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La partition de la Syrie fait partie du Plan B étasunien

Comme l’explique cette vidéo de RT , la partition de la Syrie fait partie du Plan B étasunien, en cas d’échec du cessez le feu – et il y a fort à parier que ce sera le cas , on peut compter sur l’oncle Sam pour ça, qui désire à tout prix destituer Assad pour placer un de leur pantin .

La partition de la Syrie ne laisserait formellement ni gagnant ni perdant, chaque camp ayant un bout de Syrie . (le camps russe aurait échoué à maintenir Assad, mais n’aurait pas tout perdu ..)

Mais ce serait l’aboutissement du plan US de déstabiliser et remodeler la Syrie et le moyen orient, et leurs frontières . 

Dans ce sens, on apprend que Rejetant la cessation des hostilités, plusieurs groupes rejoignent Al-Qaïda :

Plurs groupes armés syriens qui rejettent le principe d’une cessation des hostilités ont déjà rejoint Al-Qaïda ou viennent de le rejoindre.

C’est notamment le cas de
- Ansar al Sharia (Les partisans de la charia)
- Al Muntasir Billah,
- Ajnad al Sham (Les soldats du Levant)
- Crimean Jamaat (L’Assemblée de Crimée).
- Jaish al Muhajireen wal Ansar (JMWA, L’armée des immigrés et de ceux qui aident),
- Jund al Aqsa (Les soldats d’Al-Aqsa)
- Katibat al Tawhid wal Jihad (organisation ouzbèke).

Source

Notez aussi que le secrétaire d’État John Kerry s’est rendu à Hollywood, le 16 février 2016, pour rencontrer les principaux producteurs et leur demander d’aider à lutter contre l’idéologie de Daesh.

Participaient à cette réunion :
- Jeff Shell, Universal Pictures, président du Broadcast Board of Governors (l’organe de propagande officiel des États-Unis)
- Chris Dodd, président de Motion Picture Association of America
- Donna Langley et Jimmy Horowitz, présidents de Universal Pictures
- Jeffrey Katzenberg, président de Dreamworks Animation
- Michael Wright, président d’Amblin Partners
- Jim Gianopulos et Stacey Snider, co-présidents de 20th Century Fox
- Kevin Tsujihara, président de Warner Bros
- Sean Bailey, directeur de Walt Disney
- Ron Meyer, vice-président de NBC-Universal

Traditionnellement Hollywood coopère avec Washington qui lui fournit des moyens (mise à disposition gratuite de ses matériels militaires, avions, bateaux etc.) en échange d’un droit de regard sur les scenarii.

Source

On peut donc s’attendre à une prochaine nouvelle super production étasunienne sur le thème Syrien, qui pourrait bien aboutir sur ça :

syr1

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Autour de Poutine, trois groupes.

Texte extrait d’un entretien accordé le 16 janvier 2015 par l’économiste Mikhaïl Khazine, membre permanent du Club d’Izborsk, au magazine Business Online (Бизнес-Онлайн). Il nous fait part de l’émergence d’un phénomène récent dans l’entourage immédiat du président Poutine. Et nous permet d’acquérir une perception plus affinée des enjeux. Avec en toile de fond la question récurrente dans toutes les évaluations de la situation : Vladimir Vladimirovitch Poutine parviendra-t-il à se maintenir en fonction jusqu’au bout de son mandat ?

Poutine ne se débarrasse pas de l’élite libérale, dans la mesure où elle contrôle de façon directe un flux de centaines de milliards de dollars. Si on commence à balayer ce groupe, alors il s’agira du remplacement complet de ceux qui maîtrisent des flux financiers sous le trillion de dollars. Vraisemblablement, pas un seul oligarque ne resterait. Tout changerait.

Tout d’abord, Poutine n’est pas convaincu qu’il puisse maîtriser une telle situation. En outre, il s’agit de personnes avec lesquelles il collabore depuis quinze ans. Et pour lui, éliminer des gens proches, c’est un drame psychologique féroce. Mais je suis habité par la conviction intime que s’il ne s’y résout pas, c’est qu’il doit se préparer à sa propre fin. Le comprendra-t-il ?

