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Archives de Tag: krach

Le prochain krach est-il pour demain ?

Depuis six ans aucune secousse majeure n’a secoué la planète finance. Ce n’est jamais arrivé depuis les années 1970. Pourtant ce qui est sûr, c’est qu’une violente secousse financière nous touchera à nouveau dans les prochaines années. Pourquoi ? Les Dessous de l’éco vous l’explique. Simplement.

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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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Le Bitcoin signale-t-il le début du krach ? Qu’en pense l’or ?

Je pense définitivement que nous sommes au début de la fin, l’apocalypse financière se profile, ce que nous voyons ce sont fondamentalement les prémisses. D’aprés moi la prédiction ummite est hyper pertinente, j’en reparlerai : un effondrement entre 2019 et 2022 me parait trés plausible . Mais vu que 2 factions de l’élite s’affrontent dont une qui veut l’effondrement le plus vite possible, il se peut que ce soit en 2018 mais ça me parait un peu tôt …. Incroyable cette prédiction ummite sur twitter quand même, désolé d’en parler dans un papier d’économie « sérieux » mais la coïncidence est trop fabuleuse !!! Z 

La chute du bitcoin marque-t-elle le début d’une nouvelle crise financière ? Quoi qu’il advienne, l’or semble aujourd’hui un placement très raisonnable.

Tout a commencé avec le bitcoin

Peut-être que si nous sommes au début du grand krach, nous lirons bientôt dans les médias : « tout a commencé avec le bitcoin »…

L’essor du bitcoin marque à la fois la folie spéculative qui règne 10 ans après la crise financière de 2008 et la défiance grandissante du public à l’égard des manoeuvres des banquiers centraux.

Le bitcoin est – selon moi – non pas une monnaie, mais un réseau de transaction libre et ouvert dont la promesse est de ne pas être pollué par les banques centrales.

Avec l’instauration de monnaies fiduciaires sans lien avec l’or ou l’argent, tout est devenu dette. Votre « argent » en banque n’est qu’une reconnaissance de dette de la banque à votre égard. Transférer de l’argent en bitcoin revient donc à adhérer à un club de gens solvables (chacun paye ses bitcoins comptant) qui souhaitent effectuer des transactions entre eux sans que les unités de comptes utilisées dépendent des caprices d’une banque centrale.

Il s’agit de ma version du bitcoin. Mais la plupart des gens qui se sont récemment rués sur cette monnaie virtuelle on simplement vu que « ça montait » et par conséquent ils voulaient « en être ».

Effet domino: bitcoin, actions, obligations

La baisse du bitcoin a été suivie d’une chute des marchés actions. Le tout sur fond de chute lente des obligations (lorsque les taux montent les obligations baissent).

Est-ce le début du grand krach et d’une nouvelle crise financière ? Nous savons que tout est trop cher et que tout est bulle : actions, obligations, immobilier. Mais ce n’est pas une raison suffisante. Cela fait longtemps que tout est trop cher, probablement depuis 2015. Depuis trois ans, tous ces actifs trop chers n’ont pas cessé de le devenir encore plus.

Mon collègue britannique Nick Hubble se penche sur une batteries d’indicateurs et ce qu’ils peuvent nous indiquer de la situation présente. Il conclut que la meilleure façon de rester investi est d’acheter ce qui aujourd’hui n’est pas cher.

Ce qui m’amène à l’or.

L’or: un bitcoin matériel et tangible

L’or est à la fois un bitcoin matériel et tangible. Ceux qui ont de l’or sont solvables car ils possèdent un actif financier qui n’est pas de la dette.

L’or n’est pas cher…

Voici un graphique montrant l’évolution de l’or (en jaune) de l’argent (en gris) et des indices Dow Jones (en bleu) et S&P 500 (en rouge).

J’ai choisi exprès un graphique de très long terme qui commence en 1970, sachant que le dollar a été décroché de l’or en août 1971. C’est à cette date que nous avons basculé dans le créditisme. Un système où la monnaie est devenue du crédit (et donc de la dette).

