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Les lignes bougent sur le front inflation-déflation

Plusieurs signes montrent que l’inflation repart aux Etats-Unis. A court terme, une petite vague de déflation venue de Chine la contre mais la crise monétaire serait pour 2018.

Janet Yellen avait raison.

Non, cher lecteur, je ne suis pas passée dans le camp de la Parasitocratie, rassurez-vous. Je paie toujours des impôts et je n’ai pas accès au crédit infini et quasi-gratuit. Mais concernant l’inflation, la hausse des prix des biens et services courants, Janet avait raison.

Lorsqu’en juillet 2017, elle a commencé à s’accrocher à ses hausses de taux, en dépit d’un petit recul de l’inflation, elle avait dit qu’il s’agissait de facteurs « temporaires » (1).

« Des facteurs temporaires semblent à l’oeuvre. Il est prématuré de dire que nous ne sommes pas en voie vers une inflation à 2% dans les deux prochaines années. Comme nous l’indiquons, c’est quelque chose que nous regardons de très près, compte tenu des risques sur les perspectives d’inflation. »

Voici l’indice d’inflation UIG publié hier par la Fed. Il s’agit de l’inflation dite « sous-jacente ». Je ne vais pas détailler la composition de cet indice qui comprend des prix mais aussi des « variables financières » (2).

Nous en sommes donc à 3%.

Un épargnant qui ne ferait rien perd 3% par an. S’il avait 100 000 $, cinq ans plus tard, il lui reste 85 873 $ en pouvoir d’achat.

Dans le même temps, les bons du Trésor américain à 10 ans servent un rendement de 2,35%. Ils ne compensent pas l’inflation. Autrement dit, les taux d’intérêt réels sont négatifs.

Si notre épargnant place ses 100 000 $ en bons du Trésor (l’équivalent d’un livret A), au bout de cinq ans, il lui reste 96 792 $.

C’est mieux, mais il perd encore de l’argent.

Janet Yellen a parlé des « risques » : effectivement les taux négatifs dissuadent les étrangers d’acheter des bons du Trésor. Quel est l’intérêt de stocker des dollars qui perdent du pouvoir d’achat ?

La Fed sait que ne pas lutter contre l’inflation et laisser des taux d’intérêt réel négatifs provoquerait une crise monétaire ou un krach obligataire.

Un court répit venu de Chine

Mais à court terme, la Chine pourrait exporter un peu de déflation et arranger les affaires de la Fed.

La Chine a gonflé de son côté une monstrueuse bulle de crédit. Le shadow banking des camarades-capitalistes-chinois pèse 18 500 Mds$ (3).

Zhou Xiaochuan, le président de la Banque du Peuple (la Banque centrale chinoise), âgé de 69 ans, s’apprête à partir à la retraite. Il s’est lâché dans un long plaidoyer publié sur le site de la Banque du Peuple pour remettre de l’ordre dans ce baril de poudre.

Il faut savoir que le shadow banking chinois utilise des métaux industriels comme collatéral des prêts.

Le marché n’a pas été sourd aux propos du camarade Zhou. Suite à la publication de son papier, les métaux industriels se sont pris une claque, a tout de suite remarqué Graham Summers.

Ceci s’est propagé au reste des matières premières et l’indice CRB a reculé à son tour. Mais ce recul sera de courte durée et insuffisant pour enrayer la grosse vague qui s’annonce.

Sur le long terme, l’évolution des matières premières est plus claire et le recul en provenance de Chine se discerne à peine.

Pour résumer :

Une vague d’inflation se profile aux Etats-Unis.

Les taux d’intérêt réels sont déjà négatifs.

Cette vague rencontre une petite déflation en provenance de Chine mais ses effets seront « temporaires ». L’indice DBC devrait revenir à 223 à la mi-2018.

Tout est donc en place pour une crise monétaire grave l’année prochaine.

Il est évident que dans cette crise à venir, l’or et les minières aurifères auront un rôle à jouer. Pour le moment, l’or réagit à la mini vague de déflation chinoise. Mais dès que les taux d’intérêt réel négatifs seront installés et perçus, il va s’enflammer.

Au cours de son histoire, l’or a connu des ascensions fulgurantes dans des conditions identiques à celles que nous connaissons aujourd’hui…

… une création de monnaie sans précédent… des taux d’intérêts au ras du plancher… et des politiciens dépensant sans retenue…

Ces mêmes conditions sont aujourd’hui à nouveau réunies. Cette fois, ce ne sera pas différent.