Aujourd’hui, Poutine est entouré de trois groupes. L’un veut préserver à tout prix le système du dollar, simplement parce que s’il éclate, il ne restera plus rien de ce groupe de gens incapables de faire quoi que ce soit d’autre, incapables de s’occuper de business. Ils se sont simplement trouvés au bon moment au bon endroit, et les Américains les ont fait monter car ils sont faibles et manipulables. Et ils comprennent parfaitement qu’après la crise, ils seront tout simplement incapables de survivre et de préserver leurs actifs et leurs capitaux.

Le deuxième groupe ne possède pas tant d’argent, mais brûle d’en acquérir. Ce qui est plus important, ce sont leurs ressources. Elles ont la forme du mécontentement social, provoqué et alimenté, entre autre, par des instructeurs pro-américains. Ce groupe s’efforce de faire pression sur les États-Unis pour que ceux-ci annulent immédiatement les sanctions, afin d’acquérir de la technologie étrangère en échange de nos actifs. Les meneurs de ce groupe, nous ne les voyons pas personnellement, car ils ne peuvent expliquer cela ouvertement.

Le troisième groupe considère que la Russie ne doit accorder aucune attention aux États-Unis et construire elle-même son propre système. Deux personnages importants en font partie : Loukachenko et Nazarbaïev.

Aujourd’hui, le deuxième et le troisième groupe sont unis contre le premier. Mais s’ils viennent à vaincre, leurs divergences éclateront… à propos du moment et de l’objet des négociations avec les États-Unis.

Il ne s’agit donc pas vraiment d’un conflit entre les siloviki [1] et les libéraux, d’ailleurs, une partie des siloviki sont tout à fait libéraux. En l’occurrence, le libéralisme correspond à une activité concrète : l’exécution des instructions du FMI. Aujourd’hui, les partis sont prêts à aller jusqu’à un certain niveau de conciliation avec les États-Unis. Par exemple, le principal protecteur de haut niveau de Nabioullina n’est autre que Sergueï Ivanov. Il ne s’agit pas d’un libéral au sens classique du terme, mais il ne veut pas secouer la barque.

Dmitri Medvedev est apparenté, sous conditions, au premier groupe. Ce n’est pas du tout un politicien indépendant. Mais il n’est pas facile de dire aujourd’hui quel politicien appartient à quel groupe. La distinction entre groupes est un phénomène récent, apparu lorsqu’il fallut comprendre que les États-Unis ne fourniraient plus de ressources.

Notes

[1] Les « siloviki » (« silovik » au singulier), détenteurs de la force publique en Russie, sont d’anciens officiers du KGB ou du Service fédéral russe de lutte antidrogue ayant pris pied dans les ministères et les différents services étatiques. (NDLR)

http://www.russiesujetgeopolitique.ru/autour-de-poutine-trois-groupes/

Source.

 
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Publié par le 29 janvier 2015 dans économie, général, International

 

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Un marché de l’or déboussolé – La chute du cours de l’or menace de nombreux groupes aurifères

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l'or, suivre ses fondamentaux s'avère souvent trompeur.

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l’or, suivre ses fondamentaux s’avère souvent trompeur. (Crédits : Capture d’écran)

Déboussolé est le mot ! Absence de tendance claire sur l’or , mais ça reste plutôt baissier à moyen terme . L’or monte : simple correction de contre tendance ou un retournement s’opère ?

L’or doit passer certaines résistances pour qu’on puisse parler de retournement , et la prochaine est à 1240 $ .

  » suivre ses fondamentaux s’avère souvent trompeur. » : il faut croire que c’est vrai, qu’est ce qui peut etre fondamental dans un marché en mouvement perpétuel, où les agents/acteurs tentent d’anticiper une suite d’événement plus ou moins probables, une anticipation qui devient structurante du marché, en produisant ses propres informations , actes, et …. événements ?