Source : http://longtermtrends.net/stocks-vs-gold-comparison/

 

Mais le fait est que, depuis 2000 ou 2008, l’or a mieux performé que les actions. L’or peut réellement être un placement, même s’il n’est rien d’autre qu’un morceau de métal qui ne rapporte pas de rendement.

L’or ne souffre pas des hausses de taux de la Fed

Il faut bien comprendre la nature de l’environnement dans lequel l’or grimpe. Parce que ces conditions sont sur le point de se répéter. Voici un graphique de Bloomberg. Il vous montre que le prix de l’or a réagi à la hausse à chaque relèvement des taux d’intérêt au cours de ces dernières années.

Intuitivement, cela paraît bizarre. Lorsque la Fed augmente ses taux directeurs, elle réduit la masse de crédit qui rentre dans le système.

Or : un marché haussier qui ne fait que commencer

Le marché haussier de l’or ne fait que commencer. Et peut-être qu’une poussée d’inflation commence à se former, comme dans la période 1970-1980. A cette époque, les taux d’intérêt montaient mais en retard sur l’inflation. Des rendements nets négatifs (le rendement d’un placement quelconque diminué de l’inflation) ont alors poussé les gens à se réfugier dans l’or.

Krach ou pas, l’or (et l’argent) à moyen terme semble donc une très bonne option aujourd’hui.

En achetant de l’or maintenant :

  • vous suivez la grande règle : vous achetez pas cher pour pouvoir revendre plus cher ;
  • vous vous protégerez contre un éventuel krach obligataire et monétaire ;
  • vous vous protégerez contre une éventuelle poussée d’inflation.

Si nous sommes au début du krach, l’or pourrait connaître un recul car les investisseurs professionnels qui en ont peuvent être contraints de le vendre pour éponger leurs pertes.

Cependant, ces mêmes investisseurs en ont beaucoup moins qu’en 2008. Ils n’ont pas acheté un actif qui baisse depuis 2012. Donc les ventes et le recul seront bien plus limités que lors de la crise de 2008.

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Publié par le 12 février 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Krach ou pas krach, le paysage financier change radicalement

Chaque fois que les taux d’intérêt ont atteint leur courbe de tendance à long terme, une « crise » s’est produite

Les marchés boursiers tremblent ces jours-ci, les indices plongent dans le rouge, des mois de progression des cours sont volatilisés en quelques séances… S’agit-il d’une correction passagère ou d’une crise plus durable et profonde ? Il est trop tôt pour le dire et nous n’allons pas jouer au jeu des pronostics. Cependant, en prenant du recul, nous pouvons découvrir un paysage financier en profond changement, un basculement historique, et il concerne les taux d’intérêt.

L’ère des taux d’intérêt bon marché, des taux zéro ou négatifs, semble prendre fin, pour amorcer une remontée. Les taux d’intérêt à long terme (10 ans), la référence pour le marché obligataire, remontent aux États-Unis et en Allemagne après un plus bas atteint à la mi-2016. Depuis cette date les taux progressent, l’inflexion semble confirmée. On note également que la vitesse de circulation de la monnaieaux États-Unis a cessé de décroître depuis son plus haut atteint en 1997, ce qui confirmerait les craintes d’un retour de l’inflation.

Il faut bien prendre conscience que nous assistons ici au renversement d’une tendance « séculaire » ; en effet les taux d’intérêt aux États-Unis et dans le reste du monde ne cessent de baisser régulièrement depuis le début des années 1980. Et précédemment ils n’avaient cessé de monter progressivement depuis le début des années 1950 pour atteindre leur sommet en 1981, lorsque le président de la Fed, Paul Volker, avait monté le taux directeur à près de 20% afin de terrasser l’inflation. Le taux long américain fait figure de « mouvement tectonique » de l’économie mondiale, et il est en train de s’inverser.