C’est maintenant qu’il faut placer vos pions pour multiplier la hausse à venir.

1- Temporary factors appear to be at work. It’s premature to reach the judgment that we’re not on the path to 2 percent inflation over the next couple of years. As we indicate in our statement, it’s something we’re watching very closely, considering risks around the inflation outlook

2- https://www.newyorkfed.org/research/policy/underlying-inflation-gauge

3- https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-11-06/china-s-shadow-banking-halts-as-regulation-bites-moody-s-says

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Publié par le 22 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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Simone Wapler : Inflation requiescat in pace ?

Il se peut que notre système monétaire ait à livrer son dernier combat contre l’inflation prochainement. Entre deux krachs – obligataires ou actions – les banquiers centraux devront choisir.

Comme vous le savez, notre système monétaire, au lieu de reposer sur une honnête marchandise, repose sur le crédit et donc la dette. Le crédit est supposé pouvoir gonfler à l’infini.

La meilleure « monnaie » est la dette d’Etat. Plus l’Etat émetteur est gros, armé et dispose de contribuables dociles, meilleure est sa devise, sa dette. Les obligations souveraines en dollar et en euro sont le socle de notre système monétaire et des échanges internationaux.

Ce système survit car avec des taux d’intérêt à presque zéro, la dette peut effectivement enfler sans douleur.

En 2017, il existe 63 000 Mds$ de dettes d’Etat libellées dans diverses monnaies ; un tiers est de la dette américaine.

La seule chose qui pourrait mettre fin à ce système serait la méfiance, la suspicion.

Cette suspicion n’arrivera pas parce que subitement l’Internationale des Contribuables se dirait « hé bien, mais nous ne pourrons jamais payer tout ça, nous serions esclaves de la dette et nous n’en voulons pas ».

La méfiance surgira si jamais l’inflation se réveille dans les pays gros émetteurs de dettes. Car les pays excédentaires qui leur vendent à crédit diront « hé, attendez, nous ne voulons pas être payés en monnaie de singe ! ».

Mais d’où pourrait surgir l’inflation ?

Jusqu’à présent, les Etats-Unis et l’Europe ont importé des baisses de prix en profitant d’importation de produits manufacturés bon marché ; ce qu’on appelle la mondialisation. Si jamais les producteurs de ces pays augmentent leurs prix, alors, l’Europe et les Etats-Unis importeront de l’inflation. Ce serait une sorte d’effet boomerang.

Est-ce possible ?

C’est possible si les salaires et les niveaux de vie progressent dans les pays producteurs à bas coût. Mais c’est aussi possible simplement parce que ces producteurs le veulent. Exactement comme lorsque les pays producteurs de pétrole ont augmenté leurs prix dans les années 1970 car ils étaient inquiets de la rupture du lien entre l’or et le dollar.

Les dernières données montrent que l’inflation des prix à la production en Chine atteint 7% et a bondi de « façon inattendue », selon Reuters. (*)

L’inflation des produits manufacturés et des services progresse aux Etats-Unis.

Pour le moment, l’inflation mondiale n’embraye pas.

Mais si l’inflation essaime, que feront les banquiers centraux ?

Continuer les opérations monétaires pour faire baisser les rendements des obligations souveraines alors qu’ils viennent de commencer à « normaliser » ?

Ce sera trop tard. Cela détruirait la confiance dans le système monétaire.

Relever les taux ? Cela va déclencher des faillites en cascade dans le secteur privé mais cela permettra de sauver le marché des obligations d’Etat.

Si l’inflation n’est pas morte, les banquiers centraux devront crever une bulle (celle des actions) pour maintenir encore un peu la fiction de l’autre bulle (les dettes d’Etat sont remboursables).

Cette fiction doit durer puisque c’est sur elle que repose le système monétaire.