Ne pas prendre en compte cette « dynamique » du marché, en ne se basant que ce sur qui serait perçu comme « fondamental » est une erreur .

La Tribune nous rappel ce qu’on sait, à savoir que La chute du cours de l’or menace de nombreux groupes aurifères . Est ce que le « coût de production » va être le facteur qui stabilisera le marché ? 

La chute du cours de l’or menace de nombreux groupes aurifères

Après avoir perdu 60% de sa valeur en trois ans, l’or est passé sous 1.350 dollars, soit le coût de production moyen de l’once, fragilisant les groupes aurifères. D’importantes réductions de capacité de production sont à prévoir, notamment chez les groupes qui n’ont pas couvert leur production contre la baisse des cours.

La chute de l’or n’en finit pas d’inquiéter, et s’approche désormais d’un seuil dangereux. Après une chute de 60% en trois ans, les analystes craignent que l’or passe un seuil critique conduisant à de nouvelles réductions de capacités de production.

Depuis 18 mois, plusieurs mines ont ainsi déjà réduit voire suspendu leur production. Interrogé par Reuters, Joseph Foster, gérant chez Van Eck Global, estime que « 1.200 dollars est un seuil critique. L’industrie s’est organisée autour de ce seuil ».

« Si le cours de l’or tombe sous ce seuil, il y a un grand nombre de mines dans le monde qui vont vraiment connaitre des difficultés », a ajouté le gérant.

L’once (31,1 g) s’échangeait jeudi à 1.206 dollars, un plus bas de neuf mois. C’est inférieur au coût de production, qui se situe à 1.350 dollars, d’après le cabinet spécialisé des métaux GFMS. Ce coût était de 1.700 dollars il y a un an. Selon Citibank, 40% des producteurs d’or produisent à perte en ce moment.

Les producteurs ne se sont pas couverts

Depuis 2011, les acteurs du secteur ont perdu plus du tiers de leur capitalisation boursière. Et la plupart d’entre eux ne se sont pas couverts en vendant à terme, c’est-à-dire à un prix fixé à l’avance. Les conséquences pourraient donc être plus graves encore que lors de la précédente crise, dans les années 1990. A l’époque, les sociétés avaient pris la précaution de se couvrir. A titre de comparaison, seules 129 tonnes d’or sont couvertes actuellement, contre plus de 3.000 tonnes il y a vingt ans.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20140925trib570b7583e/la-chute-du-cours-de-l-or-menace-de-nombreux-groupes-auriferes.html

Un excellent papier ici . Z .

Un marché de l’or déboussolé

Le marché mondial de l’or est instrumentalisé par deux blocs rivaux, l’occident et les BRICS. Alors que les fondamentaux y sont malmenés, l’analyse comportementale peut-elle aider à le comprendre? Par François Assémat, directeur du MSc Marchés Financiers, groupe INSEEC, @SentinAM

Des puissances aux intérêts divergents s’affrontent sans merci sur le marché mondial de l’or. Il en résulte que celui-ci est probablement le plus « administré », voire instrumentalisé, s’écartant toujours plus de ses fondamentaux. Un terrain d’essai idéal pour la finance comportementale.

L’envolée de l’or, une menace suprême pour les pays occidentaux

Comprenons les enjeux: d’un côté les pays occidentaux, fortement endettés, entraînés dans une fuite en avant qui consiste à imprimer toujours plus de monnaie, mais dont la valeur se déprécie de jour en jour, provoquant une défiance de la population qui se réfugie vers les actifs tangibles.
Pour les banques centrales de ces pays, l’or est la menace suprême: l’envolée du métal, qui est aussi potentiellement un moyen de paiement et donc une devise, discréditerait définitivement dans l’opinion du public leurs systèmes monétaires fiduciaires fondés sur la confiance et… rien d’autre.

