RSS

Archives de Tag: Jim Rickards

Jim Rickards : Du changement dans le triangle Etats-Unis, Russie, Chine

Le président Obama a mené la politique étrangère la plus délétère de tous les présidents des Etats-Unis depuis Woodrow Wilson.

Ce n’est pas seulement en raison de cet ambassadeur mort dans les rues de Benghazi, de cette ligne rouge bidon, en Syrie, qui a provoqué 400 000 morts, deux millions de blessés et deux millions de réfugiés, de l’Egypte tombée aux mains des islamistes radicaux, ou de l’habilitation d’un régime terroriste en Iran.

Ces évènements à eux seuls permettent de classer Obama au rang des pires présidents en matière de politique étrangère. L’erreur la plus flagrante qu’il ait commise est bien pire : il s’agit de son incapacité à cerner cette dynamique de l’équilibre du pouvoir entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Le monde compte trois grandes puissances : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Toutes les autres nations représentent des alliés secondaires ou tertiaires de ce trio. Au sein d’un système comptant trois puissances, l’objet de la politique étrangère, pour une première puissance, est de s’aligner avec l’une des deux autres au détriment de la troisième.

Le retour en grâce américaine de la Russie évincée

Une grande puissance qui ne mène pas cette politique devient victime de l’alliance entre les deux autres. Cette alliance n’a pas besoin d’être permanente. Elle peut évoluer, comme cela s’est produit avec l’ouverture de Nixon sur la Chine, qui a placé la Russie sur la défensive et provoqué, au bout du compte, la chute de l’Union soviétique.

 Afficher l'image d'origine

Cette dynamique n’est pas difficile à comprendre. Des joueurs de Risk, le jeu de société géostratégique, savent que si la partie commence avec six joueurs, elle évolue rapidement vers trois survivants. A ce stade, il est impératif que deux des joueurs s’allient et détruisent le troisième en l’attaquant systématiquement, tout en évitant de s’attaquer l’un l’autre. La victime est rapidement rayée de la partie.

Bien entendu, la géopolitique est plus complexe qu’une partie de Risk. Les joueurs sont rarement éjectés de la partie. Le fait de poursuivre leurs objectifs nationaux les avantage ou désavantage temporairement, simplement. Mais, ces dynamiques triangulaires, à deux contre un, sont fondamentalement identiques. Bismarck le savait bien. Kissinger aussi. Mais Obama, non.

Obama a adhéré à une idéologie mondialiste dépourvue de toute corrélation avec le monde réel, en dehors des amphithéâtres universitaires et des salons de Georgetown. Dans le monde selon Obama, les Etats nations sont un problème et non une solution.

Les Etats nations dissolus dans un « gouvernement mondial » ?

Les objectifs mondiaux sur des questions telles que le changement climatique, le commerce, le plan de fiscalité mondiale de l’OCDE, et la monnaie mondiale du FMI, exigent des institutions mondiales. Les Etats nations constituent des obstacles temporaires jusqu’à ce qu’une gouvernance mondiale puisse se construire au travers d’institutions transnationales non démocratiques.

Pendant ce temps, la Russie et la Chine n’ont jamais perdu de vue leurs intérêts nationaux. Alors que leurs leaders participaient scrupuleusement aux mêmes évènements multilatéraux qu’Obama, tels que le G20, le FMI et les sommets régionaux, ces deux pays ont toujours placé la Russie et la Chine en premier. Pour eux, le monde est un endroit dangereux au sein duquel l’intérêt national doit être impitoyablement mis en avant. Rien à voir avec la vision d’Obama de l’ordre mondial, auréolée d’illusions mondialistes naïves.

Les ennemis historiques – Chine et Russie – alliés sur le dos des Etats-Unis

Ce réalisme pur et dur de la Russie et de la Chine, associé au manque de réalisme d’Obama, a abouti au pire résultat possible pour les Etats-Unis. La Russie et la Chine ont étroitement mêlé leurs destins et sont en train de créer une solution alternative durable au système fondé sur le dollar, qui date de l’après-guerre et que les Etats-Unis dominent.

Ces initiatives russo-chinoises comprennent notamment une coopération de plus en plus forte entre les BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghai, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Nouvelle Route de la Soie, et des actions conjointes en matières de systèmes d’armement et d’aérospatiale.

Plus menaçant encore : au cours de ces 10 dernières années, la Russie a augmenté ses réserves d’or de 203%, et la Chine de 570%, selon les estimations. Une telle accumulation d’or n’a d’autre but que de poser les fondations d’un système monétaire international qui ne serait pas basé sur le dollar. Aucune grande puissance ne tient longtemps, sans une monnaie solide. Lorsque l’on ne fera plus confiance au dollar, la puissance américaine chutera avec lui.