(*) https://www.reuters.com/article/us-china-economy-inflation/china-september-producer-prices-jump-most-in-six-months-in-boost-for-global-inflation-idUSKBN1CL05E

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Publié par le 9 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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Inflation : les Etats-Unis vont-ils bientôt rattraper l’Argentine ? (Egon von Greyerz)

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Les Etats-Unis et l’Argentine ont beaucoup en commun. Les deux sont de beaux et vastes pays qui disposent d’une abondance de ressources naturelles et de terres agricoles. Les deux étaient de puissantes économies au début du siècle dernier. Ses problèmes politiques et économiques ont graduellement forcé l’Argentine à croître à un rythme moins rapide que les Etats-Unis. Les Etats-Unis avaient l’avantage d’être les émetteurs du dollar, la devise de référence du monde, c’est pourquoi au cours de ces cent dernières années, ils n’ont jamais eu à faire défaut comme l’a fait l’Argentine, et ont pu continuer d’emprunter et d’imprimer toujours plus. L’Argentine a quant à elle traversé des périodes de défauts et de forte inflation ou hyperinflation depuis la seconde guerre mondiale.

Comme vous pourrez le voir ci-dessous, l’Argentine est aujourd’hui de nouveau en état d’hyperinflation. Depuis 2001, l’or a gagné 9.000% en termes de pesos, avec 90% rien que ces 12 dernières semaines. C’est là un excellent exemple d’une hyperinflation née de l’effondrement d’une devise. De nombreuses économies émergentes feront bientôt face à des problèmes similaires. Le prix de l’or en roubles a par exemple gagné 127% ces deux dernières années.

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Certains pays industrialisés font eux-aussi l’expérience d’une hausse de l’inflation, comme le suggère la hausse du prix de l’or en de multiples devises. Le prix de l’or en dollars australiens a atteint de nouveaux records mensuels en février 2016. Pour les investisseurs australiens, l’or est désormais supérieur aux 1.823 dollars enregistrés à la fermeture des marchés en août 2011 (voir graphique ci-dessous). En dollars canadiens, l’or est juste 6% inférieur à son record de 2011.

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En raison de la force temporaire du dollar, le prix de l’or a été plus faible contre le dollar. En revanche, il y a de fortes chances que la correction du prix de l’or ait désormais pris fin dans toutes les devises. Je ne serais pas surpris de le voir atteindre de nouveaux records incessamment sous peu, même en dollars. Cela pourrait facilement se produire en 2016. A mesure que le dollar déclinera et que l’économie américaine se détériorera, la Fed se lancera ans de nouveaux programmes d’impression monétaire. Que le prix de l’or atteigne 100.000 ou 100 trillions de dollars par once dépendra des quantités de monnaie qui seront imprimées. Et le prix de l’or en termes d’inflation n’aura aucune importance. Ce qu’il faudra retenir, ce sera que l’or et l’argent sont capables non seulement de préserver le pouvoir d’achat, mais aussi de surpasser tous les autres actifs.

La situation est plus intéressante encore pour les investisseurs sur l’argent. Le ratio or : argent semble avoir plafonné autour de 83. Une fois qu’il se retournera, l’argent enregistrera de bien meilleures performances que l’or. Le ratio devrait bientôt repasser autour de 30, le niveau auquel il se trouvait en 2011 alors que le prix de l’argent était de 50 dollars. Cela signifie que l’argent, du moins initialement, aura des chances de grimper deux fois plus vite que l’or.

Les investisseurs doivent garder à l’esprit que les métaux précieux ne devraient pas être achetés en tant qu’investissements. L’or et l’argent doivent être achetés en tant qu’assurances contre un système financier en fin de vie et contre des Etats souverains en banqueroute qui ne peuvent plus joindre les deux bouts sans imprimer de l’argent et adopter des taux d’intérêt négatifs.

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Sur le grand huit de l’inflation et de la déflation

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Hé oui, nous sommes dans une situation paradoxale avec et de l’inflation (des actifs financiarisés, qui sont dans des bulles) provoquée par l’argent gratuit qui ne profite que aux 1%, et de la déflation au niveau macroéconomique … : en « luttant contre la déflation », on pourrait bien créer beaucoup d’inflation, voir de l’hyperinflation . Z .

Les hommes politiques et les banquiers centraux tentent désespérément de convaincre les investisseurs que l’économie s’en est retournée à ce qu’ils appellent la « normalité d’avant-crise ». Mais la vérité, c’est que l’économie globale n’a jamais été aussi fragile qu’aujourd’hui. Pour vous donner un exemple de la précarité des bulles sur les actifs qu’a généré la Fed, tous les gains enregistrés par les marchés des marchandises américains en 2014 ont été annulés par une série de mauvaises journées de trading au mois d’octobre.