Le but de ces pays est la disparition pure et simple de l’or: à défaut de pouvoir l’enfouir à nouveau, ils cherchent à le discréditer et à pousser son cours le plus bas possible. Pour ce faire, les armes sont à la hauteur des enjeux: de la confiscation pure et simple (États-Unis de Roosevelt), à la collusion (London Gold Pool, 1961-67), en passant par la fermeture autoritaire du marché (1968), les campagnes de dénigrement (Citibank compare l’or au Bitcoin…) ou la manipulation – fortement suspectée – des cours sur le Comex.

Le Comex! Il s’agit par excellence d’un marché de l’or-papier: un marché à terme de l’or sur lequel la livraison physique… n’est pas encouragée! De grandes banques américaines, bras armé de la Réserve Fédérale américaine, y font la pluie et le beau temps, – surtout la pluie -, cherchant toutes les occasions pour pousser les cours à la baisse en profitant de volumes créés artificiellement par un marché intangible. Pour l’économiste Peter Warburton, les marchés à terme de l’or ne sont pas manipulés, « ils sont la manipulation ».

 Trois Brics veulent la montée des prix

Face aux occidentaux, trois «Brics »: l’Inde, premier marché de l’or pour la bijouterie, la Chine, premier producteur mondial, et la Russie, qui rêve d’une grandeur retrouvée.
Si ces trois pays ont chacun leur intérêt, ils ont une cause commune: accumuler le plus d’or possible en raflant la production mondiale sur le marché physique, ce qui produit une pression à la hausse des cours. La Chine aimerait « dé-dollariser » le monde et créer un nouveau système monétaire dans lequel le yuan serait arrimé à l’or. Pour cela, elle a créé l’un des plus importants marchés de l’or à Shanghai, marché sur lequel la livraison physique est… monnaie courante.

La Russie, échaudée par la crise du Rouble, une « punition» occidentale pour son action en Ukraine, semble se préparer à un long bras de fer avec l’ouest, accumulant aussi de grandes quantités d’or.

L’inquiétude européenne

Entre ces deux blocs qui s’entrechoquent, les Européens tentent de rapatrier leur or souvent entreposé aux États-Unis depuis la Guerre froide. En France, dont la banque centrale possède les quatrièmes réserves mondiales, Marine Le Pen demande un audit sur ces stocks. Pour quel enjeu? L’Allemagne et les Pays-Bas peinent à exiger la restitution de leur or entreposé outre-Atlantique. Pour sa part, la Suisse vient d’échouer à lancer une initiative nationale sur la reconstitution jugée stratégique de ses stocks.

Pourquoi une telle inquiétude en Europe?

Un nouveau Gold Standard inévitable à moyen terme

Il s’agit sans doute d’une prise de conscience: conséquence d’un laxisme monétaire mondial, un nouveau « Gold Standard » est inévitable à moyen terme, et la Chine s’y prépare à marche forcée. Un échec des Occidentaux à endiguer le cours de l’or provoquerait une envolée phénoménale des cours et cela d’autant plus que l’or physiquement livrable ne représente qu’une part infime de l’or-papier imprimé à profusion.

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l’or, suivre ses fondamentaux s’avère souvent trompeur et les analystes adoptent de plus en plus les techniques comportementales de panel pour saisir le sentiment des opérateurs: interroger chaque jour un panel d’experts sur leurs anticipations permet de s’affranchir de modèles mathématiques jugés trop éloignés de la réalité, tout en captant toute la versatilité et la finesse intuitive de l’humain.
Sur un terrain où les émotions dominent la rationalité, la science comportementale a un avantage: elle n’est pas dogmatique et se démarque des modèles fondamentaux malmenés.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141207trib237ace8a6/un-marche-de-l-or-deboussole.html

 
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Publié par le 9 décembre 2014 dans général, or et argent métal

 

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Sur la prise de contrôle du marché mondial des semences et des aliments par les grands groupes privés !

