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LA BULLE IMMOBILIÈRE MONDIALE GROSSIT, PRENEZ VOS PRÉCAUTIONS

 © JDN

Prix immobilier 2017 : le point en France et dans le monde

En France, la presse s’extasie sur la progression des prix de l’immobilier à Paris (+3% en 2016), mais dans l’index des métropoles mondiales publié par Knight Frank, la capitale française n’arrive qu’en 103e position ! Ce classement montre une véritable flambée des prix de l’immobilier résidentiel dans les grandes métropoles, et voici une véritable information dont on ne parle pas suffisamment. L’index global est passé de 3% au 2e trimestre 2015 à 6,5% au 4e trimestre 2016, soit une progression enviable au moment où les taux d’intérêt tombent vers le zéro de la mort clinique. Combien de placements proposent un tel rendement aujourd’hui ?

Mais justement, ne faut-il pas s’inquiéter d’une rentabilité aussi élevée, n’est-ce pas l’indice d’une bulle ? La croissance est largement tirée par les villes chinoises qui trustent neuf des dix premières places du classement ! Nankin arrive en tête avec 41,1% de progression des prix en 2016, suivi de Wuxi (+35,7%), Shanghai (+31,7%), jusqu’à Guangzhou (9e avec +24,3%), puis Wellington (Nouvelle-Zélande, +23,7%) en dixième position. Au niveau régional, les prix progressent en Asie, en Amérique du Nord et en Europe, L’Amérique latine, la Russie et l’Afrique restant à l’écart.

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La baisse des taux d’intérêt explique principalement cette flambée des prix, dans un secteur plutôt habitué à évoluer à la vitesse d’un paquebot. En Chine, en Europe, aux Etats-Unis, les taux sont bas, contrairement à l’Amérique latine, la Russie et l’Afrique. Mais il faut aussi un minimum de croissance économique et une demande en hausse, ce qui explique les piètres performances du Japon, de l’Italie (les prix baissent à Rome, Milan, Gènes) ou de la France.

Par contre, Oslo (12e avec +21,7%), Toronto (13e avec +19,8%), Budapest (15e avec +19%) ou Amsterdam (+14,5%) cartonnent. La Chine cumule les avantages, si l’on peut dire, avec des taux faibles, une croissance encore significative, un système bancaire surendetté inspirant la défiance, et l’impossibilité d’investir à l’étranger à cause du contrôle des changes. Résultat, il reste l’immobilier, et l’or bien sûr dont les Chinois sont friands.

Voilà qui ressemble sacrément à une bulle. Les autorités chinoises s’en inquiètent et mettent en place, depuis le début de l’année, des restrictions à l’achat dans plusieurs villes. Les prix finissent par décrocher ici ou là, mais on casse le thermomètre sans traiter les raisons de fond. Un atterrissage en douceur est-il possible ou la bulle va-t-elle éclater, en Chine et ailleurs ? La Banque centrale allemande a demandé plusieurs fois à la BCE d’arrêter son plan de rachat d’actifs (60 milliards d’euros par mois), voyant poindre le retour de l’inflation, notamment dans l’immobilier à Berlin et à Munich (le classement Knight Frank ne cite pas de villes allemandes). En août 2016, la Commerzbank a déclaré que « le boom de l’immobilier prend les traits d’une bulle, car les prix se détachent de plus en plus des facteurs fondamentaux. »

Un peu partout dans le monde, la bulle immobilière grossit, et les signaux d’alerte également, que ne s’enclenche ou pas une remontée des taux. Il serait prudent, pour les investisseurs immobiliers, de prendre en compte l’or physique afin de s’éviter de sérieuses déconvenues.(source)

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Publié par le 13 avril 2017 dans économie, général, International

 

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« Quand la bulle de la dette éclatera, des millions de personnes mourront »

global-crisis

Il peut être difficile de comprendre les répercussions susceptibles de faire suite à un effondrement de l’économie globale et des marchés des actions et de la dette. Bien que nous soyons conscients qu’un sérieux évènement financier fasse aujourd’hui son approche, il demeure déconcertant et quelque peu stressant de déterminer comment il impactera nos vies et d’établir une stratégie appropriée pour en mitiger les conséquences.

Les questions que se posent les Américains au sujet de l’effondrement à venir sont très nombreuses, mais les réponses ne se bousculent pas. Est-il sage de garder de l’argent sur mon plan d’épargne retraite ? Quelles sociétés cotées en bourse sont susceptibles de résister à la récession ? L’or et l’argent auront-ils encore de la valeur quand le système tout entier se sera effondré ? Quelles quantités de nourriture dois-je accumuler en prévision d’une suspension des flux commerciaux ? Y aura-t-il des émeutes dans ma ville ?