Le Dow Jones, le S&P 500 et le NADAQ ont enregistré des moyennes négatives après les dix premiers mois de l’année dernière. Les investisseurs ont préféré conserver leur argent et attendre un meilleur point d’entrée, comme celui de mi-octobre. La solidité des marchés et de l’économie dont l’on entend parler partout n’est qu’illusoire.

Les investisseurs ont besoin d’allouer leurs portefeuilles en fonction de la volatilité des actifs, comme nous l’avons déjà vu, parce que la manipulation des marchés anciennement libres par le gouvernement ont entraîné la perte par certains actifs de la moitié de leur valeur. C’est ce qui s’est passé en 2000 et en 2008-09. Nous sommes en passe de traverser une nouvelle crise dans un avenir proche. Les montagnes russes de l’investissement qui génèrent et font éclater les bulles sur les actifs deviennent plus extrêmes à mesure que les interventions des banques centrales se font plus intrusives.

Nous en sommes désormais à un point où les banques centrales ne pourront jamais cesser d’acheter des obligations, parce qu’elles ne peuvent pas prendre le risque de laisser se normaliser les taux d’intérêt. Le meilleur exemple de tout cela est le Japon. Permettre aux taux d’intérêt de se renverser forcerait le pays à utiliser l’intégralité de ses revenus pour le service de la dette. Une fois qu’un marché se rend compte que l’ensemble des revenus d’une nation doit être utilisé pour payer les intérêts de sa dette, il est certain que le pays se trouve forcé de faire défaut de son principal. Cette condition a toujours mené à des crises de devises, d’obligations, d’actions ou économiques.

Tout au long de l’histoire économique, de tels phénomènes ont toujours été isolés, et ils n’ont très souvent concerné que des républiques bananières. En revanche, à l’heure actuelle, une majorité d’économies développées font face au même destin : le Japon, la Chine, l’Europe et les Etats-Unis ne peuvent pas laisser les taux grimper… jamais.

Il semble logique d’en conclure que ceux qui impriment de la monnaie finiront éventuellement par parvenir à leurs fins. Après tout, si l’achat des actifs des banques ne suffit pas à stimuler la masse monétaire, les banques centrales peuvent directement écrire de chèques au public. En contournant le système bancaire privé, voilà qui nous garantit de voir apparaître l’inflation tant désirée par les créateurs monétaires. Une fois que l’inflation deviendra hors-de-contrôle et que les bulles prendront des proportions inimaginables, les taux d’intérêt devront être rééquilibrés, sans quoi les investisseurs perdront toute confiance en les devises fiduciaires. L’insolvabilité est le seul résultat possible de la normalisation des taux d’intérêt, c’est pourquoi les banques centrales se battront jusqu’au bout.

Il n’en est pas moins que dans leurs efforts de générer une inflation galopante, la déflation est devenue le problème principal. C’est ce qui se passe à chaque fois que la Fed essaye de mettre fin à ses programmes de QE. La déflation se répand tout autour du globe.

Les haussiers permanents des médias financiers glorifient la baisse du prix du pétrole comme la panacée des consommateurs. Mais elles se trouvent également coïncider avec une cascade du prix des métaux de base et des obligations à l’échelle globale. Peut-être est-ce parce que presque toutes les économies de notre planète flirtent avec la récession. La déflation est une bonne chose pour les consommateurs sur le long terme, c’est un fait. Mais l’éclatement des bulles sur les actifs, bien qu’il soit nécessaire, n’est jamais une partie de plaisir. L’effondrement des marchés boursiers et immobiliers, ainsi que la hausse du taux de chômage et la multiplication des récessions ne seront pas évités par votre capacité à quitter la station essence avec un peu plus de sous en poche. Le prix du brut WTI à 33 dollars n’a pas immédiatement sauvé les consommateurs en mars 2009, et il ne les sauvera pas non plus aujourd’hui.

La seule véritable croissance qu’n puisse encore trouver dans le monde est celle des bilans de la Banque du Japon – et de la dette des gouvernements. Elle ne concerne en rien le PIB global. Si le prix du pétrole baisse, c’est parce que la croissance économique prend la direction de zéro, et que la déflation sera dans un premier temps la condition qui prévaudra.

Les investisseurs auraient tort de croire que les Etats-Unis pourront échapper à la déflation et à la récession globale. Les ventes qui ont déjà eu lieu au début de l’année 2015 sont les conséquences du ralentissement économique, qui commence à dénouer le carry trade du yen.

