Le premier audit jamais réalisé sur la base de données de températures la plus importante au monde, révèle qu’elle est si criblée d’erreurs qu’elle est en réalité inexploitable.

HadCRUT4 est la principale base de données dont se sert le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour faire ses annonces catastrophiques à propos du ‘réchauffement climatique créé par l’homme’, justifier ses exigences de dépenser des milliards de dollars pour ‘lutter contre le changement climatique’, et légitimer l’Accord de Paris sur le climat.

Or, selon une analyse novatrice du chercheur australien John McLean, les données de HadCRUT4 sont beaucoup trop bâclée pour être prises au sérieux, même par des climatologues [sic], et surtout pas par un organisme aussi influent que le GIEC ou par les gouvernements du monde.

D’après John McLean, nous avons là des « données très négligées d’amateur, à peu près du niveau d’un étudiant en première année d’université. »

Parmi les nombreux vices relevés par McLean, on trouve :

  • Des moyennes établies à partir d’informations pratiquement inexistantes. Pendant deux ans, les températures au-dessus des terres de l’hémisphère sud ont été estimées à partir d’un seul site en Indonésie.
  • Presque aucun contrôle de qualité, avec des noms de pays mal orthographiés (Venezuala, Hawaai, République de K (Corée du Sud) et des entrées de données bâclées, manifestement inexactes.
  • Des ajustements – « Je ne serais pas surpris de voir que plus de 50% des ajustements sont incorrects, » dit McLean – qui abaissaient artificiellement les anciennes températures et élevaient les températures plus récentes, en donnant une impression exagérée de la vitesse du réchauffement planétaire.
  • Une méthodologie si incohérente que les mesures n’obéissaient même pas à une règle fiable pour les variables telles que l’heure d’été.
  • Des mesures en mer, supposées provenir de navires, mais relevées par erreur jusqu’à 80 kilomètres à l’intérieur des terres [c’est peut-être les tsunamis ? NdT].
  • Une île des Caraïbes, Saint-Kitts, où la température a été enregistrée à 0°C pendant un mois entier à deux reprises (quelque peu invraisemblable pour les tropiques).
  • Une ville de Roumanie qui, en septembre 1953, aurait connu une température moyenne mensuelle de –46°C (bien que la moyenne typique de ce mois-là soit de 10°C).

C’est pourtant avec ces données de températures que le GIEC a estimé que, depuis le milieu du XIXe siècle, le ‘réchauffement climatique’ est suffisamment alarmant pour que les gouvernements du monde entier prennent des mesures urgentes, mesures qui coûtent actuellement environ 2000 milliards de dollars par an aux contribuables.

La base de données HadCRUT4 est mise à jour en commun par le Centre Hadley du Met Office (Royaume-Uni) et l’unité de recherche sur le climat de l’université d’East Anglia  (le mal famé CRU du ClimateGate).

Selon McLean :

C’est comme si ces deux organismes avaient omis de vérifier correctement les données de températures terrestres ou maritimes avant de les introduire dans la base de données HadCRUT4. Si elles avaient été vérifiées, le CRU se serait peut-être posé des questions sur les erreurs les plus évidentes dans les données fournies par divers pays. Le Centre Hadley aurait peut-être aussi constaté certaines incohérences dans les données de température de surface de la mer, ainsi que dans les erreurs qu’ils ont faites eux-mêmes en recopiant les données des journaux de bord manuscrits de certains navires de la Royal Navy.

Le rapport de McLean aurait difficilement pu arriver à un moment plus embarrassant pour le GIEC. Lundi, pour les décideurs politiques, il publiera son résumé de 2018, dans lequel il prétend que la crise du réchauffement climatique est plus urgente que jamais. Mais ce que la vérification de McLean suggère fortement, c’est que ces affirmations s’appuient tout simplement sur des données absolument pas crédibles.

Bien que le GIEC utilise trois principaux jeux de données de température de surface – les autres sont compilés aux États-Unis par la NASA et la NOAA –, la base de données HadCRUT du Royaume-Uni est sa préférée pour des raisons historiques : Le fondateur du Centre Hadley (où HadCRUT est partiellement concoctée) était Sir John Houghton, qui a aussi coprésidé le groupe de travail 1 du GIEC et a été l’éditeur de son premier rapport.

Aussi, le fait que la principale base de données du GIEC s’avère bâclée, peu fiable et un boulot d’amateur, ne contribue pas à la crédibilité du GIEC.

Comme dit McLean :

Les gouvernements ont eu 25 ans pour vérifier les données sur lesquelles ils ont dépensé des milliards de dollars. Et ils ne l’ont pas fait une seule fois.

McLean est l’analyste informatique australien qui a mit fin à un autre scandale sur l’alerte au réchauffement climatique. En analysant le rapport d’évaluation du GIEC de 2007, qui, selon le GIEC représentait la vue ‘consensuelle’ de ‘2500 climatologues’, il a découvert que c’était faux.

En fait, le nombre de scientifiques impliqués dans le chapitre 9 crucial – celui qui a abouti à la conclusion mise en vedette que le réchauffement induit par l’homme est détectable sur tous les continents sauf l’Antarctique et qu’il entraîne toutes sortes de catastrophes, de la fonte des glaciers et de la banquise au changement du modèle des précipitations et à l’intensification de l’activité cyclonique – n’était que de 53.

En outre – comme le mentionnait Christopher Booker dans son ouvrage intitulé The Real Global Warming Disaster – ces 53 auteurs appartenaient pour la plupart à un réseau professionnel intimement lié à Michael Mann, l’homme à ‘la crosse de hockey’. Il ne s’agissait pas tellement d’une ‘vue consensuelle’, mais plutôt, comme l’a confirmé le scandale ultérieur du ClimateGate, d’une cabale d’intérêts personnels.

L’audit de McLean sur les anomalies de HadCRUT est disponible à partir du site Robert Boyle Publishing. Les 8 dollars demandés pour la consulter serviront à le dédommager pour ce travail non rémunéré, qu’il a réalisé dans le prolongement de sa thèse de doctorat, supervisée par Peter Ridd à l’université James Cook.

Peter Ridd est le professeur qui a été chassé de son poste après avoir dit la vérité sur la Grande barrière de corail : Le ‘réchauffement climatique’ ne lui nuit point. Comme il ne s’accordait pas avec le discours alarmiste de son établissement, il a été licencié sous prétexte d’avoir un comportement qui donne une image fausse de la nature, et ses publications en ligne et dans les médias lui ont valu la procédure disciplinaire.

D’après McLean, les inexactitudes sont telles dans les enregistrements de données, qu’il est impossible connaître l’élévation réelle des températures mondiales.

Mais il pense que sur les 0,6°C de réchauffement planétaire depuis 1950, peut-être un tiers est exagéré.

Le chiffre réel, estime-t-il, est 0,4°C de réchauffement au cours des sept dernières décennies.

« La plupart des gens ne sont même pas capables de remarquer 1°C de changement de température d’un instant à l’autre. Aussi, l’idée que les gouvernements dépensent autant d’argent sur la foi de l’accroissement des températures d’une fraction de celle qui s’est étalée sur près de 70 ans, est tout simplement d’une imbécillité impossible à croire. »

Au Centre Hadley et au Met Office, ils auront du mal à écarter ce que dit McLean en le traitant d’hurluberlu. En mars 2016, il les a informés de quelques erreurs qu’ils ont rapidement corrigées. De ce fait, McLean est une autorité qu’ils prennent au sérieux.

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