Dans l’interview ci-dessous avec X22 Report Spotlight, l’analyste et intellectuel anticonformiste Greg Mannarino, de chez Traders Choice, nous explique succinctement les défis auxquels nous faisons face en tant qu’individus et en tant que nation. Il ne mâche pas ses mots et va droit au but : la dette est hors de contrôle.

Comme l’explique Mannarino, nous faisons face à un évènement si sérieux qu’il impactera tous les habitants de la Terre. Mais avant de nous y préparer, il nous faut comprendre ce qui se passera, et ce à quoi ce scénario catastrophe pourra ressembler :

Les banques centrales… en adoptant un modèle économique basé sur la dette, qui nécessite l’emprunt de sommes de plus en plus importantes au futur pour maintenir le niveau de vie actuel, ont créé un univers alternatif qui ne pourrait pas exister autrement. Si nous n’avions pas accès à ces financements et à cet endettement, notre mode de vie serait très différent de ce qu’il est aujourd’hui.

La conséquence en a été une explosion démographique… qui s’est développée en parallèle à l’explosion de la dette. C’est une situation incroyable !

Quand la bulle de la dette éclatera, nous traverserons également une correction démographique. C’est une certitude mathématique.

Des millions de personnes mourront de par le monde quand éclatera la bulle de la dette. Et je dis bien quand, pas si…

Les ressources se feront si rares que de plus en plus de pays se déclareront mutuellement la guerre. Les gens se démèneront… ils feront tout leur possible pour survivre… pour survenir à leurs propres besoins et à ceux de leur famille.

Il n’y aura pas d’échappatoire.

Remettons les choses dans leur contexte. Les banques centrales du monde, en établissant des taux d’intérêt négatifs, ont renversé le système financier tout entier. Elles sont désespérées à ce point. Elles demandent aux gens de verser de l’argent pour déposer de l’argent auprès de ces institutions.

Ça ne marchera pas. Et comment pourrait-il en être autrement ?

Voilà qui devrait nous apprendre à tous l’imminence de cette catastrophe.

Comme le note Mannarino, il devrait être évident que nous soyons aujourd’hui à l’aube d’une implosion du système de la dette sur lequel sont établies nos structures sociétales. Quand ce système s’effondrera, il en ira de même pour la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

J’espère évidemment que Mannarino se trompe. Mais s’il se trouve avoir raison, alors nous avançons aujourd’hui vers un évènement qui pourrait nous mener à une explosion de la bulle démographique, un évènement contre lequel nous a mis en garde Michael Ruppert il y a cinq ans :

Il ne reste plus que deux bulles qui attendent aujourd’hui d’exploser. Il s’agit de la bulle chinoise et de la bulle démographique. Après que la bulle chinoise aura éclaté, il en ira de même pour la bulle démographique.

La semaine dernière, nous avons souligné un rapport qui suggère que, d’ici à 2025, la population des Etats-Unis pourrait se trouver réduite de 78% en conséquence d’une crise globale telle que celle décrite par Mannarino.

L’expansion du commerce, de la production de nourriture, de l’énergie et du logement survenue ces cinquante dernières années a été le résultat de l’expansion du crédit, et donc de la dette. Une fois que les marchés du crédit se renverseront et que la population, déjà incapable de rembourser ses propres prêts, ne pourra plus supporter davantage de dette, le système s’effondrera.

Pour nous donner une idée, bien que de plus petite échelle, de ce à quoi pourra ressembler cet effondrement, il nous suffit de regarder ce qui s’est passé en Grèce ces dernières années. Les marchés du crédit se sont retrouvés paralysés et que le gouvernement, les entreprises locales et la population n’ont plus pu obtenir de prêts et le commerce s’est retrouvé au point mort. Il est devenu très difficile de trouver un emploi, l’accès aux médicaments s’est trouvé réduit, les gens en ont été réduits à se battre pour de la nourriture, et, dans tout le pays, les réseaux électriques ont pratiquement été coupés.

Nous avons vu, en Grèce, ce qui arrive à une nation prospère une fois que l’argent cesse d’affluer. Par chance, parce que la Grèce n’était qu’un pays au sein de l’Union européenne, les pouvoirs en place ont pu garder le contrôle sur l’effondrement, comme on superviserait la démolition d’un bâtiment.