Mais la déflation est devenue l’ennemi public numéro un pour les banquiers centraux. Il serait donc plus fou encore de croire que la Réserve fédérale fera grimper les taux d’intérêt en cet environnement de déflation et de récession. Au contraire, les planches à billets chauffent déjà dans l’anticipation de QE 4. Le gros choc de 2015 sera le rebondissement des investissements qui profitent d’un dollar affaibli.

La Fed est persuadée que la normalisation des taux d’intérêt pourra se produire dans le contexte d’une croissance économique robuste. En revanche, un détournement des politiques monétaire inflationnistes de ces six dernières années ne fera que lancer le train vers l’abysse d’une dépression déflationniste.

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Publié par le 28 janvier 2015 dans économie, général, International

 

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Russie : La Banque Trust en faillite, l’inflation… les premiers effets de la chute du rouble

La Banque centrale russe a décidé de mettre la banque Trust sous tutelle et éviter un risque systémique.

La Banque centrale russe a décidé de mettre la banque Trust sous tutelle et éviter un risque systémique. (Crédits : reuters.com)

La banque Trust en faillite : c’est peut etre le début d’une série …. N’oubliez pas que la crise monétaire russe a dejà touché les ex pays de l’union soviétique, avec une panique bancaire en Biélorussie, et comme tout le système bancaire  est interconnecté, au niveau mondial, ça peut faire mal cette affaire …. Z .

La Banque centrale russe a annoncé la mise sous tutelle d’une banque au bord de la faillite. Le gouvernement, lui, a décidé de taxer les exportations de céréales afin de circonscrire la hausse des prix.

Après le krach monétaire de la semaine dernière, les autorités russes s’affairent pour colmater les brèches d’une économie au bord du naufrage.

Sauver la banque Trust

La Banque centrale a annoncé ce lundi avoir mis sous tutelle la banque Trust, au bord de la faillite. L’institution va mobiliser près de 30 milliards de roubles (492 millions d’euros) pour renflouer le 29e établissement bancaire russe, mais qui est surtout le 15e en termes de dépôts de particuliers. Cette action est d’importance au regard d’un paysage bancaire très atomisé qui compte près de 800 banques.

La Banque centrale va instaurer une gouvernance provisoire à la tête de la banque Trust le temps de trouver un repreneur qui devrait être « une grande banque russe« . Le sauvetage de cet établissement est une façon d’envoyer un signal aux investisseurs, éviter un effet de contagion, ou pis, une panique qui effondrerait tout le système bancaire russe.

Les exportations de céréales alimentent la hausse des prix

D’autre part, le gouvernement russe a annoncé lundi l’introduction de barrières douanières pour limiter les exportations de céréales. Il s’agit d’augmenter l’offre intérieur et ainsi baisser les prix dopés par la chute du rouble.

Cette mesure va être mise au point et présentée au Premier ministre Dmitri Medvedev sous 24 heures, a indiqué le vice-Premier ministre Arkadi Dvokovitch, cité par les agences russes lors d’une réunion gouvernementale. La chute du rouble, qui rend les exportations très rentables pour les agriculteurs, a conduit à une forte hausse des prix du blé en Russie malgré une des moissons les plus abondantes jamais enregistrées

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20141222tribb65770df2/banque-en-faillite-inflation-les-premiers-effets-de-la-chute-du-rouble.html

 
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Publié par le 23 décembre 2014 dans économie, général

 

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Dette, inflation, déflation… La collision est inévitable

leadimg

▪ Aujourd’hui, nous revenons à notre cours accéléré sur l’argent — et notamment la situation macro-économique.

Lors de notre dernier épisode, nous avions construit la quille. Aujourd’hui, nous ajoutons les flancs — nous verrons bien ensuite si ça flotte.

En 1958, la première carte de crédit a été introduite aux Etats-Unis, suivie d’autres innovations comme des prêts sans apport personnel, des titres adossés aux prêts hypothécaires, des dettes subprime énergétiques, du crédit… et ainsi de suite. Tout ça a engendré un système monétaire entièrement nouveau. Le capitalisme sans capital ! Il n’y avait plus besoin d’argent réel. On pouvait vivre… investir… faire des affaires… à crédit. Il n’y avait que 1 000 milliards de dollars environ de crédits en cours aux Etats-Unis à la fin des années 60. En 2010, ce chiffre était passé à 50 000 milliards de dollars. Sur ce montant, il y a approximativement 33 000 milliards d’”excès” — dépassant la quantité nécessaire pour le fonctionnement normal de l’économie.

