dans le nouveau tunnel, il y aura une chambre d’essai avec de la place pour des modèles d’avions relativement grands avec une envergure de près de trois mètres.

Pour générer un flux d’air à des vitesses extrêmement élevées, les chercheurs feront exploser plusieurs tubes contenant un mélange d’oxygène, d’hydrogène et d’azote pour créer une série d’explosions capables de décharger un gigawatt d’électricité en une fraction de seconde, selon Zhao.

Cela représente plus de la moitié de la capacité totale de production d’électricité de la centrale nucléaire de Daya Bay à Guangdong.

Les ondes de choc, canalisées dans la chambre d’essai à travers un tunnel métallique, vont envelopper le véhicule prototype et augmenter la température sur son corps à 8 000 Kelvins, soit 7 727 degrés Celsius, a indiqué Zhao.

C’est presque 50% plus chaud que la surface du soleil.

Le véhicule hypersonique doit donc être recouvert de matériaux spéciaux avec des systèmes de refroidissement extrêmement efficaces à l’intérieur de la cellule pour dissiper la chaleur, sinon il pourrait facilement dévier de leur trajectoire ou se désintégrer lors d’un vol de longue distance.

Le nouveau tunnel serait également utilisé pour tester le scramjet, un nouveau type de réacteur conçu spécialement pour les vols hypersoniques. Les réacteurs traditionnels ne sont pas capables de gérer les débits d’air à de telles vitesses.

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Zhao a indiqué que la construction de la nouvelle installation serait dirigée par la même équipe qui a construit JF12, un tunnel d’hyper-vitesse produite par les chocs dus à des détonations à Pékin, capable de reproduire les conditions de vol à des vitesses allant de Mach 5 à Mach 9 à des altitudes comprises entre 20 et 50 kilomètres.

L’an dernier, Jiang Zonglin, développeur principal de la JF12, a remporté le prix annuel Ground Test Award décerné par l’Institut américain d’aéronautique et d’astronautique pour avoir fait progresser les «installations d’essais hypersoniques de pointe à grande échelle».

La conception JF12 de Jiang «n’utilise aucune pièce mobile et génère une durée de test plus longue et un flux d’énergie plus élevé que les tunnels plus traditionnels», selon l’institut américain.

Selon les rapports des médias officiels, le tunnel JF12 a fonctionné à pleine capacité avec un nouveau test tous les deux jours depuis son achèvement en 2012, le rythme du développement des armes hypersoniques ayant considérablement augmenté ces dernières années.

Dans un article publié dans le journal National Science Review le mois dernier, Jiang a déclaré que l’impact des vols hypersoniques sur la société pourrait être « révolutionnaire ».

« Avec des avions hypersoniques dans l’usage pratique, un vol de deux heures vers n’importe quel endroit du monde sera possible », tandis que le coût des voyages dans l’espace pourrait être réduit de 99% grâce à la technologie spatiale réutilisable, a écrit Jiang.

« Le vol hypersonique est, et dans un avenir prévisible, le moteur de la sécurité nationale, ainsi que du transport civil et de l’accès à l’espace », a-t- il ajouté.

La vitesse de sortie, ou la vitesse minimale nécessaire pour quitter la Terre, est de 11 kilomètres par seconde.

Zero Hedge

 
 

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Supercalculateurs : la Chine devient la première puissance informatique du monde

La Chine est devenue le pays qui a la plus importante puissance de calcul avec le parc le plus important de supercalculateurs !

“Selon Top 500, qui liste tous les trois mois les supercalculateurs les plus puissants du monde, la Chine est devenu le numéro 1 mondial en puissance de calcul cumulée.”

Si cela fait deux ans que l’empire du Milieu peut se targuer d’avoir l’ordinateur le plus puissant du monde, c’est la première fois que la Chine passe devant les États-Unis dans la puissance de calcul disponible, et en plus elle détient plus de supercalculateurs que les États-Unis avec 202 pour Pékin contre 143 seulement pour les USA.

Plus surprenant, la progression de la Chine est fulgurante car il y a 6 mois, les Américains détenaient 169 supercalculateurs contre 160 pour les Chinois. En quelques mois, le rapport de force s’est totalement inversé.

Cela veut dire que la montée en gamme de la Chine vient de connaître un nouveau tournant, et s’imaginer que les Allemands n’ont rien à craindre de l’industrie chinoise est une chimère, d’ailleurs c’est assez symptomatique de voir le télescopage de ces deux informations.

Siemens licencie massivement au moment où la Chine devient le leader de la puissance de calcul.

Charles SANNAT.

Source Challenges ici

 
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Publié par le 17 novembre 2017 dans général, International, Sciences

 

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Le lancement du «petro-yuan» dans deux mois par la Chine sonne le glas de la domination du dollar

Le lancement du «petro-yuan» dans deux mois par la Chine sonne le glas de la domination du dollar
L’un des plus grands importateurs d’énergie au monde, la Chine, est sur le point de lancer un contrat pétrolier libellé en yuan dès cette année. Les analystes qualifient ce plan, annoncé par Pékin en septembre, d’énorme coup porté contre la domination mondiale du dollar.

Le petro-yuan, comme on l’appelle, est un « coup de semonce » pour les investisseurs qui n’ont pas prêté attention aux plans chinois, selon Adam Levinson, directeur de Graticule Asset Management Asia, cité par Bloomberg.

Plus tôt cette année, le gouvernement chinois avait annoncé son intention de lancer un contrat à terme sur le pétrole brut, évalué en yuan et convertible en or. Le contrat permettra aux partenaires commerciaux du pays de payer avec de l’or ou de convertir le yuan en or sans avoir besoin de garder de l’argent en actifs chinois ou de le convertir en dollars américains.

Le nouvel indice devrait permettre aux exportateurs, tels que la Russie, l’Iran ou le Venezuela, d’éviter les sanctions américaines en vendant du pétrole en yuan.

L’analyste a déclaré que le nouveau contrat pourrait servir d’outil de couverture pour les sociétés chinoises, et de soutenir des plans plus larges du gouvernement visant à étendre l’utilisation de la monnaie nationale dans les règlements commerciaux.

Selon M. Levinson, les sociétés chinoises pourraient devenir des investisseurs de premier plan dans l’offre publique initiale de l’Arabie Saoudite pour son géant pétrolier national, Saudi Aramco.

Dans le même temps, certains analystes sont sceptiques à propos de ce plan ambitieux de la Chine de créer son propre indice de référence.

 » Ce n’est pas un évènement qui change la donne – du moins pas encore. Mais c’est un autre indicateur du début du déclin glacial, et j’insiste sur le mot glacial, du dollar « , déclare Gal Luft, co-directeur de Analysis of Global Security, cité par CNBC.

La fin de l’hégémonie du dollar américain a été l’essentiel de ce message du président russe Vladimir Poutine :

« La Russie partage les inquiétudes des pays BRICS face à l’injustice de l’architecture financière et économique mondiale, qui ne tient pas compte du poids croissant des économies émergentes. Nous sommes prêts à travailler avec nos partenaires pour promouvoir les réformes de la réglementation financière internationale et surmonter la domination excessive d’un nombre limité de monnaies de réserve « , a déclaré M. Poutine il y a deux mois lors du sommet des BRIC à Xiamen.

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Publié par le 26 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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