Obama a commis une bourde car il a permis à la Russie et à la Chine d’appliquer la dynamique du deux contre un, et de faire des Etats-Unis celui qui est de trop. Heureusement, il n’est pas trop tard pour inverser cette dynamique. Les signes émanant du gouvernement Trump sont encourageants. Les premiers actes de Trump, et ses premiers rendez-vous, suggèrent qu’il comprend la position précaire des Etats-Unis, et qu’il se mobilise déjà en vue de modifier le statu quo.

Le retour des Etats-Unis vers un allié naturel

La Russie représente un allié plus naturel, pour les Etats-Unis, que la Chine. La Russie est dotée d’un système parlementaire, à connotations autocratiques, certes. La Chine, quant à elle, est une dictature. La Russie a réhabilité l’église Orthodoxe, au cours de ces dernières décennies. La Chine, elle, est officiellement athée. La Russie encourage la croissance démographique alors que la politique de l’enfant unique, en Chine, ainsi que les avortements sélectifs, ont abouti à la mort de plus de vingt millions de fillettes.

Ces aspects culturels — les élections, le Christianisme et la famille — confèrent à la Russie des affinités naturelles avec les nations occidentales. Militairement, la Russie est également supérieure à la Chine, en dépit des récents progrès de ce pays. Dans le cadre d’un scénario à deux contre un, ces éléments font de la Russie un allié plus souhaitable.

L’argument le plus fort pour choisir la Russie en vue de mettre la Chine en échec, c’est l’énergie. Les Etats-Unis et la Russie sont les deux plus grands producteurs d’énergie dans le monde. La production énergétique américaine va encore augmenter, avec le soutien du gouvernement Trump.

La production russe va également augmenter, en partie grâce aux initiatives menées par Rex Tillerson, d’Exxon, bientôt Secrétaire d’Etat. La Chine a peu de réserves de pétrole et de gaz naturel et s’appuie largement sur du charbon « sale » et de l’énergie hydraulique. Le reste des besoins en énergie de la Chine est couvert par l’importation.

Une alliance dans l’énergie pour renverser le parti communiste chinois

Une alliance énergétique entre les Etats-Unis et la Russie, soutenue par l’Arabie Saoudite, pourrait mettre en péril l’économie chinoise et, par extension, la position du Parti communiste chinois. Cette menace est suffisante pour s’assurer que la Chine se plie aux objectifs américains.

L’émergence d’une entente entre les Etats-Unis et la Russie pourrait également aboutir à un allègement des sanctions économiques que l’Occident a infligées à la Russie. Cela ouvrirait la porte à une alliance entre l’Allemagne et la Russie. Ces deux économies sont presque parfaitement complémentaires dans la mesure où l’Allemagne est riche en ressources technologiques et pauvre en ressources naturelles, et que la Russie est dans la situation contraire.

L’isolement de la Russie est une mission perdue d’avance. L’économie russe est douzième au rang mondial. Le pays détient le territoire le plus vaste du monde, la puissance nucléaire, d’abondantes ressources naturelles, et c’est une destination recherchée pour l’investissement direct étranger (IDE). La culture russe est très résistante aux pressions extérieures, mais ouverte à la coopération extérieure.

De même que cinquante ans de sanctions à son encontre n’ont pas modifié le comportement de Cuba, les sanctions américaines ne modifieront pas le comportement de la Russie, sauf pour l’aggraver. L’engagement, et non la confrontation, représente la meilleure voie. Le nouveau gouvernement Trump l’a bien compris.

Le sens de l’Histoire de Poutine, qui reste, n’est pas celui d’Obama, qui s’en va

Certaines voix américaines, notamment celles de John McCain, Mitch Connell et Lindsey Graham, vont vite en besogne en déclarant que « la Russie n’est pas notre amie ». Et pourquoi pas ? Serait-ce parce que le président Obama a publiquement humilié Vladimir Poutine en déclarant qu’il était « comme un enfant qui se morfond à l’arrière de la salle de classe » ?

Serait-ce parce que le président Obama a proclamé que la Russie, sous la direction de Poutine, était « du mauvais côté de l’histoire » ? En fait, le sens de l’Histoire de Poutine remonte à Pierre le Grand. Celui d’Obama ne semble pas remonter plus loin que 1991.

La plupart des tensions entre les Etats-Unis et la Russie sont nées de l’invasion de la Crimée et de l’est de l’Ukraine par la Russie, en 2014. Mais cette invasion de la Crimée n’aurait dû étonner personne. Les services du renseignement américains et britanniques, de même que certaines ONG étrangères, ont déstabilisé le gouvernement élu pro-russe, à Kiev, début 2014, provoquant ainsi l’exil en Russie du président de l’Ukraine, Ianoukovitch.

L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne a toujours été jugée présomptueuse. Mieux valait considérer l’Ukraine comme un état-tampon quasi-neutre, entre l’Est et l’Occident, que mettre en jeu son statut. L’Ukraine a toujours été divisée, d’un point de vue culturel. A présent, le pays est également divisé du point de vue politique.