L’inflation également n’a cessé de diminuer depuis les années 1980 ; les banques centrales ont même craint la déflation pendant un moment, mais la tendance s’inverse, à petit pas pour l’instant. Les matières premières sont orientées à la hausse, ainsi que les salaires américains, les prix à la consommation risquent de repartir à la hausse. La plupart des professionnels travaillant sur les marchés financiers ne connaissent que le contexte de baisse des taux et d’inflation proche de zéro, c’est dire l’ampleur du changement qui les attend.

La sortie des taux zéro, qui relevaient d’une situation exceptionnelle, aberrante même, pourrait être considérée comme une bonne chose, sauf qu’entretemps la dette – publique et privée – a explosé. L‘ensemble des dettes accumulées dans le monde représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros), un montant record qui équivaut à plus de trois fois l’activité économique annuelle de la planète (324% du PIB mondial exactement), selon une étude de l’Institute of International Finance. Cette dette, qui était soutenable avec des taux à zéro, le sera de moins en moins dans le futur, de grosses entreprises, des banques et des pays risquent de se retrouver en difficulté, ou en défaut, nous l’avions signalé en septembre dernier en relayant les fortes inquiétudes de la BRI, « la banque centrale des banques centrales ».

« Nous avons une bulle boursière, et une bulle du marché obligataire », vient de déclarer l’ancien président de la Fed Alan Greenspan à Bloomberg. Tout cela à cause des taux zéro. Mais le vent est en train de tourner, et ça risque de tanguer sérieusement pour un bon moment… Basé sur sa valeur intrinsèque (et non sur de la dette), depuis toujours la meilleure protection contre l’inflation, mais quelque peu délaissé ces derniers temps, l’or physique se rappelle aux bons souvenirs des investisseurs. Ils feraient bien de ne pas laisser passer l’occasion.

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Publié par le 9 février 2018 dans économie, général, International

 

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Orage à Wall Street : est-ce le début d’un krach économique et financier ?

Nous arrivons au moment où les marchés devraient logiquement inévitablement commencer à se retourner . Est ce ici le début de la fin ? Nous en voyons Probablement les prémisses – ce qui devrait se produire dans un « contexte normal » car les indices atteignent des niveaux insoutenables et les indicateurs sont tous au rouge vif, mais rien n’est moins sur, quand on voit toute la perversité que le système économique a développé depuis 10 ans . En effet, les marchés baissent sur une bonne nouvelle, la hausse des salaires (lié au plan fiscal de Trump, avec la dette créée qui fuel aussi les marchés, un QE masqué) ..

Donc on constate une fois de plus que les marchés marchent sur la tete et sont complètement addicts de la politique monétaire des banques centrales, qui feront tout pour prévenir un krach évidemment (il feront semblant du moins). En faisant machine arrière si il le faut, vers de nouvelles injections de fausse monnaie et une baisse des taux avant le vrai big reset.

Donc un krach devrait normalement être inévitable (hausse des taux mais pas des taux réels, de l’inflation, baisse du dollar, marchés survalorisés, sell off de T Bonds .. etc) , mais les autorités veillent, ce qui produira un krach encore plus énorme quand ils feindront de perdre le contrôle ou qu’ils le perdront effectivement, l’ayant cherché, ce qui se produit déjà par ailleurs …

La politique de « normalisation » est perverse  (c’est un effondrement programmé) . Toute l’économie mondiale est distordue et sur le point de s’effondrer. Z

 

Baisse généralisée de tous les marchés financiers, Wall Street a connu sa plus forte baisse depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Une baisse de 2,5% vendredi soir à Wall Street et ce lundi matin, c’est Tokyo qui chute de 2,3 %. Paris est également attendu en nette baisse à l’ouverture.

Tout recule, même le bitcoin qui ne vaut plus que 8.000 dollars contre près de 20.000, il y a deux mois.