Mais que se passerait-il si un tel scénario se développait à l’échelle globale, comme le pense Mannarino ?

Qui volerait à notre rescousse ?

Pour ce qui concerne le lendemain immédiat, la réponse est « personne ». Les gens devraient se débrouiller seuls.

Si le pire scénario venait à se produire et que le marché global de la dette aux plusieurs trillions de dollars venait à s’effondrer, la conséquence immédiate en serait un mouvement de panique, qui se transformerait rapidement en vague de colère à mesure que les gens réaliseraient qu’aucune aide n’est en chemin. Comme l’a noté Mannarino, le monde deviendrait Baltimore.

Comment vous préparer à un tel scénario ?

  • Il vous faut tout d’abord commencer par accumuler des ressources essentielles – de la nourriture et des médicaments.
  • Ainsi que disposer d’une source d’eau potable et d’énergie, parce qu’au milieu d’une crise, les employés des services des eaux et des réseaux électriques resteront chez eux, tout comme vous, pour protéger leur famille.
  • Disposez également d’un moyen de vous défendre. Quand le monde deviendra Baltimore, la police ne répondra à plus aucun appel.

Dans son livre The Prepper’s Blueprint, Tess Pennington établit une stratégie de préparation destinée à couvrir plusieurs niveaux d’urgence, depuis les urgences immédiates d’une durée de deux à huit semaines jusqu’à des évènements de long terme, pouvant durer une année ou plus.

Si vous manquez de vous y préparer, vous et votre famille serez directement exposés aux émeutes, aux pillages et à la violence qui accompagneront l’effondrement du système.

Quand un désastre de grande échelle se produit de manière inattendue, les valeurs sociales se désintègrent, et le crime et le chaos deviennent partie intégrante de la vie de tous les jours. Ce sont les individus, et non le désastre lui-même, qui créent ces éclatements de l’ordre social. Malheureusement, certains de ceux qui participent à la désintégration de la société perçoivent leur désespoir comme une raison suffisante pour voler aux autres. D’autres, par désespoir aussi, y participent pour subvenir aux besoins de leur famille.

Le désespoir ne connaît pas de limites. C’est là une condition humaine et une difficile vérité. Lorsqu’une personne se trouve dans une situation désespérée, elle est prête à tout pour obtenir ce dont elle a besoin pour survivre. C’est là la raison pour laquelle se préparer à un désastre.

Ne comptez pas seulement sur votre pays pour vous sauver. Si vous voulez de meilleures chances de survivre, il vous faudra prendre votre propre situation en main.

Espérer le meilleur ne vous mènera pas bien loin. Vous préparer au pire pourra vous sauver la vie.(source)

 
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Publié par le 6 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Etats-Unis : la bulle de plus de 1000 milliards de dollars sur les prêts automobiles commence à éclater

Et il n’y a pas que la bulle des prêts auto, il y a celle sur les prêts étudiants, celle des marchés actions, celle du marché obligataire, même me marché immobilier est dans une bulle 2.0 –  pour ne citer que les plus importantes . Nous sommes dans une économie de la bulle, totalement distordue par les politiques monétaires .  Reste à savoir laquelle explosera en 1er …

Est-ce que vous vous souvenez des subprimes qui avaient provoqué la dernière crise financière ?

Eh bien, cette fois-ci nous sommes confrontés à une crise des prêts automobiles à risque (ces « subprime auto loan » ou « prêts automobiles à risque » sont comme ceux de l’immobilier, ils sont souvent titrisés par les banques et redistribués aux investisseurs via divers produits financiers). Durant ces dernières années, les prêteurs automobiles étaient devenus de plus en plus agressifs, et étaient disposés à prêter de l’argent à des gens insolvables, qui n’avaient normalement pas les capacités d’acheter un nouveau véhicule. Tout comme avec les prêts hypothécaires à risque (Subprimes), cette stratégie semblait payante au début, mais maintenant la réalité économique commence à se faire sentir et de façon importante. Les taux de défaillance augmentent de plus de 10%, et les principaux prêteurs automobiles se préparent à des centaines de millions de dollars de pertes. L’Amérique croule sous les dettes, et nous sommes très certainement en train de récolter ce que nous avons semé.