L’emprise de la Russie sur l’Ukraine a été provoquée par les interventions occidentales irréfléchies d’Obama et de David Cameron. Obama va bientôt quitter la scène et Cameron l’a déjà fait. Poutine est le dernier homme à rester debout, ce qui n’est pas étonnant chez quelqu’un qui s’intéresse notamment aux arts martiaux et aux échecs.

Les Etats-Unis ont commis des bourdes en matière de politique étrangère, au cours de ces huit dernières années. La Russie est un allié naturel que l’on devrait réhabiliter.

Un nouveau gouvernement, dirigé par Trump, a l’opportunité d’inverser ces erreurs en créant des passerelles vers la Russie, et il semble que les choses évoluent dans cette direction.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 18 janvier 2017 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , ,

Jim Rickards sur les détonateurs possibles de la prochaine crise : Les options de la Fed et du FMI face à Trump

Variation des devises majeures vs le dollar – fin 2016

L’élément le plus déterminant dans la mise en oeuvre du programme économique de Trump est la réaction de la Réserve Fédérale. Alors qu’une hausse des taux par la Fed en décembre était pratiquement certaine, la direction des taux en 2017 à la suite de cette hausse sera cruciale pour la réussite ou l’échec du programme de Trump. La Fed peut choisir de se montrer très conciliante face aux importants déficits de Trump.

Dans les faits, elle n’anticipera pas l’inflation mais attendra jusqu’à ce que cette dernière soit réellement là. L’inflation est encore très en dessous du taux cible de la Fed, qui est de 2%. Puisque la Fed vise une inflation moyenne de 2%, elle pourrait autoriser que l’inflation dépasse les 2% pendant un moment, ce qui serait cohérent avec une moyenne de 2%, au vu des niveaux bas actuels.

Pour la Fed, les taux réels négatifs sont également un type de stimulus. Les taux réels négatifs existent lorsque le taux d’inflation est plus élevé que le taux d’intérêt nominal. Cette condition peut exister à n’importe quel niveau de taux.

Par exemple, une inflation de 3% avec un taux nominal de 2,5% donne un taux réel négatif de 0,5%. De même, une inflation de 4% avec un taux nominal de 3,5% produit le même taux réel négatif de 0,5%.

Nul doute que la Fed ne veut pas d’une inflation à 3,5%. Toutefois, elle peut atteindre des taux réels négatifs à n’importe quel niveau, en utilisant la répression financière pour contenir les taux d’intérêt nominaux.

Un nouveau QE furtif pour continuer la répression financière

Comment ? En obligeant les banques à acheter des bons du Trésor même si le bilan de la Fed n’est pas reluisant. Cela revient à une sorte de « QE caché » qui utilise les bilans des banques pour y fourguer des obligations au lieu de les porter sur le bilan de la Fed.

Ce type de compromis face à des déficits plus élevés est également appelé « dominance budgétaire, » une idée élaborée par l’ancien gouverneur de la Fed, Rick Mishkin, et ses collègues théoriciens. L’idée est que l’indépendance de la Fed est surtout un mirage et que la Fed fera ce qui est nécessaire pour faciliter les desiderata budgétaires du Congrès, tout en protestant du contraire.

Sous la dominance budgétaire, on permet qu’une inflation faible perdure pendant une longue période. Elle rongera petit à petit la valeur du dollar et la dette du Trésor libellée en dollars. C’est de cette manière que les Etats-Unis ont réduit leur ratio dette/PIB entre 1946 et 1970.

L’inconvénient de cette méthode ? L’inflation n’est pas un pur phénomène monétaire mais également un phénomène comportemental. A elle seule, la planche à billets ne produit pas de l’inflation. Elle doit se combiner à la volonté des individus à emprunter, dépenser et investir.

Une telle volonté est principalement psychologique — elle dépend des « esprits animaux » décrits par Keynes. Toutefois, une fois que les anticipations passent de déflationnistes à inflationnistes, elles s’inversent difficilement. Cela pourrait mener à une situation où les anticipations d’inflation passent de 1% à 3%, puis passent rapidement à 5% ou plus.

L’ascendant psychologique de la Fed reste à prouver

La Fed croit qu’elle peut faire baisser les anticipations inflationnistes par exemple, de 3% à 2%. Mais elle pourrait bien prendre ses désirs pour des réalités. Un effort pour relever les taux et traiter une hausse des anticipations d’inflation pourrait avoir l’inverse de l’effet escompté car les consommateurs considèrent des taux plus élevés comme une validation que l’inflation est devenue hors de contrôle.

C’est exactement ce qui est arrivé en 1974–1981. La Fed a pris du retard par rapport à l’inflation dès le départ et n’a plus bougé jusqu’aux mesures extrêmes du président de la Fed en exercice, Paul Volcker, en 1980–1981.