Depuis l’avènement du système de monnaie fiduciaire gérée en 1968, l’argent n’a plus besoin d’être gagné… ou épargnées

Jamais encore de l’histoire de la monnaie autant de pouvoir d’achat n’est apparu de nulle part. Depuis l’avènement du système de monnaie fiduciaire gérée en 1968, l’argent n’a plus besoin d’être gagné… ou épargné. Il peut désormais être “créé”… à volonté, par le système bancaire. Lorsque la monnaie est garantie par l’or, la masse monétaire est limitée. Il n’y a qu’une quantité donnée d’or. Lorsqu’on abandonne l’étalon-or… plus rien ne vous arrête

Le problème est évident. Plus il y a de crédit, plus il y a de dettes. Plus il y a de dettes, plus la production économique est sollicitée. C’est aussi vrai pour les individus que pour les économies. Ils atteignent un point où ils ne peuvent plus se permettre de dettes supplémentaires. Ils n’ont simplement pas assez de revenus pour ça.

▪ Et le gouvernement s’en est mêlé…
Ce point est arrivé pour les ménages US en 2008. Ils avaient trop de dettes — et notamment trop de dettes hypothécaires. Lorsque les prix de l’immobilier ont chuté, il en est allé de même pour la valeur de leur nantissement… mettant tout le secteur des prêts immobiliers en danger.

C’était une correction. Les excès de la bulle immobilière étaient corrigés de la manière classique. La bulle cédait le pas au krach.

Sauf qu’au lieu de laisser la correction suivre son cours, le gouvernement américain et sa banque centrale, la Fed, sont intervenus. Ils étaient fermement décidés à mettre fin à la contraction de la seule manière possible pour eux : en favorisant plus d’expansion du crédit.

Une partie de la mythomanie des économistes modernes, c’est l’idée que chaque ralentissement reflète un manque de “demande”

Vous pouvez lever les sourcils et vous gratter le menton, cher lecteur. Peut-on vraiment réparer un problème de dette avec plus de dette, vous demandez-vous peut-être ? C’est inutile. Une partie de la mythomanie des économistes modernes, c’est l’idée que chaque ralentissement reflète un manque de “demande” et que ladite demande peut-être stimulée avec plus de crédit. C’est une discussion longue et barbante. Passons.

L’idée de base est la suivante : les autorités sont décidées à maintenir la croissance du crédit envers et contre tout. Elles pensent, à raison, qu’une contraction du crédit serait catastrophique. Pensent-elles aussi qu’elles peuvent la retarder éternellement ? Nous n’en savons rien. Mais nous ne doutons pas qu’elles pensent qu’elles peuvent balayer tout ça sous le tapis assez longtemps pour quelqu’un d’autre s’en charge, un autre jour. Demeurent quand même deux questions en suspens : quand le tas de poussière sera-t-il découvert… et que se passera-t-il ensuite ?

Toute la situation macro peut être résumée ainsi :

Après 60 ans d’expansion du crédit, le monde croule désormais sous les dettes. La réaction naturelle du marché est une contraction du crédit. Mais les autorités résistent. Comme l’”alimentation rectale” d’un obèse, les banquiers centraux aggravent une situation grotesque.

Cela met l’investisseur dans une position très difficile. Il est pris entre le marteau d’une déflation du marché du crédit… et l’enclume de l’inflation du crédit par les banques centrales.

Alors qu’est-ce qui nous attend ? L’inflation ? La déflation ? Une collision catastrophique ? Et comment !

A suivre…

http://la-chronique-agora.com/dette-inflation-deflation/

 
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Publié par le 22 décembre 2014 dans économie, général

 

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Jim Rickards – Illusion monétaire et inflation : les quatre étapes de la catastrophe

leadimg
3e Article d’une série cette semaine de l’insider Jim Rickards, qui travaille apparemment avec bill et simone désormais ….

le 2e :   http://la-chronique-agora.com/inflation-impot/  (on a diffusé le 1er)

▪ Vers 1730, Cantillon mit en avant une faille extrêmement insidieuse dans le raisonnement de la banque centrale concernant l’inflation et les injections monétaires. Selon lui, l’inflation se développe non pas de façon uniforme dans l’économie mais par vagues — ce que Milton Friedman, dans les années1970, a également souligné. L’inflation, selon Cantillon, se déplace en cercles concentriques, à partir d’un petit noyau de personnes vers un groupe de plus en plus large d’individus qui en sont affectés.