La taille de ce marché de prêts automobiles est plus importante que vous ne pouvez l’imaginer. Un peu plus tôt cette année, la bulle sur les prêts automobiles avait dépassé le seuil des 1000 milliards de dollars pour la première fois

vehicule-loan-statementLes Américains n’ont jamais autant emprunté pour acheter des véhicules neufs et d’occasion, et les taux de défaillance à 30 et 60 jours ont augmenté au cours du deuxième trimestre, selon l’un des plus grands organismes d’évaluation du crédit aux Etats-Unis.

Le solde total de l’ensemble des prêts automobiles en circulation a atteint 1027 milliards de dollars entre le 1er Avril et le 30 Juin 2016. C’est le second trimestre consécutif où le montant total des prêts automobiles se situe au dessus de la barre des 1000 milliards de dollars, rapporte Experian Automotive.

Le montant moyen d’un prêt automobile vient également d’atteindre un niveau record. A 29.880 dollars, il se situe dorénavant juste en dessous des 30.000 dollars.

Afin d’essayer d’aider les gens à rembourser leur crédit, les prêteurs automobiles en sont maintenant rendus à rallonger la durée des remboursements à six voire même sept ans. A ce stade, c’est un peu comme si vous obteniez un prêt hypothécaire…

Mais même avec ces conditions assouplies, le remboursement mensuel moyen d’un prêt automobile vient d’atteindre un niveau record aux Etats-Unis avec499 dollars.

Tel est le montant moyen d’un remboursement mensuel pour un prêt automobile aux Etats-Unis. Pour moi, c’est tout à fait consternant, parce que seul un très faible pourcentage de riches Américains sont en capacité de rembourser chaque mois 499 dollars pour un prêt automobile.

De nombreuses familles américaines faisant partie de la classe moyenne ne gagnent qu’entre 3000 et 4000 dollars par mois (avant impôts). Qui peut croire qu’ils sont en mesure de rembourser un prêt automobile de 500 dollars chaque mois ?

Tout comme ce fût le cas avec les prêts hypothécaires à risque (subprimes), les gens sont lourdement impactés et fortement mis à contribution, et la conséquence sera catastrophique pour le système financier américain.

En Janvier 2016, Philippe Béchade était très déjà préoccupé par le secteur automobile américain qui ressemble à s’y méprendre à ce qu’était les subprimes avant que la crise financière n’éclate en juillet 2007.

 

Et déjà, les défaillances de paiement sur les prêts automobiles à risque augmentent à des niveaux très effrayants. En Juillet, les défaillances de paiement au delà de 60 jours ont augmenté de 13 % par rapport au mois précédent et ont augmenté de 17 % par rapport au même mois de l’année précédente.

Les défaillances sur les prêts automobiles ont augmenté de 12 % par rapport au mois précédent et ont augmenté de 21 % par rapport au même mois de l’année précédente.

Nous faisons face à une énorme crise, et les principaux prêteurs automobiles mettent de côté d’énormes quantités de liquidités afin d’essayer de couvrir ces pertes. Ce qui suit provient de USA Today

dollarsDans une publication trimestrielle de la Securities and Exchange Commission, Ford a déclaré que pour la première moitié de l’année 2016, elle avait provisionné 449 millions dollars pour des pertes sur créances, une augmentation de 34% par rapport à la première moitié de l’année 2015.

General Motors a signalé dans une publication similaire qu’elle avait mis de côté 864 millions de dollars pour pertes sur créances pour la première moitié de l’année 2016, ce qui équivaut à une hausse de 14% par rapport à la même période de l’année précédente.

Pendant ce temps là, d’autres grandes entreprises se sont également inquiétées au sujet de la santé économique du consommateur moyen américain. Il suffit de vérifier ce qu’avait déclaré l’autre jour, le directeur général de Dollar General, Todd Vasos, à ce sujet

33% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires

Je sais que lorsqu’on observe la population américaine dans son ensemble, on pourrait croire que les choses s’améliorent. Mais quand vous commencez vraiment à rentrer dans le détail et que vous regardez ce noyau de consommateurs qui ont un pouvoir d’achat plus faible et qui sont nos clients, et bien pour eux, je peux vous dire que les choses ne s’améliorent pas et au contraire, elles ont même tendance à se détériorer. Et la situation se détériore de plus en plus vite pour eux, puisque les loyers comme les soins de santé augmentent toujours plus rapidement.