Autre scénario, la Fed pourrait choisir de s’appuyer sur le potentiel d’inflation de la politique de Trump et remonter brusquement les taux en 2017. Cette politique pourrait se fonder sur la lecture par Janet Yellen de la courbe de Phillips et la notion largement acceptée selon laquelle la politique monétaire agit avec un certain décalage.

Le chômage enregistre son plus bas niveau depuis la récession ; en outre, les demandes initiales de prestation chômage enregistrent un plus bas record. Par conséquent, l’analyse de Yellen est que la manifestation des pressions inflationnistes liées aux revendications salariales n’est qu’une question de temps. Puisque le resserrement monétaire fonctionne avec un décalage de six à douze mois, il est important de relever les taux aujourd’hui pour garder une longueur d’avance sur cette inflation.

Relever les taux pour mieux les baisser ?

Indépendamment de l’état du marché du travail aujourd’hui, la Fed est prête à tout pour relever les taux autant que possible. Cela devrait lui permettre d’avoir un peu plus de munitions pour réduire les taux lors de la prochaine récession.

Pour la Fed, l’euphorie qui a régné sur le marché boursier après l’élection de Trump compte pour un assouplissement des conditions financières. Un tel assouplissement est le prétexte parfait pour un resserrement en compensation par la Fed. Cette dernière recherchera un équilibre délicat entre assouplissement (des actions) et resserrement (des taux) qui lui permettra d’atteindre son objectif de normalisation des taux sans faire entrer l’économie en récession.

Le dernier joker est le dollar. Un cycle de resserrement par la Fed renforcera le dollar. Ceci est déflationniste parce que les Etats-Unis sont un importateur net et qu’un dollar plus fort rend les marchandises importées meilleur marché pour les consommateurs américains et les autres participants à la chaîne d’approvisionnement mondiale.

La combinaison d’un dollar plus fort, d’une déflation importée et de taux plus élevés dans une économie déjà faible pourrait faire entrer les Etats-Unis en récession.

Il faut envisager également le pire résultat économique : la stagflation. Il s’agit de la combinaison malheureuse d’une inflation plus forte et d’une croissance réelle faible ou en récession.

Les grands plans de dépenses de Trump et les esprits animaux pourraient produire de l’inflation tandis que la hausse des taux et le resserrement monétaire par Yellen favoriseraient une récession. Les Etats-Unis ont déjà connu cette situation entre 1976 et 1981

Une situation rendue de plus en plus périlleuse par le gonflement de la bulle de crédit

En plus des risques macroéconomiques, le risque systémique est plus dangereux que jamais. Il pourrait jouer un rôle important et inattendu dans les plans économiques de Trump. Les banques « trop-grosses-pour-faire-faillites » n’ont jamais été aussi grosses, elles possèdent une part plus élevée des actifs totaux du système financier et elles ont en portefeuille bien plus de produits dérivés.

Dans des systèmes à la dynamique complexe comme le sont les marchés de capitaux, le risque est une fonction exponentielle de la taille du système. Cela signifie qu’un système plus grand implique une crise de liquidité mondiale future et une panique de marché bien plus importantes que celle de 2008.

La capacité des banques centrales à traiter une nouvelle crise de liquidité est fortement limitée par des taux d’intérêt bas et des bilans surgonflés qui n’ont pas été normalisés depuis la dernière crise. Dans la prochaine panique, qui pourrait éclater n’importe quand, les banques centrales se tourneront vers le FMI pour leur fournir la liquidité nécessaire.

Cette liquidité prendra la forme d’émissions de milliers de milliards de droits de tirage spéciaux ou DTS (monnaie mondiale). Cette émission de DTS de secours sera hautement inflationniste et mettra fin au rôle du dollar US comme monnaie de réserve mondiale.

Les détonateurs possibles de la prochaine crise

Il existe de nombreux catalyseurs potentiels qui pourraient déclencher une telle crise : la Deutsche Bank, des défauts de livraison d’or, une crise de la dette libellée en dollars des marchés émergents, une catastrophe naturelle, etc. Le catalyseur d’une telle panique est sans importance — ce qui compte, c’est l’instabilité du système dans son ensemble.

Lorsque le catalyseur déclenchera la panique, des dynamiques impersonnelles se développeront de façon incontrôlée. Ces dynamiques sont indifférentes à l’idéologie politique ou à la politique publique des responsables politiques.

Une administration Trump pourrait rapidement être submergée par une crise mondiale de liquidité comme l’a été l’administration Bush en 2007-2008. Dans un tel cas, les élites mondiales qui opèrent via le FMI, la BRI et le G20 imposeront leurs solutions puisqu’elles contrôlent les leviers de liquidité restants, en particulier les DTS.

Trump pourrait accepter la solution des élites, ce qui impliquerait une coopération avec la Chine ; ou alors il pourrait lutter contre les élites, auquel cas une nouvelle grande crise comme celle de 1929 pourrait en résulter.