Ce qui est incroyable c’est qu’à l’origine de cette chute généralisée, on trouve une excellente nouvelle qui concerne les États-Unis : les salaires repartent ! C’est cette annonce qui a fait chuter Wall Street.

Les salaires augmentent de 2,9% sur un an, le meilleur chiffre depuis 2009. C’est un excellente nouvelle dans une Amérique minée par les inégalités et dont on craignait que la reprise ne profite qu’aux plus riches. Finalement non, les salaires augmentent pour tout le monde.

Pourquoi cette annonce d’une hausse des salaires fait-elle chuter Wall Street ?

Parce que si tout va bien aux États-Unis, le chômage est au plus bas, la croissance repart et les salaires augmentent.

Si tout va bien, la Banque Centrale Américaine n’a plus aucune raison de maintenir son dispositif exceptionnelle de taux très bas mis en place il y a près de 10 ans, au lendemain de la faillite de Lehman Brother.

C’est donc la fin des taux à zéro et la fin de l’argent facile. *

Sauf que cet argent facile a coulé pendant près de 10 ans sur les marchés financiers et il a crée des bulles à Wall Street, mais aussi sur le marché de l’art ou de l’immobilier.

Donc, si brutalement, on ferme le robinet, forcément, ça va faire des dégâts sur les marchés. Les marchés gonflés à l’hélium risquent de s’éffondrer.

C’est ce qui se passe, la facture arrive !

Quelle conséquence ? Une chute brutale des marchés pourrait casser l’économie ?

Ça n’est jamais bon.

Ça veut dire par exemple que tout le monde est plus prudent. Typiquement, ça veut dire moins d’argent pour les start-up, la french-tech.

Mais surtout, conséquence très simple, les banques Centrales sont effectivement en train de stopper leur politique de taux très bas. C’est très concret. En France, les taux d’intérêts à dix ans sont passés en deux mois de 0,6% à 1%. Ce n’est pas bon pour l’immobilier (le crédit est plus cher) mais surtout, cette remontée des taux n’est pas bonne pour l’État français qui doit emprunter cette année 195 milliards d’euros.

On assiste en fait à une normalisation, c’est la fin de l’argent facile, prêté à 0%.

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Publié par le 5 février 2018 dans économie, général, International

 

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Alerte générale, tous les indices annoncent un nouveau krach boursier !!

Actuellement, les indices boursiers ne cessent de battre des records.

Pour savoir si nous sommes ou non dans une bulle boursière, le Prix Nobel d’économie Robert Shiller a développé un indice, le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER de Shiller, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique. En fait, pour obtenir l’indicateur, il faut diviser la valeur boursière des marchés d’actions américains par la moyenne sur 10 ans des bénéfices annuels.

Sachez que ce ratio se situe aujourd’hui à 32,17, il a donc pulvérisé le niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929. Robert Shiller explique que la valeur moyenne de l’indicateur se situe normalement à 17. On a bien affaire à une GIGANTESQUE bulle boursière. Certains gérants de fonds s’amusent à dire qu’on peut aller bien plus haut comme en 2000, cela étant, l’endettement actuelle est SANS PRÉCÉDENT et sans commune mesure avec ce qui était mesuré en 2000.

Voici donc cet incroyable titre de Slate – Alerte générale, tous les indices annoncent un nouveau krach boursier :

Il est peut-être temps de commencer à paniquer. Ou du moins, de changer de politique monétaire et vite. Explications.

Et si cela allait de nouveau arriver? Et si, après la crise des subprimes de 2008, les économies occidentales allaient de nouveau subir un terrible ralentissement du système? Et si le chômage allait de nouveau augmenter, la croissance chuter et la confiance s’écrouler?

C’est en tout cas la prédiction lancée par l’indice Shiller, outil analytique fondé par Robert Shiller, prix Nobel d’économie en 2013 et spécialiste d’économétrie financière. Cette donnée, construite au début des années 1990 pour répondre à une demande du secteur immobilier américain de prédire l’évolution du prix des actifs, confronte la valeur moyenne des cours boursiers avec les bénéfices totaux des entreprises cotées étalés sur 10 ans.