Le marché boursier semble laisser croire que tout va bien (pour le moment), mais les très mauvais chiffres économiques racontent une histoire totalement différente. Ce que nous vivons en ce moment ressemble énormément à 2008, et cela inclut de grandes institutions qui pourraient s’effondrer sans prévenir. Ce mardi, nous avons appris que l’institut technique privé américain « ITT Technical Institute » avait immédiatement arrêté ses activités et qu’elle avait fermer tous ces campus. L’extrait de cet article provient du Los Angeles Times

itt-tech-shutdownLa société qui exploite cette chaîne d’écoles à but lucratif, l’une des plus importantes du pays, a annoncé qu’elle allait fermer définitivement tous ses campus à l’échelle nationale. Elle a pointé du doigt la récente décision du Département de l’Education des Etats-Unis qui interdit dorénavant à « ITT Technical Institute » d’inscrire de nouveaux élèves qui bénéficient d’une aide financière fédérale.

« Il y a deux trimestres, des rumeurs circulaient sur les problèmes qu’allaient rencontrer l’école, mais ils nous avaient expliqué que tous ceux qui étaient déjà inscrits seraient autorisés à terminer leurs formations », a déclaré Wiggins, qui travaille comme directeur adjoint dans une entreprise familiale de pièces automobiles et qui avec ITT espérait obtenir de nouveaux débouchés.

« Est-ce que je suis en colère ?… Oui, et je suis même plus qu’en colère »

Suite à cette fermeture, 35.000 étudiants se sont retrouvés d’un coup abandonnés à leur sort et environ 8000 employés ont perdu leur emploi.

Voilà ce qui arrive lors d’une crise économique majeure. N’importe quelle grande institution (ici le Département de l’Education des Etats-Unis) qui se retrouverait en difficulté peut du jour au lendemain prendre une décision qui mettra en péril tous ceux qui dépendaient directement d’elle. Dans les prochains mois, nous verrons beaucoup d’autres exemples comme celui-ci.

Déjà, certaines des plus grandes sociétés américainesont supprimé des milliers d’emplois en 2016. Ces licenciements massifs sont comme des signaux d’alerte avertissant que de grandes difficultés se profilent. Par conséquent, surveillez de près ces sociétés.

Pour tout vous dire, au départ, nous nous attendions (y compris moi-même) à un déclin économique bien plus rapide que ce que à quoi nous avons assisté jusqu’à maintenant. Mais une chose est sûre, c’est que ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Et il est indéniable que le décor est planté pour que la prochaine crise fasse passer celle de 2008 pour un simple pique nique. Notre dette publique a presque doublé depuis que Barrack Obama est arrivé à la Maison Blanche. La dette des entreprises a doublé, la dette sur les prêts étudiants a franchi le seuil des 1000 milliards de dollars, la dette sur les prêts automobiles a elle aussi franchi la barre des 1000 milliards de dollars, et la dette totale des ménages américains a franchi la barre des 12.000 milliards de dollars.

Nous vivons dans la plus grande bulle d’endettement de toute l’histoire, et de nombreux signaux indiquent que cette gigantesque bulle est en train de commencer à éclater. Et Lorsqu’elle finira vraiment par le faire, les conséquences seront bien pires que ce que la plupart des gens n’osent l’imaginer.

Source, via BB 

 
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Publié par le 9 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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Bill Bonner – Il faut faire éclater la bulle de dette

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Un boom économique qui n’est basé sur rien d’autre que de l’air chaud (du crédit factice sans ressources réelles) est frauduleux. Il ne nous mènera jamais à une croissance réelle — bien au contraire.

Les actions grimpent partout dans le monde. Parallèlement, il semble que l’économie américaine soit en baisse. Allez comprendre.

Par exemple, un indice de l’emploi créé par des économistes de la Fed… et surveillé de près par Janet Yellen… est en baisse depuis trois mois consécutifs. C’est la première fois depuis 2009. La Fed d’Atlanta ajoute que la croissance du PIB US au premier trimestre 2016 n’était que de 0,3%.

On n’est pas tout à fait en récession (généralement définie par deux trimestres consécutifs de croissance négative)… mais on n’en est pas loin.

Préparations

Si la récession ne se manifeste pas cette année, ce ne sera pas la première fois que nous nous serons trompé… ou que nous serons arrivé trop tôt. Mais malgré les affirmations que les autorités maîtrisent le cycle économique, une récession ne peut que se produire un jour ou l’autre.

Quand ce sera le cas, nous serons prêt… du moins ici, au ranch. Nous avons encore 700 têtes de bétail — coriace, mais mangeable. Nous avons quelques centaines de bouteilles de Malbec dans le depósito (la réserve). Nous avons du maïs et des tomates dans le jardin.