OGM

« Trois entreprises contrôlent les 53 % du marché mondial de semences, six compagnies de pesticides dominent les 76 % du secteur et dix corporations se partagent les 41 % du marché des fertilisants » TOUT est dit , ils font CE QU’ILS VEULENT ils sont en situation de monopole !  et n’oubliez pas que l’Europe vient de donner la liberté de choix aux Etats membres de cultiver les OGM : résister consiste a faire tout l’opposé et n’utiliser que des semences naturelles , et de développer notre autonomie face à ces grands groupes pour casser leurs monopoles ;  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Trois entreprises contrôlent les 53 % du marché mondial de semences, six compagnies de pesticides dominent les 76 % du secteur et dix corporations se partagent les 41 % du marché des fertilisants.

Avec noms propres et gains chiffrés, un rapport international vient d’offrir des données dures sur les multinationales de l’agrobusiness. “La concentration du pouvoir des corporations et la privatisation de la recherche doivent être discutées comme des thèmes centraux dans la recherche de solutions au problème de qui va nous alimenter” conclut Kathy Jo Wetter, coordinatrice de l’enquête depuis les États-Unis, et qui souligne un des mensonges principaux du modèle de l’agro-business : “C’est un grand mensonge de dire que le modèle agro-industriel peut combattre la faim dans le monde”. Et d’insister sur la nécessité d’en finir avec les oligopoles et de fortifier un autre modèle.

Le Groupe ETC est un espace de référence en matière d’études sur les corporations de l’agro. Fort de trente ans de travail et possédant des bureaux au Canada, aux États-Unis et au Mexique, il publie périodiquement des documents sur les cinq continents, basés sur le croisement d’information officielle avec celle des entreprises. “Semences, sols et paysans. Qui contrôle les produits agricoles ?” résume la situation des multinationales de l’agriculture.

Les trois entreprises qui contrôlent 53 % du marché mundial de semences sont Monsanto (26 %), DuPont Pioneer (18,2 %) et Syngenta (9,2 %). A elles trois elles elles Font un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars annuels. Entre la quatrième et la dixième place on trouve Vilmorin (du groupe français Limagrain), WinField, l’allemande KWS, Bayer Cropscience, Dow AgroSciences et les japonaises Sakata et Takii.

Ces dix entreprises dominent les 75 % du marché mundial de semences. Chiffre d’affaires annuel : 26 miliards de dollars.

Le rapport explique que les grandes compagnies ont déjà acheté la majeure partie des entreprises qu’elles pouvaient acquérir dans leurs pays d’origine et que la nouvelle stratégie est d’acquérir et d’établir des alliances avec des compagnies d’Inde, d’Afrique et d’Amérique Latine. Exemples, l’états-unienne Arcadia Biosciences et l’argentine Bioceres (parmi ses directeurs on trouve Gustavo Grobocopatel et Víctor Trucco, parmi d’autres référents de l’industrie locale des OGM). Le Groupe ETC lance l’alarme sur le fait que le cartel des semences impulse la privatisation des semences à travers la “protection plus sévère de la propriété intellectuelle” et le découragement la pratique la plus ancienne de l’agriculture : conserver des semences de la récolte pour les utiliser lors des prochaines semailles.

Le cadre légal impulsé par les entreprises de l’agro et les gouvernements s’appelle UPOV 91 (Union Internationale pour la Protection des Licences Végétales) qui interdit l’échange de variétés entre paysans.

Le secteur de l’agro-chimique est lui aussi entre peu de mains. Dix compagnies contrôlent 95 % du secteur. Syngenta (23 % du marché et 10 milliards de dollars annuels), Bayer CropScience (17 % et 7,5 milliards), Basf (12 % et 5,4 milliards), Dow AgroSciences (9,6 % et 4,2 milliards) et Monsanto (7,4 % et 3,2 milliards). Entre les sixième et dixième rangs on trouve DuPont, Makhteshim (acquise par la chinoise Agrochemical Company), l’australienne Nufarm et les japonaises Sumitomo Chemical et Arysta LifeScience. Ces dix entreprises totalisent un chiffre d’affaires de 41 milliards l’an.