L’équilibre des cours

Autrement dit, l’indice de Shiller étudie l’existence probable ou non de bulles financières. Il compare la valeur d’usage d’un actif, à quel prix est-il échangé sur le marché en fonction de l’offre et de la demande, et sa valeur réelle, déterminée par le montant des bénéfices créé par l’entreprise.

Il faut bien comprendre que, en théorie, la valeur d’un actif est directement corrélée avec les potentiels bénéfices redistribués. Par exemple, lorsque nous possédons une action, nous sommes en partie propriétaire d’une entreprise et, à ce titre, nous touchons, chaque année, une part proportionnelle des bénéfices, les dividendes. Si nous sommes propriétaires de 3% de l’entreprise, nous toucherons 3% de son profit tous les ans.

La valeur du titre dépend donc de la valeur du bénéfice que nous pourrons toucher. Si l’entreprise est largement bénéficiaire, elle peut redistribuer abondement et les investisseurs vont alors se ruer sur ses titres. Et, du fait d’un excès de demande, ces derniers vont prendre de la valeur: le cours augmente.

Annonciateur de bulles financières

Seulement, il arrive que le cours des actifs, sur les marchés, dépasse sa valeur réelle. Parce que les agents spéculent et sont influencés par les rumeurs collectives, ils vont injecter trop de liquidités et provoquer un dépassement de la valeur du titre, supérieure à ce qu’il devrait réellement coûter, compte-tenu de sa marge bénéficiaire. C’est le principe des bulles financières.

À la fin de l’année, si les agents économiques s’aperçoivent que finalement, malgré une action très chère, le gain en dividendes est faible, ils vont vendre en masse et les cours vont s’écrouler. C’est précisément ce que semblerait indiquer l’indice Shiller.

Ce dernier, calculé depuis les années 1890, est un déterminant des bulles financières. Il confronte la valeur moyenne des titres en bourse et la valeur moyenne des bénéfices des entreprises. Plus l’indice augmente, plus le prix des actifs financiers croît plus rapidement que la marge, un synonyme de bulle.

La valeur moyenne, sur un siècle, de l’indice Shiller est de 16,80. Il a atteint 30 le 29 octobre 1929, lors du «Black Tuesday», le plus grand krack boursier du XX° siècle, qui provoqua dépression, faillite et crise. Dans les années 2000, lors de la bulle d’internet, il a atteint le pic historique de 45.

Une future crise nous pend au nez

À combien est-il actuellement? 31,98 au 1er décembre 2017. Soit un niveau supérieur à celui de 1929 et la tendance haussière est continue. Depuis 2015, l’indice de Shiller ne cesse d’augmenter, sans que les autorités financières ou politiques ne s’en préoccupent. Pour le journaliste économique Pascal Riché, «il y a une petite odeur de krack dans l’air».

«Dans le monde merveilleux des boursicoteurs, une courbe s’échange d’e-mail en e-mail, promettant le grand plongeon. C’est celle de « l’indice Shiller », qui reflète le rapport prix/bénéfice des entreprises. Quand il grimpe trop, il faut s’inquiéter. « Pour la seconde fois en un siècle, cet indice dépasse le niveau qu’il avait atteint juste avant le krach de 1929 », s’alarme le message. Vendez touuuuuuuut!»

Mais comment expliquer ce phénomène? Pour l’économiste Przemyslaw Radomski, spécialiste de finance de marché, cela s’expliquerait par l’action des banques centrales américaines et européennes, à la fin des années 2000 et au début des années 2010, qui auraient pratiqué une politique de relance monétaire trop importante sans que les agents économiques et les intermédiaires bancaires ne suivent cette action expansionniste.

Que font les banques?