Que nous faut-il d’autre ?

Nous n’en savons rien — mais nous préférerions ne pas avoir à le découvrir.

Personne ne le veut. Mais parfois, de mauvaises choses arrivent. Et il est peu probable que les récessions aient été entièrement abolies.

Ceci étant dit, les récessions ne sont pas de mauvaises choses — pas selon nous.

C’est ainsi que la nature élimine les erreurs.

C’est lors des récessions que la partie « destruction » de la fameuse « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter entre en jeu.

La partie « créatrice » suit, mais on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Les entreprises à la marge… les mauvais investissements… les concurrents qui ne sont pas à la hauteur — tous doivent céder la place à de meilleures utilisations du capital à l’oeuvre.

Pourquoi ?

Croyez-le ou non, le capital est limité. Si on l’utilise pour de mauvais projets, on devient plus pauvre et non plus riche. Quels projets sont bons ? Quels projets sont mauvais ? Généralement une augmentation des taux d’intérêt réels (augmentant le coût de financement) est un bon moyen de vérifier. Une hausse des taux fait souffrir les finances des entreprises. Celles qui ne sont pas à la hauteur doivent s’effacer.

Les récessions ne sont pas nécessairement agréables. Mais elles sont aussi nécessaires que la puberté et les discussions sur le budget familial.

Bulle de dette

Nous faisons partie d’une minorité. La plupart des économistes craignent les récessions ; ils veulent les éviter de la pire des manières possibles.

Quelle est la pire manière possible d’éviter une récession ?

L’inonder d’argent !

La majorité des économistes sérieux réalisent que nous avons un problème sur les bras. La dette grimpe et grimpe… bien plus rapidement que l’économie qui doit la rembourser.

C’est une « bulle de dette » flottant dans une coutellerie.

Ces huit dernières années, par exemple, le gouvernement fédéral américain a ajouté 9 000 milliards de dollars à sa dette publique — plus qu’il n’en avait amassé lors des 246 années précédentes.

La dette totale a augmenté de 1 900 milliards de dollars aux Etats-Unis l’an dernier… alors que le PIB n’a augmenté que de 599 milliards. Cela a été pire encore pour le secteur privé : les entreprises ont contracté 793 milliards de dollars d’emprunts supplémentaires pour seulement 161 milliards de dollars de production additionnelle — cinq fois plus de dette que de croissance.

Certains analystes comme notre ami Richard Duncan, de MacroWatch, pense que nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à gonfler la bulle du crédit.

Il compare notre situation à celle d’un homme qui ferait un voyage en montgolfière. Soudain, il réalise que l’air chaud ne l’amène pas là où il souhaite aller.

Que peut-il faire ?

S’il chasse l’air chaud, la montgolfière tombera et il mourra. Pour survivre, il doit continuer à injecter de l’air.

D’autres économistes, comme Paul Krugman, croient aussi à l’air chaud. Ils appellent ça de la « demande ». Ils s’accrochent à la montgolfière, espérant que les injections de crédit augmenteront la croissance et rendront la dette plus supportable.

Plus d’air chaud

Nous sommes d’avis que tant Duncan que Krugman se trompent.

Un boom économique qui n’est basé sur rien d’autre que de l’air chaud (du crédit factice sans ressources réelles) est frauduleux. Il ne nous mènera jamais à une croissance réelle — bien au contraire.

La meilleure solution serait de faire éclater la bulle… puis de ramasser les morceaux. De toute façon, elle éclatera que nous le voulions ou non.

Nous croyons autant à la magie que le premier venu.

Mais le numéro commence à se faire vieux. La fumée se disperse. Les lapins ont disparu. Les paillettes et le glamour, le choc et l’étonnement, les beaux discours et les grands gestes — tous cèdent le pas à la réalité économique.

Nous commençons à y voir plus clair : la théorie de la Fed n’est rien d’autre que de l’air chaud. A présent, son argent bizarre fait une chose encore plus bizarre que la Fed l’imaginait : l’exact contraire que ce que les planificateurs centraux souhaitaient.

La vélocité de la devise est en chute libre. C’est grave. La vélocité suit le nombre de fois où chaque dollar est utilisé pour acheter quelque chose dans l’économie. La chute de la vélocité montre que les consommateurs et les entreprises réduisent leur train de vie… hésitent plus à investir… et conservent leurs dollars au lieu de les dépenser.

Ceci a un effet similaire à une réduction de la masse monétaire circulant pour les biens et les services. Les prix chutent. La déflation, en d’autres termes.