 

La classe moyenne est positionnée sur les cercles extérieurs et voit l’inflation en dernier. Elle est la victime de la perte du pouvoir d’achat

On peut comparer ce mouvement à celui d’ondulations qui s’étendent à la surface de l’eau lorsqu’on jette un caillou dans une mare. Cantillon disait que les riches et puissants forment le cercle intérieur ; ce sont eux qui constatent l’inflation les premiers. Cela leur donne le temps de se préparer. La classe moyenne est positionnée sur les cercles extérieurs et voit l’inflation en dernier. Elle est la victime de la perte du pouvoir d’achat.

Cet effet Cantillon peut expliquer pourquoi les investisseurs très riches comme Warren Buffett achètent des actifs tangibles comme des chemins de fer, du pétrole et du gaz naturel qui garderont leur valeur lorsque l’inflation frappera. Aujourd’hui, selon les mesures officielles, l’inflation est faible mais ceux du cercle intérieur la voient déjà arriver, comme l’a suggéré Cantillon.

LA LISTE NOIRE DE L’INVESTISSEMENT
Ces quatre placements présentent un danger immédiat pour vos finances : en êtes-vous protégé ?Pour le savoir, continuez votre lecture…

Si vous faites partie des cercles plus larges, vous resterez sans doute trop longtemps dans les portefeuilles classiques d’actions et obligations et vous verrez la valeur de vos actifs se diluer à cause de l’inflation. Vous ne vous en rendrez peut-être pas compte jusqu’à ce qu’il soit trop tard. L’illusion monétaire trompe les petits investisseurs.

▪ Où en sommes-nous ?
On peut décomposer l’illusion monétaire en quatre étapes. A la première étape, le travail préparatoire de l’inflation est mis en oeuvre par les banques centrales mais il n’est pas encore apparent pour la plupart des investisseurs. C’est là l’étape “tout va bien”, où les gens comptent leurs gains nominaux mais sont aveuglés par l’illusion monétaire.

Lorsque l’inflation devient plus évidente, nous sommes à l’étape deux. Les investisseurs valorisent encore leurs gains nominaux en supposant que l’inflation est temporaire et que les banques centrales “ont la situation bien en main”.

Si vous possédez des actifs tangibles avant l’étape trois, vous serez épargné

A l’étape trois, l’inflation commence à prendre de l’ampleur et les banques centrales perdent le contrôle. A ce moment, l’illusion se dissipe. Les épargnes et autres produits à revenus fixes comme les assurances-vie, les rentes et les pensions de retraite perdent rapidement de leur valeur. Si vous possédez des actifs tangibles avant l’étape trois, vous serez épargné. Mais si ce n’est pas le cas, il sera trop tard parce que le prix des actifs tangibles grimpera en flèche avant que l’illusion monétaire ne se dissipe.

Enfin, l’étape quatre peut prendre deux directions. La première est l’hyper-inflation, comme dans le cas de la République de Weimar ou du Zimbabwe. Dans ce cas, toute la monnaie-papier et les flux d’argent sont détruits et une nouvelle monnaie naît des cendres de l’ancienne. L’autre direction possible est la thérapie de choc, du genre de celle qu’imposa Paul Volcker en 1980. Dans ce cas, les taux d’intérêt montent et peuvent atteindre jusqu’à 20% pour tuer l’inflation… et l’économie — quasiment — dans le même processus.

En ce moment même, nous nous situons à la fin de l’étape un et nous nous rapprochons de l’étape deux. L’inflation est là, à doses homéopathiques, et on s’en rend à peine compte. Les épargnes sont lentement confisquées par l’inflation mais les investisseurs sont encore encouragés par les bulles d’actifs dans les actions et l’immobilier. Il faut faire preuve de vivacité et commencer à acheter une assurance contre l’inflation sous la forme d’actifs tangibles avant que la super hausse de l’étape trois ne rende le prix de ces actifs inaccessible.

http://la-chronique-agora.com/illusion-monetaire-inflation/

 
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Publié par le 21 novembre 2014 dans économie, général

 

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