En résumé, l’économie mondiale est sur la corde raide entre inflation et déflation.

Le vecteur inflationniste pourrait rapidement dominer, si les déficits de Trump trouvent un compromis à la Fed. A l’inverse, le vecteur déflationniste pourrait dominer sur la base de facteurs fondamentaux comme un dollar fort, le désendettement, la démographie et la technologie combinées avec un resserrement prématuré de la part de la Fed.

A l’horizon, plane le spectre d’une crise systémique, qui pourrait entraîner une inflation (due à une émission massive de DTS) ou une déflation (due à l’absence d’une réponse mondiale coordonnée).

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/fed-fmi-trump/
Copyright © Publications Agora

 
 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , ,

Jim Rickards sur la fin du dollar – « Nous allons vivre un bouleversement monétaire jamais vu depuis 30 ans, dans les prochaines semaines » !

Selon Jim RICKARDS , le dollar va perdre son monopole de façon imminente avec la mise en place d’une monnaie mondiale : Le DTS . Selon lui « nous pouvons nous attendre à ce que le dollar se dévalue de 50% à 80% au cours des prochaines années »

Nous allons vivre un bouleversement monétaire. Début octobre, le FMI présentera le remplaçant du dollar-étalon pour les comptabilités internationales. Attendez-vous à une longue et progressive dévaluation du dollar. Les prochaines semaines marqueront l’un des bouleversements les plus importants jamais enregistrés au sein du système monétaire international depuis plus de 30 ans.

Le dollar étant toujours le pilier de ce système, il sera lui-même touché. Tout ce qui touche le dollar vous touche également. Il en est de même pour votre sécurité financière et votre portefeuille d’investissements. Il est vital de comprendre les changements qui se sont déjà amorcés afin de protéger votre argent et même de profiter de cette prochaine transition.

Au sein du système monétaire international, des transitions aussi radicales se sont déjà produites à de plusieurs reprises, notamment lors des deux accords des années 1980 : l’Accord du Plaza en 1985, et l’Accord du Louvre en 1987, dont les noms proviennent respectivement de l’Hotel Plaza de New York et du Musée du Louvre de Paris, où les réunions clés se sont déroulées.

Lors de l’Accord du Plaza, les principaux responsables financiers des États-Unis, de l’Allemagne de l’Ouest, de la France et du Japon se sont entendus le 22 septembre 1985 afin de dévaluer le dollar, lequel a chuté de 30% au cours des deux années suivantes.

Les dégâts ont été si graves qu’une deuxième réunion a été convoquée au Louvre le 22 février 1987. Cette réunion rassemblait les principaux responsables financiers des États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne de l’Ouest, France, Canada et Japon. Les participants se sont mis d’accord pour stopper la dévaluation du dollar, lequel a été relativement stable au cours des années suivantes.

On a tort de penser que la valeur du dollar est fixée par les dynamiques de marché. C’est peut-être vrai à court terme mais, à plus long terme, le dollar vaut ce que les gouvernements veulent bien qu’il vaille. Plus le gouvernement est puissant, plus il est capable de faire la pluie et le beau temps.

Avant les Accords du Louvre, il y avait eu l’Accord du Smithsonian, en décembre 1971. Il s’agissait d’un accord entre le “Groupe des 10” (11, en fait : les États-Unis, le Japon, le Canada, la France, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie, la Suède et la Suisse) visant à dévaluer le dollar entre 7 et 17% (selon la paire de devises concernée).

Cela s’est produit peu de temps après que le président Nixon a interrompu la conversion des dollars en or, le 15 août 1971. Nixon pensait qu’il s’agissait d’une interruption temporaire et que l’étalon-or pourrait reprendre après dévaluation. La dévaluation a eu lieu mais l’étalon-or n’a jamais été rétabli.

En janvier 1980, le dollar enregistrait une dévaluation de 95% par rapport au poids fixe de l’or. Ce qu’il faut retenir, c’est que les séismes monétaires se produisent de temps à autres.

Nous venons d’en répertorier neuf, majeurs, qui se sont produits au cours des 100 dernières années. Mais d’autres ont eu lieu, notamment la crise de la livre sterling en 1992, lorsque George Soros a “fait sauter” la Banque d’Angleterre ; la Crise Tequila de 1994, lorsque le peso mexicain a essuyé une dévaluation de 50% en quelques mois.

Ces séismes monétaires évoluent dans les deux sens. Parfois, le dollar est le grand gagnant (1980-1985), et parfois il perd une grande partie de sa valeur (1971-1980 et 1985-87). La clé, pour les investisseurs, c’est d’observer avec vigilance les plans fomentés en coulisse par l’élite monétaire internationale et d’anticiper le sens du prochain mouvement.

Ce qui se produira au cours des semaines à venir – avec un tournant au 30 septembre, – est aussi important que les séismes monétaires cités ci-dessus. Trois évènements majeurs sont en train de s’enchainer rapidement.