La bulle a une fuite. L’air chaud s’échappe.

Attention dessous…

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/bulle-dette-2/
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Publié par le 21 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Le seul effet des politiques monétaires expansionnistes aujourd’hui : faire gonfler davantage la bulle obligataire (Patrick Artus)

graph 2 graph natixis

Un document de travail trés intéressant que j’ai lu cette nuit (trés rapide à lire), par Patrick Artus de Natixis, qui vient de déclarer que « La prochaine crise sera pire qu’en 2008 » :

A l’exception des prix de l’immobilier au Royaume-Uni, les politiques monétaires expansionnistes (plus expansionnistes dans la zone euro et au Japon, restant très expansionnistes aux Etats-Unis et au Royaume-Uni) ne font plus durablement monter les cours boursiers ou les prix de l’immobilier ; elles ne provoquent plus de mouvements nouveaux importants des taux de change.

L’effet des politiques monétaires expansionnistes se limite donc aujourd’hui à faire gonfler davantage la bulle obligataire, avec un effet très faible sur l’économie réelle (croissance ou inflation). Ce bilan devrait inquiéter.

Effet devenu faible des politiques monétaires expansionnistes sur les prix des actifs

Nous regardons les situations des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la zone euro, du Japon.

Dans ces pays (régions), le passage à des politiques monétaires très expansionnistes (taux d’intérêt très bas, Quantitative Easing) a initialement eu un effet positif sur les prix des actifs (nous regardons les cours boursiers et les prix de l’immobilier).

– Hausse des cours boursiers avec l’expansion monétaire :

• aux Etats-Unis (graphique 1a) de 2010 à 2014 ;

• au Royaume-Uni (graphique 1b) en 2009 puis de 2012 à 2014 ;

• dans la zone euro (graphique 1c) au début de 2015 ;

• au Japon (graphique 1d) de 2013 à la mi 2015.

Suite et fin , doc ¨PDF

 
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Publié par le 5 février 2016 dans économie, général, International

 

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Mike Maloney : L’éclatement de la bulle obligataire sera le plus grand crash de l’histoire .

On retrouve Mike Maloney, qui a prévu le crash de 2008 et l’enchaînement déflation-inflation des cette date,   qui était chez Greg hunter .

L’Expert en métaux précieux Mike Maloney affirme que nous vivons un  « crash en montagnes russes. »

Maloney explique, «Nous entrons dans La seconde moitié de la tempête économique qui a débuté en 2007 et qui a frappé en 2008, et nous avons été dans l’oeil de l’ouragan à partir de 2009 jusqu’à aujourd’hui.

La deuxième moitié de cette tempête économique est sur ​​le point de commencer. Je crois en 2016, nous allons voir quelque chose se produire, et 2017 sera probablement assez mauvais pour l’économie en général. . . .

Si nous avons une crise monétaire, une récession, ce système monétaire tombera par terre , ce sera le chaos absolu. « 

Maloney dit que vous pouvez blâmer la Réserve fédérale pour  cette course folle . .Maloney soutient, « Nous allons vers  le crash Bernanke. La crise financière mondiale de 2008 a été le fait de la décision d’Alan Greenspan. Ben Bernanke vient d’y réagir. Elle  a été causée par la réaction d’Alan Greenspan face au crash sur le  NASDAQ.

Donc, nous avons eu un effondrement du marché boursier en 2000. Alan Greenspan a réagi  sur les taux d’intérêt et les a laissé bas trop longtemps pour essayer de relancer le marché boursier .

Il a accidentellement créé une bulle immobilière. Le  crash a eu lieu sur les actions et l’immobilier. Cette fois, ce seront les actions, l’immobilier et les obligations. Donc, ça va être le plus grand crash de l’histoire.

Cette bulle du marché obligataire est quelque chose qui a été constamment gonflée pendant les 35 dernières années. Quand elle éclatera , ça va être dévastateur. Un éclatement de la bulle obligataire sera profondément déflationniste. « 

Et pour  l’or et l’argent? Maloney dit, « Dans la dernière grande déflation, qui a été bien étudiée, la Grande Dépression, l’or a augmenté de 70%. . . . Si vous possédiez de l’or, vous vous retrouviez avec deux fois et demi plus de pouvoir d’achat. . . . Un des rares actifs qui ont effectivement bien performé lors de la dernière grande déflation était l’or. « 