Le rapport signale l’augmentation exponentielle des produits agro-chimiques dans les pays du sud. Les auteurs mettent en cause l’augmentation de l’exposition chimique et son impact sur la santé publique.

“Les oligopoles ont envahi tout le système agro-alimentaire” résume Kathy Jo Wetter du bureau états-unien du Groupe ETC, pour exiger “de remettre en vigueur les régulations nationales en matière de concurrence et d’établir des mesures qui défendent la sécurité alimentaire globale”. Elle critique vivement le discours des entreprises qui promettent d’en finir avec la faim sur la base du modèle agricole actuel : “C’est un grand mensonge que d’affirmer qu’en intensifiant la production industrielle avec les technologies du nord (semences OGM, pesticides et génétique animale promus par les corporations) la population mondiale aura des aliments pour survivre”.

En ce qui concerne les fertilisants, dix compagnies contrôlent 41 % du marché pour un chiffre d’affaires de 65 milliards de dollars. Il s’agit des entreprises Yara (6,4 %), Agrium Inc (6,3 %), The Mosaic Company (6,2 %), PotashCorp (5,4 %), CF Industries (3,8 %), Sinofert Holdings (3,6 %), K+S Group (2,7 %), Israel Chemicals (2,4 %), Uralkali (2,2 %) et Bunge Ltd (2 %).

Le Groupe ETC a également analysé le secteur phramaceutique : sept compagnies accaparent 72 % du marché global. Quant au secteur de la génétique du bétail, quatre firmes dominent 97 % de la recherche et du développement sur la volaille (poules d’engraissement, pondeuses et dindes).

Silvia Ribeiro, directrice pour l’Amérique Latine du Groupe ETC, a souligné la nécessité d’un autre modèle agricole : “Le réseau paysan de production d’aliments est pratiquement ignoré ou reste invisible pour ceux qui élaborent les politiques qui doivent résoudre les thèmes de l’alimentation, de l’agriculture et de la crise climatique. Cela doit changer, les paysans sont les seuls à disposer réllement la capacité et la volonté d’alimenter ceux qui souffrent de la faim”.

Pour réduire la concentration

Le groupe ETC alerte sur le fait que la concentration du marché agro-alimentaire a provoqué une haute vulnérabilité du système alimentaire mondial. “Il est temps de dépoussiérer les régulations nationales sur la concurrence et de commencer à considérer des mesures internationales pour défendre la sécurité alimentaire du monde” exige le rapport. Autre recommandation : pour les aliments et l’agriculture le niveau de concentration de quatre compagnies ne peut excéder 25 % du marché et une seule entreprise ne peut en occuper plus de 10 %. Le rapport propose d’interdire à toute entreprise la vente de semences dont la productivité dépende des produits agro-chimiques de la même entreprise.

ETC recommande aux gouvernements de mettre en oeuvre des politiques de concurrence qui comprennent des mesures fortes contre les monopoles combinées à des actions concrètes pour protéger les petits producteurs et les consommateurs. Il demande au Comité pour la Sécurité Alimentaire de l’ONU d’évaluer sérieusement la capacité du modèle industriel de l’agro-business et de fortifier par des mesures concrètes le réseau des aliments paysans “de manière à garantir avec succès la sécurité alimentaire”.

Darío Aranda

Source (espagnol) : http://www.pagina12.com.ar/diario/sociedad/3-248242-2014-06-10.html

Traduction : Thierry Deronne

»» http://mouvementsansterre.wordpress.com/2014/06/11/le-groupe-etc-denon…
URL de cet article 25960
http://www.legrandsoir.info/le-groupe-etc-denonce-la-prise-de-controle-du-marche-mondial-des-semences-et-des-aliments-par-les-grands-groupes-prives.html
 
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Publié par le 12 juin 2014 dans général, Santé - nutrition

 

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