En voici la liste : Le 4 septembre, les leaders du G20 se sont rencontrés à Hangzhou, en Chine ; Le 30 septembre, le yuan intègrera officiellement le panier de devises des DTS du FMI ; Le 7 octobre, le FMI tiendra sa réunion annuelle à Washington (DC).

On serait tenté de ne pas tenir compte de ce calendrier “routinier”. Les sommets du G20 ont lieu chaque année. Le panier des DTS a déjà été modifié par le passé.

Les conférences internationales du FMI ont lieu deux fois par an (printemps et automne). Mais il n’y a rien de routinier, en l’occurrence. Cette fois, c’est différent.

L’ordre du jour caché portera notamment sur le passage formel d’un étalon-dollar à un étalon-DTS pour les affaires monétaires mondiales.

Cela ne va pas se produire du jour au lendemain mais les élites prennent des décisions et entérinent ces stratégies lors de ces grandes réunions officielles. En nous basant sur les pratiques antérieures, nous pouvons nous attendre à ce que le dollar se dévalue de 50% à 80% au cours des prochaines années.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 septembre 2016 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , ,

Le casse-tête de la dette que les élites tentent de résoudre

Les élites ont créés un tout système à leur avantage, basé sur la dette . Un système qui les a enrichi pendant des dizaines d’années . Mais seulement voilà, c’est un système qui atteint aujourd’hui ses limites . Pour pouvoir continuer à racheter la planète avec du papier sans valeur, il leur faudra bientot une autre stratégie . 

Voici Article de Jim Rickards, publié le 12 septembre 2016 sur DailyReckoning.com : 

« La dette souveraine est le plus gros problème auquel les élites monétaires mondiales sont confrontées. Il y en a trop et elle croit rapidement si bien qu’elle ne peut être remboursée en termes réels. Un défaut plus important que n’importe lequel de l’histoire, débouchant sur des trillions de dollars de pertes pour les investisseurs, arrivera plus tôt que tard.

La seule question est de savoir quelle forme prendra ce défaut. Lorsque sa nature est déterminée, il est facile d’identifier les gagnants et les perdants, ainsi qu’une date approximative.

Le premier mythe à démolir consiste à réfuter l’idée selon laquelle le monde a « retenu la leçon » de la crise de 2008, et que le système a été rendu plus sûr depuis. C’est faux. En fait, la dette ne cesse de s’accumuler depuis 2008.

Depuis la crise de 2008, la dette des gouvernements a été utilisée en tant que substitut à une partie de la dette privée tandis que celle-ci a globalement poursuivi sur le chemin de la croissance. Le graphe ci-dessous concerne uniquement les crédits et les titres de créance. Il n’inclut pas les prêts interbancaires ou encore les dérivés (le montant total des produits dérivés, qui ne sont pas intégrés au bilan des banques, qu’ils soient de gré à gré ou échangeables, dépassent le quadrillion de dollars, ce qui équivaut à 1000 trillions !).

Intrinsèquement, la dette n’est pas néfaste à condition de respecter 2 règles : la dette est utilisée à des fins productives tandis que la capacité à rembourser ladite dette progresse plus vite que celle-ci. Autrement dit, vous devez emprunter pour de bonnes raisons tout en ayant la capacité de rembourser.

Malheureusement, les gouvernements ne remplissent aucune des conditions mentionnées. La majorité de l’argent emprunté sur les marchés obligataires souverains depuis 2008 a été gaspillé. Les États-Unis ont utilisé la majorité des 800 milliards de dollars de leur plan de stimulation de 2009  pour subsidier les salaires des fonctionnaires et des travailleurs syndiqués. La Chine a utilisé des trillions de dollars de dette bancaire pour construire des villes fantômes qui ne seront jamais occupées.

dette-depuis-crise-2008

Ce graphe montre l’augmentation de la dette non bancaire en souffrance, en dollars et en euros, depuis 2000. La flèche met en exergue l’augmentation de la dette depuis la crise financière de 2008. La ligne en pointillés indique la quote-part de la dette mondiale des gouvernements. Ce graphe n’inclut pas le crédit interbancaire et les dérivés. Les montants en euros ont été convertis en dollars sur base du taux de change du 30 septembre 2015.

Il est vrai que certains emplois ont été sauvés et créés, mais les ratios dette/PIB ont continué de grimper tandis que la capacité productive des économies mondiales majeures n’a pas cru suffisamment pour couvrir la dette. Notre monde est un Ponzi géant ; aujourd’hui, les créditeurs commencent à poser la question suivante : « où est mon argent » ?

Suite et fin

 
4 Commentaires

Publié par le 15 septembre 2016 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , , , , ,

Interview de Jim Rickards par Simone Wapler : Le plan secret des élites mondiales

Jim rickards, qui prévoit que les DTS vont remplacer le dollar incessamment sous peu (dans les 5 semaines), dévoile ce qu’il nomme les « accords secrets de shangai » lors du dernier G20, qui visent entre autres à dévaluer le yuan et le dollar . 