Mike Maloney souligne également que la Fed et d’autres banques centrales ont imprimé énormément de devises et que l’or doit augmenter de concert avec la masse monétaire .

aMaloney dit que « L’or a toujours rattrapé la masse monétaire  . Chaque fois à travers l’histoire que la masse monétaire a été augmenté de façon spectaculaire, l’or a augmenté et suivi le rythme.  »

 
 

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Egon Von Greyerz – Quand la bulle bancaire éclatera

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Nous venons d’avoir une nouvelle confirmation que les banques gèrent des sommes dont elles ne comprennent pas l’ampleur elles-mêmes. Un employé subalterne de la Deutsche Bank (DB) a payé 6 milliards $ à un hedge fund, ce qui correspondait à la valeur de la position brute, alors qu’il aurait dû payer la valeur nette. Cela démontre l’exposition incontrôlable du système bancaire, ce qui entraînera finalement sa perte.

Comment un employé subalterne d’une grande banque peut-il payer 6 milliards $ sans aucun contrôle ? Ce monde est devenu fou. Les gouvernements impriment des milliers de milliards, les banques émettent des millions de milliards de produits dérivés, et les banques transigent des centaines de milliards chaque semaine. Les zéros ne veulent plus rien dire et n’ont plus de valeur. C’est la routine pour les gens qui échangent ces sommes, et personne n’est au courant des risques de leur exposition réelle.

Souvenez-vous qu’en 1995, la Baring Bank s’est effondrée à Londres après avoir subi une perte de 827 millions de livres (1,3 milliard $). La chute de Barings a failli entraîner avec elle toutes les banques de Londres. L’impression monétaire et la création de crédit, vingt ans plus tard, ont créé un système financier incontrôlable, avec beaucoup trop d’effet de levier, et désespérément sous-capitalisé.

L’exposition de la Deutsche Bank aux produits dérivés est officiellement de 75 000 milliards $. L’exposition est probablement plus près de 100 000 milliards $, mais acceptons leurs chiffres pour le moment. Les fonds propres de la Deutsche Bank se montent à 83 milliards $. Cela signifie qu’une simple perte de 0,1% sur les positions brutes serait suffisante pour faire tomber la banque. Et il est virtuellement garanti que toute perte sur leurs produits dérivés excéderait 0,1% de la valeur brute. La Deutsche Bank est aussi trop grosse pour l’Allemagne : les positions sur les produits dérivés représentent 24 fois le PIB de l’Allemagne et sont égales au PIB mondial. Elle est clairement too big pour être sauvé, too big pour le pays et too big pour le monde entier ! Mais n’ayez crainte, la Bundesbank et la BCE essaieront quand même, et elles créeront ainsi une autre République de Weimar, avec son hyperinflation, pour l’Allemagne.

Quand la prochaine crise arrivera, les pertes sur les produits dérivés pourraient représenter 100% de l’exposition brute. La Grande crise financière qui a débuté en 2007 n’a été que temporairement pansée. L’exposition au risque dans le système financier est aujourd’hui beaucoup plus grande qu’en 2007. Les banques, bien sûr, avanceront que leur exposition nette est beaucoup plus faible… En théorie, cela est juste, mais si les contreparties font défaut, l’exposition brute devient la perte réelle.

Il est fort probable que l’exposition totale aux produits dérivés, d’au moins 1 500 000 milliards $, n’entrainera pas seulement une autre crise financière, mais bien un Grand désastre financier. Les diverses bulles créées par les gouvernements et les banques centrales ces dernières 25 années doivent imploser avant qu’une croissance réelle dans le monde puisse reprendre.

Mais les banques centrales n’abandonneront pas facilement. Elles imprimeront plus de monnaie que nous pouvons l’imaginer… Mais essayer de résoudre un problème en utilisant la même méthode qui l’a créé ne fera, bien sûr, que mener à une plus grosse bulle, un plus grand effondrement, et temporairement à de l’hyperinflation, avant une déflation dépressionnaire. Malheureusement, je considère que ce scénario a de fortes chances de se réaliser. Donc, la préservation de patrimoine est essentielle. La meilleure protection contre l’hyperinflation et la déflation est l’or physique (et l’argent). Souvenez-vous qu’en cas implosion déflationniste, aucun prêt ne sera remboursé, et le système bancaire ne survivra pas. Ainsi, l’or sera encore la monnaie, comme il l’a été durant 5 000 ans.

Source: GoldSwitzerland – Golbroker

 
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Publié par le 26 octobre 2015 dans économie, général, International

 

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