Dès 2009, avec la volonté interventionniste de Barack Obama et de Ben Bernanke, la Federal Reserve System (FED), la banque centrale américaine, a injecté une quantité très importante de liquidités afin de relancer une économie exsangue. Côté européen, la BCE a suivi une politique non-conventionnelle, le quantitative easing, fait de taux directeur bas et de rachat abondant de titres, dès 2015. Ce ne sont pas moins de 500 milliards d’euros qui ont été déversés auprès des banques commerciales afin que ces dernières puissent financer investissements et consommations des agents.

Pourtant, d’après Przemyslaw Radomski, «les politiques expansionnistes des banques centrales n’ont pas entraîné une reprise de la croissance. […] Mais l’excès de liquidité engendré a été utilisé par les banques pour acheter des actifs financiers, et donc contribuer à créer des bulles financières».

Cité par l’économiste Jérôme Gautié, de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans son cours «Monnaie et Finance», le blogueur Captain Economics va dans ce sens.

«Depuis le début de la crise, les banques n’utilisent pas les liquidités supplémentaires pour relancer la machine à crédit. […] Le montant des crédits n’augmentent pas. L’excès de liquidité étant réinvestit directement par les banques sur les marchés financiers. […] Cet excès peut avoir un impact sur le prix des actifs financiers et faciliter l’apparition de bulles.»

Cercle vicieux

D’après lui, par manque de confiance, les banques ne prêtent plus aux agents économiques, ou alors à des taux prohibitifs, ce qui empêche tout relance de l’économie, par un soutien de l’investissement et de la consommation. À l’inverse, ces intermédiaires financiers, par peur de l’avenir, par peur d’une nouvelle crise, préfèrent placer leurs liquidités abondantes sur les marchés financiers, quitte à provoquer un excès de demande, responsable d’une inflation galopante des titres.

On aboutit à une double problématique: les marges bénéficiaires des entreprises ne décollent pas puisqu’il n’y a aucun soutien réel de l’économie (croissance molle et consommation faible) et les valeurs des titres financiers grossissent artificiellement du fait d’un excès de liquidités. L’indice de Shiller se met donc à grossir de manière inconsidérée jusqu’à atteindre un niveau supérieur à celui de 1929.

Nous serions donc aux prémices d’une prochaine grande crise économique, directement créée par les banques et les autorités monétaires. De nouveau, chômage, dépression et marasme nous attendraient. Si cela est vrai, ne serait-il pas temps, enfin, de changer de modèle?

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Sommes-nous vraiment à la veille d’un nouveau Krach mondial ?

Tout se déroule comme si les milieux financiers se préparaient effectivement à une nouvelle crise : volatilité et nervosité des marchés depuis quelques mois accrue par la mauvaise situation des banques européennes.

Hors Europe, la situation financière de la Chine continue d’inquiéter, notamment l’endettement des entreprises, des banques, des ménages et celle des États-Unis soulève aussi de nombreuses interrogations.

Sommes-nous vraiment à la veille d’un nouveau Krach mondial ?

Invités : Jean-Michel Naulot, ancien banquier, ancien membre du Collège de l’Autorité des marchés financiers, auteur de  » Eviter l’effondrement « , aux éditions du Seuil et Charles Gave, économiste et président de L’Institut des libertés.

 

 
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Publié par le 21 septembre 2017 dans économie, général, International, Vidéos (Toutes)

 

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2017 sera-t-elle l’année du prochain krach boursier ?

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Nous avons vu les questions du Brexit, et que les technologies de rupture fleurissaient. Voyons maintenant du côté des banques centrales et des politiques monétaires.

Les marchés boursiers ne vont probablement pas s’effondrer en 2017. Il y a une raison extrêmement simple pour cela. Les banques centrales et les gouvernements ne le permettront pas. Ensemble, ils ont le pouvoir de soutenir les indices boursiers indéfiniment.

Le gouvernement dicte les règles. La Banque centrale dispose d’un pouvoir de création monétaire infini. S’ils décident que le marché boursier est trop important pour le laisser s’effondrer, alors ils y parviendront.

Cela vous paraît absurde ? La Fed cherche ouvertement à gonfler la valorisation des actions américaines dans l’espoir de créer un « effet richesse » qui incitera les ménages à dépenser davantage. La Banque centrale du Japon quant à elle est devenue l’actionnaire majoritaire d’environ 55 grandes entreprises nippones. Elle possède autour de 60% des parts des ETFs cotés sur la bourse japonaise.

Le gouvernement américain a mis en place une « équipe anti-krach » qui est chargée de maintenir la stabilité des marchés. Et l’Union européenne envisage de demander à la BCE de financer la mise en place d’une structure de défaisance qui achèterait pour mille milliards d’euros de créances douteuses. Nous allons revenir sur ce sujet dans quelques instants.

Si les gouvernements et les banques centrales échouent à maintenir à flot le marché boursier, les fonds de pension imploseront, l’économie rentrera en récession, les déficits publics deviendront encore plus insoutenables et le chômage explosera. Ils ne peuvent tout simplement pas se le permettre.

Cependant, il existe aussi des raisons de s’inquiéter à propos du marché boursier…

L’épouvantail du CAPE est de retour

Robert Shiller, le célèbre prix Nobel d’économie et spécialiste des marchés financiers, n’est pas exactement du genre à vous donner un avertissement clair. Mais le ratio qu’il a conçu, le CAPE, est presque à 30 en ce qui concerne les actions américaines. Un tel niveau n’a été atteint qu’à trois occasions dans l’histoire – 1929, 1999, 2007. Ai-je vraiment besoin de vous rappeler ce qui a suivi chacune de ces dates ?

Le CAPE mesure le ratio cours/bénéfices (PER), c’est-à-dire le prix que vous payez pour chaque dollar de bénéfice. Par exemple, une entreprise dont l’action cote 50 $ et dont le bénéfice annuel par action est de 10 $ affichera un PER de 5. Les propriétaires de petites entreprises valorisent généralement leur entreprise à environ 5 fois les bénéfices annuels. Avec un CAPE de 25, cela signifie que les investisseurs payent en moyenne 25 $ chaque dollar de bénéfice. C’est extrêmement cher.

Le ratio CAPE du FTSE 100 est encore plus élevé, il atteint plus du double de sa moyenne historique, qui s’établit à 15. Si les profits n’augmentent pas fortement, le prix des actions va plonger.

Garder un oeil sur le ratio CAPE peut également vous permettre d’identifier à quel moment acheter, quand les actions sont peu chères comparativement à leurs bénéfices.

La politique monétaire américaine devient moins accommodante

De la même façon que les banques centrales peuvent pousser à la hausse le cours des actions, elles peuvent aussi les envoyer au tapis. Comme le révèlent les minutes de la Fed publiées au mois de mars, les membres du conseil des gouverneurs envisagent à présent de commencer à réduire le bilan de la Banque centrale.

Cela implique une réduction de la masse monétaire en circulation dans l’économie. Ceci peut vous sembler un peu abstrait, donc voyons quel serait l’effet pour vous.

Ce graphique montre l’indice S&P 500 en orange et la taille du bilan de la Fed en bleu.

Comme vous pouvez le constater, les deux courbes sont étroitement corrélées depuis 2008.

L’histoire est la suivante. Au plus fort de la crise financière de 2008, la Fed a injecté des liquidités dans le système financier afin de l’empêcher de s’effondrer. Ces injections ont dopé le marché boursier… pendant quelque temps.

Depuis, chaque fois que la timide reprise économique semble s’affaiblir et que les actions se stabilisent ou commencent à repartir à la baisse, la Fed recommence à injecter davantage de liquidités dans le système.

Finalement, la Fed a abandonné l’idée de garantir la stabilité de la masse monétaire et a décidé de l’augmenter de façon régulière. Les actions sont alors reparties à la hausse.