Il parle aussi du « grand plan secret » des élites qui visent à effacer la dette publique (1 million de milliards avec les dérivés), par l’inflation .

Pour cela 4 moyens :

  • taux négatifs
  • hélicoptère monétaire
  • Les DTS
  • Augmenter le prix de l’or

Donc quoi qu’il arrive il y aura de l’inflation …

 

Étiquettes : , , , , , ,

Jim Rickards et Egon Von Greyerz parlent du marché de l’or et de l’argent métal (VOSTFR)

Voici des précisions sur l’analyse de James Rickards :

L’expert économique et monétaire, James Rickards, s’est joint mardi à Francine Lacqua, de chez Bloomberg, pour discuter du « graphique du prix de l’or de la décennies », de son nouveau livre, The New Case for Gold, et de la raison pour laquelle l’or est une monnaie et finira par atteindre 10.000 dollars l’once au cours de ces prochaines années.

Prix de l’or en dollars – 10 ans (GoldCore)

Francine a généreusement admis que Rickards s’était montré « haussier depuis un certain temps, et s’avère aujourd’hui avoir eu raison… C’est le graphique du prix de l’or de la décennie ». Elle a ajouté que tout est question des « attentes d’inflation, des devises, et du besoin pour les gens de protéger leur capital au travers d’un actif de couverture ».

L’or est une monnaie

Jim a répondu ceci :

« L’or est une monnaie, et non un investissement. En tant que monnaie, il entre en compétition avec les autres formes de monnaie – le dollar, l’euro, le yen et ainsi de suite. A la manière de chevaux sur une piste de course. Placez vos paris, mais vous avez une préférence subjective pour la monnaie.

Les investisseurs perdent confiance en les banques centrales… c’est quelque chose qui se passe déjà et a clairement été révélé. Les banquiers centraux m’ont dit ne pas savoir ce qu’ils font, et inventer des solutions au fur et à mesure. Ils expérimentent.

M. Evans, le président de la Fed de Chicago, nous l’a déjà admis. Et d’autres l’ont fait avant lui.

J’ai discuté avec Ben Bernanke, qui m’a lui-même dit que toutes ses actions étaient une expérience – et avaient donc des conséquences inconnues.

Dans notre monde où les investisseurs perdent confiance en les banques centrales, l’or se porte bien.

Il existe aujourd’hui des dizaines de trillions de dette souveraine aux rendements négatifs.

L’or n’offre pas de rendement.

Mais zéro vaut bien mieux que 50 points de base en-dessous de zéro. Dans l’environnement actuel, l’or est l’actif qui offre les meilleurs rendements. »

Les actions grimpent grâce à Yellen

Concernant les actions, voici ce qu’il nous dit :

« L’or et les actions sont en hausse, et la raison pour laquelle les actions sont en hausse est que Janet Yellen donne tout ce qu’elle a. L’argent gratuit n’a rien que le marché boursier n’apprécie pas. Des taux d’intérêt négatifs pourraient être adoptés dès l’année prochaine.

C’est une situation haussière pour les actions, mais aussi pour l’or.

Il arrive que l’or et les actions grimpent en tandem, ou qu’ils évoluent dans la direction opposée. Il n’existe pas de corrélation de long terme, mais aujourd’hui, dans notre monde d’argent facile et de rendements négatifs, les actions comme l’or s’en sortent bien. »

Vers un or à 10.000 dollars l’once

Quant à ses prévisions du prix de l’or, voici ce qu’il dit :

« J’ai établi un niveau technique pour l’or. Il se situe à 10.000 dollars l’once. Cette somme gonfle au fil du temps en raison de l’écart entre les quantités d’or physique disponibles et la masse monétaire. La quantité d’or physique ne grimpe pas beaucoup, mais la monnaie fiduciaire ne cesse de flamber. Mon objectif de prix en dollars grimpe en permanence en raison de la création monétaire.

Le prix de 10.000 dollars par once est le prix non-déflationniste de l’or. Si nous nous en retournions à un étalon or, c’est le prix dont nous aurions besoin pour éviter une déflation.

10.000 dollars par once est une somme mathématiquement dérivée. Pas une supposition. »

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 25 juillet 2016 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , ,

Jim Rickards prend la défense de l’or

The New Case for Gold, le dernier livre de Jim Rickards, a servi de fil conducteur à cette édition du Keiser Report afin d’aborder toute une série de thématiques chaudes de l’or comme : pourquoi est-il tant dénigré, que valent les arguments de ses adversaires, l’or de Fort Knox y est-il vraiment ? (source)

Ça y est j’ai récupéré le net – De nombreux bons articles ont été publiés, mais comme je ne les ai pas lu, je découvre .Ne perdons pas de temps . L’or a fait un petit pull back vers les 1280 $ , pour mieux monter . 