C’est exactement ainsi qu’un drogué se comporte. Dans un premier temps, il se drogue pour se sentir bien, ensuite il se drogue pour éviter de se sentir mal, enfin, il a besoin d’une dose régulière simplement pour se maintenir à flot.

Que pensez-vous qu’il va arriver si jamais le dealer de drogue monétaire qu’est la Fed décide de réduire la dose, ce dont débattent actuellement les membres du conseil des gouverneurs ? Si jamais cela se produit, les actions pourraient s’effondrer tel un toxicomane en manque de drogue.

Le secteur financier Européen est au bord de l’explosion

La crise de la dette Européenne de 2012 n’est pas terminée. L’endettement des banques et des gouvernements n’est pas sur une trajectoire soutenable. A un moment ou à un autre, le problème va surgir de nouveau.

Les banques européennes ont plus de mille milliards de créances douteuses. 5,4% des créances en Europe rentrent dans cette catégorie, contre 1,7% aux Etats-Unis et 1,6% au Japon en 2015. Ce taux varie en Europe dans une fourchette entre 1% et 47% selon les pays

L’Italie est l’un des pays qui vient en premier sur la liste des déclencheurs potentiels de la prochaine crise financière Européenne. Tim Price, analyste pour la London Investment Alert, s’est intéressé à un problème connu sous le nom du « Sofferenze ». Voici comment Tim explique cette situation dans un article publié récemment au sujet de l’avenir incertain du projet Européen :

« ‘Le Sofferenze’ est le nom que donnent les Italiens au problème des créances douteuses détenues par leurs banques. On peut le traduire par ‘la souffrance’. Ces créances douteuses représentent maintenant des sommes tellement importantes qu’elles anéantissent tout espoir de redressement du secteur bancaire.

La source du problème réside dans la faiblesse de l’économie, le PIB reste encore 8% en dessous de ce qu’il était avant la crise de 2008.

Le graphique ci-dessous révèle l’ampleur du problème. ‘Le Sofferenze’ représente 18% de l’ensemble des crédits.

Pour mettre ces données en perspective, les créances douteuses en grande Bretagne représentent moins de 1,5% du volume total de crédits. La moyenne mondiale est de 4,3%.

Et le problème ne fait qu’empirer : au cours des 5 dernières années, le montant des créances douteuses a augmenté de 85%, pour atteindre un total de 360 milliards d’euros.

Vous avez bien lu : les banques Italiennes ont connu uniquement sur les 5 dernières années une augmentation de 85% du volume total de créances douteuses qu’elles doivent supporter dans leur bilan.

La récession de 2008 avait été déclenchée par l’accumulation de créances douteuses dans le secteur immobilier américain. Mais en 2008 ces créances ne représentaient que 5% du total des crédits accordés aux Etats-Unis. En Italie, elles ont atteint un niveau trois fois plus important.

Alors imaginez le chaos économique et les troubles sociaux qui pourraient survenir à nouveau, peut-être même à un niveau encore plus alarmant que durant la dernière crise. »

Les Banques Italiennes sont suffisamment massives pour déclencher une crise qui ferait passer la crise Grecque — qui menace également de se ranimer — pour une partie de plaisir. L’UE aurait alors beaucoup de mal à sauver une économie de la taille de l’Italie.

Et ce ne sont pas uniquement les banques Italiennes qui posent problème. Les derniers tests de résistance ont révélé que plusieurs banques françaises et allemandes sont sous-capitalisées au regard des normes financières actuelles. Quand cela s’était produit avec Banco Popular, le cours de l’action avait dévissé de 25% en une matinée.

On dirait que les problèmes nous reviennent en pleine figure tel un boomerang.

Alors que va faire le marché boursier cette année ?

De toute évidence, je ne le sais pas. Mais je sais quels paramètres sont à surveiller. Quelles évolutions technologiques, quels indicateurs économiques, quels changements politiques et quelles décisions des banques centrales.

Et à présent, vous aussi.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source: la-chronique-agora

 
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Publié par le 10 mai 2017 dans économie, général, International

 

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