« L’or n’est pas un investissement, parce qu’il ne présente aucun risque et n’offre aucun rendement. Selon la célèbre critique faite par Warren Buffet contre l’or, le métal jaune n’offre aucun rendement, et donc aucune chance d’accumuler du capital.

Il a raison. L’or n’offre pas de rendement ; il n’est pas supposé le faire, parce qu’il ne présente aucun risque. Si vous achetez une once d’or et la conservez pendant dix ans, vous aurez toujours une once d’or dans dix ans – ni plus, ni moins. Bien évidemment, le prix en dollar de votre once d’or peut changer radicalement en une décennie. Mais ce n’est pas le problème de l’or. C’est le problème du dollar.

Pour obtenir un retour sur investissement, il faut prendre un risque. Quel est le risque représenté par l’or ? Il ne présente pas de risque de maturité, parce qu’il n’est qu’un métal. Votre métal n’arrivera pas à maturité dans cinq ans. Il est de l’or aujourd’hui, et il le sera toujours. L’or ne représente pas de risque lié à son émetteur, parce que personne ne l’émet. Si vous possédez de l’or, votre or vous appartient. Il n’est la responsabilité de personne d’autre.

L’or ne présente pas de risque lié aux marchandises. Avec les marchandises, il y a certains risques à prendre en considération. Lorsque vous achetez du maïs, vous devez vous inquiéter de savoir s’il est infesté d’insectes, s’il est bon ou mauvais. C’est la même chose avec l’huile. Il en existe 75 qualités de par le monde. L’or est un élément, au numéro atomique 79. Il demeurera toujours de l’or.

Les sponsors de Wall Street, les banques américaines, et les autres membres du LBMA, ont créé des volumes énormes de produits en or qui ne sont pas de l’or. Il s’agit de contrats papiers. Ces produits incluent les ETF, dont le plus important porte le symbole GLD. Il ne s’agit pas d’or. Un ETF est une part, une action. De l’or est disponible au sein de cette structure, mais il ne vous appartient pas – vous possédez une part. Même cette part n’est pas physique. Elle est digitale, et est facilement piratée ou effacée. »

Jim Rickards, The New Case For Gold

Il est vrai que la monnaie, lorsqu’il s’agit de monnaie véritable, ne verse pas d’intérêts. Si vous possédez des dollars en tant que monnaie, par exemple, vous n’en tirez aucun intérêt. Vous en obtenez des intérêts en les prêtant à quelqu’un d’autre, et en acceptant une forme d’obligation liée à un risque. Les intérêts obtenus servent de compensation pour le risque encouru. C’est sur ce principe que reposaient traditionnellement les dépôts bancaires avant que soient instaurés les taux d’intérêt négatifs.

La même chose est vraie pour les obligations gouvernementales, qui ne sont pas de la monnaie, mais des prêts dont les risques sont compensés par des versements d’intérêts.

En revanche, l’or n’est pas officiellement une monnaie, parce qu’il n’est pas reconnu en tant que tel par les gouvernements, et doit être échangé contre des unités de devises officielles pour payer des impôts, par exemple. Mais cette réalité commence à changer.

Je m’opposerais légèrement à Jim sur l’idée que l’or ne soit pas un investissement si j’avais le temps d’entrer dans les détails, parce que l’or peut être et est souvent utilisé en tant que couverture contre les pertes enregistrées par des actifs suite à la dévaluation du dollar. Son collègue décrit lui-même l’or comme une couverture. Pourquoi les autres composants d’une couverture sont-ils considérés comme étant des investissements une fois conservés suffisamment longtemps, mais pas l’or ? Peut-être peut-il plus être qualifié de spéculation que d’investissement, mais je ne parviens pas à discerner la différence entre les deux, puisque par définition, même les intérêts impliquent un risque.

Les terrains sont perçus comme un investissement dans la langue commune, bien qu’ils ne versent aucun intérêt et ne génèrent aucun revenu, à moins d’être loués ou utilisés directement dans le cadre d’activités productives qui comportent un risque.

Typiquement, la différence entre le négoce/la spéculation et un investissement est liée à la volatilité de l’écart entre les retours attendus et les retours inattendus. C’est une légère distinction, mais je n’ai pas la volonté de la concéder à Buffet, qui semble avoir l’angle de vision restreint de ceux qui se spécialisent trop lourdement sur un sujet particulier pendant trop longtemps. Dépendamment des hypothèses de chacun, de la manière dont est structurée la propriété de l’actif, et de la durée de cette propriété, je pourrais citer quelques exemples qui font de l’or et de l’argent des « investissements », qui bien qu’ils ne versent ni dividendes ni intérêts, présentent une probabilité de gains contre d’autres actifs.

Source

 
 

Étiquettes : , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :